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Version complète : Clive Barker's Jericho [PS3, 360 & PC]
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The Rob's Reject
Petit Topic d'un jeu de la Xbox 360 & Cie qui s'annonce très prométeur avec Clive Barker au manette!
Apreès Benoit Sokal c'est le tour du papa d'Hellraiser et de Candyman de créer un jeu vidéo qui s'annonce dans la ligné de ses bouquins, du gore, des créatures cauchemardesque et j'en passe

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Clive Barker, voilà bien un nom qui suscite autant la peur que l'admiration, la seconde découlant souvent de la première dans le domaine de la création littéraire. Auteur britannique de renom, que certains placent volontiers sur un pied d'égalité avec le célèbre Stephen King, scénariste de Bd, peintre et même cinéaste (le premier Hellraiser, c'est lui), Barker décline l'horreur sur tous les supports depuis le milieu des années 80. De fait, on ne sera guère surpris de le retrouver aujourd'hui aux commandes d'un FPS horrifique gracieusement nommé Clive Barker's Jericho. Un titre dont nous sommes impatients de vous faire découvrir quelques caractéristiques.

En fait, pour être tout à fait exact, Jericho n'est pas le premier projet vidéoludique de notre compagnon de l'horreur. En effet, quelques PCistes avertis se souviendront peut-être de Clive Barker's Undying, un autre FPS angoissant sorti en 2001 et directement adapté d'une de ses oeuvres. Le cas de Jericho est toutefois sensiblement différent, puisque cette fois, il ne s'agit pas d'une adaptation, mais bien d'un projet totalement inédit. Scénario, architecture des niveaux, monstruosités, tout découle directement de l'esprit enfiévré d'un Clive Barker qui n'aura pas hésité à préparer lui-même des croquis et esquisses à l'intention des petits gars de Mercurysteam Entertainment, le studio en charge du développement. Que les fans se rassurent, l'écrivain se pose véritablement en chef d'orchestre de ce pandémonium vidéoludique et sa vision ne risque donc pas d'être bafouée comme ce fut le cas avec quelques-uns de ses autres travaux (je pense notamment aux suites de Hellraiser).

Clive Barker nous propose donc de rejoindre les rangs d'une unité d'élite futuriste nommée Jericho. Cette petite section de combattants ultra spécialisés a pour mission de rallier la ville d'Al Khali, grande métropole moyen-orientale bâtie sur les ruines de plusieurs civilisations perdues et de découvrir ce qui s'y trame. En effet, un mal étrange semble à l'oeuvre sur ces terres antiques et mystérieuses. Les habitants de la cité labyrinthique ne répondent même plus aux sollicitations extérieures, et les hommes qui ont été envoyés sur place n'en sont bien sûr jamais revenus (ou alors sous forme de pâtée pour chien). Pour découvrir ce qui se trame dans l'ombre de la ville maudite, les 7 membres de l'équipe Jericho devront mettre à profit leur connaissance des techniques de guerre traditionnelle (entendez par là le maniement de sulfateuses et d'armes contondantes) ainsi que leurs pouvoirs psychiques. A peine arrivée sur place, l'escouade voit son expédition se transformer en innommable boucherie. Et plus les soldats progresseront vers le coeur noir de la cité, plus ils risqueront de perdre leur emprise sur la réalité. Les étranges forces en présence les entraîneront en effet dans différentes périodes de l'histoire de la cité, de son occupation par les Nazis, ou même par les croisées, en terminant par un terrifiant voyage vers les origines obscures de l'humanité.







