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Version complète : [Rec] - Jaume Balaguero & Paco Plaza
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Geraden
CITATION(seward @ 03 5 2008 - 15:57) *
tiens, ds le style remake qui sert à rien, "quarantine" sort quand?


Le 31 décembre apparemment.

Je ne dirais pas que REC m'a fait peur, mais une certaine tension était là. J'en conserverai un très bon souvenir. Ca rachète à mes yeux cette manière de filmer qui m'avait laisé froid dans Blair Witch et m'avait endormi dans Cloverfield.
Linsky
CITATION(Lady_Dine @ 03 5 2008 - 14:55) *
D'habitude, je suis hyper émotive. Quand j'ai vu "La Voix des Morts" j'étais pétrifiée par l'ambiance. J'attendais de voir les fameux "viasages" (avec une certaine angoisse) de nos chers disparus avec autant de frénésie que Keeton.
Comme tu le dis OrsonZ "tant pis pour moi", mais ça me fait mal au derche d'avoir dépensé des thunes pour ça...chuis un peu "aigrie" sur le coup.

ça m'a fait le même effet pour "la Voix des Morts" si tu veux savoir, et surtout avec son "twist" (?) qui m'a sorti carrement du film alors que j'etais déjà pas mal loin dehors..

le mot peur semble etre le probleme dans [Rec.], ben wé, forcement au bout de 25 ans d'avalge de films d'horreurs en tout genre on ne se fait plus avoir, il n'empeche que si je n'ai pas sursauter pendant le film, j'y ai largement pris du plaisir en retrouvant une äme/un esprit de ce qui me plaisait tant dans le genre :
-pas de surenchere visuelles (genre les stremons en gros plan pour voir comment les CGI dechirent, et que ça a couté vachement cher)
-une immersion et des situations beaucoup plus credible par le choix d'un immeuble et de simple voisins (ouf, pas de base scientifique, ni de super gars du GIGN qui font du karaté et qui sont tireurs d'elites)
-et un scenar certes basique, mais amplement suffisant pour passer 1 h 20 agreable, en comparaison d'un 2 h de Resident Kitsh vide de sens. (c'est ptete un mauvais exemple, oui)
-et pour moi, au bout du metrage une vraie question : les medias doivent nous informer, mais jusqu'ou peuvent ils aller pour ça ?

Lady_Dine
Quand aurons nous droit à un film zombie/contaminé avec une bande de rôlistes? Franchement...c'est ce que l'on se dit à chaque fois avec des potes après un film de ce style. Ils entrent dans des appartements mais pas un ne pense à chopper un couteau ou une arme improvisée (chaises, pieds de table, gros bibelot bien lourd qui envoyé à la tronche d'un monstre peut faire gagner de précieuses secondes), il n'y a que dans "Dog Soldiers" où on pense à prendre une bombe aérosol et un briquet pour faire un lance flamme artisanal. Tous les héros "montent", sans réfléchir, histoire d'être bien bloqués en haut. Je vais bidouiller un scénar et l'envoyer à Edgar Wright.

http://www.bouletcorp.com/blog/index.php?date=20071108 <--- putain d'idée pour un excellent film que j'irais voir sans aucun souci. ^^

Sinon, niveau pub, ils auraient peut-être dû mettre en avant pour REC l'ambiance plutôt que le côté "ça-fait-de-la-peur-tout-plein-dans-votre-corps". Je n'ai trippé que sur les dernières minutes du film qui ont éveillé un peu plus mon intérêt. Même si on sait pas ce que fout ce gamin dans les combles (pour moi c'est pas le fils de la Medeiros) mais ce p'tit con m'a bien fait sursauté (tiens! l'un des rares sursauts du film) même si je sentais gros comme une maison que ça allait forcément arrivé (ben vi, coup d'oeil circulaire, c'est obligé qu'un truc leur tombe dessus) d'ailleurs d'où qu'il est ce môme après?
fox-die
j'ai personnellement bien aimé le film,il n'est peut être pas le film de trouille ultime comme annoncé mais il se situe quand meme au dessus de la moyenne.
la comparaison qui avait été faire par rapport a cloverfield peut juste se limiter dans le choix d'un film "a la premiere personne" si on peut dire ça parce que rec est quand meme nettement plus abouti que cloverfield dans le concept.
le remake inutile comme presque toujours et bien ça me fait pas trop d'effet,ça sera pas mieux que l'original(ça sera meme pire surement) donc pas d'interet.

4/6 pour la tension surtout vers la fin,les personnages bien construits et attachants et la mise en scene donc,casse gueule mais ici maitrisé.
natas-fd
J'ai terriblement peur, de ces films que l'ont annonce comme térrifiant et je n'avais même pas envie de le voir. Mais je me dois de voir les prix du Festival Gerardmer, car il y'a souvent matiere a innovation ou dumoins qui sort des santiers battus de l'horrifique. Pour moi on se retrouve directement devant ce que l'ont appele UN FILM D'HORREUR, au sens premier du terme. Le suspense est bien maintenue, l'effet crescendo, même si bancale audebut, se deroule de facon exponentielle, jusqu'au firmament du "je te court derriere dans le couloir. Car oui cliché il y a, mais qu'est ce qui n'est pas cliché de nos jours, la maniere de filmer?
Voila bien la seule chose jamais vue aillheur ( certain effet attendu evité (ouf)). Cela reste un film d'horreur banal; mais vraiment bien .......exprimé!
Ca court , ca trebuche ca recours devant derriere, le mouvement de panique est bien retranscris, de part le coté NO SORTIE, mais en même temps, la proximitée directe avec le monde exterieur ne se fait qu'a travers la 40ene 'c'est pas un spoler si on a pas deja vue non?), ce qui mélange exitation, incomprehenssion et panique. Ben oui on attend pas les secours, ils veulent pas rentrer voila tout !
Je me suis vraiment régalé, même si je n'ais pas été surpris, j'ai aimé comment le film entraine le spectateur et ne lui lache pas la main.
Par contre, je sais pas si c'est le doublage francais, mais qu'est ce qu'elle gueule la journaliste me tradé qu'elle creve ! même si elle est trop bonn....belle

