Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : Richard Fleischer (1916-2006)
Mad Movies > Forums Discussions > Cinéma
Pages : 1, 2
Cfury
Parce que beaucoup se souviennent plus de Kalidor et Conan Le Destructeur que de The Vikings ; parce qu’il fut sans doute le premier à évoquer l’homosexualité dans un film de guerre (Between Heaven And Hell) ; parce que son père n’était nul autre que Max Fleischer, qui lui fût le papa des cartoons de Superman ou Betty Boop (vous noterez l’antinomie des personnages) ; parce que les splits-screen de L’Etrangleur De Boston ; parce que Tora ! Tora ! Tora ! bien avant Mémoires De Nos Pères et Lettres D’Iwo Jima ; parce que Soleil Vert ; parce que c’était un artisan du 7è art au sens noble du terme qui savait réaliser des films aussi populaires qu’intelligents (Verbinsky, Snyder, Ratner et consorts : Richard ne vous salue point) ; parce que film noir, thriller, science-fiction, aventure et film de guerre ont jalonné sa carrière, Ladies and Gentlemen bienvenue dans le topic dédié à Richard Fleischer. Topic certes amputé de sa période film Noir (pas certains que des DVD’s aient été édité, mais la vérité est surtout que je ne suis pas un inconditionnel du genre, lui préférant le néo-polar) et de certaines autres de ses œuvres (que ceux qui ont maté Doctor Dolittle ne se cache plus !), mais qui n’attend que vos réactions à ce sujet pour peu que vous les ayez vu.

20 000 Lieues Sous Les Mers (1954)

Ni K7 ni DVD à ma disposition - ce qui est plutôt chiant pour l’évoquer - alors je vais me baser sur mes souvenirs de gamin pour juste dire que ce film a sans douté été l’un de mes premiers gros bon plaisir de cinéphile et qu’il est amusant de rappeler - pour la petite histoire - que Disney confia les clés de cette maousse production à Fleischer dont le père, Max, n’était autre que son grand rival dans le domaine du dessin animé. Bref, parce que je sais qu’il ne s’agit pas seulement d’une vieille résurgence de môme à propos d’un film qui passerait à l’état de pérave lors d’un visionnage à l’âge adulte, 20 000 Lieues Sous Les Mers est un classique du cinéma d’aventure qui marquera les débuts de Fleischer à la réalisation de productions à très gros budget.

Between Heaven And Hell (1956)

C’est génial ça. C’est génial parce que ça à la résonance d’un film de guerre de série B, mais les intentions de Fleischer étaient surtout de mettre en exergue le non-sens de la guerre et d’évoquer ses conséquences sur les rapports humains au travers de Sam Gifford (Robert Wagner), thuné et tyrannique exploitant de coton qui au contact d’une unité militaire composé de petites gens va voir sa moralité de nanti pédant et cynique, profondément bouleversée. C’est une histoire d’homme(s), un film noble sur la valeur de la vie, la fraternité, le courage - une thématique que n’aurait pas renié John Woo en somme - qui vous arrachera peut être un sourire dans ses scènes les plus naïves (comme lorsque lors d’une mission de reconnaissance, une patrouille emmené par Gifford n’en finit plus de se planquer dans les fourrés pour éviter les Japs’) mais dont la réalisation solide est aussi expressive que la richesse des propos qu’il contient. Et comme je l’écrivais dans l’introduction du topic, Between Heaven And Hell est également marqué (ou plutôt suggéré) par l’homosexualité des sbires du Capitaine Waco (Broderick Crawford dans le film, pas le madnaute !) faisant sans doute du film de Fleischer l’un des premiers du genre à évoquer la sexualité de ces soldats US, quand bien même en filigrane. Œuvre humaniste, Between Heaven And Hell c’est un film de guerre qu’il est bien.

Ah oui, un truc que je voulais signifier à propos de 2 scènes du film :
- l’assaut des Japonais sur un poste US qui ressemble en tout point à l’affrontement final dans Platoon
- lorsque la petite troupe se rend dans les ruines du village, l’ensemble rappelle furieusement l’arrivée du contingent de soldats US dans Hué dans Full Metal Jacket avec ses allures de cité Berlinoise en ruine.

Pousse les basses, tonton!

The Vikings (1957)

"Talaaaaaa-la, talaaaaaa-la, tala-tala-tala-tala-talaaaaaa" Ah, Les Vikings ! Chacune de ses visions n’en finit plus de renforcer le sentiment qu’il s’agit là d’un des plus puissants, d’un des plus lyriques et épiques film d’aventure jamais réalisé. Rien n’est trop fort pour évoquer cette splendide épopée à l’allure Shakespearienne, dont la mise en image virevoltante trouve son apothéose dans l’attaque finale du château et le duel tragiquement fratricide entre Einar et Eric. Si l’utilisation du scope de ce film est proprement à tomber, il serait injuste de ne pas mentionner la beauté saisissante de la photo de Jack Cardiff, hissant la mise en image de Fleischer à un degré de magnificence rarement atteint dans le genre. Oui vous l’aurez compris, je n'y vais pas par 4 chemins à l’évocation de The Vikings mais voilà, il y’a des films comme ça qui vous mettent des coups de boule indélébile et celui de Fleischer en fait partie. Et puis bon, je trouve toute l’histoire du projet assez passionnante et formidable avec un Kirk Douglas totalement investi dans son rôle de producteur et qui n’a pas hésité à s’endetter pour que le projet aboutisse ; ces bateaux Vikings construit grandeur nature à partir de modèles existant réellement ; ces fjords Norvégiens ; ce générique de dessin animé et cette légende qui prétendrait que Leone aurait dirigé la 2nde équipe (même si L’archiviste y apporte un élément de réponse dans le topic Films d’Aventures).

Alors, pour Einar ! Pour Eric ! Pour Ragnar ! Pour Asgaaaarrrddd !!!
Et pour le sourire de Douglas lorsqu’il s’apprête à se jeter sur la porte du pont-levis. Forever.


Y’a des plans comme ça, qui en font penser invariablement à d’autres…


Presque avant…


…Mais bien après


Voilà d’où provient le sigle d’une célèbre marque de vaisselle


Ouaaiiss !!! C’est chez nous que ça a été tourné !


