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Version complète : Vinyan - Fabrice Du Welz
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Evil Seb
Vinyan signifie "Les âmes" en Thaï. C'est donc sous ce titre enigmatique que Fabrice Du Welz reviens aux affaires pour nous gratifier de son nouveau chef d'oeuvre apres l'incontournable Calvaire. La trame est on ne peut plus simple. Un couple reviens en Thailande sur les lieux du tsunami durant lequel leur enfant a disparu. Mais le corps n'a jamais été retrouvé. Du Welz defini son metrage comme un film indépendant très violent et particulièrement puissant".






Plus d'infos Ici.
Paul Kersey
ça, c'est la meilleure nouvelle du jour et une bonne occasion de revoir le merveilleux CALVAIRE
TRIOX
"Calvaire" était une tuerie, espérons que "Vinyan" saura être à la hauteur. J'ai vraiment hate de voir le résultat, surtout qu'une de mes proches amies vient d'avoir la confirmation qu'elle avait obtenu le 3 eme rôle face và Béart dans le film. Je ne dis pas son nom pour ne pas lui pôrter la poisse, mais si vous voulez savoir qui c'est allez voir ici. Maintenant il ne manque plus que le budget soit bouclé et le film se ournera en Thailand cet été !
COSMOCATS
Yes y'a pas à tortitiller du cul, le vinyan c'est du tout bon!!!
D'autant que dès les premières mots y'a un climax qui s'impose!

Respect à Fabrice et à Romain qui vont nous pondre deux puissants projets cette année, pour le second une série B ultra fun dont revait DavidEmge (le coté bonass powaaa) il y'a quelques temps..
King Kunu
J'ai de la peine avec resumé/sujet de l'histoire... cette idée de surfer sur ce ras-de-marée (même si c'est le 1er métrage ?)
J'attends d'en savoir plus. AMHA le seul gros intérêt de ce previews c'est Du Welz...
Evil Seb
CITATION(King Kunu @ 16 3 2007 - 07:50) *
J'ai de la peine avec resumé/sujet de l'histoire... cette idée de surfer sur ce ras-de-marée (même si c'est le 1er métrage ?)
J'attends d'en savoir plus. AMHA le seul gros intérêt de ce previews c'est Du Welz...


A mon avis c'est plus un pretexte pour situer l'histoire en thailande. Mais bon qui sait Du Welz pourrait jouer avec les légendes et le folklore thais.
TRIOX
Moi je ne vois pas où est le probleme, (on a le droit de parler de tout) tant que ce n'est pas à l'Américaine (comme des vautours). De plus ! non honnêtement au contraire, ils auraient décidé de tourner aux phillipines et de dire que c'est la Thailande, là ça aurait été monstrueux, mais cela va faire gagger de la thunes aux localitées (celles qui ne seront pas rançonnnées par les mafieux locaux) et il le casting est Thai à 96 %, donc ça va en faire du boulot.

Perso ce n'est pas profiter du malheur des autres que de parler de ça en film ou d'utiliser ce qui s'est passé pour la base de son histoire.

Ce n'est pas comme moi qui le lndemain du 11 septembre au canada, griffonnait sur un bout de papier (surtout dans ma tête) un synopsis opportuniste au posible intitulé "Ghosts of the World Trade" qui se passait dans les couloirs des nouvelles deux tours jumelles dans un proche futur.

Oui je sais j'ai honte icon_mrgreen.gif blush.gif
King Kunu
me suis mal exprimé. Je ne prétends pas qu'il ne faut pas faire de film sur ce sujet là. C'est l'association de l'éventuel histoire de fantôme intégré à cet événement naturel.

Mais je me répète, c'est ma 1ère impression basée sur ces quelques lignes de l'article... Il ne s'agit pas de mon avis définitif.
Jul
CITATION(Evil Seb @ 15 3 2007 - 12:58) *
Vinyan signifie "Les âmes" en Thaï. C'est donc sous ce titre enigmatique que Fabrice Du Welz reviens aux affaires pour nous gratifier de son nouveau chef d'oeuvre apres l'incontournable Calvaire.
en espérant que cette fois une connerie à la Saw ne lui vole pas la couv'...

J.
TRIOX
CITATION(King Kunu @ 16 3 2007 - 15:40) *
me suis mal exprimé. Je ne prétends pas qu'il ne faut pas faire de film sur ce sujet là. C'est l'association de l'éventuel histoire de fantôme intégré à cet événement naturel.

Mais je me répète, c'est ma 1ère impression basée sur ces quelques lignes de l'article... Il ne s'agit pas de mon avis définitif.



OK ! D'accord ! désolé je n'avais pas bien rolleyes.gif compris !
COSMOCATS
CITATION(Jul @ 16 3 2007 - 15:46) *
CITATION(Evil Seb @ 15 3 2007 - 12:58) *
Vinyan signifie "Les âmes" en Thaï. C'est donc sous ce titre enigmatique que Fabrice Du Welz reviens aux affaires pour nous gratifier de son nouveau chef d'oeuvre apres l'incontournable Calvaire.
en espérant que cette fois une connerie à la Saw ne lui vole pas la couv'...

