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Version complète : David E Kelley
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darklinux
Bon , je pense que vous avez subit " Ally Mc Beal " , Kelley a poursuit avec une seconde serie d ' avocats dit moraux ( the practice ) ; une serie faussement revandicative sur le millieu enseignant ( Boston Public ) et est revenue dans le milieu legal ( la vrai justice avec Boston Justice ) qui est d ' ailleurs ma préféré .

Kelley : créateur sociologique de la société américaine ou opportuniste ?
muf
Ally McBeal, ça n'était véritablement supportable qu'à très petites doses (et il était impératif de zapper l'épisode de Noël - diffusé sans crier gare au printemps par chez nous - sous peine de crise de foie foudroyante).

(Arg la chanteuse du piano bar tout miteux)

Il faut lui reconnaître une certaine efficacité dans l'écriture, aussi bien comique que dramatique (ses épisodes sont plutôt bien rythmés en général). Mais sur le fond, l'approche systématiquement binaire des thèmes abordés, quelle que soit la série, finit par devenir grossière à force (et faussement subversive).

(Sinon, j'aurais bien aimé étudier dans la fac de Boston Public - rarement vu autant de bombasses parmi les profs o_O)
darklinux
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 10:45) *

Ally McBeal, ça n'était véritablement supportable qu'à très petites doses (et il était impératif de zapper l'épisode de Noël - diffusé sans crier gare au printemps par chez nous - sous peine de crise de foie foudroyante).

(Arg la chanteuse du piano bar tout miteux)

Il faut lui reconnaître une certaine efficacité dans l'écriture, aussi bien comique que dramatique (ses épisodes sont plutôt bien rythmés en général). Mais sur le fond, l'approche systématiquement binaire des thèmes abordés, quelle que soit la série, finit par devenir grossière à force (et faussement subversive).

(Sinon, j'aurais bien aimé étudier dans la fac de Boston Public - rarement vu autant de bombasses parmi les profs o_O)


Soit , mais l une d 'elle est psycho -rigide ...et puiis le ton larmoillant de BP est lassant , je comprant en voyant certains prof pourquoi il ya eut Colombine ...
sygbab
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 10:45) *
Mais sur le fond, l'approche systématiquement binaire des thèmes abordés, quelle que soit la série, finit par devenir grossière à force (et faussement subversive).


Regarde Boston Legal alors.
Dirty Flichty
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 10:45) *
(Sinon, j'aurais bien aimé étudier dans la fac de Boston Public - rarement vu autant de bombasses parmi les profs o_O)

C'est un lycée Boston Public non mais.
Et pis niveau "bombasse", on est quand même loin du compte. En tout et pour tout, si mes souvenirs sont bons, t'as 4 femmes profs sur les 4 saisons (avec un max de 3 par saison). Bon, y en a qu'une de pas très jolie mais les autres sont loin d'être des "bombasses".

Sinon j'aime bien cette série, d'ailleurs je me refais l'intégrale avec les rediffs de la 2. La série est suffisamment fast-paced (comme on dit chez nous à Chicago) pour qu'on se fasse pas chier. Y a 4/5 intrigues par épisode, même si la moitié te plait pas, ça tourne assez rapidement pour que t'ais pas à zapper. J'adore les profs qui s'entrecroisent dans les couloirs à vitesse grand V pour passer d'un sujet à un autre, ça fait parfois artificiel mais généralement ça fonctionne bien.
Ca tape juste sans jamais être démago (enfin des fois on tombe dans le piège quand même). Les acteurs y sont pour beaucoup (Anthony Heald et Chi McBride sont formidables en proviseur-adjoint et proviseur et pareil pour Nicky Katt en prof progressiste).
Je me dis que c'est con que la série se soit arrêtée au bout de 4 saisons mais je pense qu'elle avait fait le tour du sujet, continuer n'aurait fait qu'en abaisser le niveau.
Rawhide Kid
Dans la liste de ses séries, il y avait aussi Chicago Hope (avec MacNicol), Docteur Doogie (co-écrit avec Bochco), La ville du grand secret (traduction débile de ?) La loi de Los Angeles ainsi qu'une série de détectives privés assez amusante arrêtée à la fin de sa première saison (voire même avant) dont le nom m'échappe.

Sa façon de faire est toujours la même: prendre un thème a priori rigide et peu enclin à l'humour et y inclure des éléments complètement barrés petit à petit. Au bout d'un moment, les éléments barrés prennent le dessus et ça devient un joyeux n'importe quoi qui finira par lasser à peu près tout le monde.
(maintenant, The Practice n'est pas très Ha Ha Ha, d'où l'excellence du cross-over avec Ally McBeal: ça calme)

Autre point primordial: les chansons. C'est dingue ce que les gens peuvent chanter chez lui ! La raison en est simple: c'est un vecteur d'émotions tout trouvé lorsque vous voulez faire pleurer, ça marche à tous les coups. La fin de la série de détective était la reprise de la chanson du générique (je crois) par les acteurs qui sortaient du studio avec Kelley qui se joignait à eux.

Une série qui a compris sa méthode est Desperate Housewives, il manque juste les chansons.

J'aime plutôt sa façon de faire: rapide, ça part un peu dans tous les sens, c'est plutôt joli à voir et y'a des moments de pur folie/émotion.

Et pour les bombasses, il est (était ?) marié à Michelle Pfeifer (pour laquelle il a écrit un film complètement crétin), il n'est pas habitué aux moches.
demosthene
Ally McBeal, c'est devenu vite fatigant, à mon goût, cela dit l'hystérie, c'est un truc que je supporte pas très bien en général... et +Muf, la chanteuse est abominablement mielleuse.

Par contre The Practice, le pendant sérieux/furieux d'Ally McBeal, j'aime vachement. Tout le talent des auteurs étant de mettre sur pied des dilemmes moraux (la loi versus la morale, ce genre là...) absolument intolérables et de laisser tout le monde se mettre sur la gueule... La série est une gigantesque engueulade (j'aime bien les engueulades, ça me fait penser à Necropolis, un bouquin qui m'avait vachement plu pour la même raison). Et pis y a Lara Flynn Boyle et Kelli Williams...
muf
CITATION(Dirty Flichty @ 22 8 2006 - 11:41) *

CITATION(muf @ 22 8 2006 - 10:45) *
(Sinon, j'aurais bien aimé étudier dans la fac de Boston Public - rarement vu autant de bombasses parmi les profs o_O)

C'est un lycée Boston Public non mais.


Ouais bon - faut dire qu'on voit pas un seul élève aussi.
Pour ce qui est de l'attrait esthétique du corps enseignant: je tombe juste sur un épisode par-ci par-là, pour l'instant j'ai vu 4 professeurs de sexe féminin, une enveloppée et les 3 autres - une black incendiaire aux gros poumons, une petite brune allumeuse tout à fait kawaï (qui avait déjà un petit rôle dans Ally McBeal), et une blonde certes moindrement bombastique, mais qui a son charme. C'est plus que tout ce dont j'ai pu profiter au cours de ma vie étudiante.
(Sinon je suis d'accord pour dire que le casting est globalement sympa sur cette série)

Ma préférée c'était, comme demosthene, The Practice, pour le côté pas marrant, et parce que j'aimais beaucoup l'acteur principal (aujourd'hui j'ai du mal avec les noms).
(Par contre, le personnage de la wannabe copine était franchement pas passionnant, mais bon, c'était pas le principal)
Mais ce que demosthene décrit comme une qualité, je le vois aussi comme un défaut: on crée un cas de conscience moral et hop, on déroule. Et au final on se mouille pas trop (c'est un peu le problème des séries judiciaires, de reposer sur le schéma charge / décharge). Mais c'était efficace.
(J'ai pas vu le crossover avec Ally McBeal sad.gif )

Sinon oué j'avais oublié qu'il a été marié avec Pfeiffer, le salaud. C'est quoi le film qu'il a écrit pour elle ?

CITATION(Rawhide Kid @ 22 8 2006 - 12:02) *

La ville du grand secret (traduction débile de ?)


High secret City ^^
elcartman
CITATION
CITATION(Rawhide Kid @ 22 8 2006 - 12:02) *

La ville du grand secret (traduction débile de ?)