L’honneur des Vikings


Maman et Papa Jamie Lee, à l'écran comme à la ville


Pooouuueeettt !!!


La procession qui précède ce plan est énormissime
Cfury
Barabbas (1962)

C’est la seule et unique incursion de Fleischer dans le Péplum ou plutôt dans le genre biblique, et force est de constater que Barabbas ne laisse pas insensible tant il s’éloigne des règles généralement édictées par le genre. Alors on est bien dans une production à grand spectacle, mais le fort caractère intimiste de l’entreprise confère au film de Fleischer une aura somme toute particulière. Du coup si Barabbas ne brille pas par son rythme trépidant, l’on ne peut qu’être envahi par la sincérité de nombreuses scènes et par le symbolisme qui en découle. J’aime bien le pessimiste ambiant de ce film, qui ne remet jamais en cause le principe même de foi religieuse, mais qui nous renvoient dans la tronche avec un certain fatalisme (qui vient du Dr Fatalis) les conséquences cruelles de nos actes. C’est pas forcément l’œuvre la plus impérissable de Fleischer, mais c’est en tout cas une sacrée belle définition du destin de sa part, rehaussé par de magnifiques séquences. Dommage que le Z1 ait une copie vraiment médiocre.












L’Etrangleur De Boston (1968)

C’est peut-être parce qu’il ambitionnait de devenir psychiatre avant de passer à la réalisation, que Fleischer se passionna souvent à filmer des personnages de tueurs en séries. Toujours est-il qu’après Compulsion mais avant Ten Rillington Palace et See No Evil, il s’intéressait au cas d’Albert DeSalvo qui viola et assassina sauvagement treize femmes au milieu des années 60. Paradoxalement, il fut déclaré non responsable de ses actes et fut enfermé à vie avant d’être tué dans sa cellule en 73. Formidablement novateur, The Boston Strangler multipliait les effets visuels, délivrait différents points de vue de l’action via ses splits-screens et se distinguait par son histoire en 2 actes, l’une privilégiant l’enquête policière et l’autre nous invitant à une introspection du personnage interprété par Tony Curtis dans un face à face mémorable avec Henry Fonda. Aux confins d’un cinéma expérimental, The Boston Stangler est une œuvre hybride, voyeuriste (8 ans après Powell, mais toujours avant BDP – à ne pas confondre avec Boogie Down Productions) et dérangeante (notamment dans toute sa 2è partie), dont le texte final, particulièrement surprenant, pointait du doigt un tout autre coupable.

Hostel, vu par Richard Fleischer (c'est autre chose je trouve...)
Tigelz
J'ai vu The strangler from Boston il y a quelques jours, et je n'ai vraiment pas été déçu de la chose qui m'a un peu rappelée le récent Zodiac, mais en plus frontal et abouti. La mise en forme est étonnante (les splits screen), le déroulement est bien tenu (il est intéressant de ne connaitre l'identité du tueur que tard dans le film, un peu avant les flics qui s'en rendent compte dans l'excellente scène de l'ascenceur de l'hopital, que l'on ne quitte plus jusqu'à la fin).

Essentiellement il faut voir ce film pour la prestation de Tony Curtis, tour à tour touchant et effrayant en schizophrène sombrant définitivement dans la folie. Vraiment très bon.
Cfury
Tora ! Tora ! Tora ! (1970)

Là, on entre de plain pied dans ce qui ne peut que faire tenir en très haute estime un gars comme Fleischer. Enorme co-production Americano-Japonaise, Tora ! Tora ! Tora ! (à prononcer très rapidement) évoquait Pearl Harbor du point de vue Américain et Japonais, bien avant Clint Eastwood et ce en un seul film (on est d’accord ceux d’Eastwood narraient un épisode différent du conflit qui opposait les US au Japon, c’est juste que le procédé avait en soi pas grand-chose de novateur). Mais plus que cette démarche importante qui ne livrait pas le film à un manichéisme primaire entre agresseur et agressé, Fleischer faisait preuve d’une énormissime audace en imputant la réussite de l’assaut des Japonais sur Pearl Harbor à la totale défaillance de l’Etat-Major Américain. 30 ans plus tard, l’analogie avec les événements qui ont précédé le 11/09 vient invariablement à l’esprit, notamment depuis Vol 93. Défaillance logistique, arrogance des Généraux, attente de confirmation de messages, incompétence collective, déni Présidentiel : Fleischer n’y allait franchement pas de main morte enfonçant notamment le clou lors d’une mémorable scène que mon intégrité se refuse de vous commenter (même en mode spoiler, vous achèterez le film comme ça) ! Carte blanche avait été laissé à Fleischer par la Fox pour mener à bien son entreprise, et bien leur en prit puisque ce dernier rendit sa copie avec plus de 10 jours d’avance. Une Fox qui ne vivait donc pas encore les heures sombres que l’on connaît en matière de liberté artistique...
Formidablement réalisé (et co-réalisé par les Japonais Masuda et Fukukasu suite au retrait d’Akira Kurosawa pour des raisons médicales), dominé par un climax de tous les instants, méchamment spectaculaire (l’attaque de Pearl Harbor durant les 30 dernières minutes, c’est du cinéma de destruction massive) et excellemment interprété, Tora ! Tora ! Tora ! est sans nul doute LE meilleur film de guerre sur cette période du conflit. Alors toi le jeune, oublie vite (très vite) le Pearl Harbor serré du fion de Bayminator et vole te procurer cet incontestable bombe qui date de 1970, mais qui n’a véritablement pris aucune ride.

Tuerie ! Tuerie ! Tuerie !


Seul, c’est déjà énorme. Avec les images, c’est encore mieux !


Non, ce ne sont pas les plans de l’Etoile Noire que les Japonais observent…


Je vous laisse deviner la réflexion des pilotes Japs, à la vision de ce plan…


Oscar Goldman, j’écoute ?


Avant l’entracte, les prémices du climax


Michael, Do you copy ?


I repeat : Michael, Do you copy me!?



Ca bute




Mais puisque je vous dis que ça bute!!!
Alex Corvis
Moi de Fleischer j'ai surtout adoré "Soleil Vert".

