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Version complète : Boulevard de la mort - Un film Grindhouse
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ouaisbiensur
CITATION(Rob Van Ana @ 26 6 2007 - 19:57) *
Oui, en fait la version scripte et la version longue... qui a ensuite été coupée pour rentrer dans Grindhouse icon_mrgreen.gif


je commence à plus apprécier la version Grindhouse depuis que j'ai vu la version euro, une fois qu'on a capté les intentions de Couantine, la version courte expurgée des longueurs passe bien mieux (il reste le crash et la poursuite, le reste c'est gentil mais à la revoyure...)
Rob Van Ana
bah en même temps j'ai vu la version courte lors d'un voyage aux USA, et je m'interdis le DivX icon_mrgreen.gif

donc c'est problématique pour que je la revoie en fait ninja.gif
Evil Seb
CITATION(LMD @ 25 6 2007 - 00:36) *
En fait pendant tout le film je me suis demandé si c'était nul ou bien, mais heureusement la fin m'a permis de trancher: donc au final j'aime pas. Merci Quentin!

Ah ben t'as de la chance moi c'est dés le début, le plan ou la pouffe en short ou culotte, je sais plus s'install sur le canap', jambes croisées pour se taper une ptite fumette. Là j'me suis dis "Hé merde..." et j'allais avoir raison...mais je pouvais pas quiter la salle j'était ssis en plein milieu d'une rangée blindée et comme je suis poli j'aime pas dérangé ls gens.

J'ai jamais été un grand fan de Tarantino, loin de la même, a part Jackie Brown et KBII, aucun de ses films ne trouve de crédit a mes yeux, mais la avec ça je pense qu'il touche le fond et donc c'est bien aprés ca il ne pourra que faire mieux. Une première partie vraiment looooooongue et qui ne sers pas à grand chose au final sinon permettre a Eli Roth de montrer qu'il est aussi bon acteur que réalisateur (je vous laisse apprécier cette remarque par vous même), que Tarantino est le pire acteur que je connaisse et qu'il ne parviens pas a filmer une lap dance correctement (devrait prendre des cours chez Papy Nichols) alors que c'est sensé être une scène importante, voire la scène importante de la première partie. Les personnages sont juste de gros(se) boulel(te)s, sans dec apres 10 minutes j'avais juste envie de les baffer une à une, comme je pouvais pas ben il me restait juste à sperer que Kurt leur éclate bien la tronche, ce qu'il fera finalement aprés moults atermoiements. Russel est bien introduit au début, 2-3 plan assez icônique sur ses yeux, de tres gros plan mais plus le film avance plus il passe pour un gros blaireaux qui appelle sa maman au moindre bobo. Un tel traitement c'est à la limite du scandale... Au final arrive enfin le crash tant attendu, et bordel il s'est vraiment fait attendre celui la... Cette scène aussi réussi soit elle méritait elle une heure de préambule? Poser la question c'est a moitié y répondre à mon avis.

Deuxième groupe de meuf, un peu moins reloues que les première mais Tarantino fait des films tellement bien qu'il les auto cites: Pussy Wagon, sonnerie de portable Kill Bill, voiture jaune et noire...scène en N&B qui passe à la couleur on se demande bien pourquoi (un pote me soutiens que c'est pour pas spoiler que la voiture et jaune et noire, franchement si c'est ça heu...j'me marre). C'est reparti pour un tour de tchatche, mais autour d'un déjeuner cette fois ou dans une voiture (Revervoir Dogs style mais en beaucoup moins interessant). Bon je veux ps paraitre mechant mais franchement des meufs qui parlent de cul moi ca me gonfle d'une force...sauf quand c'est Kevin Smith qui s'y colle mais c'est pas le cas ici. Une nouvelle fois les personnages sont traité par dessus la jambe, seuls deux personages sont vraiment employée dans cette partie, un ne sers juste à rien (Rosario Dawson), et un autre est abandoné a son triste sort (M-E Winstead seul bon point dans ce film) et une fois de plus les deux autres, surtout une en fait, le prototype de la black badass de base (qui aurait tout a fait sa place dans le topic de Monsieur Waco sur les stéréotype raciaux) sont tellement chiante qu'on a bien envie qu'elles se fassent éclatées. Attention perso d'habitude j'aime ca quand des meufs foutent des raclées a des gros mastards, je suis un gros fan de rape-revenge et de GWG, mais la ici ca marche pas du tout sur moi tant je me suis pas attaché une seconde aux personages. Arrive enfin la scène de course poursuite qui est plutot sympa c'est vrai grâce aux cascades de Zoe Bell qui doit certainement avoir quelques gênes thais c'est pas possible autement, mais plombés par le traitement reservé a Kurt Russel...enfin je vais pas m'étendre la dessus. Au final on a droit à un Tarantino en roue libre, une icône piétinée, chiffonée et jetée à la poubelle, des auto citations lourdingue, des caméos affreux, des references balancée n'importe comment (putain la musique de l'Oiseau Au Plumage de Cristal ca m'a fait mal au cul quand même),...

Bref un vrai film d'exploitation a la Corman ou il ne se passe strictement rien entre deux scènes d'actions. Mais bon Corman torchait ça en dix jours avec 10.000 dollars et de vraies chute de peloche, Tarantino fait pareil mais avec de gros moyens et de la vraie péloche qu'il salope exprés pendant une heure avant de se rendre compte que ça le saoule en fait et d'arreter...