CITATION

Le voyage au coeur de la vision de Clive Barker promet donc d'être véritablement éprouvant pour les nerfs et le soft compte davantage sur son incroyable atmosphère que sur une réelle performance technique pour nous tenir accrochés au pad. Visuellement, on ne risque donc pas d'être bluffé même si la gestion des lumières s'avère tout à fait remarquable. L'aspect organique de certaines zones évoque parfois la vaisseau-sphère de Prey et se veut donc délicieusement dérangeant. Mais la véritable spécificité du soft est celle de vous laisser contrôler 7 guerriers complètement différents mais néanmoins complémentaires. Divisés en deux escouades, Alpha et Oméga, les hommes et les femmes de Jericho peuvent être contrôlés au moyen de quelques ordres basiques mais amplement suffisants. On pourra de plus changer d'avatar à tout moment en visant un coéquipier et en appuyant sur A, un peu comme dans Battlefield 2 : Modern Combat. Chacun des personnage dispose d'une arme primaire et d'une arme secondaire, ainsi que de deux pouvoirs spécifiques. Church, par exemple, se trimballe avec un katana et un pistolet mitrailleur et est capable, en s'ouvrant la main d'un coup de couteau de cérémonie, de générer un large cercle de feu autour d'elle ou encore de geler un ennemi sur place. Delgado se sert quant à lui d'une gigantesque sulfateuse et d'un magnum, mais il est également capable de déchaîner un dragon de flammes qui se fera une joie d'immoler des adversaires.

S'il est impossible de tout décrire dans ces quelques lignes, sachez tout de même que l'équipement de vos compagnons servira à couvrir toutes les situations. Fusils de snipe, mitrailleuses, armes de corps-à-corps, explosifs, tout est là et donne l'impression de disposer d'une véritable armurerie ambulante. Et quand l'arsenal se trouve renforcé par des pouvoirs aussi efficaces que la télékinésie, la capacité de régénérer ses potes à distance, celle de fournir des munitions à tout le monde, de contrôler la trajectoire d'une balle de snipe pour trucider plusieurs adversaires d'affilée, d'accélérer ou ralentir le temps, de contrôler mentalement un monstre ou même de repérer ce dernier à travers les murs, on se dit que la richesse des combats a de quoi nous faire tourner la tête. Comment dans ces conditions, ne pas imaginer que les adversaires vont littéralement se faire broyer par cette incroyable puissance ? Hé bien, parce que les petits gars de Mercurysteam les ont rendus très, très coriaces, et moches de surcroît. Boursoufflés, dégoulinants de sang, percés par des pieux métalliques, éventrés, démantibulés voire désincarnés... Ils sont tous aussi charmants les uns que les autres, sans parler des boss. Bonjour l'angoisse. Les développeurs comptent aussi nous séparer de nos petits camarades à intervalles réguliers, histoire de triturer votre trouillomètre.

Clive Barker's Jericho s'annonce donc comme un titre étonnant, électrisant même. Et on espère que la richesse de ses combats et la suffocante noirceur de son atmosphère nous permettront de passer outre sa grande linéarité et sa propension au bourrinage le plus total. En effet, les 6 niveaux jouables que nous avons parcourus intégralement trahissaient une structure extrêmement linéaire bien qu'agitée par de sympathiques rebondissements et servie par une mise en scène maîtrisée et une bande-son, hum, torturée et réussie. Quoi qu'il en soit, Clive Barker's Jericho nous donne rendez-vous à la fin du mois de septembre et si vous n'êtes pas là pour l'accueillir, nous pouvons vous assurer que nous, nous y serons.

Sources Jeux video.com

The Rob's Reject




grau
Comme je l'ai déjà dit, j'attends de voir l'ambiance. Je l'espère plus proche d'un Undying que d'un Painkiller (qui était fun, mais 1 jeu comme ça suffit.).

Sinon, tu devrais éditer ton premier post au lieu d'en mettre à 10 minutes d'affilé.
The Rob's Reject
Nouvelles photos:







site officile de Clive Barker s' Jericho
Schleum
J'ai eu la chance de le tester en début de semaine.

Très, très bien !
Une ambiance très glauque, des graphisme sublime, un gameplay novateur et fun...

Je pense que ce jeu va être un succés énorme en fin d'année.

