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Version complète : Hostel : Chapitre 2 - Eli Roth
Mad Movies > Forums Discussions > Cinéma Fantastique
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Zak

Futur pétard mouillé ? dry.gif
(dédicace à EBE et Dirty)
Shub Lasouris
Putain mais il faut avoir la positive attitude les gars! J'y vais demain aprem et j'en attends beaucoup. Ca me ferait mal au cul de m'enchainer une bouse après Die Hard la semaine dernière.
dutch
pourquoi pas transferer le precedent topic des previews dans ce forum,ça serait plus logique hein!

pareil pour Harry potter wink.gif
Zak
Je te donne les clés et je te laisse faire si tu veux aussi...

(nan mais je plaisante, j'aime beaucoup le premier Hostel moi !)
ouaisbiensur
Sinon Hostel 2 est AMHA plus abouti que le premier (et c'est un anti-Roth primaire qui parle)
Evil Sam
Voilà, alors je tiens d'abord à signaler que j'ai pas trop aimé le premier. (ça commence bien, tiens)
Cependant, j'ai trouvé ce second volet meilleur. Peut être est-ce dû au fait que je n'en attendais pas grand chose et que le buzz m'a semblé moins important que sur le précédent. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'Hostel 2 est totalement construit comme Hostel premier du nom:
1. longue exposition des personnages dans toute la première partie du film, avec sales tronches et petites pépées
2. enlèvement et tortures
3. délivrance
C'est pareil! Cependant j'ai plus accroché à celui-ci car la première partie du film à la bonne idée de nous familiariser quelque peu avec les tortionnaires (starring Richard Burgi) et que les scènes gores sont beaucoup plus sympas (dont une scène digne de la terrifiante Elizabeth Bathory). Le film est donc assez amusant même s'il essaie de se prendre au sérieux lors d'une scène carrément grave dont j'ai pas saisi l'utilité (celle où un gosse se fait abattre froidement.)

Roth joue une fois de plus les provocateurs, s'amuse comme un petit fou et nous ressert le même plat, avec des meufs à la place des mecs en chaleur.
3/6
Vermithrax Pejorative
CITATION(Evil Sam @ 10 7 2007 - 22:31) *
Roth joue une fois de plus les provocateurs, s'amuse comme un petit fou et nous ressert le même plat


'nuff said. Ca se fera sans moi.

Comment apporter le moindre crédit à un mec qui se fout à ce point de ses personnages (cf. le suicide de la japonaise dans le premier volet, moment pseudo-dramatique avec gros jet de sang sur deux mégères... pathétique!)?

Qu'il continue à faire des faux trailers pour ses potes. A ce jour c'est ce qu'il a fait de mieux.
Evil Sam
Probablement, ouais. Thanksgiving est bien plus fun qu'Hostel 2, c'est sûr.

On y repensant, ce numéro deux est vraiment dispensable, hein. J'ai mis 3/6 surtout parce que j'ai trouvé les scènes gores meilleures, qu'Edwige Fenech y fait une petite apparition, que Ruggero Deodato y tient le rôle d'un cannibale (!) et que j'aime bien la petite Lauren German.
Au sinon, le coup de faire une suite directe, c'était pas mal comme idée mais c'était surtout un prétexte pour nous servir une scène gore au début du film. Bé ouais, Paxton, il dégage vite et on n'en parle plus après. dry.gif Un vrai petit galopin, cet Eli Roth!

Le Duc
bin moi, je suis joie ! smile.gif

j'ai über-adoré le premier, j'attends énormément du 2 wub.gif
EbenezerScrooge
Pas du tout accroché au premier opus mais la critique de Dahan dans Opé-Frisson m'a donné l'eau à la bouche.

Eli Roth tâcheron sur la voie de la redemption ? Wait and prout.
Rev3ngZ
Welcome à l'Orient Express ami(e)s parisien(ne)s icon_mrgreen.gif

Verdict tout à l'heure...

Hostel premier du nom > 3,5/6.
Shub Lasouris
Ca commence bien, très bien même. Tout de suite le film se détache de l'ambiance American Pie qui régnait dans la 1ere partie d'Hostel. L'atmosphère a ce je ne sais quoi de glauque, le spectateur est immédiatement mal à l'aise et ainsi Roth ne joue pas sur la rupture de ton comme dans son précédent film. La fantastique scène du train illustre parfaitement ce climat.
Ensuite changement total de point de vue, et c'est sur CETTE PUTAIN d'idée qu'aurait dû s'articuler tout le film, à savoir raconter l'histoire de deux bourreaux, une sorte reflet du premier Hostel.
Le clan vu de l'interieur, l'état d'esprit de ces hommes menant une double vie lorsque celle public ne les satisfait plus. Le problème est que toute cette partie n'est qu'esquissée dans Hostel II et on rebascule rapidemment dans un schéma totalement similaire au premier, avec des jeunes filles cette fois-ci. Mais ce côté copier/coller n'est pas le plus gros défaut du film, le problème c'est que c'est juste dix fois moins bien traîté que dans Hostel. Là où le groupe de potes traversant l'Europe me faisait marrer, les filles m'ont presque fait décrocher du film. Elles ne sont pas une seule seconde crédibles et cela nuit enormemment au film. Dans le premier on pouvait s'identifier aux personnages, ici on a les 3 stéréotypes de "la pouf", "la coincée" et, au milieu, "la plus raisonnable". En plus de ça Eli Roth s'est contenté de recréer les même situations qui passent moins pour des auto-clins d'oeil que pour une sacré couche de flemme. Putain ya même un extrait de Pulp Fiction à la TV dans l'auberge!