8/10 pour avoir eviter les clicher, mais aussi pour ne pas en avoir inventer d'autres

...ah ouais pour finir
arretez la comparaison avec cloverfield, ce n'est pas le même sujet ni le même but et je vous rappele QUE LE CAMERAMAN DE [REC] est un proffessionel alors que dans CLOVERFIELD C'EST UN BENET quif ilme pour la soirée.
alors y'a pas de mieux fait ou pas, mais different !
shogun
Revu ce WE avec une copine...la 2eme vision montre quand même encore plus les faiblesses du scénario...mais dans l'ensemble cela reste super efficace. Les 20 dernieres minutes restent tjrs autant effrayantes. PAr contre j'adorais voir les réactions de ma voisine de place ( icon_mrgreen.gif ), même si elle m'a avoué avoir eut moins peur par rapport à ce qu'elle s'attendait (elle en avait déjà entendu bcps parler)...je pense que les conditions optimales pour ressentir vraiment la peur est de ne rien savoir sur le film avant d'aller le voir (un peu comme ce que j'avais "ressenti" à Gerardmer).

4/6 et 6/6 pour le final.

Et la salle était presque pleine...j'espere vraiment qu'il approchera les 1 millions d'entrées en France.
PLISSKEN
CITATION(shogun @ 04 5 2008 - 22:21) *
Revu ce WE avec une copine...la 2eme vision montre quand même encore plus les faiblesses du scénario...mais dans l'ensemble cela reste super efficace. Les 20 dernieres minutes restent tjrs autant effrayantes. PAr contre j'adorais voir les réactions de ma voisine de place


Alors, t'as baisé ou pas? icon_mrgreen.gif
shogun
CITATION(PLISSKEN @ 04 5 2008 - 22:31) *
CITATION(shogun @ 04 5 2008 - 22:21) *
Revu ce WE avec une copine...la 2eme vision montre quand même encore plus les faiblesses du scénario...mais dans l'ensemble cela reste super efficace. Les 20 dernieres minutes restent tjrs autant effrayantes. PAr contre j'adorais voir les réactions de ma voisine de place


Alors, t'as baisé ou pas? icon_mrgreen.gif


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Curieux !
Dr Rabbitfoot
CITATION(shogun @ 04 5 2008 - 22:34) *
CITATION(PLISSKEN @ 04 5 2008 - 22:31) *
CITATION(shogun @ 04 5 2008 - 22:21) *
Revu ce WE avec une copine...la 2eme vision montre quand même encore plus les faiblesses du scénario...mais dans l'ensemble cela reste super efficace. Les 20 dernieres minutes restent tjrs autant effrayantes. PAr contre j'adorais voir les réactions de ma voisine de place


Alors, t'as baisé ou pas? icon_mrgreen.gif


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Curieux !


Ca, ça veut dire "non" ... icon_mrgreen.gif
shogun
CITATION(Dr Rabbitfoot @ 04 5 2008 - 22:37) *
CITATION(shogun @ 04 5 2008 - 22:34) *
CITATION(PLISSKEN @ 04 5 2008 - 22:31) *
CITATION(shogun @ 04 5 2008 - 22:21) *
Revu ce WE avec une copine...la 2eme vision montre quand même encore plus les faiblesses du scénario...mais dans l'ensemble cela reste super efficace. Les 20 dernieres minutes restent tjrs autant effrayantes. PAr contre j'adorais voir les réactions de ma voisine de place


Alors, t'as baisé ou pas? icon_mrgreen.gif


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Curieux !


Ca, ça veut dire "non" ... icon_mrgreen.gif


laugh.gif

Oué bon j'avoue, je suis allé au ciné avec une femme sans aucune intention sessuelle derrière (ni devant)...je sais, ce n'est pas normal... sad.gif laugh.gif
EBE
Vu, et pas vraiment accroché à ce [Rec].
Le procédé de mise en scène est sympa, mais semble un peu présent uniquement pour rendre plus intéressante une histoire somme toute tout ce qu'il y a de plus bateau et déjà vue. J'ai vu ici le film être comparé à Cloverfield, bien sûr en défaveur d'Abrams et Reeves, mais à mon sens, Cloverfield exploite beaucoup plus son concept initial de mise en scène que le film de Plaza et Balaguero. Ici, en dehors d'un retour en arrière pour revisionner un événement qui vient de se produire, et en dehors d'une caméra posée à un moment sur le sol, il n'y a presque aucune exploitation du procédé (cela tient sûrement au fait que le personnage tenant la caméra soit ici un profesionnel, contre un amateur dans Cloverfield, mais le choix de confier la caméra à un amateur me semble du coup bien plus propice, dans le cas d'un film au concept comme celui-ci, à une exploitation habile de l'approche de mise en scène. Car en dehors d'effets similaires à ceux présents dans Rec, on a droit par exemple dans Cloverfield à un mec filmant ses pieds dans une scène qui prend alors d'un seul coup une portée dramatique supérieure, le spectateur comprenant pourquoi le cadre est soudain laissé à l'abandon par l'opérateur). Pas grand chose de similaire ici, ce qui m'a donné au final un sentiment de procédé de mise en scène bien plus gadget dans Rec que dans son frère américain bien évidemment plus thuné (et pourtant, manquer d'argent devrait pousser à trouver des idées).

Ensuite, pour un film vendu sur la pétoche intense qu'il est sensé fournir, je me suis vraiment demandé en quoi cet argument pouvait bien être justifié : des jumps scares et encore des jumps scares, mais tellement prévisibles qu'il n'y en a au final qu'un seul qui ait fonctionné sur moi, tellement je m'attendais à tous les autres. (Bon, je m'attendais aussi à celui qui m'a fait sursauter, mais voir ce truc immonde dans le grenier surgir face caméra , c'était imparable). Le film est un poil longuet à démarrer, chose que je pardonnerais bien volontiers si le rythme ne retombait pas comme un soufflé en plein milieu de l'acte 2, donnant alors le sentiment que les auteurs tirent à la ligne autant qu'ils le peuvent. Mais, malgré tout ça, je dois bien reconnaître que la fin du film est tout bonnement excellente, dégageant alors une vraie atmosphère, et une ambiance vraiment glauque et bien plus flippante que tous les jumps scares du film réuni. Dommage que ça ne concerne que les 10 dernières minutes du film, que tout le reste soit tellement codifié, et que certains personnages aient des comportements réellement ahurissants de connerie.