High secret City ^^


En fait non le titre français etait bien high secret city, la ville du grand secret "traduction" completement improbable de "Picket Fences" blink.gif

En ce qui me concerne les series de David E Kelley ma préférée est de loin Boston Legal au casting quasi parfait mais je regarde aussi en ce moment les redif de Boston Public avec plaisir notamment comme dit plus haut pour les interpretations impéccables de Chi McBride.
Rawhide Kid
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 14:49) *

(J'ai pas vu le crossover avec Ally McBeal sad.gif )

The inmates (Ally)/Axe murderer (The Practice)
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 14:49) *
Sinon oué j'avais oublié qu'il a été marié avec Pfeiffer, le salaud. C'est quoi le film qu'il a écrit pour elle ?

To Gillian on her 35 birthday

KOV
CITATION(Rawhide Kid @ 22 8 2006 - 12:02) *

Dans la liste de ses séries, il y avait aussi Chicago Hope (avec MacNicol), Docteur Doogie (co-écrit avec Bochco), La ville du grand secret (traduction débile de ?) La loi de Los Angeles ainsi qu'une série de détectives privés assez amusante arrêtée à la fin de sa première saison (voire même avant) dont le nom m'échappe.


C'est Snoops je crois, avec Paula Marshall.

Sinon, du sieur, j'apprécie beaucoup Boston Public, moins lourdingue qu'Ally Mac Beal, et plus ha ha ha que The Practice. Et surtout un ensemble d'acteurs énormes au sens propres (William Shatner) comme au sens figuré (James Spader)
muf
Ah ouiiiiiiiiiiii Snoops O_o
(Avec Gina Gershon, et These boots are made for walkin' en générique ^^)
Ca par contre c'était méchamment pourri, non? (J'ai souvenance d'abominables décors fluos)

(Sinon le film Kelley / Pfeiffer a l'air bien tarte - paye ton casting déprimant ^^)

(Merci pour la ref du crossover)
Rawhide Kid
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 16:20) *

Ah ouiiiiiiiiiiii Snoops O_o
(Avec Gina Gershon, et These boots are made for walkin' en générique ^^)
Ca par contre c'était méchamment pourri, non? (J'ai souvenance d'abominables décors fluos)

Ouais, c'était une ambiance bien artificielle et toc totalement intégrée dans la sére. Cette superficialité faussement classe était un des moteurs.
Mais c'était passé sur la deux à un jour et un horaire totalement improbables (tout comme Chicago Hope qui a vu sa fin diffusée sur TF1...).
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 16:20) *
(Merci pour la ref du crossover)

Première saison d'Ally, deuxième de The Practice.
demosthene
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 14:49) *


Mais ce que demosthene décrit comme une qualité, je le vois aussi comme un défaut: on crée un cas de conscience moral et hop, on déroule. Et au final on se mouille pas trop (c'est un peu le problème des séries judiciaires, de reposer sur le schéma charge / décharge). Mais c'était efficace.


En fait ce qui me plaisait c'est que, dans cette série, les héros sont les persos qui sont normalement ceux que le public déteste dans les fictions judiciaires habituelles : ces avocats qui parviennent à faire liberer les pires criminels sur la base de vices de procédures, d'interprétations perverses de la législation ou de manipulation de témoins. Là, c'est pareil, ils ont plein de fois l'occasion de faire triompher d'infames salopards, des gens qui sont coupables jusqu'aux yeux, et ils finissent toujours par le faire... Ca tend à créer une ambiance de haine au sein du cabinet et entre le cabinet et le reste du monde que j'avais parfois trouvée suffocante (dans le genre, l'épisode du tueur de nonnes etait top).

Ah et pis, j'ai bien aimé Lake Placid (j'ai cru comprendre que ça faisait de moi un abruti sad.gif )
muf
Qui est le malotru qui prétend cela? C'était sympa Lake Placid ^^

CITATION
En fait ce qui me plaisait c'est que, dans cette série, les héros sont les persos qui sont normalement ceux que le public déteste dans les fictions judiciaires habituelles : ces avocats qui parviennent à faire liberer les pires criminels sur la base de vices de procédures, d'interprétations perverses de la législation ou de manipulation de témoins. Là, c'est pareil, ils ont plein de fois l'occasion de faire triompher d'infames salopards, des gens qui sont coupables jusqu'aux yeux, et ils finissent toujours par le faire... Ca tend à créer une ambiance de haine au sein du cabinet et entre le cabinet et le reste du monde que j'avais parfois trouvée suffocante


Exact, mais là encore j'y trouve un mauvais côté: la récurrence de la (pseudo) question morale "ce type mérite-t-il d'être défendu?", alors qu'elle ne se pose pas réellement - je comprends que le projet de la série est de montrer comment on vit avec ça, mais à force ça devient lassant (voire douteux mais pas forcément dans le cas de The Practice).

(Sinon, re-merci au Kid, j'ai peur qu'il ait pris mon premier remerciement pour une requête ^^)
Hutch
CITATION(demosthene @ 22 8 2006 - 03:24) *



Ah et pis, j'ai bien aimé Lake Placid (j'ai cru comprendre que ça faisait de moi un abruti sad.gif )


Han, c'est terrible Lake Placid (le crocodile qui bouffe l'Ours = GRANDIOSE !!!)
Lord-Of-Babylon
Ha donc t'es un abruti aussi John ?

(j'en ai jamais douté)

(bienvenu au club)

(bisou)
Aniya_san
David E. Kelley est mort avec The Practice icon_arrow.gif
jn52s
Boston Public etait génial ( chez nous sur le même sujet on a fait l'affligeant Mme la proviseur) , Boston Justice c'est naze, un mauvais LA Law ( sous estimé ici cause diffusion sur feu "la 5") avec un casting de stars qui ressemble à rien. dommage.
muf
CITATION(muf @ 22 8 2006 - 16:20) *

Ah ouiiiiiiiiiiii Snoops O_o
(Avec Gina Gershon, et These boots are made for walkin' en générique ^^)


Oui donc c'est absolument pas These boots are made for walkin', mais One way or another de Blondie (certes on s'en fout mais c'est quand même bien de rectifier ses conneries - mes excuses à Debbie).
Batman Begins
Mais je m'en fous pas moi ! (aussi important que les profs bombasses -ou pas- de Boston Public AMHA)
muf
Merci Batman wink.gif
Dirty Flichty
CITATION(jn52s @ 22 8 2006 - 22:40) *

Boston Public etait génial ( chez nous sur le même sujet on a fait l'affligeant Mme la proviseur)

Ou du point de vue des élèves : Seconde B.
J'en loupais pas un épisode et ça a lancé quelques p'tits jeunots de l'époque comme Ingrid Chauvin ou Julien Courbey (des grands acteurs du moment donc).
Par contre je sais pas pourquoi, mais j'étais persuadé que Saïd Taghmaoui avait débuté dedans.

Image IPB
Alex Corvis
Mais euhhh ! C'était super Ally McBeal. Jusqu'a la saison 4 du moins.
demosthene
CITATION(Hutch @ 22 8 2006 - 20:13) *

CITATION(demosthene @ 22 8 2006 - 03:24) *



Ah et pis, j'ai bien aimé Lake Placid (j'ai cru comprendre que ça faisait de moi un abruti sad.gif )


Han, c'est terrible Lake Placid (le crocodile qui bouffe l'Ours = GRANDIOSE !!!)

...Et tout le monde qui se paye la fiole de Brendan Gleeson. Et Bridget Fondante fait Ally McBeal bien mieux que Calista Trucmuch.
darklinux
CITATION(Dirty Flichty @ 22 8 2006 - 23:36) *

CITATION(jn52s @ 22 8 2006 - 22:40) *

Boston Public etait génial ( chez nous sur le même sujet on a fait l'affligeant Mme la proviseur)

Ou du point de vue des élèves : Seconde B.
J'en loupais pas un épisode et ça a lancé quelques p'tits jeunots de l'époque comme Ingrid Chauvin ou Julien Courbey (des grands acteurs du moment donc).
Par contre je sais pas pourquoi, mais j'étais persuadé que Saïd Taghmaoui avait débuté dedans.

