PLANETE TERREUR : UN FILM GRINDHOUSE
Après
BOULEVARD DE LA MORT il y a 2 mois, TFM se décide enfin à distribuer dans nos vertes vallées le second segment du projet Grindhouse, le fameux
PLANETE TERREUR, signé Robert Rodriguez, un réal qu'il ne fait d'habitude pas bon citer dans les soirées bourrées de cinéphiles pas encore remis de la mort de Bergman.
SHARKBOY & LAVAGIRL, le précédent film du Monsieur, n'avait pas fait l'unanimité (c'est le moins qu'on puisse dire) mais partait d'un bon sentiment (faire plaisir à son fiston Racer, un enfant moins lent qu'il n'y parait) et confirmait le statut de geek "jemenfoutiste" de son réalisateur par son côté fourre-tout tourné en 3D, un procédé déjà utilisé par Robert sur
SPY KIDS 3, friand de ce genre de Gimmick d'un autre âge (en France tout au moins, les 2 derniers films en trois dimensions étaient sortis en 1987 (
JAWS LA REVANCHE) et 1992 (
LA FIN DE FREEDY).
Rodriguez n'ayant jamais caché son intérêt pour le cinéma d'exploitation de ces trente dernières années, l'annonce du dyptique (encore que, si l'on s'en réfère à sa sortie originale aux États-unis, c'est à la base plus un seul et unique film mis en scène par deux personnalités) n'étonna personne surtout que l'autre metteur en scène impliqué n'était autre que Qwantine Tarantino himself, pote de Robert depuis qu'ils se sont rencontrés dans les studios Columbia à Culver City où Rodriguez finalisait
EL MARIACHI et l'autre bossait sur
TRUE ROMANCE (il me semble).
Bref, les années passent et voici que débarque
GRINDHOUSE, auréolé d'une campagne marketing importante, d'un buzz monstrueux (un quatre feuilles je crois) et d'une épée de Damocles embarrassante pour les fans à savoir le logo Dimension films/Weinstein Company, une boîte qui a fait beaucoup de mal aux films de genre (
CURSED, un titre suffit à faire toute la différence, Brrr !)
Au final, le film récupère un peut plus de 25 millions de Dollars en salles aux USA, ce que certains n'hésiteront pas à qualifier de fiasco mais compte-tenu du thème, de la durée et de pleins d'autres choses, ce n'est pas si mal, même si le budget oscillait entre 47 et 53 millions.
La suite on la connait,
PLANETE TERREUR et
BOULEVARD DE LA MORT sortent séparés dans la plupart des pays non-anglophones (quoiqu'en Angleterre, ils le seront aussi) ce qui crée un véritable (et légitime) tollé de la part de nombreux fans, geeks et tout simplement cinéphiles de par le monde. Comme le rappelle LMD en début de topic, le segment de Tarantino sort en grandes pompes à Cannes, histoire de lui donner un statut plus culturel que celui de simple révérence aux films bis tout crachoteux.
Bilan mitigé : beaucoup ont adoré les poursuites en bagnoles, le casting, Stuntman Mike, la bande-son, l'hommage au cinoche de bagnoles des années 70, les partis-pris de mise en scène et beaucoup lui reprocheront quasiment les mêmes choses mais aussi le fait que Tarantino-mégalo se soit apparemment approprié le projet et n'est livré qu'un film personnel à sa sauce (ma foi) et non un "slasher on wheels" comme QT nous l'avait vendu. Je ne n'éterniserais pas sur
DEATH PROOF que j'adore , là n'est pas le sujet.
Le background étant en place, attardons-nous sur
PLANET TERROR.
Un titre intriguant qui fait penser à un film de S.F situé sur une terre inconnue et lointaine. la 1ère fois que j'en ai entendu parler, je m'attendais d'ailleurs à un film de zombies dans l'espace. mais Rodriguez n'étant pas Ted V.Mickels, son film se déroule sur notre bonne vieille planète bleue, comme le film de Ted V.Mickels, me fait-on remarquer.