Ce terrible futur, sur-pollué, sur-peuplé, ou les clochars s'entassent sur les troitoirs, dans les cages d'escaliers, et ou la seule nourriture est un biscuit du nom de "Soleil Vert" est vraiment saisissant.
Charton Heston encore une fois magnifique (son rôle dans Soleil Vert me rapelle beaucoup celui qu'il avait dans La planète des singes), dans ce rôle de flic a moitié véreux, qui, sous prétexte d'une enquête, rafle de la viande chez un VIP (viande étant une denrée rare). Et surtout quelle bonne idée de lui donner comme co-locataire ce vieil homme qui a connu "l'ancien monde", ou l'herbe éxistait, et ou les océans n'étaient pas asséchés.

Ce fil conducteur d'un enquête que mêne Charlton Heston pour découvrir la vérité sur un meurtre se suit avec le plus grand interêt, et nous fait parcourir cet univers sombre et fascinant, dans le sens ou nous allons droit dedans.
Après quelques scènes magnifiques (notamment celle ou Sol le co-locataire décide d'en finir, en s'endormant devant des images de nature luxuriante), nous aboutissons a une révélation finale digne de celle de "La planète des singes".

Pitch fabuleux, traîté de la meilleure manière qu'il soit. Un chef-d'oeuvre, rien de moins.

6/6
Cfury
Merci.
J'allais justement écrire que je causerai plus tard de ses autres films (ouais, parce que Soleil Vert, bordel!) mais que la place était chaude - en l'occurrence - pour que d'autres le fassent.

Fleischer, we luv' you

J'attends Compulsion avec impatience
LMD
Tiens j'attends que RogerMoore vienne parler de The New Centurions/Les Flics Ne Dorment Pas La Nuit, excellent film avec S.Keach et C.Scott qui est une sorte de matrice de Hill Street Blues et du style Steven Bochco, une chronique réaliste du travail des policiers en tenue de Los Angeles qui dresse un portrait humain mais sans concession (un jeune flic bute par erreur un pére de famille noir, déclenchant un début d'émeute) de la fonction.

Très sympa mais totalement inexistant en DVD (même Z1)...
Cfury
CITATION(Tigelz @ 12 7 2007 - 22:48) *
J'ai vu The strangler from Boston il y a quelques jours, et je n'ai vraiment pas été déçu de la chose qui m'a un peu rappelée le récent Zodiac, mais en plus frontal et abouti.


C'est exactement la même chose que je me suis dit à propos du film de Fincher. Un mix improbable entre Les Hommes Du Président et L'Etrangleur De Boston. Mais comme tu dis, c'est beaucoup moins radical (mais sympa quand même).
Elego
Je plussoie pour Tora ! Tora ! Tora !, je savais pas trop à quoi m'en tenir avec ce film et j'avais été soufflé. D'autant que la minutieuse reconstitution des évènements est une mine d'informations.

De Fleischer j'ai aussi vu Soleil Vert qui m'avait moins plu que TTT mais quand même vachement beaucoup, notamment ce côté ultra-nihiliste, "sans espoir de retour", avec tout le truc sur la nourriture qui m'avait marqué.

Ils sont édités en z2 ses autres films ?
Cfury
Pour Compulsion (aka Le Genie Du Mal en Français. Il est pas mortel ce titre? Ah, ah, j'adore!), Barabbas et The Don Is Dead (un dérivé du GodFather de Coppola), c'est que du Z1. Le problème, c'est que toute la filmo' de Fleischer n'a pas été édité en DVD ou n'existe plus (See No Evil avec Mia Farrow par exemple). Mais tu peux trouver Le Voyage Fantastique, 20 000 Lieues Sous Les Mers ou Les Temps De La Colere (Between Heaven And Hell) assez facilement en Z2 je pense.
molasar
J'aime beaucoup "Terreur aveugle","l'étrangleur de Boston/Rillington Place","soleil vert","les flics ne dorment pas la nuit"...que des bombes bluesbro.gif bluesbro.gif (là je viens de mater la moitié de "spikes gang" et c'est pas mal du tout aussi!!)
Cfury
J'envoie les caps' de The Boston Strangler

















Et puis autant que The New Centurions, j'aimerai bien un jour mettre la main sur Mandigo, grande fresque Sudiste qui ne faisait semble t-il pas dans la dentelle et qui s'était fait déchirer la gueule par les critiques. A l'époque c'était souvent bon signe.
Prosopopus
J'aime beaucoup aussi son Violent Saturday (Les Inconnus dans la ville), mix de western et de film noir. Si certains passages sont un peu naïfs, la description de la petite ville américaine prise en otage par un groupe de truands en fuite après un casse est bien menée.
Waco
Je plussoie au plussoiement général : Fleischer ne se foutait pas de la gueule du public et, en solide artisan de l'image qu'il était, il réussissait à s'illustrer dans la plupart des genres qu'il abordait (Tora ! Tora ! Tora !, le film de guerre de grande ampleur avec reconstitution minutieuse et final spectaculaire; L’Etrangleur De Boston, novateur et osé; The Vikings et son sens de l'aventure en technicolor qui nous mène aux sommets des fjords; 20 000 Lieues Sous Les Mers et son souffle lyrique tout droit sorti d'un bouquin de Mr Beigbeder; Between Heaven And Hell qui va effectivement au-delà de son statut de film de guerre de série B; Soleil Vert et son futur radieux...).
Je suis loin d'avoir tout vu de sa filmo mais rien que pour ces films là, sa mémoire mérite d'être célébrée à tout jamais.


(et comme d'hab, très chouette topic du patron du S.H.I.E.L.D.)
jason13thh
J'ai maté ce film en attendant rien de particulier, c'était un blind buy (vhs achetée 1 euro) et bien bonne surprise je dois dire.

L'histoire:

En fait pas vraiment d'histoire juste un flic idéaliste qui rêve de faire carrière et qui rentre dans la police par vocation, il fera équipe avec un flic presque à la pension, incarné par Georges C. Scott. La vie des flics de L.A n'est pas facile et il en fera l'expérience à travers toutes ses patrouilles.

Encore une fois une bien bonne suprise, Fleischer n'essaie pas de nous montrer de super flic à la Dirty Harry, non juste des gens comme vous et moi qui rentrent dans la police pour des raisons diverses et variées, certains c'est pour faire carrière, d'autre pour échapper à la rue, d'autre pas idéalisme...