J.



icon_mrgreen.gif
Il t'a marqué au fert rouge celui là de film!

Ca va le faire grav' en tout cas je vais le suivre de près ce tournage!
Jul
CITATION(COSMOCATS @ 16 3 2007 - 16:52) *
Il t'a marqué au fert rouge celui là de film!
plus que le film en lui-même, c'est l'aspect générationnel de la chose qui me troue l'c** !
j'ai l'impression que c'est représentatif de ce que risque de devenir le genre; tout du moins de ce que le public en attend, dudit genre...


J.
(pis quand même, c'est salement réalisé et tout pourri non ? mais j'ai déjà mis mon avis sur ce truc et son troisième opus dans les forums qui leur sont consacrés -in Cinéma fantastique) (fantastique en tant que genre, pas en terme qualitatif icon_mrgreen.gif )
TRIOX
Donc voila confirmation . Julie Dreyfus jouera bien dans "Vinjan". Tournage cet été, et ça risque fort d'être formidable et surtout bien chtarbé, elle sera accompagnée de Emmanuelle Béart et de Rufus Sewell.

yanndanh
CITATION(Trioxine245 @ 05 4 2007 - 20:35) *
Donc voila confirmation . Julie Dreyfus jouera bien dans "Vinjan". Tournage cet été, et ça risque fort d'être formidable et surtout bien chtarbé, elle sera accompagnée de Emmanuelle Béart et de Rufus Sewell.



Ah ba en voilààà une good news! Cest cool pour Julie Ca wink.gif
COSMOCATS
Le tournage a démarré hier.
Apparemment, l'équipe est séduit par le pays (thaillande), les premiers décors sont hallucinants.

Tournage long très long, le retour de Fabrice est prévu pour la mi-aout.

yanndanh
CITATION(COSMOCATS @ 12 5 2007 - 12:00) *
Le tournage a démarré hier.
Apparemment, l'équipe est séduit par le pays (thaillande), les premiers décors sont hallucinants.

Tournage long très long, le retour de Fabrice est prévu pour la mi-aout.


Bonne chance à lui et toute son équipe pour son nouvel OPUS smile.gif
TRIOX
J'ai parlé hier à Julie , elle revenait de Thailand où elle a bossé avec Fabrice sur son rôle et elle semblait impréssionnée, elle commence a tourner dans 3 semaines. J'espere que tout va bien se passer... En tout cas elle m'a dite que ça allait vraiment me plaire et que c'était bien barré. icon_mrgreen.gif
COSMOCATS
En exclu, la première photo de Vinyan



Le film est actuellement en montage, la sortie est prévue aux alentours de l'été 2008.
Bomaz
CITATION(COSMOCATS @ 23 9 2007 - 00:20) *
En exclu, la première photo de Vinyan



Le film est actuellement en montage, la sortie est prévue aux alentours de l'été 2008.


wow .... premiere photo tres forte ... ça me "rappelle" la presence onirique des enfants dans calvaire ... sauf que ce film risque d'être vraiment fantastique (quoique j'en sais rien en fait).
RogerMoore
Très impressionante cette photo, c'est vrai.
D'ailleurs, je dois dire que ce genre d'image me fait beaucoup plus envie que n'importe quel photo "exclusive" d'Iron Man ou d'Indiana Jones 4.
Il y a du cinéma dans cette image.
J'avais adoré Calvaire, et j'espère que je vais adoré celui-là.
Bonjour.




PS: Bomaz, ta signature elle est très bien, mais elle me fait un peu flipper ninja.gif
Captain Cavern
CITATION(RogerMoore @ 23 9 2007 - 14:12) *
Il y a du cinéma dans cette image.



Euh... T'entend quoi en disant ça ? ( question tout a fait sérieuse hein )
RogerMoore
Ben on sent une vision de cinéaste.
Il y a une atmosphère particulière qui se dégage de cette image je trouve, un truc particulier, un univers.
On s'imagine plein de choses, elle ouvre une porte qu'on avait pas prévu d'ouvrir.
Un peu comme dans l'image qui se trouve dans le signature de Bomaz (à droite hein)...
C'est ce que j'attend avant tout d'un cinéaste quoi.
Ensuite le film sera peut-être pas bien hein.
Mais je trouve ça plutôt prometteur.
Bonjour.
stéphaneétrange
Interview de Fabrice Du Welz sur Vinyan , ici : http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=469







( On assume pas toujours ce que l'on a pu faire, avant ... )
RogerMoore
CITATION(stéphaneétrange @ 24 9 2007 - 15:15) *
( On assume pas toujours ce que l'on a pu faire, avant ... )


J'ai pas l'impression qu'il renie son film pour autant.

CITATION
j'ai besoin de passer à autre chose maintenant


Par contre, il cite Soy Cuba comme reférence esthétique pour ce Vinyan, et ça c'est mortel.
Bonjour.
TRIOX
Tout ce que je sais c'est ce que Julie m'a raconté du tournage. Ce fût trés difficile pour l'équipe parfois, mais Du Weltz est génial. Et son film comportera des passagers vraiment glauques. En tout cas moi j'ai hate de voir ça ! bluesbro.gif
Le Toursiveu
Pour Zak :

J'ai pourtant bien utilisé le moteur de recherche et j'ai tapé "Vinyan". Réponse? Aucun résultat!


