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Ed Wood
Les Evadés c'est un putain de chef d'oeuvre, faut vraiment n'avoir aucune âme pour ne pas aimer ce film!
Yoshiki
CITATION(tonton @ 14 11 2006 - 14:54) *

nan mais vous déconnez, il doit bien y avoir quelqu'un d'accord avec moi pour dire que "les évadés" c'est tout pourri
(bordel de merde)


Tu as atteint la limite du degré d'aigrititude mon cher.
Lord-Of-Babylon
Vous etes gentil les enfants ca fait 15 ans que je pense que Shawshank redemption est la meilleure histoire de King sublimé par une adaptation grandiose icon_mrgreen.gif

J'avais mal compris tonton je pensais qu'il parlais de la mauvaise traduction du titre (puisque l'histoire raconte d'abord la vie de Red et non celle de Dufresne)

Sur ce coup là il est tout seul et c'est bien fait huhu
MightyLeatherface
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 14 11 2006 - 22:58) *

Vous etes gentil les enfants ca fait 15 ans que je pense que Shawshank redemption est la meilleure histoire de King sublimé par une adaptation grandiose icon_mrgreen.gif

J'avais mal compris tonton je pensais qu'il parlais de la mauvaise traduction du titre (puisque l'histoire raconte d'abord la vie de Red et non celle de Dufresne)

Sur ce coup là il est tout seul et c'est bien fait huhu

Je l'avais dit ! Même s'il y a eu une légère incompréhension !
Toton Refais toi le film, tu as dù passer à côté de quelque chose.
tonton
alors non je ne suis pas aigri
bon, c'est pas le sujet du sujet, mais voilà pourquoi je n'aime pas "les évadés":

(ce qui suit n'engage que moi hein, pas la peine de me trucider)
Comme je le disais dans le topic "vous avez maté quoi aujourd'hui?", j'en pense ceci: c'est lourdement pompeux, bêtement manichéen, mise en scène plate (pour pas dire télévisuelle, absence totale d'idée, inspiration zéro).
Développons un peu.
Pour les personnages manichéens, ça me semble assez clair, dans le film, les gentils sont extrêmement gentils et les méchants sont diaboliquement méchants, aucune ambiguïté sur aucun personnage (à l'exception du gardien joué par l'excellent Clancy Brown), si il y a ambiguïté (pour Tim Robbins), elle est rapidement levée.
Pour l'aspect lourdement pompeux, le traitement de Darabont suit parfaitement cette caractérisation simpliste des personnages. Aucune ambiguïté dans les sentiments qu'on peut éprouver face au film, là c'est la scène larmoyante (avec musique un peu lourde à l'appui), là c'est la scène révoltante, là c'est la scène jouissive. Ce qui nous amène a des scènes un peu limites comme celle où Clancy Brown explose la tronche au gros méchant qui a voulu violer puis a tabassé Tim Robbins. La scène est traitée de manière à ce que le spectateur "jouisse" de cette "punition". Aucun questionnement sur le bien fondé de celle-ci, c'est la loi du Talion, le méchant se fait péter la gueule, on est content.
Maintenant pour la mise en scène plate (et c'est là le gros morceau): je n'ai rien contre l'utilisation d'une voix off quand c'est bien fait, mais ici, c'est AMHA exactement ce qu'il ne faut pas faire. La voix off et la mise en scène ne sont jamais complémentaires, la voix off disant ici exactement ce qu'on voit à l'image. Un exemple, quand Morgan Freeman reçoit une carte de Tim Robbins, la voix off explique que quand il imagine Tim dans sa voiture, ça le fait rire, et qu'est ce qu'on a à l'image? Tim Robbins conduisant une voiture puis Morgan Freeman qui rigole. J'ai l'impression que le spectateur est pris pour un débile, soit il ne comprend pas ce qui est dit et donc a besoin des images pour comprendre, soit il ne comprend pas les images et il a besoin qu'on lui explique. Mais je crois que c'est bien pire que ça, Darabont est juste incapable d'utiliser son média pour raconter quelque chose, absence totale de mise en scène, de narration, le film n'est qu'une suite d'images reliées entre elles par la voix off (sur beaucoup de scènes, enlevez la voix off, ça ne raconte plus rien).

Je passerai sur d'autres choses (le passage sur la sortie de Brooks et son pénible "c'était mieux avant"), pas trop le temps non plus. Bon, le film n'est pas si mauvais que ça, certaines choses passent bien (la "révélation" du tueur de la femme de Tim Robbins, bien amenée), il n'y a pas si longtemps je lui mettais un 3/6, mais depuis que j'ai vu Prison on Fire, je lui mets un tout petit 2/6.
oeil de faucon
Les évadés est un bon film mais il comprend tout de même certains ratages. Pour ma part, je trouve que le pire d'entre eux est le plan final lorsque Freeman retrouve Tim Robins en train de réparer son avion. Il ne manquait plus qu'ils courent l'un vers l'autre en se sautant dans les bras sur une musique de Lelouch pour toucher le fond du pathétique. Si le métrage s'était arrêté sur le plan de Freeman dans le bus, en laissant le spectateur s'imaginer les probables retrouvailles, je trouve que la fin aurait été bien plus touchante (presque poétique).

