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Version complète : Jacques Audiard - Cinéaste Mad ?
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Jean Carpentier
Pour ma part, le débat n'est pas forcément de juger le talent du bonhomme (pour moi Regarde les hommes tomber est une bombe!!!) mais plutôt de voir s'il a sa place dans le coeur des madeux...après tout sieur Audiard travaille pas mal dans le polar, non?
Hutch
CITATION(Jean Carpentier @ 12 2 2007 - 02:29) *

Pour ma part, le débat n'est pas forcément de juger le talent du bonhomme (pour moi Regarde les hommes tomber est une bombe!!!) mais plutôt de voir s'il a sa place dans le coeur des madeux...


oui

CITATION(Jean Carpentier @ 12 2 2007 - 02:29) *

après tout sieur Audiard travaille pas mal dans le polar, non?


oui

(c'est bien ces questions précises, j'aime, on sait tout de suite de quoi on parle)
oeil de faucon
oui aussi
Martin Quatermass
Pareil : Oui. J'ai hâte de voir son prochain film.
dam
biggrin.gif
(pardon)
ouaisbiensur
Quelqu'un ici a vu Fingers ? Perso pas vu et je me demandais si Audiard amenait vraiment quelque chose de plus dans son film
DarK ChoueTTe
CITATION(Martin Quatermass @ 12 2 2007 - 16:29) *

Pareil : Oui. J'ai hâte de voir son prochain film.

+ oui
L'un des cinéastes français les plus intéressants que je connaisse, tout simplement (et encore plus vu la pénurie de pairs intéressants ces dernières années).

Il a un film sur le feu là ?
simidor
oui.
jigsaw
CITATION(simidor @ 12 2 2007 - 19:56) *

oui.


Quelle précision.

quarx
CITATION(ouaisbiensur @ 12 2 2007 - 18:21) *

Quelqu'un ici a vu Fingers ?

Non.
Martin Quatermass
CITATION(DarK ChoueTTe @ 12 2 2007 - 19:20) *
L'un des cinéastes français les plus intéressants que je connaisse, tout simplement (et encore plus vu la pénurie de pairs intéressants ces dernières années).

Il a un film sur le feu là ?


Ouais un projet sur la montée en puissance d'un jeune de banlieue qui fini par prendre le pouvoir. Je résume très vite le pitch mais ça peut être assez puissant de faire un film sur un contexte "à chaud".
francesco
CITATION(Martin Quatermass @ 13 2 2007 - 20:00) *
CITATION(DarK ChoueTTe @ 12 2 2007 - 19:20) *
Il a un film sur le feu là ?

Ouais un projet sur la montée en puissance d'un jeune de banlieue qui fini par prendre le pouvoir

Un mec de quelle banlieue ? Neuilly mellow.gif ?
steve locker
CITATION(Jean Carpentier @ 12 2 2007 - 15:29) *
pour moi Regarde les hommes tomber est une bombe!!!


mais oui !
CITATION
mais plutôt de voir s'il a sa place dans le coeur des madeux
"madnautes" ou "madmovien" plutôt, mais je chipote...
Je ne me permettrais pas de répondre à la place de mes compatriotes, mais si je pouvais le faire tel un bon vieux dictateur Gabonnais ou Pékinois, alors oui. Aimez Audiard, c'est un ordre !


CITATION
...après tout sieur Audiard travaille pas mal dans le polar, non?



Euh........ PAS VRAIMENT, mais entre autres, oui...
Bruttenholm
CITATION(Martin Quatermass @ 13 2 2007 - 20:00) *
CITATION(DarK ChoueTTe @ 12 2 2007 - 19:20) *
L'un des cinéastes français les plus intéressants que je connaisse, tout simplement (et encore plus vu la pénurie de pairs intéressants ces dernières années).

Il a un film sur le feu là ?


Ouais un projet sur la montée en puissance d'un jeune de banlieue qui fini par prendre le pouvoir. Je résume très vite le pitch mais ça peut être assez puissant de faire un film sur un contexte "à chaud".


Ce projet a son sujet en preview : http://www.mad-movies.com/forums/index.php...&hl=audiard
Maintenant, je sais pas si ce projet avance et s'il a trouvé des financements malgré le thème qui peut rebuter les financiers de tout poil...
DarK ChoueTTe
Oui j'imagine...en tout cas c'ets bien audacieux comme projet.
Reste à voir la façon dont il va traiter ça, cad dans un style épuré et réaliste comme d'hab ou s'il a envie de donner un peu plus dans du grandiloquent...
Quoiqu'il en soit je lui octroye toute confiance au vu de ses précédents films, pour en pas faire de démago facile.
S'il s'attaque à des thèmes aussi tendus, c'est qu'il a quelque chose de précis en tête.
Cosmodog
"Sur mes lèvres" est un des 10 meilleurs polars de tous les temps !!
jigsaw
Je viens de me matter Un Héros trés discret.

