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Version complète : Day of the Dead - George A. Romero
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contagion


Confinés dans une base militaire souterraine, une poignée de survivants tâchent de perdurer et d'arracher chaque jour à l'enfer une journée d'existence supplémentaire...Sarah, une scientifique, essaie de découvrir un remède à la contamination, tandis que son collègue Logan, surnommé "Frankenstein" en raison des expériences contre-nature auxquelles il se livre , cherche à domestiquer les zombis…Mais le véritable danger, comme toujours chez Roméro , ne rôde pas pourrissant et gémissant aux abords de la base, il se niche dans le corps de ceux dont le cœur bat encore… L’ennemi, c’est d’abord le vivant : le psychotique Capitaine Rhodes, dont l'humanité s'étiole peu à peu, tyrannisant les scientifiques et surtout Sarah, qui seule lui tient tête et conteste sa virile autorité ; Miguel, le soldat dépressif qui, haïssant les vivants et sombrant dans le mysticisme, va embrasser la cause des morts ; Logan, archétype du savant fou, figure paternelle, presque divine, des cadavres disloqués peuplant son laboratoire.


Rhodes émet une objection amicale

Si Dawn of the Dead est considéré comme un virulent pamphlet dénonçant les outrances du consumérisme, Day of the Dead livre lui une charge antimilitariste efficace quoique rudimentaire ; même si aucun protagoniste du film n’est exempt de défaut (John est veule par moment, Sarah trop opiniâtre, et le radio alcoolo), les soldats peuvent se prévaloir d’être les personnages les plus antipathiques du groupe : misogynes, graveleux, racistes, brutaux, décérébrés et insensibles, ce sont des animaux mus par les plus viles passions, que seule semble pouvoir canaliser l’autorité de leur chef . Le trait est un peu épais, et la satire évince les subtilités psychologiques, même si Rhodes semble par moment manifester une sorte d’affection paternaliste à l’égard de ses hommes…Boyle reprendra d’ailleurs pour son film le motif du pouvoir militaire sombrant inéluctablement dans le totalitarisme (on notera aussi, en hommage au film de Romero, la présence d’un infecté entravé, dont l’évasion sera également cause de la mort du chef de l’escouade).



D’un film à l’autre, les lieux de claustration changent mais les effets délétères d’une promiscuité prolongée restent les mêmes : la trilogie de Romero est avant tout une réflexion sur le corps social et sur le principe de civilisation . Chacun, comme il est dit dans le film, a sa propre idée sur ce qu’il faut recueillir de la vie ; dès lors toute coexistence est source de conflit… A ce titre, un pessimisme évident affleure au cours de ces trois films : l’être humain, semble nous dire Romero, est incapable de vivre pacifiquement avec son prochain, il lui faut l’écraser, le subvertir, le dominer. Dès lors, l’homme ne semble pas moins monstrueux que le zombi…Lorsque les militaires raillent Logan qui prétend pouvoir éduquer les zombis, ils ne réalisent pas qu’il est tout aussi absurde de vouloir civiliser l’homme...Quelle solution nous reste-il, quand le sommeil même nous refuse son asile (les trois séances oniriques qui scandent le film sont d'ailleurs des plus efficaces ) ? Sans doute celle donnée par John : foutre le camp, zombis ou non, et trouver une île où passer au soleil le reste de ses jours. Hier Robinson rêvait de civilisation, aujourd’hui l’homme civilisé aspire à de solitaires robinsonnades… Le dénouement est plutôt heureux, les personnages parvenant à gagner leur paradis insulaire. Les protagonistes de l’Armée des Morts de Snyder tâcheront eux aussi d'accéder à pareille utopie, mais l’île en question se montrera bien moins hospitalière (une meilleure fin à mon humble avis, plus proche de celle, radicale et nihiliste, de la Nuit des Morts-Vivants…)

Un des éléments majeurs du film, annonciateur de Land of the Dead (on ne pourra au moins pas reprocher à Romero son manque de cohérence dans la mythologie zombiesque qu’il élabore), c’est la capacité d’apprentissage que semblent développer les zombis à mesure que s’étend la contagion. Bub, le meilleur élève de Logan, incarne à l’écran cette évolution. Ce personnage est sans doute, avec John, celui qui manifeste le plus d’humanité au cours du film, à l’image de cette scène poignante où il découvre le cadavre de son « père »…Howard Sherman, l’interprète de Bub, livre d’ailleurs une prestation ahurissante, empruntant à la fois au primate et au bébé sans jamais sombrer dans le grotesque...



Romero préfère les zombis à ses congénères, et le métrage est une ode à la décomposition et aux chairs putrescentes, un véritable défilé de cadavres bigarrés…Savini a fait un travail remarquable qui fera date dans l’histoire des effets spéciaux. Le film est, il faut l’avouer, outrancièrement et délectablement gore . Les maquillages, très organiques, donnent un cachet naturaliste parfois éreintant pour le spectateur en phase digestive (l’amputation suivie de la cautérisation, wacko.gif !)… Cerveaux détruits à la perceuse, viscères béantes, égorgements et énucléations, décapitation à la pelle , décervelage au magnum, le film est d’une sanglante générosité qui paraît tout bonnement impensable aujourd’hui...Land of the Dead est à ce titre une régression; sans sombrer dans le "gore chirugical" d'un Resident Evil, il faut bien admettre que l'ensemble est plutôt propret et frileux comparé au Jour des Morts-Viants...