Et puis tonton a raison. Les personnage sont tous manichéens (à part le gardien dans une scène). C'est quand même dingue que Stephen King s'acharne à créer des protagonistes entièrement encrés dans le réel, donc avec une part d'ombre et des faiblesses très prononcées, et que les adaptations en fassent toujours des figures simplifiées au possible.
Lord-Of-Babylon
Dans le cas des Evadés les personnages sont fidèle et le manichéisme est assumé autant par la nouvelle que par l'adaptation (qui frôle les limites du conte, Red rappelant à son lecteur qu'il parle lui même d'un personnage proche d'une légende). Parlez de manichéisme est trop simpliste dans cette nouvelle, les deux protagonistes ne sont pas des anges (Red se défini comme le seul coupable de Shawshank et Andy rappelle les ambiguité de sa position au sein de la prinse) je les voit plus comme des justes qui sont ce qu'ils sont de par les évenements qui ont causé leurs venues en prison
Blunt
CITATION(oeil de faucon @ 15 11 2006 - 10:16) *

Les personnage sont tous manichéens (à part le gardien dans une scène). C'est quand même dingue que Stephen King s'acharne à créer des protagonistes entièrement encrés dans le réel, donc avec une part d'ombre et des faiblesses très prononcées, et que les adaptations en fassent toujours des figures simplifiées au possible.


Dans mon souvenir les persos dans le film étaient justement assez remarquablement similaires à ceux du livre. J'avais pas l'impression que les persos comme le directeur (celui qu'on voit dans le film vu que dans la novella y'en a plusieurs) ou Bogs Diamond le violeur ait été rendu plus manichéen par l'adaptation. Je me souviens plus si le film explique comment Red s'est retrouvé en taule en revanche.

(sinon c'est un bateau que Robbins répare à la fin).
Lord-Of-Babylon
Blunt => Non il n'en parle pas (juste une reférence au fait qu'il assume son crime)

Par ailleurs une chose qui change grandement c'est que le personnage de Red dans la nouvelle est un blanc (enfin je vais être précis il ne parle jamais de sa couleurs de peaux or il me semble pas qu'a l'époque un noir aurait été emprisonné pour le crime que Red à commis. Plutôt la potence. Ca plus la référence à ses ancêtres Irlandais me font penser que Red est blanc dans la nouvelle).
tonton
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 10:20) *

Dans le cas des Evadés les personnages sont fidèle et le manichéisme est assumé autant par la nouvelle que par l'adaptation (qui frôle les limites du conte, Red rappelant à son lecteur qu'il parle lui même d'un personnage proche d'une légende). Parlez de manichéisme est trop simpliste dans cette nouvelle, les deux protagonistes ne sont pas des anges (Red se défini comme le seul coupable de Shawshank et Andy rappelle les ambiguité de sa position au sein de la prinse) je les voit plus comme des justes qui sont ce qu'ils sont de par les évenements qui ont causé leurs venues en prison


bon, moi, perso, je ne parle pas du bouquin (que je n'ai pas lu). Par contre, en prenant en compte le fait qu'il puisse s'agir d'un conte, là, d'accord, ça pourrait être acceptable, ceci dit, ça reste un poil too much pour moi.

Mais j'aimerais bien votre avis sur la voix off.
oeil de faucon
Au temps pour moi c'était un bateau.

Mais je maintiens que les personnages sont soit très gentils soit très méchants de façon bien plus marquée dans le film que dans le livre, comme c'était le cas dans Les tommyknockers (orthographe?), It et un paquet d'autres adaptations.

Il est tout de même vrai que Les évadés évite au perso de Tim Robins d'apparaître comme un super héros (malgré sa si graaaannnde bonté) en montrant ses faiblesses dans l'adversité (notamment en ne lui évitant pas un sordide viole, par les "soeurs" si je me souviens bien").
Lord-Of-Babylon
Je n'ai pas trouve que la vois off soit trop lourd dans le film. C'est d'ailleurs trés habile pour retranscrire le ton de la nouvelle. Mise à part l'exemple que tu donnes je n'ai pas souvenance qu'elle appuie l'image je trouve plutot qu'elle l'accompagne. Et au final je trouve que Morgan Freeman à une si belle voix que cela aurait été dommage de se privé d'un narrateur tel que lui.
Blunt
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 10:26) *

Par ailleurs une chose qui change grandement c'est que le personnage de Red dans la nouvelle est un blanc (enfin je vais être précis il ne parle jamais de sa couleurs de peaux or il me semble pas qu'a l'époque un noir aurait été emprisonné pour le crime que Red à commis. Plutôt la potence. Ca plus la référence à ses ancêtres Irlandais me font penser que Red est blanc dans la nouvelle).


Je pense que Red est clairement blanc dans la nouvelle, oui, "Red" voulant en toute probabilité signifier qu'il est rouquin.
Lord-Of-Babylon
CITATION
Mais je maintiens que les personnages sont soit très gentils soit très méchants de façon bien plus marquée dans le film que dans le livre, comme c'était le cas dans Les tommyknockers (orthographe?), It et un paquet d'autres adaptations.


Franchement j'aimerais avoir des exemples parce que je ne vois pas d'adoucissement ou de dureté dans les personnages.

