darkseid
27 4 2008 - 00:18
CITATION(loganCooper @ 26 4 2008 - 11:02)

Ah bon et tu penses quoi du comportement incohérent qui consiste a faire une longue tirade a cote d'une porte en verre qui est sur le point de briser et avec un zombie derriere, ton point de vue m'interesse la

Personnellement, j'ai vu beaucoup de films d'horreur donc je sais que j'aurais fais attention, dans un contexte réel et ultra stressant où tout vos repères sont anéantis en un instant, je ne pense pas que j'aurai été très rationnel, en particulier si je n'ai pas entendu un avertissement balancé lorsque j'étais dans la pièce à côté.
CITATION(loganCooper @ 26 4 2008 - 11:02)

Ca m'interesse aussi de savoir vu le boucan que font les zombies comment celui qu'est en haut n'a jamais fait de bruit en plusieurs années
D'après le film, on a la nette impression que les zombies ne font du bruit que quand ils attaquent, et en plus, l'incarcération forcée l'a visiblement bien affaibli, sans parler du confinement qui a pu dissiper le bruit.
Ce film m'a fait particulièrement mal au crâne. C'est peut être physiologique, mais les mouvements incessants de la caméra m'ont donné un sacré mal de mer.
Je crois aussi être devenu allergique aux films de zombies et à leurs arrachages de peau en latex. Je trouve cet effet horrifique super cheap. Çà annonce le classique râle de douleur, filmez ma surprise en live, accompagné d'une intensification dans le tremblement de la caméra(non, ce n'est pas votre tête qu'on secoue), des cris paniqués histoire de ne pas épargner les oreilles, et des acteurs hystériques tentant d'être crédibles en étant ridicule comme tout le monde dans la réalité.
Les personnages ne sont pas vraiment intéressants. Il ne le cherchent pas vraiment en même temps. Ils savent très bien qu'ils peuvent mourir dans le plan suivant, même s'ils font semblant de ne rien voir venir.
Les situations n'ont vraiment rien d'originales. Nous avons par exemple droit aux classique choix, il est contaminé, c'est fini pour lui,... comment pouvez vous en être sûr? dans le doute nous devons au moins essayer de le sauver etc... Du coups une grosse impression de déjà vu mais en raté. Ça me semble être un des gros points faibles du film. Le lieu principal du film, un appartement, fait film de proximité, mais toutes les références mal digérées rappellent les procédés industriels de recyclage hollywoodiens.
J'imagine aussi que j'aurai pu me sentir concerné, mais j'avais juste trop mal au crâne.
Si vous avez facilement mal au cœur, passez votre chemin. 0/6
Willow Argento
27 4 2008 - 08:19
CITATION(snake @ 26 4 2008 - 23:30)

rec fait trop scénarisé et joué pour être réaliste et la caméra épaule n'amène rien ( sauf à la fin donc ), dans blair wotch c'était de la quesi impro tout le long et les acteurs flippaient vraiment puisque à peine prévenu de ce qui allait se passer
Je l'ai déjà dit plus haut, mais je trouve justement que la caméra à l'épaule trouve une pleine justification. Et je précise aussi que Plaza et Balaguero ne donnaient que très peu, voire pas d'indications, à leurs acteurs et au caméraman, qui ne savaient souvent pas ce qui allait se passer, d'où parfois les mouvements de caméra hagards.
Et pitié arrêtons avec le discours sur le réalisme dans un film d'horreur.
francesco
27 4 2008 - 09:09
Avec
[REC], je suis un peu étonné par la lourdeur du dispositif mis en place en regard du résultat : finalement, l’immersion & le réalisme "télévisuel" (?) recherchés n’apportent pas grand-chose dans le sens où si les réalisateurs ont du bien s’amuser à travailler selon ce formalisme (qui n’a vraiment rien de spectaculaire ou d’innovant soit dit en passant, curieux que le film soit parfois présenté comme une expérience inédite ou je-sais-pas-quoi ) & à forcer leur virtuosité pour transcender les contraintes imposées (les habituels longs plans séquences qu’on devine millimétrés, peut être une part non négligeable d’improvisation : là aussi, du déjà-vu, pas de quoi se taper le cul par terre, donc) ; pour le spectateur, en terme d'intensité ou de immersion justement, ça change pas grand-chose à ce qu’il a l’habitude de voir (à part un sacré mal de tronche, et oui,
[REC] a au moins le mérite de confirmer que
l'escroquerie la fausse bonne idée du moment, la "shacky-cam", déjà pénible lorsqu'on en abuse, devient un calvaire si elle est systématique sur toute la durée d’un long métrage…).
Reste donc un film d’horreur somme toute assez moyen (c’est lent à démarrer & pas très dense, puis les évènements, assez rudes, deviennent dignes d'intérêt) rehaussé par une fin extrêmement réussie (l’appartement du 5ème étage), probablement parce qu’on bascule subitement dans une toute autre ambiance hyper glauque et surtout enfin déconnectée de tout parti pris réaliste : d’une ambiance "survival" avec des éléments (plus ou moins !) familiers & où les personnages essaient d’agir de manière logique, on se retrouve d’un coup dans une antichambre de l’enfer qui renvoie aux pires angoisses primales -obscurité totale, espace restreint, créature(s ?) diabolique(s ?) qui rôde(nt ?) . Du coup, la réussite de cette conclusion ne vient-elle pas invalider tout ce qui précède ? Cette fin semble aussi caractéristique de ce qu’à pu faire Balaguero par le passé ; même si là il a besoin de convoquer le style & le type de créature cauchemardesque qu’on peut voir dans les clip’s de Chris Cunningham (vivement qu’il fasse un film avant que tout le monde ait pillé ses idées celui là…). Pour moi, cette séquence est le seul intérêt du film, et est bien loin des arguments mis en avant "officiellement" (le vrai-faux reportage tévé qui soit disant plonge le spectateur au cœur de l’action).
A noter également dans le genre "arguments de facade" que la mise en avant de la critique référentielle du filmage télévisuel est finalement plus qu’accessoire, alors que par ailleurs, le film s’inspire en réalité beaucoup plus des mécanismes du jeu vidéo en général & de
Resident Evil en particulier
(après Resident Evil 4, [REC] confirme l'intérêt de la Umbrella Corp pour l'Espagne on dirait
) : vue subjective, exploration d’espaces clots, ouverture de portes, recherche & collecte d’objets & d’indices – dont le sacro saint trousseau de clé, évidemment-, progression linéaire suivant un scénario balisé (quoiqu’aient voulu tenter les réalisateurs en terme de réalisme & de spontanéité).
3/6 (5,5/6 pour la fin terrifiante)
PS : il faut arrêter de rendre à certains films le très mauvais service de les survendre lorsque ce n'est pas justifié, ça les grille là où ils auraient la chance de passer comme des divertissements ou des expériences acceptables & ça déçoit d'autant plus les spectateurs...
Baalberith
27 4 2008 - 09:28
Finalement, il est plutot sympa le remake de The Crazies, je m'attendais à pire.
Hein de quoi, c'est le nouveau Balaguero ?
Ah. Euh ben, ça change rien, c'est sympa comme film. Mais c'est pas original pour deux sous, quiconque ayant vu un minimum de film de ce genre (au hasard, les premiers Romero...) se retrouvera en terrain balisé. REC est un film efficace, on ne peut pas vraiment le nier (sauf ceux qui se sont ennuyés, bien sur) : c'est court, relativement bien rythmé et après une exposition un peu longuette rendue supportable par le petit débardeur blanc de la journaliste

