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Version complète : Richard Fleischer (1916-2006)
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Misterpursoup
Vraiment excellent ce topic! (Cfury For President)
De Fleischer pour le moment je n'ai vu que 20.000 Lieux sous les Mers quand j'étais tout pitit, et j'en garde un excellent souvenir, super film d'aventure avec en Kirk Douglas en prime, et les Vikings récemment, qui m'avait vraiment très plu. Décors et reconstitution bluffante, vision totalement fantasmée de l'univers Vikings, grâce à une production d'une ampleur époustouflante, brillement dirigée par Fleischer, qui apparemment est vraiment doué quand il s'agit de se débrouiller avec des grosses productions en terme matériels (je pense principalement à Tora tora tora là ).
Encore une fois, excellent film d'aventure, doté d'un réel souffle épique et lyrique comme le disait Cfury, avec encore une fois un Kirk Douglas magistral. ( Quel acteur ce mec!)
Et il y a quelques jours je me suis commandé L'Etrangleur de Boston et Tora! Tora! Tora!, j'ai bien hâte.
Cfury
Merci, mais pour tout avouer - et contre toute attente - je préfère la sueur des gars de mon Howling Commando au strass et paillettes aux côtés de la gracieuse Carla. C'est des mecs biens en plus...
Sinon très bon choix de galettes, un joli étendu du meilleur de Fleischer avec d'un côté, l'inquiétant et oppressant examen clinique d'un tueur en série et de l'autre, toute la maîtrise du cinéma à grand spectacle comme il semble décidément plus possible de faire, et dans lequel Michael Bay a honteusement tenté de copier la puissance de feu de la dernière demie-heure (et d'où sont d'ailleurs issus les personnages de Ben Affleck, Josh Hartnett et Cuba Cooding Jr).
Misterpursoup
Ca y est enfin maté "Tora! Tora! Tora!"
Bon ben c'était vachement bien.
Le mot qui vient à la bouche quand on assiste à la toute première scène, le générique accompagné de la musique de Goldsmith (inutile d'en dire plus pour savoir qu'elle déboite sec) et présentant une cérémonie de soldats japonais sur des cuirassés, est magistral. Par la suite, on aura envie de rééutiliser ce mot pour qualifier les 20 dernières minutes, dont Cfury a trouvé les mots parfaits pour la décrire: du cinéma de destruction massive.
Aux rennes d'une production d'une ampleur époustouflante, ayant à superviser lui et son épique des dizaines d'avions en vol ou à détruire, des immenses décors fidèlement reproduits, des navires gigantesques se faisant puvlériser par paquet 2, Fleischer garde la tête froide et maitrise sa mise en scène avec une aisance hallucinante, nous livrant entre autres un final dantesque, un moment de furie visuelle inoubliable, qui raison de plus pour me plaire m'a sacrément évoqué un fantasme de gosse mis sur bobine.
Entre cette introduction imposante et ce final de folie, le film propose un récit minutieux et complet des événements ayant précédés l'attaque. Une fois accoutumé au style didactique très poussé, le métrage se révèle passionnant, une véritable mine d'informations, et qui par son procédé très audacieux de suivre le point de vue à la fois Américain et Japonais nous livre une vision d'ensemble qui appuie très fortement sur l'incompétence et les incohérences du gouvernement américain et de la direction des forces armées en opposition à la détermination implacable des Japonais.
C'est peut-être un peu trop appuyé diront certains, mais on est obligé de reconnaître que les preuves historiques ne manquent pas pour confirmer cette vision de l'événement.
Donc ouais, un excellent film, entre film historique ultra-documenté, et pur film de guerre à gros budget qui en met plein la geule, avec talent et intelligence bien entendu.
Ce qui m'empêcherait juste de le qualifier de "over-tuerie" ou de "supra-butage" c'est justement ce côté didactique, qui si il est bigrement intéressant, m'a paru assez froid par moments, tout du moins limitant l'implication d'un point de vue humain.
Ceci dit je l'ai pas forcément vu dans les meilleurs conditions. J'étais dans un état assez propice au sommeil, fatigué dans des coussins chauds, et il m'est arrivé quelques fois de fermer les yeux le temps de quelques secondes.(m'enfin rien de grave, j'ai parfaitement suivi hein)