Vient enfin toute la partie torture que tous les fans de viande attendent. Pas grand chose à dire à part que c'est un peu plus glauque et un peu plus gore que dans le 1er, mais ceux qui s'attendent à un des scènes bien trash seront un nouvelle fois déçus (une seule scène est vraiment malsaine et elle est assez courte). Heureusement sur la fin la psychologie des bourreaux revient, même si elle ne reste qu'au second plan. Je ne parlerai pas de la forme du film ici, de ce côté rien à redire c'est du niveau du premier, à noter quand même une très belle scène lorsque les bourreaux se préparent.
Ce Hostel II m'a donc déçu, j'en attendais beaucoup à vrai dire. J'enrage rien qu'en pensant à ce que ça aurait pu donné si l'idée qui se démarquait du 1er avait été exploitée jusqu'au bout. J'avais adoré Hostel car il se positionnait autrement qu'en tant que simple film d'horreur. Ici ce n'est le cas que lors de quelques scènes, vraiment dommage donc, Hostel II méritait mieux.
Ca reste quand même dans la moyenne des films de genre.
3/6
Rev3ngZ
Aucune attente du fait de la grosse déception d'Hostel premier du nom (et c'est tant mieux).
Ce second opus ne lui est pas légèrement mais nettement supérieur.
Tout est mieux ou mieux est tout :
L'ambiance (ni glauque ni flippante ni malsaine, mais y a un petit quelque chose de distillé tout du long non négligeable), la photo, le scénario (les mécanismes sont enfin là même si cela pourrait aller beaucoup plus loin), les personnages, l'humour (p'tite touche Cabin fever).
Un bémol pour le retournement de situation final pas très crédible mais bon zou ça passe.
Ne vous attendez pas à du gore ni à sursauter, ce n'est pas le but de l'entreprise.

4,5/6

Eli Roth livre son meilleur film.
Et un agréable moment.
Ginji
Décevant pour ma part. Ayant beaucoup aimé le premier, j'attendais une vraie suite (comme on nous l'avait d'ailleurs plus ou moins faite miroiter) et pas une recalque du 1 avec des nanas (aux caractères tout de même assez identiques à ceux de nos trois précedents travelers). Même si le déroulement diffère (encore heureux), les schémas restent (exposition, voyage en train, auberge, fête, boucherie), et effectivement semblent moins efficaces. Les souterrains sont moins glauques, l'organisation, puisque mise à jour, perd en terreur suggestive, et bon on perd tout l'effet de surprise puisqu'on connait les lieux et qu'on sait très bien ce qu'il va arriver. A quelques roublardises près, sympathiques mais peu crédibles (par exemple le retournement de fin, bien thrash en plus), et en écartant quelques scènes bien graphiques réussies (le bain de sang), le tout donne quand même l'impression d'avoir été torché et moins réféléchi que pour Hostel 1. Certains personnages sont également utilisés bizarrement (le gang de gosses)... Le coup de suivre deux des "clients" aurait aussi pu être bien vu s'il avait été mieux traité, surtout sur la fin où ça laisse franchement à désirer sur le plan de la psychologie des persos.

Saw II/ 6
Waco
Ce film, j'ai envie d'allé le voir rien que pour lui cracher dessus. Et pourtant, y'a quelque chose de mystérieux qui m'en empêche.
Le fait d'avoir vu le 1er peut-être.

(mon message est tout sauf clair)
D'oh!
Le 1er m'avait moyennement convaincu, j'ai regretté d'avoir claquer une place de ciné pour aller le voir... Le seul truc qui m'aurait poussé à voir le second, c'est le perso de Paxton qui m'avait bien fait marrer dans le final du 1. Un second film avec ce perso en pseudo justicier ça m'aurait bien plus.

Est ce que l'un d'entre vous pourrait me dire, en utilisant des balises spoilers, ce qu'il devient?
Evil Sam
CITATION(D @ 11 7 2007 - 22:10) *
Le 1er m'avait moyennement convaincu, j'ai regretté d'avoir claquer une place de ciné pour aller le voir... Le seul truc qui m'aurait poussé à voir le second, c'est le perso de Paxton qui m'avait bien fait marrer dans le final du 1. Un second film avec ce perso en pseudo justicier ça m'aurait bien plus.

Est ce que l'un d'entre vous pourrait me dire, en utilisant des balises spoilers, ce qu'il devient?


Il se fait décapiter par son chat au bout de 10 minutes de film!
Rob Van Ana
CITATION(Evil Sam @ 11 7 2007 - 22:24) *
Il se fait décapiter par son chat au bout de 10 minutes de film!