Au fond, pourquoi les zombis de Romero nous fascinent-ils toujours autant ? Déjà parce qu’ils transgressent quelques-uns des tabous qui perdurent dans nos sociétés : en premier lieu, la représentation organique de la mort, c’est à dire le cadavre et tous les processus de décomposition associés…La mort qu’on s’échine à repousser aux confins de la communauté s’affiche ici dans toute sa grimaçante impudeur… L’ anthropophagie, ensuite…Le corps d’autrui peut être brisé, asservi, violé, anéanti, mais en aucun cas mangé (dommage car tous les témoignages s’accordent pour dire que la chair humaine est plutôt gouteuse…).
On peut voir aussi dans le zombi le reflet d’une crainte éminemment moderne qui ne va sans doute cesser de s’amplifier : la peur liée à l’accroissement de la population…L’homme qui a longtemps lutté pour exister prolifère maintenant en toute quiétude . Le mort vivant, lui aussi, est cohorte, le mort vivant est légion, il ne cesse de croître et de pulluler jusqu’à dévaster mon espace vital et m’annihiler. Les films de zombis nous rappellent combien nous sommes terrorisés face à notre propre développement…



Day of the Dead mérite sans ambages, et au même titre que Zombi, le qualificatif un peu trop galvaudé de chef d’œuvre ; il conclut en tout cas brillamment la trilogie la plus imposante du cinéma fantastique du siècle écoulé. Si Land of the Dead n’a rien d’infâmant, il ne parvient pas vraiment à dépasser son statut de plaisant blockbuster horrifique et à retrouver la tonalité si violemment désespéré de ses illustres aînés…
Tigelz
CITATION(contagion @ 14 5 2007 - 21:26) *
Si Land of the Dead n’a rien d’infâmant, il ne parvient pas vraiment à dépasser son statut de plaisant blockbuster horrifique et à retrouver la tonalité si violemment désespéré de ses illustres aînés…


Autant je suis d'accord pour dire que Day of the dead est un chef d'oeuvre (il réunit les qualités des deux précédents, ce qui est un exploit), autant là c'est du n'importe quoi: Land of the dead n'a rien d'un blockbuster horrifique (rappel: 15 millions de dollars de budget ! V'la le blockbuster qui a fait trembler les caisses d'Hollywood !), et en plus c'est la continuation parfaite des thèmes de la saga. L'extrêmisme du film (message politique trop évident mais pourtant bien imagé; surcaractérisation des zombies au détriment des personnages "humains", le perso défiguré excepté; une très grande ambition dans une représentation d'un futur apocalyptique avec des moyens limités) a sans doute laissé sur le carreau les fans, mais il serait temps de rejuger convenablement ce diamant noir qui a mis 20 ans à se faire.
CHARLTON HESTON
autant le caractere anti-militariste de la derniere partie de 28 jours m'avait profondement enerver car amener de maniere debile,
toute une troupe de soldats de metier (mais pour la demonstration on pourrait remplacer par d'autres corps de metiers: flics,pompiers,urgentistes etc...)qui deviennent tres naturellement et uniformement des violeurs et des fous dans un si court laps de temps? peuh...

dans Day...c'est bien mieux amener: on sent litterallement la tension entre ces gens trop longtemps reunis ensemble,la promiscuite forces de gens tres differents les un des autres,deja etranger les un aux autres des le depart(il y a meme une sourde opposition de classe sociale perceptible),

ils ne peuvent plus se piffer et la grande reussite du film c'est qu'on imagine tres naturellement comment les choses on pu tourner aussi mal entre eux,sans flash-back,ni description.

se mettre a la place de chacun des"camps"est faisable et en cela le film me parait bien moins manicheen qu'on ne pourrait le croire.


ouaisbiensur
CITATION(CHARLTON HESTON @ 14 5 2007 - 23:27) *
dans Day...c'est bien mieux amené: on sent litterallement la tension entre ces gens trop longtemps reunis ensemble,la promiscuite forces de gens tres differents les un des autres,deja etranger les un aux autres des le depart(il y a meme une sourde opposition de classe sociale perceptible),


Puis l'influence déterminante de l'environnement aussi : passant la majeure partie de leur temps sous terre (bon ils cultivent bien un peu de Marie Jeanne en surface pour tuer le temps) et vivant à la lueur des néons dans Day contre un joli domaine bien protégé ressemblant plus à un lieu de villégiature qu'à un camp de la dernière chance dans le Boyle (que j'aime bien ceci dit).

