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Version complète : [Rec] - Jaume Balaguero & Paco Plaza
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Diane
Spoilers, attention.

(Précision : j'ai vu le film en V.O.)

Une relative déception. (je ne crois jamais ceux qui crient au chef-d'oeuvre qui tue sa mère de sa race)

Autant le principe d'identification fonctionne la plupart du temps (en le comparant à celui de Cloverfield je veux dire), autant ça ne rend pas le film extraordinaire pour autant. Car la mise en place souffre de son propre concept qui, à chaque film utilisant le procédé, n'a de cesse d'en souligner les nombreuses limites. A côté de ça dans un premier temps on a des acteurs hystériques qui hurlent, on ne peut donc s'étonner de prétendre que le film est stressant, entendre des hurlements c'est toujours stressant (mais pas effrayant pour autant, en réalité ici c'est juste irritant). Ensuite, tout de même pendant les bons 3/4 du film, il ne se passe pas de grandes scènes horrifiques significatives. Pour la grande flippe annoncée, on repassera (ou on attendra autre chose). Pire, la journaliste filme des interviews de tous les protagonistes de l'affaire (des papys et des mamies comme dans Derrick), ce qui fait sombrer le film dans l'attente d'un événement horrifique, car il faut bien meubler en attendant que les deux zombis en devenir ne se réveillent. Si les personnages ne comprennent pas ce qui se passe, nous, pauvres spectateurs, nous savons ce qui va arriver : ils vont mourir. Se relever. Et attaquer. Voire mordre et tuer pour infecter d'autres personnes. En plus, quiconque a vu 28 semaines plus tard ne pourra s'empêcher de se demander si les auteurs de [Rec] n'ont pas eu envie de s'en payer une tranche tant ce dernier possède un ton très similiaire (pour ne pas dire calqué) au film de Fresnadillo.

Tout n'est donc pas si extraordinaire dans ce film (loin s'en faut) mais tout n'est pas non plus facile et déjà vu. Car c'est bien lorsque le final approche et que les événements s'emballent (même si la fillette zombi m'a fait rire, contrairement à celle de L'Armée des Morts qui en moins de plans réussissait à être nettement plus impressionnante... Et puis qu'est-ce qu'ils ont avec les fillettes zombifiées et vampirisées ? Un petit garçon à la place aurait été presque plus original icon_mrgreen.gif ) que les choses s'arrangent même si pour ça on doit se taper une scène où de l'ouverture d'une porte dépend la survie de ceux qui restent (on imagine facilement que l'héroïne arrivera à trouver la bonne clé au dernier moment). Arrive le final que je ne vais pas décrire ici, assez effrayant (mais ça reste à confirmer lors d'une seconde vision, même si l'effet de surprise forcément, n'est plus de mise), qui achève in extrémis de rendre le film sympathique.

En d'autres termes, rien de révolutionnaire, rien d'original, rien de transcendant, des passages d'exposition mortels et les vingt dernières minutes très réussies qui justifient presque intégralement le déplacement. C'est peu. C'est déjà ça.

3/6
Pink Panther
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 01:59) *
Je le répète le meilleur film de Balaguero reste Fragile


Ah ouais, il était mortel celui là.
J'ai tapé une des plus belles siestes de ma vie grâce à ce film, je le conseille à tous les insomniaques. icon_mrgreen.gif
OrsonZ
[Mode "post inutile du matin" ON]
Il sort aujourd'hui et passe en V.O à Toulouse. J'ai hâte. smile.gif
[Mode "post inutile du matin" OFF]
Zoidberg
Tiens, excellente question, pour ceux qui ont été déçus, avez vous vu le film en VF ou en VOST?

Car le jeu des acteurs et leur intonation y sont pour beaucoup (et parlant couramment Espagnol, je peux assurer que les acteurs sont énormes au possible, et rendent le film quasi-documentaire)
contagion
Vu la forme empruntée par la narration, la VF est plus que jamais à proscrire sur un métrage de ce type, ça doit complétement désamorcer la suspension d'incrédulité ( bon réveil précoce pour séance matinale, j'y crois fort perso )
logan
je suis joie, je suis joie il passe chez moi! et en VO!
indalecio
CITATION(Diane)
Autant le principe d'identification fonctionne la plupart du temps (en le comparant à celui de Cloverfield je veux dire), autant ça ne rend pas le film extraordinaire pour autant.


Mais de quoi tu parles, enfin ?

CITATION(Diane)
Car la mise en place souffre de son propre concept qui, à chaque film utilisant le procédé, n'a de cesse d'en souligner les nombreuses limites. A côté de ça dans un premier temps on a des acteurs hystériques qui hurlent, on ne peut donc s'étonner de prétendre que le film est stressant, entendre des hurlements c'est toujours stressant (mais pas effrayant pour autant, en réalité ici c'est juste irritant). Ensuite, tout de même pendant les bons 3/4 du film, il ne se passe pas de grandes scènes horrifiques significatives. Pour la grande flippe annoncée, on repassera (ou on attendra autre chose).
Pire, la journaliste filme des interviews de tous les protagonistes de l'affaire (des papys et des mamies comme dans Derrick) [...], ce qui fait sombrer le film dans l'attente d'un événement horrifique, car il faut bien meubler en attendant que les deux zombis en devenir ne se réveillent.Si les personnages ne comprennent pas ce qui se passe, nous, pauvres spectateurs, nous savons ce qui va arriver : ils vont mourir. Se relever. Et attaquer. Voire mordre et tuer pour infecter d'autres personnes. En plus, quiconque a vu 28 semaines plus tard ne pourra s'empêcher de se demander si les auteurs de [Rec] n'ont pas eu envie de s'en payer une tranche tant ce dernier possède un ton très similiaire (pour ne pas dire calqué) au film de Fresnadillo.


Ah, super : pour les cyniques de cantine, il faut bien atteindre le quota des comparaisons à deux balles avec Derrick pour pointer - quand il ne s'agit pas d'inventer, comme en l'occurrence - les défauts d'un film. Et bien sur, quand on regarde 28 semaines plus tard (pourquoi tout le monde se sent t'il obligé de tout ramener à ce film ?), on ne s'attend absolument pas à entendre des gens crier ("hystériques" ou non... Alors, a contrario d'une mise en scène traditionnelle avec moults plans et focales qui ne se focalisent - ha ha - pas forcément sur leur performance, des acteurs hurlants filmés par une caméra unique, c'est forcément obscène donc hystérique ?), ni même à voir des infectés se relever pour bouffer des jugulaires.
Et des tendons de carotide déchirés, des officiers agonisants avec des blessures gravissimmes (chapeau au maquilleurs), une femme attachée qui se fait mordre sans pouvoir se défendre et j'en passe, le tout filmé comme un documentaire (témoignages à l'appui) ca n'a effectivement rien de "significatif" : mais faudra alors nous expliquer ce que sont des scènes d'horreur "significatives".
Y en aurait dans 28 semaines... (que j'ai aimé), si j'ai bien compris ?
Trouver que les films partagent un "ton" très similaire voire calqué ( blink.gif parce qu'il y a des infectés qui courent partout et une caméra à vision nocturne ?), c'est juste sidérant.

CITATION(Diane)
Tout n'est donc pas si extraordinaire dans ce film (loin s'en faut) mais tout n'est pas non plus facile et déjà vu. Car c'est bien lorsque le final approche et que les événements s'emballent (même si la fillette zombi m'a fait rire, contrairement à celle de L'Armée des Morts qui en moins de plans réussissait à être nettement plus impressionnante... Et puis qu'est-ce qu'ils ont avec les fillettes zombifiées et vampirisées ? Un petit garçon à la place aurait été presque plus original icon_mrgreen.gif ) que les choses s'arrangent même si pour ça on doit se taper une scène où de l'ouverture d'une porte dépend la survie de ceux qui restent (on imagine facilement que l'héroïne arrivera à trouver la bonne clé au dernier moment).