Pour It c'est clair. Pour les Tommynockers je pense que quoiqu'on fasse ca restera de la daube ce roman icon_mrgreen.gif
tonton
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 10:32) *

Je n'ai pas trouve que la vois off soit trop lourd dans le film. C'est d'ailleurs trés habile pour retranscrire le ton de la nouvelle. Mise à part l'exemple que tu donnes je n'ai pas souvenance qu'elle appuie l'image je trouve plutot qu'elle l'accompagne. Et au final je trouve que Morgan Freeman à une si belle voix que cela aurait été dommage de se privé d'un narrateur tel que lui.


J'aurais plus dit "facile" qu'"habile". Je n'ai pas assez le film en tête pour donner d'autres exemples, mais dans mon souvenir c'est constamment la même chose (Tim Robbins dans le tunnel de merde, Morgan Freeman qui explique en même temps que ça pue là-dedans, la voix off explique comment Tim Robbins a éparpillé les cailloux, à l'image on voit Tim Robbins lachant les cailloux dans la cour...)
oeil de faucon
C'est vrai que par son timbre, Morgane Freeman est sûrement l'une des meilleures voix off du ciné actul (cf Million dollars baby).
Lord-Of-Babylon
Oui mais justement c'est là ou je parle d'accompagnement.

Pour l'exemple des cailloux Freeman parle du fait qu'Andy avait du trouver un moyen pour s'en debarrasser et l'image montre alors la scene dans la cour. Je ne nie pas qu'elle appuie parfois mais je pense qu'elle à mélanger un peu les styles. Aprés je pense que ca vient de la façon dont on perçoit la voix off en générale. Pour ma part même si je comprend qu'elle puisse être une facilité c'est quelque chose à laquelle je suis trés réceptif (ca donne un aspect conteur à une histoire et c'est quelque chose que j'aime)
tonton
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 10:42) *

Oui mais justement c'est là ou je parle d'accompagnement.

Pour l'exemple des cailloux Freeman parle du fait qu'Andy avait du trouver un moyen pour s'en debarrasser et l'image montre alors la scene dans la cour. Je ne nie pas qu'elle appuie parfois mais je pense qu'elle à mélanger un peu les styles. Aprés je pense que ca vient de la façon dont on perçoit la voix off en générale. Pour ma part même si je comprend qu'elle puisse être une facilité c'est quelque chose à laquelle je suis trés réceptif (ca donne un aspect conteur à une histoire et c'est quelque chose que j'aime)


on en arrive à la limite de ce que j'ai dit: c'est aussi une histoire de goùt, et ça ça ne se discute pas.
Sinon j'approuve pour la voix de Morgan Freeman.
Ed Wood
Les Evadés c'est quand même un superbe film sur l'amitié non? En tout cas je trouve l'académisme de Darabont adéquat au sujet du film qui en demeure plus touchant. La fin est sublime!
tonton
CITATION(Ed Wood @ 15 11 2006 - 13:08) *

Les Evadés c'est quand même un superbe film sur l'amitié non?


ben, AMHA, non.
KRISSS
BEn pour moi, c'est bel et bien une histoir d'amitié car même dans son mensonge (l'évasion), il préserve l'amitié en proposant son amis de le rejoindre, c'est un film sur le besoin d'exister dans la vie et à travzers les autres.

Je comprends pas ce qu'on peut repprocher à ce film, sérieusement. pareil pour cette histoire de voix off, comme l'a dit Lord, cet esprit conte c'est plutôt bien fait.
tonton
CITATION(KRISSS @ 15 11 2006 - 16:12) *

Je comprends pas ce qu'on peut repprocher à ce film, sérieusement


ouais, enfin ce que je dis n'est pas complètement faux, après c'est juste une question de point de vue, de goùt, mais je pense avoir clairement justifié pourquoi je n'aimais pas le film, donc je ne comprends pas que tu ne comprennes pas ce que je reproche au film.
Ed Wood
bluesbro.gif
MightyLeatherface
Tu m'a convaincu Tonton, même si je continue d'aimer ce film. Je trouve également que la vois Off accompagne plus qu'elle n'illustre. Et c'est vrai que pour la scene finale, Red dans le bus et fondu au noir aurait été plus cool !
Bon tout ça pour dire que moi je veux "la petit fille qui aimait Tom Gordon" !
astroboy
Avoir vu Cujo m'a donné envie de remonter ce topic pour faire un petit bilan de "King au ciné", alors c'est parti:

