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Version complète : L'Orphelinat - Juan Antonio Bayona
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astroboy
J'y allais un peu à reculons, en craignant de voir un beau film un peu chiant comme L'Echine du Diable ou Abandonné (très loin d'être des mauvais films, je comprend totalement les arguments de ceux qui adorent), mais c'était plutôt pas mal même si l'influence de Balaguero (Le maestro ibérique) se fait quand même bien ressentir pendant la projection. Même capacité à construire une histoire machiavélique, à instaurer une ambiance mélancolique, à dresser un très chouette portrait féminin, à parler des souffrances infantiles, à utiliser et mettre en valeur de sublimes décors... Bref pas mal de choses qui m'ont donné l'impression de voir un film de Balaguero ce qui n'est pas pour me déplaire tant j'adore son travail, sauf que le réalisateur s'appelle Juan Antonio Bayona et son très beau film est quand même un peu trop sous influence (pour ne pas dire mimétisme) pour être totalement honnête.
En même temps, c'est un premier film donc ça passe et le résultat à quand même de la gueule ce qui laisse augurer un bel avenir pour ce nouveau venu capable quand même de pondre des scènes fantastique assez somptueuses comme l'attaque de l'enfant masqué, une partie d' 1,2,3, soleil plutôt flippante ou encore un jeu de piste super bien rythmé.
Plastiquement, le film est superbe (comme d'hab avec le cinoch fantastique ibérique), que soit les zones d'ombres (grottes maritimes, sous sol...) ou lumineuses (les coquillages devant la porte, la plage) tout est magnifiquement filmé. On sent le travail méticuleux de l'équipe du film derrière tout ça et le résultat est très très honorable.
En plus d'être capable d'instaurer le frisson, le réalisateur arrive très bien à donner beaucoup d'émotion à son film, notamment sur le très triste final où l'on apprend le pourquoi du comment dans deux scènes vraiment poignantes (la découverte du corps de simon et le suicide de sa mère), émotion renforcée par l'interprétation intense de Belen Rueda dans ce rôle de mère forte qui fait transparaitre avec encore plus d'éclat la couardise de son mari.
4/6
Nono MATTEI
Une réal de malade, une excellente interprétation au service d'un scénar qui repompe toutes les bonnes idées du genre.
4/6
Cependant, au risque de faire doublon, il est incompréhensible qu'un film comme Fragile, qui lui est supérieur, soit relégué au rang de DTV.
Car en sortant de la séance, j'ai surtout pensé à ça: il est bien ce film, mais j'aurai préféré me taper le film de Balaguero!
Jesus Gris
CITATION(Nono MATTEI @ 09 3 2008 - 22:32) *
un scénar qui repompe toutes les bonnes idées du genre.


Je pense qu'il est bon de rappeler ce que Rafik disait en début de topic:

CITATION(L @ 20 5 2007 - 00:36) *
Ecrit par Sergio Sanchez en l'an 2000 (soit bien avant que ne débarquent Les Autres et Fragile auquel on ne manquera pas de le comparer)


Voilà.

Sinon, je trouve le film supérieur à Fragile (pourtant déjà excellent). C'est grave docteur?
ygrael
Oui c'est grave mais a cette heure je ne fais plus d'ordonnances icon_mrgreen.gif

Que le film ait été écrit avant Les Autres ou Fragile est une chose mais il a été tourné après. Et ça, ça fait toute la différence.
Jesus Gris
Ah mais je disais pas le contraire, je disais juste que ça: "le scénar repompe toutes les bonnes idées du genre", c'est probablement faux. EDIT: Enfin je parle des truc post-Les Autres quoi. Parceque je n'oserais pas contester l'influence de La maison du Diable ou des Innocents... mais bon, bref.

Après, je trouve que le film se démarque assez dans son approche des quelques films de maison hantée récents. Mais là il est tard et j'ai la flemme d'argumenter icon_mrgreen.gif.
Nono MATTEI
Ok, je m'exprime autrement: le scénar nous recase tout plein de truc de Ghost story qu'on a déjà vu avant.
C mieux?
Jesus Gris
icon_mrgreen.gif

Peut-on parler de "recaser" quelquechose quand à la base c'est sans doute Les autres (et les autres icon_mrgreen.gif) qui ont recasé des idées piquées dans le script de L'orphelinat (nan mais me répond pas je cherche la merde là icon_mrgreen.gif).
Après on est d'accord que c'est pas d'une originalité folle. Mais le film est-il à ce point dénué d'innovations, d'idées bien à lui, de nouvelles justifications apportées aux figures imposées du genre? Et surtout le script n'est-il pas un modèle de construction qui se sert de bonnes idées déjà usées par les classiques du genre pour proposer un traitement particulier de thématiques inhabituelles et personnelles?

(vous connaissez déjà mon avis)

(et puis Fragile brillait pas par son originalité non plus hein... en plus d'être moins bien construit amha)
jason13thh
Bon je sais que le film est de Bayona mais l'influence de Del Toro semble assez évidente, ce film aurait tout aussi bien s'appeler L'Echine du Diable, en fait.

Ceci dit j'ai beaucoup aimé, beaucoup de sensibilité, finalement peu voir presque pas d'éléments réellement fantastique, pas de gros effets de mise en scène, tout dans la sobriété et la retenue, pas pour me déplaîre.

Le scénarion est bien ficelé et pas d'erreur selon moi, enfin si, juste une, le coup du camion qui est un peu gros même si c'était 6 mois plus tard.

Les acteurs font du bon boulot et forment un couple crédible, le petit garçon aussi est très bien.

Un bien beau film que celui là.
cinetou
Alors oui, le film de Bayona ne fait pas dans l'originalité c'est clair, il reprend les codes du genre et ne révolutionne rien, le début est un peu bâclé, tout s'enchaîne un peu vite, et la scène du camion est effectivement limite ridicule. Mais mon dieu que la deuxième partie du film est bien maîtrisée et efficace ! J'ai été réellement happé grâce à une mise en scène au poil et une gestion de la tension assez exemplaire. Comme quoi jouer la suggestion plus que la démonstration fait toujours le meilleur effet. Et bravo à Belen Rueda qui livre une très belle interprétation.
ygrael
CITATION(Jesus Gris @ 10 3 2008 - 00:45) *
Ah mais je disais pas le contraire, je disais juste que ça: "le scénar repompe toutes les bonnes idées du genre", c'est probablement faux. EDIT: Enfin je parle des truc post-Les Autres quoi. Parceque je n'oserais pas contester l'influence de La maison du Diable ou des Innocents... mais bon, bref.

