20 000 Lieues Sous Les Mers (1954)
Ni K7 ni DVD à ma disposition - ce qui est plutôt chiant pour l’évoquer - alors je vais me baser sur mes souvenirs de gamin pour juste dire que ce film a sans douté été l’un de mes premiers gros bon plaisir de cinéphile et qu’il est amusant de rappeler - pour la petite histoire - que Disney confia les clés de cette maousse production à Fleischer dont le père, Max, n’était autre que son grand rival dans le domaine du dessin animé. Bref, parce que je sais qu’il ne s’agit pas seulement d’une vieille résurgence de môme à propos d’un film qui passerait à l’état de pérave lors d’un visionnage à l’âge adulte, 20 000 Lieues Sous Les Mers est un classique du cinéma d’aventure qui marquera les débuts de Fleischer à la réalisation de productions à très gros budget.
Between Heaven And Hell (1956)
C’est génial ça. C’est génial parce que ça à la résonance d’un film de guerre de série B, mais les intentions de Fleischer étaient surtout de mettre en exergue le non-sens de la guerre et d’évoquer ses conséquences sur les rapports humains au travers de Sam Gifford (Robert Wagner), thuné et tyrannique exploitant de coton qui au contact d’une unité militaire composé de petites gens va voir sa moralité de nanti pédant et cynique, profondément bouleversée. C’est une histoire d’homme(s), un film noble sur la valeur de la vie, la fraternité, le courage - une thématique que n’aurait pas renié John Woo en somme - qui vous arrachera peut être un sourire dans ses scènes les plus naïves (comme lorsque lors d’une mission de reconnaissance, une patrouille emmené par Gifford n’en finit plus de se planquer dans les fourrés pour éviter les Japs’) mais dont la réalisation solide est aussi expressive que la richesse des propos qu’il contient. Et comme je l’écrivais dans l’introduction du topic, Between Heaven And Hell est également marqué (ou plutôt suggéré) par l’homosexualité des sbires du Capitaine Waco (Broderick Crawford dans le film, pas le madnaute !) faisant sans doute du film de Fleischer l’un des premiers du genre à évoquer la sexualité de ces soldats US, quand bien même en filigrane. Œuvre humaniste, Between Heaven And Hell c’est un film de guerre qu’il est bien.
Ah oui, un truc que je voulais signifier à propos de 2 scènes du film :
- l’assaut des Japonais sur un poste US qui ressemble en tout point à l’affrontement final dans Platoon
- lorsque la petite troupe se rend dans les ruines du village, l’ensemble rappelle furieusement l’arrivée du contingent de soldats US dans Hué dans Full Metal Jacket avec ses allures de cité Berlinoise en ruine.
Pousse les basses, tonton!
The Vikings (1957)
"Talaaaaaa-la, talaaaaaa-la, tala-tala-tala-tala-talaaaaaa" Ah, Les Vikings ! Chacune de ses visions n’en finit plus de renforcer le sentiment qu’il s’agit là d’un des plus puissants, d’un des plus lyriques et épiques film d’aventure jamais réalisé. Rien n’est trop fort pour évoquer cette splendide épopée à l’allure Shakespearienne, dont la mise en image virevoltante trouve son apothéose dans l’attaque finale du château et le duel tragiquement fratricide entre Einar et Eric. Si l’utilisation du scope de ce film est proprement à tomber, il serait injuste de ne pas mentionner la beauté saisissante de la photo de Jack Cardiff, hissant la mise en image de Fleischer à un degré de magnificence rarement atteint dans le genre. Oui vous l’aurez compris, je n'y vais pas par 4 chemins à l’évocation de The Vikings mais voilà, il y’a des films comme ça qui vous mettent des coups de boule indélébile et celui de Fleischer en fait partie. Et puis bon, je trouve toute l’histoire du projet assez passionnante et formidable avec un Kirk Douglas totalement investi dans son rôle de producteur et qui n’a pas hésité à s’endetter pour que le projet aboutisse ; ces bateaux Vikings construit grandeur nature à partir de modèles existant réellement ; ces fjords Norvégiens ; ce générique de dessin animé et cette légende qui prétendrait que Leone aurait dirigé la 2nde équipe (même si L’archiviste y apporte un élément de réponse dans le topic Films d’Aventures).
Alors, pour Einar ! Pour Eric ! Pour Ragnar ! Pour Asgaaaarrrddd !!!
Et pour le sourire de Douglas lorsqu’il s’apprête à se jeter sur la porte du pont-levis. Forever.

Y’a des plans comme ça, qui en font penser invariablement à d’autres…

Presque avant…

…Mais bien après

Voilà d’où provient le sigle d’une célèbre marque de vaisselle

Ouaaiiss !!! C’est chez nous que ça a été tourné !

L’honneur des Vikings

Maman et Papa Jamie Lee, à l'écran comme à la ville

Pooouuueeettt !!!

La procession qui précède ce plan est énormissime





























