Shinning : même si le film n'est pas un modèle de fidélité, ça reste mon adaptation préférée du King grace à sa réalisation plus que géniale qui donne un cachet vraiment maléfique au film. Redrum!!! 6/6
Stand by me : l'adaptation la plus fidèle du King doublé d'un film poignant, en tout cas, c'est tout à fais comme ça que je visualise les scènes d'enfance dans ses bouquins. 5.5/6
Carrie : là aussi c'est du très bon, une magnifique métaphore sur le douloureux passage de l'adoscelence mis en scène par un grand en devenir. 5/6 (le remake TV avec Angela Bettis en Carrie est également tout à fais sympathique).
Dead Zone : Cronenberg s'échappe de la nouvelle chair le temps de cette adaptation très réussi avec un Christopher Walken génial dans un de ses meilleurs rôles.Seul point négatif, le politicien dangereux est moins mis en avant que dans le bouquin. 5/6
Cujo : j'en attendais rien, résultat un superbe film de siège aride et stressant. 5/6
Misery : une adaptation solide et très bien interprété, mais j'ai plus frissonné en lisant le bouquin (qui est le premier King que j'ai lu). 4.5/6
La ligne verte : un joli film, bien qu'un peu long (je l'ai pas revu depuis sa sortie donc mon souvenir est assé flou). 4/6
Christine pas vu depuis un bail, mais je m'en rappel comme un Carrpenter mineur et pas très palpitant, mais là aussi faudrai que je le revois. 3/6
Running Man : une satire des médias marrante doublé d'un film d'action aussi kitsh que réjouissant, Dyynamooo! 3/6
Fenêtre secrète : un twist grillé au bout d'un quart d'heure pour ce téléfilm de luxe, bof bof 2/6
Bazaar : aucun souvenir à part que c'était naze et que je me suis endormie devant 1/6
La peau sur les os : chiant, moche, rien à dire de plus 1/6
Dreamcatcher : vu qu'1/4 d'heure donc je juge pas.

Dans les adaptations TV, j'adorais ça (qui m'a traumatisé comme beaucoup d'entre vous, je pense) et le fléau, je rêve de les voir adapté un jour sur grand écran. Sinon, les tommyknockers était pas trop mal non plus (mais là, c'est avec un souvenir d'enfance, peut être que c'est tout pourri).
Faut vraiment que je vois Simetierre et les évadés! blush.gif


Elego
Je viens de voir Dolores Claiborne et j'ai tellement été estomaqué en voyant ce film que j'ai pas pu m'empêcher d'écrire une longue critique (y a mon avis général et très court à la fin pour les feignasses icon_mrgreen.gif ).

Dolores Claiborne est un film qui aurait pu être ridicule, bancal, maladroit, too-much et qui plus est à l’idéologie douteuse. Et pourtant, bien que marchant sur une pente extrêmement glissante, jamais il ne fait un seul faux pas, traitant son sujet avec toute la finesse et la subtilité qui se doit, et s’omettant bien gentiment de donner une quelconque morale au spectateur.

Tout prédestinait Dolores Claiborne à l’échec. D’abord son sujet. A lire le pitch et même à voir la jaquette se profile un film chiant comme la mort, déjà vu et revu des centaines de fois au cinéma, avec cette fille qui va redécouvrir sa mère (Dolores Claiborne donc) alors que celle-ci est accusée de meurtre. Est-elle coupable ? A dire vrai on s’en fout un peu, car quand bien même la première scène présente cette vérité comme évidente, le film a le bon goût de se concentrer sur la relation mère/fille, et ce d’une manière étonnement subtile. Pour cela, Taylor Hackford sait exploiter tout le potentiel de ses merveilleuses actrices (Kathy Bates et Jennifer Jason Leigh tout de même) qui crèvent littéralement l’écran sans jamais chercher à tirer la couverture à son côté, conférant au film tout l’équilibre qui lui est nécessaire. D’un côté la mère, figure épuisée, accusée de partout, meurtrie par une longue et pénible vie ; de l’autre la fille qui a préféré fuir l’île de son enfance pour vivre à New-York, et qui revient régler ses comptes avec sa mère. Vous avez dit cliché ? Attendez de voir le film avant de le conspuer, car cette situation apparemment éculée est à l’écran incroyablement crédible.

L’une des forces de Dolores Claiborne réside dans sa superposition d’un paquet d’intrigues et de sous-intrigues parfaitement liées les unes aux autres et qui au final se regroupent. Cette densité scénaristique permet donc au film d’être toujours captivant. On croit deviner la suite ? Eh voilà que l’histoire prend soudainement une autre direction. Et en parlant de ces directions, parlons des flash-backs qui constituent une part très importante de l’histoire, et qui sont totalement intégrés dans la narration. Lorsque le premier arrive un doute survient : cette utilisation de l’irruption du passé dans un cadre présent, ce changement de lumière (grisâtre pour le présent, doré et coloré pour le passé) sent le déjà-vu… Encore une fois la maîtrise du réalisateur (Taylor Hackford, je ne dirais jamais son nom assez de fois) parvient à supplanter tout ça, car non seulement les séquences de flash-back sont parfaitement naturelles en elle-même (on n’a pas l’impression de regarder un flash-back, on le vit comme n’importe quel morceau de l’histoire), mais elles s’intègrent parfaitement dans le fil narratif de l’histoire. Ainsi plutôt que de constituer une pause dans la narration, avec la mère qui raconte à sa fille ce qu’elle a oubliée, ces flash-back sont un véritable moteur de leur relation et agissent clairement sur elles. Signalons d’ailleurs que les transitions sont toujours bienvenues, résultat d’un travail à la fois narratif (les lieux ou les actions qui sont similaires lors des passages entre le présent et le passé) et visuel (le challenge étant pour le réalisateur d’être à la hauteur de la perfection du scénario qu’il a entre les mains, scénario auquel il rend par ailleurs parfaitement justice). Tous les passages « à risque » du film sont d’ailleurs magistralement traités, et rien qu’en y repensant j’hallucine que des idées aussi bateaux passent aussi bien dans le film (je ne dirais rien pour ne pas spoiler, mais avec du recul un paquet de passages du film sentent le déjà vu sans jamais que ça se ressente à l'écran).