Ben, encore une fois, comparaison n'est pas raison. En plus, à te lire, on croirait que "les évenements [ne] s'emballent" que lorsque la fille développe le virus (ou quand il s'agit de trouver le moyen d'ouvrir une porte... ? C'est pas clair).
Tu dormais peut-être à ce moment-là, mais il me semble que tout s'emballe assez vite dès l'entrée dans l'appartement, soit au bout de dix minutes...

CITATION(Diane)
Arrive le final que je ne vais pas décrire ici, assez effrayant (mais ça reste à confirmer lors d'une seconde vision, même si l'effet de surprise forcément, n'est plus de mise), qui achève in extrémis de rendre le film sympathique.


Mouaip. Ce passage est condescendant au possible.

CITATION(Diane)
En d'autres termes, rien de révolutionnaire, rien d'original, rien de transcendant, des passages d'exposition mortels et les vingt dernières minutes très réussies qui justifient presque intégralement le déplacement. C'est peu. C'est déjà ça.


Ben, oui. Toujours selon les (tes?) critères sus-cités, ca n' est jamais qu'un film d'infectés de plus.
Reste à savoir ce que tu entends par "passages d'exposition", mortels ou pas : parce que la seule séquence qui ait vraiment vocation à exposer quoique ce soit, ou en tout cas, qui soit concue comme telle (et pour cause, à la base, c'est un documentaire filmé par des professionnels !), c'est celle de la caserne, censée précéder dans le montage le travail des pompiers en action.
Innocence
Blair Witch j'ai jamais compris, j'ai eu peur qu'à la fin, le reste m'a franchement pas interpellé, alors qu'ici, c'était fort.
indalecio
CITATION(Innocence @ 23 4 2008 - 11:19) *
Blair Witch j'ai jamais compris, j'ai eu peur qu'à la fin, le reste m'a franchement pas interpellé, alors qu'ici, c'était fort.


En ce qui me concerne, pas vraiment de peur à la fin de Blairwitch, juste un réveil tardif, parce que bon, le reste, ca brasse beaucoup de vent.

Blairwitch, c'était déjà beaucoup de buzz (avant l'heure...le terme n'existait même pas, et aujourd'hui, nombreux sont ceux qui ressortent le terme pour appuyer de vulgaires démonstrations de rapports buzz/qualité tout comme d'autres le font avec la forme et le fond) pour pratiquement rien, sinon des petites ficelles pour exciter les adolescentes gothiques de 13 ans, alors le donner en exemple pour nous expliquer à quel point [REC] est moisi, c'est le comble de la mauvaise foi.
jason13thh
CITATION(indalecio @ 23 4 2008 - 10:19) *
CITATION(Diane)
Autant le principe d'identification fonctionne la plupart du temps (en le comparant à celui de Cloverfield je veux dire), autant ça ne rend pas le film extraordinaire pour autant.






Ben, encore une fois, comparaison n'est pas raison. En plus, à te lire, on croirait que "les évenements [ne] s'emballent" que lorsque la fille développe le virus (ou quand il s'agit de trouver le moyen d'ouvrir une porte... ? C'est pas clair).
Tu dormais peut-être à ce moment-là, mais il me semble que tout s'emballe assez vite dès l'entrée dans l'appartement, soit au bout de dix minutes...





Comme tu dis tout va trrrrès vite
McT
CITATION
Ah, super : pour les cyniques de cantine, il faut bien atteindre le quota des comparaisons à deux balles avec Derrick pour pointer - quand il ne s'agit pas d'inventer, comme en l'occurrence - les défauts d'un film.


On n'invente pas des défauts je te parle de mon expérience de séance personnelle, donc d'un vécu et d'un ressenti qui en l'occurance me paraisse assez objectif pour pouvoir affirmer que le film à de grosses lacunes. Premièrement je le répète un film qui fait peur n'est pas censé faire rire l'a moitié d'une salle, lorsqu'un pompier s'acharne sur une vieille à coup de massu. L'interview des habitants de l'immeuble c'est juste chiant et on s'en branle tellement on s'attache pas à eux, durant cette scène, l'un de mes amis à ma gauche se tourne vers moi, et me dit : "C'est trop caricatural, pufff" gros soupire, impossible de rerentrer dans le film après ça. Les personnages sont en effets que de simple caricature qui tourne à vide attendant leur tour pour être dévorer. Impossible d'être concerné par ce qui leur arrive, excepté à la journaliste hyper gonflante dans les 10 dernière minutes. Enfin y'a des trucs pas possible quoi et plus permis, le type qui vient se placer juste derrière la porte vitré pour se faire chopper par le medecin contaminé qu'on a enfermé y'a quelques minutes blink.gif , c'est juste INTERDIT de voir ca de nos jours, on s'y attend au moins 3 minutes avant, on a l'impression que l'acteur cherche limite son placement, vous savez la croix au sol. Et je passe sur le coup de la gamine avec le flic gole : "Oh regardez elle a les yeux rouge" ! J'étais mdr ce qui a fait marrer aussi toute ma rangée, pour la grosse flippe on repassera, tiens je vais me remater The descent là au moins je me souviens d'une seance qui n'avait fait rire personne avec des gens enfoncés dans leur siège !
indalecio
Et à part ca, t'as percuté en quoi c'est assimilable à du Derrick (à croire que c'est l'unique référence en matière de médiocrité) ?
Parce que c'est ce que je pointais dans ce passage goguenard de Diane, qui relevait dans son exemple de séquence une force de suggestion que je ne soupconnais même pas.

Pour le coup du médecin contaminé, c'est peut-être énorme, mais ca serait pas non plus la première fois qu'on trouverait des défauts de ce genre existant même dans certains grands films, relevant plus d' impératifs narratifs que d'un réel bâclage.

Je n'ai pas trouvé les personnages outrageusement caricaturaux, en tout cas, je ne vois pas ce qui peut faire dire ca. Que leurs réactions soient prévisibles, soit (à ton exemple près). Mais c'est pas parce qu'on tape pas dans l'introspection contemplative, qu' on fait forcément des personnages caricaturaux : pour le coup, c'est à mon sens trop demander au film et son approche frontale et "fun" (voir la musique rock qui libère tout le monde à la fin...) que de vouloir des personnages complexes qu'il aurait été impossible de traiter ainsi (ca passait bien assez dans The Mist, doté d'un traitement autrement plus "fin", pour ne citer qu'un exemple récent...)
Zoidberg
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 12:15) *
J'étais mdr ce qui a fait marrer aussi toute ma rangée,


wallbash.gif wallbash.gif wallbash.gif
(non, je ne dirais rien de plus, je veux pas risquer un kick pour un gars qui ne le mérite même pas )
McT
CITATION
(non, je ne dirais rien de plus, je veux pas risquer un kick pour un gars qui ne le mérite même pas )


Et oh reste calme mon gros poulpe rose à pinces, j'essais d'expliquer qu'a ce moment la suspension d'incrédulité à été trop forte et m'a provoquer un rire, je pouvais tout simplement pas croire que les metteurs en scène ose reservir ce genre de poncifs éculés, et que le flic qui n'a surement jamais vu de film d'horreur de sa vie ou qui n'a toujours pas compris de quoi il en retournait ou qui est tout simplement un gros teubé s'approche de la gamine tout doucement, c'est limite si il lui tend pas une sucette tu vois, en disant "wouah putain elle a des gros yeux rouges !", désolé j'ai trouvé ce moment limite parodique (pour ne pas dire consternant).
Jacques Facial
wallbash.gif C'est clair les situations sont non seulement ultra téléphonées (on sait exactement ce qui va se passer 10 minutes avant) mais en plus abérantes ! La scène du flic avec la petite fille est juste absurde (bouh fais moi peur, ahahah je t'ai bien eu), comme celle du médecin contaminé qui prévient les deux autres protagonistes quand même que la porte risque de ne pas résister.