Autant le dire tout de suite,
PLANET TERROR rentre bien plus dans le cadre d'un projet tel que GRINDHOUSE que le film de Quentin.
PT (appelons-le comme ça, et ne dites-pas que ça pue) met en scène des zombies/infectés cannibales qui se mettent à attaquer les habitants d'un patelin paumé prés de Marly-Gom...euh d'Austin, Texas. Le pitch référentiel fait beaucoup penser aux dizaines d'invasion de morts-vivants post-68, la localisation texane plus parce que Rodriguez est originaire de là-bas, bien loin des tempêtes et des naufrages, ce qui permet aussi pour les amateurs de V.O d'entendre certains acteurs prendre l'accent du Sud des Usa avec un vrai petit plaisir de bouseux.
Les acteurs, justement. En bon fan trentenaire, Rodriguez emploie des gueules connues, des has-been (quelle vilaine expression) ainsi que des stars montantes , ce qui n'est pas sans rappeler la méthode utilisée dans les grands films catastrophes des années 70 comme
LA TOUR INFERNALE, L'AVENTURE DU POSEIDON, TREMBLEMENT DE TERRE et
L'INEVITABLE CATASTROPHE (un autre film au Bzz monstrueux). Mais la comparaison s'arrête là, PLANETE TERREUR n'étant pas une grosse production boursouflée. A ce sujet, nombreux sont ce qui continueront de polémiquer sur le budget du film, soit à peu-près 25 millions pour
PT alors que les films d'exploitation de l'époque ne valaient presque jamais plus d'un petit million et encore, ces films-là étaient co-financés par une major. Si l'on y va de par-là, pourquoi personne n'a gueulé quand Tim Burton a fait son
MARS ATTACKS pour 60 millions ??? D'ailleurs, le chef d'oeuvre du papa de Pee-Wee ne serait-il pas lui même un film Grindhouse ??? Je répondrais donc simplement que
PT est un hommage aux films d'horreur fauchés des drive-ins tourné confortablement pour mieux nous en faire profiter.

Mais revenons aux acteurs ! Au casting de
PT se côtoient donc deux générations. Les confirmés et les petits nouveaux issus pour beaucoup de la télé, l'actuel vivier de talents made in Hollywood. La première catégorie permet donc de voir Bruce Willis incarner un Lieutenant Muldoon au passé héroïque et visiblement ravi d'être couvert de latex, un Michael Parks toujours prestant en Earl McGraw (une constante) et surtout de revoir Michael Biehn (excellent acteur passé à côté d'une carrière importante), Tom Savini en adjoint poltron, crétin et maladroit et surtout, et avec quel plaisir, Jeff Fahey (cf. Michael Biehn) en J.T , le patron d'un rade paumé à la recherche de la sauce barbecue ultime. Fahey est formidable dans le rôle et on guette ses scènes non sans impatience. En plus, bonne idée, Lui et Biehn sont frangins dans le film et leurs rapports conflictuels dociles en amuseront beaucoup.

Chez les p'tits jeunes, les trois prestations frappantes sont celles ,bien évidemment, de Rose McGowan, Freddy Rodriguez et Marley Shelton. Quand je dis "p'tits jeunes", ils ont tous les trois dépassé la trentaine mais comparé à la carrière des acteurs précédemment cités, ils sont encore tout petiots. bon, bref...
McGowan d'abord, LA raison principale de voir le film, LE visuel marketing lancé il y a plus de 2 ans et qui a étonné tout le monde. C'est quoi cette stripteaseuse en mini-jupe munie d'une mitrailleuse (un M-16 ?) à la place de la jambe droite ???

Son personnage, Cherry Darling, n'est dont pas une strippeuse mais une Go-Go désireuse d'abandonner la trémousse pour le stand-up, et qui va se retrouver embringuée dans une histoire folle au cours d'une nuit de terreur qui lui fera prendre conscience de sa vraie personnalité.
