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Version complète : 300 - Zack Snyder
Mad Movies > Forums Discussions > Cinéma Fantastique
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Kaneeda
Je crois pas que le but est d'avoir peur pour eux. On comprend dans le film qu'ils veulent mourir au combat donc le fait d'avoir peur qu'ils meurent au combat...c'est un peu contradictoire non ?....je pense pas que la peur soit en jeu mais plus la tristesse de savoir qu'ils vont mourir au combat parce que moi perso ca m'a emu de voir Leonidas mourir...mais ca reste subjectif
Lord-Of-Babylon
CITATION(Sanjuro @ 25 3 2007 - 12:47) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 25 3 2007 - 12:00) *
(faut pas déconner non plus il y a pas photo entre Predator et 300 pour prendre le deuxième film de chacun)


Bé wé mais, après avoir lu sur ce même forum que J.J Abrahams sur M:I 3 renvoyait John Woo à ses chères études, il ne faut plus s'étonner de rien.
(Même si ça fait mal au cul à chaque fois ^^)

Voila


Je n'ai pas encore vu M:I 3 (et ca risque d'être le cas pour longtemps) par contre j'ai en effet beaucoup de mal à croire qu'il soit plus mauvais que le 2. Et cela encore plus venant d'une personne comme Woo que je porte comme un des plus grands réalisateur vivant. La deuxième aventure de Tom pouce me fait un peu penser à un manuel style "John Woo pour les nuls" rassemblant tout les passages obligé de son cinéma sans vraiment de logique. Alors ca fait quelque jolie scène mais une bande démo ne fait pas un film.

Maintenant il est clair que Woo n'a aucune leçon à recevoir d'Abrams

Fin du HS bluesbro.gif
Shub Lasouris
CITATION(Kaneeda @ 25 3 2007 - 13:11) *
Je crois pas que le but est d'avoir peur pour eux. On comprend dans le film qu'ils veulent mourir au combat donc le fait d'avoir peur qu'ils meurent au combat...c'est un peu contradictoire non ?....je pense pas que la peur soit en jeu mais plus la tristesse de savoir qu'ils vont mourir au combat parce que moi perso ca m'a emu de voir Leonidas mourir...mais ca reste subjectif

je prends par exemple le Seigneur des Anneaux. Pour peu qu'on ait lu le livre on sait comment chaque grosse bataille va finir. Pourtant c'est fait de tel sorte que l'enjeu narratif soit enorme, pendant la vision du film on se dit ouah! comment ils vont faire! Dans 300 je n'ai trouvé aucun enjeu. Les 300 sont jamais dans la merde quoi, on se dit bon encore un combat vite torché où ils vont gagné.
J'avais lu le Seigneur des Anneaux avant de le voir, j'ai jamais lu 300 et je ne connaissais que très peu cette bataille. J'ai pourtant trouvé plus d'enjeu dans les batailles de LOTR que dans 300. Bizarre non?
Sanjuro
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 25 3 2007 - 13:12) *
CITATION(Sanjuro @ 25 3 2007 - 12:47) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 25 3 2007 - 12:00) *
(faut pas déconner non plus il y a pas photo entre Predator et 300 pour prendre le deuxième film de chacun)


Bé wé mais, après avoir lu sur ce même forum que J.J Abrahams sur M:I 3 renvoyait John Woo à ses chères études, il ne faut plus s'étonner de rien.
(Même si ça fait mal au cul à chaque fois ^^)

Voila


Je n'ai pas encore vu M:I 3 (et ca risque d'être le cas pour longtemps) par contre j'ai en effet beaucoup de mal à croire qu'il soit plus mauvais que le 2. Et cela encore plus venant d'une personne comme Woo que je porte comme un des plus grands réalisateur vivant. La deuxième aventure de Tom pouce me fait un peu penser à un manuel style "John Woo pour les nuls" rassemblant tout les passages obligé de son cinéma sans vraiment de logique. Alors ca fait quelque jolie scène mais une bande démo ne fait pas un film.

Maintenant il est clair que Woo n'a aucune leçon à recevoir d'Abrams

Fin du HS bluesbro.gif


Suite du HS: icon_mrgreen.gif

Ah mais je suis d'accord avec toi, M:I 2 c'est vraiment pas gégé (perso j'aime bien, mais faut pas se voiler la face), mais question réalisation, comme tu le dis, il y'a quelques jolies scènes (la scène dans biocyte où Thandie Newton s'injecte le poison dans les veines) réalisés avec virtuosité (virtuosité qu'on ne retrouve jamais dans le film d'Abrahams).

(Puis sur le topic M:I 3, il me semble que le posteur parlait de Woo en général et non pas de M:I 2 en particulier...Mais ça j'en suis plus trop sûr)

FIN DU HS
(pour de bon^^)

Voila
Zak
CITATION(Sanjuro @ 25 3 2007 - 11:22) *
(Puis sur le topic M:I 3, il me semble que le posteur parlait de Woo en général et non pas de M:I 2 en particulier...Mais ça j'en suis plus trop sûr)


Tu as raison de n'être plus sûr du tout (par ma part c'est juste deux films de tâcherons icon_mrgreen.gif)
Kaneeda
CITATION
je prends par exemple le Seigneur des Anneaux. Pour peu qu'on ait lu le livre on sait comment chaque grosse bataille va finir. Pourtant c'est fait de tel sorte que l'enjeu narratif soit enorme, pendant la vision du film on se dit ouah! comment ils vont faire! Dans 300 je n'ai trouvé aucun enjeu. Les 300 sont jamais dans la merde quoi, on se dit bon encore un combat vite torché où ils vont gagné.
J'avais lu le Seigneur des Anneaux avant de le voir, j'ai jamais lu 300 et je ne connaissais que très peu cette bataille. J'ai pourtant trouvé plus d'enjeu dans les batailles de LOTR que dans 300. Bizarre non?



C'est clair qu'il y a bien plus d'enjeu dans le seigneur des anneaux, mais je crois pas qu'il faille comparer sda et 300, c'est pas du tout la meme chose....perso 300 m'a beaucoup plus fait penser a Conan qu'a aut chose pour le coté film barbare avec des mecs, des vrais !! lol

Quand j'ai regardé 300, je me demandais pas comment ils vont s'en sortir mais plutot comment ils vont leur éclater la gueule et oui c'est basique mais ca fait du bien par là où ca passe
Et pis les 300 ne peuvent pas etre dans la merde, de leur point de vue je m'entends, déjà c'est des supers guerriers qui vivent que pour ca...donc s'ils étaient dans la merde, ils passeraient moins pour des supers guerriers.....et pis ils veulent mourir au combat donc ils peuvent pas vraiment etre dans la merde de leur point de vue...et le film est raconté de ce point de vue

Carlito Brigante
CITATION(Kaneeda @ 25 3 2007 - 13:35) *
Quand j'ai regardé 300, je me demandais pas comment ils vont s'en sortir mais plutot comment ils vont leur éclater la gueule et oui c'est basique mais ca fait du bien par là où ca passe
Et pis les 300 ne peuvent pas etre dans la merde, de leur point de vue je m'entends, déjà c'est des supers guerriers qui vivent que pour ca...donc s'ils étaient dans la merde, ils passeraient moins pour des supers guerriers.....


Justement c'est hyper maigre comme intéret... Moi quand j'ai que ça je m'ennuie ferme ! Ok, un zombie (un iranien !) ou deux de temps en temps c'est sympa mais bon... ça sauve rien.
Kaneeda
CITATION
Ok, un zombie (un iranien !) ou deux de temps en temps c'est sympa mais bon... ça sauve rien.


J'ai meme pas envie de me fatiguer a repondre au machin entre parentheses...
Carlito Brigante
CITATION(Kaneeda @ 25 3 2007 - 13:40) *
CITATION
Ok, un zombie (un iranien !) ou deux de temps en temps c'est sympa mais bon... ça sauve rien.


J'ai meme pas envie de me fatiguer a repondre au machin entre parentheses...


Oui le débat n'a aucun sens. On voit ce qu'on veut. N'empêche que c'est bien marrant...
Cfury
CITATION(Waco @ 25 3 2007 - 03:19) *
Bref, ce film qui va servir (...) marque d'un coup de tonnerre la véritable entrée du cinéma dans une nouvelle ère, celle de l'âge adulte. La Révolution est en marche. Acceptez-là ou crevez.