Le seul bémol, c'est qu'on ne pourra pas le jouer On Line. Mode solo, uniquement blush.gif dommage.
goldfrapp
me suis bien marré dans la presentation du jeux qu' il y a dans la demo!
Deja la voix du mec est inenarrable (genre bande annonce pour dtv des années 80/90 "viper style" et puis en plus il dit au moin 5 fois (avec sa fameuse intonnation de voix a se pisser dessus) :Jericho du grands romancier d horreur clive BAKER (qu il prononce beakeur)!
a voir
The Rob's Reject
J'ai pa encore eu la chance de l'éssayé, ma conexion xbox live merde un peu donc je sais pas s'il est dispo sur le live mais c'est clair que j'ai hate!!!
The Rob's Reject
Ayé c'est fais! j'ai joué à la démo dispo sur xbox live! Que dire!
C'est vrai que le doublage français pour l'introduction est vraiment nul!
Par contre, l'ambiance du jeu est vraiment filppante et envoutante, le gameplay est super immersif et le faite de switcher entre les perso suivant les lieu et action est une très bonne idée, tout comme les actions à la RE4 ou god of war avec les touches à enfoncé pour se tiré de situation inconfortable (la déscente dans le puit avec le croisé-zombie)

Un jeu que j'attend, bien entendu
frans88
ce jeu sera mien smile.gif.

Ai essayé la démo et a part sa très courte durée cela donne vraiment envie d'y jouer. dommage qu'il n'y ait pas de mode coop ca serait vraiment terrible.

Pour ceux que la voix de présentation en fr dérange, rendez vous plutot sur le site officiel qui explique bien le background et qui ne fait pas nanard année 80 ^^ ( je dirai meme qu'il est fort immersif)
The Rob's Reject
lien vers des goodies sympa à téléchargé
The Rob's Reject
La date de sortie officiel est prévu pour le 23 octobre 2007;
Dispo en préco sur amazon.f à 69.99€, moi je vais attendre qu'il baisse un peu
frans88
CITATION(The Rob @ 03 10 2007 - 10:47) *
La date de sortie officiel est prévu pour le 23 octobre 2007;
Dispo en préco sur amazon.f à 69.99€, moi je vais attendre qu'il baisse un peu


ouch...mais je supose que c'est le prix sur consoles non? Il sera surement a - de 50€ sur PC smile.gif

edit : après verif, en préco a 49,90 tjs sur amazon. Vive le PC icon_mrgreen.gif
goldfrapp
20 euros de plus pour ne pas se prendre la tete sur les coonfigs et sur la maniabilité? j achete direct! et c' est un smicard qui vous parle! icon_mrgreen.gif ninja.gif
Dunadan
j'ai essayé la démo sur PS3 et c'est pas mal du tout. Mais là avec tout ce qui arrive, j'aurais pas le temps. Plus tard donc.
The Rob's Reject
CITATION(goldfrapp @ 05 10 2007 - 19:29) *
20 euros de plus pour ne pas se prendre la tete sur les coonfigs et sur la maniabilité? j achete direct! et c' est un smicard qui vous parle! icon_mrgreen.gif ninja.gif


Moi aussi je suis au smic, c'est vrai que je l'acheterais sur 360 Mais bon si je peu le choper à moins de 60€ je serai heureux, même s'il faut que j'atende un peu!
The Rob's Reject
Test de jeuvideo.com
CITATION
Fasciné par l'horreur, Clive Barker semble passer le plus clair de son temps à mettre cette dernière en scène. Que cela soit au travers d'une prose acide ou de plans cinématographiques nauséeux, Barker excelle véritablement dans l'art de susciter l'angoisse, et souvent même le dégoût. Ce touche-à-tout talentueux n'aura d'ailleurs pas épargné les amateurs de FPS avec l'excellent Undying, une adaptation vidéoludique d'un de ses romans. Manifestement satisfait du résultat, le britannique retente aujourd'hui l'expérience avec cet ambitieux projet, totalement original, répondant au doux nom de Jericho.