Rose McGowan, éloignée de ses niaiseries genre gentille soeur Halliwell dans
CHARMED (qui lui aura permis d'atteindre une reconnaissance internationale, c'est pas rien) se révèle formidable. Un rôle plus compliqué qu'il n'y parait pour lequel doit transparaitre une large gamme d'émotions ce qu'elle parvient sans peine à faire. D'abord mélancolique puis terrorisée, abattue et enfin combattive, c'est une Sarah Connor en puissance.

Freddy Rodriguez, haut comme trois pommes mais impressionnant, incarne à merveille Wray, un ferrailleur au passé trouble harcelé par les forces de l'ordre et par un shérif Hague (Biehn) méfiant à l'égard d'un type qui manie si bien couteaux et fusils d'assaut.
Dans le film, Wray n'est ni plus ni moins que son créateur aimerait être s'il se retrouvait dans ce genre de situation. Une version fantasmée de lui-même par Robert Rodriguez qui adorerait, comme tout bon geek flemmard, aller dézinguer du zomblard en mode super-héros. La relation entre Wray et Cherry,à la fois vacharde et touchante, enrobe PT d'une émotion pas si commune dans ce genre de films d'horreur. L'ex-embaumeur de
SIX FEET UNDER (tiens, une série) est un atout pour le film de Robert, une présence forte et charismatique, un vrai héros de cinoche Bis qu'on pourrait rapprocher d'autres personnages importants du genre comme Snake Plissken (cela n'engage que moi).

Le Docteur Dakota Block adore son fils Tony mais déteste son mari Bill (Josh Brolin). Dakota et en froid avec son père, Earl (Parks).Dakota aime Tammy (Stacy "Fergie" Ferguson) qui va, elle l'espère, la tirer de cet enfer routinier fait de crainte, de faux semblants et de non-dits. Pas de bol, l'infection se répand en ville et les cannibales attaquent. Marley Shelton , belle et talentueuse actrice sous-employée vue dans (ce n'est pas une référence)
MORTELLE St-VALENTIN mais aussi dans
SIN CITY et récemment au début d'AMERICAN DREAMZ des frères Weiz (la copine larguée de Hugh Grant), interprète Dakota. Un personnage aussi important que Wray et Cherry. Comme cette dernière, elle aussi veut changer de vie mais tout le monde s'ingénie à lui mettre des bâtons dans les roues, à commencer par son mari, l'inquiétant Doc Block à qui Josh Brolin prête son talent et son regard sombre d'époux soupçonneux. La nuit du 15 Avril et les évènements qui vont s'y dérouler seront terribles de conséquences pour elle. Shelton excelle dans le rôle. Faible, craintive pui résignée, un autre personnage de femme forte pour
PT qui en compte plusieurs, comme souvent dans le cinéma de Rodriguez où les filles ne sont pas là juste pour hurler. Se rappeler pour mémoire les Kate Fuller d'
UNE NUIT EN ENFER, Carolina de
DESPERADO et même maman et fifille Cortez de la série des SPY KIDS.

Le reste du casting est sans fausses notes. A commencer justement par Josh Brolin, un Bill Block à la violence rampante. Brolin fait du très bon boulot, on ne le voit pas assez souvent au cinéma. Naveen Andrews (
LOST) est Abby, scientifique British cruel et attiré d'abord par les testicules et l'appât du gain, Nikky Katt (un autre super acteur sous-employé) dans le rôle court mais rigolo d'un pèquenot de la cambrousse texane contaminé par le gaz DC-2. Tarantino lui-même vient dire bonjour et se délecte d'en rajouter en interprétant un militaire libidineux.