NAN blink.gif


C'est une private joke ou bien c'est vraiment vrai ? unsure.gif



( non parce qu'avec Eli Roth, m'attend à tout moi sweat.gif )
Shub Lasouris
C'est presque vrai... enfin non c'est totalement vrai icon_mrgreen.gif
Ah petite remarque. Dans le film on retrouve deux acteurs ayant joué dans Desperate Housewives, ce sont des bourreaux dans Hostel II. J'aimerais bien savoir si Roth a engagé exprès ces gars pour voir les hommes de la très propre série (pas si propre que ça hein spour ça que c'est bien) dégommer des teen agers.
Adrienlarron
Le premier m'avait réellement déçu vu tout l'étalage qui en avait été fait (et ça c'est un débat qui a déjà eu lieu) mais alors là à la vision de Hostel 2 j'ai pris une bonne claque. Il n'y a pa tant de gore que cela mais par contre qu'est-ce que c'est glauque. Dans ce film tout est dans l'ambiance
francesco
J’ai quasiment exactement les mêmes remarques à faire sur ce film que celles que m’a inspiré le 1er volet : il s’agit d’une œuvre gore hautement recommandable & intéressante puisque les effets grand guignolesques n'y sont pas une fin mais un moyen de justifier le propos : du coup, ils sont rares mais rudes & interviennent à des moments appropriés pour servir la narration alors que c’est bien souvent le phénomène inverse dans lequel on tombe dans ce genre de production, à savoir un scénario prétexte qui est uniquement là pour amener des scènes chocs qui sont malheureusement le seul "contenu" visé.

Là, on a une réflexion (plus que potable & plus que pertinente AMHA) sans concession sur la déshumanisation de la société moderne, dont les tabous & les excès d’hier risquent de devenir la norme de demain, via un argument outrancier (mais tristement ultra-crédible, le commerce de la torture réelle) qui permet – et c’est pile poil le but – de dénoncer de manière étonnement fluide & marquante ("ca coule de source") les pires déviances & surtout la perte des repères moraux qui en résultent (le pire étant bien sûr la dévalorisation de la vie qui devient une marchandise monnayable comme n'importe quelle autre). Le film en lui-même est très bien construit dans cette optique, avec de fréquents aller-retour sur les développements relatifs aux différents points de vue dans tout ce bordel (les victimes, les clients, les "entrepreneurs"), un crescendo bien géré dans l’intrigue glauque & angoissante (mais le film précédent était pas mal non plus pour ça) & tout un tas de détail ou de scènes jamais gratuits mais bien dans le ton de la démonstration (voir par exemple la manière dont la mise aux enchères se déroule, ou encore plus globalement le mécanisme de prise au piège progressif des 03 victimes, sans parler de la description assez détaillée de l’organisation & des rouages de la très lucrative entreprise de vente de morts réelles). Y’a même sur la fin 2 ou 3 moments à la stylisation tout à fait étonnante et très gonflée & des éléments qui permettent de diversifier le propos en montrant toute la complexité de la situation (le positionnement ambigu de la troupe d’enfants ou le comportement assez "couillu" - icon_mrgreen.gif - de l’héroïne lors du dénouement sont édifiants). Les acteurs sont excellents, en particuliers les 02 tortionnaires (des transfuges de la série Desperate Housewives, on s'attend presque à voir débarquer le mec qui joue Delfino !)

5/6 pour un film bien mené, malin (la proposition formelle de grand huit gore est l'outil de sa propre dénonciation !), & à la valeur ajoutée plus que convaincante. Même si je trouve Hostel II bien meilleur que Hostel (dont la première partie "American Pie", bien que justifiée à posteriori, restait laborieuse), force est de reconnaitre qu’on peut cependant émettre un petit bémol sur une continuité trop marquée avec le premier volet (le film n’explore pas vraiment d’autres horizons thématiques & se contente d’enfoncer le clou, mais de fort belle manière cependant).
Elego
Je suis un peu de l'avis de tout le monde, c'est sympa mais sans plus. Roth a fait évoluer l'univers de son film, a décidé d'ouvrir plus de portes et grand bien lui en fasse.
Là où j'ai un petit bémol à mettre c'est au niveau de la fluidité narrative du film. Le premier (et c'est à mon avis son point fort) s'enchaînait naturellement sans réel temps mort. C'était pas forcément très finaud mais au moins c'était fluide.

Alors que dans le deuxième, c'est beaucoup plus inégal. La sène de l'enchère par exemple, elle est très bien, l'idée est bonne, ça s'intègre bien au film, ça introduit un personnage, etc.
Le problème c'est que cette séquence arrive comme un cheveux sur la soupe, y a aucun élément qui l'amène, on nous montre les trois filles à l'hôtel, et puis tout d'un coup on se retrouve sur un terrain de golf, et c'est ce manque de fluidité qui handicape vraiment le film, d'autant que l'ami Roth aurait pu se passer de tout l'aspect "ouhlàlà il va se passer quelque chose, les gens ont l'air un peu louche dans le coin" qui plombe comme pas possible l'intrigue des trois filles.
Et je plussoie le fait que le passage de l'éxécution du gamin est d'une inutilité sans nom, ça dure des plombes et nous montre pas grand chose.

Pour le reste quelques moments bien sympa (l'interrogatoire à l'hôpital de Paxton, la fin, globalement toutes les séquences de tortures).

Ah oui, 3,5/6
dmonteil
J'avais était fortement déçu par le 1er (je m'attendais pas à ça en fait, du coup j'ai pas aimé la pseudo-réflexion, l'humour, les acteurs m'ont gavé, et j'ai trouvé ça assez innofensif au final). Mais en le revoyant, paradoxalement, ça se laisse voir sans gros problèmes.
Le 2, bah c'est pareil en fait. On inverse les sexes et basta. Alors la scène de baignade dans le sang est pas mal, elle m'a mis mal à l'aise en tout cas, et puis on voit le mec qui joue Krum dans La Coupe de Feu se faire bouffer vivant. C'est bien.