Quand tout une salle fait en coeur "Olalalaa" et ricane, il y a matière à s'interroger sur l'efficacité globale du film. Que penser également de la scène où le caméraman regarde avec sa caméra dans le grenier ? Maintenant tout le monde n'a peut être pas la même sensibilité ou la même définition de la peur, mais là c'est du niveau "il fait noir et j'allume brutalement ma lampe torche sous ma tronche".

Désolé mais ça ne fonctionne pas parce que tout le film est basé sur ce genre d'effet de surprise à la con. Chais pas mais plus ça va, plus on devient laxiste devant des défauts inacceptables. je pense qu'il y a un gros effet de mode avec le cinéma Espagnol qui altère un peu le jugement des journalistes en général (cf l'Orphelinat et ses effets de peur à base de parquet qui grince et de portes qui claquent mais au secours)


C'est clair que The Descent à côté c'est juste 10 fois plus puissant ne serait-ce qu'en terme d'ambiance, même the Grudge avec Buffy fais plus flipper ! Et je vais me prendre une volée de bois verre avec mes référence à la con, mais rematez Shining ou le Silence des Agneaux ou Cemetary... ça, ça file les pétoches et sans cris hystériques
McT
CITATION
Chais pas mais plus ça va, plus on devient laxiste devant des défauts inacceptables. je pense qu'il y a un gros effet de mode avec le cinéma Espagnol qui altère un peu le jugement des journalistes en général (cf l'Orphelinat et ses effets de peur à base de parquet qui grince et de portes qui claquent mais au secours)


Ca ne concerne pas que le cinema Espagnol mais l'ensemble des sorties en général, je trouve qu'il y a tel nivellement qualitatif par la bas dans le jugement critique que ca fait vraiment peur pour le coup. Il y a qu'a voir le nombre de 6/6 qui sont attribués chaque année, la note ne veut plus rien dire au finale, on se retrouve avec des jugements de valeurs totalement faussées.
indalecio
Ouaip, ben ca dépend.
Moi, j'étais pas avec plein de potes et des pop-corns à me marrer "ha ha, la vieille se fait enfoncer une hache dans la tronche", mais plùtôt dans le trip "Tiens, prends ca, saleté !" : en bref, c'est plus une scène défouloir qu'autre chose (vous insistez bien dessus quand même).

Et ca, The Descent en regorge.

Je sais, c'est petit, mais la comparaison superficielle - ou plutôt, artificielle -, c'est pas moi qui l'ai commencé, d'abord.
McT
CITATION
Et ca, The Descent en regorge.


Oui sauf que The descent arrive à creer une véritable oppression aussi bien physique que psychologique sur presque plus d'une heure de métrage. Dans Rec t'as l'impression d'être concerné par aucuns personnages, je le répète trop caricaturaux à mon gout, c'est juste vendu sur l'esbrouffe de son concept reportage en huis clot, y'a même un gros piège que Cloverfied avait réussit à éviter que Rec met les deux pieds dedans. Dans Cloverfield on ne sait jamais la cause primordiale du reveil ou de l'arrivée du monstre, dans Rec in fine les metteurs en scène nous font le coup du magnéto bien didactique (on sait jamais au cas ou on soit tous très cons) ce qui désamorce la piste esquissée quelques secondes plus tôt sur les affaires de possessions, puisque comme le dit le chercheur sur la bande sonore, ce n'est qu'un virus, bref comment se couper l'herbe sous le pied en quelques secondes Rec se pose là !
kitano
Hé bien, je ne regrette pas d'avoir attendu la sortie en salle.

Comme pour le projet blair witch, Rec est une véritable expérience, un grand huit de l'horreur et accessoirement la meilleure adaptation non officielle d'un Resident evil (tout y est, l'endroit clos, les étages, les portes fermées, les couloirs sombres, la chambre des secrets...) comme quoi c'était pas si compliqué à adapter.
Après le problème avec ce genre de films c'est que n'ayant pas d'autres buts que de te foutre la pétoche si tu n'es pas dans les conditions optimales ou que tu te la joues le gars à qui on ne la fait pas ben il te reste pas grand chose hormis la frustration de ne rien ressentir.
On risque donc d'avoir des 6/6 vs pétards mouillés et un débat sur es-ce que le film fait Peur ?(et si oui combien sur l'échelle de Batman Begins ?).
Personellemment même si j'ai beaucoup aimé j'ai peut être moins flippé (sauf à la fin) que sur un projet Blair Witch par ex qui contrairement à Rec m'avait eu par surprise vu que je ne savait pas du tout de quoi il était question en rentrant dans la salle. Là à force d'entendre partout que c'est le film de trouille ultime on est peut être trop préparé et l'effet sans retrouve amenuisé. Il n'empêche que Rec réussi pour moi parfaitement son pari, faire vivre un truc intense et immersif et c'est tout ce que je lui demandais.
Et puis Rec y a pas à hésiter faut aller le voir en salle, et si possible à plusieurs, la peur est communicative.

5/6 parce que c'est quand même le truc le plus terrifiant vu depuis ring.
indalecio
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 13:26) *
Oui sauf que The descent arrive à creer une véritable oppression aussi bien physique que psychologique sur presque plus d'une heure de métrage. Dans Rec t'as l'impression d'être concerné par aucuns personnages, je le répète trop caricaturaux à mon gout, c'est juste vendu sur l'esbrouffe de son concept reportage en huis clot, y'a même un gros piège que Cloverfied avait réussit à éviter que Rec met les deux pieds dedans. Dans Cloverfield on ne sait jamais la cause primordiale du reveil ou de l'arrivée du monstre, dans Rec in fine les metteurs en scène nous font le coup du magnéto bien didactique (on sait jamais au cas ou on soit tous très cons) ce qui désamorce la piste esquissée quelques secondes plus tôt sur les affaires de possessions, puisque comme le dit le chercheur sur la bande sonore, ce n'est qu'un virus, bref comment se couper l'herbe sous le pied en quelques secondes Rec se pose là !


Ah bon ?
Bien au contraire, au fur et à mesure qu'Angela et Pablo découvrent des éléments, j'étais précisément de plus en plus oppressé (c'est le mot), car on appréhende grandement la suite : l'hypothèse de la possession inoculée par tout le folklore "biblique", même rapidement démentie, participe de cette ambiance malsaine, tandis que la possibilité que quelque chose rôde encore dans l'obscurité de l'appartement ne décline pas, elle.

Bref, de l'explicatif, si tu veux, mais avec conditionnement hautement suggestif à la clé. bluesbro.gif

EDIT : et même si ca ne m'a pas frappé de la sorte au premier visionnage, on peut même se dire que, sachant que l'appartement n'aurait pas été occupé depuis des années, son calme apparent peut laisser penser pendant un temps qu'il a été le théâtre d'un rituel exorcisme qui aurait abouti, et que la "gamine" a finalement été rapatriée chez elle... Jusqu'au moment où l'on passe la bande et où tu te remets à baliser.
Mechagodzilla
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 13:26) *
CITATION
Et ca, The Descent en regorge.


Oui sauf que The descent arrive à creer une véritable oppression aussi bien physique que psychologique sur presque plus d'une heure de métrage. Dans Rec t'as l'impression d'être concerné par aucuns personnages, je le répète trop caricaturaux à mon gout, c'est juste vendu sur l'esbrouffe de son concept reportage en huis clot, y'a même un gros piège que Cloverfied avait réussit à éviter que Rec met les deux pieds dedans. Dans Cloverfield on ne sait jamais la cause primordiale du reveil ou de l'arrivée du monstre, dans Rec in fine les metteurs en scène nous font le coup du magnéto bien didactique (on sait jamais au cas ou on soit tous très cons) ce qui désamorce la piste esquissée quelques secondes plus tôt sur les affaires de possessions, puisque comme le dit le chercheur sur la bande sonore, ce n'est qu'un virus, bref comment se couper l'herbe sous le pied en quelques secondes Rec se pose là !