M'enfin le but du topic ne se limite pas à comparer ces deux films
Clint
Le JOUR des MORTS-VIVANTS est une oeuvre sidérante. Sa plus grande force est de rappeler à chaque vision ce le mot "gore" veut dire. Les sfx de Savini, aidé entre autres par Greg Nicotero et Howard Berger, sont une date. Rien n'était équivalent auparavant et rien ne sera plus pareil après.Tout cet étalage de barbaque est soutenu par une atmosphère froide, clinique, et le métrage ne recèle pas un pet' d'humour. Le Doc' est bien là pour apporter une touche farfelue mais il fait plus rire jaune qu'autre chose. C'est un fou dangereux.
Le film de Romero possède également une qualité rare. Il offre à Joe Pilato l'occasion de composer magistralement une des pires ordures de l'histoire du cinoche. Le Cpt Rhodes est méchant d'anthologie, détestable jusqu'à la nausée, un de ceux qui rendent les films meilleurs. Une performance d'acteur hors normes.
La musique de John Harrison ne fait pas oublier les Goblin mais elle a un cachet particulier qui restitue à merveille l'ambiance de fin du monde propre au JOUR des MV. La photo de Michael Gornick est glaciale, les zones d'ombre et de lumière sont remarquablement exploitées et les lieux de l'intrigue donnent une impression de "vécu".
Quand en plus d'être un monument du cinéma d'horreur, un film se permet d'avoir un redoutable sous-texte politique doublé d'une charge anti-militariste bien violente, je crois qu'on peut appeler ça un chef-d'oeuvre.
roboris45
CITATION(contagion @ 14 5 2007 - 21:26) *

Pas certain que le masque ci-dessus rende justice au plan original et à l'eclairage en contre-jour du boulot de Savini ^^

Samsifoo
CITATION(roboris45 @ 15 5 2007 - 01:19) *

Non, il ne rend justice au plan original mais alors par contre il rend hommage au boulot de Savini.
Quel boulot!!Respect!! Même avec un éclairage super cru. huh.gif
contagion
CITATION(Tigelz @ 14 5 2007 - 23:02) *
CITATION(contagion @ 14 5 2007 - 21:26) *
Si Land of the Dead n’a rien d’infâmant, il ne parvient pas vraiment à dépasser son statut de plaisant blockbuster horrifique et à retrouver la tonalité si violemment désespéré de ses illustres aînés…


Autant je suis d'accord pour dire que Day of the dead est un chef d'oeuvre (il réunit les qualités des deux précédents, ce qui est un exploit), autant là c'est du n'importe quoi: Land of the dead n'a rien d'un blockbuster horrifique (rappel: 15 millions de dollars de budget ! V'la le blockbuster qui a fait trembler les caisses d'Hollywood !)


Mais qui représente le plus gros budget jamais alloué à Romero (Day of the Dead, 3,5 millions...). Enfin, par blockbuster, c'est davantage un état d'esprit qu'un budget conséquent que je pointais. J'aime beaucoup Land of the Dead, et mon propos n'est pas de le dévaloriser, juste de constater qu'il n'est pas aussi abouti que la trilogie originelle, graphiquement notamment...Après thématiquement c'est bonnard, et ce n'est pas moi qui critiquerait le fait que les zomblards prévalent sur les humains...Mais l'ensemble est trop lisse malgré tout, limite gore pour ado...Or une grande partie du caractère transgressif de ces oeuvres vient des représentations sans tabous de la mort et des chairs offertes aux morsures des machettes et des magnums... Songeons à la complaisante scène de cannibalisme de masse qui clôt l'invasion des zombis dans Day of the Dead...Deux jouissives minutes d'horreur pure...


contagion
CITATION(Clint @ 14 5 2007 - 23:53) *
Le film de Romero possède également une qualité rare. Il offre à Joe Pilato l'occasion de composer magistralement une des pires ordures de l'histoire du cinoche. Le Cpt Rhodes est méchant d'anthologie, détestable jusqu'à la nausée, un de ceux qui rendent les films meilleurs. Une performance d'acteur hors normes.


J'adore la gueule de ce mec, vraiment charismatique en diable dans le rôle de la pourriture au stade terminal, encore plus moisi que les zombis, faut le faire!
LMD
Je pense que ce volet patit forcément de la comparaison avec le précédent, ne serait ce que parce que Zombie décrivait le moment le plus fort, celui du basculement du rapport de force et la perte de controle des vivants sur le monde. Dans Day... la messe est déjà dite. Néanmoins le film reste très réussi avec une poignée de séquences qui évoque un peu le travail morbide d'un Fulci, comme l'intro du film ou la scéne avec Sarah dont tu as mis une capture (dans la salle d'interrogatoire). L'ambiance est au diapason avec un groupe plongé dans une certaine inaction, agissant au ralenti, comme emprisonné dans du formol, répétant des taches (comme aller chercher les zombies dans l'enclos) qui n'ont aucune finalité vu que l'issue inéluctable parait évidente dés les premiéres images. Je pense que vous avez tous déjà bien parlé du film, mais j'aimerais souligner la petite note optimiste de la fin qui fonctionne grace aux trio de "héros" vraiment très réussis et humains (avec leur défauts), même si la relecture de Zombie à ce niveau (le trio, l'hélicoptére...) est un peu étonnante. La finesse de ces trois personnages contrastre violemment avec la brutalité des militaires, qui sont en effet décrits à gros traits sans que ce soit un vrai probléme. La charge reste efficace même si les pillards m'ont plus marqués: ici on est dans l'optique d'une institution autoritaire qui vire dans la barbarie (un aspect un peu latent vu la nature et le sens d'une force armée) plus qu'une illustration que les régles ont explosés et que le seul moyen de survie c'est de choper un maximum de ce qui reste en appliquant une politique de terre brulée (Et a ce niveau, même si le quatriéme volet est un peu décévant, je trouve qu'il y a de bonnes idées qui synthétisent ces aspects des précédents volets, avec les mercenaires chargés de "récolter" les biens de consommations non périmés chez les morts).