, ça démarre et ça ne s'arrête plus.
La fin est intéressante.
Mais je m'attendais à mieux. A beaucoup plus flippant déjà, à quelque chose de plus radical et de plus opressant, de plus claustro aussi. Il manque quelque chose.
Evil Seb
27 4 2008 - 10:35
Je l'ai revu hier et j'ai encore flipper ma race comme pas permis. C'est angoissant, stressant et tout ce qu'on veut...puis bon Pablo la cadreur il fait que des connerires aussi ( Bon ben je vais voir ce qui a dans ma trappe en faisant tres leeeeeeentement pivoter ma camera a 360°, puis comme si c'était pas encore assez flippant je mets mon infra rouge en marche histoire que le spectateur se chie bien dessus). Perso je trouve ca mortel et infiniment meilleur que Blair Witch ou Cloverfield, même si ca n'a pas grand chose à voir finalement. Alors bon le debut est un peu longuet peut etreet certains personnages juste esquissés ok peut etre encore mais l'immerssion est totale à mon sens. Enfin sur moi ça marche a donf.
D'habitude je suis pas fan de toute cette vague espagnole des Balaguero, Plaza, Bayona etc etc...je trouve ca esthétiquement ennuyeux mais la pour le coup Balaguero et Plaza m'ont bien scotché a mon siège et j'i retrouver cette sensation d'angoisse que j'avais plus eu depuis Ring.
Sinon pour le madnaute qui dissertait sur le bien fondé de discuter devant une porte en verre...je pense que dans une telle situation tu prends pas trop le temps d'analyser lespace , l'environnement ou quoi que ce soit, t'a un truc a dire tu le dis et tu t'inquiète pas de savoir si t'es devant une porte blindée ou une verrière. Enfin c'est ce que je pense, submergé par l'adrénaline et la peur, tu prends pas le temps d'analysé la situation...
dellamorte
27 4 2008 - 10:49
CITATION(Baalberith @ 27 4 2008 - 10:28)

Finalement, il est plutot sympa le remake de The Crazies, je m'attendais à pire.
C'est pas parce qu'il y a un type en combinaison anticontamination qu'il faut y voir un remake de the crazies. Je trouves pas qu'il y ai beaucoup de rapport entre les deux films.
Sinon, je crois que quelqu'un l'a remarqué déjà avant, c'est rare qu'un film d'horreur soit salué par la critique et par le public en même temps. Peut être que les amateurs se refusent tout consensus possible avec la masse.
Certains puristes sont capables de décider de ce qui est logique dans le comportement humain de ce qui ne l'est pas. Mais il faut bien prendre comme critère que la plupart des gens ne sont pas des spécialistes du film de zombie et que non, hormis les passionnés, personne n'établit de plan à l'avance concernant une invasion de mort-vivants. Je sais que nous, nous avons décidé que si il le fallait nous tuerions une petite fille zombifiée, et qu'a la simple vue d'un zombie on essaierai de s'enfuir, de s'enfermer à double tour ou de se tuer. Il faudrait essayer de quitter la ville, qui dans 80% des cas est réduit à l'état de cendre par les militaires. Et oui, il faudra aussi être capable de tuer son frère, son chien, sa mère, et même sa/son copine/copain. Les gens ne s'interroge pas la dessus, et dans cette situation, il serait probablement désorienté, avec des réactions étranges.
L'armée des morts est un super film, pourtant la plupart des scènes sont incohérente, absurde et impossible à expliquer. Il n'y a qu'une bande de débile qui irait sauver un chien au milieu d'une horde de zombie. Il n'y a qu'un artifice de réalisation qui pourrait expliquer la longévité des personnages au milieu de zombies surdopés qui court à la vitesse d'une mobylette sans s'épuiser.
Je pourrais faire la liste de toute les absurdités qui jalonnent les grands classiques de l'horreur, mais ça prendrait trop de temps.
C'est un sujet thématique qu'il faudrait pour parler du genre "caméra à l'épaule", mais ce genre commence à prendre du corps car il est l'écho de l'Internet et notamment du genre des vidéos de fantôme que l'on voit partout sur les sites de vidéos online.
En salle, j'ai pu voir le public qui était réceptif au effet du film sans se prendre la tête sur telle effet ressemblant à celui d'un film datant de 1980 ou autre.
ps: C'est vrai que les clips de Chris Cunningham sont rempli de monstres intéressants. Mais ils a surement lui même beaucoup piqué au monstre de jeux vidéo qui pullulent depuis DOOM, en passant par Resident Evil, Silent Hill, Alone in the Dark.
ps(2):
Le vieil homo qui se calle prés de la porte pour se faire charcuter n'était pas au même endroit quand le docteur chargé de la décontamination l'a dit au pompier. Il était avec la reportrice devant la fenêtre éclairé, écoutant les menaces d'interventions des militaires. En même temps Pedro, qui avait une touche avec lui aurait pu le prévenir du danger imminent à se mettre devant cette porte. Et puis MERDE, faites chiez avec cette scène, c'est vrai quoi, il était chez lui quand même !
bradaviel
27 4 2008 - 11:22
CITATION(dellamorte @ 27 4 2008 - 11:49)