Pour les autres : le repost de cette interview de Fabrice Du Welz réalisée à la mi-septembre.

Quatre ans après la bombe filmique qu’était l’éprouvant Calvaire, une œuvre maîtrisée de bout en bout qui valut à ma mère cette réflexion captivante « encore un film de drogués ! », son réalisateur Fabrice du Welz, un passionné de vrai cinoche populaire comme on aimerait en rencontrer plus souvent, nous reviendra en février prochain avec une co-production franco-britannique intitulée Vinyan, mettant en vedette Emmanuelle Béart et le trop rare Rufus Sewell. À cette occasion, Cinergie a rencontré Fabrice en plein montage de ce film qui, une fois encore, risque bien de faire exploser les limites de la bienséance. En arrière-fond, des borborygmes sauvages s’échappent de la salle de montage, laissant augurer d'un film au moins aussi fou que le précédent. Sans langue de bois, et avec un débit de parole qui ferait passer Martin Scorsese pour Doc Gynéco, Fabrice a répondu à nos questions avec humour et générosité.

C : Dans quel genre s'inscrit ton nouveau film Vinyan ?

F. D. W. : Je ne le sais pas moi-même ! Ça a toujours été le problème, sur papier pour le vendre et même à la production. Est-ce un film de genre ? Un drame psychologique ? Un film de fantômes ? Moi, je le définirais plutôt comme un film de fantômes avec une nuance par rapport aux films de fantômes traditionnels du cinéma asiatique où, en général, ce sont les morts qui pénètrent le monde des vivants alors qu'ici ce sont les vivants qui pénètrent le monde des morts.

C : Peux-tu nous éclairer sur le titre ?

F. D. W. : « Vinyan » est un mot thaïlandais, qui signifie « fantôme » ou « âme errante ». Cette culture croit énormément aux esprits. À la suite du tsunami, beaucoup d'hommes et de femmes sont morts, aussi bien des Occidentaux que des Thaïlandais. Toutes ces âmes erraient dans les limbes et perturbaient la vie des vivants, il fallait donc leur montrer le chemin vers la paix, vers ce qu'on appelle le "paradis".

C : As-tu hésité à t'attaquer à un drame aussi récent que le tsunami au sein d'un film de genre ? Etait-ce une préoccupation ? Tu n’as pas peur qu’on te taxe d’opportunisme ?

F. D. W. : Je les entends déjà ! J'imagine qu'on va m'accuser d'un tas de choses ! Mais c'est pas grave ça ! Y’aura toujours des cons pour dire que je m'attaque au tsunami et que je devrais pas. Mais bon, en même temps, on va pas pleurer 100.000 ans ! Oui bien sûr, c'est triste, c'est grave, mais de toute façon ici le tsunami n'est qu'un point de départ. D’ailleurs, tout dans l'Histoire est sujet à un point de départ... Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s'attaquer au tsunami. Si on suit ce raisonnement, on ne peut plus s'attaquer à Auschwitz, à la deuxième Guerre Mondiale, à Waterloo... Le tsunami reste un fait dramatique marquant à partir duquel j'essaie de raconter l'histoire d'un couple occidental qui a perdu un enfant et voir comment il va se libérer de cette perte, ce deuil. Y'a aucune exploitation possible !

C : Comment ton choix s’est-il porté sur Emmanuelle Béart et Rufus Sewell ?

F. D. W. : Ce fut long et compliqué ! Au départ, aucun des deux n'était mon premier choix. Le processus du casting a été très long, surtout que je m'attaquais à un film en langue anglaise. J'avais en tête un idéal féminin très fort que je n'ai pas réussi à joindre ou à intéresser. Et, à un moment donné pour des raisons de production, nous devions démarrer et mon producteur m'a dit : « Voyons si on peut trouver quelqu’un en France. » C’est là qu’Emmanuelle Béart, qui avait vu Calvaire et dont l'agent avait lu le scénario, a sollicité une rencontre.

Nous nous sommes rencontrés, nous nous sommes beaucoup plus, et, pour moi, c'est devenu d’emblée une évidence. Et puis le nom d’Emmanuelle a permis de démarrer vraiment la production. Quant à Rufus, lui non plus n'était pas mon premier choix. Mais je ne le regrette pas une seule seconde ! Si c'était à refaire je referais exactement la même chose ! Ça peut paraître con à dire maintenant alors que le montage est en cours, mais ils se sont vraiment investis à fond. Nous avions des horaires très difficiles, parfois 16 ou 17 heures par jour parce qu'on avait très peu de temps. Ils ont été très loin, j'ai pu les traîner dans la boue. Emmanuelle était loin de chez Téchiné par exemple, elle a beaucoup donné ! Tous les deux ont été très généreux avec moi.