Pas de scènes réellemment marquantes (peut-être celle avec le bébé vers le début et la Keach qui s'accroche à une voiture d'une criminelle supposée, à la Maniac Cop 2) réalisation tout en sobriété, pas de grosses fusillades, très peu finalement.

Les personnages sont assez attachants surtout Georges C. Scott et Stacy Keach tout deux très bons dans leur rôle respectif.

Le fait qu'il n'y ai pas d'histoire ne m'a pas dérangé c'est plus une sorte de témoignage, Fleischer apparemment admirait ses hommes qui font un travail pas toujours reluisant (scène des poubelles) mais néanmoins nécessaire.

Un bon 4,5/6 sans hésiter.
LMD
Et en réalité jason, ce sujet fait déjà doublon avec le très bon sujet sur Fleischer par CFury, donc transmutation et combinage de sujet zoooouuu!

Par souci d'exhaustivité, je place aussi le lien vers l'autre sujet ou on évoquait Fleischer en 2006, dans des circonstances forcément pas très rigolotes.
jason13thh
Ok bon bon tant pis.

NdModo: Bah c'est pas grave hein... huh.gif
uhu
De ses films je n'ai vus que (dans l'ordre) :
-20000 lieux sous les mers, film magique vu étant enfant, oeuvre démolissant le livre de Jules Verne, mais qui avait un côté magique si particulier à plusieurs films Disney.
-Le voyage fantastique, qui porte très bien son nom : il a réussi à transformer une goutte de sang rouge en un monde coloré et presque féérique, dont les protecteurs se révèlent être l'une des pires menaces.
-Soleil Vert, oeuvre d'anticipation, d'un réalisme qui fait toujours froid dans le dos aujourd'hui.
-Tora Tora Tora : le seul vrai film sur la bataille de Pearl Harbour, évitant de tomber dans le patriotisme et qui a bénéficié d'un très grand travail documentaliste.2 regrets cependant, le premier que les spectateurs américains n'aient pas suivis à l'époque, parce que le film "osait" donner le point de vue des japonais, et que Fleischer n'ait pas bénéficié à certains moments des moyens techniques de Michale Bay(je pense aux traçantes et aux avions), mais ne vous méprenez pas : ce film reste un putain de truc avec de super effets, jamais autant d'avions factices n'ont été détruits dans l'histoire du cinéma.
pirate
Il y a aussi Mister Majestyk avec un Bronson impérial ou un de mes films préférés dont j'ai déjà parlé et que mentionne Bourgoing dans une de ses anthologies : 10 Rillington Place, tout en nuance glacée, avec un Richard Attenborough d'une perversité rare, à une époque ou il était encore difficile d'affronter ce genre de sujet scabreux pour le cinéma disons main stream où avec une grande finesse, Fleisher nous fait rentrer dans l'univers confiné d'un nécrophile, tueur en série, et croyez bien que ça pue, par la suggestion et sans pratiquement montrer le moindre cadavre, on comprend bien le fonctionnement pervers d'un tueur en série organisé, ce que n'était pas Di Salvo (l'étrangleur de Boston, et dont du reste on jamais put prouver à 100% la culpabilité) mais je n'ai pas vu ce film là.
Quand à Tora Tora c'est un de mes premiers souvenir de cinéma, mais plus pour le spectacle dans la salle que ce qu'il y avait à l'écran : en l'occurence ici c'était au Grand Rex et à l'entracte il y avait Antoine le chanteur en officier de cavalerie nordiste sur un cheval (oui, oui, un vrai !) et des indiens, de quoi laisser des souvenirs impérissable à un gosse croyez moi. icon_mrgreen.gif
Cfury
CITATION(jason13thh @ 17 8 2007 - 12:03) *
J'ai maté ce film en attendant rien de particulier, c'était un blind buy (vhs achetée 1 euro) et bien bonne surprise je dois dire.

Damn'! Tu l'as choppé où? Sinon, c'est cool d'avoir un avis sur The New Centurions, sans avoir vu ce film j'en suis assez fan, tant les avis à son sujet sont élogieux.


Compulsion (1958)

Petit retour sur ce film que j’ai enfin vu (et depuis j’en suis quand même à la 3è vision !) et qui vient s’ajouter à la liste de ceux narrant l’étude de cas criminels qui auront donc tant passionné Fleischer et marqué la thématique de son cinéma. Compulsion ou Le Genie du Mal en Français s’inspire de l’histoire vraie de Nathan Leopold et Richard Loeb (leurs noms seront changés dans le film), 2 jeunes Fils de… adeptes de pratique sodomite et Nietzschéenne, qui assassinèrent sans motif apparent un adolescent de 14 ans. Visuellement moins expérimental, moins dérangeant surtout que The Boston Strangler, le film de Fleischer s’articule autant autour de l’ambivalence des personnages qu’interprètent Dean Stockwell et Bradford Dillman, que s’affrontent 1H40 durant les modes de pensées Nietzschéens et théologiques. Compulsion, c’est un film de guerre philosophique (j’y connais que dalle mais je connais mes classiques) et psychologique, une œuvre dominée par une lutte de tous les instants qu’elle soit morale, sociale ou physique et qui trouvera sa conclusion dans la dernière partie du film avec cette joute verbale entre le Procureur EG Marshall et l’avocat Orson Welles (ou quand le Rhino rencontre Charlie-27), avec notamment ce long plaidoyer contre la peine de mort de la part de Big Doudou Orson. Entre thriller, enquête policière et film de procès, Compulsion fait sans nul doute partie de ces films mettant à nue toute la réflexivité du cinéma de Fleischer (ah,ah ! comment je me la pète maintenant en philo!), s’avérant donc indispensable dans toute Fleischeréthèque.


Franchement, les génériques de Fleischer étaient souvent bien tripants



Vous noterez le regard affolé du nounours



Jamais une paire de lunettes n'aura eu une telle importance dans un film



...Et à son entrée dans la pièce, des murmures s'élevèrent



Les amants criminels



C'est clair, avec sa tête et son sourire en coin là, ce gars-là tu peux pas le carote




Sinon :
CITATION(Waco @ 17 7 2007 - 17:46) *
(...)
(et comme d'hab, très chouette topic du patron du S.H.I.E.L.D.)


Merci, heu...Capitaine Waco? (hi,hi!)
Waco
Mais je t'en prie heu... Sifu... euh... riz !