On a malgré tout l'impression que le film est plus chiche que son prédécesseur (sauf au niveau des maquillages et du gore), ou le décor immense du centre commercial donnait un certain cachet, même si Romero parvient assez simplement à créer un univers (cette caverne qui abrite des camping cars- et imagine t'on une foule d'objets censés appuyer une recolonisation de la terre qui n'aura jamais lieu) et y instille des idées neuves -Bub-.

A la décharge du film je l'ai découvert dans l'horrible copie qui circulait à la location depuis longtemps dans notre pays (Master de mauvaise qualité, recadré aussi me semble t'il) donc je ne lui donne peut être pas tous les éloges qu'il mérite sur un plan plastique. Pour moi le gros point fort du film (outre la barbaque, les maquillages somptueux...) ca reste les trois protagonistes, que j'ai trouvé bien plus attachants que ceux de Zombie qui était volontairement traité avec une certaine distance: dans Dawn... les rescapés vivent un simulacre de vie et joue à faire comme si et leurs failles me semblent nettement plus sinistres: ils montrent par moment un certain "sadisme" envers les zombies -non pas que la santé de ces pauvres choses m'inquiétent- ou un plaisir qui peut sembler un peu déplacé, qui témoigne d'une arrogance des vivants face aux morts qui n'a plus lieu d'être. De plus le reflexe final de Stephen de défense de "son" supermarché est franchement pathétique.

Bref à voir, et si possible dans de bonnes conditions.
Misterpursoup
Il est vrai que Zombie reste bien plus puissant,et Day of the Dead bien que très intelligent et complexe est un peu plus simplet dans ses thématiques.
Je préfère largement Zombie,plus fort,plus intense,plus pathétique,voir même plus intelligent.Et aussi à la fois jouissif,mais aussi déstabilisant.

Day of the Dead reste un excellent film,terrifiant,avec les effets gores les plus beaux qu'il m'ait été donné de voir.
J'aime beaucoup la musique aussi,mais parfois elle a aucun rapport avec les images je trouve.
shogun
CITATION(CHARLTON HESTON @ 14 5 2007 - 23:27) *
se mettre a la place de chacun des"camps"est faisable et en cela le film me parait bien moins manicheen qu'on ne pourrait le croire.



Tutafé d'accords avec CHARLTON. Il faut aussi voir que les militaires ne sont pas les seuls fautifs.
Avant que cela ne dégènere, les militaires étaient aux ordres des scientifiques, et bcps sont morts pour les servir.
De plus, cela montre aussi que les scientifiques peuvent faire passer leurx travaux avant les personnes et sont prêts à faires des choses immorales pour cela.
Misterpursoup
D'ailleurs,c'est étrange que tout le monde parle du messange anti-militariste du film et que personne ne mentionne le fait qu'il dénonce aussi les dérives scientifiques.
CHARLTON HESTON
CITATION(Misterpursoup @ 15 5 2007 - 16:22) *
D'ailleurs,c'est étrange que tout le monde parle du messange anti-militariste du film et que personne ne mentionne le fait qu'il dénonce aussi les dérives scientifiques.


probablement parceque le film demarre a un moment ou les scientifiques on quasiment perdu toute autorite,se retrouvant acculer et minoritaire face a une faction qui dispose de la force en dernier lieu.

mais le film ne les epargnent effectivement pas,avec deja le fait,souligner par Shogun,que les militaires on clairement vu leur effectifs diminuer en obeissant aux exigences des scientifiques,des sacrifices acceptable aussi longtemps qu'un espoirs etait en vu.

quant a l'arrive le resultat est aussi decevant et innaplicable que celui"trouver"par le savant(tout ca pour ca?) est-ce que la fureur des hommes en vert est vraiment deplacer?

pire,l'ancien superieur de Rhodes,mort,dont on nous dis qu'il protegeait encore les scientifiques de la grogne et du ras-le-bol montant des troupes,se voit recompenser de ces dispositions en servant de cobaye pour notre savant fou!

est-ce supportable? les militaires du film sont peut-etre des le depart des gros cons,mais leur coleres est en grande parti legitime.
Gary
Marrant, je trouve Day of the dead au contraire très manichéen dans sa description des méchants militaires. Vu qu'à part Rhodes (une ordure, donc), les répliques des autres militaires sont des trucs du genre "Alors elle veut de la bite portoricaine la chérie, hein ?", ça me parait assez difficile de s'attacher à eux. Ceci dit, l'impression de promiscuité entre les divers groupes et l'inutilité de leurs tâches sont effectivement nettement perceptibles.