C : On sait que tu es un grand cinéphile. Dans Calvaire, tu rendais hommage au survival. Y a t'il ici un genre ou un film en particulier auquel tu souhaitais rendre hommage?

F. D. W. : Comme j'ingurgite beaucoup de films, il y a des choses qui ressortent de manière consciente ou totalement inconsciente. Ici, avec Vinyan, ça peut paraître à des années lumières du film de départ, mais j’avais très envie de réaliser un remake d'un film espagnol, Los Niños / Quién puede matar a un niño ? (Les Révoltés de l’An 2000), un petit film d’exploitation des années 70 de Narcisso Ibañez Serrador, un slasher très politiquement incorrect avec des enfants qui tuent des adultes. Je sais que Guillermo Del Toro et beaucoup d’autres, dont la firme espagnole Filmax ont essayé de choper les droits sans aucun succès. Le scénariste Juan José Plans et Serrador se sont disputés à la suite du succès faramineux du film et ne se sont plus jamais parlé. Il faut savoir qu’en Espagne et en Italie à l'époque, le film a rapporté plus d’argent que Les Dents de la mer, un succès énorme ! Donc, comme le scénariste Juan Plans avait les droits du bouquin et Serrador ceux du film, c'est devenu un véritable bordel juridique. Avec mon producteur français, nous n'y arrivions pas non plus. Mais ce qui m'intéressait avant tout, c'était l'idée des enfants tueurs, je trouvais ça formidable, surtout dans le contexte actuel où un enfant, c’est intouchable ! Donc ça m'excitait beaucoup, et j’ai gardé ce principe ! Après, il y a eu l'histoire du tsunami, le thème du deuil et les idées sont arrivés par couches. Aujourd'hui, je suis à des années lumières de ce que j'avais envie de faire, mais en tout cas, il y avait ce référent-là.

Ensuite, bien sûr, il y avait Don't look now, le film de Nicolas Roeg qui est pour moi un monument ! On peut même dire que Vinyan est une expérimentation autour de Don't look now. Je pourrais citer aussi Chromosome 3 (The Brood) de David Cronenberg, un autre film terriblement viscéral ! C'est comme ça que j'ai besoin de travailler, avec pour référents des films que je chéris profondément, de l'ordre physique même. J’ai ces références en tête, et j'essaie de voir comment je peux trouver mon chemin sans copier, sans reproduire ! Quoique de toute façon, quand on fait du cinéma, tout le monde pique à tout le monde ! Ceux qui disent le contraire sont de fieffés menteurs. Aujourd'hui, Vinyan ne ressemble je crois qu'à Vinyan, même si bien sûr on peut trouver des points de comparaison. En tout cas, j'espère que c'est un film qui est beaucoup plus émancipé que Calvaire qui était vraiment un film référentiel où j'essayais, à travers des modèles très forts, de trouver un chemin. Ici, j'ai des modèles bien sûr, mais j'essaie de les évacuer, d'être beaucoup plus libre. Le film n'est pas lisse, loin de là. Avec mon chef opérateur, nous avons vraiment essayé d'expérimenter beaucoup plus de choses, d'où le côté parfois plus expérimental, mais avec un point d'ancrage que j'espère plus grand public malgré l'étrangeté, la bizarrerie et le côté tordu. Car à un moment donné, il y a une réalité, c'est le fait qu'il faut se confronter au public. Un couple qui a perdu un enfant dans le tsunami est susceptible de fédérer plus qu'un pauvre chanteur qui se perd dans la cambrousse ! En tout cas, je l'espère !

C : As-tu rencontré des difficultés particulières sur les lieux de tournage ?

F. D. W. : Beaucoup ! On a tourné principalement dans le Sud et à Bangkok, dans les quartiers chauds, dans les bordels avec la mafia qui gère tout, et il fallait arroser les filles et les mafieux pour pouvoir tourner. Nous avons tourné un long plan-séquence dans une rue à bordels avec 200 figurants, c'était délirant ! Mais je voulais vivre mon aventure à la Herzog. Voilà d’ailleurs encore un réalisateur que j'admire beaucoup. J’espère ne pas devenir aussi fou que lui, mais il m’obsède complètement dans sa démarche et son jusqu'au-boutisme. Alors bien sûr la Thaïlande n'est pas l'Amazonie d'il y a 30 ans, c’est plus balisé. Nous tournions dans des endroits difficiles, en pleine saison des pluies, nous avons eu des problèmes de marée. Et puis, tourner sur un bateau c'est infernal, nous avons eu des problèmes de fumée ! Donc les problèmes, oui, nous les avons accumulés, on a cru devenir vraiment dingues mais on y est arrivé !
C'était vraiment un fantasme de petit garçon d'être là-bas perdu dans la jungle, avec des serpents, tout l'attirail ! C'était dur sur le moment, mais j'en garderai un souvenir ému, comme toute l'équipe.

C : Peux-tu nous parler de ta collaboration avec ton chef opérateur Benoît Debie ? Quel sera le look du film ?