Un tout petit 1,5/6

CITATION(LMD @ 25 6 2007 - 00:36) *
Donc voila, le meilleur moment du film c'est avec Russel (très bien, mais on lui fait jouer n'importe quoi dans la deuxiéme partie)

Ah nan pour moi les deux meilleurs moment c'est ca:



(et encore je suis pas certain que ce plan soit dans le film...)
bleuten
Le premier, oui mais en N&B.
Le second serait plutôt une toph de prod'.
Bret Gimson
Un des aspects qui m'a plu dans le film est justement que ça s'éloigne de ce type d'images d'Epinal tunée, du Barnum de références à la Kill Bill. Dans Death Proof, les bombasses ont de la cellullite, le nez tordu portent des sandales pourries. J'ai l'impression que certains s'attendaient à voir une espèce de Bikini Bandits, sur un script ultra calibré, réglé comme du papier à musique.
Death Proof m'a rappelé pourquoi je ne vais plus au cinéma, tout simplement parce que je n'y suis plus surpris, par aucun des aspects, dont la liste serait trop longue : toutes les actrices ont la même gueule et les scripts sont caviardés par une vision de la narration du suspense basée sur de vieux liens de cause à effet qui, si ils fonctionnaient jadis, sont aujourd'hui dépassé. 90% des films sont écrits sans autre parti pris que celui de happer le spectateur par des twists et du gros son, de le divertir à tout prix avec n'importe quoi. Dans Death Proof, on prend le temps d'installer un naturalisme ludique, qui couvre l'air de pas y toucher un large spectre de ce qu'on peut voir de cool au cinoche dans un jeu d'écriture permanent où l'action, faussement lâche, est parsemée de gimmicks qui s'apparentent à un travail de sample, qui dépasse, selon moi, le cadre de la référence stérile.
Chuck Apic
OK. Fonce voir Steak. C'est en gros la definition que tu fais du dernier Tarantino. icon_mrgreen.gif
Bret Gimson
oué oué ninja.gif
(salaud!)
jigsaw
Mais une question reste sans réponse :

Que deviennent Mary Elizabeth Winstead et le bouseux ?

(j'ai un avis tranché sur la question)

Bret Gimson
la réponse : on s'en fout.
(et c'est ça qui cool)
jigsaw
Ah mais oui ce qui est cool c'est qu'on nous laisse imaginer ce qui s'est passé smile.gif (8/6)

seward
quentin likes toes...
Rob Van Ana
CITATION(seward @ 27 6 2007 - 18:18) *
quentin likes toes...


j'espère qu'il a vu cette photo, ça pourrait lui donner l'idée de faire un zombie flick avec des mutants bouffeurs de doigts de pied icon_mrgreen.gif


bon c'est sûr du coup là faudra qu'il trouve une parade pour les scènes de dialogues entres infectés icon_arrow.gif
Spock
CITATION(Bret Gimson @ 27 6 2007 - 13:05) *
Un des aspects qui m'a plu dans le film est justement que ça s'éloigne de ce type d'images d'Epinal tunée, du Barnum de références à la Kill Bill. Dans Death Proof, les bombasses ont de la cellullite, le nez tordu portent des sandales pourries. J'ai l'impression que certains s'attendaient à voir une espèce de Bikini Bandits, sur un script ultra calibré, réglé comme du papier à musique.
Death Proof m'a rappelé pourquoi je ne vais plus au cinéma, tout simplement parce que je n'y suis plus surpris, par aucun des aspects, dont la liste serait trop longue : toutes les actrices ont la même gueule et les scripts sont caviardés par une vision de la narration du suspense basée sur de vieux liens de cause à effet qui, si ils fonctionnaient jadis, sont aujourd'hui dépassé. 90% des films sont écrits sans autre parti pris que celui de happer le spectateur par des twists et du gros son, de le divertir à tout prix avec n'importe quoi. Dans Death Proof, on prend le temps d'installer un naturalisme ludique, qui couvre l'air de pas y toucher un large spectre de ce qu'on peut voir de cool au cinoche dans un jeu d'écriture permanent où l'action, faussement lâche, est parsemée de gimmicks qui s'apparentent à un travail de sample, qui dépasse, selon moi, le cadre de la référence stérile.