C'est sympa. Ca s'arrête là. Par contre c'est dommage, ya moins de seins...
Eli Roth, c'est visiblement pas pour moi quoi.

Hostel Part 2: 2,5/6
Hostel : 2,5/3
Cabin Fever: 2,5/6

Ouais, c'est homogène au moins...
ouaisbiensur
CITATION(Elego @ 12 7 2007 - 19:13) *
d'autant que l'ami Roth aurait pu se passer de tout l'aspect "ouhlàlà il va se passer quelque chose, les gens ont l'air un peu louche dans le coin" qui plombe comme pas possible l'intrigue des trois filles


oui et non parce qu'il en joue à mort (le petit ami suspect de la blondequi finit en quatre heure de Ruggero, le réceptionniste qui joue au gros dur mais qui n'est au final qu'un petit rouage, là où on pense qu'il va régler son compte à celui qui essaie d'aider l'héroïne bah que dalle tu le retrouves une heure après avec un simple coquard alors qu'un des gosses est assassiné pour le simple exemple par le vrai patron)
Elego
Ouais bien sûr, mais tous les moments où on voit les gens avoir des regards bizarres, les gens qui passent en arrière plan, le coup du jacuzzi qui semble durer des plombes, tout le passage du train alourdissent considérablement le film.

Après je suis d'accord sur le fait que Roth en joue, mais d'une il en joue pas très bien (amha hein) et de deux ça condamne son film à une seule et unique vision, ce qui est quand même dommage.
ouaisbiensur
C'est vrai que la scène du train semble durer trois plombes blush.gif
Zak
Une excellente surprise, sans en être une puisque j’avais déjà bien apprécié le premier (5/6 dans les bons jours, mais faudrait que je le revois). Déjà, Roth à la bonne idée de ne pas refaire exactement le même film. Ok, ils changent le groupe de gars par des filles mais en parallèle on suit aussi le parcours de deux clients un peu barges (ce qui rend le scénario plus complexe et moins linéaire). Comme dans le précédent opus, la légèreté est de mise pour la première partie avant de partir en vrille (avec un meurtre digne d’un Argento, ouai carrément !) pour ensuite revenir à la grosse déconnade jusqu’à un gag final à pleurer de rire. Le film est ouvertement plus drôle que le précédent sans pour autant être complètement parodique. L’humour noir désamorce souvent les situations horribles, mais pas tout le temps ! Ce qui donne un mélange assez détonnant, plus marquant que pour le premier opus (où la seconde partie étant assez sérieuse finalement). En plus, le scénario réserve pas mal de surprises : je pensais que l’héroïne allait disparaître assez rapidement pour laisser le premier rôle à sa copine blonde comme dans le premier épisode ; de même je ne m’attendais pas non plus à ce que le plus pervers des deux malades soit finalement celui qui paraissait le plus faible. Bref, du tout bon pour ma part (j’ai autant aimé que le premier).
profondo rosso
Om perd pas mal au niveau du mystere et de la terreur pure du premier volet. En contrepartie Roth livre un propos encore plus virulent que dans le 1er volet . Parallèlement à une redite version fille du premier (plus d'effet de surprise mais la mise en place du piège reste diablement efficace) on suis donc l'envers du décors avec le repérage et la mise au enchère des futures victimes lors d'une scène d'un cynisme et d'une froideur absolue. La négociation finale de la seule rescapée richissime et son revirement cynique et vengeur en rajoute encore une couche dans la critique du capitalisme primaire où tout peut s'acheter du moment qu'on en a les moyens. Le ton se fait plus ouvertement fantastique et gothique dans ce volet notamment durant la fête de la moisson et certains meurtres sont de pures merveilles visuelles la douche de sang façon comtesse Bathory tandis que d'autres oscille avec le gros humour noir (le cannibale). Belle idée également que les deux quidam voulant gouter au joie du meurtre le monstre n'étant pas celui qu'on crois. Seul petite déception j'aurais préféré que la godiche s'en sorte ça aurait rappellé l'effet de surprise du 1er et le virage too much de la dernière partie est assez limite mais suffisament bref pour ne pas gacher la bonne impression. 4,5/6
Methos
Vu aujourd'hui et je crois que je préfère au premier, que j'avais déjà beaucoup aimer.
Les persos des deux "clients" sont très interressants et effectivement surprenant. On sent le sous texte de ces mecs qui à défaut de baiser où d'être épanouie trouve un exutoire dans l'ultra-violence. Le traitement des persos féminins n'est certe pas très subtil, mais on s'attache aux persos, en tous cas pour ma part plus que les persos du premier. J'ai aimer le final, le caméo de notre cannibale italien (ainsi que cette chère Edwige wub.gif ) le mini remake de Comptesse Bathory était jouissif au plus haut point.
contagion
CITATION(profondo rosso @ 12 7 2007 - 21:46) *
Om perd pas mal au niveau du mystere et de la terreur pure du premier volet. En contrepartie Roth livre un propos encore plus virulent que dans le 1er volet . Parallèlement à une redite version fille du premier volet (plus d'effet de surprise mais la mise en place du piège reste diablement efficace) on suis donc l'envers du décors avec le repérage et la mise au enchère des futures victimes lors d'une scène d'un cynisme et d'une froideur absolue. La négociation finale de la seule rescapée richissime et son revirement cynique et vengeur en rajoute encore une couche dans la critique du capitalisme primaire où tout peut s'acheter du moment qu'on en a les moyens. Le ton se fait plus ouvertement fantastique et gothique dans ce volet notamment durant la fête de la moisson et certains meurtres sont de pures merveilles visuelles la douche de sang façon princesse Bathory tandis que d'autres oscille avec le gros humour noir (le cannibale). Belle idée également que les deux quidam voulant gouter au joie du meurtre le monstre n'étant pas celui qu'on crois. Seul petite déception j'aurais préféré que la godiche s'en sorte ça aurait rappellé l'effet de surprise du 1er et le virage too much de la dernière partie est assez limite mais suffisament bref pour ne pas gacher la bonne impression. 4,5/6