Après, je trouve que le film se démarque assez dans son approche des quelques films de maison hantée récents. Mais là il est tard et j'ai la flemme d'argumenter icon_mrgreen.gif.


En fait ce que je voulais dire c'est que tu as peut être, voir même sans doute raison, au sujet de l'influence du scénario de L'Orphelinat sur celui des Autres mais l'un a été réalisé avant l'autre. Faudrait avoir le scénario original, voir si dans le temps il y a eu des différences, style Bayona qui demande des modifs pour coller au Autres parce que le gars a consciemment (ou inconsciemment) été influencé par le film d'Amenabar par exemple. Mais en fait c'est pas trop sur la parenté avec les Autres peliculas du même type qui m'ennuie, parce que je trouve ça assez normal dans le fond, mais bien les grosses réf qui sont cités d'une manière bien trop voyante. Je prend pas celle de The Haunting mais plutôt la scène de spiritisme. C'est vraiment bien foutu c'est clair mais pendant toute la scène je pensais a Poltergeist et The Changeling. C'est pas que je suis du type a trifouiller pour chercher absolument les réf* mais là ça me semble vraiment trop évident, voir génant (celle au film de Wise n'est qu'un pur plagiat). C'est bien sur normal qu'un premier film soit dépendant des influences majeurs d'un courant mais je ne trouve pas dans le film de Bayona une grande capacité de synthèse lui permettant de jouer avec ces emprunts, on peut même imaginer que le scénario de L'Orphelinat est devenu celui des Autres parce qu'Amenabar a remodelé le matériau de base pour justement l'évacuer des toutes ces encombrantes réminiscences.

Voila, voila qwaoi !

*pour dire, j'ai même pas fait le rapprochement avec les Autres vu que l'identité visuel des deux métrages n'a strictement rien a voir, j'oserai dire que de ce point de vu, le film de Bayona met une grosse honte a l'Amenabar.
Perséphone
Vu ce week-end, et beaucoup aimé.

Le thème n'est certes pas novateur et ne parvient pas toujours à éviter l'écueil de quelques répétitions inutiles (scène du tourniquet, scène de la porte de la salle de bains, portes qui grincent une bonne dizaine de fois etc.) et d'un plan final accessoire (tout spectateur comprenant aisément que Laura est morte lorsque Simon et elle sont assis entourés des autres enfants dans le dortoir...achever l’œuvre sur ce plan aurait été plus…poétique peut-être, amha…le plan final alourdit un peu le film) mais le traitement de cette histoire n'en demeure pas moins très touchant, le décor magnifique et les jeux ombres/lumières tout aussi jolis...
Ce film aborde plusieurs thèmes dont l'enfance/l'âge adulte, l'imaginaire, le lien passé/présent, conscient/inconscient ou encore le deuil ; distillant moult signes préfigurant la suite de l'histoire dès l'arrivée de la famille dans l'orphelinat...

Entre autres, on peut noter le nombre de plans où l'héroïne est à côté ou devant une pendule, réveil, horloge (il y a aussi un plan ou on voit le couple à travers le reflet de la vitre d'une horloge) avant la disparition de l'enfant...S'ajoute à cela les plans rotatifs à 360° qui vont dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (retour vers le passé), traduisant d'emblée au spectateur que la notion de temps est plurielle dans cette demeure et que la clé se trouve dans le passé (Benigna, le garçon au sac), idée renforcée par le discours de la médium sur les croisements temporels, leurs causes et conséquences...débat qui va jusqu'à aborder partie de la réflexion sur le "qu'est-ce qu'un fantôme?" de l'Echine du Diable...clin d’œil ou juste signe du poids des références en matière de conte horrifique...
De même, au début du film, on peut remarquer les plans récurrents sur le ciel où s'amoncellent les nuages de jour qui viennent dissimuler la pleine lune la nuit...(Lune symbole entre autres de maternité, de l'enfance, du passage du temps) traduisant par ces plans la disparition imminente de Simon etc....Sans parler du symbole de la mer ou encore des scènes miroirs du film (grotte, un deux trois soleil etc)...

Bref, le film n'est pas avare de symboles caractéristiques des codes du genre (demeure hantée etc.) mais malgré tout, sans égaler L'Echine du Diable ou Le Labyrinthe de Pan(totalement subjectif c'est sûr rolleyes.gif ), le film reste captivant, poignant…c’est un drame familial d'une tristesse émouvante (tuer indirectement et malencontreusement son fils en bloquant une porte, c'est plutôt simple et con, mais surtout horrible comme mort) et la révélation des dernières minutes du film est assez bouleversante...Quelques petites lourdeurs donc mais un film pourvu de bonnes idées comme le jeu de piste, qui met accessoirement en abîme ce qui a provoqué la mort du garçon au sac, un jeu, rien de plus, assez déroutant.

Ironie du sort, Laura revient dans cette demeure par nostalgie de l'enfance heureuse qu'elle y a vécu mais cette décision provoque indirectement la mort du fiston et la révélation d'une réalité cauchemardesque à laquelle elle a échappé de peu enfant...Et c'est en fouillant dans son enfance, ses peurs, l'imaginaire qu'elle parviendra à découvrir la vérité, comme une métaphore de la nécessité de parvenir à réconcilier passé (la capacité de croire en ce que l'adulte ne voit pas, ne croit pas) et présent pour pouvoir comprendre ? En ce sens, le mari n'y parvient pas par sa fuite...je ne sais pas, une interprétation possible mais à développer car en deux mots ça parait un peu incohérent, si l'on se focalise sur la thématique enfance/âge adulte).