Le coup de l'oppression, ça relève quand même beaucoup du ressenti personnel, je trouve; La preuve, chez moi c'est exactement le contraire. Et entre les prolos et les pompiers de REC les CSP++++ new-yorkais de Cloverfield, question caricature, mon opinion est faite.

De même, Cloverfielfd ne doit rien de rien, en bon comme en mauvais, au fait qu'on ne sache pas d'ou vient le monstre.

Et puis possession, virus ou gibolin, en s'en fout au final de ce qui seme le dawa dans l'immeuble. Comme si la qualité du film reposait sur les pistes ouvertes ou non par son scénario. On est pas chez Zemeckis.
logan
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 12:15) *
J'étais mdr ce qui a fait marrer aussi toute ma rangée


ah ouais, j'ai hate, c'est le genre de comportement que j'adore en salle...
Rob Hawkins
QUOTE(Mechagodzilla @ 23 4 2008 - 14:16) *
les CP++++ new-yorkais de Cloverfield, question caricature, mon opinion est faite.


Les yuppies sortis de Friends bourrés et suicidaires, nuance...
Diane
CITATION(indalecio @ 23 4 2008 - 10:19) *
Ah, super : pour les cyniques de cantine, il faut bien atteindre le quota des comparaisons à deux balles avec Derrick pour pointer - quand il ne s'agit pas d'inventer, comme en l'occurrence - les défauts d'un film. Et bien sur, quand on regarde 28 semaines plus tard (pourquoi tout le monde se sent t'il obligé de tout ramener à ce film ?), on ne s'attend absolument pas à entendre des gens crier ("hystériques" ou non... Alors, a contrario d'une mise en scène traditionnelle avec moults plans et focales qui ne se focalisent - ha ha - pas forcément sur leur performance, des acteurs hurlants filmés par une caméra unique, c'est forcément obscène donc hystérique ?), ni même à voir des infectés se relever pour bouffer des jugulaires.
Et des tendons de carotide déchirés, des officiers agonisants avec des blessures gravissimmes (chapeau au maquilleurs), une femme attachée qui se fait mordre sans pouvoir se défendre et j'en passe, le tout filmé comme un documentaire (témoignages à l'appui) ca n'a effectivement rien de "significatif" : mais faudra alors nous expliquer ce que sont des scènes d'horreur "significatives".
Y en aurait dans 28 semaines... (que j'ai aimé), si j'ai bien compris ?
Trouver que les films partagent un "ton" très similaire voire calqué ( blink.gif parce qu'il y a des infectés qui courent partout et une caméra à vision nocturne ?), c'est juste sidérant.


Attention, Spoilers

Tu sais très bien mieux que moi que les comparaisons à deux balles ne sont pas toutes aussi gratuites qu'elles en ont l'air sur le forum et qu'elles peuvent tout de même exprimer quelque chose, qu'elles proviennent d'une cynique de cantine comme moi ou d'un empereur de la vérité filmique comme toi ne fait pas de différence. En l'occurrence la comparaison si elle est complètement outrancière signifie pourtant bien quelque chose. Que j'y ai pensé d'un air fatigué (et avec humour) et las lors de la projection de [Rec] à ce moment précis parle clairement de ce que le film m'a fait subir, à savoir une sacrée dose d'ennui, mais évidemment j'avais trouvé ça trop théâtrale depuis le début, donc si tu estimes que ça n'arrête pas depuis les premières scènes horrifiques, forcément on ne peut pas être d'accord et j'inventerai des défauts au film comme tu dis comme toi tu te battras les pieds par terre en lui inventant des qualités de chef-d'oeuvre (oui ça marche dans les deux sens, accuser l'autre de mauvaise foi ça va 5 minutes, mais ça ne tient pas et je préfère croire que ceux qui postent leur avis sont sincères, même dans leurs facilités, ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé [Rec] que j'ai envie que tout le monde le déteste, apparemment il fallait préciser). Moi j'ai vu une scène de départ, mais après quelques cris et l'agitation d'une grosse dame en nuisette qui avait tué son mari, (comme celle de L'Armée des Morts, en moins running-gag) ben j'ai entendu des hurlements à cause d'un personnage qui est tombé de plusieurs étages et puis des interviews journalistiques lourdingues qui atténuaient considérablement la véracité documentaire recherchée par le film. Si pour toi, tout t'a paru réel et effrayant, au lieu de bruyant et déjà vu, tant mieux pour toi. Enjoy.
Ramener tout à 28 semaines plus tard, ce n'est pas parce que le copain l'a dit avant, comme tu sembles le sous-entendre, c'est parce que le film de Fresnadillo était présent avec moi dans la salle devant [Rec]. La plupart des éléments de ce dernier renvoient volontairement ou non à nombres de films de zombies plus ou moins récents, ce qui ma' particulièrement frappée et déçue. [Rec] n'est qu'une "Blair Witchadisation" de 28 Weeks Later, voilà ce qui m'était venu à l'esprit en sortant.


CITATION
Ben, encore une fois, comparaison n'est pas raison. En plus, à te lire, on croirait que "les évenements [ne]s'emballent" que lorsque la fille développe le virus (ou quand il s'agit de trouver le moyen d'ouvrir une porte... ? C'est pas clair).
Tu dormais peut-être à ce moment-là, mais il me semble que tout s'emballe assez vite dès l'entrée dans l'appartement, soit au bout de dix minutes...


Tu as dû donc zapper les agréables interviews pour trouver que tout a une continuité et que tout s'emballe, mais peut-être qu'interviewer des gens en peignoir ça suffit à faire courir ton cœur au galop.

CITATION


CITATION(Diane)
Arrive le final que je ne vais pas décrire ici, assez effrayant (mais ça reste à confirmer lors d'une seconde vision, même si l'effet de surprise forcément, n'est plus de mise), qui achève in extrémis de rendre le film sympathique.


Mouaip. Ce passage est condescendant au possible.


Tiens, à la cantine du cynisme, tu t'y sers remarquablement, mais en douce comme ça, c'est pas très joli. Bravo.


CITATION
CITATION(Diane)
En d'autres termes, rien de révolutionnaire, rien d'original, rien de transcendant, des passages d'exposition mortels et les vingt dernières minutes très réussies qui justifient presque intégralement le déplacement. C'est peu. C'est déjà ça.


Ben, oui. Toujours selon les (tes?) critères sus-cités, ca n' est jamais qu'un film d'infectés de plus.
Reste à savoir ce que tu entends par "passages d'exposition", mortels ou pas : parce que la seule séquence qui ait vraiment vocation à exposer quoique ce soit, ou en tout cas, qui soit concue comme telle (et pour cause, à la base, c'est un documentaire filmé par des professionnels !), c'est celle de la caserne, censée précéder dans le montage le travail des pompiers en action.


Certes le terme "exposition" a pour habitude de traduire la mise en place des personnages et de leur cadre avant le massacre mais j'ai eu envie de l'utiliser (bien cyniquement tu vas penser encore mais tant pis je m'en fiche) pour ce loooong passage (avant que ça ne chie jusqu'à la fin) où mes yeux se fatiguaient, juste après donc la première scène dans l'appartement qui t'a fait flipper sa race et que t'a plus lâché ton siège même pendant que deux adorables séniors expliquaient qu'ils étaient fatigués et qu'ils voulaient rentrer chez eux pour dormir.

smile.gif
dam
C'est bizarre, quand on dit que REC c'est pourri et qu'on crie au génie pour Blair Witch, de suite je ne trouve pas ça crédible du tout.( Pour moi, ça reste une grosse arnaque ou il ne se passe RIEN et tout juste bon a faire flipper des pucelles prépubères).