Clive Barker's JerichoSans trop en dévoiler sur le scénario conçu par Clive Barker, grand maître de l'horreur devant l'éternel, sachez que vous devrez tenter de combattre une menace surnaturelle dont la source semble être la ville moyen-orientale d'Al Khali. Un lieu de mystère et de discorde entre les peuples si ancien que nul ne semble connaître son origine, à moins bien sûr que vous soyez du genre à prêter foi aux récits décousus de quelques vieux fous constamment plongés dans de vieux manuscrits recouverts d'inscriptions cabalistiques. Al Khali est un lieu hors du temps, un bout de cauchemar qui semble vouloir s'étendre à toute la planète. Quoi qu'il en soit, vous vous en doutez, il sera beaucoup question de barbaque volante violemment arrachée à des silhouettes vaguement humaines mais à ce point déformées qu'on aura aucun remord à les vaporiser. Ce gigantesque travail d'équarrissage, on devra l'effectuer en tant que leader d'une équipe bigarrée de spécialistes des forces occultes, une équipe connue sous le nom de Jericho. Le titre du jeu donne bien évidemment la clé de l'aventure, car ce FPS bourrin et sanglant dépeint avant toute chose l'histoire de ces sept guerriers contraints d'affronter l'obscurité d'Al Khali et toutes les ignominies qu'elle dissimule.
Test Clive Barker's Jericho Xbox 360 - Screenshot 65Le monstre qu'on aperçoit au loin est une bombe mouvante. Seule solution pour l'arrêter : eclater les pustules jaunes...

Au fond, le «charme» de Clive Barker's Jericho tient autant de son atmosphère glauque et de sa violence outrancière que de ses personnages à la personnalité bien tranchée. Chaque membre de Jericho se montre plaisant à contrôler, chacun à sa manière. Et le joueur, pour peu qu'il adhère à cet univers de film d'horreur, se sentira sans doute lié à eux et désireux de connaître leur histoire. Variés, très typés, possédant tous une ou deux armes spécifiques et des pouvoirs psychiques complémentaires, ces hommes et ces femmes constituent véritablement l'attraction principale du soft. Du coup, tenter de parler du bébé de Clive Barker n'aurait aucun sens sans une copieuse description de sa matière première. Commençons donc les présentations par le gros bill du lot. Delgado n'aurait sans doute pas dépareillé aux côtés des énormes guerriers d'Unreal Tournament. L'homme est armé d'une monumentale gatling et possède le pouvoir de lâcher un démon de feu sur ses ennemis. Lourd et résistant, il est celui que vous enverrez en avant pour contenir le gros de l'assaut démoniaque. A l'opposé, on découvre la frêle Black, sniper hors pair dont la redoutable efficacité s'explique en partie par le fait que son fusil est directement connecté à son système nerveux. Non contente de contrôler la trajectoire de ses balles pour leur faire transpercer plusieurs ennemis successivement, la jolie demoiselle est également capable d'utiliser la télékinésie pour faire ponctuellement voltiger obstacles ou ennemis.
Test Clive Barker's Jericho Xbox 360 - Screenshot 66Dans la mesure du possible, essayez de protéger Black et Church, les deux persos les plus fragiles.

Troisième spécimen dans cette foire aux monstres : Church, une autre représentante de la gent féminine. Équipée d'un katana et d'un pistolet mitrailleur fort peu efficace et qu'elle répugne d'ailleurs à utiliser, Church la dévote est en mesure de générer un cercle de feu autour d'elle et de ses compagnons, ou encore d'immobiliser des ennemis à l'aide de son propre sang. En effet, ces sorts, très efficaces, elle ne pourra les lancer qu'en s'entaillant la main à l'aide d'un couteau de cérémonie, perdant du même coup un peu de ses points d'énergie. Quant à Cole, dernière fille du groupe, elle est experte en explosifs et se sert constamment de son équipement hi-tech pour voir à travers les murs et même ralentir le temps, histoire d'aller coller un pain de plastique dans les pattes décharnées d'un zombi. Présentons également Jones, fusilier, capable de projeter son esprit dans le corps d'un ennemi pour en prendre brièvement le contrôle. Puis Rawlings, le doyen de l'escouade, qui se trouve être un élément indispensable à la progression puisqu'il fournit tout le monde en munitions, rien que par la pensée. Ce prêtre aux tempes grisonnantes régénère à distance ses camarades tombés au combat. Un pouvoir partiellement partagé par le dernier membre de Jericho, Ross, vous. Ce personnage ne semble tout d'abord pas disposer de don particulier en dehors de ses talents de leader et de guérisseur, mais son trépas prématuré le transformera soudainement en créature spectrale, capable de prendre possession du corps des autres Jericho, et vous octroyant du même coup le droit d'utiliser leurs pouvoirs.
Test Clive Barker's Jericho Xbox 360 - Screenshot 67Petite session QTE pour un maximum de sensations.