ps: C'est vrai que les clips de Chris Cunningham sont rempli de monstres intéressants. Mais ils a surement lui même beaucoup piqué au monstre de jeux vidéo qui pullulent depuis DOOM, en passant par Resident Evil, Silent Hill, Alone in the Dark.
Peut-etre mais n'importe qui ayant vu le fameux clip ne PEUX PAS penser à autre chose à la vision de cette scène.
Et je suis d'accord avec le survendage du truc qui m'a pourri le film, mais bon, c'est un peu paradoxal . On va tout de meme pas vraiment se plaindre non plus du succès d'un film de ce type alors qu'on clame à longueur de temps qu'il est (le genre) dénigré en France. (et meme si sa réputation m'en a en partie pourri la vision en me forcant a attendre qq chose de gigantesque alors qu'il suffit de le "vivre").
CITATION(bradaviel @ 27 4 2008 - 12:22)

CITATION(dellamorte @ 27 4 2008 - 11:49)

ps: C'est vrai que les clips de Chris Cunningham sont rempli de monstres intéressants. Mais ils a surement lui même beaucoup piqué au monstre de jeux vidéo qui pullulent depuis DOOM, en passant par Resident Evil, Silent Hill, Alone in the Dark.
Peut-etre mais n'importe qui ayant vu le fameux clip ne PEUX PAS penser à autre chose à la vision de cette scène.
+1, j'ai direct pensé au clip de Cunningham, qui m'avait foutu les boules à l'époque.
Baalberith
27 4 2008 - 15:07
CITATION
C'est pas parce qu'il y a un type en combinaison anticontamination qu'il faut y voir un remake de the crazies. Je trouves pas qu'il y ai beaucoup de rapport entre les deux films.
Jusqu'au dernier acte, je trouve les deux films au contraire très similaires, la forme et le cadre mis à part. La nature supposée du mal, la crise, son non-traitement par les autorités...
Quand au comportement humain pour ma part c'est bien simple, si une situation comme ça m'arrive, je lache la caméra, (je prend la jolie journaliste ) et je m'enferme dans un placard. Partant de là, REC -comme Blair Wtch- n'est pour moi pas crédible pour un sou et donc pouvait tout se permettre sans que ça me gène outre mesure.
astroboy
27 4 2008 - 15:50
Un peu déçu, plus sans doute à cause du buzz trop énorme qui entourait le film ("monument de trouille"," nan mais Cloverfield c'est caca, Rec va bien au delà de ça", perso, j'ai pas vu de grande différence, m'enfin bon) que de sa qualité qui n'a absolument rien de honteuse pour qui aime le Youtube cinéma.
En tant que train fantôme intense, c'est plutôt la décéption qui prédomine (Blair Witch, par son côté suggéré est bien plus efficace de ce point de vue là) hormis dans un final intense où Balaguero continue son adaptation non-officielle de Silent Hill avec une réussite toujours aussi éclatante : décors poisseux, créature décharnée... On est plongé la tête la première dans la saga horrifique la plus forte de ces dernières années.
Mais bon, de ce point de vue là, on a l'habitude tant les climax du bonhomme font toujours monter le trouillomètre dans le rouge en laissant un gout poisseux dans la bouche (hormis Fragile qui proposait l'émotion la plus douce plutôt que la victoire des "Ténèbres") tout en fournissant le travail d'adaptation le plus réussi d'une saga vidéoludique vue sur grand écran (là où Gans a échoué avec sa jolie mais trop sage adaptation).Donc, hormis à la fin, le film s'avère beaucoup moins intense et glaçant que la Secte sans nom qui reste toujours le maitre étalon de la filmographie de l'espagnol. Là, hormis quelques bonds amenés avec plus où moins de finesse et le côté surexcité dû à ce "type" de cinéma, la tension est peu molle alors que c'est l'argument de vente principal du film.
Le début est un peu chiant jusqu'à la moitié du film où il ne se passe pas grand chose avant la perte de controle de la situation (bien pratique le coup du virus à l'incubation qui prend plus ou moins de temps et qui a bien choisit ses victimes pour que tous les zombies puissent être lachés en même temps pour le final), pour que le film décolle.
Alors oui, de ce point de vue là, la construction est plus ou moins identique à celle de n'importe quel film d'horreur, sauf que ce qui faisait la force des précédents films de Balaguero était sa capacité de construire des histoires à l'émotion poignante, hors en laissant cette touche au vestiaire au profit de l'adrenaline pure, le réalisateur laisse également de côté une part de la personnalité de son cinéma. Là on suit des personnages sans ne jamais vraiment s'attacher à eux, scrutant le décor à la recherche du moindre danger.
Bon ça reste quand même sympa, un bon petit film d'horreur tout à fait honnète et prenant, mais étant fan de l'oeuvre de Balaguero, je m'attendais vraiment à quelque chose d'énorme alors que ça reste juste sympa, d'où deception relative.
4/6
n'empêche que je me demande encore comment le petit chien a bien pu aller jouer dans la chambre de la petite gamine possédée (devenue un vieux zombie tout moisi).
CITATION(bradaviel @ 27 4 2008 - 12:22)

