
Welcome back to nonante-neuf bitch!
A l'aube du nouveau millénaire, les choses ne vont pas trop fort pour JCVD malgré des collaborations prestigieuses avec la fine fleur de HK. Ayant définitivement abandonné l'espoir de devenir plus qu'un star de vidéoclub, JCVD accepte de jouer dans une suite d'Universal Soldier... Une franchise qui avait continué sans lui (et sans une once d'interet au passage... attention de pas confondre cet UniSol2 avec l'autre volet tout pourri).

Au moins on pourra pas les accuser de pas respecter leur source d'inspiration: il y a même la poursuite en jet-ski de 2001!
JCVD est donc une nouvelle fois Luc Devereaux, bidasse Nam-buté revenu à la vie dans le cadre d'un programme de super-soldats crées depuis des cadavres de petits gars. Enfin, non, en fait il est redevenu humain par une quasi-opération du Saint-Esprit que le film aura la bonne idée de ne pas chercher à précisé. Il assiste cette bonne vieille ganache de Xander Berkeley dans le nouveau programme UniSol, plus balézofort que le précedent: les supa-cyborgs sont désormais controlé par un ordinateur géant intelligent nommé SETH, qui à la forme d'une grosse boule lumineuse (hum hum). Sauf que comme d'hab les gradés veulent fermer le programme, SETH (qui à lu sur les lévres à travers une vitre HUM HUM HUM) ne l'entends pas de cette oreille et prend le controle des UniSol pour se protéger, et ce en court-circuitant le pov' Xander Berkeley qui peut même plus trahir un PC tellement il est grillé. Après ça, SETH de décide à controler le monde, etc... Evidemment, seul Luc Devereaux pourra l'arreter! Et ce aidé d'une journaliste qu'il emballera en moins de 8h histoire de donner à sa petite fille une moman.

Un casting de rêve qui livre des prestations virtuoses
Oubliez tout de suite le faste du premier film de Emmerich qui était à mi chemin entre le B et le A, ici on est dans DTV typique mais assez thuné (Selon l'indice de Nobel, qui consiste à mesurer le budget par le nombre d'explosions) au scénario complétement pretexte, mais qui ne se prend pas trop au sérieux: attention les yeux, JCVD découvre le degré2, nous gratifiant de quelques intermédes de jeu grandiose, comme quand il est visiblement captivé par les seins des femmes (deux fois) et qu'il n'écoute plus, ou alors qu'après s'être fait a moitié noyé de force par des UniSol il lache un "let's go" tout piteux. Il enquille aussi les punchlines avec sa partenaire Heidi Schanz qui se débrouille relativement bien pour un rôle-plante-verte (mais qui a disparu depuis malgré des rôles dans Se7en et Truman Show...) pour notre plus grand bonheur (le mot n'est pas faible: BONHEUR).
Le coté comique est aussi, et surtout, servi par Bill Goldberg: catcheur de son état, ce beau bébé joue le plus vindicatif des UniSol -Romeo de son petit nom-... Avec un plaisir évident, Romeo poursuit sans relache Devereaux, se faisant "tuer" à 6 ou 7 reprises de toutes les maniéres possibles. Il s'adjuge les meilleures scénes du film, comme celle ou il fait le coup de la corde à la linge, ohlalalalala il monte sur la troisiéme corde, sur 3 gros mastards aussi baléze que lui dans un hosto.
Goldberg, c'est limite la star du film, et d'ailleurs c'est la star de Mission Alcatraz 2, que j'ai vraiment hate de voir

- Halala, mon petit Jean-Kevin, vous avez vu? Il lui fait un slam-inverted-brulure-indienne depuis la deuxiéme corde
- Formidable, et pendant ce temps, Kamina sa compagne assome l'arbitre avec un pommeau de douche
- Ca fait longtemps qu'on avait pas vu un tel spectacle à la WWG! La World Wresting Goliofederation!
Donc ahahah, on rigole, mais qu'en est t'il du boum boum kaputt pan pan HUSS! HUSS!? Et bien UniSol L'Ultime Combat s'en sort assez correctement de ce coté. D'abord il faut noter que le film commence avec une sympathique poursuite nautique (qui n'a rien à envier à un Bond période Moore) totalement gratuite mais bien fun.
C'est la seule réalisation du cascadeur Mic Rodgers -doublure et collaborateur de Gibson avec une filmo pas dégueu à son actif- et tout le monde sait à peu prés ce qu'il à faire. On fait péter pas mal de trucs, beaucoup de figurants meurent criblés de balles ou transformés en mechoui et même si la réa est un chouia molle, ca le fait assez bien du moment qu'on sait ce qu'on vient chercher.

En avant premiére: le 14 Juillet 2008 sur les Champs, avec les UniSols 2500 en tête de cortége. Manquez pas la cible les gars: c'est la plus petite...
En outre, SETH l'ordi très intelligent, se dit que bon le plus simple c'est encore d'aller tataner Van Damme tout seul, donc il se choisit le corps de Michael Jai White (Spawn, Hors Limites avec Seagal, Kill Bill -dans une scéne coupée, quel poissard ce Jai White- et surtout récemment le très bon Un Seul Deviendra Invincible 2). C'est une bonne idée notez, il doit bien aimer se mater dans la glace. Et donc évidemment il y a un combat absolu à la fin, combat très sympathique d'ailleurs avec un SETH quasi-invincible qui évite les balles et les chaises volantes (!) [Oui les chaises semblent être assez mortelles vu comment ils se les balancent à la gueule et les évitent la peur dans les yeux]. Bon entendons nous bien: les combats et les coups sont surtout rendus spectaculaire au montage. C'est pas HK. Mais c'est assez bien foutu pour un produit de ce standing.
Le perso de SETH à même un début de truc intéressant -mais pas exploité vraiment- avec la relation qu'il entretient avec la fille de Devereaux.

Je veux monter plus haut! Toujours plus haut! Jusque dans ta gueuleeeeeee!
Bref, des rires, des stonbs, du rififi dans une boite de striptease ("On y trouve toujours Internet!" dixit JCVD), que demander de plus?
Rien. Et donc ca vaut un bon gros 4/6, donc au hasard plus que le Hulk de Ang Lee, ou Spiderman 3. Damien Granger avait mis 5/6 mais lui c'est un homme de gout aussi.
JEU CONCOURS:
A la question: "UniSol2 c'est mieux que..." il fallait cocher toutes les cases.