Passe encore pour le mec qui se fout devant une fenêtre (après tout, il était dans la pièce d'à côté juste avant, et n'est donc à priori pas au courant... Mais le mec à qui il parle, lui, est au courant, et ne le préviens par contre de rien du tout, donc bon...), mais alors, ce flic, qui a vu tout le monde se faire attaquer, qui est clairement au courant du mode de transmission du mal (ou du virus, au choix), et qui décide de s'approcher de la gamine, c'était juste consternant à ce niveau là... Je veux bien que dans la panique, les personnages agissent bizarrement, mais encore faudrait-t-il rester cohérent au niveau de la psychologie des personnages (et il me semble bien que c'était ce même flic qui quelques minutes plus tôt braquait son flingue sur tout le monde).
Je vais me rematter Cloverfield /6 (soit un petit 2,5/6, pour la fin).
Bloodbaffe
CITATION(internautrochelais17 @ 28 4 2008 - 18:44)
Mais voir une adaptation de resident evil à travers [REC], franchement faut avoir beaucoup d'imagination ou avoir très peu joué au jeu!



Je suis désolée, mais comme l'a si bien dit Kitano , entre autres : il faut être de mauvaise foie pour ne pas voir le rapport entre Biohazard (1 sur psx ou revbirth sur la gcube) et REC : TOUT y est!

_ le lieu isolé, piegeant ses visiteurs
_ le groupe de personnes tentant de survivre en s'entraidant
_ l'utilisation ou la recherche d'objets clés (qui, dans REC n'aboutit quasiment jamais!...ou trop tard, lorsque l'objet ne peut plus servir!)
_ l'utilisation des champs/contre champs "le couloir est vide , ok, j'y vais" et forcément des qu'on y est... ben, on y trouve...
_ un zombie / infecté / possédé démoniaque appelez le comme vous le voulez

Si avec tout ça, vous n'y voyez aucun lien... Et je suis d'accord avec les madnautes qui citent Evil Dead : même désir d'emmener le spectateur dans un ride horrifique pour le malmener, et Balaguero cite Raimi lors de la mise en marche du lecteur de bandes magnétiques, on ne peut plus directement (d'ailleurs on peut même remarquer que le Mal se déchaine à partir de là).

Et ce que j'apprécie avec Balaguero, c'est qu'a chaque film, il recycle sa "théorie du mal", la développe, l'améliore... Du grand art, pas évident d'établir un lien direct entre The Nameless et Rec, et pourtant dans la dernière scène, il nous saute aux yeux!

définitivement 666/6 !

Balaguero et le masseur aveugle : même combat : "Darkness is his ally"!


B B

DarK ChoueTTe
Mon dieeeeeeeu le trailer de Quarantine, comme c'est pathétique.
J'ai envie de cogner les gars qui ont fait ça à ce stade putain.
Non seulement c'est un clair remake pour la thune, ce qui en soi est toujours énervant, mais en plus le machin semble pomper complètement sur son original sans la moindre once de créativité, piquant tous les plans.

Bon, passons.
J'ai donc vu le fameux "film-que-jamais-j'ai-eu-peur-comme-ça-au-ciné" ce soir.
Résultat des courses ?
Une déception qui vient d'un encensement un peu too much.
Effets et "gimmicks", que je ne répeterai pas puisque maintes fois cités ici, sont pour la plupart vus et revus, et notamment au sein de cette vague "horreur documentaire".
Et pourtant.
Rec gère ce traitement mieux qu'un Blairwitch ou un Cloverfield, et se montre au-delà de l'originalité (qui va finir par ne plus en être une, faudra voir à arrêter, quand même, sauf vraies bonnes idées.) du concept bien plus maîtrisé et varié qu'un Blairwitch.
Crescendo de bout en bout (non de Zeus, les 15 dernières minutes !), personnages crédibles, et en prime, originalité de la menace (oui, sur le papier on dirait de l'infecté classique, mais le final qui nous apprend l'origine combinant infectés et esotérisme, est bien "trippant"...expulser le démon par la "science" et faire dégénérer ça en contagion, je ne crois pas avoir vu ça ailleurs)
Dernière partie vraiment impressionnante donc, car là où le reste du film m'avait "juste" mis à cran, le final m'a vraiment foutu les jetons (et pourtant je suis un public difficile, mais le pasage de la trappe, je crois que c'est un des trucs qui m'a le plus aggripé à mon siège depuis...je sais pas).

Pour agrémenter cette montée en trouille, quelque bourrinage jouissif (go big pompier go), deux trois trucs marrants (interviews du couple de vieux ou de l'espèce de loser xénophobe), et une jolie petite souris en guise de lead : l'affaire est entendue, le pari est réussi.
S'il commence à faire ressentir les limites de la vague et que la teneur du bouche à oreille s'avère une fois de plus un peu prétentieuse, ça n'empêche pas Rec d'être bel et bien un des films qui m'ait le plus fait grincer des dents au ciné.
Plutôt cool, pour une première rencontre avec Balaguero (duquel il faut surtout voir Darkness et La secte, si j'ai bien compris ?)

5/6
Lurdo
Nan, franchement, te fais pas chier, Balaguero, c'est imbuvable, en temps normal (effets de style foireux à gogo et scénars bidons - j'ai encore en mémoire l'insert quasi subliminal d'une toile d'araignée dans je sais plus lequel de ses films, et le perso qui juste après t'explique bien, des fois que tu sois trop con, qu'il vient de tisser sa toile, et qu'il est comme une araignée qui attend sa proie...)

