
Un beau matin, Harold Crick, un obscur fonctionnaire du fisc, entend soudain une voix de femme qui se met à commenter tout ce qu'il vit, y compris ses pensées les plus intimes. Pour Harold, c'est un cauchemar qui dérègle sa vie parfaitement agencée, mais cela devient encore plus grave lorsque la voix annonce qu'il va bientôt mourir...
Harold découvre que cette voix est celle d'une romancière, Karen Eiffel, qui s'efforce désespérément d'écrire la fin de ce qui pourrait être son meilleur livre. Il ne lui reste plus qu'à trouver comment tuer son personnage principal : Harold ! Elle ignore que celui-ci existe, qu'il entend ses mots et connaît le sort qu'elle lui réserve...
Pour s'en sortir vivant, Harold doit changer son destin. Sa seule chance est de devenir un personnage de comédie, puisque ceux-ci ne sont jamais tués...
C'est Marc Forster, réalisateur de Stay, A l'ombre de la haine, Neverland et bientôt du remake US de 36 qui ajoute une corde à son arc avec cette tragicomédie très sympa.
Le titre original est excellent, intelligent, et intéressant par rapport au contenu du film, là c'est naze, on dirait Amélie Poulain. (Ca me rappelle le titre françaisde The squid and the whale tiens !)
Pour commencer, le film vaut le détour pour une surprise qui n'en est pas une: Will Ferrell est un putain d'acteur ! La comparaison avec le Truman show pour Jim Carrey est justifiable, puisqu'il campe ici un loser magnifique, naïf et attachant, tout en finesse, super émouvant.
Le scenario est d'une grande intelligence, il joue avec les codes du cinéma et de la littérature, il joue sur les effets de narration, joue avec le spectateur, Will Ferrell aide beaucoup tant son jeu est génial. Du coup on se perd jamais alors que ça aurait pû être extrêmement casse gueule, avec les différentes visions, la narration complexe, mais nan, là c'est super clair et limpide.
Le casting 4 étoiles est extra, Maggie Gyllenhaal, belle et rebelle et parfaite, elle interprète avec brio un personnage compliqué, au changement de comportement brutal mais très bien foutu. Emma Thompson brille, Dustin Hoffman, fidèle à lui même et une Queen Latifah étonnament sobre et juste.
On rit grâce à une idée bien exploitée, et des scènes très bien foutues, allant de la tragédie à la comédie (comme ce que dit Ferrell en découvrant son récit), puis on pleure avec une mise en scène brillante, sobre et efficace avec une scène qui m'a vraiment ému, en accord avec le reste du film, entre la comédie et la tragédie, toute en finesse, celle de l'accident de Ferrel, avec le début de journée du gosse et de la chauffeuse avec une voix-off toujours bien utilisée, et une BO excellente.
Une très bonne surprise, un film poètique, malin qui fait réfléchir sur la vie, la mort, l'amour, le cinéma, la littérature, enfin tout quoi.
5.5/6 parceque le rythme baisse au milieu du film.