(bon sang qu'il a l'air chouette le Compulsion ! je l'ai jamais vu donc ça va être encore plus chouette de le découvrir après le chouette petit topo que tu viens de nous faire)
Cfury
Et il est chouettement pas cher en plus ! Mais, je réitère mes services, si tu veux un dub' fais moi signe ! *smiley qui cligne de l'oeil*.
Et avec ton emploi du temps de Ministre, je peux même te l'envoyer par courrier ! *smiley qui cligne du bandeau*
Waco
Chopé y'a quelques mn le zone 1 (de toute façon, il existe pas en zone 2 non?) pour 6,61€ (la vie est super bien faite des fois).

(je suis du genre fétichiste pour ce qui est des dvd et des skeuds : il me faut l'original ou rien ^^ Mais c'était quand même super sympa de ta part de proposer une copie Cfury smile.gif )
jason13thh
CITATION(Cfury @ 17 8 2007 - 21:17) *
CITATION(jason13thh @ 17 8 2007 - 12:03) *
J'ai maté ce film en attendant rien de particulier, c'était un blind buy (vhs achetée 1 euro) et bien bonne surprise je dois dire.

Damn'! Tu l'as choppé où? Sinon, c'est cool d'avoir un avis sur The New Centurions, sans avoir vu ce film j'en suis assez fan, tant les avis à son sujet sont élogieux.



Je l'ai acheté chez Pèle Mèle à Bruxelles (ma ville) un magasin de vente de livres/cd/dvd's d'occasion, quand on cherche bien on trouve dès fois des films intéressants et parfois de bonnes surprises rolleyes.gif
Cfury
Hé bien tant pis pour moi! Dans une autre vie, je demanderai à être Belge.


Soleil Vert (1973)

Je vais pas revenir sur ce qu’à très bien résumé Alex Corvis à propos de ce film, alors avant de fermer ma gueule et de vous laisser avec quelques cap’, j’ai pas souvenir d’un seul film m’ayant ému avec une scène de repas comme Soleil Vert (en fait, y’en a aucun autre) et je vous raconte pas dans quel état j’étais lorsque Edward G. Robinson passe l’arme à gauche sur fond de Beethoven. Donc, toi le madnaute qui lit ses quelques lignes, je t’invites à visionner (mais pas chez moi, faut déconner non plus) ce film d’anticipation au réalisme froid, qui est tout simplement L’Avenir Du Futur/6*


C'est pas du Galak, mais l'on se laisserait presque tenter!



Le vieil homme et le loup de haute-mer



You, Sexy MotherFucker!



Y'a comme un problème de surnombre dans l'équipe d'en face



Le Major Dundee du XXIè siècle


*Spécial dédicace à Robert Clarke
pirate
Juste pardon désolé c'est pas Tchaïkovsky c'est Beethoven l'ouverture de la Symphonie Pastorale - (la 6ème) je le sais parce que c'est par cette scène précise que je suis tombé amoureux de la dite pastorale...-

Vala, pardon de déranger.
Alex Corvis
CITATION(pirate @ 21 8 2007 - 20:04) *
Juste pardon désolé c'est pas Tchaïkovsky c'est Beethoven l'ouverture de la Symphonie Pastorale - (la 6ème) je le sais parce que c'est par cette scène précise que je suis tombé amoureux de la dite pastorale...-

Vala, pardon de déranger.


lol comme un complexe d'infériorié tongue.gif ? T'a pas à t'excuser au contraire.
Cfury
CITATION(pirate @ 21 8 2007 - 20:04) *
Juste pardon désolé c'est pas Tchaïkovsky c'est Beethoven l'ouverture de la Symphonie Pastorale - (la 6ème) je le sais parce que c'est par cette scène précise que je suis tombé amoureux de la dite pastorale...-

Vala, pardon de déranger.


Mais vous faites bien mon cher monsieur icon_mrgreen.gif
Moi tu sais, sorti de Wu-Tang Clan et de Public Enemy, je carre que dalle à la musique ^^
En tout cas c'est corrigé!
LMD
Suite à ce bien bon sujet je me suis refait Tora! Tora! Tora! et ma premiére remarque c'est que Cfury à probablement choisi toutes les meilleures images du film possible dans les captures (sauf le décollage de la vague japonaise à l'Aube). A la vue du résultat je me demande comment le tournage à été organisé (Fleisher supervisait t'il le travail des équipes japonaises comme des "secondes équipes" de luxe? Qui à décidé quoi, etc...), le film proposant une excellente cohérence visuelle. Sinon à l'instar de l'Etrangleur... je trouve qu'on est face à un film très didactique* dans la description des événements, genre devenu un peu désuet aujourd'hui mais qui n'est pas désagréable mais forcément très "scolaire" dans la facon de parler au public, vu la volonté de compiler une histoire très exhaustive des événements (grosso modo la version historique qui est toujours d'actualité) ce qui le rend parfois un peu mou...
Plus qu'un incompétence générale je vois surtout une succession de petites incompétences et un appareil militaire grippé qui n'est pas en état de guerre: l'amiral Kimmel me semble par exemple victime des événements (alors qu'il fut considéré comme un des deux fautifs avec le personnage interpréte par Jason Robards) et dépendants des erreurs commises à Washington. Certes le général Short est lui traité avec plus de mordant mais dans l'ensemble le film cherche à montrer qu'il n'y a un ensemble d'élements qui ont abouti à la situation.

Je trouve que la partie Japonaise est bien mieux traité que l'américaine: visuellement plus intéressante, personnages moins caricaturaux (l'argumentation finale du chef de flotte -opposé à Yamamoto- qui écourte l'attaque est recevable) et plus sympathiques, une dramaturgie nettement plus concentrée (exclusivement autour de Yamamoto) et un certain lyrisme absent des passages concernant les américains en font les meilleurs moments du film, si l'on excepte l'attaque qui est assez soufflante.
A noter aussi, bien que je n'ai pas l'oreille musicale, un très bon score de Goldsmith (dans le beau générique de début avec la premiére capture mise par Cfury, ca fout le frisson).