Bref, malgré ses défauts, le propos est traité intelligemment,sans mièvrerie, l'esthétique s'avère très plaisante et la sensibilité de ce film est crédibilisée par l'interprétation de Belén Rueda.
5/6

oeil de faucon
Personellement, je n'entre pas dans le débat pour savoir si le réalisateur "recase des trucs des films de maisons hantées" parce que je suis encore sous le choc. Comme tous les films, il y aurait sûrement des trucs à redire (les gôuts etc...) mais pour moi (je précise que c'est un jugement personnel pas un qualificatif d'expert) c'est tout simplement un chef d'oeuvre.

Terrifiant (oui!), boulversant, une réalisation magnifique, une actrice au sommet de son art...Putain ! Mais comment font ces mecs pour donner naissance à des films comme ça. Ce n'est plus du cinéma, c'est juste de la magie. J'ai l'impression d'être encore dans la salle en train de chialer. Encore un film (même s'il y en déjà beaucoup) à faire voir à nos amis cinéphiles qui sont encore persuadé qu'un film fantastique ne peut pas être un film d'auteur !

Chapeau bas, je ne m'en remettrais pas !
olav'
ça y est, vu et revu sur grand écran...

Le cinéma fantastique espagnol dans toute sa splendeur; ou comment être effrayé et ému aux larmes dans une seule et même oeuvre.
Le film garde certe une trame dite "classique", mais c'est au final pour mieux nous tordre les tripes et le coeur...
Pour moi, Bayona a réussi avec ce film ce que Balaguero avait loupé avec FRAGILES (que j'aime quand même, hein?!).
Il a de plus su digérer ses influences et les retranscrires dans des hommages certe reconnaissables, mais terriblement bien servis et toujours justifiés.

Un vrai torrent d'émotions.

Putain, je suis pas près de m'en remettre moi...
Rom1
Magnifique oeuvre.
Vraiment, un très beau film porté par une actrice en état de grâce (que ça fait du bien une femme d'âge moyen non formatée) et un très bon cast de seconds rôles. Certes, l'originalité est un peu noyée dans les multiples références mais l'Orphelinat acquiert sa propre identité.
Le "twist" final m'a terrifié, réellement : c'est là l'horreur la plus absolue à laquelle on puisse être confronté, sans surnaturel aucun finalement. A ce titre, ça m'a rappelé la Secte sans Nom dans son jusqu'au boutisme.

Y a pas à dire, ces Espagnols foutent la honte à la France et à son cinéma "d'exception".
jason13thh
Il y'a pire dans l'horreur absolu dans le thème perte d'un être cher: La Secte Sans Nom (pour rester dans le film ibérique)
dmonteil
Pour moi, le film a un défaut principal: l'émotion n'arrive vraiment que dans le dernier tiers (absolument magnifique, que ce soit dit).
Les 2/3 du début sont parfaitement maitrisés (visuellement, thématiquement), ils posent des bases solides et c'est traité de façon très intelligente.

Mais à plusieurs reprise, je me dis "là, ça risque de tomber dans l'ennui".
Ca n'arrive jamais car Bayona sait gérer son rythme, mais je reste assez "extérieur", en fait, la plupart du temps.

J'ai commencé à être plus impliqué dans le film lors de l'accident de la vieille. Effet choc facile mais quand même foutrement efficace.
La séance de spiritisme est très très bien faite aussi (d'ailleurs je rejoins Jesus Gris: il y a effectivement du Cameron de Aliens et Abyss), et la scène du 1,2,3 soleil mélange habilement la peur à la curiosité (avec un procédé de mise en scène à la base ULTRA SIMPLE, et qui fonctionne du feu de Dieu).

Mais ces 10 dernières minutes (à l'exception des tous derniers plans peut-être, mais je chipote) sont sublimes et touchent au coeur.

Du coup, El Orfanato n'est pas du même tonneau que les 2 Del Toro (enfin pas pour moi), mais Bayona réalise un film vraiment impressionnant dans sa maîtrise et son intelligence (je le redis, mais c'est vraiment vrai) et emporte l'adhésion grâce à son superbe final.

Et je pense qu'il supportera bien la revision...
dutch
Viva España !!!

Magnifique film,magnifique mise en scène, magnifique photo, magnifiques acteurs, magnifique fin...Olé !!!


Deuxième film que je mate cette semaine avec une fin qui me fout sur le cul...Fort !!!


5.5/6
seward
CITATION(dmonteil @ 12 3 2008 - 23:28) *
J'ai commencé à être plus impliqué dans le film lors de l'accident de la vieille. Effet choc facile mais quand même foutrement efficace.

oui, on a beau s'y attendre, ça marche tjrs ces trucs-là.

CITATION(dmonteil @ 12 3 2008 - 23:28) *
...et la scène du 1,2,3 soleil mélange habilement la peur à la curiosité (avec un procédé de mise en scène à la base ULTRA SIMPLE, et qui fonctionne du feu de Dieu)...

qu'il étire à n'en plus finir...
en plus, dès le début, on est sur que ça va revenir à un moment donné.
Nono MATTEI
Le soucis, c'est qu'au moment de ressentir de la peur ou de l'émotion, je me sentais tellement en terrain connu dans le déroulement de l'intrigue que ça a marcher en demi teinte... Donc je suis ressorti de la séance pas vraiment ému ni effrayé; j'ai pas eu la même grosse claque que vous les gars.
Mais je le répète, niveau réal et interprétation, il n'y a RIEN à redire.
Donc c'est pour moi un bon film.
Mason
je l'ai vu hier.

moi j'ai trouvé ça pas mal du tout.
le fait est que le principal defaut de ce film est d'arriver apres la salve de films emade in réals spagnols ( ou en langue espagnole, histoire d'élargir le propos) traitant du sujet du fantôme. ca va de la secte sans noms en passant par " fragile" ( le theme récurrent des enfants violentés, voire pire), sans oublier l'influence plus qu'omniprésente de del toro et de son " echine du diable". le film m'a beaucoup rappelé " abandonnée" , dont la similarité dans l'introduction du personnage principale est parfois troublante ( le retour d'une femme Quinqua vers son "Passé" ).

apres...la mise en scene est efficace sans etre tape à l'oeil, et se permet même des moments de pure flippe ( le 1, 2, 3 soleil final, tout en plan sequence et en pano) , et des moments bien glauques ( jme suis dit "non c'est pas possible quandl'héroine, croyant etre recouverte de poussiere, decouvre qu'il s'agit de la cendre de ses amis d'enfance brûlés).

mais la scene de la cave finale et la "reunion" qui s'en suit m'a limite fait pleurer, et pour ainsi plus marqué que le reste du film en lui meme.