Passons au fond de l’histoire. Dolores Claiborne semble se présenter comme un drame voire un mélo (après tout la fille est une inconnue et arrive dans une communauté déjà bien organisée). En réalité il s’agit plus d’un film d’horreur social (un peu comme Le couperet récemment, sauf qu’à la place du monde du travail le film est centré autour du monde de la famille), et à la manière d’un certain nombre de films d’horreur, le film peut sembler sous certains aspects un brin fasciste, avec la victime qui se fait justice soi-même (un peu ce que Jack Lee Thompson décrivait dans Les nerfs à vif et Le justicier de minuit). Un petit doute arrive alors : ce film serait-il moralement répugnant ? Réponse : non, car jamais il ne donne une quelconque leçon de morale. Tout dans l’acte qui aurait pu être fasciste n’est que peine, douleur et chagrin. Et de même que le dit Jennifer Jason Leigh à la fin : « je ne sais pas quoi penser de ce que tu as fait, mais je sais que tu l’as fait pour moi », ce qui, loin d’être une ode à l’auto-justice, est avant tout une réflexion sur la nature humaine : nous n’agissons pas toujours « bien », et certains de nos actes – uniquement dictés par une « nécessité urgente » - restent ambiguë et moralement condamnable.

Bref, sous ses faux airs de drame des familles, Dolores Claiborne est une œuvre puissante et maîtrisée, au scénario impeccable et à la mise en scène sobre mais poussée, porté par un casting au diapason et soutenu par une musique démente (Danny Elfman tout de même), le tout avec une réflexion intelligente et totalement non-moralisatrice sur la nature humaine.

6/6 cash !
bleuten
C'est beau.
Ca me donne envie de le revoir.

C'est vrai que Kathy Bates est aussi touchante dans ce film qu'elle est flippante dans Misery.
HarrisonMustang
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 11:26) *
Blunt => Non il n'en parle pas (juste une reférence au fait qu'il assume son crime)



Alors là, ça va peut-être répondre à une question que je me pose depuis que j'ai acheté le dvd. J'ai découvert le film lors d'une diffusion sur la RTBF. J'avais adoré donc achat obligatoire de l'édition TF1.

En regardant le film, je me rends compte qu'un passage manque, celui où Red explique pourquoi il est à Shawshank. Il dit qu'il a tué un gars à coup de pierre (cela se passe dans la cour de la prison). Je me souviens avoir pesté contre TF1 et ses éditions censurées, parce que du coup le peronnage de Red paraissait "plus" sympatique. Il n'apparaissait plus comme un meurtrier même si on se doute que ce n'est pas un enfant de coeur.

Alors, j'ai rêvé ou pas ? Je précise que je n'ai pas lu le bouquin. Est-ce qu'on sait pourquoi Red est en prison et cela rejoint-il ce que je pense avoir vu dans le film diffusé sur la RTBF ?

john mclane
CITATION(HarrisonMustang @ 30 7 2007 - 00:07) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 11:26) *
Blunt => Non il n'en parle pas (juste une reférence au fait qu'il assume son crime)



Alors là, ça va peut-être répondre à une question que je me pose depuis que j'ai acheté le dvd. J'ai découvert le film lors d'une diffusion sur la RTBF. J'avais adoré donc achat obligatoire de l'édition TF1.

En regardant le film, je me rends compte qu'un passage manque, celui où Red explique pourquoi il est à Shawshank. Il dit qu'il a tué un gars à coup de pierre (cela se passe dans la cour de la prison). Je me souviens avoir pesté contre TF1 et ses éditions censurées, parce que du coup le peronnage de Red paraissait "plus" sympatique. Il n'apparaissait plus comme un meurtrier même si on se doute que ce n'est pas un enfant de coeur.

Alors, j'ai rêvé ou pas ? Je précise que je n'ai pas lu le bouquin. Est-ce qu'on sait pourquoi Red est en prison et cela rejoint-il ce que je pense avoir vu dans le film diffusé sur la RTBF ?



Red est en prison pour avoir assassiné sa femme, dans l'espoir d'empocher l'assurance vie. Il avait bousillé les freins de la voiture, ça a marché, sauf que sa femme avait un(e) passager(e) avec elle, et puis red a été attrapé. Me souviens pas de cette histoire de bagarre à coup de pierres (ni dans le film ni dans la nouvelle)
HarrisonMustang
CITATION(john mclane @ 30 7 2007 - 00:26) *
CITATION(HarrisonMustang @ 30 7 2007 - 00:07) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 11:26) *
Blunt => Non il n'en parle pas (juste une reférence au fait qu'il assume son crime)



Alors là, ça va peut-être répondre à une question que je me pose depuis que j'ai acheté le dvd. J'ai découvert le film lors d'une diffusion sur la RTBF. J'avais adoré donc achat obligatoire de l'édition TF1.

En regardant le film, je me rends compte qu'un passage manque, celui où Red explique pourquoi il est à Shawshank. Il dit qu'il a tué un gars à coup de pierre (cela se passe dans la cour de la prison). Je me souviens avoir pesté contre TF1 et ses éditions censurées, parce que du coup le peronnage de Red paraissait "plus" sympatique. Il n'apparaissait plus comme un meurtrier même si on se doute que ce n'est pas un enfant de coeur.