* edit: En y repensant, parler de film didactique pour l'Etrangleur de Boston n'est peut être pas très malin de ma part... ca ne l'est pas de la même façon que Tora!Tora!Tora! mais ce qui m'avait marqué c'était le final du film qui expliquait de maniére assez "scolaire" ce qu'était un paranoïaque schyzophréne. Ce qui est parfaitement cohérent pour l'époque. Au niveau visuel, il n'y a nettement plus d'audaces visuelles et de parti-pris que dans Tora!Tora!Tora!, qui reste une illustration luxueuse.

* edit2: et je sais qu'il est considéré comme un film de bout de course un peu indigne, mais je trouve qu'il y a tout de même dans Conan le Destructeur des restes du talent de Fleischer qui en font un film bien plus agréable et noble que sa réputation le laisse présager. La scéne du Palais des Glaçes est pas loin d'être magnifique malgré des SFX pas au niveau.
Cfury
D'après Fleischer la séquence finale à demandé 2 ans de tournage (!), ce qui ne l'empêcha pas de rendre une copie propre avec une dizaine de jours d'avance et il fut secondé par Ray Kellog qui semble t-il était considéré à l'époque comme l'un des plus grands réalisateur de 2nde équipe du cinéma Américain (mais un rapide coup d'oeil sur son boulot, me laisse toutefois perplexe quant à cette attribution). Il co-réalisa par ailleurs avec Wayne ce fantastique film de guerre humaniste que fut Les Bérets Verts².
C'est vrai que l'on peut être un brin décontenancé par l'aspect didactique du film de Fleischer mais quand même, faire preuve d'un tel cynisme avec un évènement qui aura traumatisé l'Histoire - avec un grand H - des Américains, il fallait quand même des couilles énormes pour le faire.
LMD
CITATION
C'est vrai que l'on peut être un brin décontenancé par l'aspect didactique du film de Fleischer mais quand même, faire preuve d'un tel cynisme avec un évènement qui aura traumatisé l'Histoire - avec un grand H - des Américains, il fallait quand même des couilles énormes pour le faire.


Je trouve pas ca très cynique en fait: certes il en rajoute un peu dans la caricature des officiers américains (et d'ailleurs ca me plait moins que le traitement des japonais), mais il y a beaucoup d'élements dans le film pour expliquer leur comportement franchement relaché... Multiples alertes a priori vaines, officiers pris pour des Cassandres, le fait que les négociations continuaient et que malgré l'alliance signé avec l'Axe, le Japon et l'Asie restait un probléme séparé de l'Europe, la croyance que Pearl Harbor était trop loin du rayon d'action militaire japonais, etc... Bref je n'y vois pas vraiment du cynisme mais surtout une volonté d'illustrer comment le sort d'une bataille ou d'une guerre peut tenir à une multitudes de détails. L'aspect scolaire ne me dérange pas plus que cela, étant donné qu'il y a un certain soin apporté au film.
Cfury
Mmmm... c'est peut-être excessif, c'est vrai. Mais si Fleischer s'appuie sur des faits historiques pour relater l'incompétence de l'Etat-Major Américain, je trouve qu'il fait preuve dans moults scènes d'une attitude incisive à l'égard de la Nation. Je voulais pas le spoiler, mais rien que ce passage où la fanfare joue de plus belle tandis que les Zéros volent en rase-motte sur Pearl Harbor, semble résumer assez bien - je trouve - l'attitude provocatrice dont il a fait preuve sur ce film.
pirate
CITATION(Alex Corvis @ 21 8 2007 - 20:26) *
CITATION(pirate @ 21 8 2007 - 20:04) *
Juste pardon désolé c'est pas Tchaïkovsky c'est Beethoven l'ouverture de la Symphonie Pastorale - (la 6ème) je le sais parce que c'est par cette scène précise que je suis tombé amoureux de la dite pastorale...-

Vala, pardon de déranger.


lol comme un complexe d'infériorié tongue.gif ? T'a pas à t'excuser au contraire.


Pas vraiment mais bon on va encore me dire que je la ramène pour rien, d'ailleurs je vais la ramener pour rien et en plus je vais faire du hors topic pour l'édification des masses et la cultivation des amateurs de musique plus moderne si tu veux savoir pour le final de Platoon (quand Dafoe meurt, reprit 751239 depuis à toute les sauce du "on va faire un truc triste et déchirant") c'est l'adagio de Barber. icon_mrgreen.gif (et si tu veux savoir pourquoi je ramène ma science autant chercher le mystère des pyramides)
Cfury
Je rebondis sur ça :
CITATION(pirate @ 17 8 2007 - 15:20) *
10 Rillington Place, tout en nuance glacée, avec un Richard Attenborough d'une perversité rare, à une époque ou il était encore difficile d'affronter ce genre de sujet scabreux pour le cinéma disons main stream où avec une grande finesse, Fleisher nous fait rentrer dans l'univers confiné d'un nécrophile, tueur en série, et croyez bien que ça pue, par la suggestion et sans pratiquement montrer le moindre cadavre, on comprend bien le fonctionnement pervers d'un tueur en série organisé (...)

pour évidemment parler de :

Ten Rillington Place (1971)

On a toujours des lacunes à combler sur le sujet, mais je ne crois pas que, dans une carrière, aucun autre réalisateur que Richard Fleischer ne se soit livré sur autant de films à l’introspection de criminels, que ces derniers soient issus de personnages de fiction ou qu’ils aient étalés leurs actes macabres à la une de tous les journaux. Donc, après The Girl In The Red Velvet Swing, Compulsion, The Boston Strangler et avant Blind Terror (son visionnage ne saurait tarder), Fleischer filmait dans le Londres des années 50 et à partir d’un fait qui choquera tout le Royaume, la terrifiante histoire de John Reginald Christie, auteur de plusieurs meurtres, dont certaines de ces victimes furent dissimulées derrière un mur factice.