C'est aussi le constat que l'on pourrait faire à propos du cinéma d'horreur, en même temps.
Sinon vos avis me dégoutent, pourtant un certain DD m'a dit que j'allais sans doute kiffer... Je m'interroge : Y-va/Y-va pas?
Flying Totoro
CITATION(Clint @ 25 3 2007 - 12:12) *
Un autre gros problème dans 3, c'est le décalage histoire / technologie.
Je m'explique. Le sujet est très terre-à-terre, basique dans son propos, extrêmement rationnel et sans ambigüité, ce qui à la base, ne constitue pas un défaut. Pour convaincre, il faut absolument ancrer une telle oeuvre dans la réalité, aussi alternative soit-elle, capter l'essence du combat à la manière d'un Mel Gibson dans BRAVEHEART et la retranscrire sans fioritures, avec force et brutalité. Rien n'empêche les effets de style pour y parvenir mais attention aux excès tournant à la démo technique.
Et là, Snyder fout les pieds en plein dedans. Les décors numériques et les monstres, bien que totalement foirés à de très rares exceptions, passent encore, ils ne constituent pas le coeur du film. A contrario, les affrontements et la bravoure des spartes composent "l'âme" de 3. Pour illustrer la furie et le courage à l'écran, les techniques utilisées par ce bon Zack ne valent pas tripette. Elles puent la technologie à plein nez et annihilent tout le côté martial dont le film a terriblement besoin pour fonctionner. Un tel étalage de techniques de pointe peut marcher dans un MATRIX mais pas dans un film épique où tout doit sentir la sueur et le sang.
Je ne dis pas que ce mélange très indigeste pour moi ne sera pas un jour dompté par un génie de l'image mais je peux d'ores et déjà en rayer un de la liste.


Ben oui mais alors ça pour le coup ça me parait être le contresens le plus évident de 300 (et de Sin City avant lui). Le côté brutal et immédiat passe par une stylisation extrème dans le comics soit, mais le recopiage servil et idiot ça semble quand même violemment évident que c'est juste pas une option (avant même de parler de fond vert d'ailleurs : les mecs noirs qui saignent blanc dans le comics ça un impact saisissant, mais au cinéma ça devient des mecs mal éclairés qui saignent du Tipp-Ex !). Sky Captain sur le principe ça me gène pas ,que le mec joue la stylisation et les incrusts qui se voient pour faire pulp des années 40 (ce qui me gène c'est que la mise en scène soit aussi plate et le rythme aussi mou du cul) mais là y a comme un contresens à foutre 3 pelés avec des fausses barbes devant un fond vert, foutre des décors numériques autour, des giclées de sang en CGI, leur étalonner la face en sépia pour faire style et imaginer que tu vas avoir un film barbare qui prend aux tripes ! Je veux dire this is madness quoi ! (No this is CGI enhanced fake looking SPARTAAAAA !)

Mais peut être que nos chers cinéastes geeks sont de grosses feignasses, ils ont peut être pas envie eux même de transpirer leur race dans des décors naturels. Sans remonter à Sorcerer, récemment y a eu Apocalypto, qui pour le coup est viscéral et qui te rentre directement dans la face sans demander la permission. Je veux dire c'est tourné en numérique ok, y a quelques rajouts de décors en CGI ok, je me serais bien passé de quelques lances rajoutées en post production mais là pour le coup y a zéro décalage entre le partis pris initial et ce que raconte le film (et pourtant on peut pas dire pour autant que ce soit pas stylisé ou que ça soit filmé comme chez Papy).

Sinon pour le principe en lui m^me je pense que si même Cameron y arrive pas avec son prochain c'est que y a un gros souci (mais bon je pense qu'il se donne les moyens d'y arriver - en plus de pas avoir trop le choix vu ce qu'il se propose de représenter).

CITATION(Sanjuro @ 25 3 2007 - 13:22) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 25 3 2007 - 13:12) *
CITATION(Sanjuro @ 25 3 2007 - 12:47) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 25 3 2007 - 12:00) *
(faut pas déconner non plus il y a pas photo entre Predator et 300 pour prendre le deuxième film de chacun)


Bé wé mais, après avoir lu sur ce même forum que J.J Abrahams sur M:I 3 renvoyait John Woo à ses chères études, il ne faut plus s'étonner de rien.
(Même si ça fait mal au cul à chaque fois ^^)

Voila


Je n'ai pas encore vu M:I 3 (et ca risque d'être le cas pour longtemps) par contre j'ai en effet beaucoup de mal à croire qu'il soit plus mauvais que le 2. Et cela encore plus venant d'une personne comme Woo que je porte comme un des plus grands réalisateur vivant. La deuxième aventure de Tom pouce me fait un peu penser à un manuel style "John Woo pour les nuls" rassemblant tout les passages obligé de son cinéma sans vraiment de logique. Alors ca fait quelque jolie scène mais une bande démo ne fait pas un film.

Maintenant il est clair que Woo n'a aucune leçon à recevoir d'Abrams

Fin du HS bluesbro.gif


Suite du HS: icon_mrgreen.gif

Ah mais je suis d'accord avec toi, M:I 2 c'est vraiment pas gégé (perso j'aime bien, mais faut pas se voiler la face), mais question réalisation, comme tu le dis, il y'a quelques jolies scènes (la scène dans biocyte où Thandie Newton s'injecte le poison dans les veines) réalisés avec virtuosité (virtuosité qu'on ne retrouve jamais dans le film d'Abrahams).

(Puis sur le topic M:I 3, il me semble que le posteur parlait de Woo en général et non pas de M:I 2 en particulier...Mais ça j'en suis plus trop sûr)

FIN DU HS
(pour de bon^^)


non c'est pas fini^^

Je vais me faire un peu l'avocat du diable mais là pour le coup c'est un peu un cas d'école parce que ça dépend de ce que tu attends d'un film : le film de Woo comporte des moments de virtuosité et des scènes qui claque mais pris comme film qui raconte quelque chose dans son entier c'est un peu la déroute (moi j'en ai suffisament pour mon pognon même si c'est pas un bon film pour autant). MI3 c'est exactement l'inverse, c'est un script qui capte davantage l'attention (même si il est pas super abouti pour autant), qui te ménage quelques bons retournements de situation ou même de belles idées de scènes (genre la bombe dans la tête de la nana au début du film) mais vlà comment c'est filmé ! Donc effectivement si on peut faire abstraction de ça (et certains y arrivent très bien), je peux parfaitement comprendre qu'on préfère le 3 au 2. (je ne m'eternise pas sur le sujet vu que sur la première page du topic MI3 je developpe ce que je pense du 2 et du 3)
Waco
CITATION(contagion @ 25 3 2007 - 11:31) *
Intéressante ta nouvelle technique de critique Waco , mais en matière d'ironie subtile tu as encore du boulot.

Ceci dit pourquoi pas...

"Taxi 4 , fleuron du cinéma d'auteur...etc."

Ah oui t'as raison c'est vachement rigolo dis donc, en plus ça donne l'impression d'être super intelligent.

Par contre à l'avenir pense à enlever le bonhomme qui vomit, là on dirait que t'as peur qu'on te prenne au sérieux...L'ironiste doit savoir prendre des risques...

Je voulais pas faire mon malin moi sad.gif (juste me défouler un peu à 3h du mat' après avoir "subi" ce film quelques heures plus tôt dans la soirée, rien de plus). Par contre, je reconnais volontiers à mon intervention (qui est tout sauf une critique) son côté abusif (ironie oui, subtilité non !).

(ou alors tu m'en veux parce que j'ai chié sur Crank?)