F. D. W. : Ma collaboration avec Benoît date de la télévision, de Kulturo, à l'époque où je faisais mes petits trucs à Canal + Belgique avec Pingouin... Je voulais faire un court métrage coûte que coûte. Benoît est donc parti dans l'aventure, et c'est à la suite de ce court, Quand on est amoureux c’est merveilleux, qu'il a été repéré par Gaspar Noé et a fait Irréversible. Benoît fait aujourd’hui une carrière internationale, il est demandé partout et par tout le monde. Benoît, c'est certainement un des plus grands chefs op' en activité parce qu'il a un sens de la lumière qui est absolument gigantesque. Et puis tous les deux nous avons la même passion du noir, on essaie de pousser nos expérimentations toujours un peu plus loin. Il a une approche des noirs qui est incroyable, sa lumière est très réaliste et contrastée, un peu à la manière de Bruno Nuytten, le réalisateur de Camille Claudel, qui est un peu son père spirituel. C’est difficile de résumer son travail, ce serait plutôt à lui d’en parler, même si je pense que Benoît n’est pas toujours conscient de ce qu’il fait, il y a chez lui une grande part de trouvailles et une approche esthétique qui n’est jamais esthétisante. Il a l’art de mettre en relief l’âpreté, le glauque, le sordide ou parfois même le laid. Pour ça, aujourd’hui, Benoît est vraiment le meilleur. Il est différent de Matthew Libatique qui travaille plus dans les bleus ou de Darius Khondji qui a tendance à « faire de la lumière ». Il y a plein de chefs op’ qui, aujourd’hui, travaillent de manières différentes, et je trouve que Benoît est le plus proche par exemple de Vilmos Zsigmond avec cette lumière qui ne vieillit pas, ou de Bruce Surtees, l’ancien chef op’ de Clint Eastwood dont la lumière est très brute et sans artifices. Benoît lui, soustrait plutôt qu’il additionne. Par exemple, sur un film comme Irréversible, on a l’impression qu’il n’y a pas de lumière, alors qu’il y en a ! Et c’est là tout le talent de Benoît. C’est une collaboration passionnante ! On se pousse l’un l’autre. On n’est jamais aussi forts que quand on travaille ensemble, parce que nous sommes en demande tout le temps.

Là, prochainement, Benoît va partir au Japon faire le nouveau film de Gaspar Noé avant de collaborer à Phantasmagoria, le film de Marilyn Manson sur Lewis Carroll qui a été retardé plusieurs fois.

C : Qu’en est-il de ta collaboration avec ton producteur Michael Gentile ?

F. D. W. : Michael Gentile est un producteur français qui, à l’époque de Calvaire, m’a sorti du ravin. Avec Vincent Tavier et La Partie nous n’arrivions pas à terminer le financement. Après quelques tentatives avortées en France, Michael a repris le dossier et m’a sorti de l’ornière. Il a vraiment permis que la France investisse de l’argent. Il a des envies de cinéma et d’aventures comparables aux miennes. Avec Vinyan, qui semblait impossible sur papier, nous avons tenu bon, et même si ça a été très difficile, il est en train de se monter. Nous avons d’autres projets ensemble, et c’est une vraie chance, parce que je vois souvent des réalisateurs qui sont tristes de leurs relations avec leurs producteurs... Avec Michael, rien n’est impossible !

C : Tu as en projet une nouvelle adaptation de L’île aux 30 cercueils, le roman de Maurice Leblanc...

F. D. W. : Si tout se passe bien, ce sera mon prochain film ! Le scénario est pratiquement écrit, Anne-Louise et Pierre Trividic sont en train de le peaufiner, ils ont beaucoup bossé dessus quand je tournais Vinyan. Le seul problème du film, c’est que c’est un peu cher, parce que c’est un film d’époque ! Donc, je crois que ça va dépendre de la réception de Vinyan. Sur cette base-là nous verrons si nous pouvons le faire comme nous en avons envie ou s'il faudra revoir nos ambitions à la baisse. L’île aux 30 cercueils quand on le relit aujourd’hui, c’est une madeleine, un bon souvenir d’enfance, mais c’est vraiment crétin ! Il a fallu étoffer les personnages parce que dans le roman ils sont vraiment cucul-la-praline, c’est de la propagande anti-Boches quoi ! Il a fallu l’adapter. J’avais ce désir gothique d’en faire un film un peu lovecraftien. En Bretagne, évidemment, ça fait pas vraiment rêver, alors nous avons un peu déplacé l’histoire : en France, en Ecosse et puis dans le Grand Nord. Nous avons délocalisé l’île aux 30 Cercueils qui se situera dans les îles Féroé... Ça risque d’être à nouveau une belle aventure visuelle, même si, en fait, c’est un roman qui est con comme la mort ! Même la série télé qui nous a traumatisée quand on était ados, tu la revois aujourd’hui, tu tombes tellement c’est con ! Ils roulent tous les « r », ils font de grands yeux, les pires débiles quoi ! Revois-la avec un gamin de 10 ans et tu vas voir sa gueule !

C : As-tu le sentiment de faire partie de cette génération de nouveaux réalisateurs de films de genre comme Alexandre Aja, Eli Roth, Greg MacLean ou Neil Marshall ?