Ya que Fragile que j'ai trouvé sympatoche, parce que moins stylisé (enfin, moins gimmickée), et plus "classique".
dreef
CITATION(DarK ChoueTTe @ 05 5 2008 - 00:53) *
Plutôt cool, pour une première rencontre avec Balaguero (duquel il faut surtout voir Darkness et La secte, si j'ai bien compris ?)

j'avais bien aimé fragile aussi, son œuvre la plus esthétisante.
LeMartien
Vu... la salle un poil trop receptive.. c'est à dire entre parlote et rire... c'est ça les films de "peur" qu and ya du monde: ca fonctionne pas smile.gif

Le film sinon monte en tension c'est très palpable avec un final bien rythmé. Bon après est ce un bon film de zombie? je ne sais pas... le paradoxe de la caméra subjective version reportage est là : dans Cloverfield on savait d'ou venait la k7.
Sinon est ce que le film avec des zombies est obligatoirement cheap? car là quand ils se prennent des poutres dans la gueule ca fait davantage rire les gens...

4/6
Martin Quatermass
Là ou j'ai du mal avec REC contrairement à Cloverfield (c'est tout à fait subjectif), c'est que dans le contexte de Clover, j'arrive à accepter que le gars continu de filmer, on est en extérieur, l'espace est vaste, il y a toujours moyen de fuir etc... Autant dans REC on est prisonnier de l'immeuble, c'est vraiment une situation effrayante, le confinement, la menace à chaque coin de porte, etc... Je n'arrive pas à me dire que le type a une réaction normale à continuer de filmer
Linsky
CITATION(Martin Quatermass @ 05 5 2008 - 14:12) *
Là ou j'ai du mal avec REC contrairement à Cloverfield (c'est tout à fait subjectif), c'est que dans le contexte de Clover, j'arrive à accepter que le gars continu de filmer, on est en extérieur, l'espace est vaste, il y a toujours moyen de fuir etc... Autant dans REC on est prisonnier de l'immeuble, c'est vraiment une situation effrayante, le confinement, la menace à chaque coin de porte, etc... Je n'arrive pas à me dire que le type a une réaction normale à continuer de filmer

c'est la grande question que j'aimerais poser au journaliste qui meurt en Irak en s'etant pris une balle en plein milieu d'un conflit..
la justification dans [Rec.] est à peu pres la même "On a un putain de Scoop !! jure la tete de ta mere que tu filmeras quoi qu'il arrive !"
(la derniere phrase etant plus ou moins retranscrite de la V.O du film)
Zak
CITATION(EBE @ 05 5 2008 - 00:17) *
Vu, et pas vraiment accroché à ce [Rec].
Le procédé de mise en scène est sympa, mais semble un peu présent uniquement pour rendre plus intéressante une histoire somme toute tout ce qu'il y a de plus bateau et déjà vue. J'ai vu ici le film être comparé à Cloverfield, bien sûr en défaveur d'Abrams et Reeves, mais à mon sens, Cloverfield exploite beaucoup plus son concept initial de mise en scène que le film de Plaza et Balaguero. Ici, en dehors d'un retour en arrière pour revisionner un événement qui vient de se produire, et en dehors d'une caméra posée à un moment sur le sol, il n'y a presque aucune exploitation du procédé (cela tient sûrement au fait que le personnage tenant la caméra soit ici un profesionnel, contre un amateur dans Cloverfield, mais le choix de confier la caméra à un amateur me semble du coup bien plus propice, dans le cas d'un film au concept comme celui-ci, à une exploitation habile de l'approche de mise en scène. Car en dehors d'effets similaires à ceux présents dans Rec, on a droit par exemple dans Cloverfield à un mec filmant ses pieds dans une scène qui prend alors d'un seul coup une portée dramatique supérieure, le spectateur comprenant pourquoi le cadre est soudain laissé à l'abandon par l'opérateur). Pas grand chose de similaire ici, ce qui m'a donné au final un sentiment de procédé de mise en scène bien plus gadget dans Rec que dans son frère américain bien évidemment plus thuné (et pourtant, manquer d'argent devrait pousser à trouver des idées).


Le procédé pas exploité dans Rec ? Si l'on excepte l'argument principal "filmer pour montrer au monde", bien plus crédible dans Rec au passage (avec des journalistes et des gens qui ne comprennent pas pourquoi le gouvernement les enferme), le procédé est pourtant bien plus justifié dans Rec. Tout d'abord par l'absence de moyen car Rec c'est quand même 20 fois moins cher que le film de Reeves (avec 20 millions, y'a moyen de faire bien mieux que le résultat final de Cloverfield). Ensuite la caméra sert vraiment à faire avancer l'intrigue et les personnages sont obligés de l'utiliser pour survivre ! La lumière de la torche permet de s'éclairer, comme la vision nocturne à la fin. Dans Cloverfield, la vision nocturne n'est utilisée que pour un jump scare dans le tunnel... Et puis surtout, ça sonne faux à de nombreuses reprises avec des plans trop "cinématographiques" (dans Rec, les personnages bloquent le champ de la caméra et cache une menace potentielle), des dialogues filmés quasiment en champ/contre-champ (dans Rec, c'est des interviews) ou d'autres trucs vraiment pas crédible comme le fait de sauter d'un immeuble à un autre en continuant de filmer. En m'identifiant aux personnages, jamais de la vie je filmerais un évènement comme celui de Cloverfield... A moins d'être un crétin... Ce qu'est le caméraman de Cloverfield en fait (donc c'est crédible finalement icon_mrgreen.gif).