LMD
Oh ca va contagion, nous on a rien dit sur les critiques qui parlent d'un "grand film", "épique", et pourtant en termes de subtilité dans l'ironie c'était pas beaucoup meilleur que le texte de Waco hein!

icon_mrgreen.gif
contagion
CITATION(LMD @ 25 3 2007 - 14:46) *
Oh ca va contagion, nous on a rien dit sur les critiques qui parlent d'un "grand film", "épique", et pourtant en termes de subtilité dans l'ironie c'était pas beaucoup meilleur que le texte de Waco hein!

icon_mrgreen.gif


wink.gif

J'ai quand même l'impression ,messieurs, qu'on chie sur des métrages qui à quinze ans nous auraient donné le goût du cinéma de genre et l'envie de lire des revues comme Mad...Comment recevrions-nous un film comme Conan ou Terminator aujourd'hui ? Ce qui m'embête c'est cette sacralisation des métrages des eighties, ceux de notre adolescence pour beaucoup ici, qui s'apparente pas mal à de la nostalgie. Merde en matière de contenu, sans parler des talents du réal, un Prédator pète pas beaucoup plus haut qu'un 300... Pourquoi ne peut-on plus goûter un film primaire, ludique et sans doute sincère...La tendance ces temps-ci , c'est de privilégier les films de genre "intelligents" ( Les Fils De l'Homme, Le Labyrinthe...) aux dépends de métrages plus bourrins et gratuits...Bref je comprends pas que sur le forum Mad la plupart d'entre vous ait une demie-molle devant 300...L' âge peut-être ? (pour Clint c'est évident:)).

Bref je m'interroge sincèrement et je suis peiné c'est tout sad.gif
kitano
mon dieu, contagion prépare ton bouclier tu risques de devoir poster à l'ombre.

OOOOuuuuuuuuuAAAAAAAhhhhhhh !
contagion
Ouais à l'ombre des jeunes filles en fleur ... J'en tremble déjà...
LMD
Bof c'est bien s'avancer que de dire que tel ou tel film nous aurait galvanisé à nos 15 ans, je crois. C'est vrai que le contexte dans lequel on reçoit les films est très différent selon son age, mais dans le cas de 300 on est dans une optique particuliére qui est ce nouveau cinoche fait tout en post-prod, ces adaptations littérale, dans une vague de "postmodernisme" (on m'a déjà dit que j'utilisais le mot à mauvais escient mais bref), de "méta-art" qui ne plait à tout le monde (et surtout aux vieux cons?), cela dit je me demande si ce n'est pas une optique partielle que tu as la, parce que parmi ceux qui chient sur "300" il y en a un paquet qui ont kiffé ou au moins reconnu des qualités à la trilogie LotR. C'est le fameux argument "on a perdu notre ame d'enfant" en fait. Moi j'ai l'impression que le film à eu autant de bons échos que de mauvais ici.
Cfury
CITATION(contagion @ 25 3 2007 - 15:09) *
(...)
Bref je comprends pas que sur le forum Mad la plupart d'entre vous ait une demie-molle devant 300...


C'est décidé : J'IRAI!
Waco
CITATION(contagion @ 25 3 2007 - 15:09) *
(...)L' âge peut-être ? (pour Clint c'est évident:)).

Mon compteur affiche 35 ans wink.gif

(t'es cerné par les vieux croulants contagion ! )

edit : t'as intérêt à ne pas en dire du bien Cfury !!
contagion
CITATION(LMD @ 25 3 2007 - 15:26) *
C'est le fameux argument "on a perdu notre ame d'enfant" en fait.


C'est surtout: "Où est passé notre mauvais goût d'ado " ?

Maintenant trop de bastons ou de fessiers charnus et on a droit aux arguments chocs "beaufitude" , "équipe de foot" et "prod besson"...

Le madnaute prépare sa reconversion chez Télérama...(Qui eux même tourneront bientôt ciné Mad...) Panta rei... ( oué une citation d'Héraclite en fin de post ça fait toujours classe...)
contagion
CITATION(Cfury @ 25 3 2007 - 15:26) *
CITATION(contagion @ 25 3 2007 - 15:09) *
(...)
Bref je comprends pas que sur le forum Mad la plupart d'entre vous ait une demie-molle devant 300...


C'est décidé : J'IRAI!


Furiette y'a d'autres moyens pour avoir des érections tu sais...Tout n'est pas encore perdu mon ami!
Sans Nom
Snyder a tznté une expérience visuelle, de mon point de vue, j'ai aimé.

Au moins il a essayé quelque chose, ça se respecte.
On a eu descombats violents, depuis Braveheart j'en avais pas vu (un peu dans SDA mais pas tant que ça au vue de la boucherie supposée)

Donc moi content.
Clint
CITATION(contagion @ 25 3 2007 - 15:09) *
J'ai quand même l'impression ,messieurs, qu'on chie sur des métrages qui à quinze ans nous auraient donné le goût du cinéma de genre et l'envie de lire des revues comme Mad...Comment recevrions-nous un film comme Conan ou Terminator aujourd'hui ? Ce qui m'embête c'est cette sacralisation des métrages des eighties, ceux de notre adolescence pour beaucoup ici, qui s'apparente pas mal à de la nostalgie. Merde en matière de contenu, sans parler des talents du réal, un Prédator pète pas beaucoup plus haut qu'un 300... Pourquoi ne peut-on plus goûter un film primaire, ludique et sans doute sincère...La tendance ces temps-ci , c'est de privilégier les films de genre "intelligents" ( Les Fils De l'Homme, Le Labyrinthe...) aux dépends de métrages plus bourrins et gratuits...Bref je comprends pas que sur le forum Mad la plupart d'entre vous ait une demie-molle devant 300...L' âge peut-être ? (pour Clint c'est évident:)).

Bref je m'interroge sincèrement et je suis peiné c'est tout sad.gif


Aucun problème pour goûter à des films ludiques, primaires ou même crétins mais il est un élément que tu occultes: la façon dont c'est fait. Si tu prends PREDATOR et son pitch "ticket de métro", tu dois bien avouer que l'énergie de sa mise en scène et les techniques CINEMATOGRAPHIQUES déployées pour galvaniser le spectateur sont de haute tenue. Idem pour CONAN ou TERMINATOR.
3, au-delà de ce qu'on pense du film, ce n'est pas du cinéma, c'est de l'informatique. Tout est fait en post-prod comme le souligne LMD. Alors que le contenu soit "faible" quand le contenant est flamboyant CINEMATOGRAPHIQUEMENT parlant, il n'y aucun souci. Quand les deux se rejoignent dans le néant ou exploitent des systèmes de mises en images n'ayant plus rien à voir avec le cinoche, là c'est la cata.
Je vous vois venir avec vos gros sabots: "Rétrograde ! Vieux con ! L'informatique dans le ciné c'est l'avenir !". Et bien non, pas pour moi. LES FILS DE L 'HOMME, pour reprendre un des tes exemples, est truffé jusqu'à la moëlle d'effets numériques et pourtant, j'estime que c'est un bon film. Pourquoi ? Parce que Cuaron FILME. Et aux chiottes l'intelligence ou la connerie du truc, je m'en tamponne. Si c'est profond c'est tant mieux mais pas indispensable.
Pour ce qui est de la réception des films suivant l'âge, elle varie bien entendu. On peut cependant se donner rendez-vous dans 20 ans pour voir si on parlera autant de 3 que de CONAN ou TERMINATOR. Je connais déjà la réponse.
Vos films genre 3, ce sont des trucs jetables, périmés dès leur sortie.
Flying Totoro
CITATION(contagion @ 25 3 2007 - 15:09) *
J'ai quand même l'impression ,messieurs, qu'on chie sur des métrages qui à quinze ans nous auraient donné le goût du cinéma de genre et l'envie de lire des revues comme Mad...Comment recevrions-nous un film comme Conan ou Terminator aujourd'hui ? Ce qui m'embête c'est cette sacralisation des métrages des eighties, ceux de notre adolescence pour beaucoup ici, qui s'apparente pas mal à de la nostalgie. Merde en matière de contenu, sans parler des talents du réal, un Prédator pète pas beaucoup plus haut qu'un 300... Pourquoi ne peut-on plus goûter un film primaire, ludique et sans doute sincère...La tendance ces temps-ci , c'est de privilégier les films de genre "intelligents" ( Les Fils De l'Homme, Le Labyrinthe...) aux dépends de métrages plus bourrins et gratuits...Bref je comprends pas que sur le forum Mad la plupart d'entre vous ait une demie-molle devant 300...L' âge peut-être ? (pour Clint c'est évident:)).

Bref je m'interroge sincèrement et je suis peiné c'est tout sad.gif


S'interroger sincèrement est une saine démarche mais es tu vraiment sûr de te poser les bonnes questions ?