Sur console, passer d'un guerrier à un autre s'effectue très simplement en passant par un menu relativement clair qu'on ouvrira en pressant une touche et dans lequel on naviguera avec la croix directionnelle. Pratique, pour peu que l'on connaisse le nom de chaque Jericho. Une autre méthode consiste simplement à viser un allié et à presser un bouton. Pour éviter qu'on ne soit trop désorienté, Jericho emploie la méthode Battlefield II : chaque changement sera donc accompagné du petit travelling qui va bien. Curieusement sur PC, utiliser l'interface s'avère nettement moins pratique, car pour y accéder on devra laisser la barre espace enfoncée puis sélectionner le combattant voulu avec les flèches ou un clic de souris. On préféra donc la méthode directe qui consiste à cibler un collègue et à presser la touche de «saut». Quel que soit le personnage employé, le joueur garde sa faculté de commander les autres membres de l'unité. En fait, l'escouade Jericho est scindée en deux groupes sur lesquels on exercera un contrôle indépendant. Les ordres (qu'on lance encore une fois avec la croix sur console) sont basiques et se résument grossièrement à "suivez le patron, pause pipi, ou postez-vous là bande de lopettes". L'ennui, c'est que les membres de Jericho ne sont pas franchement coopératifs et si leurs réactions pourront être occasionnellement cohérentes, elle seront plus généralement débiles et donc foncièrement gonflantes.
Test Clive Barker's Jericho Xbox 360 - Screenshot 68Church peut immobiliser les monstres en usant de son propre sang.

Le phénomène est amplifié dès lors que les couvertures se font rares et on se retrouve vite avec des bonshommes qui courent dans tous les coins comme des lapins avant de se poster au milieu d'un couloir pour être bien sûr de se faire démonter par un bestiaire ignoble, mais qu'on aurait souhaité nettement plus varié. D'autant que les bestioles que le jeu nous balance sur la tronche, zombis informes, fantômes ou boss répugnants n'ont qu'un seul et unique but : avancer le plus vite possible pour vous sauter à la gorge. Les vagues d'ennemis sont nombreuses, agressives et sortent régulièrement du sol alors qu'on ne s'y attend pas. Du moins au début, car très vite, on comprend la façon dont le titre fonctionne : on avance dans des couloirs sombres aux murs dégoulinant de bidoche plus ou moins fraîche, on distingue des bouts de cages thoraciques à la lueur d'une lampe torche qui tend à s'éteindre toute seule régulièrement, puis des hordes de macchabées ambulants nous agressent joyeusement de tous côtés dans un joyeux foutoir. On tire sur ce qu'on peut et on essaie de régénérer les collègues qui ne manqueront pas de se faire écharper comme des jambons. Comme dans Doom III, le sentiment de peur finit donc par s'estomper sous les coups de butoir d'une routine sanglante.
Test Clive Barker's Jericho Xbox 360 - Screenshot 69Il est toujours bon de soigner rapidement les collègues au tapis...

Ce sentiment de lassitude, on le doit notamment à la structure ultra linéaire du soft. Jamais vous ne vous perdrez dans Jericho tant la progression se veut classique et dirigiste. Un couloir qui s'élargit parfois en une large arène constitue généralement votre univers. On n'explore jamais, car de toute façon, il n'y a rien à découvrir. Et quelle déception lorsqu'on constate que le jeu ne fait rien de vraiment intéressant pour encourager une utilisation intelligente et régulière des si généreux pouvoirs des Jericho ! Le joueur se trouve en effet constamment guidé, incité à utiliser telle ou telle capacité pour débloquer la situation à tel ou tel moment. Même si cette "technique du youpala" tend à se faire moins envahissante au fil de l'aventure, Jericho ne laisse généralement pas le loisir de réfléchir ni de tâtonner. Et votre créativité destructrice, c'est dans les combats que vous pourrez la libérer, mais sachez que rien ne vous y incitera à part votre propre désir de rigoler un peu aux dépens des monstres pustuleux qui ne cessent de vous assaillir.
Test Clive Barker's Jericho Xbox 360 - Screenshot 70La chirurgie esthétique est le grand fléau de notre époque, au même titre que la Star Ac'.