Et n'écoutez pas Lurdo car Balaguero c'est très bien (surtout Fragile et La Secte sans nom).
Adinaieros
Apres Fragile que j'avais bien aimé et Para entra a vivir qui m'avait pas mal scotché, voila REC qui m'a grave foutu les chocottes.
5/6 pour la plus grosse trouille de ma vie depuis Ring.
EBE
CITATION(Zak @ 05 5 2008 - 18:39) *
CITATION(EBE @ 05 5 2008 - 00:17) *
Vu, et pas vraiment accroché à ce [Rec].
Le procédé de mise en scène est sympa, mais semble un peu présent uniquement pour rendre plus intéressante une histoire somme toute tout ce qu'il y a de plus bateau et déjà vue. J'ai vu ici le film être comparé à Cloverfield, bien sûr en défaveur d'Abrams et Reeves, mais à mon sens, Cloverfield exploite beaucoup plus son concept initial de mise en scène que le film de Plaza et Balaguero. Ici, en dehors d'un retour en arrière pour revisionner un événement qui vient de se produire, et en dehors d'une caméra posée à un moment sur le sol, il n'y a presque aucune exploitation du procédé (cela tient sûrement au fait que le personnage tenant la caméra soit ici un profesionnel, contre un amateur dans Cloverfield, mais le choix de confier la caméra à un amateur me semble du coup bien plus propice, dans le cas d'un film au concept comme celui-ci, à une exploitation habile de l'approche de mise en scène. Car en dehors d'effets similaires à ceux présents dans Rec, on a droit par exemple dans Cloverfield à un mec filmant ses pieds dans une scène qui prend alors d'un seul coup une portée dramatique supérieure, le spectateur comprenant pourquoi le cadre est soudain laissé à l'abandon par l'opérateur). Pas grand chose de similaire ici, ce qui m'a donné au final un sentiment de procédé de mise en scène bien plus gadget dans Rec que dans son frère américain bien évidemment plus thuné (et pourtant, manquer d'argent devrait pousser à trouver des idées).


Le procédé pas exploité dans Rec ? Si l'on excepte l'argument principal "filmer pour montrer au monde", bien plus crédible dans Rec au passage (avec des journalistes et des gens qui ne comprennent pas pourquoi le gouvernement les enferme), le procédé est pourtant bien plus justifié dans Rec. Tout d'abord par l'absence de moyen car Rec c'est quand même 20 fois moins cher que le film de Reeves (avec 20 millions, y'a moyen de faire bien mieux que le résultat final de Cloverfield). Ensuite la caméra sert vraiment à faire avancer l'intrigue et les personnages sont obligés de l'utiliser pour survivre ! La lumière de la torche permet de s'éclairer, comme la vision nocturne à la fin. Dans Cloverfield, la vision nocturne n'est utilisée que pour un jump scare dans le tunnel... Et puis surtout, ça sonne faux à de nombreuses reprises avec des plans trop "cinématographiques" (dans Rec, les personnages bloquent le champ de la caméra et cache une menace potentielle), des dialogues filmés quasiment en champ/contre-champ (dans Rec, c'est des interviews) ou d'autres trucs vraiment pas crédible comme le fait de sauter d'un immeuble à un autre en continuant de filmer. En m'identifiant aux personnages, jamais de la vie je filmerais un évènement comme celui de Cloverfield... A moins d'être un crétin... Ce qu'est le caméraman de Cloverfield en fait (donc c'est crédible finalement icon_mrgreen.gif).

Et n'écoutez pas Lurdo car Balaguero c'est très bien (surtout Fragile et La Secte sans nom).


Ah mais je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il y ait quelques facilités dans Cloverfield (le passage du saut que tu mentionnes notamment), mais malgré ça, je persiste à trouver que le procédé est beaucoup plus exploité dans Cloverfield que dans Rec. Il n'y a dans Rec qu'une seule scène où les persos utilisent la caméra pour survivre, et ça ne marche d'ailleurs pas des masses pour eux (en plus d'être également à la source d'un jump scare tout comme dans Cloverfield), mais bon, que ça marche pour les persos ou non n'est pas la question je te l'accorde. Le reste du temps, on a droit à un caméraman pro qui s'en sert à l'occasion pour espionner, et coupe de temps en temps la caméra. Tandis que dans la prod d'Abrams, on trouve beaucoup plus d'interactions avec la caméra : personnage tenant la caméra et la braquant sur lui-même, perte du cadre dans un but émotionnel, cadrages hésitants traduisant efficacement l'état d'esprit des personnages (forcément, c'est plus dur à obtenir avec un personnage sensé être un pro de l'image) et surtout, ce jeu très habile sur le réenregistrement sur une vieille cassette, là encore à but émotionnel et narratif. Je n'ai rien vu d'aussi bien foutu dans Rec, à part une caméra qui shake sévèrement mais reste systématiquement lisible, deux trois jeux sur la présence de ladite caméra, et rien de plus. Donc voui, je persiste et signe, le procédé est à mes yeux mille fois mieux utilisé et bien plus ludique que dans Rec. Et cela tient à mon sens au choix du personnage tenant la caméra : un pro dans Rec, un amateur total dans Cloverfield. Tiens, d'ailleurs, le fait qu'on ne voie jamais la tronche du caméraman dans le film de Plaza et Balaguero empêche une identification totale avec les personnages, puisque celui qui tient la caméra ne nous est révélé que par sa voix (ou par ses godasses), à l'inverse de Cloverfield, où l'on voit au tout début le personnage qui tiendra la caméra par la suite, procédé permettant une plus grande implication dans le sort de tous les personnages, et pas seulement de ceux que l'on voit filmés par le perso-caméraman.
(Et je n'ai pas dit que le procédé de mise en scène n'était pas exploité dans Rec. Il l'est par moments, mais à mon avis bien moins que dans Cloverfield, qui a sûrement le malheur de ne pas être un film presque fauché. Quoi que son budget soit "limité" par rapport aux habituelles grosses prods US.)
Adinaieros
Moi j'ai trouvé que les 2 marchaient.
Dans Cloverfield avec une identification plus facile et un message sur l'utilisation de l'image dans notre monde de surcommunication.
Dasn REC avec une identification digne des FPS (on ne compatie pas, on est a sa place) et avec un sens du cadre bcp plus fort
Zak
Enfin, si je trouve Cloverfield plutôt impliquant comme film (j'ai bien aimé, je précise), à aucun moment j'ai réussit à m'identifier aux gus (surtout pas le demeuré qui tiens la caméra icon_mrgreen.gif). La séquence en "night shot" de Rec ne propose pas un jump scare de plus mais fait marcher toute la scène sur une montée graduelle de la tension (oh un truc qui bouge au loin, faut se planquer, chut, merde c'est quoi, aaaaaah). Et puis au final, ce n'est pas la même caméra, donc l'utilisation, comme tu le soulignes, diffère obligatoirement dans les deux films (et pour Diary of the Dead ou Welcome to the Jungle, c'est encore différent).
EBE
CITATION(Zak @ 05 5 2008 - 21:31) *
Enfin, si je trouve Cloverfield plutôt impliquant comme film (j'ai bien aimé, je précise), à aucun moment j'ai réussit à m'identifier aux gus (surtout pas le demeuré qui tiens la caméra icon_mrgreen.gif). La séquence en "night shot" de Rec ne propose pas un jump scare de plus mais fait marcher toute la scène sur une montée graduelle de la tension (oh un truc qui bouge au loin, faut se planquer, chut, merde c'est quoi, aaaaaah). Et puis au final, ce n'est pas la même caméra, donc l'utilisation, comme tu le soulignes, diffère obligatoirement dans les deux films (et pour Diary of the Dead ou Welcome to the Jungle, c'est encore différent).