Sinon c'est marrant, et la comparaison doit pas être très judicieuse, étant donné que je me base sur les souvenirs lointains d'une de mes expériences fondatrices de ciné étant gosse, mais ca m'a un peu évoqué Le Jour le plus Long. ninja.gif
grifter
CITATION(Misterpursoup @ 02 2 2008 - 00:39) *
Sinon c'est marrant, et la comparaison doit pas être très judicieuse, étant donné que je me base sur les souvenirs lointains d'une de mes expériences fondatrices de ciné étant gosse, mais ca m'a un peu évoqué Le Jour le plus Long. ninja.gif


Rien d'etonnant a ca: gros film de guerre de la Fox fin 60's, plusieurs reals pour chaque camps, une volonte de realisme affichee et un Zanuck (le fils cette fois) qui supervisait en coulisses.
Misterpursoup
Ca serait une bonne occasion pour le revoir tiens.
Misterpursoup
Après Tora Tora Tora, c'est sur The Boston Strangler que j'ai porté mon regard, et bon sang, je m'attendais pas à ce que l'expérience soit aussi puissante.
C'est typiquement le genre de films dont on ressort l'esprit traversé par des tas de questions complexes, la mine sombre, abasourdi par la noirceur de l'ensemble.
Fleischer décrit minutieusement l'enquête, prenant bien le temps d'ammener chaque élément, de manière didactique comme il a été dit précédemment, ce qui est à mon avis loin d'être péjoratif, et rend l'enquête passionnante.
Avec un tel parti pris narratif, Fleischer fait durer son film presque deux heures, traduisant avec brio la longueur laborieuse de l'enquête, et ne laissant aucune étape dans l'ombre, ce qui m'a largement évoqué le récent Zodiac de Fincher.
Mais le film est loin de n'être qu'un simple film d'enquête, ceci dit passionnant.
Le métrage se révèle être extrêmement sombre et poisseux, une plongée en apnée dans les tréfons de la perversité et de la folie de l'âme humaine, illustré avec une intelligence rare par une mise en scène proprement expérimentale par moments, mais constemment travaillé et entièrement pensé , et ca n'est pas que des mots, tant il est évident que Fleischer a apporté une importance perfectionniste à des éléments tels que les décors, la couleur des habits des personnages.
Une mise en scène d'autant plus intéressante qu'elle ne s'enferme ni dans son carcan expérimental, visuellement saisissant et servant toujours à illustrer les états d'esprits des personnages, le point de vue du réalisateur, ni dans son approche réaliste et clinique, ce qui le rend absolument fascinant.
A mon humble avis, c'est un chef d'oeuvre.
LMD
CITATION
Barabbas (1962)

C’est la seule et unique incursion de Fleischer dans le Péplum ou plutôt dans le genre biblique, et force est de constater que Barabbas ne laisse pas insensible tant il s’éloigne des règles généralement édictées par le genre. Alors on est bien dans une production à grand spectacle, mais le fort caractère intimiste de l’entreprise confère au film de Fleischer une aura somme toute particulière. Du coup si Barabbas ne brille pas par son rythme trépidant, l’on ne peut qu’être envahi par la sincérité de nombreuses scènes et par le symbolisme qui en découle. J’aime bien le pessimiste ambiant de ce film, qui ne remet jamais en cause le principe même de foi religieuse, mais qui nous renvoient dans la tronche avec un certain fatalisme (qui vient du Dr Fatalis) les conséquences cruelles de nos actes. C’est pas forcément l’œuvre la plus impérissable de Fleischer, mais c’est en tout cas une sacrée belle définition du destin de sa part, rehaussé par de magnifiques séquences. Dommage que le Z1 ait une copie vraiment médiocre.


Enfin pas à grand spectacle c'est relatif! Du film intimiste comme ça, avec des entrainements de gladiateurs, des visions infernales de mines exposés et de cadavres fumants, d'un colisée qui met bien la misère à Gladiator, de comabts de centaines de gladiateurs au dessus de lions, et de visions religieuses magnifiques picturalement, j'en veux bien tous les jours!

J'ai beaucoup aimé le film qui suit le destin croisé de Barabbas et de Jésus et comment le premier va vivre sa longue vie sous le poids du premier. L'existence de Barrabas qui ne semble pas pouvoir mourir sans avoir trouvé la foi, un long purgatoire franchement violent (la lapidation ou l'écroulement de la mine sont assez bourrins dans leur genre), sa confrontation d'homme "cartésien" face à la foi, l'évocation par la bande (et donc un peu décalé) des écritures -qui est très maligne- et de Jésus de Nazareth, font du film une bien belle oeuvre auquel il manque un petit quelque chose: malgré le casting solide (Gassman, Palance, Borgnine...), on dirait qu'il y a un épisode en trop et que le film n'atteint pas tout son potentiel.