F. D. W. : Non. Je ne me suis jamais posé la question de savoir si je faisais partie du « Splat-Pack » par exemple. Le cinéma que je veux faire n’est pas un cinéma qui s’inscrit forcément dans la tradition du slasher; et puis, honnêtement, les films d'Eli Roth comme Hostel 2, ça me fait bien marrer le samedi soir avec des copains mais c’est tout. Aujourd’hui, je trouve qu’il y a parfois une récupération un peu puérile du cinéma de genre. Alors bien sûr j’aime beaucoup le remake de La Colline a des yeux d’Alexandre Aja. J’aime moins Haute Tension, même si je lui reconnais énormément de qualités et une brutalité vraiment novatrice à l’époque, ce qui en fait aussi son succès même si le scénario était complètement crétin. En tout cas, ce sont des gens qui ont beaucoup de talent. Regarde The Descent de Neil Marshall, voilà un extraordinaire film de frousse ! Mais pour revenir à ta question, je pense que je suis plus expérimental et malheureusement, moins commercial. Aujourd’hui, pour faire du « film de genre », il faut vraiment passer par les grands studios, les majors. Je ne crois pas que je pourrais m’intégrer dans ce cadre-là. On m’avait proposé de réaliser le remake de The Fog et j’ai bien fait de pas le faire parce que le scénario était d’une débilité épouvantable ! Là, maintenant, quand n’importe quel con de français fait un petit film d’horreur on lui propose un gros machin à Hollywood. Moi, ce qui m’intéresse, ce n’est pas de faire des coups, c’est d’être fier de ce que je peux faire. Avoir cinq exécutifs sur le dos, y’en a qui s’en accommodent mais ils n’ont pas tous la chance d’Aja qui a été pris en main par Wes Craven même si ça a été très dur. Par exemple, je sais qu’Eric Valette, qui vient de faire One missed call aux Etats-Unis, a été malheureux comme un chien. J’ai pas forcément envie de rester catalogué à ce cinéma de genre un peu puéril d’aujourd’hui. J’ai l’impression parfois qu’on tourne en boucle. Et puis, beaucoup de ces films d’horreur aujourd’hui se cassent la gueule au box-office, la vague est en train de retomber. Je préfère creuser, expérimenter... Comme Lars Von Trier par exemple, qui est totalement expérimental et dont le parcours m’obsède. Alors, évidemment, loin de moi l’idée de me comparer à Lars Von Trier, mais sa manière de travailler, son artisanat m’intéressent. Bien sûr, le cinéma d’horreur est mon genre de prédilection, c’est vraiment un cinéma que j’aime par-dessus tout, mais je veux pouvoir faire bouger les choses, expérimenter et bousculer tout ça...

C : Si les américains t'appellent pour faire un remake de Délivrance ou de Sans Retour, tu refuses d’office ?

F. D. W. : Non, tout dépend des conditions ! Ça dépend comment tu t'organises face aux ricains. Si tu rentres dans le truc et que tu deviens un pantin qui travaille pour eux, c'est difficile ! Mais si tu t'organises, si tu crées une structure en Angleterre ou ailleurs qui fera office d’interface et que tu peux avoir un moyen de contrôle, très bien ! Je ne suis par contre. Je ne suis contre rien, j’ai pas de religion. Tout dépend de la liberté. Mais c’est un business très difficile aujourd’hui pour les gens libres, ils font peu de films !

C : Selon toi, quelle est ta place au sein du cinéma belge ? On pourrait dire que dans la grande famille du cinéma belge tu es le petit cousin malpoli qui pète à table !

F. D. W. : Honnêtement, je ne sais pas ce que c’est que le cinéma belge. Y’a plein de cinéastes qui font plein de choses, y’a des gens qui m’intéressent moyennement, y’en a peut-être un ou deux qui m’intéressent. Mais voilà, ce qui me plaît, encore une fois, ce sont les gens qui cherchent, et je trouve que dans le cinéma belge actuel y’a peu de gens qui cherchent. C’est souvent très plan-plan ! Dès qu’on leur parle de cinéma asiatique ou de Johnny To, ils te répondent « Johnny qui ?... » Alors c’est pas de l’arrogance de ma part mais voilà, parfois on est à table et on n’a rien à se dire. C’est certain qu’au sein du cinéma belge y’a beaucoup de gens avec qui je partage pas grand-chose, même au niveau des thématiques. Formellement, je ne partage rien ! Et puis franchement, faut aérer un peu les gars, faut ouvrir les fenêtres ! Le monde est grand ! Je ne porte pas de drapeau, je m’en fous. Mais à côté de ça, je remercie la Communauté de soutenir ce que je fais, parce que sans eux, j’aurais eu beaucoup plus de mal, ils m’aident pratiquement à chaque fois. Et puis franchement s'ils m’aident moi, il me semble que ça doit être possible pour tout le monde ! J’ai quand même fait un film où on encule des cochons !

C : Peux-tu nous parler de ton rôle de Maurice dans l’épisode « Le Bouc Emissaire » de la série « L'Instit »?