La partie finale de 28 jours plus tard est d'ailleurs sans doute un poil décevante justement parce que les soldats anglais, même s'ils sont un peu plus caractérisés, versent eux aussi dans le cliché du militaire bourrin, alors que les personnages présentés jusque-là l'étaient avec un peu plus de finesse. J'en vois beauoup moins dans le traitement de Day of the Dead, avec des militaires bas du front, des scientifiques soit responsables mais impuissants, soit fous à lier, et des civils qui ont juste lâché l'affaire. C'est d'ailleurs à eux que le métrage donnera raison au bout du compte.

Ceci dit, je préfère quand même la caractérisation des persos dans Day of the Dead que dans Land of the Dead, celle-ci versant carrément dans les clichés les plus insupportables (pour moi) : du héros désabusé qui a toujours raison, à la femme forte qui a appris à se débrouiller toute seule, en passant par des seconds rôles plus schématiques qu'autre chose (le mercenaire espagnol "Yé souis oun Toréador dé Zombies" ou le gros samoan forcément gentil au fond). Ca c'est du perso... unsure.gif
Le Duc
putain charlton, t'as un problème avec les verbes à l'infinitif, c'est irritant bluesbro.gif

bon sinon et amha, day of the dead est de loin le meilleur de la quadrilogie (le plus viscéral icon_mrgreen.gif)
Gary
CITATION(CHARLTON HESTON @ 15 5 2007 - 18:24) *
est-ce supportable? les militaires du film sont peut-etre des le depart des gros cons,mais leur coleres est en grande parti legitime.


Tout à fait d'accord avec ça, par contre.
Clint
CITATION(CHARLTON HESTON @ 15 5 2007 - 18:24) *
est-ce supportable? les militaires du film sont peut-etre des le depart des gros cons,mais leur coleres est en grande parti legitime.


Mmmm... Légitime c'est vite dit. Face à l'acte odieux accompli par Frankenstein, Rhodes et ses hommes pètent un plomb. Ok, ça c'est acceptable. C'était un "collègue de travail". Mais là où ça l'est moins, c'est que les trouffions s'enfoncent dans leur déshumanisation au lieu de dépasser les faits et de se serrer les coudes avec les civils.
La barbarie ambiante déteint sur eux et Romero se fait un plaisir de dénoncer les capacités intellectuelles limitées de certains trouffions face à une situation de crise. Ceux-là même entraînés pour faire face à ça mais tellement perdus dès que les relations humaines rentrent en ligne de compte.
Et par le biais de l'humanisation de Bub, il nous lance en pleine poire que certains êtres humains valent moins qu'un zombie.
La chair humaine ne vaut pas cher.
Gary
CITATION(Clint @ 15 5 2007 - 18:38) *
CITATION(CHARLTON HESTON @ 15 5 2007 - 18:24) *
est-ce supportable? les militaires du film sont peut-etre des le depart des gros cons,mais leur coleres est en grande parti legitime.


Mmmm... Légitime c'est vite dit. Face à l'acte odieux accompli par Frankenstein, Rhodes et ses hommes pètent un plomb. Ok, ça c'est acceptable. C'était un "collègue de travail". Mais là où ça l'est moins, c'est que les trouffions s'enfoncent dans leur déshumanisation au lieu de dépasser les faits et de se serrer les coudes avec les civils.
La barbarie ambiante déteint sur eux et Romero se fait un plaisir de dénoncer les capacités intellectuelles limitées de certains trouffions face à une situation de crise. Ceux-là même entraînés pour faire face à ça mais tellement perdus dès que les relations humaines rentrent en ligne de compte.
Et par le biais de l'humanisation de Bub, il nous lance en pleine poire que certains êtres humains valent moins qu'un zombie.
La chair humaine ne vaut pas cher.


Ah ben non je suis plus d'accord avec Clint finalement... Bon, je crois que je vais attendre la fin de cette discussion avant de reposter, ça sera mieux. ^^
CHARLTON HESTON
CITATION(Clint @ 15 5 2007 - 17:38) *
CITATION(CHARLTON HESTON @ 15 5 2007 - 18:24) *
est-ce supportable? les militaires du film sont peut-etre des le depart des gros cons,mais leur coleres est en grande parti legitime.