Les séquences "religieuses" (la rencontre avec Lazare, la crucifixion du Christ) et celles des tourments de Barrabas (la mine de souffre en particulier, ou l'incendie de Rome) sont picturalement superbes, tout comme l'entrainement "à la dure" des gladiateurs.
Plutot une bonne surprise...
Cfury
Quelqu'un qui a vu Barabbas!!!

Ah mais la thune, on la voit à l'écran (De Laurentiis reprezentz!), j'évoquais le côté intimiste du film d'un point de vue...littéral (?). Barrabas est un film tout en nuance, immensément riche humainement et à cet égard, il n'avait de toute évidence rien à voir avec bon nombres d'autres prod' du même genre, visuellement très riche mais plutôt pauvre thématiquement.
D'ailleurs, malgré son cachet de "superproduction", le film fut un échec au cinéma à l'époque.
CITATION(Misterpursoup @ 18 2 2008 - 16:29) *
Après Tora Tora Tora, c'est sur The Boston Strangler que j'ai porté mon regard, et bon sang, je m'attendais pas à ce que l'expérience soit aussi puissante.
C'est typiquement le genre de films dont on ressort l'esprit traversé par des tas de questions complexes, la mine sombre, abasourdi par la noirceur de l'ensemble.
(...)
A mon humble avis, c'est un chef d'oeuvre.

Je ne peux que te conseiller de te procurer L'Etrangleur De Rillington Place alors. Ca ne te feras pas sous-évaluer The Boston Strangler qui reste évidemment un grand film du genre, mais tu verras à quel point un réalisateur de talent peut pondre un masterpiece avec un décor minimaliste et 2 acteurs principaux sur le thème de la nécrophilie. Si The Boston Strangler t'as mis un coup de massue sur la tête, tu risques de rester de longues, de très longues minutes tétanisé à la fin de Ten Rillington Place.
ygrael
Petit up et vaine tentative de contrecarrer la vague massive d'attaques des prosélytes de l'église Aldrichienne, que l'on dit gouverné d'une main de fer par le nain névrotique et mono-maniaque Tom Cruise, qui par d'infâmes procédés de plombier tente de noyauter ce noble endroit dans un but qui demeure aujourd'hui un mystère.


Between Heaven and Hell. 1956.
Jeune maître d'une plantation de coton, Sam se comporte comme un tyran avec ces métayers. Cruel et sans pitié, il ne fait que perpétuer les vieilles traditions qui lui ont étés transmise par ces aïeux. Mobilisé, Sam quitte a contre cœur son univers confortable pour le terrible conflit qui oppose les USA au Japon en compagnie de son beau père, officier supérieur dans la garde national. Loin de son environnement, Sam se lie d'amitié avec de simple soldats et entame un parcourt qui changer sa vision des choses. Récit de guerre, Le Temps de la Colère est avant tout le voyage initiatique d'un jeune lieutenant, impeccablement interprété par Robert Wagner, pris dans la tourmente de la seconde Guerre mondiale et qui va peut à peut, aux grès des évènements et des rencontres, briser les barrières sociales qui l'on conditionnées et faire de lui un homme tolérant.
Le Temps de la Colère n'est pas a proprement parler un brûlot anti-guerre, même si Fleischer prend soin de ne pas en cacher la violence et l'absurdité, mais plutôt l'histoire de la chute d'un monde, celui d'une Amérique des castes qui se dirigera, via une guerre qui détruira de nombreuses barrière sociales, vers un nouveau pays socialement plus humain. On peut bien sûr discuter la pertinence de ce propos mais cela ne nuit en rien l'intérêt que l'on peut porter a ce film brillamment réalisé. Fleischer était sans aucun doute un des kings US du format scope et, a de maints occasions, a prouvé sa compétence dans des œuvres aussi diverses que 20 000 Lieus sous les Mers, Barrabas, Les Vikings, The Girl in the red Velvet Swing ou Compulsion. Between Heaven and Hell se situe dans la droite ligné de ces prestigieux exemples, entendre par là que c'est une réussite total (en gros ça déchire sa mère). D'une virtuosité extraordinaire et pourtant remarquablement discrète, Fleischer signe une œuvre doté d'un discours social profond mais qui jamais n'oublie son spectateur en route car ce film est avant tout un putain de bon film de guerre qui pourra eventuellement faire penser a Merrill's Marauders avec lequel il partage une vision réaliste de " l'héroïsme ", une jungle étouffante et mortelle (la mort d'une jeune recrut qui mourra en voulant récupérer un katana) et par le refus du manichéisme (voir le perso de waco).
Vraiment un des meilleurs films de Fleischer que j'ai pu voir.
Cfury
Oh que oui c'est du bon Between Heaven And Hell!
Passons aux choses qui fâchent icon_mrgreen.gif