Pour tenter de briser la routine, Clive Barker's Jericho intègre cependant quelques Quick Time Events. Mais oui, vous savez bien, les QTE, ces fameuses cinématiques interactives lors desquelles le joueur doit appuyer sur les boutons affichés à l'écran pour continuer. Celles de Jericho sont très réussies et nous plongent directement en plein film d'horreur. A la moindre erreur, on est parti pour faire un gros câlin à la Grande Faucheuse. Franchement, les développeurs de Mercurysteam semblent avoir fait en sorte que vous y passiez de toute façon la première fois. Mais cela n'est pas plus mal, car un échec vous permettra généralement d'assister à une mise à mort bien traumatisante qui balaiera tout d'un coup le faux sentiment de sécurité que vous aviez probablement développé en évoluant aux côtés des autres Jericho. Dans le même ordre idée, sachez que vous serez parfois séparé d'une partie de l'escouade, voire de toute l'équipe et forcé de progresser avec le seul personnage que le bon vouloir de Mr Barker aura bien voulu vous laisser entre les mains. Ces bouts de niveaux offrent un petit regain de tension salvateur et permettent de varier les plaisirs, même si leur ligne directrice reste bien évidemment "moi vois, moi tue" (ou plutôt retue).

Pour terminer ce tour d'horizon de Jericho, je ne peux m'empêcher de reprendre une expression employée par Clive Barker lui-même pour décrire son bébé. Pour le bonhomme, Jericho n'est autre qu'un «train fantôme terrifiant». Effectivement effrayant, ultra violent, le jeu ne nous en laisse pas moins arpenter des rails qui pour certains, risquent d'être plus rebutants encore que le contenu du jeu. Les autres, amateurs de sensations fortes et de bourrinage de masse, ne regretteront pas d'avoir pris un billet pour faire un tour sur la dernière attraction en date de Clive Barker.

Hiro, le 19 octobre 2007

Graphismes 16/20
C'est sombre, très sombre, mais ce qui apparaît dans le faisceau tremblotant de notre lampe de poche est de très bonne facture. Les textures, pas toujours très fines font dans le suintant, l'humide, le pas propre. Le design des monstres est dérangeant à souhait, comme il convient à un titre du genre On appréciera également l'allure des Jericho, fort bien animés et très stylés. Graphiquement, c'est la version PC qui s'en tire le mieux, même s'il faudra une bête de course pour supporter un système d'anti-aliasing gourmand.

Jouabilité 14/20
Jéricho est un titre fondamentalement bourrin dans lequel on se contente généralement d'avancer sur un chemin prédéfini en vaporisant des légions d'ennemis aux tripes bien visibles. La peur est présente, mais pas aussi intense qu'on aurait pu l'espérer. On parlera plutôt d'un certain sentiment d'appréhension. Cela dit, prendre le contrôle des combattants de l'équipe et utiliser leur pouvoir est un vrai plaisir, même si le jeu ne nous y pousse pas suffisamment, ou relativement mal. Il est également dommage que vos injonctions soient globalement très mal suivies.

Durée de vie 14/20
Selon le mode de difficulté choisi, vous en serez pour une balade de 8 à 10 heures. L'humble auteur de ce test serait sans doute plus proche de 11, tant il aura parfois rechigner à s'enfoncer encore plus avant dans les entrailles pourrissantes de Jericho. Qui a dit que j'étais une lame émoussée ?

Bande son 17/20
Une musique de film d'horreur réussie nous accompagne continuellement dans l'aventure, même si quelques morceaux semblent un peu en deçà (je pense notamment à ce passage récurrent qui comporte des choeurs et qui m'aura laissé une impression mitigée). Avec un Cris Velasco plutôt bien inspiré aux commandes, ça aide. Cela dit, Jericho vaut aussi par ses bruitages, ses plaintes lugubres, ses cris à glacer le sang, ainsi que par son doublage français, très convenable.