Où est le rapport entre Terminator/Conan (des films qui ont pu vieilir si on veut certes mais dont j'ai du mal à imaginer qu'on puisse trouver un décalage entre ce qu'ils racontent et le partis pris de leurs realisateurs respectifs) ?
Est ce que parce quelqu'un regrettait la viscéralité d'un Predator tu peux en déduire que l'ensemble des mecs qui tapent sur le film ici sont nostalgiques des 80s ?
Pourquoi, mais alors pourquoi, poser comme base d'une question "sans parler des talents de reals" ? N'est ce pas un peu beaucoup restrictif ? Et est ce que si Snyder en avait on l'appellerait Kathryn Bigelow ?
Pourquoi mais alors là definitivement pourquoi accoler l'étiquette "intelligent" à des films comme Le labyrinthe de pan et surtout Children of Men qui me paraisent les plus beaux exemples de cinéma qui prend le spectateur au bide (si j'ai pris Apocalypto pour exemple c'est que ça me parait plus proche, toute proportion gardée, de 300 que Children of Men mais je pense que j'aurais du mal à trouver un film plus immersif et rentre dedans). En quoi leur richesse thématique pénalise-t-elle ces films sur le point de vue de l'impact emotionel (ayant pleuré 3 fois en matant Childre of Men je m'interroge à mon tour là)
Enfin est ce que la présence de 3 mecs avec des glaives dans un film suffit à te donner une belle erection ? Et quelle conséquence ça a sur ta vie sexuelle ?
Clint
CITATION(Flying Totoro @ 25 3 2007 - 15:57) *
Enfin est ce que la présence de 3 mecs avec des glaives dans un film suffit à te donner une belle erection ? Et quelle conséquence ça a sur ta vie sexuelle ?


Tu m'ouvres les yeux Fly. Ceux qui aiment 300... ils seraient pas un pédés ?
Cfury
CITATION(Flying Totoro @ 25 3 2007 - 15:57) *
Enfin est ce que la présence de 3 mecs avec des glaives dans un film suffit à te donner une belle erection ? Et quelle conséquence ça a sur ta vie sexuelle ?


En tout cas, j'espère en avoir une bonne!
Mais je crois que contagion a répondu à ta question via mon post
Flying Totoro
CITATION(Clint @ 25 3 2007 - 16:07) *
CITATION(Flying Totoro @ 25 3 2007 - 15:57) *
Enfin est ce que la présence de 3 mecs avec des glaives dans un film suffit à te donner une belle erection ? Et quelle conséquence ça a sur ta vie sexuelle ?


Tu m'ouvres les yeux Fly. Ceux qui aiment 300... ils seraient pas un pédés ?


Ou du moins excitables avec pas grand chose

(couvre tes arrières Clint, je suis sûr que tu kiffes Conan et son gros glaive en acier...)
Kaneeda
CITATION
Tu m'ouvres les yeux Fly. Ceux qui aiment 300... ils seraient pas un pédés ?


Ben nan, perso chu zoophile icon_mrgreen.gif

Z'en avez d'aut comme ca ??? icon_twisted.gif icon_mrgreen.gif
Sans Nom
Ben je serais moins catégorique Clint.

comme le dit Kanneda, le film s'artiocule sur les propos d'un spartiate survivant ce qui explique que la plus grande pârtie des plans filmés sur le terrain soient iconographiques, un résultat difficile à obtenir autrement. de plus ce manque de réalisme conforte l'idée de légende.

L'informatique avenir du cinéma ? Putain, j'en sais rien et ça m'étonnerait quand même. Cependant dans ce cas précvis, je considére que le CGI s'imposait. Donner des images limite rêvées, pas forcémment vraies mais magnifiées par l'imagination de celui qui raconte avec l'impact émtionnel que ces evenements dont il a été témoins ont eu sur lui.

Donc utiliser le CGI pour faire pas réaliste ben ouais, ça me va. D'autant que ce n'est pas pour cacher un fond vert et faire passer les décors pour des vraies mais pour alterer un environnement qui, filmé de façon réélle aurait été trop crédible.
simidor
CITATION(contagion @ 25 3 2007 - 15:09) *
CITATION(LMD @ 25 3 2007 - 14:46) *
Oh ca va contagion, nous on a rien dit sur les critiques qui parlent d'un "grand film", "épique", et pourtant en termes de subtilité dans l'ironie c'était pas beaucoup meilleur que le texte de Waco hein!

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wink.gif

J'ai quand même l'impression ,messieurs, qu'on chie sur des métrages qui à quinze ans nous auraient donné le goût du cinéma de genre et l'envie de lire des revues comme Mad...Comment recevrions-nous un film comme Conan ou Terminator aujourd'hui ? Ce qui m'embête c'est cette sacralisation des métrages des eighties, ceux de notre adolescence pour beaucoup ici, qui s'apparente pas mal à de la nostalgie. Merde en matière de contenu, sans parler des talents du réal, un Prédator pète pas beaucoup plus haut qu'un 300... Pourquoi ne peut-on plus goûter un film primaire, ludique et sans doute sincère...La tendance ces temps-ci , c'est de privilégier les films de genre "intelligents" ( Les Fils De l'Homme, Le Labyrinthe...) aux dépends de métrages plus bourrins et gratuits...Bref je comprends pas que sur le forum Mad la plupart d'entre vous ait une demie-molle devant 300...L' âge peut-être ? (pour Clint c'est évident:)).

Bref je m'interroge sincèrement et je suis peiné c'est tout sad.gif



Le problème c'est que Terminator, Conan ou les fils de l'homme m'ont pris aux tripes et que 300 m'a fait bailler. Ca va pas plus loin.
Zak
Sinon, on a droit de dire que Conan ça bande mou ? (pour rester dans le ton du topic)
horseloverfat
"Fasciste !"
Carlito Brigante
CITATION(Zak @ 25 3 2007 - 17:18) *
Sinon, on a droit de dire que Conan ça bande mou ? (pour rester dans le ton du topic)


Kalidor ça bande mou.

Conan ça bande juste bien, pas mou ni super dur.
Zak
Non Kalidor, c'est la castration.
(et 300 c'est Conan avec du viagra smile.gif)
Kaneeda
CITATION
Pour ce qui est de la réception des films suivant l'âge, elle varie bien entendu. On peut cependant se donner rendez-vous dans 20 ans pour voir si on parlera autant de 3 que de CONAN ou TERMINATOR. Je connais déjà la réponse.
Vos films genre 3, ce sont des trucs jetables, périmés dès leur sortie.


Tu vois dans l'avenir en plus ??? total respect !! icon_mrgreen.gif
Ah et euh c'est 300 hein..pas 3 !! icon_mrgreen.gif

Cependant chu daccord que 300 peut mal vieillir visuellement mais comme chu pa devin j'en sais rien...et je m'en fous, ce qui m'interesse c'est qu'il me fait tripper maintenant !!!
Par contre pas Capitaine Sky quoi !! c'est moche, c'est filmé avec les pieds...
Et s'il faut retenir que les films qui vieillissent pas...ca en fait pas des masses sur la totalité des films qui nous ont fait trippé...genre highlander
melvinpekatre
CITATION
300 invite à explorer le côté bourrin de la vie, et pareille proposition n'est pas rien, évidemment, une fois repéré ce qui dans le film de Zack Snyder (L'Armée des morts) fait parfum de scandale. Adapté du graphic novel de Frank Miller, 300 conte l'épopée d'autant de Spartiates entraînés par le roi Léonidas 1er dans une bataille suicidaire contre l'armée de l'envahisseur perse, conduite par son roi Xerxès. Le film illustre un épisode de la seconde guerre médique, la bataille des Thermopyles où il s'avère en effet qu'une poignée de soldats résista trois jours à l'armée ennemie. Le scandale qui parfume ce péplum est l'imagerie pour le moins mac-mahoniste qu'il déploie. Jugez plutôt : les guerriers spartiates, saisis de profils façon camées ou en contre-plongées riefenstahliennes, sont des bodybuilders huilés, à la fois Aryens grands crus, machos purs et icônes gay. Professant un fanatisme martial autant qu'un rigoureux eugénisme (on se débarrasse des bébés imparfaits à la naissance), ce sont les gentils, ils sont fiers, ils sont forts, ils meurent au champ d'honneur le glaive à la main, sur l'air de ¡ viva la muerte, viva !. Face à eux, l'armée décadente des Perses, conduite par un roi androgyne à la voix de stentor, est composée de faibles, de lâches et de Cinoques dégénérés, fruits d'une génétique dévoyée. Ce sont les méchants. Naturellement, un Spartiate mal foutu, sorte de Quasimodo gras ayant miraculeusement échappé à la sélection de la race, interdit de combat par son infirmité, finira par rejoindre les Perses et trahir les siens. A voir les Perses trucidés avec plaisir le temps que dure ce traité de charcuterie for men only, on finirait presque par comprendre Mahmoud Ahmadinejad, qui voit dans ce film une "machine de guerre psychologique contre les Iraniens". Bref, avec son ambiance Triomphe de la volonté très premier degré, très assumée, très malsaine, 300 ressemble à une sorte de Starship troopers dont on aurait ôté toute l'ironie et la subversion.