Eh bien je plussoierai la critique de Prof', tout en rajoutant que le film manque cruellement de coïts au regard du premier. A un moment, on croit voir poindre une capiteuse scène lesbienne entre l'héroïne et la grande et somptueuse salope slovène, mais en fait, rien n'arrive dry.gif

Quelques faiblesses d'écriture (les persos peinent à échapper aux stéréotypes), et le parti pris de dévoiler les rouages de la mystérieuse organisation rendent cet opus moins intense et dérangeant que le précédent. Demeurent une atmosphère macabre réussie et de belles et poétiques envolées gores.

Glop: la partie de foot finale.

Pas glop: Paxton.

4/6



Tigelz
Hostel chapitre II est un petit miracle, au même titre que Massacre à la tronçonneuse au commencement. Eli Roth, dont je n'ai pas vu Cabin fever, corrige certains défauts de son second film (mise en place plus brutale) mais il en perd en contrepartie l'effet de surprise électrochoc que constituait l'arrivée sanglante et spontanée de l'horreur totale de Hostel. Néanmoins s'agissant d'une suite c'est plus une obligation qu'un défaut. Passons.

L'ouverture est glauque à souhait (Roth est un peu comme David Fincher, il n'aime pas que les rescapés du film précédent restent en vie trop longtemps dans la suite...), puis le récit s'oriente vers le remake du 1er (l'idée est la même) avec une dimension supplémentaire: cette fois l'envers du décor nous est dévoilé, et l'on assiste à un audacieux ballet sanglant où s'entrechoquent victimes, bourreaux et capitalistes de la chair. A ce titre la séquence des enchères est sublime de cynisme.

Ce mélange détonnant donne une ambiance ultra malsaine et poisseuse (on a le droit à de nombreux extrêmes: mort d'enfant, arrachage de couilles), avec une réflexion par l'image du jeu des apparences (donc du caractère imprévisible des personnages), et de la valeur de l'argent sur la vie et la mort (voir comment la sublime Lauren German s'en tire).

Hostel chapitre II est donc la suite la plus brillante qui soit (en plus ça donne sacrément envie de remater le premier au plus vite), et qui confirme que Eli Roth est sans doute le seul cinéaste actuel à véhiculer un véritable pamphlet subversif sur la capitalisation à outrance et la lâcheté des agents du Système, où les collabos de l'horreur, du simple kidnappeur au client qui a acheté de la chair fraiche (donc la perte de l'âme en déboursant de l'argent - Faust, c'est dépassé à l’ère du capitalisme total), tous sont coupables.

Et tout comme le premier film, lorsque la victime devient bourreau dans une séquence vengeresse aussi noire que jouissive (bubble gang for ever !), on se dit que Eli Roth est soit inconscient de la décharge visuelle et sensitive qu'il offre à l'écran, soit que ce mec est le plus digne héritier des Romero et autres Carpenter, dans un 21e siècle bien plus cynique et violent que ne l'étaient les années 70 et 80.

Presque un chef d'œuvre !
grifter
Spoiler Warning!







Passe la surprise du 1er volet, la promesse de voir un autre calvaire sadique cette fois du cote feminin etait prometteuse. Le film etant construit sensiblement sur le meme schema narratif que le 1 (les persos, la capture, la torture) on perd beaucoup en effet de surprise mais on gagne en suspense (a la fin on a presque l'impression que tout le patelin bosse pour les tordus de l'usine ou du moins est au courant). les persos feminins sont comme les mecs du 1er; des figures typiques: la nunuche, la serieuse, l'allumeuse. Comme le dit Contagion, montrer les rouages de l'organisation en retire un peu du mystere glauque du 1er, parfois jusque dans le "too much" surtout quand ca vire vers la "world company" du charclage, cela dit la scene des encheres est tres reussie (surperbe de voir ces personnes "respectables" encherir sur les futures victimes comme on achete un dvd sur Ebay!) Les deux mecs et le revirement de personalite va a l'encontre des cliches du genre et c'est tant mieux. Le film atteint meme des moments de poesie macabre (le bain de sang) mais garde aussi des moments de pur nawak (la fin ! blink.gif ). On sent aussi par moment le production design un peu bacle ou approximatif (le train de nuit pue le contre plaque!) et Roth avec un cast plein de filles trouve le moyen de nous montrer moins de fesses et de nichons que dans le 1er! ou nous amorce des scenes avec une tension "lesbo" sans jamais aller au bout.(ben alors!...).Sinon ca charcle bien quand meme et difficile de rester stoique face a la scene "Canigou" de la fin.

