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Version complète : Get Carter - Mike Hodges (1971)
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Waco

"Et Jesus dit : Lève-toi et marche"

(et ouais, dans la plus pure tradition babylonienne, j'ai décidé, en mon âme et conscience de ramener ce topic à la Vie)


Svp, attendez 24h si possible avant de lacher vos com' (lol!).

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Topic fusion, go !


CITATION("pirate y'a deux ans pendant un séisme")
Petit exercise périlleux, d'un côté Get Carter version Sly et de l'autre l'original.
Bon, en dépit du bon sens le premier à des amis et des défendeurs, à savoir des gens qui qualifie cette boursouflure de film, voir de bon petit polard... ahem!

De l'autre beaucoup n'ont pas vu depuis longtemps le Carter de Michael Caine et en parlent un peu comme un truc mythique qu'on va adorer parce que un c'est un classique.

Dans le Carter new style, on constate deux choses, l'histoire orbite autour de Stallone, real tough man tatoué qui pleure la mort de son frère, mort pourquoi, excusez j'ai pas bien saisi. Il est poursuivi par un crétin faire-valoir qu'on attend avec hâte de voir se faire démonter et au bout il y a le suprême bad guy interprété par Mickey Rourke. Ca se termine avec une baston homérique à deux balles comme Sly adorait nous en donner du temps de sa gloire. Rien de bien nocif dans tout ça, et en plus ça se passe en Californie où il fait toujours beau et où les filles n'ont jamais moins de 95C de tour de poitrine.

Dans la Loi du Milieu, Carter old school, on a Michael Caine, dur, froid, cynique, jamais inquiet parce qu'il c'est qu'il n'est pas un morceau facile à avaler, qui s'interroge sur la mort d'un frère sans histoire et qui va tout foutre en l'air pour retrouver ceux qui l'ont tué. Caine baise et tabasse avec une bel indifférence, Caine s'est inspiré de son milieu et de ses connaissance pour fabriquer son Carter, Caine vient de là où est né Carter, in the street. Carter est pour autant malin, vicieux et finalement assez lucide pour réaliser dans une crise de larme à quel monde il appartient réellement, à savoir la fange où l'on hésite pas à impliquer une adolescente dans un porno et tant pis si c'est la fille d'un pote. Ca se passe à New Castle, pimpante cité minière, il fait plomber, on boit de la bière chambré et on s'entre-tue mollement. Ceux qui le poursuivent sont les cousins de Carter, des cousins de crime, ni pire ni meilleur, juste sans doute moins motivé. Quand au final et bien plutôt que d'une grosse bagarre exutoir on aura un meurtre froid par over dose, une défenestration, et l'arrestation pur et simple du bad shit. Quand aux autres, à tous les autres responsables de la mort de Franck Carter, tous y passeront d'une manière et pas d'une autre.
Et puis surtout, un détail, comme dans quelques films ayant du sens, le destin de Carter s'affiche dès son départ pour le nord de l'angleterre et ce n'est pas celui de Sly.

Bref d'un côté la lessive machin, véhicule publicitaire pour mettre en valeur un égo décidément indécrottable et de l'autre un film pas censé laver plus blanc.
Michael Caine dit qu'il existe deux types d'acteurs, ceux qui vous brandissent leur photo et ceux qui vous brandissent un miroir. Il affirme appartenir à la seconde catégorie, quand on regarde la version de Sly on ne doute pas une seconde sur la nature d'acteur de celui ci.


Topic fusion, ok !
Ced
6/6 cash, direct, net et sans bavure.


You know, I'd almost forgotten what your eyes looked like. Still the same. Pissholes in the snow.

si ça c'est pas de la réplique qui tabasse... wub.gif
LMD
You're a big man, but you're out of shape. It's a full time job... now behave