entièrement d'accord, j'ajouterai que certaines séries télé en revanche parviennent à me surprendre
sinon je suis pas sûr d'avoir aimé la poursuite finale, mais incontestablement ça prend aux trippes (j'étais cramponné au fauteuil)
et je suis resté jusqu'à la fin du générique (ce que je fais toujours, pour la musique) en espérant voir les fausses bandes annonce mais nada (c'était bien la peine de nous vanter le projet Grindhouse)
Ed Wood
L'ayant vu deux fois version courte et version longue, plus j'y repense plus j'adore ce film. En effet ça commence direct que ce soit les cadres parfaits, la musique, les dialogues on est bien chez Tarantino, un univers parallèle coincé entre le rêve d'un cinéma passé et le fantasme d'une réalité.
Ainsi Quentin joue avec les rêgles du slasher et les intègre à son univers unique, preuve qu'il est plus qu'un simple copieur mais un véritables auteurs (d'ailleurs quand on voit le film de son bros c'est encore plus flagrant).
Ici les victimes débile et trop bavardes des slashers deviennent de sublimes créatures parlant sans aucune retenue de cul, de ciné et de drogues. Avec un sens du cadre qui ébloui à chaques plan, on est au coeur de l'intimité de ces bimbos énervantes et attachantes à la fois jusqu'à l'arrivé du Tueur invincible et implacable mue par un désir réprimé, animal qui le rend encore plus imprévisible. Avec les clins d'oil caméra de Cascadeur Mike la connivence avec le spectateur est total, Tarantino joue ainsi avec la catharsis du spectateur qui s'identifie toujours au tueur pour déglinguer des victimes potentiel (ici des bimbos qu'on ne se tapera jamais icon_mrgreen.gif ) nous on veut du meurtre et du sang. Il joue ainsi avec l'attente de ce moment.
Le premier meurtre aussi rapide que violent est exellent puis arrive le gros morceau du film. Le premier crash. Jouant sur tout les points de vue de ses victimes s'attardant sur chacune de leurs morts notre plaisir de pervers est décuplé. Cette séquence sublime est sûrement l'un des sommet du style tarantino où musique et images se confondent dans un montage hallucinant.
Aprés cela vient le deuxième partie. Une sorte de remake de la première partie.
Mais cette fois tout les codes sont détourné. ON refait le meurtre mais avec quelques décalage qui en font toute la saveurs. Ici les filles prennent le deçu et Kurt Russel est présenté sous son jour le plus humain: c'est à dire castré. Elles on osé lui tiré dessus! blink.gif La vengeance, dans une poursuite finale infernale, se fait l'arme à la main dans une pure image iconique qui nous fait penser au grand Russ Meyer. Tarantino a compris tout l'essence cathartique que provoque les slashers.
Bref ce film est un pure concentré de plaisir, intelligent et original. Un vrai régal.
5/6
Peut être pas son chef d'oeuvre mais au moins du même niveau que Jacky Brown, en attendant Inglorious Bastard..

C'est quoi le titre du morceau lors du crash?
ouaisbiensur
CITATION(Ed Wood @ 28 6 2007 - 23:29) *
C'est quoi le titre du morceau lors du crash?


Hold tight de Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick and Tich
Mr.Movie
Ah si il est loin d'âtre le meilleur film de QT, Boulevard de la mort, sur grand écran, c'est quand même le pied ! (Mauvais jeu de mot ? icon_mrgreen.gif )

Nan sérieux, rarement vu un truc aussi jouissif au cinéma...
Felix Leiter
On pourra remarquer d'ailleurs, comme le fait remarquer Ikabod, que la composition en 2 partie (et demi) du film de Tarantino se pose dans une sorte de mise en abyme subtile du concept de ce Grindhouse. Il fait son double programme tout seul, 2 histoires, l'une comme la suite de l'autre avec une séquence transition dans l'hôpital.
Comme si on avait un film, puis sa suite dans le même film, reprennant le concept même mais en changeant les règles par le simple fait d'en changer les personnages mais pas le pivot et l'argument du film : le tueur. Chaque partie se termine de façon abrupte, sans délayer derrière, sans ajouter la fameuse scène de retour à la normale pronée souvent dans les cours de scénario. Plus de détente, le concept n'est pas là pour ça. (Un pourrait même faire un rapprochement avec une retransmission sportive, une fois la dernière balle d'un match de tennis jouée, la partie est finie, ou une fois que l'arbitre siflle la fin d'un match, l'un (ou l'une si on parle d'équipe) lève les bras au ciel (comme les filles) l'autre s'effondre allongé(e) et sonné(e), mais bon j'avoue que c'est peut-être un peu hasardeux comme comparaison)
Je trouve ça assez remarquable.
COSMOCATS
Je sais pas si ça a été annoncé mais les deux GRIND HOUSE seront en salles simultanément, aparemment TFM a inséré les bandes annonces dans PLANETE TERREUR du coup pas mal de salles vont probablement diffuser les deux segments coupés en entre acte (rachat d'un billet) mais y'aura bien une totale en France.
contagion
les fausses b.a sont dans Planète Terror?

Joie!

(d'où tiens-tu l'info?)
COSMOCATS
de TFM direct... justement!
icon_arrow.gif
jigsaw
CITATION(seward @ 27 6 2007 - 18:18) *
quentin likes toes...


Il pue des pieds ce film.

icon_arrow.gif
Ricardo Anton
Vous allez rigoler mais j'aime beaucoup Tarantino car c'est le seul qui n'a pas honte de citer ses références télévisuelles. J'adore la scène où Kurt Russell cite les séries Vegas ou le Virginien.
bleuten
Et qu'il realise que personne ne connait ces series. icon_mrgreen.gif
ICE_T_62
CITATION(bleuten @ 30 6 2007 - 13:14) *
Et qu'il realise que personne ne connait ces series. icon_mrgreen.gif

Ca a du arriver plus d'une fois à Tarantino, qu'il a mis la réplique
Alex Corvis
CITATION(ouaisbiensur @ 29 6 2007 - 01:33) *
CITATION(Ed Wood @ 28 6 2007 - 23:29) *
C'est quoi le titre du morceau lors du crash?