F. D. W. : Non, je ne peux pas parler de ça, c'était pas moi. C'était mon frère...

Propos recueillis et mis en forme par Grégory Cavinato
Zak
CITATION(Le Toursiveu @ 15 10 2007 - 20:02) *
Pour Zak :
J'ai pourtant bien utilisé le moteur de recherche et j'ai tapé "Vinyan". Réponse? Aucun résultat!

Pourtant si. icon_mrgreen.gif
Le Toursiveu
Peut-être ai-je tapé "VYNIAN" et pas "VINYAN"?

On ne le saura jamais. Mais on va pas s'engueuler pour si peu, non?
Evil Seb
Ce qui est sur c'est que ca va tuer. Calvaire reste pour moi le meilleur premier film que j'ai vu depuis bien longtemps (et ya pas de chauvinisme la dedans...) et Du Weltz un cinéaste hyper interessant.
contagion
En tout cas l'entretien est vraiment interessant et Du Welz a quelques références bien Mad dans la tête... Son remake lovecraftien de l'île aux 30 cercueils me botte pas mal en tout cas.
Bruttenholm
CITATION(contagion @ 16 10 2007 - 07:14) *
Son remake lovecraftien de l'île aux 30 cercueils me botte pas mal en tout cas.

Surtout sur scénar de Pierre Trividic, auteur avec Patrick Mario-Bernard (les deux étant aussi réalisateurs de fictions à la lisière du fantastique -enfin carrément dans le fantastique mais légèrement- par ailleurs très très intéressantes) du documentaire très remarqué "le cas howard phillips lovecraft", qui arrivait à mêler biographie et ambiance lovecraftienne avec une économie de moyen extraordinaire... maintenant je ne peux m'empêcher de me demander si la référence au roman de Leblanc ne pourrait pas être éliminée du projet si elle sert juste de point de départ...
Bruttenholm
Y a quelques photos inédites du film (commentées par Du Welz, qui ressort un peu ce qu'il a dit dans les interviews en lien sur ce topic) dans le N°2 de "Brazil2" qui vient de sortir (en même temps je sais pas s'il existe quelqu'un qui achète une revue juste pour des photos)
RogerMoore
CITATION(Bruttenholm @ 22 11 2007 - 15:53) *
(en même temps je sais pas s'il existe quelqu'un qui achète une revue juste pour des photos)


Tu devrais aller jeter un coup d'œil sur le topic "Rambo"...
Le geek est très groupie dans le fond icon_mrgreen.gif
Bonjour.
Syd
D'autres photos sur allocine : http://www.allocine.fr/film/galerievignett...ilm=126619.html
Bomaz
CITATION(Syd @ 24 11 2007 - 22:50) *

ça va faire pompeux, mais je trouve qu'il y a déjà une atmosphère qui se dégage de ces photos (et puis je kiffe rufus sewell) ... j'ai totale confiance en cette chose ! blush.gif
Syd
Oui, excellent acteur... Trop peu à l'écran selon moi.
Je m'enthousiasme moins pour Emmanuelle Béart. Du Welz laisse entendre dans l'interview qu'il avait une idée bien précise pour ce rôle : "J'avais en tête un idéal féminin très fort que je n'ai pas réussi à joindre ou à intéresser". Et finalement Béart a été préférée, probablement pour des raisons de production. Toutefois, j'ose imaginer que Fab Du Welz a su en tirer le meilleur de son potentiel.
Bruttenholm
CITATION(Syd @ 24 11 2007 - 22:50) *

Ouais, c'est les photos qu'on retrouve dans Brazil2 (en même temps que 3 ou 4 autres inédites).
Evil Seb
Comme disais Roger: "Ya du cinéma le dedans..."

Et ça, ca fait plaisir!!
EricNS
Plus de photos sur Twitchfilm : http://twitchfilm.net/site/entry-images/category/C66/

Emmanuelle Béart, ça va être difficile pour moi unsure.gif

RogerMoore
Après avoir vu les photos et lu les quelques mots de Du Welz, je confirme, c'est bien le film que j'attends le plus pour 2008.

(et il y a aussi Philippe Grandrieux qui prépare un film là, et ça aussi, ça m'intéresse grave).


Bonjour.
Syd
Et y aura un article dans le Mad de janvier !
Youhou bluesbro.gif
conservallstar
Arf en même temps si c'est Du Weltz on peut espérer qu'il filmera pas Beart comme un Fabien Onteniente
darkcowboy
Y'a aussi un gros article dans le dernier PREMIERE... (Ok, je ferais mieux d'attendre le MAD, n'empèche, pour le coups, rien que pour ça, j'ai acheté PREMIERE, alors que moi, PREMIERE...)