See No Evil (1971)

See No Evil c’était mon arlésienne à moi. Un fantasme cinématographique que j’avais embelli d’une flatteuse réputation auprès de quelques amis qui n’en avaient de toute façon rien à carrer. LE Fleischer sur lequel je n’arrivai pas à mettre la main, jusqu’à ce que la providence* - un samedi midi - frappe à la porte de ma boîte à lettre. Il n’en fallait pas plus pour que le soir même je drogua femme et enfant afin d’apprécier en toute tranquillité cette nouvelle incursion de l’un de mes moviemaker préférés dans le thriller.
Problème, tourné un an après le chef d’œuvre Ten Rillington Palace, See No Evil n’atteindra jamais ne serait qu’un dixième de la réussite de ce dernier, et ne trouvera donc pas plus une place au côté de Compulsion ou The Boston Strangler.



See No Evil raconte l’histoire d’une jeune aveugle interprété par Mia Farrow, qu’un serial killer va tenter de supprimer alors que cette dernière demeure l’unique "témoin" et survivante du massacre de sa famille. Pas plus con qu’un autre, le pitch promettait une efficace immersion dans le suspense et la terreur, d’autant que 5 ans plutôt sur une intrigue quasi-similaire, Terence Young réalisa l’ex-cell-en-tissime Wait Until Dark** avec Audrey Hepburn (il apparait indispensable, si vous aimez les thrillers atypiques, de visionner ce petit classique). Au lieu de ça, Fleischer ne parvenait jamais à tirer la moindre quintessence du (mauvais ?) scénario écrit par Brian Clemens (perso’ je connais pas, mais ça fait toujours bien de mettre le blaze du scénariste), ni à compenser la faiblesse du climax instauré par ses talents de mise en scène. RF se prenait par instant pour John Huston et usait et abusait - à en trouver le procédé ridicule - de plans avec un objet ou personnage en amorce. Seul éclairci, un joli exercice de style lorsque Mia Farrow traverse la maison sans soupçonner la présence des cadavres contenus dans chaque pièce (normal, elle est aveugle vous me direz toujours est-il que tout ça est efficacement réalisé).
Déception compte tenu de mon attente, mais même les plus grands d’Hitchcock à Hawks ont eu leurs ratés (sachez toutefois que sur ce topic, personne n’évoquera ni Ashanti, ni Amityville 3-D ni Red Sonja)

*Providence du nom d'ygrael, que je salue une nouvelle fois bien bas


**Avec le plus grand méchant de l’histoire du cinéma avec un accent, en compagnie d’Hans Gruber
RogerMoore
CITATION(Cfury @ 05 3 2008 - 14:48) *
See No Evil (1971)

Fleischer ne parvenait jamais à tirer la moindre quintessence du (mauvais ?) scénario écrit par Brian Clemens (perso’ je connais pas, mais ça fait toujours bien de mettre le blaze du scénariste), ni à compenser la faiblesse du climax instauré par ses talents de mise en scène.


Brian Clemens, c'est le créateur de Chapeau Melon et Bottes de cuir et du kitcho-culte Capitaine Kronos: Tueur de vampires, quand même...

Sinon, c'est marrant, mais dans mon souvenir, le film de Fleischer est bien meilleur que celui de Terence Young.
Si je retrouve ma vieille VHS, je me referai cette Terreur Aveugle un de ces quatre pour en avoir le cœur net.
Bonjour.
molasar
J'ai un bon souvenir moi aussi blush.gif de ce "Terreur aveugle"...la mise en scène efficace de Fleischer + la prestation comme toujours impecc de la grande Mia.
à revoir... blush.gif
Cfury
CITATION(RogerMoore @ 06 3 2008 - 19:09) *
(...)
Brian Clemens, c'est le créateur de Chapeau Melon et Bottes de cuir (...)
Bonjour.

