CITATION(David @ 16 2 2008 - 12:24)

Magnifique mise en bouche que JJ Abrams bafouera dans tous les épisodes suivants en tournant autour du pot et en développant des intrigues parrallèles niaises et sans intérêts.
Bafouera ? En même temps
Lost est un feuilleton, par conséquent si tu t'attendais à voir quelque chose exploser à chaque épisode, alors c'est que tu ignores pourquoi il y a un charme et un plaisir (lorsqu'on est fan) qui est la marque de fabrique télévisuelle de retrouver chez soi des personnages auxquels on s'est attaché ou non. De toutes les séries actuelles, sur le point de vue dramatique,
Lost peut se montrer souvent fière de ses "histoires niaises et sans intérêt" (vite, sort donc un couperet, et n'en perd pas trop la tête au passage).
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En fait, Cloverfield est victime du syndrome LOST communément appelé "Abramsitude" !
Syndrome
Lost ? Abramsitude ? Tout s'explique finalement, avec des mots cools et simples
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Mais encore, quand Matt Reeves filme l'exode et la fuite des New Yorkais, on voit bien qu'il ne maitrise pas l'espace et n'arrive à aucun moment à faire surgir cette peur et cette panique. Je n'y ai juste pas cru (La scène sur le pont est d'une nullité confondante !)
Cloverfield n'a pas été fait pour faire peur à mon sens, mais bien pour montrer un monstre géant démolir des buildings. C'est peut-être bas de plafond, mais ça reste clair sur l'écran, ça ne pète pas plus haut que son derrière.
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Le seul réalisateur qui m'a toujours bluffé quand il s'agit de filmer une foule qui fuit un danger c'est Spielberg !
C'est vrai que Spielby est grand. Et bien plus grand que Reeve, disons-le (encore, hum). Maintenant, quand la foule fuit un danger (un tripod par exemple), c'est pour mieux plus tard laisser un gamin complètement crétin foncer dans une bataille où tout explose... Pour le voir tout dégoûtant à la fin bien vivant, décoincé, reconnaître son nul de paternel. Amen.
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Pour ce que tu appelles le Pretexte du monstre, The Host fonctionnait de la même façon.
Depuis quand
The Host et
Cloverfield jouent dans la même classe ? N'ont-ils pas des enjeux totalement différents ? J'ai vraiment du mal à voir pourquoi le second devrait se trouver comparé au premier, ou ramener à la qualité du premier, étant donné que ce sont deux façons complètement différentes de faire un film.
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Bong Joon Ho utilisait le prétexte du monstre (même s'il le montrait plus et bien mieux que dans cloverfield) pour dénoncer la politique de son pays, la suprématie US, les problèmes écologiques et les conflits familiaux d'une famille coréenne moyenne.
Cloverfield ne raconte juste rien.
C'est aussi l'un des rôles du cinéma à mon sens de raconter parfois des histoires sommaires, même si c'est pas pour "sensibiliser" le spectateur sur les problèmes écologiques, les conflits familiaux (des niaiseries sans intérêt peut-être ? Ah non pas là) d'une famille coréenne moyenne, ou pour dénoncer la politique de son pays.
Reprocher à
Cloverfield de ne rien raconter c'est s'être bêtement (innocemment ?) mépris avant d'y aller sur l'énorme buzz sans équivoque et complètement commercial. Un peu comme si on s'était rendu dans un Mac Do après une grande campagne commerciale pour un nouvel Hamburger en s'attendant à de la gastronomie délicate et raffinée bien de chez nous.