Interessante cette histoire d'un fils de famille ne trouvant d'intêret dans l'existence que par l'imposture et le mensonge mais pas toujours trés passionante. Disons qu'il y'a deux coups de mou dans le film qui sont heureusement bien relançés (quand Albert commence à se jouer de la famille de l'hotel, le match de tennis) ça reste interessant dans l'ensemble. Formellement, Audiard s'en sort plutot bien malgré des effets de style malvenus (les séquences des violonistes sauf à la fin, la vieille qui court au ralenti sur fond noir). En tout cas j'ai senti que Audiard se cherchait (ou essayait d'experimenter mais bon c'est son 1er que je vois donc je ne saurais pas juger). La direction d'acteurs est top, y'a rien a dire (Kasso et Dupontel en tête).

L'ensemble n'est pas trés maitrisé (tant sur le fond que sur la forme) mais se laisse regarder.
Un p'tit film sympa quoi.

Et j'adore cette fin où Albert finit son speech et différents protagonistes donnent leurs avis et opinion sur ce personnage hors du commun (avec la musique derriére:))

3,5/6
jigsaw
Découvert Sur mes lévres

Grosse claque.

Une magnifique histoire d'amour entre deux loosers que tout oppose. Cassel a la classe (comme d'hab) dans son rôle de voyou et Devos compose une secrétaire à la fois fragile, forte et trés attachante. Le duo fonctionne à merveille et Audiard nous les rend super attachant à travers leurs premiers pas (à la teuf, la présentation du logis de Cassel) et leur relation complexe. Le scénar est bien ficelé et Audiard nous fait grave monter la pression lors d'un dernier acte tendu et bien sec renforçé par ces cadrages serrés d'ailleurs présents durant tout le film et enfermant ces deux laissés pour compte dans leur quotidien déprimant.

Mais hélas une faute de goût noircit ce tableau et je la sentais tout au long du film : Le perso du vieux assez artificiel et dont la fonction lors du final s'avére vraiment inutile. Le final est assez beau comme ça je trouve. Evidemment ça ne gâche pas vraiment mais c'est une chtite erreur assez naze^^

Mais c'est une broutille. Le film est beau, fort et magnifique (j'ai eu les yeux humidifiés à un moment pour vous dire).

5/6
profondo rosso
CITATION(jigsaw @ 03 12 2007 - 20:17) *
Mais hélas une faute de goût noircit ce tableau et je la sentais tout au long du film : Le perso du vieux assez artificiel et dont la fonction lors du final s'avére vraiment inutile. Le final est assez beau comme ça je trouve. Evidemment ça ne gâche pas vraiment mais c'est une chtite erreur assez naze^^



Oui pareil que toi seule grosse faute de gout avec ce perso qui alourdit inutilement (et encore on a échappé dans les scènes coupées le perso de Oliavia Bonamy devait avoir une plus grande importance sur l'intrigue) sinon on frisait la perfection.
LMD
Je peux comprendre que le perso du controleur judiciaire alourdisse un peu le film et reste assez périphérique mais il sert d'introduction à l'enjeu de conclusion (finalement très simple: vont ils faire crac-crac?) et j'aiaussi bien aimé les plans du gars en marcel sur son canapé (même si en l'écrivant, c'est finalement n truc un peu éculée de la poésie beauf du cinoche français). La grande qualité du film c'est d'arriver à s'éparpiller sur un canevas très "film français tel que l'imagine les geeks" avec ce perso, celui de Bonamy, la misére affective de la standardiste, les combines de l'immobilier, la réinsertion sociale des prisonniers, etc... touten se resserant progressivement sur son intrigue de polar qui fout la pression. Cet équilibre est magique et Audiard ne le retrouvera pas totalement sur De Battre...

C'est très bien écrit, tant dans les dialogues que dans les situations (les débuts de Cassel au bureau, c'est super juste, pour peu qu'on à déjà donné dans cette branche), très bien joué (Cassel n'en fait pas trop dans le faux prolo ce coup ci, j'aime bien Gourmet aussi). L'argument du film est réellement utilisé, c'est le moteur de l'intrigue et la clé de la plus belle séquence (voulue comme telle): ça dénote d'un vrai travail de scénarisation qu'on ne trouve plus si souvent malheureusement.

Ce serait parfait si la lumière était plus affirmée dans le premier acte: Audiard à travaillé cet aspect mais dans un premier temps (les scènes de bureau) ça reste un peu plat. C'est dommage parce que par ailleurs c'est techniquement plutot bien torché (les raccords avec les plans à halo noir sont très réussis, il y en a un qui assure la transition entre l'appart de Devos et son taf qui est excellent avec un changement de lumière du jaune vers le bleu) malgré un ou deux ralentis dispensables.

En tout cas la deuxième vision lors du passage TV tout récent à confirmé mon excellete première impression (un poil lent/long à la revoyure, peut être).