4/6

francesco
CITATION(Tigelz @ 12 7 2007 - 23:14) *
Hostel chapitre II [...] confirme que Eli Roth est sans doute le seul cinéaste actuel à véhiculer un véritable pamphlet subversif sur la capitalisation à outrance et la lâcheté des agents du Système, où les collabos de l'horreur, du simple kidnappeur au client qui a acheté de la chair fraiche (donc la perte de l'âme en déboursant de l'argent - Faust, c'est dépassé à l’ère du capitalisme total), tous sont coupables.

Et tout comme le premier film [...] on se dit que Eli Roth est soit inconscient de la décharge visuelle et sensitive qu'il offre à l'écran, soit que ce mec est le plus digne héritier des Romero et autres Carpenter, dans un 21e siècle bien plus cynique et violent que ne l'étaient les années 70 et 80.

Presque un chef d'œuvre !
Ben voilà, nuff' said. Que dire sinon que je plussoie avec enthousiasme.

(bravo !)
urotsukigally
Bon !!

Hostel premier du nom m'avait donné envie de vomir tellement c'était chiant , voir ces trois glands écumer les bas fonds de la vieille europe a le recherche d'expériences saiskuelles pour finir dans une pseudo antre gore , ça m'avait fait baillée d'ennui .

Je n'attendais rien d'Hostel 2 , mais y'a eu un chti plus par rapport au premier , entrer briévement dans la sphére des Bourreaux , voir ces mecs friqués se battre via des pcs pour gagner des enchéres qui pimenteraient un peu leurs vies ennuyeuses , j'ai trouvé ça assez intéressant /dérangeant , pas de quoi fouetter un chat certes , mais ça m'a plu .



Pour le reste , ben les 3 donzelles ne sont jamais assez dénudées , comme dit plus haut , la comtesse Bathory aurait adoré faire partie du club , ça manque de tripes , mais bon, ce film est moins naze que le premier .

Ceci dit , pour moi eli Roth , ça reste Cabin fever , chais pas ce qu'il essaye de faire avec Hostel , mais y'a un je ne sais quoi qui semble avoir disparu .

J'ai lu qu'il devait réaliser l'adaptation du " Cellulaire " de King , si c'est toujours d'actualité , j'espére qu'il ira faire un tour du côté de Cabin fever plutot que d'hostel ...
jason13thh
Tigelz Hostel 2 est ...brillant ???

T'as fumé la moquette ou quoi ??? On a pas du voir le même film désolé.
Elego
CITATION(urotsukigally @ 14 7 2007 - 01:17) *
J'ai lu qu'il devait réaliser l'adaptation du " Cellulaire " de King , si c'est toujours d'actualité , j'espére qu'il ira faire un tour du côté de Cabin fever plutot que d'hostel ...


Dans son interview du dernier Mad il dit qu'il va pas la réaliser (il "veut" faire son film avec que des BA)
Tigelz
CITATION(jason13thh @ 14 7 2007 - 01:36) *
Tigelz Hostel 2 est ...brillant ???

T'as fumé la moquette ou quoi ??? On a pas du voir le même film désolé.


De par l'héritage Chrétien qui coule dans mes veines et en ce jour de Fête Nationale, je ne peux que t'accorder le pardon pour ton manque de discernement.
jason13thh
Ouf je brûlerai pas en enfer...pour ça en tout cas parce que pour le reste... icon_mrgreen.gif
ACID-CRY
J'ai adoré le premier, et bien j'ai adoré le second, même si parfois on n'a l'impression de revoir le même film mais avec des filles.

5/6
ygrael
Le premier était sympa mais oubliait, a de rares exceptions, d'exploiter pleinement tout le potentiel de son glauquissime concept. Et bien c'est pareil pour le 2. On a bien un développement de l'intrigue et un petit retournement de situation mais qui ne change pas radicalement la donne quand a l'intérêt qu'on peut porter a cette franchise. Mis a part les deux client d'élite hunting qui auraient gagné a être un peu plus développés, les personnages y sont totalement transparents et leurs disparitions laisserait presque de marbre si ce n'est qu'un réel soucis esthétique ne transcende quelques belles scènes (la traversé de la rivière, la douche de sang, la chasse dans la station thermale) bien réalisé et doté d'une belle photo. Mais dans l'ensemble Hostel 2 n'arrive pas a vraiment dégager une réel sensation de malaise, un comble pour un sujet pareil, comme pouvait le faire un Wolf Creek ou les scènes de tortures sont presque insoutenables de réalisme. De plus Roth, en se concentrant d'avantages sur les victimes que sur les bourreaux, rate vraiment l'occasion de signer une film original, ambitieux, réellement transgressif (ce qu'en l'état Hostel 2 n'est pas) et passe a coté d'un sujet pourtant bien engagé par la scène de la vente aux enchères. D'un autre coté, Hostel 2 est un film d'horreur intéressant et un hommage sincère au film d'horreur rital des 70's (tout particulièrement Je suis vivant d'Aldo Lado), sans doute meilleur que le premier et largement au dessus du tout venant de la prod US en matière de film d'horreur mais qui laisse l'impression qu'Eli Roth, qui nous présente ici ce qui est clairement son meilleur film (ou son moins pire c'est selon) est déjà arrivé au bout de son évolution et que ces progrès en tant que réalisateur seront a l'avenir vraiment minimes.

3/6
kitano
Attention ça spoil !