CITATION(dellamorte @ 27 4 2008 - 11:49)

ps: C'est vrai que les clips de Chris Cunningham sont rempli de monstres intéressants. Mais ils a surement lui même beaucoup piqué au monstre de jeux vidéo qui pullulent depuis DOOM, en passant par Resident Evil, Silent Hill, Alone in the Dark.
Peut-etre mais n'importe qui ayant vu le fameux clip ne PEUX PAS penser à autre chose à la vision de cette scène.
Et je suis d'accord avec le survendage du truc qui m'a pourri le film, mais bon, c'est un peu paradoxal . On va tout de meme pas vraiment se plaindre non plus du succès d'un film de ce type alors qu'on clame à longueur de temps qu'il est (le genre) dénigré en France. (et meme si sa réputation m'en a en partie pourri la vision en me forcant a attendre qq chose de gigantesque alors qu'il suffit de le "vivre").
Non non son succès est souhaitable et espérons qu'il fasse du bien au genre. Mais cela étant, tout comme toi et Francesco : on m'avait parlé d'une bombe d'originalité et de flippe extrême et quand j'ai vu que ça pétait finalement à peine plus haut que
Blair Witch et
Cloverfield, et bien j'ai vite déchanté.
Jefferson
27 4 2008 - 17:15
Je viens de voir le film en salle et j'ai passé un excellent moment.
Une tension qui ne se relâche pas, une réalisation intelligente où il est parfois difficile (et c'est tant mieux) de faire le tri entre le prémédité et l'improvisé, une interprétation à la hauteur et des SFX old school comme j'aime.
J'avais tout fait (et presque réussi) pour éviter toute l'influence d'un buzz un peu trop artificiel à mon goût et grand bien m'en a fait - je n'attendais rien d'autre qu'un bon petit budget saignant.
Je pense que si j'avais eu 15 ans le film m'aurait peut-être filé une bonne pétoche d'ado comme l'avait fait pour moi Evil Dead en son temps. Difficile d'avoir encore une bonne frousse après 20 ans de péloches d'horreur, mais j'ai parfaitement adoré le film et je suis resté rivé à mon fauteuil avec l'agréable sensation de me faire entraîner et malmener tout le long du film avec les personnages.
Le final fera date et en inspirera plus d'un j'en suis persuadé.
Je suis un peu étonné de tous les débats pour essayer de marquer le film sur un trouillomètre qui sera toujours quelque chose de très individuel et on ne peut plus subjectif et pas mécontent d'avoir attendu de voir le film pour parcourir ce thread - plutôt intéressant au demeurant.

4.5/6 (j'attend une seconde vision pour avoir un avis définitif sur le style - la première vision étant assez viscérale)
PS : Manuela Velasco / Angela Vidal est mimi comme tout, je veux la revoir dans un autre film tout de suite. Maintenant. Siouplait.
Très efficace...
Le buzz j'en ai stirctement rien à secouer, j'étais emballé par REC dès le départ et qu'on le porte aux nues ou le descende m'indiffère totalement.
Balaguero et Plaza partent d'un postulat très simple. Epurer leur film des artifices habituels. Pas d'effets de montage, pas de musique et un point de vue unique. Ils emploient donc une journaliste et son caméraman qui suivent une équipe de pompiers appelés pour secourir une vieille hystérique dans un immeuble pourri. La présentation des hommes du feu dure 5 mn, l'équipe TV vadrouille un peu dans la caserne et ça démarre juste derrière. J'ai du mal a comprendre comment on peut dire que REC lambine. La première attaque intervient au bout de 15 mn de film et après ça, les morts s'enchaînent sans discontinuer. Au moins une toutes les 10 mn (le pompier qui se fracasse, c'est énorme).
Les protagonistes sont tous caractérisés en un minimum de temps mais, acteurs impeccables obligent, les traits de caractère dépeints suffisent instantanément à nous faire saisir leur nature. Les habitants de l'immeuble sonnent tous vrai. L'infirmier, les chinois, le couple de vieux ou encore la maman et sa fifille, rappellent à quiconque à crêché dans un HLM moisi que ces gens-là existent pour de bon.
Angela et Pablo se démènent comme ils peuvent au mileu de ce beau bordel pour tenter de livrer leur reportage et vient le problème qui va en bloquer pas mal: la shaky-cam. Alors déjà, ce n'est pas très shaky. Comparer REC à BLAIR WITCH c'est, il me semble, avoir un souvenir diffus du film des deux ostrogoths. Ici, la cam s'agite c'est vrai mais les réals ont eu une excellente idée. Quand on galope collés les uns aux autres, on bouge comme des malades mais dès que l'action devient cruciale, on élargit un peu le point de vue pour qu'on capte ce qui se passe. Bien vu aussi de souvent coller dans le champs les zombies et leurs victimes, le principe de la caméra subjective y exploite ainsi tout son potentiel. Si on nous avait montré les opposants les uns après les autres avec par exemple des panos pourris, l'impact en aurait été amoindri de façon dramatique. REC c'est loin d'être épileptique et on oublie souvent que c'est le montage plus que la shaky-cam qui crée "l'effet gerbique".
Le scénar est ultra-classique. Une histoire de zombie comme on en a vu 48, l'intérêt reposant ici sur le huis-clos et l'ambiance "10 Petits Nègres" inéluctable. On pourra toujours discuter pendant des heures du fait que Manu (le roi du bourre-pif) et un des habitants discutent devant une porte en verre dont on a dit à peine avant qu'elle ne tiendrait pas, j'ai trouvé les attitudes des persos crédibles. Ils veulent sortir. Point. Et l'urgence est tellment palpable, pour une fois, la promiscuité avec la menace tellement présente, qu'on comprend parfaitement que certains cafouillent.
REC c'est très bien. Sans prétention, carré et... très efficace.
5/6
Batman Begins
27 4 2008 - 17:51
CITATION(kitano @ 23 4 2008 - 13:38)