Si 3 ans plus tôt, Richard Fleischer œuvrait dans l’innovation filmique (The Boston Strangler), la réalisation de 10 Rillington Place contrebalance délibérément avec son précédent film. Parce que pour Fleischer il s’agit d’abord d’un drame psychologique, L’Etrangleur De Rillington Place (le titre Français) est un film anti-spectaculaire dont le sujet - sordide - aurait pu se confondre dans une certaine complaisance sous l’œil approbateur du spectateur. Au lieu de ça, sa mise en scène est véritablement pensé en profondeur, rigoureuse mais ne desserant jamais son étau, confèrant au film un aspect aussi froid et déshumanisé que le Londres dans lequel la caméra de Fleischer ose parfois s’égarer. Car de cette maison qui deviendra un cimetière, le réalisateur de Compulsion ne s’aventure qu’en de rares occasions à l’extérieur, préférant l’exiguïté des pièces de la demeure de Christie. Un huis-clos éprouvant (comme lors du face Huston/Attenborough) et écrasant de tout son poids, au fil des minutes, le spectateur qui n’évitera la suffocation que grâce aux scènes de procès. Encore que, suite au jugement prononcé à l’encontre de John Evans (John Huston dans le film), l’horreur atteindra son paroxysme avec une brutalité et une rapidité qui n’aura d’égale que dans la scène qu’elle illustre (la pendaison de John Hurt).

Magistralement interprété par Richard Attenborough, personnage d’apparence inoffensif mais diaboliquement manipulateur et dangereusement nécrophile, 10 Rillington Place est, n’ayons pas peur de l’affirmer, un véritable chef-d’œuvre.
Et je laisse les imbéciles ( bouhouuuu, comme il y va!) réduire l’énormissime talent de Richard Fleischer au regrettable Kalidor.


Ah! Le charme des appartements cossus Londoniens...



Franchement, même à 200€ vous seriez prêts à avoir un co-loc' pareil?



Et là, vous êtes toujours sûrs?



OK, ben c'est dans cet état qu'on vous retrouvera après avoir signé
Cfury
Allez, on s’offre une une bonne bouffée d’air frais après cet authentique moment de terreur psychologique qu'est 10 Rillington Place, pour très rapidement causer d’un film souvent mentionné par les madnautes sur ce même topic, à savoir :

Le Voyage Fantastique (1965)

Passé un prologue de très bonne facture tant il suscite une certaine interrogation pour le spectateur au vu des évènements qui s’y déroule (et ce, avec quasiment aucun dialogue), la première chose qui marque à la vison du film de Fleischer est l’incroyable rapidité avec laquelle il pose les enjeux du récit.
En moins de 20 minutes sont expliqués tous les tenants et aboutissants de cette mission visant à sauver la vie d’un savant étranger, comme nous est présenté avec la même fluidité les 5 passagers de l’équipage, leur miniaturisation et leur injection dans le corps dudit scientifique. Même si le scénario ne brille pas par sa densité (notamment au vu du peu d’épaisseur des personnages principaux) et même si les effets spéciaux ont pris un sacré coup de vieux dans la tronche (ceci dit dans le même registre, L’Aventure Intérieure – plus récent lui – a aussi pas mal souffert des affres du temps), le film est assez concis pour que le tout fonctionne correctement. Et à l’heure où l’on ne cesse d’évoquer des mots comme "craquage de slibard" ou "décérébré" à propos de blockbusters qui n’en finissent plus d’être particulièrement vain et bavards, Le Voyage Fantastique s’impose comme un modèle de SF rétro, qui ne la joue jamais perso’ vis-à-vis d’un public friand de merveilleux.


Comme souvent, le générique est sacrément original



Jean-Pierre Coffe a infiltré l'équipage pour savoir ce que l'on avait dans le bide



Mais comment font-ils pour tenir avec Raquel Welch dans l'équipage?



Réponse : en bons fétichistes, ils attendaient qu'elle soit masquée pour la désaper
Movieboy
MDR, fury... Sur la dernière photo, j'avais l'impression d'être dans L'ENFER DES ZOMBIES...

(mais ouf, ce ne sont que des algues gastriques - ou quelque chose dans ce genre... sweat.gif )


Voilou
cool.gif
Diana
Je garde un souvenir plus que mémorable des Vikings et surtout ( et avant tout ) de Soleil Vert qui m'a bien plus traumatisé que toute une pléiade de films qui pourtant n'étaient pas à mettre entre toutes les mains...Le Cannibalisme légalisé voilà une riche idée...Je ne connais pas les autres films de Fleischer donc je ne peux que me pronnoncer sur ces deux là mais je gage que ce type-là a de fortes chances de devenir l'une de mes idolles si jamais j'ai l'occasion de voir le reste de sa filmographie...
Mechagodzilla
CITATION(Diana @ 13 11 2007 - 11:04) *
Je garde un souvenir plus que mémorable des Vikings et surtout ( et avant tout ) de Soleil Vert qui m'a bien plus traumatisé que toute une pléiade de films qui pourtant n'étaient pas à mettre entre toutes les mains...Le Cannibalisme légalisé voilà une riche idée...Je ne connais pas les autres films de Fleischer donc je ne peux que me pronnoncer sur ces deux là mais je gage que ce type-là a de fortes chances de devenir l'une de mes idolles si jamais j'ai l'occasion de voir le reste de sa filmographie...



je pense que tu adoreras "Kalidor" icon_mrgreen.gif
Diana
Ah mais si maintenant que j'y repense je l'ai vu aussi celui-là et en effet j'ai passé un bon moment...En revanche je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable ( contrairement à Soleil Vert )
profondo rosso
L'Énigme du Chicago Express (The Narrow Margin, 1952)



Le détective Walter Brown est chargée de protéger Mrs Frankie Neall de ses assassins lors de son voyage en train de Chicago à Los Angeles.

Excellent thriller orchestré par Fleischer. Vraiment épatant de concision et d'efficacité, en deux ou trois scène la situation, les personnages et les enjeux sont posés et l'intrigue s'avère sacrément dense en dépit de la très courte durée du film. La réalisation de Fleischer est tout en nervosité et en mouvement avec des cadrage claustro qui traduisent parfaitement la menace latente qui pèsent sur le héros et l'exiguité du train. Quelques sommets de brutalité et de violence traversent le film comme cette bagarre hargneuse dans les toilettes et l'interrogatoire musclé qui s'ensuit, certains personnages qui se font flinguer froidement. Charles McGraw avec sa gueule en lame de couteau, tout en tension retenue est impressionnant en flic dur à cuire, Marie Windsor (qui campait une sacrée garce dans "L'ultime razzia) est odieuse à souhait et les méchants sont sacrément vicieux et retors comme David Clarke (l'un des assassins dans la scène d'ouverture des Tueurs" de Siodmak) ou celui jouant Denzel. 5/6

apparement il existerait un remake par Peter Hyams avec Gene Hackman et Anne Archer

Cfury
Puisque ça passe demain soir sur Art-chtung* : pictures please! d'autant que j'ai recup', depuis la création du sujet, le dividi













*Arte, qui nous aura donc bien fait plaisir avec sa programmation de fin d'année smile.gif
ogamiitto
Specialiste de Richard Fleisher, bonsoir.