Ouep tout à fait, je ne peux que te rejoindre sur l'utilisation différente dans chacun des films, justifiée à chaque fois par le personnage. J'ai juste plus accroché à l'approche "amateur" de Cloverfield. Ah sinon, au fait, Diary Of The Dead, ça vaut quoi, étant donné que tu as l'air de l'avoir vu ? (pour Welcome To The Jungle, c'était en effet là aussi très différent comme approche, mais avec beaucoup trop d'éléments injustifiés pour que ça prenne vraiment sur moi - en dehors du fait que bon, il ne se passe quelque chose que dans le dernier quart d'heure du film, même si ce qui précède se laisse suivre sans trop de déplaisir).
B-Real
CITATION(Zak @ 05 5 2008 - 18:39) *
Et n'écoutez pas Lurdo car Balaguero c'est très bien (surtout Fragile et La Secte sans nom).


Ben non moi j'ai trouvé Rec naze et "La secte..." encore pire!Dans les 2 films on a plein de suspense et une intrigue assez bien maitrisée pour avoir queud' à l'arrivée...aucune réponse aux questions soulevées par l'intrigue etc....En plus c'est souvent long et chiant je trouve.

Par contre j'ai pas vu Fragile.
melvinpekatre
CITATION(EBE @ 05 5 2008 - 21:17) *
Tiens, d'ailleurs, le fait qu'on ne voie jamais la tronche du caméraman dans le film de Plaza et Balaguero empêche une identification totale avec les personnages, puisque celui qui tient la caméra ne nous est révélé que par sa voix (ou par ses godasses),


ah ben moi je me suis relativement bien identifié au cameraman, j'ai les mêmes pompes que lui !

CITATION
Diary Of The Dead, ça vaut quoi, étant donné que tu as l'air de l'avoir vu ?


une catastrophe

Sinon c'est quoi Welcome in the jungle ?
Zak
Il existe un sujet sur Welcome to the Jungle si tu veux savoir (et non pas "in"). Rien a voir avec le film avec The Rock aussi ^^

Non, Diary de Romero est loin d'être une catastrophe. Il ne faut juste pas s'attendre à un rollercoaster à la Cloverfield ou Rec. C'est même très loin d'être un pur film d'horreur. L'humour, très réussit au demeurant, fait souvent chuter la tension. Quant au propos sur les dangers de l'image, il a le mérite d'être pertinent, même si un peu lourd. Contrairement à un Rec par exemple, on suit le film suivant différents points de vue (caméra de cinéma mais aussi de surveillance et même de portable si je me trompe pas). C'est plus intéressant que Welcome to the Jungle au final.
the_Daydreamer
CITATION(DarK ChoueTTe @ 05 5 2008 - 01:53) *
originalité de la menace (oui, sur le papier on dirait de l'infecté classique, mais le final qui nous apprend l'origine combinant infectés et esotérisme, est bien "trippant"...expulser le démon par la "science" et faire dégénérer ça en contagion, je ne crois pas avoir vu ça ailleurs)


J'en ai juste vu quelques séquences, mais il me semble que Possessed, le film danois avec Udo Kier, reposait déjà sur une idée similaire.
melvinpekatre
CITATION(Zak @ 06 5 2008 - 21:06) *
Il existe un sujet sur Welcome to the Jungle si tu veux savoir (et non pas "in"). Rien a voir avec le film avec The Rock aussi ^^


pas trouvé sad.gif


Pour Diary, chacun son point vue, mais de mon côté c'est franchement une pure catastrophe. Même si je suis très très loin d'apprécier REC, je lui reconnais techniquement une certaine crédibilité. Dans le choix du personnage qui filme, dans les plans qu'on voit, même si ça reste assez superficiel.
Dans Diary il y a plusieurs changement de matériel, qui interviennent dans le film de manière totalement incompréhensibles. Si encore on ne nous disait rien, et sans la voix off, pourquoi pas. Pourquoi ne pas voir un film uniquement que par des téléphones, cam de surveillance etc... mais il faut l'assumer et il ne faut pas que la cruche de service balance qu'elle a récupérée les images, qu'elle les a monté et mis en musique !
De plus au moins dans REC il n'y a pas cette mise en scène appuyée de Cloverfield, et il n'y a pas les erreurs de Diary qui est particulièrement baclé à ce niveau.
Le discours sur les médias reste léger dans REC, c'est pas plus mal, ce n'ets pas vraiment le sujet. Cette dénonciation politique dans Diary est tellement nunuche et tellement caricaturale...
Zak
Le topic en question : http://www.mad-movies.com/forums/index.php...9&hl=jungle

melvinpekatre
Ah ben cool merci ! J'avais fait une recherche et j'avais pas vétrou !
EBE
CITATION(Zak @ 06 5 2008 - 21:06) *
Il existe un sujet sur Welcome to the Jungle si tu veux savoir (et non pas "in"). Rien a voir avec le film avec The Rock aussi ^^

Non, Diary de Romero est loin d'être une catastrophe. Il ne faut juste pas s'attendre à un rollercoaster à la Cloverfield ou Rec. C'est même très loin d'être un pur film d'horreur. L'humour, très réussit au demeurant, fait souvent chuter la tension. Quant au propos sur les dangers de l'image, il a le mérite d'être pertinent, même si un peu lourd. Contrairement à un Rec par exemple, on suit le film suivant différents points de vue (caméra de cinéma mais aussi de surveillance et même de portable si je me trompe pas). C'est plus intéressant que Welcome to the Jungle au final.