Hostel 2 laisse comme un goût amer dans la bouche, on rit jaune...
Eli Roth parvient a distiller un malaise constant tiraillé que l'on est entre l'envie de voir des gens se faire torturer (c'est pour ça qu'on a payé aprés tout) et le sentiment de culpabilité qu'implique un tel voyeurisme.
La tension tangible dés le début du film avec un voyage en train pas trés rassurant vient subitement plomber l'ambiance à travers la magnifique séquence de bain de sang virginale qui vient nous rappeller qu'on est pas là pour rigoler, d'ailleurs le passage de cette scène du bain de sang à celle du réveil dans le bain thermale n'en est que plus terrible et glaçante car on sait alors à quoi s'attendre pour les deux autres.
Ce final cynique sur la cruauté d'un monde où le plus riche est le plus fort (la fille ne s'en sortira que parce qu'elle est plus riche que l'autre) fait de ce Hostel 2 le premier film vraiment réussi d'Eli Roth (même si j'avais déjà bien aimé le premier il était un peu trop léger).
5/6

Reste La question du film : Que vient faire une riche héritière dans un endroit pareil entourées de 2 pouffes ? icon_mrgreen.gif
ygrael
CITATION(kitano @ 15 7 2007 - 21:54) *
Reste La question du film : Que vient faire une riche héritière dans un endroit pareil entourées de 2 poufs ? icon_mrgreen.gif


Ben c'est parce que c'est une solution de facilité scénaristique, si Roth avait vraiment eu des couilles, la dernière fille serait morte sous la torture et son bourreau serait reparti chez lui, avec sa femme et ces gosses (j'aurais d'ailleurs bien vu le film sur un dernier plan du gars qui embrasse sa femme amoureusement ou un truc dans le genre tout en lui montrant que maintenant c'est lui le boss)
Adrienlarron
Autant le premier m'a super déçu autant cette suite m'a enchanté
6/6
Baalberith
Une bonne suite. L'univers d'Hostel est développé, le film est mieux construit et plus sombre.
Il y a même des bites en gros plan.

Lauren German est mignonne / 6
grifter
dans la serie "mais ou est ce que je l'avais deja vue?"

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Le Duc
Un putain de tour de force !

partant du constat que les spectateurs de Hostel 2 auraient tous vu le premier opus, eli roth parvient à nous livrer un film choc, totalement différent du premier : alors que H1 jouait la carte du gore et des nichons (en fait c'était bien plus mais ces deux mots résument assez bien le film), H2 prend le contrepied total. En donnant au compte goutte les éléments que les spectateurs s'attendent à voir, roth joue sur la frustration du spectateur, si bien qu'au final, c'est lui qui vient s'assoir sur la chaise de torture.

J'ai adoré regarder les moments glauques où on se demande quand apparaitront les donzelles dénudées, transpirer à l'idée que les scènes chocs n'allaient pas tarder, puis ... rien. A un moment, alors que l'on ne l'attend plus, les fesses et le gore arrivent, de manière furtive, puis ... rien. Et la torture du spectateur de reprendre ... quand est-ce que ça va vraiment être super trash ... et bin les deux dernières minutes du film, et encore.

En ne cédant pas à la facilité de l'exhibition de tripailles et de schöne fraulein, en délivrant avec parcimonie les scènes gerbantes, roth nous fait vivre un vrai cauchemar viscéral et mortifère, basé sur l'attente, la frustration et la surprise. Le peu de saloperies que l'on entrevoit suffisent à cataloguer le film "gore" (encore que), mais en poussant le concept, roth aurait très bien pu nous livrer un film éprouvant sans la moindre scène sanguinolente. La vrai torture, roth arrive à la faire passer au spectateur, toujours sur le grill car ce qu'il voit n'est jamais dans le convenu. Même la scène finale granguignolesque sonne comme un pied de nez au spectateur, la façon de lui dire "je t'ai bien niqué".

6/6 chef d'oeuvre
dam
CITATION(grifter @ 15 7 2007 - 22:26) *
dans la serie "mais ou est ce que je l'avais deja vue?"

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ha merci, je me posais aussi la question.

Eli Roth a un peu délaissé le coté humour con du 1er mais malheuresement du coup je m'attendais encore un fois, trés betement de ma part, a voir des scenes trash, pour ça je repasserais, je dois décidement etre trop éxigeant, mais ça reste serieux et ça peut meme etre dérengeant, la mise en scene de Roth s'est amélioré mais aussi son scénario, ici le film gagne en intéret en suivant différents points de vues, ça évite un peu la redite et le film devient plus intérrésant en suivant le parcours des bourreaux qui ne sont que des sales requins qui croient avoir tous les pouvoirs grace a leur fric, ce n'est pas d'une trés grande finesse, mais ça a le mérite d'etre jouissif et aussi glacial quand arrive la fin et son dénouement sur le fonctionnement de l'entreprise voire du monde dans lequel on se trouve, le film finit quand meme sur une petite faute de ton, il n'était vraiment pas nécéssaire de retomber dans l'humour.
Une bonne suite au cinéma, ça change.
un gros 4/6.
kitano
CITATION(dam @ 16 7 2007 - 16:57) *
le film finit quand meme sur une petite faute de ton, il n'était vraiment pas nécéssaire de retomber dans l'humour.

De l'humour bien noir quand même, je trouve que ça résume bien le film...
Par rapport à l' attente de voir des scènes trash je trouve qu' il joue habilement là dessus justement, alors qu'on s'attend à se marrer en regardant des pouffiasses se faire torturer on se retrouve dans une position désagréable de voyeur et ça devient nettement moins drôle, un peu comme la réaction du mec qui craque dans l'ascenceur quand il se rend compte de la cruauté de la situation. Ce second volet est beaucoup plus glauque que le précédent sans pour autant surenchérir dans le trash, la violence y est surtout psychologique.