Et c'est rigolo, moi j'avais pris la reflexion de EricNS pour un "c'est une actrice pour laquelle j'ai de l'affection, ça va être atroce pour moi de la voir subir un pareil calvaire" plutôt que l'inverse...
Shub Lasouris
Les photos donnent de plus en plus envie, et vu le précédent film du monsieur on peut s'attendre à un truc bien hardcore et super bien mis en scène. Mais en dehors de ça, je place enormement d'espoir dans ce film car il pourrait peut-être déclancher quelque chose en 2008 pour le cinoche de genre en France. Il va arriver après A l'interieur et Eden Log et c'est pas de petites percées comme ça qu'on peut arriver à quelque chose. Et donc le choix de Béart est finalement une bonne idée car ça peut rameuter des gens dans les salles. Un joli cheval de Troie.
Dirty Flichty
Tout plein de news sur le blog du film :

CITATION
C’est Jeudi. Ô les beaux jours.

La semaine a été particulièrement pénible. N’en doutez pas. Même si certains évoquent un éventuel repêchage du film en séance de minuit, j’ai fait mon deuil de Cannes. « Vinyan » ne fait pas l’unanimité chez les sélectionneurs, surtout à la Quinzaine des réalisateurs qui semble vomir le film. P.e un bon signe ? Bah, vous verrez par vous-mêmes.

Mercredi, j’ai déjeuné avec Jaume Balaguero, Paco Plaza, Xavier Gens et l’équipe WildSide à l’occasion de la sortie française de « REC ». Nokia et Wildside organisaient un jeu-concours. Parmi plusieurs scénarios, nous devions en choisir 5. Les scénarios retenus seront réalisés et apparaîtront dans les bonus du DVD de « REC ». Le déjeuner était agréable et plutôt joyeux puisque « REC » a bien démarré et il est probable que le film soit un vrai succès en salles. Tant mieux. J’aime beaucoup le cinéma de Jaume Balaguero. « La Secte sans nom » bien sûr. Mais plus particulièrement « Darkness » et ses 20 dernières minutes. Un grand moment de cinéma. Une puissante plongée dans un lieu clos qui nous fait vivre une expérience effrayante dans un noir profond et compact.

Bien sûr « REC » propose une approche plus « mainstream » et très loin de la sophistication de « Fragile », son dernier film. C’est un film malin, simple et efficace. Une attraction de foire. Spectaculaire et jouissif.

Le travail sur l’affiche se boucle et je commence à être content du résultat. La semaine dernière, nous avons organisé une séance de photo avec Emmanuelle. Je voulais avoir le visage de son personnage en très gros plan et qui regarde fixement l’objectif. Marcel Hartmann a pris les photos. Forcément très belles, comme Emmanuelle. Elle a eu un peu de mal à remettre sa robe de tournage. Moi aussi, ça m’a fait drôle.

Le travail sur la bande-annonce se termine aussi. Efficace, un poil putassier semble-t-il mais efficace. En ce qui concerne le plan problématique, une solution a été trouvée : le raccourcir de quelques secondes. Le plan serait plus court, moins démonstratif et nous éviterait (semble-t-il) une interdiction -16. C’est con, crétin, couillon, mais assez simple comme équation, si j’ai une interdiction -16, « Vinyan » risque de sortir sur 30 copies et les multiplexes n’en voudront pas. Ce qui réduit considérablement nos chances de faire quelques entrées…C’est pas top comme solution, j’en conviens, mais je ne retrouve devant un sacré dilemme, la peste où le choléra comme dirait Michaël…

source : http://blogs.premiere.fr/vinyanleblog/
Evil Seb
CITATION(Dirty Flichty @ 25 4 2008 - 16:05) *
Le travail sur la bande-annonce se termine aussi. Efficace, un poil putassier semble-t-il mais efficace. En ce qui concerne le plan problématique, une solution a été trouvée : le raccourcir de quelques secondes. Le plan serait plus court, moins démonstratif et nous éviterait (semble-t-il) une interdiction -16. C’est con, crétin, couillon, mais assez simple comme équation, si j’ai une interdiction -16, « Vinyan » risque de sortir sur 30 copies et les multiplexes n’en voudront pas. Ce qui réduit considérablement nos chances de faire quelques entrées…C’est pas top comme solution, j’en conviens, mais je ne retrouve devant un sacré dilemme, la peste où le choléra comme dirait Michaël…

source : http://blogs.premiere.fr/vinyanleblog/

Arf... mad.gif
Bruttenholm
Sortie prévue le 24 septembre, aux dernières nouvelles... http://blogs.premiere.fr/vinyanleblog
FrankZito
L'un des trois films que j'attends le plus cette année avec "Martyrs" et "the Dark Knight".
Quelqu'un sait quand est-ce qu'on aura la chance de voir la B-A?
dievil
CITATION(FrankZito @ 04 6 2008 - 16:41) *
Quelqu'un sait quand est-ce qu'on aura la chance de voir la B-A?


Elle sera projeté juste avant Martyr je crois ninja.gif


ch'uis déjà sortie icon_arrow.gif
Dozinggreen
Le film de Du Weltz semble être très intéraissant. Les visuelles donnent en tout cas envies. On verra bien ce que ça donne...
Cette histoire d'un couple qui revient où ils ont perdu leurs enfants à cause d'un tsunami à l'air interraissante, espérons qu'elle tienne la route.
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