Image IPB

Ne parle pas trop fort De Carolis serait foutu de la réssucité cette série
Ced
moi j'aime bien ally mc beal... j'ai même l'intégrale...

j'ai un peu l'impression de faire un coming out dans un assemblée homophobe là... maintenant tout le forum va me pointer du doigt en riant de moi... je vais être mis au banc de la société et je n'aurais plus que mes dvd d'ally mc beal pour me consoler... sad.gif

reste que je suis d'accord la saison 5 est supra bof (voir à chier) et les épisodes de noël sont ce qui se font de pire après le magicien d'oz et annie.
jn52s
je trouve que ça part en c**** avec la fin de la saison 3 Ally mc Beal mais putain qu'est ce que ça a pu être bien!
__
Dirty Flichty
CITATION
J'en loupais pas un épisode et ça a lancé quelques p'tits jeunots de l'époque comme Ingrid Chauvin ou Julien Courbey (des grands acteurs du moment donc).
tu veux dire le julien courbet des emissions à la con - mais jouissives :-) - de tf1 ? huh.gif
sygbab
Mais non t'es pas le seul Ced, moi aussi j'aime bien Ally. Suffit juste de passer outre Ally elle-même et de se concentrer sur d'autres personnages tels que John Cage, et puis pouf ça roule. Après, à partir de la saison 3 y a des trucs très bons (Larry en saison 4) et des trucs pourris comme la storyline de Billy en saison 3. Et la saison 5 est bien sûr à oublier puisqu'elle est nulle de bout en bout et que même DEK avoue avoir bâclé les scripts de la majorité des épisodes (mais il avait pas besoin de le dire pour qu'on s'en rendre compte).

CITATION
Boston Justice c'est naze, un mauvais LA Law ( sous estimé ici cause diffusion sur feu "la 5") avec un casting de stars qui ressemble à rien.


Ah.
Alex Corvis
CITATION(sygbab @ 24 8 2006 - 10:32) *
John Cage


Et l'épisode ou il danse devant Barry White ...
Ced
ou l'épisode ou tout le monde danse dans les chiottes...

aaaaaaaah ally...
darklinux
Jai regardé deux épisodes de Boston Public hier ont balancais entre le neo-black power féministe et le reéac avec le proviseur adjoint ... a vomir
Batman Begins
J'ai décidé d'essayer Boston Public depuis quelques temps pour voir ce que ça valait, et ce que valait l'écriture du 'sieur David E Kelley -parce que Ally McBeal j'en ai d'assez mauvais souvenirs-.

Et donc, au cours des derniers épisodes vu par votre serviteur, j'ai pu assister à beaucoup d'histoires de coeurs, d'homosexualité gênée, de parent d'élève avec un crochet à la place de la main (!), de beaux sentiments mais surtout énormément de passages chantés huh.gif

Alors je ne sais pas qu'est-ce que c'est que ce lycée où la moitié des professeurs chantent à n'importe quel occasion, mais il me sembre qu'Ally McBeal contenait déjà beaucoup de ce genre de trucs (remember l'épisode de Noël...).
Ces "instants musicaux", en plus d'être d'une mièvrité dégoulinante, me semble totalement hors de propos, (et hyper-nazes AMHA).

Donc, c'est pas glorieux, pas folichon pour deux sous, MAIS (car il y a un mais) :
Image IPB
Image IPB

Tout à fait kawaii comme dit notre cher meuf ;-)
sygbab
Quelle déception... Moi qui avais l'intention de créer mon troisième topic - ce qui relevait de l'exploit - sur l'un des génies (d'aucuns diront que le mot est fort, mais j'assume complètement : malgré d'énormes défauts et des scories récurrentes dans ses séries, l'homme en est assurément un) pour parler de l'un des showrunners les plus prolifiques et hyperactifs depuis une vingtaine d'années à la télévision américaine, afin d'avoir des avis croisés sur ses différentes oeuvres qui forment un tout cohérent avec des thèmes qui se retrouvent sans cesse... Et ben ça tombe à l'eau avec le dépoussiérage de ce topic qui trainaît dans les abysses du forum.

Ceci dit, l'optique reste la même, et je vais pouvoir en profiter pour faire part de ma découverte de Picket Fences, entamée il y a peu, mais prévue de longue date. Découverte qui s'accompagne d'un plaisir immense à voir évoluer les habitants de la tranquille petite ville de Rome, Wisconsin, qui au fur et à mesure n'est plus à l'abri des multiples atermoiements secouant la population, voyant poindre l'intolérance, l'injustice, la violence, la haine et même le meurtre. Le principal atout de DEK est de s'appuyer sur des personnages principaux influents dans la communauté qui lui permettent de développer des intrigues dans tous les domaines : policier, juridique, médical, scolaire, politique, religieux. Mais il ne s'arrête pas à cela et développe un éventail de thèmes qui touchent le quotidien de chacun et sont toujours d'actualité, comme la question sur l'euthanasie, le transsexualisme, la condamnation de la société sur la base d'une simple présomption... Ce brassage n'est pas fait n'importe comment et pour que le tout ait plus d'impact DEK expose une multitude de points de vue opposés afin de considérer tous les aspects du problème.

L'intérêt de la série vient aussi du fait que la galerie de personnages est variée, et que ceux-ci, attachants et brossés de manière impeccable, sont en constante évolution en fonction des événements auxquels ils sont confrontés. Leurs réactions ne sont pas linéaires, et tous ont leur faiblesse et certains sujets plus sensibles que d'autres. Cela n'en rend leurs débats que plus passionnants, d'autant que l'interprétation est d'une solidité à toute épreuve, même au niveau des enfants. D'ailleurs, Justin Shenkarow, qui montrait déjà un potentiel énorme dans Eerie, Indiana et en était le ressort comique, est ici tout bonnement exceptionnel. DEK renforce cette composante de la série en en faisant également une chronique familiale qui apporte son moments d'engueulades, de réconciliations, et de scènes fortes en émotion car les moments touchants ne sont pas rares.

C'est d'ailleurs assez étonnant de remarquer qu'à ce moment-là DEK apportait une importance primordiale au développement des personnages en tant que partie essentielle de la réussite de son show, car ce n'est pas son intérêt principal plus tard, avec sa fameuse tendance à la kelleyrisation, sa tendance la plus fâcheuse. Ceci dit, je ne suis pas assez avancé dans la série pour savoir si elle en présente déjà les prémisses. Ce qui est sûr, c'est que l'ensemble des thèmes abordés et sa façon de mettre les pieds dans le plat préfigurent de la suite de sa carrière. Il n'est jamais trop tard pour découvrir une (très) bonne série.
simidor
C'était sympa ally mcbeal, pas mal de bons persos, très originale et bien écrit (et niveau zik y'avait pas que Vonda Shepard, y'avait Al Green, Barry White, Tina Turner...).
Et puis ça donnait la pêche, maintenant y'a peu de séries aussi toniques et qui se prennent aussi peu au sérieux.
sygbab
Fin du visionnage de la première saison de Picket Fences et ça se confirme : c'est une sacrée bonne série. Outre l'introduction de thèmes toujours aussi ancrés dans le quotidien et aussi passionnants dans les débats qu'ils génèrent - et rien n'est épargné -, DEK gère parfaitement l'évolution des personnages par le biais de leurs interactions, et renforce encore et toujours l'attachement que l'on éprouve pour eux. Pour cela il s'appuie sur la continuité et fait de multiples allusions aux épisodes passés afin de créer un microcosme uni et cohérent. Et il n'hésite pas à secouer son petit monde pour ébranler des certitudes, remettre en question des relations, pousser les personnages à bout et les confronter à des situations qui nécessitent énormément d'efforts pour finalement y voir clair. En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que Rome s'enfonce de plus en plus dans l'intolérance, l'ignorance, la violence, et qu'il devient difficile d'y remédier.

Ce qui m'épate c'est la capacité de DEK à gérer dans ce show une galerie de personnages hauts en couleur, dotés d'un caractère bien trempé. Plus que Wambaugh qui est l'archétype de l'avocat qui gagne presque tout le temps (comme plus tard John Cage et Alan Shore, dans des styles cependant complètement différents), j'apprécie tout particulièrement le juge Bone qui fait preuve d'une lucidité et d'une justesse à toute épreuve. DEK se permet même en fin de saison de le faire sortir de sa cour à plusieurs reprises, afin d'en faire un membre comme les autres de la communauté. Mais de toute façon il n'y a pas de déchets, les personnages, principaux comme secondaires, ne sont pas unidimensionnels et bénéficient toujours d'une interprétation remarquable.