Ouais un vrai chef d'oeuvre du cinoche anglais, avec le roi des acteurs britons dedans qui se départit de ses traits habituellement plus cynique/ironique/cool (La classe et le physique de Caine les induisant naturellement) pour camper le même genre de perso que dans The Italian Job (queutard, malin) mais en version gros enculé sans pitié, homme de main de la mafia Londonienne, elevé à Newcastle (donc le tiers monde, diraient les Monty Python). Le film parvient à la fois à retranscrire sans condescendance l'ambiance délabré de la grande ville du Nord (Bureaux de PMU décrépis, parties de Bingo et majorettes) et à rendre fascinant l'ami Carter qui passe pourtant une partie du métrage à foutre des gnons, utiliser de pauvres gusses, niquer tout ce qui bouge (tout en se livrant à du sexe téléphonique avec son amante) avant de se retrouver une deuxiéme fois meurtri dans sa chair et de véritablement redevenir humain -et encore pire qu'avant-. C'est vraiment un des polars les plus morbides qui soit -avec le Full Alert de Lam-.

Et puisqu'on en parlera forcément: Les plus observateurs devrait bien re-regarder le début du film et la fin pour se rendre compte que la conclusion est déjà, d'une maniére, annoncé dés les premiéres secondes...
Bret Gimson
J'avais aimé au cinéma mais un revisionnage en dvd m'a un peu décu. Un peu de mal avec le macguffin (la révélation tombe carrément à plat en ce qui me concerne), c'est très réac tout ça quand même (et un peu concon, plus que morbide).
Du même auteur, je préfère Flash Gordon.
Cfury
La meilleurs scène est quand même celle où il fait jouir sa copine au téléphone avec ce légendaire flegme Britannique. L'inventeur du téléphone rose s'appelle Jack Carter.
Sanjuro
Mouais bof, je préfère le remake avec Sly.

Sérieusement, je ne peux que me joindre au concert de louanges concernant ce classique absolu du polar "badass" fleurant bon la décrépitude urbaine (mama mia cette ambiance !)

Je l'ai vu il y'a 4 ou 5 ans sur une VHS pourrie, mais là j'ai bien envie de me chopper le DVD... L'édition zone 2 vaut elle le coup ? (enfin, en ce qui concerne la qualité d'image, puisque je matte très rarement les bonus).

(mais ça manque d'éclairages flashys et de Milia Jovovich pour que BigStreum kiffe ! icon_mrgreen.gif )

Voila
LMD
CITATION(Bret Gimson @ 05 9 2007 - 11:00) *
J'avais aimé au cinéma mais un revisionnage en dvd m'a un peu décu. Un peu de mal avec le macguffin (la révélation tombe carrément à plat en ce qui me concerne), c'est très réac tout ça quand même (et un peu concon, plus que morbide).
Du même auteur, je préfère Flash Gordon.


Le McGuffin (ou le whodunit)? Je sais pas si on peut proprement parler de McGuffin/Whodunit puisque au final ca me semble être secondaire (du moins dans le cas du frére, l'autre révélation étant plus importante), une sorte de toile dans laquelle Carter s'empêtre.
Réac par contre je suis pas d'accord... C'est un film de vengeance, mais le personnage de Carter, bien "qu'attachant" pour le spectateur, n'est pas trop un vecteur d'identification (c'est pas le "Monsieur Tout le Monde" du film de Vigilante, mais un gros bras/tueur de la mafia au comportement plus que douteux)... De plus le ton général du film n'est pas vraiment porté sur la glorification.
greg
Heureusement que Sly en a fait un remake plus rythmé, plus cut, plus.... plus autre !

ninja.gif icon_arrow.gif
pirate
Arf préféré la tarte à la merde de Sly à ce petit bijoux de noirceur sextee's où Caine compose un personnage froid qui pour autant va craquer devant plus dégueulasse que lui (quand il pique sa crise devant le porno avec sa nièce). Personnage directement inspiré des mecs qu'il fréquentait dans son quartier de jeunesse comme il l'explique dans le supplément, et que dire de la zique d'intro ? De l'ineductabilité de son destin affiché dès le début du film. sans parler de la description d'une angleterre prolo avec ses pubs enfumés, ses interminables parties de bonto, ses enterrements ou personne ne pleure vraiment trop naturellement accablé par la vie.... Arf et à côté de ça on a le remake de Sly, gras, mou du bide, californien comme une bimbo avec toute ses gueules de cabos, sa conclusion positive... mon dieu comment peut-on aimer ce truc... Au fait je rêve où j'avais ouvert un topic là dessus ? Aurait-il disparu ?