300 est un film gros bœuf, aux incroyables relents fachos, voilà qui est dit. Mais c'est trop énorme pour être pris au sérieux, et l'étiquetage nazillon est d'une telle évidence que l'on n'est pas plus avancé une fois cela précisé. Maintenant qu'est dissipé ce brouillard de forêt bavaroise, la voie est libre, entrons dans les thermopyles. Ce qui frappe surtout dans cette totale bourrinade des familles, c'est le brutal retour en arrière qu'elle propose. Les punchlines éructées en guise de dialogues (déjà cultes sur le Net), la glorification du corps dopé à la testostérone, la couche molletonnée épaisseur triple de la psychologie des warriors, le goût des affrontements entre übermenschen assoiffés de sang et foules anonymes de métèques : tout cela rappelle le coeur des années 80, vers lequel le cinéma contemporain ne cesse de se rediriger*. Le voisinage de 300, c'est moins Leni Riefenstahl que le poète John Milius, l'homme de Conan le barbare.

Sauf qu'ici tout se passe dans l'écrin soyeux et pixellisé du numérique. Le procédé utilisé par Zack Snyder est le même que celui de Sin city, autre adaptation de Frank Miller, pour un résultat certes moins mélancolique et moins tumultueux, car animé par d'autres sentiments que l'amour chien et la vengeance crue. Mais tout autant que lui attiré par ce qui arrive dans l'image, quand la crème du numérique caresse cette esthétique musculeuse. Ce qui arrive, ici, est un mariage de volupté et de pierres, d'étoffes sculptées dans les statues et de marbres remuées par des plis -de la même manière que lors des scènes d'action le ralenti s'incruste dans la vitesse, et inversement. Ondulation des vagues d'une mer déchaînée, des fouets gigantesques et des robes des filles, onctuosité des filles elles-mêmes quand elles se tortillent, velouté des capes des Spartiators, cambrure du million de flèches qui dessine une asymptote au-dessus du champ de bataille. Et puis à l'inverse, figement du sang en particules rouges pétrifiées, masse impénétrable des soldats en formation de combat, cadavres si rigides qu'on en fait des murs, peaux si dures que le projectile s'y fracasse, le bouclier comme arme suprême. Snyder creuse assez brillamment cette idée en pur esthète, et comme par ailleurs le découpage (qui suit scrupuleusement celui du dessin de Miller) prend le temps d'embrasser ce programme à la faveur de plans longs ciselés à l'extrême, il arrive que l'expérience 300, certes fatiguant souvent par son côté couillu archi-revendiqué, finit par stimuler au-delà de ce que son pseudo nietzschéisme pour les nuls pouvait laisser croire.

Jean-Philippe Tessé
melvinpekatre
CITATION
This is merdaaaaa !
Péplum bushiste belliqueux, «300» exalte un héroïsme puéril.
Par Alexis BERNIER, Bruno ICHER
http://www.liberation.fr/culture/cinema/242357.FR.php

Allons à l'essentiel : 300 est un atroce film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir. «This is Spartaaaaa !» hurle Léonidas dans la bande annonce. «This is merdaaaaa !» en fait. Adapté d'un «roman graphique» (pas une «BD», c'est vulgaire) d'une des stars du genre, Frank Miller (Sin City, Dark Knight Returns...), dont le dessin charbonneux masque admirablement le caractère violemment réactionnaire de ses scénarios, le film de Zack Snyder débarque pourtant sur les écrans français en terrain archiconquis. Depuis huit mois, une habile campagne de marketing virale a électrisé toute la nation geek. Fanas de BD, inconditionnels de jeux vidéo ou de cinéma de genres ne se sont pas fait prier pour faire tourner eux-mêmes en boucle sur le Net une efficace bande-annonce promettant une inoffensive et jubilatoire fresque épique. D'autant que le traitement des images de ce péplum digital (dans la lignée de Sin City de Robert Rodriguez ou de Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran) est encore suffisamment original pour aiguiser les appétits.

Justification. En réalité, sous couvert d'exotiques séances de bourre-pif antique qu'on s'apprêtait à savourer comme une divertissante partie de catch, 300 fait sans le moindre recul l'apologie d'une vision des plus puériles de l'héroïsme, de l'eugénisme et de la nécessaire brutalité militaire, le tout suintant le racisme primaire. Il faut vraiment le faire exprès pour ne pas voir ici une justification de la politique belliqueuse de l'administration Bush et de l'intervention en Irak ou de la future invasion de l'Iran.
L'histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l'esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l'occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux , les alliés ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche et les pacifistes, «ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons». Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C'est que, selon l'idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que «l'acte de naissance de la civilisation occidentale», des valeurs qu'il faut, aujourd'hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes.

On en sort d'autant plus agacé qu'on a le sentiment de s'être fait blouser. Comment une culture «pop» (comics, série B...) aussi intrinsèquement contestataire, traditionnellement de mauvais genre, a-t-elle pu être aussi facilement détournée. Avec, malheureusement, l'assentiment aveugle de ceux qui s'en réclament, refusant trop souvent (il n'y a qu'à lire les forums sur le Net) de voir à quelle chose nauséabonde ils ont affaire. Sorti le 9 mars aux Etats-Unis, 300 caracole bien entendu en tête du box-office.
Jeu lamentable. Heureusement, la médiocrité de la réalisation, l'indigence des dialogues, le ridicule des accessoires, le jeu lamentable des acteurs (la palme à Gerard Butler, qui surjoue comme aux plus belles heures du muet) et le sérieux professoral avec lequel Zack Snyder traite cette affaire, décrédibilise totalement la tentative de démonstration idéologique méprisable. Pour les spectateurs avertis qui se déplaceront en se bouchant le nez, 300 est aussi la meilleure comédie involontaire de ce premier trimestre. Le plus amusant étant sans doute le traitement outrageusement érotique de ces empoignades entre robustes gaillards en slip de cuir, adeptes de l'épilation intégrale et de l'abdo huilé. Si les Spartiates apparaissent comme des Chippendales de combat, leurs ennemis ont l'allure de drag-queens en folie. Le pompon pour Xerxès, chouchou évaporé, sanglé dans une quincaillerie dorée que même Mata Hari aurait trouvé trop voyante. Un look glam-SM qui atteint des sommets de grotesque quand il pique de grosses colères toutes rouges. Tout aussi rigolo, les innombrables visions panoramiques de champs de céréales Kellogg's, dorés par le soleil et ondulant au rythme de la douce brise spartiate, tandis qu'au loin la guerre gronde et que les femmes retiennent pudiquement leurs sanglots. Gratiné aussi, le Quasimodo de service, qui échappa à la rigoureuse sélection à laquelle tout enfant spartiate est soumis (s'il est mal foutu, on le jette) et ne trouve rien de mieux que de trahir ses compatriotes, qui l'avaient rejeté pour de bonnes raisons, la preuve.
Par ailleurs, aucune des prouesses visuelles promises n'est vraiment bluffante. Il faut, deux heures durant, se contenter d'abondantes éclaboussures de sang numérique sur l'écran et d'une utilisation irraisonnée du ralenti.
En tout état de cause, 300 vient sérieusement démentir la vision angélique d'un Hollywood majoritairement démocrate.
melvinpekatre
CITATION
300 : le néocon et la nouvelle Sparte

Les thermo-piles perses, ancêtres des réacteurs nucléaires iraniens? Le lecteur est prié de ne pas confondre la bataille des Thermopyles avec cet autre épisode de l'histoire de Sparte durant lequel, selon Pierre Desproges, le général Pinochus se fit révéler le théorème de Pythagore en filant des coups de pelle aux Ponèses.