Hold tight de Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick and Tich


A ce propos j'ai la BO de Death Proof, et elle est terrible, je me permets de la conseiller.
Rob Van Ana
CITATION(Felix Leiter @ 29 6 2007 - 14:33) *
On pourra remarquer d'ailleurs, comme le fait remarquer Ikabod, que la composition en 2 partie (et demi) du film de Tarantino se pose dans une sorte de mise en abyme subtile du concept de ce Grindhouse. Il fait son double programme tout seul, 2 histoires, l'une comme la suite de l'autre avec une séquence transition dans l'hôpital.
Comme si on avait un film, puis sa suite dans le même film, reprennant le concept même mais en changeant les règles par le simple fait d'en changer les personnages mais pas le pivot et l'argument du film : le tueur. Chaque partie se termine de façon abrupte, sans délayer derrière, sans ajouter la fameuse scène de retour à la normale pronée souvent dans les cours de scénario. Plus de détente, le concept n'est pas là pour ça. (Un pourrait même faire un rapprochement avec une retransmission sportive, une fois la dernière balle d'un match de tennis jouée, la partie est finie, ou une fois que l'arbitre siflle la fin d'un match, l'un (ou l'une si on parle d'équipe) lève les bras au ciel (comme les filles) l'autre s'effondre allongé(e) et sonné(e), mais bon j'avoue que c'est peut-être un peu hasardeux comme comparaison)
Je trouve ça assez remarquable.



personnellement, ça m'a plus fait penser à une dissertation sur le genre avec une thèse et une antithèse. Comme s'il posait le stéréotype de la construction pour mieux faire voir comment il le détruit dans la deuxième partie. icon_mrgreen.gif
Hutch
CITATION(Feu Big Monster, paix à son âme, sur un topic ailleurs @ 06 10 2004 - 21:57) *
Mmmh, a mon avis, un des trucs passionnants de la saga, c’est qu’elle permet de passer en revue l’évolution du ciné ricain de divertissement.

Le film de R. Scott est une des dernières réussites de l’horreur ’70, d’un ciné intelligent et posé, de l’école documentariste - à la Friedkin. Pourtant Alien arrive deux ans après SW, alors que ce genre de ciné a déjà commercialement rendu l’âme (cf Sorcerer de Friedkin justement, sorti dans les salles en même temps que le film de Lucas).

Alien est un film "d'ambiance", par rapport aux canons d'aujourd'hui en tout cas.
Scott ralentit volontairement le rythme de l'histoire et part d'un postulat anti-starwars : dans le futur, tout est lent, lourdingue, englué dans les procédures et les conflits de fonctionnaires (qui va toucher sa prime, qui commande, etc...).

Avec Cameron, on passe au bourrinage ’80, ou les gros succès sont les films comme Terminator (et les suites de SW, etc…). C’est plutôt sympa, pas décervelé et les décors et les trucages sont trippants (esthétique dérivée du manga), inventifs, le tout à un moindre coût.

Avec Alien 3, les choses se gatent.
C’est pas encore la dèche totale (c’est l’époque de Batman 2) et Fincher n’est pas un manchot mais déjà ça commençait à sentir le rance : les studios savent plus quoi inventer et les réals sont des petits bricoleurs d’images (Proyas, qui annoncent deja les couilloneries des W. Brothers – ahah je sens que je vais me faire lyncher) sans génie et qui peine à sortir d’un univers adolescent ou au mieux à établir des esthétiques faussement fin de siècle qui emprunte plus à la pub nike qu’au vécu.
L'image faussement crade a définitivement remplacé l'école documentariste. L'ère du numérique se profile à l'horizon.
(révolution esthétique que je trouve scandaleuse et toute pourrie, mais je suis un vieux con)
La preuve tout de suite avec :

Alien Ressurection
Voilà c'est fini, c'est rendu, c'est sûr maintenant on est dans le nawak le plus total, la saga Alien a consommé son divorce avec ce qui en faisait l'intelligence.
Le ciné est mort.
La synthèse et les trucages modernes ont tué le ciné de genre.
Voilà fin de l’histoire.
Edifiant, non ?


Sinon, encore un petit mot sur le sous-texte de la saga.
Ce sous-texte (en gros : intérêt du capital vs valeur de la vie humaine) est décliné sur 3 grandes catégories d'individus au cours de la trilogie: les ouvriers, les militaires, puis enfin les prisonniers - on voit déja tout de suite à quel point de l'opus 4 passe à côté du schmilblic, d'ailleurs.

Cameron s'attachait plutôt à tenir un discours édifiant sur les ingérences entre l'occident et le "reste du monde", Scott privilégie une approche métaphorique en faisant en faisant de la peur un élément plus psychologique, totalement indissociable de l'environnement humain quotidien.

Ainsi quand le Nostromo - univers technologique totalement conçu par l'homme et donc normalement maîtrisé- se transforme progressivement en un milieu hostile, Scott touche l'essence de la peur moderne : celle d'être éliminé par le système duquel on dépend, le Système avec un big S. Voilà pourquoi on voit si peu l'alien dans le film de Scott (vous fatiguez pas à argumenter, je sais bien qu'il a fallu couper le monstre au montage), le véritable danger, c'est le milieu, dont l'Alien ne représente finalement qu'une déjection (il surgit du corps avec violence, accouchement, défequation, etc...).