NdModo: Attention aux spoils...
LMD
CITATION(pirate @ 05 9 2007 - 13:17) *
Au fait je rêve où j'avais ouvert un topic là dessus ? Aurait-il disparu ?


Non tu ne rêves pas mais le titre était peu évocateur... Je verrais ce soir ce que je fais à ce sujet d'ailleurs
greg
CITATION(pirate @ 05 9 2007 - 13:17) *
Arf préféré la tarte à la merde de Sly à ce petit bijoux de noirceur sextee's où Caine compose un personnage froid qui pour autant va craquer devant plus dégueulasse que lui (quand il pique sa crise devant le porno avec sa nièce). Personnage directement inspiré des mecs qu'il fréquentait dans son quartier de jeunesse comme il l'explique dans le supplément, et que dire de la zique d'intro ? De l'ineductabilité de son destin affiché dès le début du film. sans parler de la description d'une angleterre prolo avec ses pubs enfumés, ses interminables parties de bonto, ses enterrements ou personne ne pleure vraiment trop naturellement accablé par la vie.... Arf et à côté de ça on a le remake de Sly, gras, mou du bide, californien comme une bimbo avec toute ses gueules de cabos, sa conclusion positive... mon dieu comment peut-on aimer ce truc... Au fait je rêve où j'avais ouvert un topic là dessus ? Aurait-il disparu ?

NdModo: Attention aux spoils...


Elle est bien la version avec Sly, c'est fun, clippé, flashy, coloré.... tongue.gif
pirate
rhooo tu parles d'un spoil... vous abusez les gars
Waco
CITATION(Waco @ 04 9 2007 - 21:27) *
(...)
Svp, attendez 24h si possible avant de lacher vos com' (lol!).

Ah bah voilà ! On vous laisse seuls pendant 24h et au retour, keskon trouve hein? L'ANARCHIE !
Bon, tout ça pour dire que vous m'avez un peu coupé l'herbe sous les pieds et qu'il n'est donc pas vraiment nécessaire que j'en remette une couche sur ce film qui continue toujours à faire l'effet d'un fulgur-o-poing(dans-ta-gueule) après toutes ces années (mais c'est normal avec les grands films : ils n'ont pas d'âge) en grande partie grâce à la majestueuse présence de l'immense Michael Caine (plus grand acteur british vivant; il est important de le signaler auprès de la jeune génération actuelle qui se couvre de honte en vouant un culte ignoble à l'abominable Jason Statham). Un Caine tout en bloc de haine ici, dans la peau de ce Carter, un type froid comme la morsure d'un alligator et qui vient régler ses comptes avec un peu tout le monde, y compris lui-même, le tout, dans un coin de l'Angleterre qui sent bon le charbon noir, la pisse jaune, la bière tiède, le thé froid, le sang rouge et les marrons chauds.
Viva Newcastle !


CITATION(pirate @ 05 9 2007 - 13:17) *
(...)Au fait je rêve où j'avais ouvert un topic là dessus ? Aurait-il disparu ?

On a été deux à l'ouvrir en fait : le mien qui a disparu corps et biens y'a bien longtemps (d'où hier soir, ma misérable tentative pour ramener à la vie ce bon vieux polar) et le tien qu'LMD à miraculeusement sauvé de sous les décombres alors qu'il y gisait depuis 2 ans maintenant... (que j'ai d'ailleurs spontanément incorporé à ce topic présent si personne n'y trouve à redire).


Sinon, ma seule et unique contribution à ce drôle de topic (enfin drôle pour moi car vous, vous avez tous été très bien), le trailer :

Get Carter, le trailer en couleur.


PS3 : le thème musical signé Roy Budd est très bien aussi je trouve (des notes qui blessent nos coeurs d'une langueur monotone...)
pirate
Merci d'avoir exhumer mon bidule des caves, en dehors d'une splendide faute d'orthographe dont je suis coutumier (faudrait que j'arrête d'écrire plus vite que mon ombre ça serait bien) je m'aperçois que ô horreur je spoile comme une pute et cette fois quoi personne pour censu... euh modérer... décidemment c'était mieux avant hein... icon_mrgreen.gif
contagion
Je spoile un tantinet mais bon le métrage a 37 piges donc on peut dire qu'il y a prescription.