Aujourd'hui, le Figaro nous instruit du scandale que 300, le film tiré de la bande dessinée de Frank Miller, provoque à Téhéran. La lecture du quotidien français laisse penser que, vraiment, les censeurs iraniens n'ont que cela à faire: dénoncer le grand Satan parce qu'il vient de traiter leurs ancêtres de ramassis de tapettes. L'homophobie serait ainsi à voir du côté des iraniens (classique invocation de l'homophobie moyen-orientale, les Occidentaux étant eux notoirement gay-friendly depuis qu'ils ont inventé la philosophie des Lumières). Pourtant, dans la critique que deux journalistes de Libération faisaient hier du film (This is merdaaaa!, Alexis Bernier et Bruno Icher), l'homophobie est clairement décrite comme intrinsèque au film américain:

Prétexte à exalter la bravoure, l'esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l'occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux ­ un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux, les alliés ­ ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche ­ et les pacifistes, «ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons». Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés.

L'article du Figaro évoque au détour d'une phrase l'affreuse censure iranienne:

Produit aux États-Unis et interdit d'écran en Iran - comme la plupart des films américains -, 300 aurait pu passer inaperçu dans la capitale iranienne.

Loin de moi l'idée de défendre la censure iranienne, mais si l'on va par là, il me semblerait légitime d'évoquer la censure inverse: combien de films iraniens sont vus aux États-Unis? Combien de films du Moyen-Orient sont montrés aux spectateurs américains? Même en France, à moins de fréquenter quelques petites salles du Quartier latin, qui peut voir un film iranien ou arabe (à part l'insignifiant Bosta)? Censure pour censure, mais la presse occidentale préfère le stéréotype facile.

Le Figaro laisse le lecteur croire que seul «Téhéran dénonce une “guerre psychologique” de l'Occident». Les journalistes de Libération, pourtant, ne dénoncent pas autre chose:

C'est que, selon l'idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que «l'acte de naissance de la civilisation occidentale», des valeurs qu'il faut, aujourd'hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes.

Le Figaro accompagne d'ailleurs la présentation du scandale irano-iranien d'une interview de Frank Miller particulièrement anodine, qui laisse à penser qu'il ne s'agit que de license artistique: «Frank Miller entre l'histoire et la mythologie». L'homme avoue qu'il a «essayé de revenir à la période bénie de [ses] 5 ans»; les Iraniens seraient donc scandalisés par ce qui n'est finalement que le fruit d'une âme d'enfant.

Pourtant, il existe une autre interview de Frank Miller, autrement plus édifiante, livrée le 9 mars dernier sur la radio indépendante américaine NPR (National Public Radio). On pourra l'écouter sur Little Green Footballs (site néo-con). On en trouvera la transcription sur de nombreux sites américains. Je vous en propose une traduction en français.

NPR : […] Frank, qu'en est-il de l'état de l'Union ?

Frank Miller: Bon, je ne suis pas tant en train de m'inquiéter de l'état de l'Union que de l'état du front intérieur. Il me semble évident que notre pays ainsi que le monde occidental tout entier sont actuellement confrontés à un ennemi existentiel qui, lui, sait exactement ce qu'il veut... Les grandes cultures ne sont pratiquement jamais conquises, elles s'effondrent de l'intérieur. Et, franchement, je pense que beaucoup d'Américains se comportent comme des gamins trop gâtés à cause de tout ce qui ne fonctionne pas parfaitement en permanence.

NPR: Hum, et quand vous dites que nous ne savons pas ce que voulons, quelle en est selon vous la raison?

FM: Bon, je pense qu'en partie c'est lié à la façon dont nous sommes instruits. On nous dit constamment que toutes les cultures sont égales, et que tout système de croyance est aussi valable qu'un autre. Et en général l'Amérique est connue pour ses défauts plutôt que pour ses qualités. Quand vous pensez à ce que les Américains ont accompli, en construisant ces villes incroyables, et à tout le bien qu'ils ont apporté au monde, c'est plutôt un crève-cœur de voir autant de haine contre l'Amérique, pas seulement à l'étranger, mais même chez nous.

NPR: Nombre de personnes vous diraient que c'est ce que l'Amérique a fait à l'étranger qui a provoqué ces doutes et même la haine de ses propres citoyens.

FM: Bien, OK, alors finalement parlons des ennemis. Pour une raison quelconque, personne ne semble parler de ce que nous combattons, ni de la barbarie du sixième siècle qu'ils représentent. Ces gens décapitent la tête des gens avec des scies. Ils asservissent les femmes, ils mutilent le sexe de leurs filles, ils ne se comportent selon aucune des normes culturelles auxquelles nous tenons. Je parle dans un micro qui n'aurait jamais pu être un produit de leur culture, et je vis dans une ville dont trois mille de mes voisins ont été tués par des voleurs d'avions qu'ils n'auraient jamais pu construire.

NPR: Quand vous regardez les gens autour de vous, cependant, pour quelle raison sont-ils si, comme vous le diriez, si égocentiques, si pleurnichards?

FM: Bon, je dirais que c'est de la même façon que se comportaient les Athéniens et les Romains. Nous tenons quelque chose d'un peu meilleur actuellement. Ce que je reprocherais le plus au président Bush, c'est qu'à la suite du 11 Septembre, il a motivé nos militaires, mais il n'a pas appelé la nation à se placer en état de guerre. Il n'a pas expliqué que cela demanderait un effort commun contre un ennemi commun. Ainsi nous avons en quelque sorte mené une guerre sur le côté, et nous sommes assis comme des Romains se plaignant à ce sujet. De plus, je pense que George Bush a un talent surnaturel pour être quelqu'un que les gens détestent. Je croyais que Clinton était le président le plus détesté que j'ai jamais vu, mais je n'ai jamais rien vu de tel que la haine contre Bush. C'est complètement fou.

NPR: Et quand vous parlez aux gens dans la rue, aux gens que vous rencontrez au travail, socialement, comment est-ce que vous leur expliquez cela?

FM: Essentiellement en termes historiques, surtout en expliquant que le pays qui a combattu à Okinawa et Iwo Jima verse aujourd'hui un sang précieux; mais si peu en comparaison, c'en est presque ridicule. Et les enjeux sont aussi élevés qu'ils l'étaient à l'époque. La plupart du temps j'entends les gens demander: «Pourquoi avons-nous attaqué l'Irak?», par exemple. Bien, nous prenons une idée. Personne ne demande pourquoi, après Pearl Harbor, nous avons attaqué l'Allemagne nazie. C'était parce que nous étions confrontés à une forme de fascisme global: nous faisons la même chose aujourd'hui.

NPR : Bon, ils nous avaient déclaré la guerre, mais…

FM : Bon, comme l'a fait l'Irak.

Oui, on dirait du Philippe Val sous amphétamines.

Un point que ni le Figaro ni la critique de Libération n'évoquent est pourtant important: au Moyen-Orient et en Iran, le film était suspect dès avant d'être vu, de part sa simple référence à Sparte. Il ne s'agit pas de quelconques Croisés qui dessoudent ici des infidèles, mais de Spartiates. Chose assez méconnue ici, mais largement diffusée là-bas, l'idéologie des néo-conservateurs est associée à l'admiration pour Sparte et au rejet des civilisations athéniennes et romaines. Toute une analyse repose sur la dénonciation de cette admiration néo-con pour Sparte, et la prétention à construire «une nouvelle Sparte». Ce qu'on retrouve, d'ailleurs, dans l'interview de Frank Miller. On pourra lire, exceptionnellement, une évocation de cette critique de la dérive néo-spartiate dans un article de Counterpunch, «The New Sparta».