Ah, et si le titre français complètement débile provient de l'épisode qui aborde le sujet des OVNI... C'est encore plus lamentable que je ne le pensais, donc j'espère que ce n'est pas le cas. A art ça, cette série est un régal.
sygbab
Et j'ai fini la saison 2. Et attention, parce que je vais quand même pas mal spoiler.

Si je m'en étais arrêté au premier tiers, j'aurais pu dire que c'était moins bien écrit que lors de la première saison, moins intense, moins passionnant. Mais la barre est vite redressée, et ce qui nous est offert par la suite hausse encore le ton, et ceci toujours pour les mêmes raisons que précédemment : les problèmes moraux, religieux, juridiques, scolaire et familiaux sont toujours présents, et DEK pousse toujours plus loin en mettant en place des situations bien compliquées sur lesquelles il est dur de statuer. C'est d'ailleurs pour cela qu'il introduit un nouveau DA en la personne de John Littleton, intègre et opposant une vraie résistance à Wambaugh qui avait la fâcheuse tendance à gagner bien trop facilement ses procès. Il y a donc plus de poids du côté de l'accusation, et c'est une bonne chose. Cela met également en avant le principe même du système judiciaire qui se veut être une opposition entre deux parties qui finit par aboutir à la vérité, mais qui est ici souvent remis en cause car il est souvent plus question de gagner que de faire éclater la vérité. Wambaugh est souvent montré du doigt parce qu'il défend les meurtriers et autres délinquants, sa morale est considérée comme inexistante, et le personnage se prend quelques belles claques quand il apprend ce que les autres pensent de lui.

Malgré une combustion spontanée de Bill Pugen après sa condamnation pour le meurtre de son agresseur qui semble être un prémisse des mauvaises habitudes que développera ensuite DEK (parce que dans le genre pirouette scénaristique pour se débarrasser d'un personnage qui sera de toute façon compliqué à gérer, ça se pose là), les autres bénéficient toujours d'un développement aussi intéressant. Maxine se retrouve influencée par son psy qui joue avec ses émotions, Kenny est engagé avec Rachel Harris qui devient la nouvelle maire, toujours en désaccord avec Jimmy, Gil doit sans cesse concilier la médecine et sa foi... Sans oublier les enfants Brock, avec Kimberly confrontée à la cruauté des adolescents quand le sujet de conversation est le sexe, Zachary qui veut devenir juif, ou Matthew qui se fait tirer dessus par un de ses camarades de classe. Même les personnages secondaires tels que Carter Pike ou Howard Buss sont suivis avec intérêt. Cette évolution se fait, comme généralement, par le biais d'interactions écrites avec justesse mais travaillées également dans les attitudes et les non-dits. L'épisode le plus représentatif de cela voit le père de Gil arriver en ville, se faire verbaliser par Max parce qu'il a brûlé un stop puis se faire arrêter, puis de fil en aiguille cela se termine par un dîner où chacun explose à tour de rôle en disant à voix haute ce qu'il a sur le coeur. Et rend de ce fait les personnages encore plus attachants.

C'est tout de même une série assez particulière qui concilie plusieurs aspects qui pourraient paraître disparates, mais qui sont présents au quotidien dans notre vie. Et en liant ainsi des sujets aussi divers et variés permet de mutliplier les ambiances ; on peut basculer très facilement du simple drama familial à une sordide histoire de meutre selon les épisodes, en passant par des questions médicales flirtant avec les limites de la morale et proposées au juge Bone, qui rend toujours des verdicts éclairés et intègres. Avec les limites que ça implique en ce qui concerne l'intégrité, comme l'appuie également les délibérations du jury contenant Jimmy, qui se voie libérer un jeune dealer noir coupable de la mort de deux agents de police. C'est tout de même assez casse-gueule de faire cohabiter procès, interventions médicales, intrigues policières et familiales, mais quand c'est bien écrit, c'est un régal.

Finalement, pour une petite ville tranquille, il se passe toujours quelque chose à Rome, et c'est toujours intéressant. Et ça donne envie de continuer.
sygbab
Triple post, mais j'y peux rien si personne n'écrit dans ce topic. ^^

Je viens de terminer la saison 3 de Picket Fences, et j'en fais mon petit rapport. C'est drôle mais cette saison représente déjà beaucoup plus l'esprit de DEK, en ce sens que le côté farfelu commence à prendre plus d'importance, que la preuve par l'absurde ou les situations extrêmes se font plus fréquentes, et que les prémisses du processus désormais appelé la kelleyrisation pointent le bout de leur nez. Des exemples ? Pour le farfelu, un épisode tournant autour de vaches donnant naissance à des humains, ce qui ne manque pas de laisser bouche bée quand on découvre le pot-aux-roses et de se demander ce qu'on est en train de regarder dans la série. La kelleyrisation ? Ginny retrouvée dans son freezer au bout de 6 épisodes sans la voir (quoique sur ce coup il s'en sort plutôt bien sur le thème des personnes âgées qui meurent dans l'indifférence générale), Ed Lawson dont il se débarrasse aussi, assassiné par sa femme qui le met... dans leur freezer (oui c'est le délire de DEK dans cette saison, qui participe au côté farfelu).

J'ai quand même trouvé qu'il y avait une rigueur moindre par rapport aux années précédentes, d'ailleurs la continuité est moins accrue (il y a moins de références aux épisodes passés). Le plus gros reproche que l'on puisse faire à la saison, et celui-ci n'est pas des moindres, c'est le thème majeur du début de la saison, à savoir le séisme provoqué dans la petite communauté de Rome par la venue de 400 étudiants noirs en provenance d'un quartier gagngréné par des gangs. Les habitants de la ville en font tout un fromage, demandent du temps pour s'ajuster, évoquent les difficultés futures que cela posera, et la tension monte au point d'opposer la police à la Garde Nationale sous les ordres de Gil qui est maire régente depuis la mort d'Howard, ce qui tourne assez court d'ailleurs. Et ensuite ? Bah plus grand-chose, si ce n'est deux ou trois mentions dans les épisodes suivants, et ensuite on n'en parle plus du tout. Comme si les indésirables avaient disparu, et que la ville suivait sa petite vie tranquille, comme si de rien n'était. Franchement dommage. Dans le même ordre d'idée, on peut dire que la position de maire d'Ed Lawson, personnage détestable au plus haut point, est un coup dans l'eau car il se retrouve mort peu de temps après, et c'est The Dancing Bandit qui prend se place le temps d'une nouvelle élection...

Par contre, à côté, c'est toujours aussi solide dans le traitement de sujets compliqués, comme l'euthanasie, et les relations entre les personnages sont toujours décrites à la perfection. Ca avance sur tous les fronts, que ce soit entre Kenny et Max qui arrêtent enfin de se voiler la face et se lancent dans une relation, Wambaugh dont les choix sont toujjours au centre des critiques mais qui est souvent loué pour ses qualitées humaines, et même le juge Henry Bone que l'on voit beaucoup plus souvent en dehors de son tribunal participer à la vie de la communauté, prendre position, et qui est développé sur le plan personnel. Et puis bien sûr, la famille Brock est toujours au centre des attentions dans une année difficile et tendue, où Jimmy et Gil, non contents d'être à plusieurs reprises en gros désaccord, doivent également gérer des enfants qui grandissent et dont les opinions prennent plus de poids. On a également droit à l'épisode traditionnel avec Lydia, la mère biologique de Kimberly et ex-femme de Jimmy, et le dîner familial qui se termine en engueulade et sert de forum pour que chacun livre ses quatre vérités.

Continue également le travail entamé depuis le début de la série sur la ville de Rome, bien sous toutes apparences, dont la moralité devient de plus en plus floue, permissive, et donnant lieu à toujours plus de crimes, de violence. Malheureusement pour les habitants et le pauvre Jimmy qui en arrive à se sentir inadéquat car son département est parfois débordé par les évènements, mais heureusement pour laisser place aux affrontements entre Wambaugh et Littleton sans lesquels une partie du charme serait amputée. Mais DEK réussit tout de même à rendre un vibrant hommage à la ville et à ses habitants dans le final de la saison 4, pour terminer sur une note d'espoir positive après le choc provoqué par la mort du Père Garrett, décédé des suites des blessures causées par plusieurs balles d'uzis tirées à bout portant par un jeune venu le voler dans le confessionnal, afin de régler ses dettes envers ses bookies (exemple-type des situations extrêmes dont je parlais).