Alors, j'ai rêvé ou pas ? Je précise que je n'ai pas lu le bouquin. Est-ce qu'on sait pourquoi Red est en prison et cela rejoint-il ce que je pense avoir vu dans le film diffusé sur la RTBF ?



Red est en prison pour avoir assassiné sa femme, dans l'espoir d'empocher l'assurance vie. Il avait bousillé les freins de la voiture, ça a marché, sauf que sa femme avait un(e) passager(e) avec elle, et puis red a été attrapé. Me souviens pas de cette histoire de bagarre à coup de pierres (ni dans le film ni dans la nouvelle)


Je deviens sénile alors mellow.gif Ou alors je confonds avec un autre film...
john mclane
Cette explication est dans la nouvelle, mais peut-être pas dans le film en y repensant.

Elego
J'ai pas lu la nouvelle et je crois pas avoir jamais appris pourquoi Red était en prison.

J'avais lu quelque part que le passage où il expliquait pourquoi (et il me semble que c'était avoir tué un gars à coups de pierre) avait été coupé pour ne pas que Red devienne un personnage antipathique vis-à-vis du spectateur.

EDIT : tiens c'est marrant je me contredis en un post. Je vais dire que j'ai jamais "vécu" une scène où Red explique pourquoi il est en prison, ça passe mieux happy.gif
HarrisonMustang
CITATION(Elego @ 30 7 2007 - 09:29) *
J'ai pas lu la nouvelle et je crois pas avoir jamais appris pourquoi Red était en prison.

J'avais lu quelque part que le passage où il expliquait pourquoi (et il me semble que c'était avoir tué un gars à coups de pierre) avait été coupé pour ne pas que Red devienne un personnage antipathique vis-à-vis du spectateur.

EDIT : tiens c'est marrant je me contredis en un post. Je vais dire que j'ai jamais "vécu" une scène où Red explique pourquoi il est en prison, ça passe mieux happy.gif



Ah aaah ! Peut-être bien que je ne l'ai pas rêvé ce passage finalement. huh.gif
john mclane
J'ai rien trouvé sur cette scène mystère, en tout cas, dans la nouvelle Red explique dès la première page pourquoi il est en prison.


Et pour revenir là-dessus:
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 15 11 2006 - 10:26) *
Par ailleurs une chose qui change grandement c'est que le personnage de Red dans la nouvelle est un blanc (enfin je vais être précis il ne parle jamais de sa couleurs de peaux or il me semble pas qu'a l'époque un noir aurait été emprisonné pour le crime que Red à commis. Plutôt la potence. Ca plus la référence à ses ancêtres Irlandais me font penser que Red est blanc dans la nouvelle).



Il est dit dans le bouquin que le Maine n'a pas la peine de mort, ce qui explique que Red soit "juste" emprisonné à vie (noir ou pas noir).



Et pour la dernière scène, j'y ai toujours vu une matérialisation des espoirs de Red, une séquence onirique, qui tranche trop avec le reste du film pour qu'on puisse vraiment la prendre au 1er degré. Les retrouvailles sur la plage, Andy qui répare un bateau, Red qui n'a même pas changé de vêtements, tout ça se passe dans sa tête...
berserk31
Mon livre préférer de king rèste désolation , aprés les multiples adaptations de garris j'ai vu le film sans rien attendre ,et encore heureux , alors que dans le livre il se degage une ambiance particulière ,on pense forcément a silent hill pour la ville , rien ne se dégage du film , vu la construction du scenario (beacoup de flash back ) il etait trés dur a garris de faire un film vraiment fildèle au livre ,ou il lui aurais fallut pouvoir faire un film de plus de 4h , mais le choix des coupures est raté ,comme c'est qu'un telefilm il coupe toute les scène violente(la decouverte de la ville , les cadavres qui remplise les rues etc) . Les bon coté du film reste la realisation ,meme si garris n'est pas un grand realisateur les chois qu'il fait vont bien avec les recit de king , son goût pour les mises en scène posées et les longues séquences d’exposition , mais le scenario est vraiment baclé , on s'ennuie forcement plors des scene de dialogue . L'autre problème du film est le coté religion ,trés poussé dans le roman , elle trouve ici une naration pompeuse et jamais foncièrement honnête . Il aurais du faire des choix d'autre sujets sont traité dans le livre , une partie est dédié au problème raciste ,il aurais surement du remforcé ce coté plus que celui religieux ,car les personnage font un travail interieur liées a leur passé ,ne pouvant pas retranscrire le passé des personnage ,leur doute nous apparèce comme futile . Garris n'as pas fait vraiment fait du mauvais boulot reste que pour moi les choix d'adaptation aurais du etre différenté
babarorhum
J'ai reregardé la version TV de Ca. Franchement une adaptation télé d'un livre aussi monstrueux(dans tous les sens du terme) que cette oeuvre de King tenait de l'impossible. Et force est de constater que réal et scénaristes s'en tirent assez bien. D'ailleurs je trouve que c'est la meilleure adaptation TV qui a été faite pour un bouquin de Stephen King.