Mmmm... Légitime c'est vite dit. Face à l'acte odieux accompli par Frankenstein, Rhodes et ses hommes pètent un plomb. Ok, ça c'est acceptable. C'était un "collègue de travail". Mais là où ça l'est moins, c'est que les trouffions s'enfoncent dans leur déshumanisation au lieu de dépasser les faits et de se serrer les coudes avec les civils.
La barbarie ambiante déteint sur eux et Romero se fait un plaisir de dénoncer les capacités intellectuelles limitées de certains trouffions face à une situation de crise. Ceux-là même entraînés pour faire face à ça mais tellement perdus dès que les relations humaines rentrent en ligne de compte.
Et par le biais de l'humanisation de Bub, il nous lance en pleine poire que certains êtres humains valent moins qu'un zombie.
La chair humaine ne vaut pas cher.



"depasser les faits","se serrer les coudes",c'est une exigence vraiment tres optimiste meme dans des situations moins radicale( on peut tous facilement imaginer des situations ou des groupes ne vont surtout pas reagir ainsi non?),hors la c'est la fin de l'humanite,les espoirs on ete trahis,c'est logiquement la panique et la rancoeur qui s'installe.

en outre,il y a bien une opposition de classe( la"chair a canon"sacrifiable a l'envi face a une"elite"scientifique qu'on imagine choyer et influante avant que tout ne parte en quenouille.) qui ressort au mauvais moment,doubler d'une atmosphere virile etouffante(une seule femme,face a plusieurs males de mauvaises humeurs,un point en plus pour que ca degenere)

quant a"l'humanisation"de Bub,quel espoir? ca reste jusqu'au bout un tueur,qui reapprend meme la vengeance au passage.

donc non,pour moi les zombies ne valent pas mieux qu'un humain.
Misterpursoup
Ben Bub exprime est une transposition zombifiée de l'humain,ainsi il y a les bons côtés: il lit,il s'attache...mais il ne faut pas croire que le film nous montre un gentil zombie,finalement le zombie même si il est humanifié et qu'il ne mange plus les gens qu'il respecte,garde une esquisse des travers humains,à travers une violente vengeance finale.
contagion
CITATION(Gary @ 15 5 2007 - 18:34) *
... le gros samoan forcément gentil au fond. Ca c'est du perso...






Sache qu'un samoan, même sous ether, c'est toujours gentil!
Coldo3895
CITATION(Misterpursoup @ 15 5 2007 - 19:50) *
Ben Bub exprime est une transposition zombifiée de l'humain,ainsi il y a les bons côtés: il lit,il s'attache...mais il ne faut pas croire que le film nous montre un gentil zombie,finalement le zombie même si il est humanifié et qu'il ne mange plus les gens qu'il respecte,garde une esquisse des travers humains,à travers une violente vengeance finale.

Ca, ça renvoie à un truc qui m'a toujours gêné dans Land of the Dead... Parmi les principaux zombies, il y a Big Daddy le pompiste, le Boucher, et la fille à la joue arrachée. Or ces 3 là on ne les voit jamais bouffer un humain. Donc c'est trop facile de les faire passer pour des gentils.
Bub lui, on comprend bien que c'est un "gentil", mais il bouffe tout de même de la chair humaine et il finit bien par tuer Rhodes.
astroboy
Grand film un peu moins côté que ses deux énormes prédecesseurs, Day of the Dead n'a pourtant pas a rougir tant le metrage s'avère puissant au final. Dès la scène d'intro qui frise la perfection (et dont Gorillaz à repris le thème pour une de leur chanson), le ton est donné : noir, suffocant et desespéré, voilà ce qui attend le spectateur.
Romero continue sa peinture au vitriol de nos sociétés en appuyant ce coup si sur l'armée et la science là où ça fait mal. Folie qui entraine au sadisme et à la dictature pour les premiers et déviance ethique et humaine pour les seconds. A travers les personnages de Rhodes et de "Frankenstein", Romero nous met en garde contre les dérives de ces deux instutions, indispensables à la sauvergarde et au progrès de nos sociétés certe, mais également daugereuse entre de mauvaises mains (le chaos final du film n'est il pas le resultat des mauvais choix des deux leaders de la base?), surtout lorsqu'elles sont en lutte pour le pouvoir (ici le controle du silot et des directions "politiques" à prendre).
Mais, si il n'est clairement pas du côté de ces deux têtes pensantes et agissantes, Romero est par contre beaucoup plus attaché au "petit peuple" de la base militaire: docteur, pilote d'avion, mecanicien... Des personnages beaucoup plus pragmatiques et humain dans un sens pour qui seul la survie compte. Ajouté à cela le zombie Bud en voie d'humanisation, surement le personnage le plus attachant du lot, ce qui montre bien l'aversion de Romero pour l'espèce humaine dans ce qu'elle a de plus pourri.

5.5/6
mr jingle
vivement le cinquième volet rolleyes.gif
_KB_
CITATION(Coldo3895 @ 25 5 2007 - 13:59) *
CITATION(Misterpursoup @ 15 5 2007 - 19:50) *
Ben Bub exprime est une transposition zombifiée de l'humain,ainsi il y a les bons côtés: il lit,il s'attache...mais il ne faut pas croire que le film nous montre un gentil zombie,finalement le zombie même si il est humanifié et qu'il ne mange plus les gens qu'il respecte,garde une esquisse des travers humains,à travers une violente vengeance finale.