Somme toute, outre la grossière erreur que j'ai évoquée, ça reste très très bon.

Plus qu'une saison.
sygbab
Et voilà, fini Picket Fences... Et ça se termine sur une saison plutôt décevante, car il y a beaucoup trop de changements pour que cela tienne encore la route aussi solidement qu'auparavant. Ce qui fait la différence, c'est surtout que DEK n'est plus que consultant, et a passé les commandes de la série à deux nouveaux showrunners qui collaborent, et qui en conséquence prennent des décisions pour apporter leur touche à la série, qui ne sont pas toutes de bon aloi. La police change d'uniforme et Jimmy se retrouve en civil, Kenny et Max rompent, Kimberly part à l'Université (et est très mal gérée, mais c'est une autre histoire) et ils préfèrent se concentrer sur les personnages en lru inventant des histoires abracadabrantes qui n'ont malheureusement pas le petit grain de folie que DEK ait si bien insuffler. Certes les relations sont encore bien écrites et restent tout à fait crédibles, mais l'impact n'est pas le même, et du coup le travaile effectué sur eux paraît moins abouti.

Mais si cela n'était pas suffisant, l'événement qui fait mal est le départ de Littleton pour Chicago après être revenu de blessure car il s'était pris une balle. Après cela, la série perd un grand capital, qui faisait partie de son charme : les procès. On voit plus souvent le juge Bone avec Carter - qu'il loge après que celui-ci ait brûlé sa maison accidentellement - qu'au tribunal. Exit, les affrontements Wambaugh - Littleton. Et tout ce qui va avec, car les questions morales, politiques, religieuses ou encore scolaires sont évacuées. Sans être dur, j'irais jusqu'à dire que la série perd son âme. Ce sentiment s'accroit lors des deux seuls épisodes écrits par DEK (dont le fameux dîner familial traditionnel où tout le monde engueule tout le monde, toujours aussi jouissif) : d'un seul coup, les personnages retrouvent leur verve, les thèmes sont plus incisifs, l'écriture plus rythmée, les dialogues bien mieux ciselés, et le grain de folie refait apparition (le Pape témoind d'un meurtre et démoli par Wambaugh quand il témoigne, ça vaut son pesant d'or).

C'est bien dommage donc, car c'est la dernière saison qui est la moins passionnante, malgré le capital sympathie des personnages qui compte quand même énormément. Et l'épisode final est un peu facile, avec un gros happy end général qui oblige les scénaristes à prendre de gros raccourcis, en esayant également de nous faire croire qu'ils vont séparer Gil et Jimmy, sans que ce soit convaincant. Ca n'enlève rien aux trois premières saisons, et au fait que ce soit une série à voir.
Lurdo
Ça a probablement été dit dans le topic news, mais je le remets là, ça évitera d'avoir un syg qui post tout seul pendant 12 pages...

CITATION("un site de news tv quelconque")
NBC has scored the big win over CBS for David E. Kelley’s new scripted legal drama. NBC and CBS were both looking to add the Kelley’s new upcoming show to their slates.

The new untitled series takes place in Chicago and will center on a father and daughter team who partner up together to run their own law practice. Presuming Kelley adds his signature touch to the drama it should be a great mix of comedy and drama. Not much else has been revealed but I’m sure the show will successfully pick up some great ratings for the network.

Currently the creator is finishing up on the last season of Boston Legal.


Voilà. Donc après la fin de Boston Legal, une nouvelle série du même genre pour Kelley, avec un père et sa fille qui ouvrent leur cabinet d'avocat. En espérant que ça ne lorgne pas trop vers certaines aspects de Eli Stone, qui a déjà un père et une fille travaillant dans le même cabinet d'avocats.
Gary
Oh mais je ne crois pas que ça gêne Sygbab particulièrement de poster tout seul. ^^

Ceci dit, quand j'aurais le temps, je lirais ces (interminables) posts sur Picket Fences, série qui m'avait paru bien sympathique à l'époque (et effectivement, sans les procès, la série ne doit plus être la même). smile.gif
sygbab
Faudra aussi penser à lire ceux que je vais écrire sur The Practice, puisque je suis dans ma période DEK et que j'enchaîne directement sur cette série, dont je viens de terminer la saison 2 (je me suis dit que ce n'était pas trop la peine de faire un bilan après la saison 1 étant donné qu'elle ne comporte que 6 épisodes ; là, au moins, sur les deux saisons réunies, l'ensemble des 34 épisodes permet d'avoir une vision globale plus précise).

La première remarque concernant ce show, c'est qu'on est bien loin d'un Picket Fences ou d'un Ally Mac Beal au niveau de l'ambiance. Ici, peu de place au loufoque, à 'lhumour, aux personnages doux dingues. C'est un monde beaucoup plus noir que nous dépeint DEK, celui des avocats qui défendent les criminels, qu'ils soient dealders, meurtriers, violeurs. Ou plutôt, devrais-je dire, un monde gris, peuplé de compromis et de remises en question, qui le plus souvent n'a aucune noblesse. Un monde complexe, qui apporte son lot de situations révoltantes et de manoeuvres douteuses, mais que DEK réussit à brillamment décrire. Les procès sont variés et si leur déroulement est forcément elliptique, ils apparaissent bien réalistes grâce notamment à l'aspect un peu crasseux du show, que ce soit de par la photographie, les locaux presque insalubres de la firme Donnell ou encore les tribunaux qui apparaissent un peu vieux. Toutes les procédures sont explorées, les termes techniques du milieu judiciaire et juridique deviennent familiers, tout ce qu'il est possible de mettre en oeuvre pour servir au mieux les intérêts d'un client est exploité.

Pour appuyer son propos, DEK se base sur des personnages guidés par l'éthique, même si parfois ils lui tordent légèrement le cou sans pour autant la violer. Certes, la réputation de la firme de Bobby n'est pas forcément celle dont on puisse rêver, mais les personnes qui la peuplent sont profondément humaines et intègres. C'est pour cela que l'on finit par s'attacher à eux même si à longueur de temps ils défendent des criminels, car comme le dit Bobby dans la première saison, il arrive parfois que les avocats aient une personne réellement innocente et c'est à ce moment-là que leur travail prend tout son sens, car ils ont la possibilité de faire en sorte que leur vie ne soit pas entravée par une condamnation injuste. Un Bobby qui est ambitieux, collant toujours à l'éthique, mais prêt à tout pour obtenir l'acquittement de ses clients. Et qui se pose rarement de questions sur son rôle, sans doute car dans le cas contraire il ne serait plus capable de donner le meilleur de lui-même pour sauver des personnes qui ne le méritent pas.

Son leadership incontesté finit par être secoué par Lindsay vers la fin de la saison 2, ce qui aboutit à un partenariat et donc à un changement de statut de la firme. Une Lindsay qui a beaucoup évolué : mise en confiance par son premier procès devant un jury qu'elle remporte, elle devient ensuite redoutable mais perd également son innocence, sa vision idéaliste se voyant brisée à cause des clients dealers qu'elle doit défendre coûte que coûte. Elle finit d'ailleurs par tirer un trait sur ce genre d'affaires, car sa conscience est trop ébranlée. Mais ça ne tue pas son assurance. Outre cela, sa relation avec Bobby est très bien écrite. L'autre personnage ébranlé à plusieurs reprises durant la saison 2 est Eugene, qui remet en cause ce qu'il accomplit en faveur des violeurs notamment. Il reste que c'est un invroyable avocat, capable de gagner des procès qui semblent perdus d'avance grâce à des contre-interrogatoires incisifs et efficaces. Il possède également une présence qui marque les esprits, et malgré ses doutes se bat pour une juste cause : en faisant à tout prix respecter les règles que doit suivre la police, il s'assure que moins d'innocents soient condamnés.