Alors évidemment il ya beaucoup d'élipses, de facilités scénaristiques, de personnages qui passent à la trappe, ou qui sont réécrits(c'est le cas d'Eddie, et de Richie, mais pas seulement...).
Et pis sans parler des défauts qui, comme il a été dit, concernent surtout la deuxième partie, ajoutent un coté kitch au métrage. L'interpretation est pas top du tout, à part pour le personne de Mike Hanlon, les acteurs donnent l'impression de ne pas trop y croire. Pour les gamins c'est moins flagrant, mais on sent déjà que y en a qui sont beaucoup mieux que d'autres : le jeune Richie Tozier est exactement comme dans le bouquin.
Et pis les effets visuels sont très dépassés, surtout l'araignée qui est très loin d'etre effrayante, alors que dans le livre....

D'ailleurs la fin est très abrégée par rapport à ce que nous raconte King, et pas mal d'épisodes sont absents.

Reste Grippe-Sous le Clown, alias PennyWise dans sa version originale qui est particulièrement bien retranscrit et très bien interprété par Tim Curry et c'était loin d'etre aisé parce que vu la complexité du personnage dans le roman, l'acteur s'en tire formidablement.

Bon au final, on tient une bonne petite adaptation, mais on est encore loin d'approcher l'adaptation ulitime de ce monument de la littérature fantastique qu'est CA.

D'ailleurs, quelqu'un a vu l'adaptation TV de Salem?
urotsukigally
Si je devais faire un classement de mes 5 adaptations favorites de King sur le grand ou le petit écran ....

1) Stand By Me : ou comment Stephen King a cloué le bec de ceux et celles qui ne voyaient en lui qu'un " simple " auteur d'histoires horrifiques , la lecture de Stand By Me m'avait collé des étoiles plein les yeux , la vision du film m'a fait pleurée , peut être que je suis " nunuche " mais voir Gordie et ses potes prendre vie sous les traits de feu River Phoenix et autres Corey Feldman , ça m'a ramenée a mes jeux d'enfants ( ok j'ai jamais trouvé de cadavres mais nididiu , ce film a fait ressurgir pas mal de souvenirs !!! ) .
Stand By Me ou la magie de l'enfance , de l'amitié, de l'aventure le temps d'un été ...


2/ Shining : Le film de Kubrick s'est certes éloigné du livre , mais c'est difficile de résister au Jack Torrance incarné par Nicholson , je n'avais pas lu le livre quand j'ai vu shining pour la premiére fois , je l'ai lu quelques temps aprés et j'ai été déroutée par le texte de King , le film et le bouquin sont trés différents , j'ai souvent lu que King avait hurlé au scandale aprés visionnage du bébé de Stanley K. , mais bon a choisir entre le film et le tvfilm qui est sortir y'a quelques années , y'a pas photo !


3) Simetierre : nididiu la baffe ce film ! c'est ( selon moi) mot pour mot le pavé de King , on retrouve la peur distillée par ce foutu simetierre , mais surtout , on découvre la véritable horreur , celle de la perte d'un enfant ....


4) Christine :inoubliables scénes de la plymouth fury hantée poursuivant les loubards qui ont osé ennuyé son Arnie adoré .

5) Les vampires de Salem , le tv film avec Rob Lowe et Rutger Hauer qui a été une sacrée bonne surprise , ce tvfilm peut sembler longuet mais il retranscrit fidélement la vie et la mort de cette si jolie petite ville q'est Jerusalem Lot , je m'attendais au pire en voyant le nom de Rob Lowe , mais j'ai été totalement séduite par cette plongée en apnée dans la lente mais jouissive décrépitude de la charmante communauté de Salem ...



Je préfére oublier ça et autres tomnyknockers qui sont d'innommables purges , sans parler du Fléau ( pourtant Gary sinise est excellent, égal a lui même quoi ! ) et autres langoliers ...

J'aime bien Cujo , malgrés la fin qui a été revisitée , Misery et la royale Kathy Bates , Carrie , dead zone ...


Mais j'ai un rêve secret , voir un jour une hypothétique mais fidéle adaptation de " Marche ou créve " qui est définitivement mon King favori ...

Sans parler de la tour sombre ...
Elego
"Marche ou crève" c'est pas Running Man ?
Zombie Bachelet
Content d'avoir lu ce topic.... J'ignorais que c'était Tim Curry le clown...!!! (en même temps, ai vu le film en 5ème, j'avais pas encore vu le Rocky Horror ...!!!)

Mais quand même... à peine 2 lignes sur La Part Des Ténèbres... Très bon S.K., et même très bon bouquin tout court...!! C'est probablement parce que vous avez oublié qu'il s'agit d'une adaptation de King tant le film est bon ^^...!! Dans le top 5 des adaptations de King au ciné...!!!
urotsukigally
CITATION(Elego @ 01 8 2007 - 22:46) *
"Marche ou crève" c'est pas Running Man ?



Ha non , Marche ou créve n'a rien a voir avec Running man ^^

Y'a un point commun oserais je dire, entre ces deux histoires, c'est la domination des médias sur les hommes , le fait que les dirigeants droguent les masses via le spectacle atroce de la mort des participants , mais la ressemblance s'arrête la .

bleuten
C'est vrai que le pere Romero reussit à faire un film quazi fidele au bouquin, à quelques details prés.

Sinon, Marche ou creve n'a rien à voir avec Running man, si ce n'est qu'ils sont tout les deux signés Richard Bachman.
Zombie Bachelet
Marche ou crève, c'est The Long Walk en vo. Et Running Man, c'est Running Man...

