Maerlyn
12 11 2008 - 05:24
CITATION(Lurdo @ 04 11 2008 - 23:53)

Boston Legal 5x07:
Denise !!! Sweeps, sweeps, sweeps !!!! Auberjonois !!! Angry Katie !!! We could do our own spin-off !!! Politics... !!! Partner Jerry !!! Denny Votes Obama !!!!
Awesome !!
Nuff said. Lurdo a tout dit.
L'un des meilleurs épisodes de la série depuis longtemps.
sygbab
14 11 2008 - 09:58
The Practice - Saison 7
Le début de la fin, la saison qui marque la conclusion d'une ère et le commencement d'une nouvelle. Le renouvellement que la fin de la saison précédente laissait entendre a bien eu lieu, sans que l'on s'attende forcément à ce que cela ébranle autant les fondations de la série. En effet, la condamnation de Lindsay porte un coup terrible à Bobby et à la firme, et malgré leurs efforts récompensés pour qu'elle soit libérée rien ne sera plus comme avant. Au lieu de rapprocher Bobby et Lindsay, le mois qu'elle a passé en prison les a un peu éloignés, et cela ne s'arrange pas lorsque Lindsay décide de lancer sa propre firme dans les bureaux contigus au cabinet Donnel, Dole, Young & Frutt. Certes, son manque d'envie de ne plus être mêlée à des affaires criminelles est compréhensible, mais de ce fait le couple finit par ne plus communiquer, et DEK nous en montre les ravages. Leur relation s'érode à mesure que le temps passe, conduit Bobby au bord de l'infidélité, et tout cela se termine assez mal pour eux deux. C'est sans doute déjà une explication de la pert d'audience que cette saison a subie à l'époque, peu de gens ont dû aimer le comportement des deux personnages, et l'implosion de leur couple qui était prévisible et qui est malheureusement irréversible. Malgré tout, il reste un élément gênant : Bobby Jr est toujours évoqué dans les disputes et explications de texte, mais on ne le voit jamais à l'écran. Tout comme on ne voit jamais la fille d'Ellenor, d'ailleurs...
Son mariage battant de l'aile, Bobby n'en est que plus vulnérable eu égard à la qualité de son travail. Il est de plus en plus erratique, et un procès en particulier le secoue violemment, puisqu'il se voit obligé de confronter un jeune garçon de 13 ans victime de viols répétés par un pédophile qui dit l'aimer. Comme le disait Ellenor lors d'un épisode de la saison précédente, les jours de Bobby en tant qu'avocat sont comptés, car il commence à ne plus croire en ce qu'il fait, et cela se ressent dans sa façon de mener la firme. Si on y ajoute ses difficultés avec Lindsay, son départ abrupt du cabinet n'en reste pas moins bien amené et quelque part logique, car il a besoin de faire le point et de recommencer à zéro. Ce qui laisse Eugene à la tête de la firme, dont la manière de diriger les opérations sera sûrement beaucoup plus ferme et va être très intéressante à suivre. Ce serait une bonne chose que ses aptitudes à gérer la situation financière de la firme soient évoquées, car c'est un sujet qui était source de reproches de sa part à l'endroit de Bobby. Jimmy prend également du galon en devenant un associé, chose à laquelle il ne croyait sans doute plus tant la question n'était plus soulevée depuis 4 ans. Ca relance sans doute l'intérêt, car la plupart des personnages ont fait de la figuration tout au long des 22 épisodes, le plus flagrant étant Helen qui, en dehors des procès qu'elle mène, n'a plus aucune relation avec les autres. DEK aura quand même tenté de développer Jamie et Claire, fraîchement introduites au générique, mais c'est le minimum syndical (d'autant que deux avocats qui viennent de sortir des études, ça fait un peu redondant).
Une chose est certaine, Eugene pense que la firme doit développer une autre facette et s'engager plus fermement dans des procès civils. Cela tombe bien, DEK a déjà amorcé un équilibrage entre procès civils et procès criminels avec la firme de Lindsay, puisque celle-ci ne veut plus se charger de meurtres ou autres actes boen joyeux. Ce n'est sûrement pas innocent : Ally Mac Beal s'étant terminée lors de la saison précédente, il n'avait plus de forum pour parler d'autres sujets que les dysfonctionnements du système criminel ; c'est donc logiquement qu'il l'a transféré dans The Practice. En y associant bien sûr le ton plus sérieux de la série, et en abordant des questions difficiles, comme par exemple le trauma post nine eleven lorsque Lindsay défend une comagnie aérienne dont la politique de sécurité est de n'accepter aucun arabe à bord de leurs avions. C'est une bonne chose pour la série, car en ce qui concerne les procès criminels la lassitude commence à se faire sentir. Les tactiques utilisées sont connues, les questions qui vont être posées également, et cela devient de plus en plus fréquent que l'accusé soit victime d'une machination de ses proches, ce qui rend les choses un peu prévisibles.