Scénario 15/20
Là, on aime ou on n'aime pas les délires horrifiques de Barker, mais sachez que Jericho possède une véritable histoire, dont on aura sans doute envie de connaître la fin. C'est assez rare dans un FPS pour être souligné. Al Khali se pose en une sorte de version trash de Midian, la cité des Nocturnes du roman Cabale. Le scénario est bien ficelé et est servi par des dialogues qui suintent la testostérone. Dommage que les cut-scenes manquent un peu d'inspiration. Bref, Jericho est dans la veine des autres travaux de Barker : violent, pas toujours très recherché, mais diablement efficace.

Note Générale 15/20
L'auteur de ce test abandonne pour un temps son objectivité légendaire (il vous renvoie d'ailleurs au test de Resistance : Fall Of Man) et déclare qu'il a clairement apprécié cette balade horrifique. Cependant, il serait maladroit de ne pas dire que Jericho souffre d'un bon nombre de problèmes, au nombre desquels figurent une I.A. bancale, des pouvoirs géniaux malheureusement mal exploités, et un level-design trop classique qui nous enserre très vite dans une routine sanglante et parfois soporifique. Reste une aventure défoulante à l'atmosphère délicieusement lourde et oppressante. Une fois l'aventure débutée, on aura du mal à abandonner les membres de Jericho à leur triste sort, et ça, c'est tout de même bon signe.
jez
J'avais joué à Clive Barker's Undying qui était bien sympa.
Une question à propos de Jéricho, est-ce qu'il se joue sur XP?
nanoghost
Ouai ... enfin après c'est JV.com biggrin.gif
De toutes façons un fps sur console c'est pas un fps ...
patapay !
The Rob's Reject
CITATION(jez @ 17 11 2007 - 10:28) *
J'avais joué à Clive Barker's Undying qui était bien sympa.
Une question à propos de Jéricho, est-ce qu'il se joue sur XP?


Normallement non car c'est un jeu ave la mention Windows game for vista donc...
nanoghost
Euh, si je dis pas de conneries, ça c'est de la pub.
Le seul truc qui ferait qu'un jeu soit only Vista est qu'il soit prog exclusivement en DX10.
Peav'
Oui, c'est jouable sur XP (c'est même fortement conseillé ^^). Vista, c'est encore trop une usine à gaz.
The Rob's Reject
Vous devez avoir tous les deux raisons, je m'y connais pas trop en pc donc si Peav le dit c'est que c'est vrai.
B-Real
CITATION(The Rob @ 20 11 2007 - 11:00) *
si Peav le dit c'est que c'est vrai.


Allelujah! icon_mrgreen.gif
Peav'
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(non mais comme le dit chaispluski, c'est juste un label Games for Windows)
frans88
Maintenant si c'est comme Bioshock vaut mieux avoir le sp2 sinon c'est galère de chez galère...
Motoko
Je viens de recevoir le jeux dans ma boite ce matin offert pour mon anniversaire, la version spécial, qu'est ce que ça apporte par rapport au jeux classique je n'en sais strictement rien mais bon, en tout cas il y a un petit livret avec des dessins préparatoires des créatures, de l'équipe et des décors, beaux dessins vraiment qui m'inspire (qui je vais dessiner je pense que je n'ai pas besoin de le dire.)

Le test de la démo était excellent je trouve, c'était le pied de se fighter avec des démons dans le monde de Barker (je viens de trouver le Jeu de la Damnation d'ailleurs) bref c'était déjà le pied, la je possède le jeux et donc je l'ai essayée, bordel que c'est bon vraiment.
C'est le gros bordel des que les monstres attaquent, Black me couvre, le Prêtre est à ma droite, le Sergent dézingue à ma gauche, les monstres viennent du dessus, des cotés, par en dessous, ça explose de partout, y'en a qui gueule qui faut rebrousser chemin, bref c'est une guerre badass.

Ce n'est que le début encore mais bordel que ce jeux est bon, ok on peut critiquer les graphismes par moment, comme dans la scène ou le chef reçoit l'appel mais bon rien que la première cinématique est jouissive, les dialogues sont parfois peu subtils style le Prêtre qui boit de l'Absinthe mais on s'en moque, c'est juste du tout bon avec une musique intéressante et immersive
Bref je t'aime Clive!
Une fois le hit bouclé du début à la fin je posterai une critique plus complète.
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