Ca, ça renvoie à un truc qui m'a toujours gêné dans Land of the Dead... Parmi les principaux zombies, il y a Big Daddy le pompiste, le Boucher, et la fille à la joue arrachée. Or ces 3 là on ne les voit jamais bouffer un humain. Donc c'est trop facile de les faire passer pour des gentils.
Bub lui, on comprend bien que c'est un "gentil", mais il bouffe tout de même de la chair humaine et il finit bien par tuer Rhodes.


il bouffe de la chair humaine de cadavre (et dans un sceau) et il tue rhodes avec un flingue wink.gif
LMD
CITATION(mr jingle @ 11 12 2007 - 20:22) *
vivement le cinquième volet rolleyes.gif


Finalement, non pas trop vivement. icon_mrgreen.gif

Bon j'ai relu le sujet, et sur 28 Jours..., si on peut trouver le basculement des militaires trop caricatural, je trouve que le personnage d'Eccleston est bien caractérisé (et il existe l'autre militaire, celui qui à la tête froide).
J'ai relu avec intérêt les échanges sur Bub: bien que Romero semble nous dire qu'il vaut mieux que certains humains, il garde son aspect fondamentalement inquiétant (qu'il bouffe de la chair de cadavres plutôt que de vivants n'est pas vraiment une consolation) et il est vrai que c'était un peu facile de la part de Romero de ne montrer aucun de ces "principaux" zombies dans LotD se taper un gueuleton.

Sinon j'ai toujours pas revu le film dans des conditions acceptables depuis l'horrible copie dispo en vidéo-club...
Lord-Of-Babylon
et t'attend quoi ? Que je te le prête ? ninja.gif

(punaise Day of the dead je crois que c'est mon préféré en fait)
HarrisonMustang
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 14 7 2008 - 22:30) *
et t'attend quoi ? Que je te le prête ? ninja.gif

(punaise Day of the dead je crois que c'est mon préféré en fait)


Pareil. Il m'arrive parfois de me passer l'intro, juste pour le plaisir d'entendre le "helloooo !!!" et la musique qui va avec.

Je rejoins LMD à propos de la supposée gentillesse de Bub, Il a beau être "attendrissant" (j'insiste sur les guillemets), moi, il me fiche la trouille. On le sent imprévisible et prêt à se taper de la chaire fraiche. Il suffit de voir comment il chope le bras de Frankenstein quand celui-ci veut lui remettre les écouteurs sur les oreilles. Ça en dit long sur la supposée humanisation de ce spécimen. Rhodes n'avait pas tord, on ne peut pas apprendre des tours de passe-passe à ces êtres et espérer qu'ils ne vont pas réagir par pur instinct et tenter de nous bouffer.

Day of the Dead est un vrai chef d'œuvre horrifique et je désespère de retrouver les mêmes émotions devant un film de zombies.

edit : pardon pour fautes d'orthographe, c'est corrigé (enfin je l'espère)
olav'
Une fois "réhumanisé", Bub retrouve du coup toutes les caractéristiques négatives des hommes. Certe il semble attaché à son "père", mais on le voit (re)devenir violent, colérique, vengeur, calculateur, assassin et provocateur (le salut à Rhodes qui se fait bouffer). En quelques minutes, on retrouve une sorte de synthèse de tout ce qu'on a reproché aux militaires et/ou scientifiques pendant tout le reste du métrage, et ceci laisserai presque penser que l'état de zombie est une évolution "bénéfique" pour l'humain, et que la "réhumanisation" devient d'un coup une véritable régression... C'est dans ce film que Romero montre le plus grand attachement à l'espèce zombie d'après moi.
CHARLTON HESTON
CITATION(olav @ 18 7 2008 - 10:25) *
Une fois "réhumanisé", Bub retrouve du coup toutes les caractéristiques négatives des hommes. Certe il semble attaché à son "père", mais on le voit (re)devenir violent, colérique, vengeur, calculateur, assassin et provocateur (le salut à Rhodes qui se fait bouffer). En quelques minutes, on retrouve une sorte de synthèse de tout ce qu'on a reproché aux militaires et/ou scientifiques pendant tout le reste du métrage, et ceci laisserai presque penser que l'état de zombie est une évolution "bénéfique" pour l'humain, et que la "réhumanisation" devient d'un coup une véritable régression... C'est dans ce film que Romero montre le plus grand attachement à l'espèce zombie d'après moi.



Si c'est vraiment le cas ( j'ai tendance à trouver aussi que Romero à un regard un peu trop bienveillant sur ses zombis ) ca m'agace un peu,comme tout les discours"ouais,l'humanite c'est trop de la merde,vaut encore mieux des zombis tient",discours que j'avait percu das Land...avec son,a mon humble avis,trés con"au fond ils sont comme nous,eux aussi ils veulent un refuge( de memoire)...alors qu'ils on jamais que la terre entiere pour eux la ou l'humanite s'eteint lentement dans quelques getthos.