Merci pour ta réponse, quelque chose me dit que le principe des points de vues multiples va me botter, et effectivement ça a l'air d'être une approche encore différente de ce qu'on a vu jusque là dans ce genre. (mais je cesse de ce pas le HS smile.gif ). Me tarde, tiens.
Lurdo
Ah nan, mais faut pas croire Zak (il aime les resident débile, je vous le rappelle, donc il est pas digne de confiance quand on parle de zombie), hein, Diary c'est une bouse immonde et pontifiante, où ça joue mal, et où l'humour en question est quasiment limité à une ou deux séquences.

Romero serait pas au générique, le film se ferait certainement descendre comme c'est pas permis, au lieu de cette espèce d'indulgence qui semble habiter le topic...

( icon_mrgreen.gif )
ouaisbiensur
Ce qui m'a paru vraiment gênant c'est de voir coup sur coup Rec, Cloverfield, Redacted, Diary et Welcome to the Jungle (que j'avais zappé) sur quelques mois de temps. Ca leur rend clairement pas justice : même si les thèmes et traitements varient, on retrouve fatalement des passages obligés dans chaque, filmage typé oblige.
EBE
Certes, mais il se trouve que j'aime les Resident Evil ! smile.gif
(Je sens qu'il va me botter, ce Diary !)

Sinon, pour en revenir à Rec, je me demande si la séquence finale, qui évoque comme quelques uns ici l'ont fait remarquer le court Rubber Johnny de Cunningham, est juste une grosse coïncidence ou une référence clairement appuyée ? Les réals ont-ils dit un petit quelque chose quelque part dans les tréfonds du net à ce sujet ?
ouaisbiensur
C'est surtout le monstre décharné à la fin de Come to Daddy du même la référence non ? Pour le déformé à roulettes, faut aller chez Aja et sa colline.
EBE
Ouais ça évoque aussi ce dont tu parles, je n'y avais pas pensé, trop focalisé sur la ressemblance à Rubber Johnny (infrarouge, perso décharné au visage monstrueux, à oualpé ou presque, ne semblant lié à un reste d'humanité que par l'emploi d'un outil (chaise roulante pour l'un, marteau (ou hache, je ne suis plus sûr) pour l'autre), le tout filmé avec une caméra numérique tout sauf haut de gamme).
ouaisbiensur
CITATION(EBE @ 07 5 2008 - 23:12) *
Ouais ça évoque aussi ce dont tu parles, je n'y avais pas pensé, trop focalisé sur la ressemblance à Rubber Johnny (infrarouge, perso décharné au visage monstrueux, à oualpé ou presque, ne semblant lié à un reste d'humanité que par l'emploi d'un outil (chaise roulante pour l'un, marteau (ou hache, je ne suis plus sûr) pour l'autre), le tout filmé avec une caméra numérique tout sauf haut de gamme).


Et l'importance du chien aussi smile.gif .
Doc Personne
Bon ben les films à la 1ère personne ça ne marche pas. Du moins avec moi...
Après un Blair Witch calamiteux et les échos désastreux que j'ai eus de Cloverfield je me suis dit que j'allais donner sa chance au film espagnol.

Alors certes certains plans sont très réussis et des surprises marchent pas mal mais malheureusement REc tombe dans les poncifs du cinoche d'horreur où une fois de plus le scénariste a besoin de la connerie de ses personnages pour faire marcher son intrigue. Et le problème pour moi est que dès que je me dis que le perso est un con, je sors du film.

Alors reprenons dans l'ordre certains points énervants :
Le début du film est vraiment très pénible à suivre à cause d'une actrice peu convaincante et d'un personnage extrêmement vulgaire (en espagnol, car en français il semblerait que la traduction ait édulcoré son langage fleuri).
Quand enfin la "situation" arrive, la 1ère connerie aussi : celle des autorités. Ils auraient très bien pu dire qu'en raison d'un cas de "rage" et pour éviter tout risque de contagion, les personnes présentes dans l'immeuble doivent se mettre à plat ventre les mains dans le dos. Des militaires auraient alors pu entrer, attacher et bâillonner les personnes ce qui fait que toute contagion ultérieure aurait pu être évitée mais alors plus de films donc exit. Les autorités ne communiquent pas. ce sont des cons, c'est normal et cette idée sera reprise dans le film (distribué par europa corp, tiens donc) par le personnage du flic et celui de l'expert.

Ensuite après ce point de départ, ce sont les personnages qui vont s'évertuer à être plus cons que leurs voisins :

- le flic qui se baisse au niveau de la petite fille alors qu'il a vu ce qu'elle a fait à sa mère.
- les héros qui beuglent pour libérer la mère attachée en bas alors qu'ils savent qu'elle a été mordue et que donc à très court terme elle va à son tour devenir dangereuse.
- le médecin qui n'avertit pas et ne donne pas de consignes de sécurité aux mecs qui l'aident à attacher les corps ce qui entraîne la catastrophe du film.
- le caméraman qui n'en branle pas une quand les zombies" commencent à soulever le panneau de fer au rdc.
- le même qui met 3 plombes à penser à allumer sa torche.
- toujours le même qui laisse monter la journaliste dans l'escalier avec pour seule défense son cri (mais bon on voit bien l'intérêt pour les réalisateurs en terme d'images et de séquence).
- encore le même qui dans le plan final ne pense pas à filer un grand coup de caméra dans la gueule de la sorcière (enfin du truc) alors que c'est le 1er réflexe que tout le monde aurait.
- une autre invraisemblance qui m'a gêné : la fille (qui se prend pour une journaliste) qui arrive à lire sur les murs de la dernière pièce du dernier niveau alors qu'elle est dans le noir et que la torche éclaire un autre mur. Elle est super forte avec le scénario.
- la mort du vieil homo était téléphonée.