Et vous vous répétez un peu MCT et Facial, "yeux, rouges, 10min, 28 semaines plus tard.", ça va on a pigés.

REC, ça doit être le seul film que je voulais vraiment voir ces mois ci, tout simplement parce que je trouve que Balauguero est un des rares cinéastes actuels qui a du talent.

je suis bien rentré dans le film, je pense que ne rien savoir du film aide en cela, du coup j'ai été surpris par les mesures d'urgence tout comme les personnes présente dans l'immeuble, après, je n'ai pas eu peur, mais le film qui y arrivera n'ai pas prés d'être tourné, donc de ce point de vue, je ne peux pas être critique, par contre oui, c'est vrai on retrouve des poncifs, le film joue avec, il essaye tant bien que mal d'aligner toutes les situations du film d'horreur pour garder un certain rythme, globalement ça fonctionne, grace à la mise en scene, filmé à l'épaule, mais toujours lisible, ce qui est loin d'être le cas dans les productions actuelles.
J'ai été bluffé, par le maquillage, il est très bien fait et j'ai du être trop pris par les situations présentes à l'écran pour remarquer les coupes nécessaires aux SFX.
j'ai trouver aussi que les acteurs sen sortait bien, le film repose beaucoup sur leurs épaules, la journaliste est irritante, oui, c'est normal c'est son rôle.
Le gros défaut du film est lié à sa qualité et son concept de base, la vue subjective, c'est joli, bien prenant, mais au final, ça manque d'ampleur ou d'un point de vue différent, mon attention de spectateur commençait a baisser sur la fin, alors qu'il y avait pas mal d'action, je trouvais le film long, alors qu'1h20 c'est bien court.
Heureusement, le final en haut de l'immeuble rattrape le tout avec une ambiance oppressante et une créature à la Chris Cunningham et les persos principaux qui meurent, justement a cause d'autres poncifs dans le film, je ne m'y attendais pas, je pensais que la résolution serait classique.
L'enchainement de la dernière image avec la musique pour libérer la tension est bienvenue.
Bref, c'est un bon petit film d'horreur, il ne faut pas en attendre plus.
4/6.


Rob Hawkins
QUOTE(dam @ 23 4 2008 - 17:37) *
...avec une ambiance oppressante et une créature à la Chris Cunningham


Exactement!
Rubber Johnny Style!
indalecio
Diane

Mais justement, si mon avis à chaud (cf. quelques pages plus tôt) était dithyrambique, je n'en faisais pas pour autant un chef d'oeuvre en lui trouvant des qualités (comme si il existait des critères objectifs pour qualifier un chef d'oeuvre (*)).
Alors je dirai que, de même que mon message vaut exactement ce qu'il vaut, à l'instant et dans le contexte où il est posté, je vais te rejoindre partiellement dans ta critique en disant qu'au final, ce film vaut exactement ce qu'il vaut, dans la limite de son concept et de ses intentions. Mais que les défauts que tu relèves ne sont pas aussi exacerbés que tu sembles le croire par ses partis pris.
Voilà pour la pirouette facile.

Les entretiens ne servent pas seulement à t'emmerder, mais aussi à jalonner le récit d'informations essentielles pour les scènes à venir : les commentaires et les premiers geste du généraliste (parce que c'est bien à ca que je pensais quand je parlais d' "immersion documentaire") le chien de la petite et sa maladie en tête de gondole, un minimum de passif entre les divers résidents, etc.

Sinon, tu passes d' "une relative déception" à "une sacrée dose d'ennui" : si tu avais dit clairement "Ca m'a fait chier autant qu'un Derrick" et non pas "Papie et Mamie = Derrick sur la télé de mon Papi et de ma Mamie, ou le top de la mise en abyme façon Balaguero/Plaza", je t'aurais recu 5/5.
Bon, alors voilà, après relecture, ce que tu donnais à comprendre, par raisonnement transitif : [REC]=vieux qui causent, vieux qui causent=Derrick, donc [REC]=Derrick
C'est pas excitant et ca n'a pas fait flipper ma race pour un sou, mais personne (et surtout pas moi) t'a dit non plus que c'était le coeur du film.
Reconnais au moins que tout n'aurait pas été si vraisemblable et stressant (tous les protagonistes sont quand même bien tendus), et non pas "réel et effrayant", si ces interviews avaient été éludées. Après, t'as le droit de dire que c'était pas une tension "palpable", que c'était mal joué, etc. mais dis-le clairement, au lieu de coller cyniquement une référence pourrie pour tout disqualifier sans argumenter.

Bon, maintenant, y a peut-être un malentendu à la base : t'as l'air de croire que, par méga flippe, on entend forcément "1H20 de flippe non-stop", et apparemment, t'as du mal à te faire à l'idée qu'un récit s'insère aussi entre les scènes "choc", de même que la vie se poursuit aussi entre les photos souvenirs d'un album.

Une "blairwitchadisation de 28 Weeks later, dont la plupart des éléments sont repris par le film de Balaguero/Plaza..."
Tu parles d'une rhétorique : à ce moment-là, on ne prend plus aucun film abordant un genre un minimum codifié pour ce qu'il est : c'est comme si je disais bêtement que les 28, c'est juste "Des zombies version marathon aux JO", quand bien même il y aurait AUSSI autre chose à en dire pour le distinguer de l'oeuvre de Romero.
Ce genre de boutade ne se fonde sur rien, ne se déduit de rien dans le reste de ton post. C'est de mauvaise foi, fainéant, gratuit et surtout réducteur.

Enfin (j'ai gardé le meilleur pour la fin) : à part te provoquer, ces 2,3 commentaires sur ta critique appelaient aussi sincèrement des approfondissements. Sauras-tu les reformuler et y donner suite ?

(*) : En amour comme en art, c'est le gout qui est seul juge, et celui qui en juge par les règles en juge mal Voltaire
McT
CITATION
Une "blairwitchadisation de 28 Weeks later, dont la plupart des éléments sont repris par le film de Balaguero/Plaza..."
Tu parles d'une rhétorique : à ce moment-là, on ne prend plus aucun film abordant un genre un minimum codifié pour ce qu'il est : c'est comme si je disais bêtement que les 28, c'est juste "Des zombies version marathon aux JO", quand bien même il y aurait AUSSI autre chose à en dire pour le distinguer de l'oeuvre de Romero.
Ce genre de boutade ne se fonde sur rien, ne se déduit de rien dans le reste de ton post. C'est de mauvaise foi, fainéant, gratuit et surtout réducteur.


C'est bizarre comme ce genre de boutade réductrice est toujours dénoncer dans un sens mais jamais dans l'autre. Je me demande qui est de mauvaise foi, nan parce que là je lis une critique plutôt bonne de Rec sur chronicart.com et je cite : "Rec est le parfait pendant ibérique aux deux films les plus impressionants de la décennie : Le projet blair witch pour l'exploitation saturée des plans vidéo, et The descent pour l'aspect frénétique d'une terreur tubulaire en vase clos..." Moi je trouve ca vraiment gratuit et réducteur... bluesbro.gif

EDIT : Pour continuer dans l'esbroufe ostensible je cite : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire librement" Voltaire

Si quelqu'un en a d'autres en stock on peut y passer la nuit !
Zak
CITATION(Jacques Facial @ 23 4 2008 - 12:54) *
C'est clair que The Descent à côté c'est juste 10 fois plus puissant ne serait-ce qu'en terme d'ambiance, même the Grudge avec Buffy fais plus flipper ! Et je vais me prendre une volée de bois verre avec mes référence à la con, mais rematez Shining ou le Silence des Agneaux ou Cemetary... ça, ça file les pétoches et sans cris hystériques


Je confirme pour la volée car The Descent ou The Grudge fonctionnent sur des "mécanismes de peur" complètement identiques. Donc, c'est pas très cohérent comme raisonnement je trouve. Alors oui les situations de Rec sont téléphonées, oui le film ne fait que reprendre le concept de l'infecté des 28 mais ça fonctionne sans que le spectateur soit pris pour un con ni en étant prétentieux. Ce qui force immédiatement le respect. Et Le pompier qui donne des coups de masses fait rire, bah oui c'est fun de le voir défoncer des crânes comme dans un Romero (pour le reste, je conseille de prendre rdv chez le médecin).
McT
CITATION
Et Le pompier qui donne des coups de masses fait rire, bah oui c'est fun de le voir défoncer des crânes comme dans un Romero (pour le reste, je conseille de prendre rdv chez le médecin).