Je n'oublie pas non plus Jimmy qui est l'élément comique de la série mais de manière discrète, qui est licencié de sa banque pour avoir effectué un prêt illégal à Bobby avant d'être engagé par ce dernier, et qui finit par se transformer en avocat efficace et plutôt doué alors qu'il partait de zéro. Ou Ellenor et Rebecca, qui possèdent également des personnalités bien trempées. Ce qui est aussi intéressant c'est d'avoir introduit Helen en saison 2, non seulement car cela permet d'avoir un pied du côté du DA, mais aussi parce que sa relation avec Bobby apporte son lot de conflits d'intérêt et rend les procès plus piquants quand ils doivent s'opposer. C'est donc une galerie de personnages qui tiennent la route, et qui créent une solide cohésion d'ensemble.

Souvent, comme déjà évoqué précédemment, les actions commises par Bobby et ses collègues sont difficilement justifiables moralement, mais elles le sont légalement. Tout le monde n'a pas les tripes pour cela, et le meilleur épisode pour le montrer est le cross-over avec Ally Mac Beal, en deux parties. La réaction d'Ally, en travaillant aux côtés de Bobby sur sa première affaire de meurtre, est plus qu'éloquente : cela la rend malade de voir jusqu'où est prêt à aller ce dernier pour faire bénéficier à ses clients de la liberté. C'est également une occasion pour DEK de montrer que si elles se déroulent dans le même univers, ses deux séries n'ont rien à voir avec l'autre.

Pour le moment c'est hautement addictif, les personnages sont écrits de très belle manière et évoluent sans cesse, la continuité est assurée et les thèmes abordés collent parfaitement à l'esprit de la série. A suivre.
sygbab
The Practice - Saison 3

Pour cette saison, DEK a choisi une formule plus feuilletonnante avec des procès qui courent sur plusieurs épisodes et des affaires qui s'entremêlent, afin de renforcer la cohésion d'ensemble et d'assurer une solide continuité. Les 11 premiers épisodes sont ainsi denses, et leurs répercussions sont évoquées pendant toute la deuxième partie même si celle-ci fait preuve de plus de concision par rapport aux procès qui y sont proposés. Cela permet une immersion complète dans ce microcosme juridique qui, une fois de plus, est vraiment à mille lieux de celui d'Ally Mac Beal, à tel point qu'on peut vraiment se demander si les deux firmes travaillent dans la même ville. Car c'est toujours aussi sombre, avec peu de moments de répit pour les personnages ; et ils s'en prennent vraiment plein la gueule au cours de ces 23 épisodes.

Une année compliquée donc, car la firme de Bobby et ses comparses subit plusieurs coups durs assez importants dans des affaires qiu font la Une des journaux. Le professeur de droit est déclaré coupable du meurtre d'un psycho qui les minaient moralement lui et sa femme (mais à force de persévérance Lindsay réussit à réduire les charges et la peine de prison), Evelyn Manfield, accusée d'avoir tué un bébé qu'elle gardait en le secouant trop fort n'est pas cquittée non plus. Mais cela ne va pas mieux avec les affaires qu'ils gagnent : à cause d'une technicalité, le tueur avéré d'une nonne qu'il a découpée en morceaux repart libre, ce qui leur vaut les foudres de l'opinion publique. La firme Donnell, Doll, Young & Frutt est donc dans l'oeil du cyclone, et est même poursuivie en justice. En effet, lors du procès de George Vogelman, accusé d'avoir décapité une jeune femme avec qui il avait passé la nuit dans un motel, Eugene transfère la possibilité de culpabilité sur son frère. Leurs actes lors des procès pour défendre leurs clients sont fortement remis en question, et c'est une bonne chose car DEK ne choisit pas la facilité et étaye toujours le propos principal de la série en dévoilant toutes les zones d'ombre que comporte le travail d'un avocat défendant les criminels, avec les conflits moraux qui s'y associent.

Dans cette histoire c'est surtout Eugene qui trinque, puisque non seulement il doit se défendre lors de ce procès contre la firme, mais cette tactique lui est également reprochée lors de l'audience qui suit la demande de garde exclusive qu'a effectuée son ex-femme. En effet, son fils s'est retrouvé impliqué dans une affaire de drogue, et elle considère que le travail d'Eugene est une mauvaise influence pour leur fils, incapable de différencier le bien du mal à cause des compromis que doit faire son père. Tout ceci est dans la continuité de la saison précédente, car les doutes et les dilemnes moraux d'Eugene ne sont pas nouveaux, ça ne fait que les exacerber. Dans le même ordre d'idée, et histoire d'être tout à fait clair sur ce que ce travail fait aux gens qui l'exercent, on peut également constater la perte d'innocence de Rebecca, qui est enfin devenue avocate après avoir pris des cours du soir pendant 5 ans. Pleine d'entrain et d'optimisme, elle se comporte comme un chevalier blanc volant au secours des victimes du système, mais elle perd au fur et à mesure quelques illusions.

Comme si cela ne suffisait pas, l'ambiance dans les bureaux est plus que tendue à cause de cette histoire de partenariat. Ellenor est frustrée car elle ne peut pas apporter à la firme un nouveau client car cela ne correspond pas aux attentes de Bobby, ni à celles de Lindsay. Or, les deux sont engagés dans uen relation amoureuse après s'être longtemps tournés autour, mais possèdent également tout le pouvoir - même s'ils n'en abusent pas - puisque Lindsay possède un vote et Bobby deux, plus le droit de décider en cas d'égalité. Et ça ne s'arrange pas lorsqu'elle découvre que Lindsay gagne deux fois plus qu'elle, ce qui amène à une gigantesque bagarre générale alors que des clients sont sur les lieux : bonne image pour la firme. La situation finit par se tasser, mais il est intéressant de voir que malgré l'amitié forte qui les lie, les questions d'argent peuvent mal tourner. En tout cas, parfois Ellenor est vraiment détestable, mais elle a ses bons moments.

Groupe tellement lié d'ailleurs qu'il est difficile de s'y intégrer, et Lucy Hatcher, nouvelle assistante, en fait l'expérience. Malheureusement, si DEK l'évoque, il l'évacue également très rapidement et ne développe pas vraiment la pauvre Lucy. Elle reste sympathique et fait son apparition au générique, mais elle ne prend pas une importance prépondérante pour le moment. J'espère qu'elle ne fera pas les frais de la tendance de DEK à multiplier les personnages sans savoir tous les gérer en même temps. Pour le reste c'est assez juste, jusque dans la relation Lindsay - Helen qui connaît quelques remous car le fait d'être colocataires n'efface pas tout le temps le fait d'être adversaires dans le système judiciaire. D'ailleurs, ce n'est pas non plus une bonne année pour Helen qui reste marquée par l'affaire du tueur de nonne qu'elle ne peut pas condamner. Cela se manifeste de manière extrême lorsqu'elle est en train de perdre un autre procès quand un fils censé témoigner contre son père pour le meurtre de sa mère se rétracte au dernier moment et se parjure. Elle est quasiment sur le point de le condamner pour 20 ans avant de revenir à la raison.

En conclusion, je réitère ce que je disais au tout début : une saison difficile pour les personnages, qui prennent des coups qui vont laisser des traces. Encore 5 saisons comme ça ? Ce n'est pas sur les rotules qu'ils vont finir à ce rythme. La suite promet, même si je suis dubitatif concernant le cliffangher de fin de saison. J'espère que ce sera bien utilisé.
Lurdo
J'y pense que maintenant, mais c'est vrai que ça serait plus à sa place dans ce topic.

Dont acte:

Boston Legal 5x06:

J'ai eu peur en voyant le previously avec Catherine la vieille folle, vu que je peux pas blairer le perso, mais en fait, ça passait plutôt pas mal, puisque c'est Shirley qui s'est chargé de la remettre en place. Un épisode franchement sympa, bien rythmé, avec une c-story amusante pour Katie, Jerry & Sack, une b-story poilante pour Alan & Denny au Far West ("un mouton excl.gif "), et des pistes pour la fin de série.
sygbab
The Practice - Saison 4

Gros soulagement : l'arc George Vogelman ne dure pas très longtemps puisqu'il est clôturé dans les trois premiers épisodes, et ce n'est pas plus mal. DEK réussit à se sortir d'une situation un peu délicate et gère plutôt bien le cliffangher de la fin de saison dernière, afin de pouvoir rapidement passer à autre chose. Une saison qui par la suite est moins feuilletonnante dans le sens où nombre de procès se déroulent sur un seul épisode, mais qui propose quelques épisodes en plusieurs parties centrés sur de grosses affaires de meurtre ; on voit notamment une partie de la firme se déplacer à deux reprises dans d'autres Etats (une fois en Californie, une fois en Pennsylvanie) pour tenter de libérer deux personnes faussement accusées. Malgré tout, la continuité est toujours très forte (il n'est pas rare que des références soient faites aux épisodes des précédentes saisons), et elle est surtout assurée au niveau thématique.