Et sinon la meuf du dessus là c'est surtout dans l'associé du diable qu'elle m'avait marqué, si si la gamine du procés au début qui s'est faite abusée par son prof.
quarx
SPOILERS

Hé bé, excellente surprise pour ma part aussi.
Le 1er était sympa mais plombé par une première partie trop longue et un humour con couplé à du gore fun qui minimisait considérablement l'impact du film.

Rien de tout ça ici, l'ambiance est lourde, le propos dérangeant, l'humour passe (presque) complètement à la trappe, et surtout l'idée de nous dévoiler les mécanismes de l'organisation est géniale et permet de densifier vraiment le film.

Une première partie peut-être encore un chouïa longuette, mais qui passe bien mieux grâce à des persos féminins bien plus intéressant que les 3 abrutis du premier, et le montage alterné qui nous fait suivre ces deux clients.
Et paf, la première torture arrive sans prévenir, et fout vraiment mal à l'aise en plus d'être esthétiquement assez magnifique. (mais le père Dahan a fumé de la moquette, y a avait pas de zik slave mélancolique dans cette scène)
Et ça continue gaiement, alternant moments de grâce (l'arrivée des deux clients à l'usine, accompagné par une sublime chanson slave), humour noir destabilisant (le caméo de Deodato), retournements de situation (l'inversion de caractère des deux clients, qui nous vaut un pétage de plomb dans un ascenseur qui m'a noué la gorge)), séquences très glauques et pesantes (l'éxécution du mioche, la blessure imprévue de Whitney), et réflexion sur l'image et la position voyeuriste du spectateur (la mise à mort de Withney retransmise sur l'écran de contrôle que vient nous cacher un perso au moment le plus intéressant), avant de conclure cyniquement en montrant le pouvoir du fric (la manière dont Beth s'en sort).

Quand au gag final, je l'ai trouvé vraiment dérangeant, et m'a pas fait décrocher le moindre sourire (sérieux, ces gamins déjà accoutumé à la violence la plus extrême et qui joue gaiement au foot avec une tête coupée, ça m'a secoué).

5/6 donc pour une suite qui enterre l'original.
Lurdo
SPOILERZ

Je m'attendais pas à dire ça, mais bizarrement, bonne surprise pour moi aussi. Un peu l'impression que Roth a retenu les principales critiques énoncées par les spectateurs au sujet du premier, et s'est efforcé pour les prendre un peu en compte pour cette suite.

Là où le premier enchaînait un premier tiers insupportable de connerie, là, c'est rendu supportable par le contrepoids de la storyline des deux bourreaux. (Ça aide aussi que les trois filles soient moins horripilantes que les glands du premier opus, qu'on avait envie d'achever à la batte de baseball barbelée avant même que la torture n'ait commencé) Là où le premier se payait du gore hors champ, ou agrémenté d'effets ridiculement cheaps (l'oeil mayonnaise), là, on a le droit à un peu plus de gore on-screen, même si ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, et si c'est un peu désamorcé par les bruitages too much (la scène Bathory, notamment, avec la faux qui crisse sur la peau en faisant presque autant de bruit que lorsque deux lames s'entrechoquent dans highlander).

En fait, j'ai vraiment l'impression que Hostel 2 est ce qu'aurait dû être Hostel 1, dans un monde parfait.

Cela dit, c'est pas pour autant que Hostel 2 est un bon film, hein. C'est un film passable, au scénario transparent au possible, et aux retournements à la con qu'on voit venir depuis le début du film (dans le genre, la réplique de la pouf sur "c'est une riche héritière, blablabla", qui est tellement déplacée à ce moment du film qu'elle n'est là que pour préparer un twist final, et donc à partir de là, tu devines sans problème la fin... idem pour l'inversion de caractère des deux bourreaux, qu'on peut deviner dès la première scène: un bourrin vantard et un timide hésitant, c'est de la figure classique du cinéma d'horreur, sauf que d'habitude ils sont dans le camp des victimes... et que le bourrin se fait généralement dézinguer comme une merde alors que le timide se transcende et bourrine à son tour. Ben là c'est idem, mais dans le camp des bourreaux.)

Quand au reste, je dois être aussi accoutumé à la violence que les gamins de la fin (fun, d'ailleurs, le foot), parce que je n'ai aucunement été gêné ou mal à l'aise durant le film... en même temps, c'est toujours l'éternelle question de pourquoi on vient voir un film comme Hostel...? Pour voir des gens se faire torturer ? Nan, pas franchement. Plutôt pour voir des gens se faire torturer, en réchapper, et se venger, avec si possible un bon film cathartique autour. Et pour que ça marche, il faut des persos plus développés que "la nympho", "la pucelle", et "la bourge/fille normale". Sans compter que la vengeance de la bourge est finalement assez naze... alors comme en plus on devine les scènes-chocs toujours à l'avance, voire même on devine les feintes (celle du mec qui amarre son bateau, oscours)... dry.gif

Bon, et puis ya encore moins- si c'était possible - de pseudo-sous-texte/message dans cette suite que dans l'original (ou du moins, le peu qui est présent est aussi balourd que basique), donc...

3/6, ce qui est bien, vu que Hostel 1, c'est 1/6 cash.
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