Voir, de septembre 2004, «La menace», de Youssef Aschkar (ancien patron du PSNS libanais):

Les nouveaux totalitaires ne s’inspirent pas de Rome mais de Sparte. Le legs de celle-ci s’accorde avec leur vision et leurs plans, à tous les niveaux conceptuels, structurels et fonctionnels. Aristocratie ou élite conquérante transformée, par un esprit mytho-politique, en caste curieusement totalitaire. Contrôle et moulage des idées et des activités. Réduction dr leur pays en camp retranché, pour sa propre sécurité, et en rempart dr régimes oligarchiques et totalitaires, pour la domination du monde extérieur. Souci constant du danger de l’expansion démographique des «auxiliaires», conçus par cette caste comme ennemis naturels, et recours à tous les moyens meurtriers pour empêcher cette expansion

Autant de concordance qui rend Sparte le meilleur repère. Alors que l’impérialisme de Rome ne suffit pas à traduire les principes et les ambitions de l’idéologie des nouveaux Spartiates. Trop copié par les successeurs de Rome et banalisé à travers les siècles, notamment aux derniers temps coloniaux de l’Europe, le concept impérial romain semble, aux Néoconservateurs, manquer d’originalité, alors que leur nouveau projet mondial se veut unique. Jugés peu révolutionnaires et trop tendres dans la culture de la conquête et de l’occupation, insuffisamment démolisseurs et trop bâtisseurs, les Romains ne peuvent assez inspirer les nouveaux idéologues de la «destruction créatrice». Mais le tort impardonnable des maîtres de Rome est d’avoir été trop soucieux des intérêts « conventionnels » de leur pays, et ce aux dépens des exigences exceptionnelles de leur projet mondial. Alors qu’eux, les nouveaux modeleurs du monde, ne se sentent responsables qu’envers leur projet, pour lequel on ne peut trop sacrifier. Et les autorités des É.-U. d’agir moins en leur qualité d’autorité d’un pays, responsable envers son peuple, qu’en leur nouvelle qualité d’état major investi de la mission de remodeler le monde par une guerre ambulante et perpétuelle. Moins en tant qu’autorité légitime, ayant été élue par le peuple et étant investie d’un mandat bien défini et délimité par la constitution, qu’en tant qu’élite initiée dont la légitimité est acquise, au préalable, par sa seule volonté politique de mener son propre projet à son terme, et dont le mandat n’est tenu à se conformer à aucune obligation ni à obéir à aucune loi. Et cette double compétence transcendante (légitimité et mandat) de se confirmer par la victoire.

Une telle analyse, souvent sous des formes plus simples, est largement connue au Moyen-Orient. La perception de l'idéologie néo-conservatrice dans l'œuvre de Miller ne se résume donc pas, comme le laisse croire l'article du Figaro, à une simple histoire d'insulte homophobe que les censeurs iraniens instrumentalisent. Pour un occidental, l'interview de Frank Miller entraîne la même réaction que celle des chroniqueurs de Libération: on perçoit seulement la bêtise raciste et réactionnaire. Pour quelqu'un qui connait les analyses du discours néoconservateur sous l'angle de la référence à Sparte (c'est-à-dire à peu près tout le monde au Moyen-Orient et en Iran, en y adhèrant ou non), lire l'interview de Miller et la critique de Libé renvoit à quelque chose de bien plus alarmant et dangereux, car beaucoup plus cohérent.

Publié par Nidal le jeudi, mars 22, 2007
CITATION
horseloverfat
CITATION
En intro...

À l'évocation de son nom, on entend déjà les grillons. Cette recette est pratique et tout autant savoureuse (sinon plus !) en ce sens que, la cuisson se faisant en deux temps, il n'y a plus grand chose à faire quand les copains arrivent à la maison !

Toqu'au Marché

* 8 Tomates - Pelées, épépinées, coupées en huit.
* 1 Blanc de Poireau - Coupé en 4 dans la longueur puis en tronçons de 2 cm maxi.
* 2 Gros oignons - Pelés coupés en 2 et émincés.
* Bouquet Garni - dans une gaze.
* 1 Zeste d'Orange Séché - 2 cm sur 2cm à ajouter dans la même gaze.
* 3 Pommes de Terre moyennes - Epluchées, coupées en dés de 2cm X 2 cm.
* 50 g de Concentré de Tomate.
* 1 Cube de Court Bouillon de Poisson.
* 2 Doses de Safran.
* 3 Gousses d'ail - Pelées, écrasées avec l'à-plat d'un couteau.
* 10 "belles" Gousses d'ail - Entières non épluchées.
* 2 kg de Poissons étêtés parmi ceux-ci :
o Saint Pierre - Le poisson de luxe.
o Pajot.
o Dorade - Indispensable.
o Rascasse - Indispensable (lui conserver la tête).
o Queue de Lotte - Retirer sa première et seconde peau
o Lieu.
o Congre - Un morceau suffira.
o Vives - Dur à trouver. Il faut souvent les commander. Lire les recommandations à la fin de la recette.
* Grosses crevettes - 3 par personne environ c'est à titre indicatif.
* 2 Poignées de Moules de Bouchot - 3 par personne, c'est toujours à titre indicatif !
* 2 ou 3 Etrilles - éventuellement c'est encore une fois à titre indicatif !
* Paprika.
* Poivre.
* Sauce Rouille - ou alors faites la vous-même. Toqu'en Têtete vous propose une recette facile de Rouille.
* 2 ou 3 Baguettes rassises - les acheter à l'avance.
* Pastis - éventuellement.
* Gros Sel.
* Poivre.

Préparation du premier Bouillon

A faire le matin pour le soir (ou le soir pour le midi).

1. A feu doux dans une grande marmite, faire revenir? dans 20 cl huile d'olive, les tomates, oignons, 3 gousses d'ail pelées et écrasées et le poireau émincé.
2. Ajouter 2 litres d'eau, le bouquet garni, les dés de pommes de terre, les têtes de poissons, et 1 CCB de gros sel, du poivre et autant de paprika et le Cube de Court Bouillon de Poisson dans un verre d'eau bouillante (pas le Safran qui sera introduit presqu'au dernier moment).
3. Faire cuire à petits bouillons 30 mn.
4. Filtrer le bouillon en pressant bien tout les ingrédients dont les têtes de poissons. Ceci afin d'en extraire tous les sucs (donc le goût).
5. Conserver le bouillon, les pommes de terre, l'oignon, l'ail et le poireau. Jeter le reste (tête, bouquet garni etc.).
6. Mixer le bouillon grossièrement avec les produits récupérés précédemment.
7. Conserver le bouillon au réfrigérateur pour le soir.

Cuisson finale (Second bouillon)

Une heure et demie environ avant de passer à table ( c'est là où réside "mon" astuce. Le plus dur a été fait lors de la confection du premier bouillon qui s'est enrichi des arômes de la longue cuisson du premier bouillon ! Et c'est dans celui-ci qu'au dernier moment cuiront les poissons 15 mn tout au plus. Et sans trop de manipulation qui plus est !)

1.

Refaire bouillir le bouillon. Une fois chaud, rectifier en sel éventuellement.
2.

Incorporer les poissons (les plus robustes au fond) et les étrilles s'il y a.
3.

Faire cuire 15 mn pas plus à reprise de l'ébullition.
4.

5 mn avant la fin, introduire les crevettes éventuellement et les moules de bouchots nettoyées.
5.

Récupérer les poissons, étrilles, moules crevettes dans un plat préalablement ébouillanté (pour que les poissons restent bien chauds). Couvrir.
6.

Ajouter 1 CCB de rouille dans le bouillon et les deux doses de safran. Bien mélanger.
7.

Eventuellement ajouter ½ verre à liqueur de Pastis pour donner un goût anisé à peine perceptible dans le bouillon mais qui ajoute une note fraîche à ce plat « fort » en goût (personnellement je le conseille vivement).
8.

Napper les poissons d'un peu de bouillon.
9.

Présenter le restant du bouillon dans une soupière en ajoutant quelques moules avec leurs coquilles et crevettes et pourquoi pas les étrilles pour donner à votre bouillabaisse un aspect plus rustique encore.
10.

Présenter le pain rassis en rondelle passé préalablement sous le grill.
11.

Présenter Les gousses d'ail non épluchées mais coupées en deux en biseau pour que les convives puissent frotter le pain grillé d'ail.
12.