Je pensais sincèrement que les défenseurs du film allaient en venir au réflexe du sourire forcé et instinctif derrière la perte des derniers repères moraux dès que l'homme est obligé de revenir à des instincts purement barbare pour sa survie. Soit le rire comme dernier refuge de défense pour masquer un malaise instantané, mais non, dommage. ninja.gif
mark_daly
Perso, je suis complètement rentré dedans. L'exposition dans la caserne est indispensable. Sans elle, pas de démarquage par rapport à ce qui suit et pas de montées d'adrénaline.

Oui, le film joue avec les gros clichés du cinéma d'horreur mais j'aimerais qu'on me cite des films de flippe récents et 100% originaux.

Je me suis pris d'affection pour les personnages, dans toutes leurs imperfections.

J'ai trouvé que c'était un vrai projet de cinéma et non un coup de pub (d'ailleurs, comment la promo, hors trailers, s'est-elle organisée en Espagne?) à la Blair Witch, sec, lisible, assez cohérent.

La conclusion, Silent Hillesque à mort, est tétanisante. Le flou volontaire sur la vérité à la fin contribue beaucoup à l'épaisseur du film (on y repense, on gamberge un peu, sans frustration).

Je suis donc un vrai addict de Balaguero, j'adore tous ses films!

5,5/6

Ben

razorback
Vu

Bon je fais court. REC est un bon film, efficace, bien troussé.
Mais ce serait vous mentir de dire que j'ai eu peur ou que j'ai eu la pression. Comme pour l'orphelinat, c'est une compil de ce qui c'est déjà fait dans le genre depuis ces 5 dernière années. Du coup au final REC est assez classique a la fois dans le fond et même dans la forme. PAr ex la scène infrarouge déjà vu dans 28 semaines plus tard etc... Le film n'est que ça au final. Si il était sortie disons au moins y a 3 ans ça aurait été la folie mais aujourd'hui...
LE principe de la cam reporter marche beaucoup mieux que dans cloverfield même si le mal au crane guette parfois. Mais c'est toujours au service de l'effet de surprise avec le gros son bien strident donc sursaut. Donc ca marchera une fois mais pas deux surtout que c'est souvent téléphoné. D'ailleurs le son en 5.1 vous sort totalement du principe cam témoin et gâche un peu le truc.
Le meilleur de sa catégorie mais déjà vu.

4/6 qui sans doute passera a 3 a la revoyure. (contrairement a un RING original qui lui me foutra tjrs la pression).
Zak
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 18:09) *
CITATION
Et Le pompier qui donne des coups de masses fait rire, bah oui c'est fun de le voir défoncer des crânes comme dans un Romero (pour le reste, je conseille de prendre rdv chez le médecin).


Je pensais sincèrement que les défenseurs du film allaient en venir au réflexe du sourire forcé et instinctif derrière la perte des derniers repères moraux dès que l'homme est obligé de revenir à des instincts purement barbare pour sa survie. Soit le rire comme dernier refuge de défense pour masquer un malaise instantané, mais non, dommage. ninja.gif


Je serai complètement vain de dire ça je suppose... C'est en revanche dommage de ne pas être rentré dans le film ninja.gif.
dam
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 16:09) *
CITATION
Et Le pompier qui donne des coups de masses fait rire, bah oui c'est fun de le voir défoncer des crânes comme dans un Romero (pour le reste, je conseille de prendre rdv chez le médecin).


Je pensais sincèrement que les défenseurs du film allaient en venir au réflexe du sourire forcé et instinctif derrière la perte des derniers repères moraux dès que l'homme est obligé de revenir à des instincts purement barbare pour sa survie. Soit le rire comme dernier refuge de défense pour masquer un malaise instantané, mais non, dommage. ninja.gif

....
Parce que voir des cranes défoncés, ça te fais pas plaisir en tant que Madnaute ?

Moi, si, et la vielle elle me saoulait, donc j'étais bien content qu'elle se le prenne ce coup, je crois que j'étais le seul dans la salle à être réellement mort de rire.
McT
CITATION
C'est en revanche dommage de ne pas être rentré dans le film


J'en suis le premier désolé, j'aurais tellement voulu l'aimer ce film, l'attente était surement trop grande (grosse réputation) et le résultat trop petit (pour moi) sweat.gif .
kitano
CITATION(McT @ 23 4 2008 - 18:30) *
CITATION
C'est en revanche dommage de ne pas être rentré dans le film


J'en suis le premier désolé, j'aurais tellement voulu l'aimer ce film, l'attente était surement trop grande (grosse réputation) et le résultat trop petit (pour moi) sweat.gif .


En plus ça aide pas à rentrer dans le film quand tes potes soupirent à côté de toi ou que la salle réagit n'importe comment...
Diane
Bon. Reprenons une dernière fois (pour moi en tout cas icon_mrgreen.gif) , mon petit Inda.

CITATION
En amour comme en art, c'est le gout qui est seul juge, et celui qui en juge par les règles en juge mal Voltaire
Les réciteurs de citations ne m'intéressent pas trop dans leur façon d'appuyer leur point de vue en allant chercher des morts illustres. Mais merci pour la citation de Voltaire (un pote à toi ? icon_mrgreen.gif), ça fait toujours plaisir.

CITATION
Sinon, tu passes d' "une relative déception" à "une sacrée dose d'ennui" : si tu avais dit clairement "Ca m'a fait chier autant qu'un Derrick" et non pas "Papie et Mamie = Derrick sur la télé de mon Papi et de ma Mamie, ou le top de la mise en abyme façon Balaguero/Plaza", je t'aurais recu 5/5.


Oui j'ai utilisé pleins de termes. Sortis du contexte dans lequel je les employais, ça me paraît pas être à mon avantage, mais peut-être pourrais-tu émettre un avis aussi sur le contexte dans lequel je les citais (qu'en penses-tu ? En voilà une bonne idée qu'elle est bonne). J'ai mis 3/6 en même temps. Tu noteras donc une certaine ambivalence, même si j'ai préféré parler de ce qui me déplaisait clairement, parce que je trouvais excessif ces appels au chef-d'œuvre qui fait peur. En même temps, par considération pour ceux qui ne l'ont pas vu, je ne veux pas parler de ce qui m'a clairement plu et fait peur pour le coup, c'est-à-dire le final. Autant pas leur gâcher ce plaisir qui pour moi fût le seul et qui sauve le film de l'entre-deux chaises sur lequel il est assis. Effectivement, relative déception parce que je ne croyais pas au chef-d'oeuvre, et une dose d'ennui parce qu'elle fût bien présente. Tu vois, tout n'est pas paradoxal (on devrait pourtant avoir le droit de revendiquer le paradoxe, depuis le temps smile.gif ) sorti de la façon que tu as eu de percevoir le film qui j'imagine, est cohérente avec elle-même.

CITATION

C'est pas excitant et ca n'a pas fait flipper ma race pour un sou, mais personne (et surtout pas moi) t'a dit non plus que c'était le coeur du film.
Reconnais au moins que tout n'aurait pas été si vraisemblable et stressant (tous les protagonistes sont quand même bien tendus), et non pas "réel et effrayant", si ces interviews avaient été éludées. Après, t'as le droit de dire que c'était pas une tension "palpable", que c'était mal joué, etc. mais dis-le clairement, au lieu de coller cyniquement une référence pourrie pour tout disqualifier.
J'attendais que tu l'expliques pour moi comme maintenant. Ne te reste plus qu'à interpréter leurs avis aux autres. Bon courage.