5/6
Leeo
Pas vraiment un film de trouille (pour ça vivement REC) mais putain quelle émotion... ça faisait bien longtemps que j'avais pas versé ma larme devant un écran.

Belén Rueda est vraiment une actrice sublime, à côté d'elle, Nicole kidman dans Les Autres a autant de charisme qu'une endive.

Quelques maladresses, la rareté des apparitions flippantes du fantôme de Tomas avec son sac sur la tête., La séance de spiritisme sous exploitée..., mais bon, c'est vraiment intelligent, assez subtil je trouve dans la description des relations humaines.

Sinon j'ai un doute : Quand l'enfant au sac sur la tête "attaque" Laura dans la salle de bain je crois, est ce le fantôme de Tomas ou bien est ce Simon qui a mis le masque? Ben ouais, comme il a le mqasque à la fin dans la cave quand sa mère trouve son cadavre.

Pour un premier film : 5/6
kefren
Assez jolie au niveau de l'image....... je me suis quand même un peu ennuyé. L'actrice principale est très touchante (et très belle), mais je commence à plus du tout être receptif au suspense basé sur des grincements de porte et des bruits de pas.
Comment aurait été le film s'il avait pris place dans une maison moderne, tout en béton et insonorisée ???
Mason
CITATION(Leeo @ 17 3 2008 - 21:04) *
Sinon j'ai un doute : Quand l'enfant au sac sur la tête "attaque" Laura dans la salle de bain je crois, est ce le fantôme de Tomas ou bien est ce Simon qui a mis le masque? Ben ouais, comme il a le mqasque à la fin dans la cave quand sa mère trouve son cadavre.

Pour un premier film : 5/6



Ben jme suis posé la question aussi.
et quand on y reflechit, les deux hypotheses que tu avances sont acceptables et vont dans le sens du recit , dans le premier cas on reste dans l'idée de la manifestation physique de la Hantise de la maison ( fantôme de Tomas) , dans le deuxieme cas on se rapproche plus de l'idée de "possession" ( wink.gif ) du fils adoptif du couple.

bilouff
CITATION(Mason @ 17 3 2008 - 22:06) *
CITATION(Leeo @ 17 3 2008 - 21:04) *
Sinon j'ai un doute : Quand l'enfant au sac sur la tête "attaque" Laura dans la salle de bain je crois, est ce le fantôme de Tomas ou bien est ce Simon qui a mis le masque? Ben ouais, comme il a le mqasque à la fin dans la cave quand sa mère trouve son cadavre.

Pour un premier film : 5/6



Ben jme suis posé la question aussi.
et quand on y reflechit, les deux hypotheses que tu avances sont acceptables et vont dans le sens du recit , dans le premier cas on reste dans l'idée de la manifestation physique de la Hantise de la maison ( fantôme de Tomas) , dans le deuxieme cas on se rapproche plus de l'idée de "possession" ( wink.gif ) du fils adoptif du couple.


Je dirais la deuxième car si je ne m'abuse il y a une phrase de la medium du style "ca existe tant que vous y croyez" (ou jme gourre de film? ninja.gif ) et là elle est pas encore ds la phase "j'y crois". De plus je crois pas que les esprits puissent interagir physiquement avec les vivants. Si?
Mason
ben si pour moi y a interaction avec les vivants depuis le debut, entre guillemets, si j'en crois cette scene où la mere se balade sur la plage et vient chercher son gosse sur la plage . lequel, en rentrant a la maison, sème des coquillages pour que son " ami invisible" le suive chez lui.
et ensuite, la mere ouvre la porte d'entrée et découvre les coquillages en question. empilés. de même que le premier jeu de piste ( Sable=jardin=poignée=poupée russe=clé du tiroir) est pour moi , clairement mis en place par les fantômes. le resultat etant la mise a jour du dossier de l'enfant .
bilouff
CITATION(Mason @ 17 3 2008 - 23:18) *
ben si pour moi y a interaction avec les vivants depuis le debut, entre guillemets, si j'en crois cette scene où la mere se balade sur la plage et vient chercher son gosse sur la plage . lequel, en rentrant a la maison, sème des coquillages pour que son " ami invisible" le suive chez lui.
et ensuite, la mere ouvre la porte d'entrée et découvre les coquillages en question. empilés. de même que le premier jeu de piste ( Sable=jardin=poignée=poupée russe=clé du tiroir) est pour moi , clairement mis en place par les fantômes. le resultat etant la mise a jour du dossier de l'enfant .


Ah ah mais ouais, je savais que je me déchirais sur ce coup... blush.gif (quoique c'est pas de l'interaction directe).
Mais bon..je l'ai mérité, je icon_arrow.gif
dievil
CITATION(Mason @ 17 3 2008 - 23:18) *
de même que le premier jeu de piste ( Sable=jardin=poignée=poupée russe=clé du tiroir) est pour moi , clairement mis en place par les fantômes. le resultat etant la mise a jour du dossier de l'enfant .


SPOIL

Mais ce jeu de piste n'aurais t'il justement pas pu être manigancé par Simon ? Du moins inconsciemment, ce qui rejoint la thèse de "possession" ninja.gif
Zoidberg


Si on se rappelle tout le film, point par point, le fait que Simon ait tout manigancé tient parfaitement la route. Pour moi, le fantome de Tomas n'apparait à aucun moment (sa première apparition, c'est Simon qui a trouvé son habit dans sa maison et qui le met pour attirer l'attention de sa mère, bien trop occupée avec la fête), Pareil pour le jeu de piste, la séance de spiritisme (qui nous dit que les exorcistes n'ont pas fait des recherches et ont su que les gamins sont morts empoisonnés?).