On risque donc d'avoir des 6/6 vs pétards mouillés et un débat sur es-ce que le film fait Peur ?(et si oui combien sur l'échelle de Batman Begins ?).
À une bonne échelle
Bien qu'objectivement nul (situations téléphonées, personnages caricaturales, passages chiants), le film remplit son contrat principal : faire peur. Et plutôt deux fois qu'une (rien que la séquence de fin, ouille)
Je noterais aussi que Les Inrockuptibles ont noté un truc très vrai : le film est la meilleure adaptation de Resident Evil à ce jour. Tout y est ! Les zombies, les couloirs, le savant fou, la magnétophone de fin pour éviter de faire une longue cinématique explicative (

) et même un clone de Lisa Trevor !
Et, comme l'a très bien noté Gary quelques pages avant, ça a le mérite de ne pas se prendre au sérieux et le film reprend une des seules bonnes idées de Cloverfield : avoir une jolie fille comme héroïne \o/
le pompier qui se prend pour bruce wilis/6
CITATION(Batman Begins @ 27 4 2008 - 18:51)

Je noterais aussi que Les Inrockuptibles ont noté un truc très vrai : le film est la meilleure adaptation de Resident Evil à ce jour. Tout y est ! Les zombies, les couloirs, le savant fou, la magnétophone de fin pour éviter de faire une longue cinématique explicative (

) et même un clone de Lisa Trevor !
Je note surtout qu'à la manière d'un TERMINATOR, REC arrive à raconter une histoire (simple ok) dans l'action. Pas de plages explicatives qui plombent le rythme.
C'est pas évident à faire.
heureusement que rien ne plombe le rythme, parce que c'est quand même pas bien vif, déjà
Mad Mat
27 4 2008 - 19:55
Les dix dernières minutes m'on scotché sur mon siège, mais je n'ai pas trouvé la partie survival si effrayante que ça ! Une belle petite réussite quand même, et la vache,
ce gamin et cette vieille femme décharnée m'ont collé une de ces frousses !Ah oui, j'allais oublier, il faudrait songer à rendre à César ce qui appartient à César, et à Ruggero ce qui appartient à Ruggero ! Mais je prêche des convertis, je pense.
Revu une 2e fois aujourd'hui. Heureux de constater que la mécanique était tout aussi bien huilée que la 1ère puisque, tout comme l'Homme de l'Atlantide, j'ai encore une fois été totalement engloutis par l'ambiance
brrrrrrrrrrr et
aaarrrrhhhh que dégage ce
[REC].
(pour ce film, si on accroche dès les premières minutes cash à l'ambiance, alors la partie est gagnée les doigts dans le nez)
(et toutes ces histoires de rythme mal calibré s'oublient en un éclair)
(si par malheur, vous n'avez pas accroché à cause de ce maudit rythme niaiseux -selon vous-, alors, c'est que vous avez perdu les doigts dans le ***

)
Une petite question d'ordre plus pratique sinon : je ne connais rien des conditions de tournage du film (en studio? en naturel? à Barcelone même?) mais je voulais tout de même savoir si, dans le cas de figure où une partie du tournage aurait effectivement eu lieu dans un immeuble de la ville, je voulais savoir donc, si un madnaute familier de Barcelone pouvait nous situer, même de manière approximative, le quartier où se déroule ce drame à la fois poignant et bouleversant... Je sais que ce que je demande là n'est pas évident mais bon, sait-on jamais.
D'avance, merci !
thedeparted
27 4 2008 - 22:37
CITATION(Batman Begins @ 27 4 2008 - 18:51)

CITATION(kitano @ 23 4 2008 - 13:38)

On risque donc d'avoir des 6/6 vs pétards mouillés et un débat sur es-ce que le film fait Peur ?(et si oui combien sur l'échelle de Batman Begins ?).
À une bonne échelle
Bien qu'objectivement nul (situations téléphonées, personnages caricaturales, passages chiants), le film remplit son contrat principal : faire peur. Et plutôt deux fois qu'une (rien que la séquence de fin, ouille)
Je noterais aussi que Les Inrockuptibles ont noté un truc très vrai : le film est la meilleure adaptation de Resident Evil à ce jour. Tout y est ! Les zombies, les couloirs, le savant fou, la magnétophone de fin pour éviter de faire une longue cinématique explicative (

) et même un clone de Lisa Trevor !
Et, comme l'a très bien noté Gary quelques pages avant, ça a le mérite de ne pas se prendre au sérieux et le film reprend une des seules bonnes idées de Cloverfield : avoir une jolie fille comme héroïne \o/
le pompier qui se prend pour bruce wilis/6
Pas mieux, j'ai bien aimé, mais j'ai pas trouvé ça transcendant même si les 10 dernières minutes sont très efficaces.
Begins/6
Bloodbaffe
27 4 2008 - 22:42
[quote name='Lurdo' date='25 4 2008 - 04:41
au moins deux moments dans le film où il y a un bruit ambiant, très ténu, qui a probablement été placé là à dessein pour servir de "zik": lorsqu'ils sont sur le point de s'approcher des fenêtres (ou d'une porte, je sais plus), on a un rythme pulsant qui se fait entendre, et qui se fond dans les battements des pâles de l'hélico qui survole l'immeuble à mesure qu'ils approchent de la fenêtre (l'effet est réussi, d'ailleurs); et vers la fin du film, il y a aussi un peu de son dronesque
Merci Lurdo; c'est bien de ça dont je parlais! "dronesque" est vraiment le mot approprié! Rien a voir avec le morceau hard-rock qui clôt le film : une manière de nous dire que "finalement tout ça c'était pas vraiment sérieux", pour le coup j'aurai préféré un générique silencieux ou juste parsemé de "grattements" ou ce genre de trucs...mouarf
B B
vu ce week-end!
bien aimé, traitement efficace, tout ça , ça a été dit déjà...
mais je me doutais que ça se passerait pas bien, et effectivement, il y avait 2 rangs remplis de BRANLEURS qui se marraient et lançaient des vannes pendant toute la séquence de fin (mc t et ses potes?), d'où décrochage et pas de tension du tout... bref faut que je retourne le voir...
et je comprends toujours pas comment on peut se marrer comme un CON au point de pourir une séance à toute une salle, c'est vraiment un comportement de MERDE!
Mechagodzilla
28 4 2008 - 09:48
CITATION(Batman Begins @ 27 4 2008 - 18:51)