Ce qui exclut pour moi d'en faire un porte-drapeau des opprimes,ca est le fait que ca reste des antropophages sans pitie.

Ce que j'apprecie dans Day...perso,c'est les humains,cette pauvre humanite qui jusqu'a la fin echoue à devenir meilleur,qui perd tout,dans la rancoeur et la colere non pas contre les zombis mais les uns envers les autres.

Au contraire d'un 28 jours...apparament au discours comparable( l'homme est un loup pour l'homme) je trouve ca finement amener dans Day...l'ambiance fin du monde est credible,c'est la fin de l'humanite mais aussi de ses realisations,plus d'art,d'architecture, de science...tout va s'arreter sans continuation.

HarrisonMustang
CITATION(CHARLTON HESTON @ 18 7 2008 - 17:06) *
CITATION(olav @ 18 7 2008 - 10:25) *
Une fois "réhumanisé", Bub retrouve du coup toutes les caractéristiques négatives des hommes. Certe il semble attaché à son "père", mais on le voit (re)devenir violent, colérique, vengeur, calculateur, assassin et provocateur (le salut à Rhodes qui se fait bouffer). En quelques minutes, on retrouve une sorte de synthèse de tout ce qu'on a reproché aux militaires et/ou scientifiques pendant tout le reste du métrage, et ceci laisserai presque penser que l'état de zombie est une évolution "bénéfique" pour l'humain, et que la "réhumanisation" devient d'un coup une véritable régression... C'est dans ce film que Romero montre le plus grand attachement à l'espèce zombie d'après moi.



Si c'est vraiment le cas ( j'ai tendance à trouver aussi que Romero à un regard un peu trop bienveillant sur ses zombis ) ca m'agace un peu,comme tout les discours"ouais,l'humanite c'est trop de la merde,vaut encore mieux des zombis tient",discours que j'avait percu das Land...avec son,a mon humble avis,trés con"au fond ils sont comme nous,eux aussi ils veulent un refuge( de memoire)...alors qu'ils on jamais que la terre entiere pour eux la ou l'humanite s'eteint lentement dans quelques getthos.

Ce qui exclut pour moi d'en faire un porte-drapeau des opprimes,ca est le fait que ca reste des antropophages sans pitie.

Ce que j'apprecie dans Day...perso,c'est les humains,cette pauvre humanite qui jusqu'a la fin echoue à devenir meilleur,qui perd tout,dans la rancoeur et la colere non pas contre les zombis mais les uns envers les autres.

Au contraire d'un 28 jours...apparament au discours comparable( l'homme est un loup pour l'homme) je trouve ca finement amener dans Day...l'ambiance fin du monde est credible,c'est la fin de l'humanite mais aussi de ses realisations,plus d'art,d'architecture, de science...tout va s'arreter sans continuation.




Ouais, carrément d'accord avec tes deux dernières phrases. C'est le plus effrayant, au-delà du phénomène "zombies". Cette manie de se foutre sur la gueule même dans les moments les plus désespérés.
zombicide
Day of the dead est une veritable boucherie, mais ici Romero a reussi le tour de force de mettre le gore au service de l'histoire et non le contraire. Ca represente un tour de force magistral car il y a du gore a plus savoir quoi en faire. De plus, le message anti millitarisme vs. la science passe tres bien compare au message politique a peine deguise de Land (que j'ai bien aime) ou le message sur les medias de Diary (que j'ai moins aime mais je dois le revoir car je crois que j'avais trop d'attente a la premiere ecoute). L'abondance de sang, de corps mutille etc. fera effectivement date car rien ne nous avais prepare a ca et bien que Dawn ne soit pas en reste cote gore, rien d'aussi magnifique n'a ete fait depuis. Vive les bons vieux effets traditionnels et a bas les effets par ordi, ils enlevent du charmes aux productions de Romero. On annonce deja un Diary of the dead 2, Romero devrait reformer son association gagnante avec Savini. Nicotero n'est pas a chier, loin de la mais il n'egalera jamais son visonnaire mentor.

EDIT

Apres lecture de ce topic, je me suis retape day of the dead et j'ai remarque quelques choses.

Les millitaires (au debut et jusqu'au millieu du film) sont un peu comme des enfants, il n'ont pas peur de la mort et se crois invincible.
Le capt. Rhodes est comme le pere alcoolique psychopathe violent.
Sarah est un peu comme la mere et la voix de la raison de tout ce petit monde.
Frankenstein represent a mon avis la folie ou la perte de sanite venant avec la vieillesse.
Miguel semble etre le seul a avoir compris que la situation est desespere.
Le pilote et le tech radio sont comme des ados ils font preuve de je-m'en-foutisme et ne pense qu'a leur personne( un peu moins vers la fin tout de meme).
Comme toute famille de mesadaptes sociaux, tout ce beau monde ne reussi qu'a s'entre detruire face au danger du monde exterieur represente ici par les zombies.

Je debloque peut etre, ou bien je manque de someil.
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