Le propre fiston de Robert Rodriguez, Racer Max (qui pourrait se marier avec une des filles Willis, ils feraient un concours) incarne le fils du couple Block, un gamin passionné de monstres extra-terrestres et de reptiles (un gamin normal quoi !) et dans la famille Rodriiiiiiguez (cf.Mozinor) , je demande les jumelles Elektra et Elise Avellan, aka The Crazy babysitter Twins, et qu'on aimerait revoir très vite, Stacy "
don't phunk with my heart" Ferguson qui joue mieux qu'elle ne piaille avec ses Black Eyes Peas et qui ajoute une autre touche sexy au film après McGowan, Shelton et les frangines. et même Carlos Gallardo, le Mariachi du film original en collègue de Biehn et SAvini. L'univers Rodriguez est donc bien présent dans
PT. Un entourage familier qu'il perpétue de film en film ici avec bonheur. Ne manquent plus que Gugino et Banderas, tiens...

On aura beaucoup tergiversé sur les aptitudes à la mise en scène de Robert Rodriguez. Gros fainéant pour les uns, habile créateur pour les autres. Ce qui est sûr, c'est qu'il sait filmer quand il en a envie. Son style varie selon ses films, ce qui lui permet de ne pas avoir à conserver une constante qu'on retrouve chez un trop grand nombre de réalisateurs. Dans
UN NUIT EN ENFER et surtout
SIN CITY, il aura démontré un savoir-faire amélioré grâce à l'utilisation accrue du numérique et des nouvelles technologies post-
LA MENACE FANTOME. Rodriguez tourne beaucoup sur fond vert et ajoute un maximum d'élément en post-production. On en retrouve dans PT mai le films possède aussi de nombreux extérieurs pas si communs chez Mr Mariachi (dont le parking de ses studios Troublemaker, illustrant ici la base militaire.
La mise en scène est dynamique, vive et détaillée. Ici, pas de caméras épileptiques ni de montage clippesque fulgurant Bousman-like (et tant d'autres...). on n'est pas dans
DOMINO (que j'adore, ceci étant dit) mais dans une oeuvre pas austère (salut Jodie) pour un sou simplement plus "classique" dans sa réalisation, comme pour mieux coller aux films dont elle s'inspire.
Le montage,cohérent, est une véritable réussite tant le film dans sa continuité nécessitait une grande attention à son découpage. Dans
PT, on ne passe pas d'une scène à une autre sans raison et les histoires des différents personnages se croisent sans se toucher avant de se rejoindre avec fluidité. Pour résumer,
PLANETE TERREUR n'a rien à voir avec le chaos le plus total d'
IL ETAIT UN FOIS AU MEXIQUE, film qui aura fait beaucoup de mal à la réputation de son réalisateur.
Les gimmicks comme les aiment tant Rodriguez sont une fois de plus bien présents. Ici, pas de 3D mais une pellicule vieillie , pleine de scratchs, de raccords-scotchs foireux , de brulures et de sauts d'images. Fausses imperfections magnifiées par l'absence volontaire d'une bobine en plein film à un moment qui en fera râler certains. Cette séquence "supprimée" permet à
PT de conserver son rythme et n'arrive pas comme un cheveux sur la soupe. L'autre gimmick fondamental du film, c'est la bande-annonce de
MACHETTE, jouissif potentiel film d'action avec Danny Trejo, Jeff Fahey, Cheech Marin et Tito Larriva. Bonne nouvelle, ce trailer a été conservé par TFM pour la distribution française du film. Par contre, versons une larme sur la disparition de
THANKSGIVING, WEREWOLF WOMEN OF THE S.S et surtout la géniale bande-annonce du
DON'T d'Edgar Wright.
Signalons aussi au passage la qualité de la musique très imprégnée de l'ambiance des films de John Carpenter soit un bon gros son de synthés et de guitare. Carpenter, remercié dans les crédits du générique, fut d'ailleurs un temps envisagé comme compositeur de la bande originale. Le leitmotiv Grindhouse et son saxophone ronflant signé Rodriguez Himself et son groupe Chingon reste dans les mémoires et on se surprend à le fredonner très souvent (du moins, c'est on cas). En plus, il y a "
too drunk to fuck" de Nouvelle-Vague écrite par Jello Biaffra des Dead Kennedys et ça, c'est pas rien !!!