CITATION
Bon, maintenant, y a peut-être un malentendu à la base : t'as l'air de croire que, par méga flippe, on entend forcément "1H20 de flippe non-stop", et apparemment, t'as du mal à te faire à l'idée qu'un récit s'insère aussi entre les scènes "choc", de même que la vie se poursuit aussi entre les photos souvenirs d'un album.


C'est très mignon tout ça mais moi je crois que t'as du mal à te faire à l'idée que je n'ai (ou que d'autres n'ont) pas vu le film comme toi tu l'as vu. Point à la ligne.

CITATION
Une "blairwitchadisation de 28 Weeks later, dont la plupart des éléments sont repris par le film de Balaguero/Plaza..."
Tu parles d'une rhétorique : à ce moment-là, on ne prend plus aucun film abordant un genre un minimum codifié pour ce qu'il est : c'est comme si je disais bêtement que les 28, c'est juste "Des zombies version marathon aux JO", quand bien même il y aurait AUSSI autre chose à en dire pour le distinguer de l'oeuvre de Romero.
Ce genre de boutade ne se fonde sur rien, ne se déduit de rien dans le reste de ton post. C'est de mauvaise foi, fainéant, gratuit et surtout réducteur.


Tu pourras noter qu'en m'accusant de mauvaise foi, je n'aurai pas envie de renverser la vapeur pour à mon tour t'accuser de mauvaise foi. Parce que ça ne m'intéresse pas. Ton avis sur le film est hautement respectable et je dirais même que ton avis sur mon avis aussi. Voire ton avis sur les autres avis négatifs aussi pourquoi pas.
C'est vrai, c'est très mal (en l'occurrence de ma part) de ne pas être suffisamment professionnelle pour émettre une critique carabinée et en acier et imparable de [Rec]. Quand bien même ma critique aurait été plus explicative et argumentée, elle n'en aurait pas été plus imparable pour autant. Je te renverrai donc à la citation de Voltaire que tu as eu le besoin de reprendre. Elle te sera certainement utile dans l'avenir.
Sinon ce n'est pas une boutade, c'est une impression à chaud qui fût pensée à un moment bien précis du métrage. Mais je l'ai déjà dit. Sauras-tu le retrouver ?

(Un indice : ce moment où les lumières s'allument, la musique et les crédits de fin apparaissent sur la toile).
jason13thh
Bé nous on était bien bien rentrés dans le film ça c 'est clair de chez clair, immersion totale et hyper prenant, une vraie réussite et un grand moment de flippe.

Fait partie des meilleurs films d'horreur que j'ai maté ces dernières années avec 28 Semaines Plus Tard.
Screamy
Diane et Indalecio, je vous invite fortement à arrêter le concours de quéquette sur qui va enfoncer l'autre avec sa grosse argumentation car je sais à l'avance que dans ce genre de débat à caractère belliciste, aucun des deux partis ne lâche jamais le morceau. dry.gif
profondo rosso
Un traitement qui commence à sentir le réchauffé et qui lorgne plus du côté de "Blair Witch" que de "Cloverfield" (qui arrivait à glisser quelques belle astuces dramatique et narrative) dans le genre abordé, le film de trouille immersif. La première moitié et des plus crispante et laborieuse, personnages quelconque situations qui s'éternise et situations vues et revues. Par contre dès que ça s'emballe pour de bon, on a droit à 30 minutes de flippe pure sacrément intense et cauchemardesque avec une utilisation brillante de la peur du noir. Les sursauts attendus ou pas fonctionnent à chaque fois (la tête qui apparait dans le grenier, l'attaque de la petite fille), il y a des scènes chocs à la pelle et quelques bonne grosse montée de stress (tout l'immeuble infectée qui déboule dans l'escalier alors qu'elle cherche les clés d'un appart). Partiellement loupé et pas original donc (on sent la séquance finale arriver à des kilomètres) mais pour ce qui est de foutre les jetons c'est plus que convaincant. Et puis l'héröine wub.gif quoi et Patrick Bosso assure en pompier adepte de la massue icon_mrgreen.gif . 4,5/6
contagion
Pas le monument définitif fantasmé à la gloire du genre horrifique, la faute à un traitement pas follement original sur le fond ( contagion, morsure, toussa ) et déjà un peu éprouvé sur la forme ( Cloverfield, Blair Bitch, toussa ). En outre les gros moments de flippe, certes nombreux ( comptez une petite dizaine de francs sursauts et une petite tâche d'urine sur le slip en fin de métrage ), reposent essentiellement sur des apparitions subites et effrayantes dans le champ de la caméra, davantage que sur une ambiance dérangeante et délétère. Reste une belle impression de chaos généralisé et SURTOUT une très, très bonne idée quant à l'origine de la contamination. On sort des sempiternelles expériences militaires qui dégénèrent pour embrasser sciemment -léger spoil- les sentes du fantastique le plus pur. Un excellent film d'horreur néanmoins, et c'est déjà bien.

5/6
DreamProphet
Mon humble critique de ce film de ouf, c'est ici!
TRIOX
Attention Spoilers : Alors qu’en est il de la bombe ibérique annoncée partout comme étant le chef d’œuvre horrifique de ces 10 dernières années. Oui je sais vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais vous vous trompez. Je ne vais pas passer par 4 chemins, disons le d’emblée, ‘’Rec’’ est décevant, mais ce n’en est pas moins un bon film. Décevant non pas parce que ça ne fait pas peur, bien au contraire.

Le film est même assez terrifiant, mais uniquement parce qu’il ne va pas au bout des attentes suscitées. En fait cela va étonner ceux qui l’ont déjà vu, mais j’ai eu une boule dans le ventre des le début, certainement parce que je connaissais ce qui allait se passer et que j’avais mal pour les protagonistes insouciants. Mais le problème à mon sens est que le film s’étiole de lui même au fur et à mesure que les évènements arrivent. En fait il est plombé d’un coup par une longueur de prés de 20 minutes au milieu du film, où l’animatrice interview les différent habitants de l’immeuble, alors que l’action devrait à ce moment précis plus se centrer sur les différent incidents et autres changements chez les victimes. De plus certains changements sont trop brusque, comme celui de la petite fille, qui d’un plan à l’autre est monstrueuse. Et c’est bien dommage devant la maestria de la mise en scène qui est parfois absolument terrifiante et qui fait à certain moment l’un des rares films actuels où l’on peut se targuer d’avoir grave les foies.

En fait Je pense et c’est malheureux que les passages à vide sois disant plus accès psychologie humaine sont dues à Balaguero qui comme vous le savez n’est pas en odeur de sainteté chez moi (Désolé), suite à la fin bâclée du pourtant prenant ‘’Secte sans nom" démarrait bien et qui alors qu’il aurait fallut 20 à 30 minutes en plus termine son film par un twist foireux et inexpliqué. Ici heureusement ce n’est pas la même chose bien que Balaguero nous offre une fin, un peu branque qui aurait nécessitée plus d’approfondissement tant elle est floue. En tout cas c’est certainement son meilleur film et je pense que Paco Plaza n’y est pas étranger. Il insuffle au film à mon avis toute la démence et la fureur qui en fait cet objet filmique si flippant.