Tiens, dans la série "le saviez vous? parce que moi non", Le Prix Du Danger de Boisset n'est ni une adaptation de Running Man, ni inspiré par lui, mais c'est une adaptation de The Prize of Peril (Le prix du danger, donc) de Robert Sheckley...



Plus édité mais dispo pas cher chez la vendeuse de bouquin à qui il manque un sein...
Lord-Of-Babylon
CITATION(Elego @ 01 8 2007 - 22:46) *
"Marche ou crève" c'est pas Running Man ?



CITATION(urotsukigally @ 01 8 2007 - 23:13) *
CITATION(Elego @ 01 8 2007 - 22:46) *
"Marche ou crève" c'est pas Running Man ?



Ha non , Marche ou créve n'a rien a voir avec Running man ^^


Il peut tout à fait se voir comme une suite en fait

CITATION
Je préfére oublier ça et autres tomnyknockers qui sont d'innommables purges , sans parler du Fléau ( pourtant Gary sinise est excellent, égal a lui même quoi ! ) et autres langoliers ...


Le Fléau c'est une de mes grandes déception. Le casting est très bien pourtant. Voila une oeuvre qui convient tout à fait à une série tv (J'avais de grand espoir en Jericho pourtant)
SULFURE
Vous allez dire que je suis cinglé mais j'ai une certaine affection pour MAXIMUM OVERDRIVE... au collège, je traînais avec un type qui était fan hardcore de SK et qui m'avait contaminé, alors quand on a mis la main sur un film DE Stephen King, on s'est empressés de le regarder.... et on a adoré, jusqu'à le regarder trois fois de suite.... Je l'ai revu hier (chopé en édition collector) et bah, c'est nanar, mais c'est culte pour moi, désolé, je connais la VF par coeur, il y a des effets gores pas trop mal, le scénar est hallucinant de nawak, mais ben heu, c'est culte quoi, et puis y'a ACDC a la bo et une apparition de king en neuneu total qui se fait insulter par un distributeur de thunes possédé par une comète alien....
Les années 80, Emilio Estevez, ACDC... C'est nul, C'est Culte...
jez
Maximum Overdrive!! Mon magnéto en rit encore smile.gif
Oui, comme tu dis, c'est nul, c'est culte... peut-être parce qu'on prend de l'age aussi. Le fan de base que j'étais (que je suis toujours) s'était empressé d'acheter la vhs. Je me souviens avec émotion de la jacquette (un type encastré dans un poids lourd, des filets de sang sortant du point d'impact) avec le sentiment d'avoir trouvé le chef d'oeuvre ultime, car signé par le maitre himself. La 1ere impression fut une forte déception. Il faut plutôt le savourer à sa seconde vision, comme une pure série B sans prétention et divertissante comme il faut.
Sinon, pour les meilleures adaptations du King, Simetierre, La Part Des Ténèbres, et Misery constituent le haut du panier.
Désolation sort bientôt en zone 2. Quelqu'un l'a vu? Qu'est-ce que ça vaut?
Redux
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 02 8 2007 - 09:24) *
Le Fléau c'est une de mes grandes déception. Le casting est très bien pourtant.


Pourtant, Corin Nemec était tout, sauf crédible, dans son rôle d'espion à la solde de Randall Flagg.
mr jingle
j'ai vu DESOLATION et ....bon, ça reste un télefilm (mauvaises coupures surement dues au standard de diffusion télevisuelle américaine "PUB"), mais un excellent télefilm, bien meilleur que tous les LANGOLIERS, FLEAU, TOMNYKNOCKERS et CA.
Je n'ai pas lu le bouquin, mais j'ai retrouvé les sensations propres à la lecture d'un roman du KING, notamment celle de vouloir absolument et coûte que coûte d'en connaître la fin.
Bref, c'est excellent sur la première partie (une bonne moitié) puis, ça se calme un peu sur la deuxième partie qui est beaucoup moins angoissante

4,5/6
mr jingle
ah et j'ai oublié de mentionner les acteurs,
RON PERLMAN égal à lui même c'est à dire qu'il crève l'écran et TOM SKERRITT
et MICK GARRIS comme réal (perso, j'ai bien aimé LA NUIT DECHIREE)
jez
Ok, merci pour l'info. Le bouquin ne m'avait pas trop emballé. Par contre, lors de la sortie u livre, Albin Michel avait sorti en même temps Les Régulateurs, sauf que là c'était sous le pseudo de Richard Bachman. Les personnages avaient les mêmes noms que ceux de Désolation, mais leur rôle n'était pas pareil et l'histoire différait de celle de Désolation. Ben... j'ai largement préferé la version Richard Bachman. Je m'étais même dit qu'une adaptation par John Carpenter (le mélange western+horreur, c'est son truc) aurait était le summum.
mr jingle
CITATION(HarrisonMustang @ 31 8 2006 - 19:50) *
Misery est une excellente adaptation. L'ambiance est oppressante, le duo d'acteur est excellent mais je déplore que Rob Reiner ait édulcoré son film. Ceux qui ont lu le bouquin comprendront.


édulcoré...pas si sûr, je pense que la scène à laquelle tu fais allusion et bien plus choquante visuellement. Mais bon, ça reste un choix de réalisateur
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