Bien qu'objectivement nul (situations téléphonées, personnages caricaturales, passages chiants), le film remplit son contrat principal : faire peur. Et plutôt deux fois qu'une (rien que la séquence de fin, ouille)
je quote ça parce que ça illustre un truc que j'arrive pas à comprendre sur ce topic (et sur d'autres);
A aucun moment, l'histoire de REC ne m'a surpris. Sérieux, dès le début, on sait très bien ce que le film va raconter, et qu'il va passer par des situations qui sont d'autant de passages obligés pour un truc de ce genre.
exemple :
la gamine. A partir du moment où la mère évoque le chien malade, on SAIT que la gamine va mal tourner.Et alors ?
la qualité d'un scénario ne se mesure qu'à la façon dont il évite certaines conventions (personnages stéréotypés inclus) ?
Si c'est le cas, c'est toute la filmo de Ford, Hawks, Hitchcock et d'autres qu'il convient de revoir...
C'est Clint qui résume le mieux le truc : vous en connaissez beaucoup des films qui arrivent à faire avancer une intrigue pendant des scènes d'action ?
Willow Argento
28 4 2008 - 10:46
Mais on est d'accord pour dire que le scénar n'est pas le point important du film ! D'ailleurs, vous remarquerez que les films les plus flippants de la Terre (je prends mon cas personnel : Suspiria !) n'ont pas forcément un scénario en or massif. La peur est irrationnelle. Pourquoi chercher des explications à tout ?
jason13thh
28 4 2008 - 10:50
Je suis d'accord avec Willow Argento, pas besoin d'explication, juste vivre et sentir les choses c'est tout.
Carpe Diem.
Pour les influences de REC, je ne vois pas de JV là-dedans ou très peu.
L'alibi de base vient direct des MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, CANNIBAL HOLOCAUST ou encore le récent WOLF CREEK. Faire passer des vessies pour des lanternes genre "histoire vraie", faux reportage.
Arrive après la modernisation du truc avec ses infectés qui courent comme des dératés et son parti-pris "télévisuel" favorisant l'immersion. Ca lorgne du côté des 28 JOURS avec le coup du virus et les gars en combi NBC.
Mais LA référence principale, celle qui m'a sauté aux yeux, c'est EVIL DEAD.
Des gens partent en voiture / camion de pompier et arrivent dans un immeuble / cabane. Ils s'y retrouvent enfermés par les forces de l'ordre / entité démoniaque et tous les protagonistes vont y passer un par un par zombification / possession.
En plus de ça, on a droit à Mme Izquierdo chez elle à l'étage / Henrietta cloîtrée dans la cave, qui ont toutes les deux un look très proche, à une ouverture de porte dans l'urgence avec un trousseau de clés récalcitrant et à une femme enchaînée à un escalier / femme enfermée dans une cave.
J'ajoute bien sûr la caméra subjective, ponctuelle chez Raimi, omniprésente chez Balaguero et Plaza, le coup du magnéto dans les combles renvoyant direct à celui des papiers du professeur dans le sous-sol et même le plan final mais ici en "inversé". La cam fonce sur un Ash hurlant à la fin du premier EVIL DEAD (où il était censé mourir lui aussi avant que les suites n'en décident autrement) alors que dans REC, Angela s'éloigne de la cam, happée par la bébête avec son marteau. Le principe reste cependant identique.
REC c'est du EVIL DEAD bien digéré.
REC c'est mieux que SHREK.
jason13thh
28 4 2008 - 11:06
Rec = Evil Dead ???????
N'importe quoi...
Lo Strano Brutto
28 4 2008 - 11:36
tout ce foin pour ça ?!
désolé de dire ça mais
[rec] est à l'image de la production horrifique espagnole actuelle, bourré de bonnes idées mais super mou dans son développement et pas effrayant pour deux ronds !
sans déconner pour flipper devant ce truc il faut n'avoir rien vu ou alors être une sacrée âme sensible (ou avoir moins de 16 ans, et encore je suis gentil)… désolé, mais j'aimerais qu'on me dise où ce film fait peur ? à quel moment ? à la fin diront certains… mouais… et encore… je me disais que j'allais au moins sursauter une fois ou deux… mais là encore, raté…
tout ça pour ça/6
indalecio
28 4 2008 - 11:46
Pour le gus qui se met exprès devant la vitre, il me semble qu'il prend fermement par les épaules Manu (alors à distance raisonnable de la grille) pour l'amener vers lui et le regarder droit dans les yeux afin d'avoir son attention, compte tenu de l'extrême nervosité qui l'empêche de rester attentif à ce qu'il essaie de lui dire. Dans le même geste, il le repositionne dans l'espace et intervertit presque sa place avec lui... Sauf qu'il se retrouve plus près encore de la grille que l'autre auparavant.
Je concois que la manoeuvre manque de spontaneité (c'est le cas dans mon souvenir : l'acteur doit sùrement viser un repère), mais pour le coup, je n'y ai rien vu de spécialement con au niveau diégétique (le gus a une solution pour s'en sortir et se concentre sur la manière de l'expliciter). En tout cas, rien qui me pousserait à gerber quatre pages sur le forum.
CITATION(MechaGodzilla)
C'est Clint qui résume le mieux le truc : vous en connaissez beaucoup des films qui arrivent à faire avancer une intrigue pendant des scènes d'action ?
Bon, je vais
peut-être dire une connerie :
Les fils de l' Homme ?
bardamu aka leatherface
28 4 2008 - 14:03
CITATION(MechaGodzilla)
C'est Clint qui résume le mieux le truc : vous en connaissez beaucoup des films qui arrivent à faire avancer une intrigue pendant des scènes d'action ?
...La trilogie Matrix?
Mechagodzilla
28 4 2008 - 14:13
CITATION(bardamu aka leatherface @ 28 4 2008 - 15:03)