Maintenant il reste à voir ce que donne la série sans Bobby, sans Lindsay, et sans la plupart des personnages puisque la moitié du cast principal disparaît lors de la saison suivante, pour raisons budgétaires. Pour une fois, on pourra dire que la kelleyrisation multiple est justifiée (parce qu'à moins d'un miracle, leur départ ne sera sûrement pas expliqué). Mais comme cela correspond aussi à l'introduction d'Alan Shore dans cet univers, ça promet...
sygbab
16 11 2008 - 23:38
The Practice - Saison 8
SPOILERS SUR LA FIN DE LA SERIE, EVIDEMMENT
Réajustements de vigueur : pas moins de 6 personnages du cast apparaissant au générique de la saison précédente n'ont pas survécu. Au départ de Bobby de la firme se sont ajoutés ceux de Rebecca et de Lucy, ce qui ne laisse plus que Jimmy, Ellenor et Eugene pour les plus anciens, plus Jamie. La série perd également Helen, ce qui ainsi met fin à tout un pan de l'identité de la série puisque les réflexions autour du travail des DA n'est plus de mise. Et comme on pouvait le prévoir, DEK, selon son mode opératoire classique, ne cherche même pas à expliquer ce que sont devenus les personnages (rien qu'une petite phrase est appremment trop compliqué à mettre en oeuvre). C'est d'autant plus gros à avaler dans le cas de Lindsay et Claire, à qui Eugene avaient proposé de rejoindre la firme, et dont les bureaux étaient contigus à ceux de la firme. La suspension d'incrédulité, ça fonctionne un temps, mais à un certain moment c'est plus difficile de s'y tenir. Heureusement, il y aura tout de même une apparition de Lucy, puis une de Bobby (le contraire aurait été scandaleux). En contrepartie, deux personnages sont introduits : Tara Wilson, nouvelle assistante en remplacement de Lucy, qui est en études de droit, et surtout Alan Shore. Ces quelques changements nécessitent un temps d'adaptation, qui se dissipe vite grâce à la personnalité d'Alan.
Jusqu'à présent, DEk s'était efforcé, pour les besoins des thématiques de la série sur la complexité du travail d'avocat, de brosser les portraits de personnes souvent torturées mentalement par les dilemnes moraux les habitant, faisant toujours passer l'éthique avant toute considération personnelle, même si parfois les tactiques employées en procès étaient plus que limites. Malgré cela, la firme de Bobby a toujours possédé une réputation à double tranchant : réputée redoutable et efficace pour les affaires criminelles, ses membres cristallisent les reproches envers le système judiciaire qui laissent des meurtriers et autres violeurs en liberté. La présence d'Alan Shore remet en valeur leur intégrité. Sans scrupules, il ne recule devant rien pour arriver à ses fins : extorsion, chantage, pots de vin, détournement de fonds, manquement à l'éthique, violation du privilège... La liste est encore longue. Sa tendance sulfureuse et auto-destructrice en font un avocat totalement ingérable, qui fait preuve de tous les vices : insubordination, harcèlement sexuel, souvent à la limite de l'outrage à magistrat... Bref, une crapule indigne, qui met à mal l'image de la profession, mais qui donne un tout autre aspect à la série et qui en devient le principal intérêt, l'attraction volant la vedette aux autres personnages. Il permet également à DEK d'explorer un autre genre de relation que Bobby et Lindsay : la tension sexuelle qui existe entre Alan et Tara amène un côté sulfureux et sexy, l'alchimie étant parfaite entre les deux personnages.
Bien évidemment, ce comportement ne peut qu'attiser l'exaspération, l'indignation et la colère de Jimmy et Eugene, ce dernier voyant son autorité remise en question par ce qui lui apparaît comme un escroc et son intégrité à toute épreuve ne peut pas le supporter. Les scènes entre les deux hommes sont absolument délectables. Cela parce que ce sont deux tempéraments forts qui s'affrontent sans que l'un ne flanche, et aussi parce que l'interprétation est d'une incroyable solidité, Steve Harris étant le seul à rivaliser de présence et de talent avec un James Spader qui n'a pas volé son Emmy pour ses prestations. Ce qui s'ensuit est une conséquence logique de la manière dont Alan ternit la réputation de la firme : il est renvoyé. Le problème, c'est qu'il a amené en quelques mois bien plus d'argent que tous les autres membres réunis, et dont il entend bien voir la couleur. Commence alors une guerre qui le voit gagner son procès les opposant à ses anciens collègues, après l'une des plaidoieries qui feront ensuite son succès dans Boston Legal, après un argumentaire de clôture non moins brillant et percutant de la part de Eugene. Passage critique de la saison, car préparant à la fois la fin de la série, et jetant les bases du spin-off cité précédemment.