Voilà aussi pourquoi on transpire autant dans Alien, on saigne du nez, on vomit du liquide blanc, toutes ces déjections symbolise le retour de l'organique et viens nous livrer le sens de l'histoire. L'homme était un animal (voila aussi pourquoi le chat s'en sort), il a évolué jusqu'à construire lui-même son milieu de vie et ce milieu est devenu la source d'un nouveau danger pour lui.

Et ce nouveau danger se résume en deux mots, tirés du film : "CREW EXPENDABLE" ! L'équipage peut être sacrifié ! Voilà la peur moderne ultime, celle d'un monde qui fait de nous de la chair à pâtée, de la "flesh for the beast", bordel, et cette « beast », c’est le fameux MOLOCH de Métropolis de Fritz Lang, j’ai nommé LE GRAND CAPITAL ! (L'Alien n'est pas le véritable ennemi, il aurait pu être maîtrisé dès le départ, le véritable ennemi, c'est l'homme lui même.)

Pour en revenir au sujet, donc, les suites, bof bof...
(même si celle de Cameron est sympa).
Tout simplement parce le film de Scott, c'est du travail d'orfèvre
Si Alien est un film lent (par rapport aux canons actuels), la bande son et le travail photographique (girophares, stroboscopes et signaux d’alarmes, quelle symphonie audio-visuelle !) donnent au film sa densité : impossible de s’emmerder une seule minute. Il y’a toujours quelque chose à voir, à entendre.
Les suites n'en sont que des décalques, au mieux sympa, au pire foireuses.


oui donc voilà en fait j'aime bien l'idée que Death Proof résume en fait la pensée ci-dessus en s'auto-détruisant par le biais du personnage de Stuntman Mike, absolument terrible dans la première partie (il mange, il boit -bon pas d'alcool mais c'est le geste qui compte, il séduit, il fait peur, il raconte n'imp et en même temps chaque mot compte) et pathétique dans la deuxième (c'est un juste un pauvre queutard mateur qui se fait latter la tronche par Rosarrrrrio motherfuckin fuck fuck fuck fuck fuckin fuck Dawson et ses acolytes) : en gros, on a le tome 1 de ses aventures immédiatement suivi par l'épisode 45 dans lequel il re-re-re-re-re-re-re-re-re-re-revient faire son barouf et (là réside le génie du film) et lié par une séquence de réintro pourrissime (le monologue du shériff qui explique tout de A à Z sur le perso, son mode opératoire, sa pathologie, bref... qui remâche tout pour introduire cette "nouvelle" aventure)
Le spectateur ressent alors la MÊME lassitude que le fan de la dimension parallèle qui s'est enfilé les 44 autres nanars auparavant.

Du coup on passe d'un extrème à l'autre :
au début, on a un piège mortel (dans tous les sens du terme), subtilement ammené (il échaffaude son plan au fur et à mesure de la soirée) et réalisé de main de maître (le découpage de la mort de Rose MufGowan, le crashomon), ensuite, on a une poursuite au milieu de nulle part qui arrive sans raison et qui est trois fois plus longue et trois fois plus chiante (avec des effets à la jackass tout pourris).
au début, on a des copines qui parlent de the Who et qui font des danses du ventre autant pour leur plaisir que le nôtre, ensuite on a des tatasses qui achètent Vogue Italie (mais qui savent se castagner fuck ! c'est l'ère du féminisme, tu vois ? fuck !)
au début, on a une soirée en apparence anodine et où on arrive à nous intéresser à des petits riens qui font des grands tout (jungle Julia aura-t-elle son sms ? qui va réciter le poème à la 2e plus belle femme du monde, Butterfly ?), ensuite on a de la parlotte vide de sens et de talent où chacune fait répéter à l'autre ce qu'elle a dit (généralement fuck)
au début, on est dans Love and Rockets, ensuite on se tape Sex and the City
au début, on a Vanessa Ferlito, la 2e plus belle femme du monde, ensuite on a Rosarrrrrio motherfuckin fuck fuck fuck fuck fuckin fuck Dawson, indice de nanaritude force 8
au début, on passe une soirée entre potes et avec de nouvelles connaissances, ensuite on rentre du boulot pour se coller devant la télé
au début, on place des affiches de Soldat Bleu, ensuite on a des panneaux pour Scary Movie 4
au début, on avance, ensuite, on recule (comment veux-tu...)
au début c'est drôle (le sourire de Stuntman), ensuite non (hihi "elle fait un film porno fuck !" hihi fuck !)

Finalement tout régresse et s'autodévore et le plan final achève le tout : allez casse-toi, c'est fini tout ça, laisse-tomber les films

Butterfly/6

Astuce Mario
Stuntman Spoilers

Je suis d'ac d'ac d'accord avec Hutch. Sauf que j'ai trouvé ça bien sympa et que Tarantino a visiblement construit son film expres comme ça: première partie sucrée, aussi bien visuellement qu'humainement, qui finit par la mort des héroines. Deuxieme partie froide, et parfois un peu moche aussi faut dire, qui finit par la victoire du girlpower sur le méchant cascadeur macho. C'est pas tres fin mais effica. Ca Ca Ca m'a fait penser à... Samurai Champloo. Meme mixe d'influences transcendé par une forme moderne, meme jeu avec le montage, musical et scratché. C'est du cinéma qui se regarde mais qui fait plaisir à voir. Son meilleur film.
Hutch
ah mais j'ai pas trouvé ça pas sympa...j'aime bien les films qui s'autocritiquent (en fait j'ai pas vraiment d'avis définitif sur le film...mais plus de l'intéret : je savais pas comment l'exprimer dans la note)

