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Version complète : Le Mort-Vivant - Bob Clark (1972)
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Misterpursoup

Un officier de l'armée américaine apporte à la famille Frost une sinistre nouvelle : leur fils et frère Andy est mort au combat, durant la guerre. Sa mère Maria, sous le choc, refuse de croire le messager. Et elle semble avoir eu raison puisque, la nuit même, Andy revient à la maison. Toutefois, son comportement s'avère des plus étranges : il ne s'alimente pas, passe ses journées à se balancer sur un rocking chair et se montre d'une rare froideur. Qui plus est, un routier a été assassiné le soir de son retour, semble-t-il par un mystérieux soldat...

Acheté et vu dans la journée,et c'est une véritable claque,d'autant plus que le film est un véritable précurseur de toute une vague de films engagés traitant du traumatisme post-vietnam dans la conscience collective américaine et qu'il est de ce fait impératif de le voir si on s'intéresse au cinéma sur le 'nam,et sur le fantastique américain des 70's tout court.
Dès les premières minutes au vietnam,la mise en scène pose une ambiance cauchemardesque,qui sera présente tout le long du métrage,ainsi qu'une constante sensation de malaise et d'horreur,comme si le soldat ayant sombré dans l'horreur la plus absolue,était condamné à y errer pour toujours.Cette ambiance déstabilisante se voit à plusieurs reprises traversée par des pics de terreur tétanisant,dont l'horreur qu'ils inspirent est grandement renforcée par une musique extrêmement angoissante,et toute aussi déstabilisante que le métrage en lui même,et transcendée par une mise en scène hallucinatoire,mais paradoxalement à la limite du documentaire par moments,très froide et exacerbant son ancrage réaliste.
Bien sur,avec un tel sujet,ce film est d'une noirceur absolue,ce qui se traduit d'ailleurs dans la mise en scène par une extrême importance de scènes nocturnes,ou l'on ne distingue que très peu de choses;toujours dans l'idée d'un cauchemar inextricable.Tellement sombre qu'on dirait qu'il fait figure de témoignage ultime sur le malaise et la souffrance muette de ces milliers de vétérans à jamais traumatisés,ce qui est particulièrement visible,et poignant,dans la scène ou Andy déclare "le Bon vieux temps....ca fait une éternité" en regardant dans le vide à travers la fenêtre.
En précurseur de cette vague de films sur le vietnam et ses conséquences,Dead of Night transcende son statut de film d'horreur pour devenir une oeuvre politiquement engagée,totalement désabusée,avec un contexte social omniprésent traitant pour la première fois si je ne m'abuse au cinéma du traumatisme post-vietnam,et de la violence psychologique qu'il a engendré dans la société américaine.
Il est d'ailleurs particulièrement intéressant de noter que au fur et à mesure que Andy se zombifie,il devient extrêmement violent envers les citoyens américains,et la phrase "you owe me something" qu'il déclare en assassinant le docteur en dit beaucoup:les américains lui ont volé sa vie.
Dans l'idée de mélange de genres très présente dans Le Mort Vivant,on trouve aussi une chronique familiale très sombre,ou les rapports entre protagonistes s'empoisonnent de plus en plus jusqu'à un dénouement ravageur,qui rallie tout les genres abordés,pour finir par un plan à la puissance évocatrice assez immense,qui achève le spectateur après 20minutes de folie furieuse,ou Tom Savini crée une figure de Mort Vivant proprement terrifiante,retranscrivant avec force l'idée de décomposition et de pourriture,en passant outre un budget minuscule.
Une oeuvre importante,à ne rater sous aucun prétexte à mon avis pour ceux qui ne l'aurait pas vue.
5/6
Corrino
CITATION(Misterpursoup @ 29 10 2007 - 23:40) *

Un officier de l'armée américaine apporte à la famille Frost une sinistre nouvelle : leur fils et frère Andy est mort au combat, durant la guerre. Sa mère Maria, sous le choc, refuse de croire le messager. Et elle semble avoir eu raison puisque, la nuit même, Andy revient à la maison. Toutefois, son comportement s'avère des plus étranges : il ne s'alimente pas, passe ses journées à se balancer sur un rocking chair et se montre d'une rare froideur. Qui plus est, un routier a été assassiné le soir de son retour, semble-t-il par un mystérieux soldat...

Acheté et vu dans la journée,et c'est une véritable claque,d'autant plus que le film est un véritable précurseur de toute une vague de films engagés traitant du traumatisme post-vietnam dans la conscience collective américaine et qu'il est de ce fait impératif de le voir si on s'intéresse au cinéma sur le 'nam,et sur le fantastique américain des 70's tout court.
Dès les premières minutes au vietnam,la mise en scène pose une ambiance cauchemardesque,qui sera présente tout le long du métrage,ainsi qu'une constante sensation de malaise et d'horreur,comme si le soldat ayant sombré dans l'horreur la plus absolue,était condamné à y errer pour toujours.Cette ambiance déstabilisante se voit à plusieurs reprises traversée par des pics de terreur tétanisant,dont l'horreur qu'ils inspirent est grandement renforcée par une musique extrêmement angoissante,et toute aussi déstabilisante que le métrage en lui même,et transcendée par une mise en scène hallucinatoire,mais paradoxalement à la limite du documentaire par moments,très froide et exacerbant son ancrage réaliste.
Bien sur,avec un tel sujet,ce film est d'une noirceur absolue,ce qui se traduit d'ailleurs dans la mise en scène par une extrême importance de scènes nocturnes,ou l'on ne distingue que très peu de choses;toujours dans l'idée d'un cauchemar inextricable.Tellement sombre qu'on dirait qu'il fait figure de témoignage ultime sur le malaise et la souffrance muette de ces milliers de vétérans à jamais traumatisés,ce qui est particulièrement visible,et poignant,dans la scène ou Andy déclare "le Bon vieux temps....ca fait une éternité" en regardant dans le vide à travers la fenêtre.
En précurseur de cette vague de films sur le vietnam et ses conséquences,Dead of Night transcende son statut de film d'horreur pour devenir une oeuvre politiquement engagée,totalement désabusée,avec un contexte social omniprésent traitant pour la première fois si je ne m'abuse au cinéma du traumatisme post-vietnam,et de la violence psychologique qu'il a engendré dans la société américaine.
Il est d'ailleurs particulièrement intéressant de noter que au fur et à mesure que Andy se zombifie,il devient extrêmement violent envers les citoyens américains,et la phrase "you owe me something" qu'il déclare en assassinant le docteur en dit beaucoup:les américains lui ont volé sa vie.
Dans l'idée de mélange de genres très présente dans Le Mort Vivant,on trouve aussi une chronique familiale très sombre,ou les rapports entre protagonistes s'empoisonnent de plus en plus jusqu'à un dénouement ravageur,qui rallie tout les genres abordés,pour finir par un plan à la puissance évocatrice assez immense,qui achève le spectateur après 20minutes de folie furieuse,ou Tom Savini crée une figure de Mort Vivant proprement terrifiante,retranscrivant avec force l'idée de décomposition et de pourriture,en passant outre un budget minuscule.
Une oeuvre importante,à ne rater sous aucun prétexte à mon avis pour ceux qui ne l'aurait pas vue.
5/6



100% d'accord avec toi. Un des meilleurs films d'horreur des 70's, pour ma part, à cause de sa force émotionnelle, je lui donne un 6 de coeur ( et un 7 de carreau, je casse le terrain de ceux qui voudraient s'aventurer dans cette voie).
saian
excellent film bluesbro.gif
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