Ah ben oui, effectivement.

Sinon la sauce n'a pas pris désolé, alors que Wait Until Dark monte constamment en puissance. Et autant j'aime généralement le jeu fragile de Mia farrow autant là, versus Hepburn elle fait pâle figure dans le rôle d'une aveugle.
Je vais me faire The Don Is Dead ce WE. Il me faut bien un film de mafieux pour digérer la déception.
ygrael
Dieu tout puissant, qu'est ce que j'ai fait !?!? Une vie de cinéphile pour lire ça ! Dieu tout puissant... ninja.gif

Maintenant que tu t'es cassé les dents sur l'idée que tu t'était fait du film, remate le un de ces quatre, a tête reposé, pour te faire une idée exacte du film, débarrassé des espérances que même les meilleurs films ne peuvent parfois pas contenter. Sinon il faudra que moi aussi que je fasse un retour sur le Young parce que j'avoue que j'ai pas eu l'impression de voir quelque chose de marquant. La réal m'avait semblé anonyme mais c'est vrai que le scénario est au dessus de celui de Clemens. Je trouve que See no Evil est néanmoins un brillant exercice de style a qui manque sans doute un scénario digne de ce nom mais qu'en l'état je trouve formidable (n'écoutez pas Fury, sa perpétuel lutte contre les ignobles hordes de l'HYDRA a fini par fatiguer son regard de cyclope icon_mrgreen.gif ).
Cfury
Ah vraiment le Young je l'ai trouvé classe. Mais une revoyure de See No Evil s'imposera sans doute tu as raison, mais j'ai pas évacué encore

Vos souvenirs vous trahissent les mecs ! icon_mrgreen.gif
johnny walker
J'aimais bien Fleischer, il livrait toujours des films efficaces ou regardables même pour ses pires films ( CONAN LE DESTRUCTEUR). J'ai deux films cultes: LES VIKINGS, évidemment, qui un chef-d'oeuvre du film d'aventure avec Kirk Douglas dans un de ses meilleurs rôles. Et LES FLICS NE DORMENT PAS LA NUIT avec George C.Scott et Stacy Keach, superbe polar des seventies, très réaliste (car inspiré de faits réels) et très émouvant par le destin qui attend les deux flics. Vraiment un grand film!
ouaisbiensur
Petit up because revisionnage du Voyage fantastique, facile sur mon podium des films intra-corporels avec l'aventure intérieure et le sexe qui parle.

La vision poétique de l'aventure (renforcée par l'antagonisme entre le chirurgien et le plus terre-à-terre Donald Pleasance qui sue toujours à grosses gouttes comme personne) emporte l'adhésion et donne l'impression de suivre un épisode d'1h30 d'il était une fois la vie avec Raquel Welch en combi moulante à la place du vieux barbu rigolard. Passé la chouette intro concise comme le pointait Fury arrive la miniaturisation avec son lot de péripéties chez nos amies les cellules (Rachel ! Les anti-corps !, les globules blancs Blob-style). Si on rajoute des appartés café entre généraux que même Jarmusch et Lynch auraient trouvé too much, rien que du bonheur.


Cfury
CITATION(ouaisbiensur @ 15 3 2008 - 00:32) *
Petit up because revisionnage du Voyage fantastique, facile sur mon podium des films intra-corporels avec l'aventure intérieure et le sexe qui parle.
(...)

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CITATION(Cfury @ 06 3 2008 - 21:53) *
Je vais me faire The Don Is Dead ce WE. Il me faut bien un film de mafieux pour digérer la déception.


The Don Is Dead (1973)