(cest un peu comme Last Action Hero en moins foireux : j'étais pas sûr que ça soit fait exprès)
Astuce Mario
Merde. J'avais pas lu le topic. Je la refais:

CITATION(Bret Gimson @ 27 6 2007 - 13:05) *
Dans Death Proof, on prend le temps d'installer un naturalisme ludique, qui couvre l'air de pas y toucher un large spectre de ce qu'on peut voir de cool au cinoche dans un jeu d'écriture permanent où l'action, faussement lâche, est parsemée de gimmicks qui s'apparentent à un travail de sample, qui dépasse, selon moi, le cadre de la référence stérile.


+1!

(et je crois que j'ai plus rien à ajouter - mais c'est bien vu le parallele avec Last Action Hero, Hutch)
Clint
Big et Hutch, les 2 aigris de base (pas de smiley) qui se rendent compte avec DEATHPROOF (pas vu) que Tarantino sait faire des films.
C'est pas trop tôt les gars !
Mais vous pouvez balancer que c'est son meilleur film, pareil pour Astuce, il m'est impossible de vous croire. Une connerie de sketch gonflé et remonté ne peut pas surpasser RESERVOIR DOGS.
Impossible.
Fraggle
Je me souviens d'un Hutch passablement dithyrambique à propos de Kill Bill, le Vol2 tout du moins.
Tu te fais vieux Clint, la mémoire se barre en couilles.
muf
CITATION(Fraggle @ 03 7 2007 - 22:44) *
Je me souviens d'un Hutch passablement dithyrambique à propos de Kill Bill, le Vol2 tout du moins.


Ouais mais entre-temps il a décuité ^^
Clint
CITATION(Fraggle @ 03 7 2007 - 22:44) *
Je me souviens d'un Hutch passablement dithyrambique à propos de Kill Bill, le Vol2 tout du moins.
Tu te fais vieux Clint, la mémoire se barre en couilles.


Mais non ho ! C'était juste histoire de les mettre tout les 2 dans le même sac pour les chambrer !
Comment tu m'as tué putain. Je t'en veux là.
Bret Gimson
Bein Clint pour moi rien n'a changé, je suis loin d'être convaincu par Tarantino. Par contre je ne pense plus rentrer dans la catégorie des aigris, mais plus des j'menfoutis et j'ai vraiment du mal à me passionner pour les films du moins à projeter des attentes de cinéphiles, genre "ça devrait être comme ça et pas comme ci parce que ça rappelerait ceci et non cela qui est moins bien"; quand on les voit avec distance on apprécie plus les mêmes choses ou plus de la même manière. Pour moi c'est fini de d'aduler tel ou tel réal ou de détester tel ou tel autre. Trop m'ont déçu, quelques uns m'ont supris. je me suis expliqué à propos de Kill Bill et je continue de trouver ce film aussi beauf qu'une 205 GTI tunée. J'ai vraiment beaucoup aimé Death Proof et j'ai absolument pas ressenti le changement au milieu comme une trahison ou quoi que ce soit. C'est juste autre chose et j'étais content que ça change. J'ai pas de théorie là-dessus, pas grand chose à dire pour le justifier à part... on part de l'exploitation des '70 pour aboutir à une esthétique de DTV et c'est fait exprès ? Bof. Je pense que cloturer le film de la même façon qu'il démarre, en respectant le principe de persos "classe"(iques) aurait tout simplement conduit le film vers des rivages trops vus/revus, du déjà fait. Le changement de ton entretient complètement l'esprit nonchalant du film, je trouve, en tout cas c'est pour moi une qualité.
Blunt
CITATION(Clint @ 03 7 2007 - 22:13) *
Une connerie de sketch gonflé et remonté


1h30 c'est pas un sketch, c'est un long métrage icon_mrgreen.gif
Hutch
hého, j'ai pas dit que c'était le meilleur Tarantino Clint
(je tenais à le préciser avant de bouder et pester comme Big)
Mechagodzilla
CITATION(Blunt @ 04 7 2007 - 12:27) *
CITATION(Clint @ 03 7 2007 - 22:13) *
Une connerie de sketch gonflé et remonté


1h30 c'est pas un sketch, c'est un long métrage icon_mrgreen.gif



même si ça passe en accélleration X30 sur un lecteur de salon
Bret Gimson
CITATION(Hutch @ 04 7 2007 - 12:32) *
hého, j'ai pas dit que c'était le meilleur Tarantino Clint
(je tenais à le préciser avant de bouder et pester comme Big)


Ha pour moi c'est le meilleur; et je peste ni ne boude, c'est la magie d'internet qui te donne cette impression. j'aime vraiment la deuxième partie, j'ai pas du tout eu de sensation de décrochage et ça se passe tout à fait naturellement à mon avis.
Hutch
ben j'ai jamais dit le contraitre (abracadabret !)
horseloverfat
Vous donnez pas envie de le revoir !
dutch


bluesbro.gif
DarK ChoueTTe
Mais y'a une sorte de concours implicite à celui qui refera une affiche de la façon la plus laide et la moins professionnelle, ces dernières années ?
Ced
je pense que lemec qui a fait cette affiche s'est matté starsky et hutch peu avant de la faire... ou alors il a confondu les deux films... dans tous les cas il devait être sévèrement bourré pour faire un truc pareil...
horseloverfat
moi je l'aime bien.
DarK ChoueTTe
CITATION(horseloverfat @ 11 7 2007 - 05:24) *
moi je l'aime bien.