Car même si ‘’Rec’’ pourrait être un segment claustro et hui clos de la série des ‘’28 Jours…’’auquel il ressemble énormément. Il reste tout de même moins bon que la série précédemment nommée. En fait ‘’Rec’’ bénéficie de passage fantastiques et terrifiants, mais est victime de pleins de petits illogisme, ou autres faits inexplicable, comme un truc avec un gamin dans un grenier vers la fin. Enfin bon je vous recommande tout de même fortement d’aller voir ce petit film bien flippant, qui mériterait amplement une suite directe afin de voir la propagation future, ainsi que d’en savoir plus sur ce qui s’est réellement passé. N’empêche que malgré ma frustration, j’ai bien flippé à certains moments. Et dire que ces imbéciles de ricains en ont déjà pondu un remake nommé ‘’Quarantine’, je le verrais histoire de voir si il en dit plus, mais bon en faire un remake simultané est vraiment déplorable, car si ’’Rec’’ n’est pas la bombe attendue, il reste un bon produit pour notre époque.

TRIOX
CITATION(contagion @ 23 4 2008 - 20:28) *
une très, très bonne idée quant à l'origine de la contamination. On sort des sempiternelles expériences militaires qui dégénèrent pour embrasser sciemment -léger spoil- les sentes du fantastique le plus pur.


Attention Spoilers :

Par contre j'aimerai bien qu'on m'éxplique plus en détail la fin qui reste assez floue. Et qu'est ce que c'est que ce gamin dans le grenier, qu'est ce qu'il fout là ??? A moins qu'en espagne il y ait une loi qui incite les locataires d'immeubles à enfermer un moufflet dans le grenier afin d'éloigner les mites...

Et puis Il semblerait aussi qu'il y ai des truics sataniques dans tout ça, c'est quoi ce bordel, il n'aurait pas voulu en faire un peu trop le Balaguero ???

Non là et je ne suis pas ironique, si quelqu'un peut m'éxpliquer...
nanoghost
Bon, après de longs mois sans post, je reviens juste pour dénoncer, encore une fois, une société ultra capitaliste basée sur les émotions. Attention, quelques petits spoils, rien de méchant.
- Mais de quoi il parle ?

Autant le dire dessuite, je suis TRÈS déçu par REC. Mais vraiment énormément. J'ai pas le temps de faire un post à rallonge, c'est dit. Disons que les critiques positives des amateurs de films d'horreur, gore et autre jouissances du genre m'avaient laissé espérer quelque chose de très sympa. Que dire quand la critique, aussi bien élitistement mondaine et élitistement geek s'accorde pour pointer du doigt un chef d'œuvre ? Mais il semblerait que, au delà de toute analyse cinématographique, dans ce que certains appellent le renouveau du cinéma horrifique, moi je n'y vois qu'un simple train fantôme qui fait monter un peu l'adrénaline vraiment de temps en temps, et qui ne s'embête pas de... Enfin bref. Apparemment, beaucoup de ceux qui aiment le sang et le sexe, et Conan, oublient d'en avoir des coucougnettes pour autant se palucher sur des zombies mille fois vus et revus qui crient et courent vers une caméra qui ne sait, semble-t-il, pas trop où cadrer, et trouve le prétexte du "sur le vif" pour nous fourguer des plans parfois illisibles, à l'action gênante, plaçant le trouillomètre au degré zéro. Non, allez, à peine plus haut que zéro.

Disons que c'est vraiment la narration complètement irrégulière qui, j'ai trouvé, plombe complètement la tension. Si encore cela donnait à des séquences intéressantes entre les personnages, à un affrontement de personnalités, mais non mon brave (!), tu auras affaire à des personnages caricaturaux au possible, bêtes comme leur pied, et où les seules personnalités du film meurent (oups, spoil) dès le début du film, ou encore changent soudainement d'attitude et passent d'un self contrôle impressionnant (attendu d'un pompier), à une "fear" absolue, mais... sans transition.

Enfin j'ai pas trouvé ça crédible du tout. Le seul personnage qui était intéressant réellement, c'était l'inspecteur de la santé, mais qui est discrédité lorsque ça devient hors de contrôle, puis redevient très sérieux après. Disons que ça aurait pu le faire, mais s'il y avait eu 20min de film en plus, et encore uniquement sur lui, pour montrer la transition.

Ah ouai ! Le VRAI personnage (qui m'a fait peur, mais pas quand il semblait falloir), c'est la nana infectée à la fin, celle à l'origine de la contagion. Disons que l'effet "montagne russe" du faisceau de lumière noire réduit complètement le champ de vision, pour laisser apparaitre une forme cadavérique, qui franchement fait peur. Mais, évidemment, il faut que cet autre abruti de caméraman tourne la caméra vers sa collègue morte de trouille qui essaye de se taire dans un gloubibougla de respiration, et lui dit "chuut, je peux voir avec la caméra (alors qu'elle est tournée sur le visage de la nana - hem !) ne fait pas de bruit KSSS KSSSS KSSSS *petit bruit de respiration étouffée*)

Bon je passe sur plein de trucs, parce que ça m'énerve, mais voilà. Je dois pas être fait pour les montagnes russes, désolé.

C'est sous mon sommeil dérangé par des cris insensés que je ne mets pas plus de 3/6 (je suis gentil), parce que c'était quand même un bon film documentaire sur la reproduction des zombies qui n'ont jamais existé dans notre imaginaire collectif, qu'on vient à peine de découvrir, et qui font peur à tout le monde - surtout aux chinois.
Cooper
C'mon c'était super mauvais quoi

On passe par tous les clichés du genre:

"Oh je fais un gros discours a cote de la porte en verre ou y a un zombie"

Et puis je parle même pas de la fin ridicule au possible:

"On a une super possédé allez on l'enferme dans un appart lamba jusqu'a ce qu'un trou duc aille ouvrir la porte"

Et puis c'est marrant 2s au niveau des frayeurs mais aprés ca lasse et on se fait chier royallement...

Allez 1.5/6

En tout ca ma bien fait marrer de voir qu'a la seance d'aprés ou y avait les réas la salle etait vide, ils ont du se sentir seul icon_mrgreen.gif
Anakinfett
Vu cet aprem
j'ai transpiré pendant la séance tellement c'était intense
incontestablement le plus grand moment de flippe depuis Signes de Shyalaman ( mais pour des raisons particulieres dont le fait que j'habitais à coté d'un champ de mais biggrin.gif )
5/6
Pink Panther
J'dirais même, le plus grand moment de flippe depuis l'élection de Sarkozy.
TRIOX
Et bé ! Quelqu'un vient de gentillement me donner des précisions sur la fin par ce que je ne pigeais pas tout surtout le ptit garçon dans le grenier...


En fait si on se réfère à çà :

SPOILERS
En fait, c'est une gamine possédée par le démon qui erre dans le grenier. C'est la gamine qui vient du Portugal. C'est elle qui est à l'origine de la propagation. Elle est victime d'une sorte de mal, elle a été longtemps souffrante avant d'attérir en espagne et isolée. Le chien a dû s'infiltrer dans l'appart du médecin ce qui a conduit à l'épidémie et la mise en quarantaine de l'immeuble suite aux symptômes diagnostiqués chez le vétérinaire.
FIN DU SPOILER

En fait j'aurai préféré ne rien comprendre, car là c'est trés trés con.

Et alors qui c'est la bonne femme ??? La locataire ??? En tout cas dans le grenier j'aurai juré que c'était un ptit garçon !

Décidement Balaguero il fume trop la moquette et il aime bien donner des twists crétins à ses films.
Mais bon au final le film m'a pas déplut, mais il aurait pu être bien mieux...

4/6
nanoghost
CITATION(TRIOX @ 23 4 2008 - 23:54) *
Et alors qui c'est la bonne femme ??? La locataire ??? En tout cas dans le grenier j'aurai juré que c'était un ptit garçon !


Ah, je suis pas le seul à avoir vu un mec avec des cheveux courts, qui doit avoir dans les 7 ans à tout péter ? Alors que la gamine sur la photo accrochée au mur devait donner dans les 12~13ans, et se rapproche beaucoup plus de l'anorexique énervée de la fin ? Je suis rassuré.
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