De même qu'a la fin, quand Belen Rueda voit ses camarades lors du 1,2,3 Soleil (best flip du flim), c'est seulement sa conscience qui les crée, pour se forcer à croire qu'il y a une chance que son fils soit en vie

Il y a juste deux points qui font tiquer cette théorie du Zero fantome :
-Le fantome de Tomas dans la grotte, ca serait quand même un drôle de hasard que Simon l'invente
-La poignée de porte de la maison de Tomas

Sickboy
Bon allons y franchement: Le film de fantôme en langue espagnole, à part L'Echine du Diable (grand film) et Volver (génial), je ne suis pas client du tout.
Pareil pour les film de fantômes en anglais réalisé par des spanish: Fragile et Darkness, non merci mais j'ai vraiment pas peur, et je suis pas ému. Quoi? Ya Anna Paquin? Aaaargh!!! Non, m'en fous j'aime pas!
Et puis le label Guillermo Del Toro, même si je suis un fan inconditionnel du gros mexicain, n'était pas plus garant de réussite qu'un label Tarantino.

bref, tout ça pour dire que l'Orphelinat et moi, c'était mal parti.
Alors j'ai trainassé avant d'aller le voir. Et puis ce matin, finalement, je me suis décidé avant qu'il disparaisse de l'affiche.
Et bon sang, quel film! Réalisation fantastique et pas poseuse pour un sou. traitement du son à vous glacer le sang. Comédiens en état de grâce. Décors superbes. Histoire poignante et surtout: des morceaux de flippe très efficaces et bien amenés, grâce à l'usage habile de techniques mille fois éprouvées.

L'un des charmes de l'Orphelinat est son côté "film d'épouvante à l'ancienne".
A l'instar des Autres d'Amenabar, Bayona rend un vibrant hommage au film de maison hanté par le biais d'une réalisation sobre, classieuse mais jamais pédante. Dans un cadre grandiose et avec un minimum d'effets, le réalisateur installe une atmosphère tendue et parfaitement maitrisée (pour un premier film c'en est même outrageant). Son sens de la suggestion fait mouche à chaque coup. L'inspiration de Robert Wise se sent parfois fortement mais n'est jamais embarrassante.
Il faut aussi reconnaitre que la musique participe beaucoup à la réussite des scènes angoissantes.
Si on oublie une tendance légère au pompiérisme daté lors de la deuxième partie de jeu de piste (le mère toute seule dans la maison) le score du film est mesuré, référencé sans virer à l'hommage poussif et surtout diablement bien utilisé.
Tout ce savoir faire donne naissance à de vrais moments de terreur pure. A travers ces procédés vieux comme le monde, Bayona prend le spectateur à revers et le plonge dans une angoisse saisissante (la seconde partie de 1,2,3 Soleil, faisant écho à l'ouverture du film est l'une des choses les plus effrayantes que j'ai vu ces 5 dernières années)
La direction artistique du film achève de lui donner du cachet sans jamais faire "toc" (et c'est là un tour de force dans un tel film).
Rien de révolutionnaire dans tout ça mais on n'est pas là pour ça. Une telle maitrise force l'admiration et la qualité technique de l'ensemble nous aide à nous immerger dans l'histoire sans jamais nous égarer.

Avec toutes ces qualités l'Orphelinat aurait pu se contenter de son confortable statut de film d'épouvante beau et efficace mais c'est pourtant la moindre de ses qualités.
Sur la base d'une histoire digne de celles qu'on peut se raconter au coin du feu pour se faire peur (ou, autrement dit, une histoire bateau mais à vous dresser les cheveux sur la tête pour peu qu'on soit dans les bonnes conditions), le scénariste Sergio G. Sanchez brode un véritable mélodrame familial dans lequel il fait se perdre une mère adoptive à la ténacité à la fois pathétique et admirable.
Et c'est évidemment là que Bayona gagne. Son Orphelinat transcende son style pour s'élever au rang de drame fantastique dans tout ce que le genre peut avoir de plus noble (on pense parfois au magnifique Ne Vous Retournez Pas, de Nicholas Roeg). Certains puristes pourront dire que c'est un peu trop à la mode depuis l'Echine du Diable et que ce n'est pas orcement ce qu'on demande à un film d'épouvante mais force est de constater qu'ici, le résultat est magnifique. La descente vers la folie de Laura, mère adoptive refusant de croire à la mort de son fils est un veritable crève coeur pour le spectateur. Cette histoire très bien écrite sert d'autant plus le genre qu'elle illustre qu'on est avec l'héroïne corps et âmes. Ce qui a pour effet de rendre les scènes de peur vraiment éprouvantes.
A l'image de cette mère, le scénario brosse de très beaux portraits de personnages. Du mari impuissant (un cliché avec lequel Sanchez s'en sort très bien) à la vieille nurse flippante (mon dieu, cette scène dans la cabane! J'ai failli faire une attaque!) en passant par la médium à fleur de peau (superbe Géraldine Chapelin), l'Orphelinat est garni d'une foule de protagonistes dont on sent qu'ils ont fait l'objet d'une attention particulière.
Au final, l'hsitoire de Laura prend une grande ampleur tragique. Autant vous dire que, pour le spectateur, tout finit dans les larmes.

Ce souci du détail (aussi bien dans le scénario que sur tous les aspects techniques) et cette classe à l'ancienne melée à une vision assez moderne de la recherche de la maternité et de la folie que peut entrainer la perte d'un être cher font de l'Orpheliant un film vraiment poignant et parfois très angoissant, pour peu que l'on soit dans les bonnes condition (vu que j'étais seul avec un autre inconnu à l'autre bout de la salle, l'effet du film a été décuplé).
Pas un chef d'oeuvre, mais assurément un grand film.

5/6
dam
CITATION(dmonteil @ 12 3 2008 - 23:28) *
Pour moi, le film a un défaut principal: l'émotion n'arrive vraiment que dans le dernier tiers (absolument magnifique, que ce soit dit).
Les 2/3 du début sont parfaitement maitrisés (visuellement, thématiquement), ils posent des bases solides et c'est traité de façon très intelligente.

Mais à plusieurs reprise, je me dis "là, ça risque de tomber dans l'ennui".
Ca n'arrive jamais car Bayona sait gérer son rythme, mais je reste assez "extérieur", en fait, la plupart du temps.