Je ne vois qu'une seule explication possible et elle est doublement cohérente : c'est toi qui l'as réalisée, hein ?

Au fait, pourquoi ce topic est en cinéma fantastique ? (Planet terror ok, mais vu que els deux sont séparés, Death proof n'a rien de fantastique, non ? Modos nowadays...icon_mrgreen.gif)
Rob Van Ana
CITATION(DarK ChoueTTe @ 11 7 2007 - 15:52) *
Au fait, pourquoi ce topic est en cinéma fantastique ? (Planet terror ok, mais vu que els deux sont séparés, Death proof n'a rien de fantastique, non ? Modos nowadays...icon_mrgreen.gif)


héhé, j'avais demandé en post 2 icon_mrgreen.gif

Toujours pas de réponse mais j'ai espoir que nos forces jointes arrivent à percer ce mystère ninja.gif

et c'est vrai que le ja trouve plus que bof cette oeuvre perso vu que pas dans le trip grindhouse tout simplement. icon_arrow.gif
simidor
CITATION(Hutch @ 03 7 2007 - 19:27) *
CITATION(Feu Big Monster, paix à son âme, sur un topic ailleurs @ 06 10 2004 - 21:57) *
Mmmh, a mon avis, un des trucs passionnants de la saga, c’est qu’elle permet de passer en revue l’évolution du ciné ricain de divertissement.

Le film de R. Scott est une des dernières réussites de l’horreur ’70, d’un ciné intelligent et posé, de l’école documentariste - à la Friedkin. Pourtant Alien arrive deux ans après SW, alors que ce genre de ciné a déjà commercialement rendu l’âme (cf Sorcerer de Friedkin justement, sorti dans les salles en même temps que le film de Lucas).

Alien est un film "d'ambiance", par rapport aux canons d'aujourd'hui en tout cas.
Scott ralentit volontairement le rythme de l'histoire et part d'un postulat anti-starwars : dans le futur, tout est lent, lourdingue, englué dans les procédures et les conflits de fonctionnaires (qui va toucher sa prime, qui commande, etc...).

Avec Cameron, on passe au bourrinage ’80, ou les gros succès sont les films comme Terminator (et les suites de SW, etc…). C’est plutôt sympa, pas décervelé et les décors et les trucages sont trippants (esthétique dérivée du manga), inventifs, le tout à un moindre coût.

Avec Alien 3, les choses se gatent.
C’est pas encore la dèche totale (c’est l’époque de Batman 2) et Fincher n’est pas un manchot mais déjà ça commençait à sentir le rance : les studios savent plus quoi inventer et les réals sont des petits bricoleurs d’images (Proyas, qui annoncent deja les couilloneries des W. Brothers – ahah je sens que je vais me faire lyncher) sans génie et qui peine à sortir d’un univers adolescent ou au mieux à établir des esthétiques faussement fin de siècle qui emprunte plus à la pub nike qu’au vécu.
L'image faussement crade a définitivement remplacé l'école documentariste. L'ère du numérique se profile à l'horizon.
(révolution esthétique que je trouve scandaleuse et toute pourrie, mais je suis un vieux con)
La preuve tout de suite avec :

Alien Ressurection
Voilà c'est fini, c'est rendu, c'est sûr maintenant on est dans le nawak le plus total, la saga Alien a consommé son divorce avec ce qui en faisait l'intelligence.
Le ciné est mort.
La synthèse et les trucages modernes ont tué le ciné de genre.
Voilà fin de l’histoire.
Edifiant, non ?


Sinon, encore un petit mot sur le sous-texte de la saga.
Ce sous-texte (en gros : intérêt du capital vs valeur de la vie humaine) est décliné sur 3 grandes catégories d'individus au cours de la trilogie: les ouvriers, les militaires, puis enfin les prisonniers - on voit déja tout de suite à quel point de l'opus 4 passe à côté du schmilblic, d'ailleurs.

Cameron s'attachait plutôt à tenir un discours édifiant sur les ingérences entre l'occident et le "reste du monde", Scott privilégie une approche métaphorique en faisant en faisant de la peur un élément plus psychologique, totalement indissociable de l'environnement humain quotidien.

Ainsi quand le Nostromo - univers technologique totalement conçu par l'homme et donc normalement maîtrisé- se transforme progressivement en un milieu hostile, Scott touche l'essence de la peur moderne : celle d'être éliminé par le système duquel on dépend, le Système avec un big S. Voilà pourquoi on voit si peu l'alien dans le film de Scott (vous fatiguez pas à argumenter, je sais bien qu'il a fallu couper le monstre au montage), le véritable danger, c'est le milieu, dont l'Alien ne représente finalement qu'une déjection (il surgit du corps avec violence, accouchement, défequation, etc...).