Je ne reviendrais pas trop sur le scénario du film. Classique dans son déroulement et sa narration, il utilise de nombreuses références comme
NIGHTMARE CITY/INCUBO SULLA CITTA' CONTAMINATA/L'AVION DE L'APOCALYPSE d'Umberto Lenzi, référence pas si flagrante que ça excepté les infectés car les deux films n'entretiennent finalement que peu de rapports. J'y vois plus de clins d'oeil à l'oeuvre de Carpenter justement comme la traversée du pont qui m'a beaucoup fait penser à
NEW YORK 1997 et aussi à
PRINCE DES TENEBRES pour certain maquillages d'infectés rappelant celui de Susan Blanchard dans le chef d'oeuvre de Big John.
Bien sûr, Rodriguez utilise des raccourcis narratifs énormes (le subit retour de Block, par exemple) mais parfaitement assimilés dans le scénario car inhérent à de nombreux films d'exploitation. Ma main à couper que Robert rend aussi hommage aux films de George Romero par l'intermédiaire des méchants militaires menés par Bruce Willis, tout en faisant un autre et furtif clin d'oeil (tendez bien l'oreille) au
DEATH PROOF de son pote Quentin (écoutez la radio).
Concernant les rajouts de la distribution européenne, pas de séquences-chocs notables, les quelques minutes de plus concernent principalement la présentation plus approfondie de certains persos (notamment Earl McGraw, qui discute au commissariat avec Hague à propos de sa femme malade), des plans supplémentaires dans l'hôpital et autres broutilles cependant bienvenues.
PLANETE TERREUR est donc un film formidable, vous l'aurez compris. Un cadeau vibrant aux fans de pelloches Bis mondiales et une déclaration d'amour sincère et passionnée à tout un pan de l'histoire du cinéma souvent montré du doigt comme le vilain petit canard par ceux qui se considèrent comme des vrais cinéphiles.
Doit-on finalement vraiment le comparer à
BOULEVARD DE LA MORT ??? Films à la fois difficilement dissociables et pourtant tellement différents. Je dirai que , pour ma part, le film de Rodriguez se veut plus proche des films d'exploitation horrifiques européens tandis que le Tarantino s'intègre parfaitement dans la filmographie de son auteur tout en transpirant l'hommage aux
MACADAM A DEUX VOIES, LARRY LE DINGUE MARY LA GARCE, SUGARLAND EXPRESS (oui),
HELL'S BELLES et des chicks flick comme
THE VAN et
THE CHEERLEADERS. Du cinéma de dialogues, de trognes et de personnages féminins à poigne et hauts en couleur.
Ensembles, les deux films se complètent parfaitement. Visionnés séparément, on ne peut s'empêcher de penser à l'un en regardant l'autre et réciproquement.
PLANETE TERREUR , film de genre indispensable, offrande magnifique à nous-autres, flm Mad par excellence...les mots me manquent pour dire ce que j'ai éprouvé, ce que j'éprouve et ce que j'éprouverai en le voyant. Une vraie expérience de cinéma dont on ressort ragaillardi et tout heureux avec l'envie d'y replonger presque instantanément.
C'est aussi un petit pincement au coeur en resongeant aux aléas de la distribution qui auront voulu deux films indépendants réunis à deux mois d'intervalle sous une même bannière, "
un film Grindhouse" , sans les fausses BA de Zombie, Wright et Roth ni la publicité pour le restaurant Acüna Boys mais un projet/concept qu'on ne reverra pas de sitôt et dont il serait stupide de se priver.
Bien sûr, chacun verra le film différemment mais quelle que soit le degré d'intéret qu'on lui porte, on ne peut ,je pense, pas complètement détester
PLANETE TERREUR.
Merci Monsieur Rodriguez.