J'ai commencé à être plus impliqué dans le film lors de l'accident de la vieille. Effet choc facile mais quand même foutrement efficace.
La séance de spiritisme est très très bien faite aussi (d'ailleurs je rejoins Jesus Gris: il y a effectivement du Cameron de Aliens et Abyss), et la scène du 1,2,3 soleil mélange habilement la peur à la curiosité (avec un procédé de mise en scène à la base ULTRA SIMPLE, et qui fonctionne du feu de Dieu).

Mais ces 10 dernières minutes (à l'exception des tous derniers plans peut-être, mais je chipote) sont sublimes et touchent au coeur.

Du coup, El Orfanato n'est pas du même tonneau que les 2 Del Toro (enfin pas pour moi), mais Bayona réalise un film vraiment impressionnant dans sa maîtrise et son intelligence (je le redis, mais c'est vraiment vrai) et emporte l'adhésion grâce à son superbe final.

Et je pense qu'il supportera bien la revision...

Ha, zut, tu as dit quasiment tout ce que je voulais dire sur ce film
Tu coups je te cite et je termine en disant que Bayona a fait du beau boulot, on sent qu'il à maitrisé ses influences, c'est un beau film sur le deuil, mais loin d'être génial à mon gout, juste bien fait
Bayona est une découverte à suivre
4/6.
Linsky
je ne sais pas si c'est important de le preciser, mais au moment ou Laura fait s'empoisonne et fait son voeux "je veux que Thomas revienne", le passage de sa mort est symbolisé par son double en enfant/Doppleganger, cette scene m'a particulierement touché et pour dire vrai je n'en esperais pas plus, ayant fait l'analogie quelques instant avant avec la regression/Peter Pan/le Pays des rêves toussa..

mais fait la reference faite par les enfants qui disent : "c'est laura ! elle est comme Wendy qui a viellit en partant du pays des rêves !"

m'a definitevement mis les larmes aux yeux..
putain de film qui en plus de nous faire quelque peu flipper, nous donne un peu de poesie !
(je hais le bon cinema, ça me fout la honte à la fin de la seance quand les lumieres s'allument et que tout le monde à bien vu mes yeux vitreux ! blush.gif )
OrsonZ
CITATION(Linsky @ 19 3 2008 - 16:45) *
(je hais le bon cinema, ça me fout la honte à la fin de la seance quand les lumieres s'allument et que tout le monde à bien vu mes yeux vitreux ! blush.gif )

Boaf, tu ne devais pas être le seul, si ça peut te consoler...
Mason
moi j'ai ressenti un ptit malaise au moment où Laure decide vraiment que si elle veut revoir simon , elle devra aller jusqu'au bout, quitte a y rester. la scene où elle se prépare e enfilant sa vieille tenue d'autrefois..ca m'a rappelé des cas de suicide , justement, où les personnes qui voulaient mourir dans des vetements bien particuliers, etc..une derniere volonté , celle de partir de la maniere et avec le style qu'ils auraient choisi.

l'espace d'une scene , on sent ce mélange de determination, de doute et en même temps de confiance en soi dans l'éxecution de son suicide, pusiqu'il s'agit au final de ça. elle s'envoie ses médocs, et j'ai eu l'impression assez troublante que la derniere partie du film, veritable communion entre vivants et morts, n'était rien d'autres qu'une illustration visuelle du glissement progressif de Laura verssa mort. plus l'effet des médocs agissait, plus elle s'enfonçait et atteignait son objectif.
je sais pas si c'est bien clair. mais l'idée, c'est j'avais rarement vu une aussi belle illustration du mot " suicide".
seward
C'est pas un peu zarb qu'elle creve d'une overdose de medocs prescrits dans la lutte contre le sida... ? mellow.gif
jason13thh
Je vois pas ce qui a de zarb, les médocs restent des médocs et c'est pas des bonbons.
Redux
Les références se bousculent dans L'orphelinat (notamment Fragile dont on retrouve au coeur de l'histoire les matraitances d'enfants et l'analogie à un conte) mais Bayona fait preuve d'un solide savoir faire et, surtout, il sait déjouer nos attentes tout en maintenant une tension permanente et très efficace. On se prend aussi rapidement au jeu que les personnages lors des chasses au trésor organisées par les fantômes de la demeure.

Et mention special au personnage de Benigna dont la simple apparition suffit à faire parcourir un frisson le long de mon échine.
seward
CITATION(jason13thh @ 20 3 2008 - 12:22) *
Je vois pas ce qui a de zarb, les médocs restent des médocs et c'est pas des bonbons.
ben ouais, mais c'est pas des somnifères a priori. plutot des antiviraux, non?
enfin, j'en sais rien, j'ai pas de formation médicale.
sandalfon
CITATION(seward @ 22 3 2008 - 11:23) *
CITATION(jason13thh @ 20 3 2008 - 12:22) *
Je vois pas ce qui a de zarb, les médocs restent des médocs et c'est pas des bonbons.
ben ouais, mais c'est pas des somnifères a priori. plutot des antiviraux, non?
enfin, j'en sais rien, j'ai pas de formation médicale.


moi je pense que ces pilules sont des calmants, qu'on lui a surement prescrit après la mort de son fils, vu qu'elle en prend avant de préparer le déjeuner, surement pour tenter de rester calme si jamais les fantômes arrivaient...


Sinon, film magnifique, dramatique et poétique et surtout assez flippant.
Le 1,2,3 soleil! blink.gif
Vif-Bronze
Je viens de voir le film et j'aurai quelques questions à vous poser :
- pourquoi le couple met-il 6 mois après la disparition de Simon pour s'activer un peu plus dans la recherche et faire appel à une medium ? wallbash.gif A quoi sert cette ellipse dans le film ?!!
- rassurez-moi, c'est bien la mère de Tomas qui a tué tous les gosses en les empoisonnant ?
- si c'est Simon qui pousse sa mère dans la salle de bain et lui claque la porte sur les doigts, pourquoi s'amuserait-il à faire des bruits effrayants et à pousser un cri ultra perçant juste avant ?
Redux
CITATION(Vif-Bronze @ 25 3 2008 - 02:08) *
Je viens de voir le film et j'aurai quelques questions à vous poser :
- pourquoi le couple met-il 6 mois après la disparition de Simon pour s'activer un peu plus dans la recherche et faire appel à une medium ? wallbash.gif A quoi sert cette ellipse dans le film ?!!
- rassurez-moi, c'est bien la mère de Tomas qui a tué tous les gosses en les empoisonnant ?
- si c'est Simon qui pousse sa mère dans la salle de bain et lui claque la porte sur les doigts, pourquoi s'amuserait-il à faire des bruits effrayants et à pousser un cri ultra perçant juste avant ?


