
Deux jeunes gens partent à la recherche d'une cité mythique où tous leurs voeux seraient exaucés. Mais sur leur chemin, ils ne rencontrent que corruption et folie.
C'est donc avec ce premier long metrage que j'entame ma plongée dans l'univers d' Alejandro Jodorowsky.
Avec ce conte subtil et fantastique, le metteur en scène Chillien nous montre le parcours de deux adolescents vers la ville de Tar, véritable légende que de nombreuses personnes ont essayé de visiter, afin de profiter de la vie, jouissive et surtout eternelle...
Et c'est ainsi que l'on nous dépeint, tout au long de ces 1 heures 34, les forces de la violence et de la folie (omniprésente dans les dangereuses routes et collines menants à cette mysterieuse ville), qui va malheureusement finir par déborder sur nos deux jeunes héros.
Usant d'une mise en scène visuellement efficace et d'un montage plus qu'original, intriguant et surtout troublant, cette adaptation dite "Daliesque" de la pièce de Fernando Arrabal se révèle être une experience surréaliste hypnotisante, inoubliable et surtout troublante... Plus on avance dans le réçit, plus les scènes se révèle crues pour finalement aboutir à un final abrutisant de brutalitée... et de moralitée.
Largement portée par les interpretations de Sergio Kleiner et Diana Mariscal, les jeunes acteurs principaux, inconnus et amateurs, et par une musique festive plus que décalée et entrainante, Fando et Lis est un monument du genre surréaliste, prouvant à la fois que Jodorowsky est un bon disciple de Luis Buñuel et Salvador Dali, et qu'il n'a pas fini de faire des émules tels que David Lynch.
Le mouvement Midnight Movies n'est pas encore crée, mais ce joyau en annonce déja les couleurs.