J'aimerai savoir si il existe une edition DVD Z2 de Barrabas,film dont j'ai entendu beaucoup de bien et que j'aimerai voir un jour, avant de mourrir si possible.

Merci d'avance.
profondo rosso


Oui sorti depuis un bon moment en plus http://www.amazon.fr/Barabbas-Anthony-Quin...2206&sr=1-1
ogamiitto
Merci,camarade cinephile !
Cfury
Les Flics Ne Dorment Pas La Nuit (1972)

CITATION(jason13thh @ 17 8 2007 - 11:03) *
(...)
Encore une fois une bien bonne suprise, Fleischer n'essaie pas de nous montrer de super flic à la Dirty Harry, non juste des gens comme vous et moi qui rentrent dans la police pour des raisons diverses et variées, certains c'est pour faire carrière, d'autre pour échapper à la rue, d'autre pas idéalisme...

Oui
CITATION(jason14thh @ 17 8 2007 - 11:03) *
Pas de scènes réellemment marquantes (peut-être celle avec le bébé vers le début et la Keach qui s'accroche à une voiture d'une criminelle supposée, à la Maniac Cop 2) réalisation tout en sobriété, pas de grosses fusillades, très peu finalement.

C'est vrai
CITATION(jason15thh @ 17 8 2007 - 11:03) *
(...)
Fleischer apparemment admirait ses hommes qui font un travail pas toujours reluisant (scène des poubelles) mais néanmoins nécessaire.
(...)

C’est encore juste et comme le soulignait par ailleurs LMD, ce Fleischer préfigurait de la teneur des copshows (oui Aniya: sans la série de Steven Bochco pas de The Wire, mais sans Les Flics… pas d’Hill Street Blues* non plus ! Ah, ah, comment je t’ai eu là !), certaines situations comme le contenu sociologique se dégageant du film, témoignent de toute évidence de la paternité du réalisateur de L’Etrangleur De Boston au genre. En plus du quotidien de ces policiers de Los Angeles que tout rapproche du spectateur au vu de leur agissement et moralité, Fleischer dépeint la déliquescence d’une cité qu’une politique de la ville et ces hommes de terrain s’avère impuissante à enrayer (mais rendez-nous la police de proximité, bordel !). Un an plus tard et en toute logique, RF signait d’ailleurs les conséquences directes d'une civilisation décadente avec le toujours puissant et d’actualité Soleil Vert (voir page 1 et 2). Bref, Les Flics… est effectivement anti-spectaculaire et si Fleischer a souvent su se montrer plus inspiré à la réalisation, la démarche d’avoir voulu coller au plus près au tragique et au désenchantement ambiant dans un style proche du documentaire est on ne peut plus respectable de sa part. Au crépuscule du film Noir et à l’aube du polar urbain, RF idéalisait sans doute un peu trop le job de ces hommes en uniformes (chez nous, le film fut d’ailleurs taxé de "fasciste"), mais réussissait à authentifier son sujet comme rarement au cinéma.

*petit détail amusant, dans ce film joue James Sikking, le boss du SWAT dans Hill Street Blues


Des putes...


Des suicides...


Des bavures...


Des alcooliques...


C'est drôlement chouette la vie d'un flic à L.A! Pas vrai les gars!?
Waco
[tu veux déclencher une guerre entre les Aldrichiens et les Fleischeriens? C'est ça que tu cherches Cfury?! Tu veux foutre le boxon sur le forum hein?!]


Bref, c'est pas du Aldrich, mais c'est sûrement très bien quand même (oui parce qu'en fait, je l'ai jamais vu; mais je jure de corriger ça un jour).
Starsky
Aaah, si qq'un a The new Centurions à me préter, je suis TREEEEES preneur. J'ai vraiment envie de le revoir celui-là, j'en ai de vagues mais superbes souvenirs.
LMD
CITATION(Starsky @ 17 1 2008 - 21:23) *
Aaah, si qq'un a The new Centurions à me préter, je suis TREEEEES preneur. J'ai vraiment envie de le revoir celui-là, j'en ai de vagues mais superbes souvenirs.


Jamais sorti en DVD je crois, quand au VHS j'en ai aucune idée...
Mais il y a bien quelqu'un qui doit avoir ça. (Hein?)
Cfury
CITATION(Waco @ 17 1 2008 - 21:04) *
[tu veux déclencher une guerre entre les Aldrichiens et les Fleischeriens? C'est ça que tu cherches Cfury?! Tu veux foutre le boxon sur le forum hein?!]
(...)

Pour que la fête soit encore plus belle on devrait aussi ouvrir un topic sur Wise (voire Sturges ou encore Don Siegel et aussi Schaffner tiens , dont son Seigneur De La Guerre que je viens de mater m'a giflé la joue l'enculé - si j'ai du temps j'en causerai demain dans le topic Films d'aventures )

Sinon Starsky j'ai fait enregistré le film la semaine dernière et j'ai rippé la VHS cet aprèm', donc si tu veux un dub'...
ygrael
CITATION(Cfury @ 17 1 2008 - 23:25) *
CITATION(Waco @ 17 1 2008 - 21:04) *
[tu veux déclencher une guerre entre les Aldrichiens et les Fleischeriens? C'est ça que tu cherches Cfury?! Tu veux foutre le boxon sur le forum hein?!]
(...)

Pour que la fête soit encore plus belle on devrait aussi ouvrir un topic sur Wise (voire Sturges ou encore Don Siegel et aussi Schaffner tiens , dont son Seigneur De La Guerre que je viens de mater m'a giflé la joue l'enculé - si j'ai du temps j'en causerai demain dans le topic Films d'aventures )

Sinon Starsky j'ai fait enregistré le film la semaine dernière et j'ai rippé la VHS cet aprèm', donc si tu veux un dub'...


Ah cool vivement tout a l'heure alors smile.gif
Ceci est une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'informations, la mise en page et les images, veuillez cliquer ici.
Invision Power Board © 2001-2009 Invision Power Services, Inc.