Alors, j'y vais de mes petites interprétations :

-L'ellipse de 6 mois a pour but d'accroître la douleur de la mère qui, au bout de ce long laps de temps, a cru, tout comme son mari, que leur enfant pourrait être retrouvé grâce au concours des forces de l'ordre. Normalement, au bout d'une telle durée d'absence (et à plus forte raison pour un enfant sous traitement), l'espoir de le retrouver vivant n'est plus de mise. La force du film est de nous faire croire qu'une issue heureuse est possible. Nous nous retrouvons à espérer un miracle comme la mère.

-Oui, la culpabilité de la mère de Tomas ne fait aucun doute quant aux meurtres des gosses.

-Pour moi, il s'agit bien de Tomas, et non pas de Simon grimé en Tomas. Le fait que Laura le voit nous annonce sa mort à venir, en rapport avec les propos de la médium : "Lorsqu'on est proche de la mort, il est plus facile de communiquer avec l'au-delà".


Corenaïr
CITATION(Redux @ 25 3 2008 - 19:41) *
CITATION(Vif-Bronze @ 25 3 2008 - 02:08) *
Je viens de voir le film et j'aurai quelques questions à vous poser :
- pourquoi le couple met-il 6 mois après la disparition de Simon pour s'activer un peu plus dans la recherche et faire appel à une medium ? wallbash.gif A quoi sert cette ellipse dans le film ?!!
- rassurez-moi, c'est bien la mère de Tomas qui a tué tous les gosses en les empoisonnant ?
- si c'est Simon qui pousse sa mère dans la salle de bain et lui claque la porte sur les doigts, pourquoi s'amuserait-il à faire des bruits effrayants et à pousser un cri ultra perçant juste avant ?


Alors, j'y vais de mes petites interprétations :

-L'ellipse de 6 mois a pour but d'accroître la douleur de la mère qui, au bout de ce long laps de temps, a cru, tout comme son mari, que leur enfant pourrait être retrouvé grâce au concours des forces de l'ordre. Normalement, au bout d'une telle durée d'absence (et à plus forte raison pour un enfant sous traitement), l'espoir de le retrouver vivant n'est plus de mise. La force du film est de nous faire croire qu'une issue heureuse est possible. Nous nous retrouvons à espérer un miracle comme la mère.



Tiens c'est marrant, moi je me disais que c'était pour ne plus laisser de doutes quand à la mort de Simon. Et que le laps de temps était à mettre en relation avec la scène où le papa déclare que Simon pourrait survivre un certain temps sans médicaments. ça + plus au moins de plans sur les dits médicaments après la disparition, et on est un peu guidé sur une fausse piste (on envisage qu'il ait effectivement été enlevé, quoi).

Sinon, je l'ai revu pour la deuxième fois, la première fois ayant eu lieu il y a un an à la cinémathèque. Et j'ai plus flippé que la première fois, curieusement. Reste malheureusement un sentiment de retenue dans la mise en scène qui donne parfois l'impression d'une narration trop balisé de type "ah ça c'est le moment où elle va trouver un nouvel indice". Reste aussi que pour un premier film c'est un bon défaut, encourageant pour la suite.
dievil
Sorti du DVD et du Blu-Ray Espagnols le . . . . 1er Avril icon_mrgreen.gif Non c'est pas un poisson laugh.gif avec sous titres Français rolleyes.gif Mais je vous jure c'est pas un poisson !!! sweat.gif



DVD 1
Le Film
Galerie de photos
Trailers

DVD 2/Blu-Ray
entretien J.A. Bayona y Guillermo del Toro en Budapest
Scènes supprimées commentés par le réalisateurs
Making Of
Tournage du générique
Le son de la séance
éclairer l'obscurité
Séance de casting
Rober Princep
Court métrage '7337' commenté
Le film perdu
Design: Storyboard, décors, Animatics...
Campagne de marketing: Trailers. Clips, Spots TV.

A noter la sortie d'une édition Spéciale Fnac avec un boitier métallique et un livret contenant des extraits du scénario
TRIOX
Je ne comprends pas ! Cet ‘’Orphelinat’’ est l’un des plus beau foutage de gueule filmique qui m’ait été donné de voir. Et ce qui m’énerve encore plus c’est que le nom de Guillermo Del Toro y soit lié en tant que producteur exécutif. Bon ça le met un peu hors de cause. En tout cas je n’arrive pas à comprendre, vous auriez dût voir ma tronche dans la sale, peuplée de gens (bien) qui ont très peur pour (rien) et qui font que ce genre de film soit produit pour eux et au mépris du genre fantastique. Alors oui je sais d’avance que pour certain c’est le Triox gros con qui est de retour (il se prend pour qui celui là). Bon je vais tenter de m’expliquer sans trop m’énerver. Mais malheureusement dés les premières minutes malgré la mise en scène fort correcte et classieuse et le jeu parfait des acteurs, mais c’est vraiment côté scénaristique que ce film se moque du monde. Car je ne sais pas si l’histoire d’un enfant qui disparaît chez les esprits, des parapsychologues qui investissent la maison et autres fantômeries vous dit quelque chose, mais franchement faire un film de fantômes aussi commun et surtout aussi mal foutu faut le faire exprès Tout les stéréotypes sont là, mais la peur ne se fait pas un seul instant sentir. Si un effet de surprise qui fait sursauter et un bon effet gore avec une vieille explosée sur le tarmac, mais à part ça rien. Comment le cinéma espagnol pourtant si souvent parfait, si soigné et si revitalisant a pu pondre une telle merde. Mais la question c’est comment les spectateur perçoivent la peur, car si ils flippent devant ce film, je crois que si on les colle devant un bon vieux ‘’Simetierre’’ou un ‘’Exorciste’’ ils finissent tous dans un sac à cadavre suite a un arrêt cardiaque. En gros ce film fait aussi peur qu’un épisode de ‘’Goosebump’’. Non là j’en perd mon peu de sens commun, merde ont-ils oublié le magnifique ‘’Les Autres’’d’Amenabar qui lui est sobre et formidable un des derniers grand films de frissons. Où peu être que le spectateur n’est plus difficile. Cool ! Non mais trêve de plaisanteries, de qui se moque t’on, le pire c’est de savoir que cette bouse rafle tout les prix dans la péninsule ibérique. Et que ça pompe pas mal sur le sympatique mais pas formidable "Fragile"et même un pompage sur le Jason de "Vendredi 13". Et dire que même le remake de ‘’Grudge’’ est bien plus flippant, que dis je même si ‘’the Grudge’’ n’est pas terrible, la Gruge elle est flippante au moins ! ici rien ! Dommage pour le coup j’aurai mieux fait d’aller voir ‘’Podium’’ (non je déconne !). Dommage car les acteurs sont bon et que la mise en scène est correcte. Incompréhenssible et plus inconcevable encore c’est comment les gens voient ces films pour autant les aimer, car au train où on va un épisode de ‘’Julie Lescaut’’doit ressembler à ‘’Seven’’ ! Mais bon je sais je dois être un gros con insensibles, et que je vais voir tomber sur moi les reproches de pas mal d'entre vous mais je suis juste sidéré de voir que les gens flippent devant ça et que souvent et que des films souvent bien meilleur et bien plus flippant ne sont diffusés que dans trés peu de salles et finissent aux oubliettes ! Autant vous dire que d'une certaine façon hier ce qui devait peu être me mettre autant en colère c'était aussi et peu être un sentiment de jalousie devant les spectateurs qui flippent comme ça. Pourtant j'ai facilement la trouille au ciné... Tant pis lapidez moi je suis un nain, un nain bécile et je n'ai aucuns gouts ! ! Beuarglllllllll !