Ben oui mec, il te fallait bien ça : une série B réalisé avec métier mettant en scène des mafieux aux antipodes du folklore Sicilien popularisé par Le Parrain, bien que The Don Is Dead fut justement produit à l’origine pour bénéficier de l’intérêt du public pour le genre. Parce que jamais comparable en terme d’ambition au film de Coppola, celui de Fleischer titillait la fibre des amateurs de cinoche bien véner avec un style direct, libéré de cette dimension romanesque que suggère invariablement un tel thème. Et c’était sacrément bien vu…
De facture classique, le scénario écrit par Marvin H. Albert (tiré de son propre roman) évoquait la guerre que se livrait 2 familles de la pègre New-Yorkaise, sur laquelle venait s’articuler une histoire de machination. Rien de bien neuf sous le soleil de Mezzogiorno donc, sauf que réalisé par un Fleischer en grande forme au vu du dynamisme des scènes d’action (la seconde partie, marquée par les actes de vendetta des 2 familles, est ultra efficace), The Don Is Dead rappelait au bon souvenir des meilleurs films de gangster et illustrait un passage de témoin entre les époques et les genres, en mettant en scène 2 familles diamétralement opposées dans le style. A la violence significative d’une décennie nouvelle incarnée par le personnage de Robert Forster, répondait l’anachronisme relatif des méthodes et des traditions de celui interprété par Anthony Quinn. Fleischer, qui fit ses premières armes avec le film noir, marquait quant à lui son entrée dans cette nouvelle vérité du cinéma Américain.
Sanglant, amoral (les convictions de chaque personnage sont uniformément crapuleuses) et composé de protagonistes qui passaient contre toute attente ad patres tandis que d’autres prenaient une dimension insoupçonnée, The Don Is Dead apparaîtra sans nul doute irrésistible à tout bon amateur de film de gangster.
Et respect à Richie d’avoir aligner – de Charles Cioffi à Al Lettieri en passant par Sid Haig - autant de "gueules" avec un plaisir si communicatif.

Don ygrael, la famille tenait encore à exprimer toute sa gratitude pour ce présent. Les portes de mon restaurant te sont désormais grandes ouvertes… Gino ! Fais-moi plaisir tu veux, offre donc à monsieur une bouteille de notre meilleur vin!




Starsky
Tiens, deux extraits du trés rare Che! avec Omar Sharif.

http://fr.youtube.com/watch?v=pbA_7-SVhYg

http://fr.youtube.com/watch?v=-kcIp_cdNu4&...feature=related

J'aimerai le voir, en attendant le Soderbergh.

Sharif en Guevara, Palance en Castro, Loggia en Morales. Du lourd.



Cfury
Pas vu ce Fleischer qui se traîne d'ailleurs une mauvaise réputation. J'aurai aimé le juger sur pièce, mais à moins d'une hypothétique diffusion à la TV, c'est mort.

Par contre rien à voir, mais à chaque fois que je mate le visuel du DVD de Burn!, je me dis que Brando aurait fait un super Che...
Cfury
Mortel, y'a un topic! J'y cours!
Scalp


Film que j'avais pas vu depuis plus de 15 ans, j'en avais aucun souvenirs et je m'attendais a une purge bein non finalement c'est même mieux que ce truc tout pourri d'excalibur. Dernier film réalisé par le tres bon Richard Fleischer ( Tora,Tora, Vikings ou etrangleur de boston sont des chef d'oeuvre ).
Film vendu en france sur le nom de Schwarzy, alors qu'il a un role secondaire, le premier role etant tenu par l'athletique mais moche Brigitte Nielsen qui tient ici le role de Red Sonja ( une rousse au gros seins qui defouraille tout le monde ).
Bon l'histoire est pourri, en plus y a un sidekick de 8 ans qui fait du kung fu, mais ça a l'avantage de durer qu'un 1h20 ( la durée ideal pour les films qui ont rien a raconter ). Dans l'ensemble ça se regarde y a même des plans plutot sympa ( vue en premiere personne lors d'un combat notamment ), on retrouve avec plaisir Sandahl Bergman dans un role de bag guy ( enfin woman plutot ).
Bien entendu c'est assez kitch par moment ( quoique je m'attendais vraiment a pire ), la doublure de Nielsen est a peine tricard, ça manque de baston un peu aussi, et c'est pas assez violent : on denombre seulement 2 tetes coupé et 1 bras c'est tres peu pour un film de barbare bourrin, et pis même pas une ptite scene de cul histoire de.
La partition de Morricone est une fois de plus tres réussi.
Faudrait ptet que je retente Conan le Destructeur.
Bon allez la moyenne pour ce truc.