En effet, si la plupart des procès proposés à l'écran sont des affaires de meurtre, c'est parce que DEK a décidé de se pencher de plus près sur le fonctionnement du système judiciaire américain, ou plutôt ses dysfonctionnements. Un homme se balade avec le corps d'une femme qu'il a tuée dans le coffre de sa voiture ? La fouille de son coffre a été effectuée en violation de ses droits constitutionnels, donc il est libéré alors que tout le monde sait pertinemment qu'il est coupable. Bien d'autres exemples suivront, et c'est le moral des DA qui est en berne. Elle se fait remonter le moral par Richard Bay - DA introduit en début de saison, dont la rivalité avec Ellenor est hilarante puisqu'ils sont tout le temps en train de se chercher des poux -, qui délivre lors d'un dîner un speech mémorable sur l'héroïsme des DA en les comparant à un chevalier blanc se dotant de son épée et montant son destrier afin de pourfendre les vilains et d'assurer la sécurité des faibles et des innocents, pendant que tout le monde dans le restaurant le regarde hébété. Helen, qui gagnait très souvent ses procès, commence à trouver de plus en plus difficile d'obtenir des condamnations car sa réussite est moindre. Au point que dans le 4.10 Day In Court, elle explose totalement après le verdict d'un jury en les incriminant directement, jugeant qu'e le suspect est libéré pour raison de folie du jury. C'est de toute façon un procès qui cristallise tous les mauvais côtés du système judiciaire américain, et notamment ce qui devrait normalement en faire la force, son fonctionnement compétitif qui amène plus souvent à en faire une question de victoire ou de défaite au détriment de la vérité, le véritable objectif à la base...

Dans le même épisode s'oppose au discours d'Helen celui de Bobby qui produit une clôture aussi puissante en insistant sur le fait que si effectivement le système n'est pas parfait, il faut toutefois en passer par les procès pour déterminer si une personne est innocente ou non, car parfois les faits peuvent être complètement différents de qu'il paraît. Certes, cela veut dire qu'il y aura forcément des personnes coupables acquittées et remises en liberté, mais plutôt que de chercher à condamner à tout prix, ce qui lui semble important est d'empêcher à tout prix que des personnes innocentes soient emprisonnées. Les deux affaires pour lesquelles une partie du cabinet se déplace hors Massachussets soulignent d'ailleurs à quel point c'est important pour lui, et pour ses associés. Voir Ellenor se batre pendant trois semaines de procédures en procédures, de motions en motions, d'appels en appels pour finalement rendre la liberté à un jeune homme attendant depuis 12 ans dans le couloir de la mort après avoir été injustement puni pour un crime qu'il n'a pas commis parle de soi-même, prouvent définitivement qu'ils ne sont pas pourris comme ce que leur réputation laisse penser. Si jamais ce n'était pas suffisant, les états d'âme d'Eugene donnent encore plus de poids à cette assertion. Ce dernier est de plus en plus dégoûté de son travail et doit à chaque fois de détacher complètement de ses émotions lorsqu'il entre dans l'arène. Il est en pilote automatique, comme un robot, et cela le détruit petit à petit.

Au niveau du développement des personnages, quelques petites touches sont ajoutées ici et là, et concernent surtout le couple Bobby - Lindsay qui connaît quelques remous à propos de leur mariage et des difficultés de Bobby à exprimer les sentiments qu'ils gardent au fond de lui, mais tout finit de très belle manière avec un mariage sur le terrain du Fenway Park, domaine des Boston Red Sox. Au passage Bobby aura eu le temps de se faire enlever par un home sorti de 12 ans de prison qui a été condamné à cause d'une négligence de Bobby, qui plus tard dans la saison va également faire une énorme connerie en acceptant un deal juste avant que le jury ne délivre son verdict, qui acquittait son client... Pour le reste, il n'y a pas grand-chose à signaler, si ce n'est qu'à chaque fois que Lucy est au centre de l'histoire elle est victime de pervers : dans la saison précédente on avait découvert qu'un voyeur avait disposé une caméra filmant sa douche, cette fois-ci le cousin de Bobby, dentiste de son état, lui a mordu le sein pendant qu'elle était anesthésiée... D'accord, Marla Sokoloff est wub.gif , mais quand même. Par contre, Richard apporte pas mal de dynamisme et une petite touche d'humour pas désagréable, modifie un peu les interactions, et permet de développer un peu plus ce qui se passe du côté des DA.

Pour l'instant, c'est toujours aussi passionnant.
Lurdo
Oui, Marla est wub.gif .

Boston Legal 5x07:

Denise !!! Sweeps, sweeps, sweeps !!!! Auberjonois !!! Angry Katie !!! We could do our own spin-off !!! Politics... !!! Partner Jerry !!! Denny Votes Obama !!!!

Awesome !!
Maerlyn
Boston Legal 5x04-06

- Gros bof. Je voyais les twits arriver à grand pas. Et les frasques de Denny avec son pénis c'est marrant deux minutes mais après...
- Là par contre c'était très bon. La famille Jerry avec son neveu qui sort avec sa demi-soeur d'un coté, et une affaire (enfin surtout un pari) qui est à deux doigts de ruiner l'amitié de Denny et Alan, et qui aura sûrement d'autres conséquences.
- Au début je trouvais ça sympa de revoir Catherine mais en fin de compte sa storyline n'était pas franchement intéressante. En revanche, Sack qui a peur d'avoir perdu son âme d'enfant c'était très bien, et Alan et Denny chez les cow-boys c'était complètement icon_mrgreen.gif . Et les inquiétudes augmentent envers Denny.
sygbab
The Practice - Saison 5

Ou le retour du feuillleton dense, et intense. La majeure partie de la saison (en fait, toute sa première partie) est essentiellement centrée sur deux intrigues, même si la firme n'arrête pas pour autant tout business à côté (ce qui rappelle un peu la première saison de Murder One - autre excellente série judiciaire - où l'on voyait la gestion d'un long procès durant les 22 épisodes avec les affaires annexes plaidées par le cabinet). Le premier fil rouge, qui débute dès le season premiere, concerne Scott Wallace, une connaissance de Bobby, accusé d'avoir tué sa femme tandis qu'il clame son innocence et affirme qu'elle s'est suicidée. Affaire intéressante, car dans un premier temps elle étudie tous les recours disponibles pour les avocats de la défense. En effet, Scott est déclaré coupable lors du premier procès mais Helen suspecte le frère de la victime d'avoir délivré un faux témoignage et soumet ses doutes à Bobby, qui réussit à obtenir l'annulation du verdict et obtient un nouveau procès, qu'il remporte - après bien des difficultés. Mais cela permet également de se pencher sur l'effet destructeur que le système judiciaire peut avoir sur une personne innocente, qui est emprisonnée tant que le procès n'a pas eu lieu, et qui subit un préjudice irréversible à cause de la suspicion de culpabilité d'autrui, qui ne s'efface pas avec un acquittement, qui ne prouve pas l'innocence.