PS : En tout cas sachez que ce n'est que mon avis et que chacun a le droit d'aimer, au contraire, si des gens ont flippé devant ce film tant mieux pour eux ! J'aurai aimé qu'il en soit de même pour moi !
Adinaieros
CITATION(TRIOX @ 07 4 2008 - 15:24) *
Et que ça pompe pas mal sur le sympatique mais pas formidable "Fragile"


c'est bien de lire un minimum le topic hein ?
Genre le premier message.

Sinon moi j'ai adoré. Il y a son pesant de scenes qui m'ont bien bien foutus les choquottes et son final qui a failli me faire chialer 2 fois.
Contrat rempli haut la main (et qu'elle fluidité dans la réalisation, dans les positionnements de caméras, etc.)

5/6
TRIOX
Je n'ai pas lu le topic ! Ni rien sur le film avant d'aller le voir ! En effet j'aurai du^t ! rolleyes.gif
Scalp
le zone 2 fr et le blu ray sortiront chez wild side le 6 septembre
Linsky
y a que sur 1 point que je suis d'accord avec Triox :
CITATION
En tout cas je n’arrive pas à comprendre, vous auriez dût voir ma tronche dans la sale, peuplée de gens (bien) qui ont très peur pour (rien)

moi aussi, j'etais dans une salle avec un bon groupe de plusieurs debiles mentales (des femmes, je le precise.. icon_mrgreen.gif ), qui hurlaient à la moindre sequence un peu speed..
je me suis même demandé "elles ont choisit ce film en jouant à pile ou face ou quoi ?", parce que là, c'etait vraiment exageré de faire des cris de grand huit parce que une porte a claqué sur les doigt de la mere de Simon.. et je raconte pas le reste du film. dry.gif

comme j'ai déjà dit que j'avais adoré le film il y a quelques pages, je me permet de râler, hein, et aussi parce que c'est la 4 eme fois qu'au ciné j'ai envie de claquer des gens.. je sens comme une nouvelle mode arriver :
"le screaming public" (apres la tektonic, il en fallait une autre wallbash.gif )
dreef
il en faut qui n'ont pas aimé, j'en fais partie.

à l'image du cinéma de genre espagnol de ces dernières années, c'est joliment emballé via une réalisation esthétisante et une photo soignée. l'ensemble est sobre, fluide, d'autant plus que bayona met en scène avec une maîtrise qui frise parfois l'indécence pour un premier long, en tête la fameuse séquence "1, 2, 3 soleil" de la fin (qui m'a rappelé l'excellent épisode de doctor who avec les statues d'anges pleureurs).

mais à part ça ? nous sommes ici face à une histoire de fantômes tout ce qu'il y a de plus classique (la séquence avec le médium, le truc vu et revu jusqu'à saturation), prévisible en tous points (2/3 du film pour que l'héroïne pige ce qu'on a compris dès le départ et je passe sur le twist à la ramasse, vulgaire copier-coller de saint ange). certes, le script date de 2000, mais le film n'arrive que maintenant et c'est trop tard, n'ayant plus grand chose à raconter. pour couronner le tout, c'est assez lent (pour pas dire chiant). le final ne m'a absolument pas ému, peut-être parce qu'à ce moment là je n'avais qu'une pensée en tête : que ça se termine le plus vite possible (le coup de la prise de médocs, à moins qu'il s'agisse de barbituriques, c'est n'imp).

un métrage qui aurait fonctionné il y a quelques années mais qui joue les retardataires, la faute à un script qui a pris la poussière, malgré tous les efforts que peut fournir son réalisateur. espérons que la prochaine fois bayona bénéficiera de sang neuf.

comment ce film a t-il pu remporter le grand prix de gerardmer face à REC ?
Luxxx
beau, émouvant et flippant à la fois. mais comme REC (très bon aussi), un petit goût de déjà-vu aussi...

et une question qui tue : je l'ai vu en VF sad.gif
et j'ai bien cru entendre la médium, quand on lui demande si cela la dérange que la psy de la police assiste à la séance, répondre "Parfait, la police, je kiffe " ????

heu...y'a pas un petit souçi de niveau de langage, là ??? à moins qu'elle parle aussi en djeuns dans la version originale ???


stan corben
Beau film espagnol (encore), avec une fin tres emouvante...meme si j'ai pas eut autant peur que je le pensais, le film est une vraie tuerie.
5/6.
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