3/6
Misterpursoup
CITATION(Cfury @ 12 7 2007 - 22:42) *
Barabbas (1962)

C’est la seule et unique incursion de Fleischer dans le Péplum ou plutôt dans le genre biblique, et force est de constater que Barabbas ne laisse pas insensible tant il s’éloigne des règles généralement édictées par le genre. Alors on est bien dans une production à grand spectacle, mais le fort caractère intimiste de l’entreprise confère au film de Fleischer une aura somme toute particulière. Du coup si Barabbas ne brille pas par son rythme trépidant, l’on ne peut qu’être envahi par la sincérité de nombreuses scènes et par le symbolisme qui en découle. J’aime bien le pessimiste ambiant de ce film, qui ne remet jamais en cause le principe même de foi religieuse, mais qui nous renvoient dans la tronche avec un certain fatalisme (qui vient du Dr Fatalis) les conséquences cruelles de nos actes. C’est pas forcément l’œuvre la plus impérissable de Fleischer, mais c’est en tout cas une sacrée belle définition du destin de sa part, rehaussé par de magnifiques séquences. Dommage que le Z1 ait une copie vraiment médiocre.


Après m'être fait l'excellent "Between Heaven and Hell" dont parlaient si bien Cfury et Ygrael, j'ai enchaîné avec ce Barabbas, et ce fut encore une fois super. Je me permets de citer le Colonel qui définit parfaitement la beauté de ce film [et je viens de me rendre compte que LMD en parlait lui-aussi avec justesse à la page précédente], mais je dois dire que je sais encore plus élogieux que lui. J'ai été réellement conquis par ce film, qui s'il n'a pas un rythme trépidant n'en est pas moins passionnant de bout en bout et regorge de séquences puissantes, avec un Anthony Quinn magistral (et aussi un Jack Palance détestable -dans le bon sens du terme- et un Borgnine qui montre qu'il n'est pas qu'un fieffé salopard.)
Fleischer - qui d'ailleurs sur ce film compose des plans d'une beauté picturale à couper le souffle- is the Man!
profondo rosso
C'est enfin sorti en dvd donc j'ai pu voir ça


The New Centurions aka Les flics ne dorment pas la nuit (1972)




Comme le disait Cfury il y a quelques pages, certainement l'ancêtre de toute les série policère à tendances réaliste du style Hill Street Blues ou The Wire (faudrait que je m'y mette un jour à ça). Suivi du train train quotidien d'une patrouille de flic en uniformes dans les quartier chaud de LA, l'accent étant mis sur Roy, un jeune bleu joué par Stacy Keach et Kilvinsky, un vétéran joué par le grand Georges C. Scott. Pas d'intrigue directrice si ce n'est le cheminement psychologique de Roy. Sous la houlette du charismatique Kilvinsky, on le voit se faire la main et devenir littéralement "accro" à la rue et à son ambiance, demandeur en sensation forte au point de délaisser sa famille jusqu'à ce qu'une blessure crée un premier traumatisme. Fleischer trouve le ton juste pour aborder tout ces thèmes, sans appuyer outre mesure et en maintenant le côté routinier de la vie de ses flics. Keach est excellent en flics perdant pied progressivement et Scott en vieux briscard comme chez lui dans la rue s'avère des plus poignant lorsque, à la retraite il s'avère totalement désemparé dans la vie de tout les jours.
Une ambiance urbaine qui sent bon l'asphalte et le bitume avec un Fleischer qui nous offre toutes les situations possible auxquels peuvent être confonté ses flics de proximité, du plus sordide avec un bébé maltraité au comique pur avec un hilarant alpaguage de prostituée, en passant par la bavure policière où les opérations peu glorieuses comme la fouille de poubelle de bookmaker. Le livre de Joseph Waimbaugh que le film adapte semble avoir offert le ton réaliste idéal voulu. Au rayons des rares défauts je reprocherai seulement le côté elliptique qui ne fonctionne pas toujours (Keach sur le terrain en un clin d'oeil après avoirété grièvement blessé, l'échange entre Scott et la femme de Roy qui suppose qu'ils se sont déjà rencontré mais on a rien vu) et que le tout s'avère un poil moins prenant passé le suicide de Kilvinsky. De plus le début du film laissaient à supposer à une trajectoire parallèle en le perso de Keach et les deux autres bleu joué par Erik Estrada (héros de Chips a m'a fait drôle icon_mrgreen.gif ) et Scott Wilson (bien sobre ça change du fou furieux qu'il incarne dans "The Grissom Gang" de Aldrich) et finalement cette idée ne sera reprise qu'à la toute fin en revenant sur la situation de chacun. Hormis ces broutilles, du très bon Fleischer, carré et efficace, et le final s'avère aussi bref que poignant. 5/6

Sinon l'image du dvd claque bien, ne manque que quelques bonus mais c'est déjà très bien qu'il soit sorti !
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