Ah ouais quand même... en maniant subtilement l'euphémisme, je crois bon de décréter qu'il s'agit là d'une aimable tuerie. Encore un polar nerveux tout droit issu des flamboyantes seventies ( la même année 71 ou peu s'en faut sortait aussi les Chiens de Pailles, Dirty Harry et French Connection ohmy.gif ). Michael Caine et son doux phrasé cockney pulvérise littéralement l'écran de son charisme tenant à la fois de l'aristocrate et du prolo des banlieues grises de Newcastle. C'est bien décidé à élucider la mort suspecte de son frère qu'il va retourner comme une motte de terre pleine d' asticots gras et livides le milieu interlope de la cité ouvrière. La réa est tout à la fois péchue et posée, ose les montages alternés savoureux ( quand une main sur un levier de vitesse fait comprendre tout autre chose... ) et retranscrit à merveille l'Angleterre de l'époque, à force de mini jupes, de libération sexuelle et de pubs enfumés et éthylique. J'aime beaucoup le regard déjà désabusé que porte sur cette époque le métrage, qui trouve en Carter un ange exterminateur idéal pour purger toute cette fange nauséabonde, qu'elle réside dans des manoirs cossus ou hante les ruelles crasseuses de la basse-ville. Je retiens au final deux scènes emblématiques : l'ouverture, qui contient en substance et annonce tous les enjeux du film ( le porno glauque, la fille que l'on ne pourra avoir - en écho à la paternité frustrée de Carter-, l'alcool et les dialogues lourds de sous-entendus ) ; et la fin, bien sûr, qui à l'issue d'une haletante et épuisante course à pied fauche en pein vol Carter dans le dernier geste qu'il faisait pour rompre définitivement avec son milieu.

Y'a pas, quand aujourd'hui on t'assène du "hard-boiled" à propos de Shoot them up, ben tu te gausses un petit peu. ( bon semblerait que Death Sentence assure pas mal dans son genre... )

6/6, fusil à la main et quéquette au vent.
Waco
CITATION(contagion @ 03 1 2008 - 21:35) *
(...)
Michael Caine et son doux phrasé cockney pulvérise littéralement l'écran de son charisme tenant à la fois de l'aristocrate et du prolo des banlieues grises de Newcastle.
(...)

Je trouve que tu résumes assez bien la performance du plus-grand-acteur-british-vivant. Ce mec est une légende. Pour vous le prouver, regardez bien avec quelle classe, avec quel flegme virtuose, avec quel sourire au coin de l'oeil il remercie les Newcastlevalois (Newcastlevaniens? Newcasters? Newcastors? Newcasteliens?) :
Newcastle, ville olympique en 2012 !
(ça, c'était de la promo)

edit : ouf ! la page 2 !
contagion
CITATION(Waco @ 03 1 2008 - 21:51) *
edit : ouf ! la page 2 !


Shoot them up: 10 pages au compteur icon_mrgreen.gif ( hé ho tu sais pas que c'est le fond du gouffre argumentatif de vomir sur un film pour en valoriser un autre ? - Ah si pardon !! )

Sinon pour répondre à Bret qui taxe le film de "réactionnaire", je préfère pour ma part y voir l'oeuvre d'un moraliste ( comme De Palma pour Scarface ou BBE pour American Psycho - ou la Rochefoucauld, si ça vous parle plus, quoiqu'il n'ait pas à ma connaissance frayé avec la pègre de son époque. Bref. ). J'imagine qu'au final on met la même chose sous ces deux mots, sauf que lui y voit un défaut ( ou une faute de goût, ou une attitude inacceptable devant le spectacle du monde ). Pas de complaisance ici, mais le croquis rugueux et naturaliste d'une société vouée à la baise et à la défonce liquide ou poudrée. Sinon je rejoins l'avis du petit mec dont le nom m'échappe et qui se fait rudement molester au milieu du film: Carter, c'est vraiment un enculé. Mais un enculé grandiose.

( LMD l'était plus classe ta précédente incarnation... )
Manna Marie Weasley
Je dois être un fou.