CITATION(MechaGodzilla)
C'est Clint qui résume le mieux le truc : vous en connaissez beaucoup des films qui arrivent à faire avancer une intrigue pendant des scènes d'action ?
...La trilogie Matrix?
le premier Matrix, j'aurais tendance à dire oui.
POur les deux suivants (et surtout reloaded) je dirais que c'est pas gagné.
matrix... c'est un passage obligé de tout topic?
CITATION(Batman Begins @ 27 4 2008 - 18:51)

Je noterais aussi que Les Inrockuptibles ont noté un truc très vrai : le film est la meilleure adaptation de Resident Evil à ce jour. Tout y est ! Les zombies, les couloirs, le savant fou, la magnétophone de fin pour éviter de faire une longue cinématique explicative (

) et même un clone de Lisa Trevor !
La question a d'ailleurs été posée à Balaguero à l'avant-première, et il ne cache pas jouer beaucoup à des jeux comme Silent Hill et consorts et ne nie pas certaines influences venues de là-bas.
bradaviel
28 4 2008 - 14:56
Pour quelqu'un comme Balaguero, ç'aurait vraiment été dommage de passer à coté du vrai Silent Hill !
francesco
28 4 2008 - 15:48
CITATION(Clint @ 28 4 2008 - 12:03)

Pour les influences de REC, je ne vois pas de JV là-dedans ou très peu.
Pour enfoncer le clou suite aux posts ci dessus : là, tu exagère un brin, je suis pas d’accord (surtout que je vois pas quel est le problème en plus…). En plus, c'est pas faute de la part des collègues de te surligner les éléments évidents dans pas mal de posts qui précèdent. En guise d’exemple complémentaire, quand ils font l'aller-retour entre les étages pour aller lire un nom sur une boîte au lettres pour ensuite retourner quasiment d'où ils viennent avec un indice "débloquant" (le tout en vue subjective...), si c'est pas en prise directe avec les mécanismes d'un jeu vidéo, je sais pas ce que c'est. Sans parler bien sûr des emprunts scénaristiques à Resident Evil (le T-Virus & Umbrella Corporation) qui prennent même l'aspect d'un clin d'œil ultra référentiel (l’Espagne comme terrain d’expérimentation). Etant donné que ses précédents films montrent que de toute évidence, Balaguero a pas mal trainé dans Silent Hill, il n’est pas stupide de penser que la saga vidéoludique de Capcom lui soit également familière & que tout ceci ne soit pas un hasard (ni de la sur-interprétation…)
CITATION(francesco @ 28 4 2008 - 16:48)

CITATION(Clint @ 28 4 2008 - 12:03)

Pour les influences de REC, je ne vois pas de JV là-dedans ou très peu.
Pour enfoncer le clou suite aux posts ci dessus : là, tu exagère un brin, je suis pas d’accord (surtout que je vois pas quel est le problème en plus…). En plus, c'est pas faute de la part des collègues de te surligner les éléments évidents dans pas mal de posts qui précèdent. En guise d’exemple complémentaire, quand ils font l'aller-retour entre les étages pour aller lire un nom sur une boîte au lettres pour ensuite retourner quasiment d'où ils viennent avec un indice "débloquant" (le tout en vue subjective...), si c'est pas en prise directe avec les mécanismes d'un jeu vidéo, je sais pas ce que c'est. Sans parler bien sûr des emprunts scénaristiques à Resident Evil (le T-Virus & Umbrella Corporation) qui prennent même l'aspect d'un clin d'œil ultra référentiel (l’Espagne comme terrain d’expérimentation). Etant donné que ses précédents films montrent que de toute évidence, Balaguero a pas mal trainé dans Silent Hill, il n’est pas stupide de penser que la saga vidéoludique de Capcom lui soit également familière & que tout ceci ne soit pas un hasard (ni de la sur-interprétation…)
Euh... J'ai dit que c'était mal quelque part les influences d'un JV ?
Le coup des indices "débloquant" dans un film d'horreur, ça existait avant le premier JV hein. Pour le virus ok, d'ailleurs j'ai dit "pas ou très peu". Un virus = Resident Evil donc, si tu veux.
Dans un JV, les zones sont souvent plus étendues, les décors et les créatures plus variés que dans REC. Si Balaguero dit qu'il l'a fait, vous devez avoir sans doute raison, mais pour moi c'est absolument pas aussi évident.
J'y vois un huis-clos à la EVIL DEAD, pas une fausse adapt de Resident Evil, mais je comprends votre point de vue.
(Par contre Jason, que tu comprennes pas le mien c'est normal... Tu comprends rien tout le temps)
stan corben
28 4 2008 - 17:05
Vu aujourd'hui, et je dois dire que j'ai encore le film dans ma tete...( surtout les dernieres minutes dans l'obscurité ou avec juste des paroles,l 'immersion est totale.)
Un grand film de frousse; qui nous lache pas du début à la fin...
Balaguero est vraiment un Prince du Fantastique.
5.5/6.
CITATION(Clint @ 28 4 2008 - 12:03)