Présenter la ROUILLE en saucière. Celle-ci peut-être achetée toute faite, bien sûr. Mais elle peut-être facilement réalisée par vos soins. Toqu'en Têtete vous propose une recette facile de Rouille.

Pierre Martinet, les echos des Brifauds
grifter
CITATION(Evil Seb @ 25 3 2007 - 12:26) *
CITATION(Misterpursoup @ 25 3 2007 - 12:21) *
Ben les milliers de Perses qui chargent ,tu les vois.

Ben justement, a aucun moment on ne ressent le fait que les Perses sont 1000 fois plus nombreux que les Spartiates.


Au contraire, je trouve que Snyder expose qd meme bien la geographie des lieux, il l'etablit bien et rapidement avec qqes plans comme celui du point de vue de Ephialtes sur les hauteurs ou l'observation du camp persedonc on comprends bien que: plateau a flanc de falaise + defile rocheux = pas de place pour les perses pour un choc frontal en superiorite numerique.
francesco
@ melvinpekatre : tes posts sont intéressants, je savais pas que Miller se positionnait de manière aussi précise & aussi radicale en tant que néoconservateur (au sens nord américain du terme, mais en existent-ils d'autres ?) blink.gif

Etonnant...
mooms
CITATION(Clint @ 22 3 2007 - 23:06) *
Pas de surprise. 300 c'est naze. C'est naze mais y'a quelques passages rigolos.
Tout d'abord, la narration est très morcelée, sans enjeux dramatiques, aucune tension ne se dégage de la pseudo intrigue politique entre la reine et Théron (je vais avoir du mal pour les noms, je vous préviens) pas plus que sur le champ de bataille. Tout est très mal amené et donne l'impression d'avoir été monté à la serpe.
Les spartes sont cools ! Ils ont encore le cancer de la barbe mais Léonidas a de belles tablettes de chocolat. Son capitaine, le vieux Détritus, est le moins convaincant, il dégage peu de puissance, moins que son fils Tétanos par exemple. A ce titre, le fight en doublette avec Tétanos et Albinos, où ils trucident plein de vilains perses, est un des meilleurs passage de 250. La première viande est pas mal aussi, avec son scrolling horizontal, mais pas n'importe lequel ! Un scrolling horizontal avec rendu XBox 360 hein, pas de la vulgaire Mégadrive. Puis petit à petit, j'ai commencé à me faire vraiment chier. Les bastons deviennent répétitives, redondantes et tout ce que vous voulez d'autre. L'unité de lieu y est pour beaucoup et laisse un arrière-goût bizarre, un peu comme si ça se battait dans un placard.
Les méchants de 200 sont exotiques et ont Dhalsim pour chef. Ils sont trop exotiques d'ailleurs. C'est la foire aux breloques et aux tenues moisies exceptés les Immortels qui ont une bonne gueule. Ils possèdent un rhino pas féroce, des éléphants géants maladroits et ils lancent aussi des bombes en plastique. Ce sont un peu des pédés en vérité les méchants de 150. Ils ont pas tort les spartes.
Snyder par contre est un génie de la caméra, c'est facilment visible. Il filme la tapisserie comme personne et arrive à faire un film où il y a plus de plans au ralenti qu'à vitesse normale. Un vrai tour de con... euh de force pardon. Il est bien aidé dans sa tâche par une photo jaune et du grain un peu partout. A ce titre, son 100 est visuellement moche mais avec quelques fulgurances (les bateaux, certains décors en 2D...).
Alors voilà mon avis à chaud et en vrac. Un film de merde donc, avec des dialogues ineptes (j'avais oublié), pas d'enjeu, pas de teneur politique, rien. Aucun moyen de réfléchir et presque aucun de s'amuser dans 50. J'aurais dû m'en douter remarquez. Aller voir un film avec des trouffions kamikazes supporters du Sparta Prague et ayant "HOU !! HAAA !!!" (Cantona ?) comme cri de guerre, c'était un signal.

1/6



oh putain je me suis surpris a rire tout seul comme un con a la lecture de ta critique bravo pour cette tranche de rigolade!
bon je retourne à la lecture des posts j'ai encore 12 pages a me taper......
melvinpekatre
oui c'est très juste, il manque les subtils clins d'oeil à Carte Noire, formidable scène de l'oracle... J'ai été moins convaincu par la scène du conseil qui fait passer une reconstitution de C'est Pas Sorcier pour une superproduction ultrafriquée !
De la merde en barre... Mais j'ai bien rigolé ! Ca m'a rappelé Conan 2, Krull...
kitano
CITATION(francesco @ 25 3 2007 - 18:40) *
@ melvinpekatre : tes posts sont intéressants, je savais pas que Miller se positionnait de manière aussi précise & aussi radicale en tant que néoconservateur (au sens nord américain du terme, mais en existent-ils d'autres ?) blink.gif

Etonnant...


Ben l'interview de Miller qu'il a traduit a été déjà posté quelques pages avant.
En même temps même sans le savoir on s'en doute un peu en regardant le film. sweat.gif
francesco
CITATION(kitano @ 25 3 2007 - 18:58) *
Ben l'interview de Miller qu'il a traduit a été déjà posté quelques pages avant.
Ah oki sweat.gif

CITATION(kitano @ 25 3 2007 - 18:58) *
En même temps même sans le savoir on s'en doute un peu en regardant le film. sweat.gif
Ben disons que je ne savais pas que Miller explicitait ses opinions hors contexte (en dehors de ses oeuvres) comme ça. Et je pensais qu'il était un peu plus ambigu (subtil ?) quand même, du coup. Là, on peut carrément se dire qu'il faudrait lui présenter Dantec pour qu'ils fassent un club icon_mrgreen.gif

Pour ce qui est du background des gens derrière 300, mais le film maintenant, paraît-il que Snyder ne fait pas mystère non plus de ses convictions républicaines & qu'il se réclame de John Milius (rires). Sources internet (si c'est sur internet's, c'est que c'est vrai de toute facon).
Bel
Bon ça y'est c'est vu....
Personnellement, je le prends pour ce qu'il est : un bon divertissement.
Je n'essaie pas de recoller l'Histoire ( avec un grand H..) dessus ni de me tordre les boyaux de la tête avec des idées d'eugénisme et encore moins d'extrème droite (!!!), moi je n'y est vu qu'un divertissement et je pense avoir été bien servi.
Quand j'entends parler de manque de profondeur de champs, moi j'y vois un style graphique choisi servant d'intermédiaire entre le cinéma et la BD.
C'est s^r ce n'est pas exempt de défauts (certains personnages auraient pus être mieux développés, histoire de trahison limite....) mais ça ne m'a pas plus géné que ça.

5.5/6
THIS IS SPARTA ( AAAOUUU, AAAOUUU ) rolleyes.gif
CHARLTON HESTON
soit-dis en passant je m'etonne de la discretion professionnel de Milius,personne pour oser lui confier un film,meme un petit?
Cfury
CITATION(CHARLTON HESTON @ 25 3 2007 - 19:26) *
soit-dis en passant je m'etonne de la discretion professionnel de Milius,personne pour oser lui confier un film,meme un petit?

Tu veux que le forum parte en flammes ou quoi!? icon_mrgreen.gif
PHANTOM
J'ai trouvé ça très bon !
Visuellement, un régal. L'histoire est bien narrée, j'y suis rentré sans en sortir. C'est pas compliqué, mais c'est bien fait.
5/6

Une question par contre... biggrin.gif
Pour avoir tous d'aussi beaux torses, ils ont été retouchés par ordinateur ?
Waco
CITATION(melvinpekatre @ 25 3 2007 - 18:56) *
oui c'est très juste, il manque les subtils clins d'oeil à Carte Noire, formidable scène de l'oracle... J'ai été moins convaincu par la scène du conseil qui fait passer une reconstitution de C'est Pas Sorcier pour une superproduction ultrafriquée !
De la merde en barre... Mais j'ai bien rigolé ! Ca m'a rappelé Conan 2, Krull...

Pour ma part, la scène de l'oracle m'a fait penser à un clip de Mylène Farmer (j'avais déjà eu cette impression avec le trailer mais là, voir Mylène bouger au ralenti sur un grand écran pendant de longues secondes, ça provoque un sacré choc quand même...).

Sinon, Snyder, en fils spirituel de John Millius, au secours quoi.
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