L'autre intrigue d'importance se situe peu après l'acquittement de Wallace, et ajoute de la tension à la série. En effet, Lindsay est abordée par une amie spécialisée dans la psychologie criminelle, cette dernière lui affirmant que William Hincks, qui a confessé être le serial killer auteur de 9 meurtres, souffre de schyzophrénie paranoïaque et se croit être un criminel alors qu'il est innocent. Après un procès rempli de rebondissements, Linday et Jimmy découvrent que tout était planifié par ce génie machiavélique pour être acquitté. Commence alors un harcèlement moral de sa part, qui met tout le monde sur les nerfs avec des allusions équivoques à l'endroit de Lindsay qui laissent penser qu'elle sera sa prochaine victime. Les événements s'enchaînant, et sans trop en révéler, cette affaire se termine par Bobby accusé de conspiration pour commettre un meurtre, meurtre au premier degré, et Rebecca et Lucy se retrouvent à l'hôpital (DEK en profite au passage pour dénoncer quelques dysfonctionnements du système médical, avec la perte de Rebecca que le staff ne sait pas retrouver, et revient à un sujet qui lui tient à coeur lorsqu'il s'agit de la sauver de la mort : les conflis qui existent entre religion et traitement médical). Et si cette intrigue apporte autant de tension, c'est grâce au talent extraordinaire de l'acteur qui joue Hincks, qui n'est autre que le maintenant fameux Ben de Lost.

Cela laisse peu de place au développement des personnages, mais ce n'est pas pour autant que DEK reste fainéant sur le sujet. Pour commencer, deux bébés viennent au monde : celui de Bobby de Lindsay (qui accouche dans un tribunal !), et celui d'Ellenor, qui a décidé d'être inséminée avec le sperme de son meilleur ami pour devenir une mère seule. Il donne aussi - et enfin - une storyline digne de ce nom à Lucy. Suite à l'agression sexuelle qu'elle a subie lors de la saison précédente (pour rappel, le cousin de Bobby, dentiste de son état, lui avait mordu le sein pendant qu'elle était sous anéstthésie générale), elle a pris des cours et fait désormais partie d'un centre d'aide aux victimes de viol, dont elle est devenue conseillère. Mais surtout, cette saison nous montre un Bobby de plus en plus borderline, dont l'éthique devient de plus en plus discutable. Ses manigances pour obtenir l'acquittement de ses clients sont parfois répugnantes, et il commence également à mentir à ses clients pour se substituer au jury lorsqu'il lui semble qu'une terrible injustice prend place. Il n'est d'ailleurs pas le seul à mentir : Helen, dans la continuité de la saison précédente, emploie des tactiques peu recommandables pour obtenir des confessions ou autres éléments qui pourraient lui servir.

On peut signaler également quelques événements de nature extraordinaire au cours de cette saison, notamment deux cross-overs. Le premier avec Boston Public (DEK avait alors trois séries de front à mener, dont il écricait la très grande majorité des scripts : la performance est assez impressionnante) qui réjouit par la présence de Chi McBride, le deuxième avec Gideon's Crossing (série qui n'a duré qu'une seule saison de 22 épisodes) qui nous fait le plaisir d'avoir Andre Braugher à l'écran. Enfin, l'avant-dernier épisode de la saison est également le 100ème de la série. J'aime beaucoup ces épisodes, c'est l'occasion de faire un point sur ce qui fait la force de la série, de faire revenir des personnages que l'on n'a pas vus depuis longtemps... Sauf qu'ici, le noyau dur est le même qu'au début de la série, et n'a pas bougé d'un iota (ce qui tranche nettement avec d'autres séries du sieur). Et DEK choisit de nous délivrer un épisode bien plus noir qu'à l'habitude, qui tourne à la tragédie : Richard, menacé s'il remporte le procès de l'homme qu'il tente de condamner, décide tout de même de continuer, et se fait froidement exécuter une fois le verdict coupable annoncé. D'où une fin de saison pas forcément joyeuse.

Toujours une réussite.


(Sinon le BL 5.07 était effectivement très bon. D'ailleurs le fait d'y voir Auberjonois me rappelle qu'il apparaît dans la 6ème saison dont je viens de terminer le bilan, dans le rôle d'un juge pontifiant qui est la risée de tous).
sygbab
The Practice - Saison 6

A mon humble avis, cette saison démontre certaines limites et donne l'impression que la série commence à ronronner, bien installée qu'elle est dans ses acquis. Les thèmes traités depuis le début de la série sont moins visibles, et les épisodes qui les évoquent certainement moins tranchants. Pourtant, cela coïncidant avec la saison 5 d'Ally qui, de la bouche même de DEK, est totalement bâclée, on pourrait penser que c'était essentiellement parce que les principaux efforts de ce dernier étaient plus concentrés sur la firme de Bobby. Mais les mauvais côtés de DEK sont ici assez voyants. Tout d'abord, il introduit le personnage d'Alan Lowe, ADA encore plus retors de Richard Bay (qui manque énormément) et qui ne recule devant rien pour s'assurer une condamnation, pour ne pas le développer et le kelleyriser après une demie saison non convaincante. Les autres éléments qui font un peu grincer des dents concernent certaines storylines qui sont ébauchées et qui restent en suspens, ou qui sont résolues d'un claquement de doigt sans autre forme de procès (pour une fois..). Surtout vis-à-vis des difficultés qui apparaissent entre Jimmy et Eugene, dont l'amitié est fortement ébranlée suite à deux erreurs de Jimmy. La tension est à son comble entre les deux, et semble atteindre son paroxysme lorsque Jimmy conserve miraculeusement sa licence après que Eugene l'ai reporté pour manquement à l'éthique. Et puis... D'un seul coup, tout est revenu à la normale sans que l'on sache comment.

D'autre part, DEK se plante complètement lorsqu'il s'agit de montrer les difficultés de la maternité pour Ellenor. C'est bien simple : on ne la voit avec sa fille que deux ou trois fois à peine, alors qu'il y avait là un sujet passionnant à creuser. De la même manière, il ne traite quasiment pas la vie de couple de Lindsay et Bobby en tant que parents : on ne doit voir leur fils qu'à quelques occasions seulement. Certes, depuis le début de la série il est bien évident que les personnages sont moins importants que les intrigues, mais jusqu'à présent leur développement était plutôt bien maîtrisé. Ce ratage s'associe à des procès qui finissent par devenir répétitifs car Bobby et ses associés emploient souvent les mêmes stratégies pour l'emporter. Cela dit, il reste tout de même des épisodes qui proposent de nouveaux conflits, qu'ils soient d'intérêt ou moraux, et qui rendent la tâche des avocats de la défense compliquée. Ce qui est également dommage, c'est qu'il y a bien longtemps que l'expansion de la firme et les questions financières qui y sont associées ont été oubliées. C'est évoqué ici ou là, mais il aurait été intéressant que cela ait une part plus prépondérante dans les intrigues.

DEK a dû s'apercevoir que le bateau commençait à dériver légèrement, et essaie de relancer l'intérêt de plusieurs manières. Déjà, il sous-entend que Helen - voire Bobby - pourrait être corrompue suite à une enquête fédérale visant à arrêter un juge éminent qui accepte des pots-de-vins. Ce n'est pas forcément convaincant, mais cela pourrait engendrer des conséquences intéressantes. Mais c'est surtout la fin de saison qui fait bouger un petit peu le statu quo. A force de se faire menacer, tirer dessus (Jimmy), poignarder (Lindsay), enlever et séquestrer (Bobby), harceler par un serial killer (Lindsay encore), agresser violemment par un client mécontent du travail effectué (Bobby encore), la raison peut s'effondrer à n'importe quel moment. C'est ce qui arrive à Lindsay, qui une fois encore est victime de menaces, cette fois-ci de la part d'un psychotique atteint de schizophrénie et qui se prend pour Hannibal Lecter. Et ce qui devait arriver arrive... Et le procès qui s'ensuit aboutit sur un verdict qui chamboule tout, et qui annonce un début de saison 7 assez mouvementé. En espérant que la machine soit relancée, et se renouvelle un tant soit peu.
Lurdo
Boston Legal 5x08:

Ils nous ont refait le coup de Jerry et du générique de début !! bluesbro.gif bluesbro.gif
Et puis tout le méta-discours sur le tv show de Denny et l'épisode sur l'avortement, icon_mrgreen.gif

Katie/Jerry, c'était excellent. par contre, un peu de mal avec l'intrigue d'Alan, qui me semblait déjà-vue, et pas forcément hyper crédible (enfin, la gamine de 15 ans me semblait trop mature et éduquée pour son âge - et pour une chinoise arrivée trois ans plus tôt aux States). Cela dit, elle apporte toujours un approfondissment des persos principaux du show, ce qui n'est jamais un mal, et Shirley prend à son tour des risques avec sa carrière...
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