Voilà aussi pourquoi on transpire autant dans Alien, on saigne du nez, on vomit du liquide blanc, toutes ces déjections symbolise le retour de l'organique et viens nous livrer le sens de l'histoire. L'homme était un animal (voila aussi pourquoi le chat s'en sort), il a évolué jusqu'à construire lui-même son milieu de vie et ce milieu est devenu la source d'un nouveau danger pour lui.

Et ce nouveau danger se résume en deux mots, tirés du film : "CREW EXPENDABLE" ! L'équipage peut être sacrifié ! Voilà la peur moderne ultime, celle d'un monde qui fait de nous de la chair à pâtée, de la "flesh for the beast", bordel, et cette « beast », c’est le fameux MOLOCH de Métropolis de Fritz Lang, j’ai nommé LE GRAND CAPITAL ! (L'Alien n'est pas le véritable ennemi, il aurait pu être maîtrisé dès le départ, le véritable ennemi, c'est l'homme lui même.)

Pour en revenir au sujet, donc, les suites, bof bof...
(même si celle de Cameron est sympa).
Tout simplement parce le film de Scott, c'est du travail d'orfèvre
Si Alien est un film lent (par rapport aux canons actuels), la bande son et le travail photographique (girophares, stroboscopes et signaux d’alarmes, quelle symphonie audio-visuelle !) donnent au film sa densité : impossible de s’emmerder une seule minute. Il y’a toujours quelque chose à voir, à entendre.
Les suites n'en sont que des décalques, au mieux sympa, au pire foireuses.


oui donc voilà en fait j'aime bien l'idée que Death Proof résume en fait la pensée ci-dessus en s'auto-détruisant par le biais du personnage de Stuntman Mike, absolument terrible dans la première partie (il mange, il boit -bon pas d'alcool mais c'est le geste qui compte, il séduit, il fait peur, il raconte n'imp et en même temps chaque mot compte) et pathétique dans la deuxième (c'est un juste un pauvre queutard mateur qui se fait latter la tronche par Rosarrrrrio motherfuckin fuck fuck fuck fuck fuckin fuck Dawson et ses acolytes) : en gros, on a le tome 1 de ses aventures immédiatement suivi par l'épisode 45 dans lequel il re-re-re-re-re-re-re-re-re-re-revient faire son barouf et (là réside le génie du film) et lié par une séquence de réintro pourrissime (le monologue du shériff qui explique tout de A à Z sur le perso, son mode opératoire, sa pathologie, bref... qui remâche tout pour introduire cette "nouvelle" aventure)
Le spectateur ressent alors la MÊME lassitude que le fan de la dimension parallèle qui s'est enfilé les 44 autres nanars auparavant.

Du coup on passe d'un extrème à l'autre :
au début, on a un piège mortel (dans tous les sens du terme), subtilement ammené (il échaffaude son plan au fur et à mesure de la soirée) et réalisé de main de maître (le découpage de la mort de Rose MufGowan, le crashomon), ensuite, on a une poursuite au milieu de nulle part qui arrive sans raison et qui est trois fois plus longue et trois fois plus chiante (avec des effets à la jackass tout pourris).
au début, on a des copines qui parlent de the Who et qui font des danses du ventre autant pour leur plaisir que le nôtre, ensuite on a des tatasses qui achètent Vogue Italie (mais qui savent se castagner fuck ! c'est l'ère du féminisme, tu vois ? fuck !)
au début, on a une soirée en apparence anodine et où on arrive à nous intéresser à des petits riens qui font des grands tout (jungle Julia aura-t-elle son sms ? qui va réciter le poème à la 2e plus belle femme du monde, Butterfly ?), ensuite on a de la parlotte vide de sens et de talent où chacune fait répéter à l'autre ce qu'elle a dit (généralement fuck)
au début, on est dans Love and Rockets, ensuite on se tape Sex and the City
au début, on a Vanessa Ferlito, la 2e plus belle femme du monde, ensuite on a Rosarrrrrio motherfuckin fuck fuck fuck fuck fuckin fuck Dawson, indice de nanaritude force 8
au début, on passe une soirée entre potes et avec de nouvelles connaissances, ensuite on rentre du boulot pour se coller devant la télé
au début, on place des affiches de Soldat Bleu, ensuite on a des panneaux pour Scary Movie 4
au début, on avance, ensuite, on recule (comment veux-tu...)
au début c'est drôle (le sourire de Stuntman), ensuite non (hihi "elle fait un film porno fuck !" hihi fuck !)

Finalement tout régresse et s'autodévore et le plan final achève le tout : allez casse-toi, c'est fini tout ça, laisse-tomber les films

Butterfly/6


Oui, c'est ce que je me suis dit avec moins de mots en sortant de la salle la première fois.
Ce film titille, quelque chose donne envie de le revoir même si c'est pas un des meilleurs de cette année (j'ai eu mon compte perso). Et pour Vanessa Ferlito, c'est vrai aussi.
Hutch
CITATION(simidor @ 11 7 2007 - 05:03) *
Ce film titille quelque chose


ta bite


*ooooooooooooooooooooooooooooohhhhhhh*

mellow.gif
Adrienlarron
Bon bah vu aujourd'hui est pas mal déçu, même si le bla bla est la spécialité de Tarantino je trouve que là il a abusé. Par contre les carambolages font déjà partie à mon avis des scènes cultes de la filmo du maître. Ouf Cascadeur Mike relève un peu le tout
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