EDIT
Quand à savoir si c'est un cinéaste Mad, à mon avis la question est caduque car il est un peu au délà des clivages: ces films sont à la fois très français tout en incorporant des trames de polar qui ne sont pas traités par dessus la jambe. C'est avant tout un bon cinéaste qui se sert d'argument "de genre" (dans Sur Mes Lèvres ou De Battre...) pour les tordre afin de raconter ce qu'il désire tout en gardant un "fil rouge" fort qui structure et capte l'attention du spectateur.

Les cinéastes français "Mad" feraient d'ailleurs bien de s'en inspirer...
johnny walker
J'adore SUR MES LEVRES, c'est un exellent polar, humain, réaliste, bien réalisé et surtout bien interprété (Cassel est un petit truand très crédible) et la relation Devos-Cassel est très émouvante. Jacques Audiard est un auteur très intéressant avec de très bons films de REGARDE LES HOMMES TOMBER à DE BATTRE... Et j'attend son prochain film avec impatience LE PROPHETE, écrit par le doué Abdel Raouf Dafri.
ZutFluteCrotte
CITATION(ouaisbiensur @ 12 2 2007 - 19:21) *
Quelqu'un ici a vu Fingers ? Perso pas vu et je me demandais si Audiard amenait vraiment quelque chose de plus dans son film


Bon alors je vais me permettre de répondre à cette question, honteusement ignorée.



Le point de départ de Fingers est le même que celui de DBMCSEA: un gars (Harvey keitel) évoluant dans un milieu un peu "truand" en raison de son père, et qui fait du piano. Si ma mémoire est exacte (mais j'en doute), ça s'arrête là pour les similitudes. Le personnage d'Harvey Keitel est super super fort en piano et il ne fait à peu près aucun doute qu'il va se diriger vers une carrière artistique, avec l'assentiment de son père, à l'inverse de Duris qui est clairement une buse dont la passion pour la musique est moquée par son père et ses amis. En toute logique, exit donc le personnage de la prof chinoise qu n'a pas d'équivalent dans le film de Toback. Et par là-même, exit le thème de l'"amour à travers la musique et au-delà des mots", etc... ce qui constitu un thème majeur du film de Audiard. Dans Fingers, Keitel rencontre une fille (je crois que c'est une pute) et en tombe amoureux, ils développent une relation assez étrange; je bien crois que Keitel s'embrouille aussi avec son mac et que ça tient une place relativement importante dans le récit (j'ai le vague souvenir d'un début de plan 4 qui tourne mal, avec Keitel, sa meuf la pute, le mac et pute # 2) (les plus âgés auront compris que le mot "plan" n'était ici pas utilisé dans le sens de cadrage). Son père trempe dans moult magouilles, aps immobilières mais mafieuses, et - - - S P O I L E R S M A J E U R S - - - finit par se faire flinguer, tout comme dans la version française. Toutefois dans la version américaine, Keitel se rend direct chez le meurtrier et l'abat, le film s'achevant à peu près là-dessus - - - F I N S P O I L E R S - - - Ce dénouement ilustre bien la noirceur du film américain, atténuée dans sa transposition française dans laquelle Tom finit par trouver une certaine rédemption grâce à la musique.

En bref, mon avis: j'avais vu le remake d'Audiard juste avant donc mon opinion a en forcément été influencée. Résultat: là où les thèmes développés par Audiard m'ont paru certes simples mais clairs et bien traités, la démarche de Toback m'a totalement échappé. Je n'ai pas compris de quoi parlait, ce qu'il voulait dire et ce qu'il voulait exprimé à travers ses personnages. Là où Audiard nous parle d'un individu piégé dans un environnement qu'il déteste et dont il cherche à tout pris à s'extirper, un individu qui pense naïvement avoir trouvé son salut à travers la musique, eh ben Toback nous parle d'un mec qui joue du piano à poil chez lui et qui tombe amoureux d'une pute avec qui il fait des promenades en voiture. Le leitmotiv du film français (le désormais classique chez Audiard "peut-on changer de vie", et aussi "peut-on échapper à l'héritage paternel", thème pour lequel Audiard a exacerbé les tensions entre père et fils dans la version française, tensions qui n'existent pas dans la version américaine) m'a paru plus limpide que dans l'original; la démarche des 2 réals est pourtant initialement la même et les thèmes identiques... Alors certains diront peut-être que le film de Toback est plus "exigeant", moins "immédiat", moins simpliste... C'est possible, oui.

En faisant abstraction du remake français (qui AMHA surpasse l'original, est-il bien utile de le préciser?), Fingers reste quand même un bon film, noir, sauvage, qui par bien des aspects rappelle le Scorcese des débuts (forcément, la combinaison New York + Keitel + 70's...). Keitel est évidemment impérial et la prestation du Duris en est vraiment à des années lumières, même si je le trouve bon et, pour la première fois, (presque) pas (trop) agaçant, ce qui constitue en soi un exploit.

Voilà. Quelqu'un d'autre l'a vu?
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