J'en oublie plein car ça fait déjà quelques jours que je l'ai vu mais bon, ce n'est définitivement pas un film qui restera dans les annales.

Hier soir j'ai vu SARS Wars où là aussi il y a un immeuble confiné infesté de zombies et je me suis dit que Balaguero et Plaza avaient vu ce film tant il y a de ressemblances : il y a même mention d'un passage "secret" au sous-sol. Bon évidemment, c'était pas le même style. icon_mrgreen.gif

Sinon, une question que je me pose et à laquelle j'avais essayé de répondre dans un de mes courts métrages dont voici le teaser pour ceux que ça intéresse (ici) :
est-il possible de faire un bon film d'horreur avec des personnages qui ne sont pas des cons et qui réagiraient comme vous et moi dans les situations où les mettent les réalisateurs.
Existe-t-il un film qui n'a pour héros que des gens normalement intelligents ? (Ou encore les cons sont-ils nécessaires pour créer du suspens dans un film d'horreur ?)

Pour ma part je ne crois pas en connaître et mon expérimentation filmesque tendrait à prouver qu'un tel film ne marcherait pas.
-
Innocence
CITATION(Doc Personne @ 08 5 2008 - 00:22) *
est-il possible de faire un bon film d'horreur avec des personnages qui ne sont pas des cons et qui réagiraient comme vous et moi dans les situations où les mettent les réalisateurs.


Tu connais des zombies dis-moi, on se fait une soirée quarantaine avec eux icon_mrgreen.gif ?
PLISSKEN
CITATION(EBE @ 07 5 2008 - 22:52) *
Sinon, pour en revenir à Rec, je me demande si la séquence finale, qui évoque comme quelques uns ici l'ont fait remarquer le court Rubber Johnny de Cunningham, est juste une grosse coïncidence ou une référence clairement appuyée ? Les réals ont-ils dit un petit quelque chose quelque part dans les tréfonds du net à ce sujet ?


Ni l'un ni l'autre à mon avis, la ressemblance est liée à la nudité et au fait que c'est filmé en infra-rouge, la créature de REC n'est ni hydrocéphale, ni adepte du freestyle en chaise roulante...
jason13thh
Purée les mecs arrêtés avec vos invraisemblances, vous seriez dans un immeuble infesté d'infectés je me demande bien comment vous réagireriez...vous faites les malins avec vos: j'aurais fait ci fais ça mais la vérité c'est que si ça vous (nous) arriverait vous feriez pas mieux....

Doc Personne
CITATION(jason13thh @ 08 5 2008 - 10:42) *
Purée les mecs arrêtés avec vos invraisemblances, vous seriez dans un immeuble infesté d'infectés je me demande bien comment vous réagireriez...vous faites les malins avec vos: j'aurais fait ci fais ça mais la vérité c'est que si ça vous (nous) arriverait vous feriez pas mieux....

Ouais, c'est vrai, merde, arrêtons de réfléchir au cinéma comme dans la vie et votons pour le 1er con venu. Ah bé mince... On l'a déjà fait...
ouaisbiensur
Perso, dans la même situation, je mords tout le monde vite fait, en commençant par la jolie journaliste.
OrsonZ
CITATION(Doc Personne @ 08 5 2008 - 11:06) *
CITATION(jason13thh @ 08 5 2008 - 10:42) *
Purée les mecs arrêtés avec vos invraisemblances, vous seriez dans un immeuble infesté d'infectés je me demande bien comment vous réagireriez...vous faites les malins avec vos: j'aurais fait ci fais ça mais la vérité c'est que si ça vous (nous) arriverait vous feriez pas mieux....

Ouais, c'est vrai, merde, arrêtons de réfléchir au cinéma comme dans la vie et votons pour le 1er con venu. Ah bé mince... On l'a déjà fait...
dry.gif
Mouais, sauf que pour le "1er con venu" en question, les français ne sont pas allés dans un immeuble infesté de zombies pour voter.



Prout.

Hé, dites: Ca me casse un peu les 'urnes ce genre de réaction... icon_mrgreen.gif
jason13thh
On n'obtient que ce qu'on mérite.... dry.gif
Doc Personne
CITATION(jason13thh @ 08 5 2008 - 11:28) *
On n'obtient que ce qu'on mérite.... dry.gif

En effet, à toujours se contenter de peu, il ne faut pas s'étonner de ne pas se voir offrir plus.
ouaisbiensur
Et un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

On se croirait dans OSS.
Redux
Efficace. C'est le mot qui m'est venu à l'esprit à l'issue de la projection. Paco Plaza et Jaume Balaguero ont réalisé là un film solide qui comporte son lot de scènes fortes et qui passe comme une lettre à la poste, même pour un réfractaire comme moi à la caméra à l'épaule. Maintenant, c'est un film qui s'apprécie sur le moment mais dont il ne reste pas grand chose une fois vu. Le procédé fonctionne bien mais n'encourage pas d'autres visions.
Il est tout de même dommage d'avoir caricaturé à ce point la journaliste, véritable cliché de la journaliste arriviste en quête de sensationnalisme. Sa citation qui clôt le film enfonce encore un peu plus le clou de cette quête absolue de l'image choc au détriment de toute réflexion. D'ailleurs, tout le film épouse ce point de vue, et c'est pourquoi il ne faut pas s'attendre à une explication bien précise quant à l'épidémie en court, et à la façon dont le gouvernement l'appréhende. La fin ouvre des pistes en nous laissant tout aussi démuni que le duo de journalistes.
Et, comme souvent dans le cinéma fantastique espagnol de ces dernières années, le Mal naît des pires souffrances.
Waco
CITATION(Unclekersey @ 28 4 2008 - 21:49) *
Pour répondre à Waco et pour le côté fétichiste ? ninja.gif
c'est sur la Rambla catalunya
ici

que fût tourné [REC]


il y a plusieurs vidéos

REC

Gracias amigo !!

(big up également à ouaisbiensur qui m'a filé le n° de tel de la concierge de l'immeuble wink.gif )
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