le coup du magnéto dans les combles renvoyant direct à celui des papiers du professeur dans le sous-sol
J'y est pensé aussi. Rien que la voix du docteur est flippante (en espagnol en tout ça, en français je sais pas...).
Au niveau des mécanismes de jeu vidéo qui influencent le déroulement de Rec : par curiosité, dans quels autres films y a-t-il autant d'allers et retours dans un même décor pour trouver plusieurs clés ou indices "débloquants" ? Je n'en avais jamais vu autant que dans Rec.
Sinon je l'ai revu avec un pote hier et force est de constater que si le film n'a aucune prétention comme l'illustre bien la musique hard rock de la fin, il reste un très efficace train fantôme (il fonctionne avec les mêmes mécanismes) et a eu beaucoup d'effet sur la salle dans laquelle j'étais : rire, tension, etc. Quand je vois ça, je me dis que même si Rec n'a au fond rien de novateur, il remplit parfaitement le contrat assigné dès lors que l'on rentre dans le film (bon évidemment si on ne rentre pas dans le film, ça a l'air d'être une toute autre affaire...).
CITATION(Zak @ 28 4 2008 - 18:15)

CITATION(Clint @ 28 4 2008 - 12:03)

le coup du magnéto dans les combles renvoyant direct à celui des papiers du professeur dans le sous-sol
J'y est pensé aussi. Rien que la voix du docteur est flippante (en espagnol en tout ça, en français je sais pas...).
Je crois qu'on y a tous pensé lors de cette scène...l'hommage à Evil Dead est flagrant.
Hé yen a qui ont participé au concours Nokia / REC ?
C'est les réals du film avec Xavier Gens et Fabrice du Welz qui choisissaient 5 scénars de 5 minutes a tourner dans le "style" RECLOVERFIELD (avec un tel de la marque suedoise), pour etre integré dans le dvd Wid Side...
Les resultats doivent pas tarder...
Alors des winers parmis les madanautes ?
Arnaud Bordas
28 4 2008 - 17:22
Nouveau communiqué du distributeur :
[REC] confirme son démarrage exceptionnel en réalisant la meilleure moyenne de spectateurs par copie à dimanche soir: 801, dépassant la moyenne des films « CASH » (719) et « 27 ROBES » (592).
Sorti mercredi 23 avril sur une combinaison de 170 salles en France (dont 14 à Paris et 15 en périphérie), [REC] confirme l’engouement du public pour les films de genre, en réalisant 136 241 entrées en cinq jours, dans toute la France.
N'empêche, ça fait plaisir !
Lord-Of-Babylon
28 4 2008 - 17:28
Si ca pouvez faire taire tous les gus qui nous prophétise la mort du cinéma de genre en France avec le succès de Bienvenue chez les Ch'tis ca sera déjà une bonne chose
Tu participes à un concours de fautes d'orthographe?

(sinon, Rec, ça bute)
Lord-Of-Babylon
28 4 2008 - 17:32
Non je serais sur de gagner
Heu je te rappelle que DarkLinux hante aussi ce forum...
Sinon sur le sujet : le petit garçon de la fin ne m'a pas l'air du tout asiatique...
RogerMoore
28 4 2008 - 17:41
Ayé, vu.
Bon, c'est bien flippant souvent, mais je n'ai pas été emballé plus que ça.
Ce n'est ni très original dans son déroulement, ni dans la forme, même si c'est fait avec intelligence.
C'est efficace, court, flippant: tout ça est très positif.
4/6
En ce qui concerne la fin: le môme dans le grenier, ça serait pas ce fameux enfant possédé qui a disparu ? Et le vieux zombi décharné, ça serait pas le scientifique qui aurait été contaminé par l'objet de sa recherche ?
@Roger: A moins que le scientifique ait des nibards, alors peut-être...
Mais je pense (fortement) que non.
internautrochelais17
28 4 2008 - 17:44
CITATION(Batman Begins @ 27 4 2008 - 18:51)

CITATION(kitano @ 23 4 2008 - 13:38)

On risque donc d'avoir des 6/6 vs pétards mouillés et un débat sur es-ce que le film fait Peur ?(et si oui combien sur l'échelle de Batman Begins ?).
À une bonne échelle
Bien qu'objectivement nul (situations téléphonées, personnages caricaturales, passages chiants), le film remplit son contrat principal : faire peur. Et plutôt deux fois qu'une (rien que la séquence de fin, ouille)
Je noterais aussi que Les Inrockuptibles ont noté un truc très vrai : le film est la meilleure adaptation de Resident Evil à ce jour. Tout y est ! Les zombies, les couloirs, le savant fou, la magnétophone de fin pour éviter de faire une longue cinématique explicative (

) et même un clone de Lisa Trevor !
Et, comme l'a très bien noté Gary quelques pages avant, ça a le mérite de ne pas se prendre au sérieux et le film reprend une des seules bonnes idées de Cloverfield : avoir une jolie fille comme héroïne \o/
le pompier qui se prend pour bruce wilis/6
Euuuuh quand tu parles de resident evil tu parles de quoi exactement? Le jeu de survival horror culte ou des grosses bouses cinématographiques qui en ont découlé?
Je sais pas si vous avez déjà lu le script que ROMERO avait fait de ce jeu pour l'adapter au cinoche?! Si ROMERO avait fait le film Resident Evil, là ça aurait été une vrai adaptation. Mais voir une adaptation de resident evil à travers [REC], franchement faut avoir beaucoup d'imagination ou avoir très peu joué au jeu!
Pour finir sur REC en ce qui me concerne, soit je suis l'homme le plus courageux du monde soit je suis insensible à ce genre de métrage, mais car ma part le flippe était de ZERO
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