J'ai pas vu le film mais j'ai acheté la Bande Originale de Roy Budd.

Du coup j'ai envie de voir le film

Il existe une edition Zone 2 potable ?
contagion
CITATION(Manna Marie Weasley @ 03 1 2008 - 22:19) *
Je dois être un fou.

J'ai pas vu le film mais j'ai acheté la Bande Originale de Roy Budd.

Du coup j'ai envie de voir le film

Il existe une edition Zone 2 potable ?




Potable je sais pas, moi je l'ai bu donc bon.

( mais je suis moins regardant que certains sur l'aspect technique du truc )

( en même temps je l'ai matté avec mon vidéoprojo et Michael Caine tuait sournoisement des femmes sur une bonne largeur de mon mur icon_mrgreen.gif )
Manna Marie Weasley
CITATION(contagion @ 03 1 2008 - 22:29) *
( en même temps je l'ai matté avec mon vidéoprojo et Michael Caine tuait sournoisement des femmes sur une bonne largeur de mon mur icon_mrgreen.gif )


Vous m'avez convaincu.

Et puis Michael Kaine en tueur a gages ça roxxe comme le dirait l'autre.
vendetta
CITATION(Manna Marie Weasley @ 03 1 2008 - 22:36) *
CITATION(contagion @ 03 1 2008 - 22:29) *
( en même temps je l'ai matté avec mon vidéoprojo et Michael Caine tuait sournoisement des femmes sur une bonne largeur de mon mur icon_mrgreen.gif )


Vous m'avez convaincu.

Et puis Michael Kaine en tueur a gages ça roxxe comme le dirait l'autre.

Non mais tu peux y aller les yeux fermés, hein, Manna.
Y a même du virtual sex (30 ans d'avance, le film).

J'ajoute que je pense avoir la même édition que Contagion. Un truc trouvé à 5 euros sur une brocante. (les fous!).
John Keats
un putain de grand film du style de ceux qui potentiellement peut plaire à tout type de publics, du plus exigeant au moins regardant. Michael Caine est fabuleux, dans sa grande grande période (si tant es qu'il y en eu une mauvaise).
babar
CITATION(John Keats @ 04 1 2008 - 00:20) *
un putain de grand film du style de ceux qui potentiellement peut plaire à tout type de publics, du plus exigeant au moins regardant. Michael Caine est fabuleux, dans sa grande grande période (si tant es qu'il y en eu une mauvaise).



j'adore Caine, mais oui malheureusement, il en a connu des mauvaises periodes(Les Dents de la mer 4,Ma sorcière bien-aimée, Le Secret des frères McCann, Miss Détective ....).


Mais, ces dernieres années, il s'est enfin decidé à replonger dans des bons films ( Ouf!)
astroboy
C'était très très bon.
Un polar qui balade le spectateur dans un Newcastle aussi attrayant qu'une pinte de bière brune au petit déjeuner avec un Michael Caine qui en impose dans ce rôle de tueur revanchard et flegmatique (bien porté sur le cul également).
Film anti-glamour (ce qui ne l'empêche pas d'être sexy) et rugueux qui est une parfaite illustration de son époque comme l'a dit contagion et qui sonne vraiment le glas de la fameuse innocence des 60's (je n'y étais pas, mais je présume icon_mrgreen.gif ) avec sa galerie de personnages bien pourris (homme d'affaire, prostitué, homme de main et même Carter, une belle brochette d'ordure), de décors déprimants mettant déjà en exergue la crise industrielle, le tout servit par une intrigue aux petits oignons qui se dévoile et dévoile le personnage de Carter au fur et à mesure du film.
Personnage froid auquel il est dur de s'attacher, Carter n'en reste pas moins une figure passionnante et bouleversante lors de ces éclats d'humanité (la découverte de la video) qui tentera dans la douleur (et avec classe) de venger son frère jusque dans un final à l'image du reste du métrage, déprimant.
Bien sur, en tant que bon polar qui se respecte, le film contient bon nombre de scènes toniques et manie de fort belle manière un humour à froid tout à fait réjouissant (la blague sur les yeux de Eric, Michael Caine, nu sur le perron avec son fusil de chasse...).
5/6
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