Une fois le procès terminé, les chemins se séparent, et Alan partage rarement des scènes avec les collègues qu'il vient de mettre à mal. Il est engagé à Crane, Pool & Schmidt après avoir fait la rencontre du grand, du célèbre, du mythique Denny Crane. Inutile de dire qu'il est jouissif de suivre les prémisses d'une amitié exceptionnelle entre les deux hommes, et qu'il est intéressant de remarquer que l'Alzheimer de Denny est déjà évoqué. Ceci dit, il est un peu perturbant de voir les coulisses d'une grande firme dans The Practice, mais cela done déjà le ton de ce que sera la série dérivée : un mix entre le sérieux de la série qui est en train de se terminer et l'excentricité d'Ally Mac Beal, avec un virage politique qui a été entamé au cours de la saison et des multiples points de vues d'Alan. En ce qui concerne les autres personnages impliqués, le développement de nombre d'entre eux restera une vaine expérimentation puisqu'ils ne seront pas au générique de Boston Legal. Mais il gardera Tara (nouvelle assistante paralégale, transfuge grâce à Alan après son renvoi de Young, Frutt & Berluti) et également Sally Heep, puisque ce sont deux love interest d'Alan.
D'un autre côté, il faut amener une clôture satisfaisante et cohérente pour les personnages qui sont là depuis les débuts, et DEK s'en acquitte parfaitement. Le procès a mis la firme en difficulté, et c'est logiquement que ses membres se posent des questions sur leur avenir. La première pierre enlevée à l'édifice est l'envie de Jimmy de s'établir ailleurs, pour faire ce dont il a toujours eu envie : devenir un avocat de proximité pour représenter les plus démunis, un peu dans l'esprit de Jimmy the Grunt. Des débuts qui seront difficiles dans un quartier déjà occupé par un italien aux méthodes proches de la mafia, mais qui seront récompensés par la fondation d'une nouvelle firme qui comprend dans ses rangs Jamie, qui n'aura pas été très utile tout au long de cette saison. C'est un aboutissement collant au personnage, qui était souvent indigné par les affaires criminelles dont il devait se charger.
Vient ensuite le tour de Eugene, à qui, contre toute attente, est proposé de devenir juge. Légèrement hésitant quant à sa réponse car son départ signifierait la fin d'une firme pour laquelle il a donné 15 ans de sa vie, il se décide rapidement et passe devant une cour d'évaluation. S'il y a bien quelqu'un qui mérite la position, c'est bien lui. Son intégrité absolue, son éthique irréprochable, sa franchise et son code moral sont autant de qualités pour en faire un atout dont le système judiciaire a bien besoin. Et si personne n'en était déjà convaincu, c'est une autre personne qui se charge de le faire comprendre dans un speech éloquent, incisif et remarquable : Bobby, qui se présente de manière impromptue pour donner la main à son ami. Moment grandiose, non seulement parce qu'il est bon de le revoir, mais parce qu'il affirme ainsi que s'il est le coeur de la série, Eugene en est l'âme. La reconnaissance de sa valeur est totale. Cette conclusion remarquable pour le personnage est également jouissive, car voir Eugene en robe vaut le détour.
Avec la décision d'Ellenor qui décide de prendre du temps pour s'occuper de sa fille - ce qui n'est pas incohérent, mais cela aurait mérité d'être traité, DEK étant complètement à côté de la plaque sur ce coup lors des saisons précédentes -, c'est donc la véritable fin d'une firme qui aura pourtant traversé bien des tempêtes ; lieu de joies, de peines, de victoires, de défaites, d'espoir, de déceptions. Les souvenirs associés à ce petit cabinet qui a grandi dans les coeurs resteront gravés dans leurs esprits, et DEK ne peut décemment pas conclure cette grande série sans une touche de nostalgie, qui se termine symboliquement par un plan sur Bobby, assis à la table de conférence, faisant seul ses adieux à un endroit qui lui a permis de grimper les échelons et de devenir un avocat doté d'un talent exceptionnel. C'est un petit princement au coeur...
Boston Legal 5x09:
Bof. Un épisode quelconque, sans véritable continuité avec le reste, et qui donne l'impression d'être juste là pour donner des trucs à faire à Carl avant la fin du show. Et pour faire dire des conneries à Denny.
D'autant que pour le coup, toutes les plaidoiries de Carl donnaient l'impression d'avoir été écrites pour Alan, comme si ce dernier avait été remplacé dans l'épisode au dernier moment. Ce qui ne m'étonnerait pas, s'ils ont un peu improvisé l'intrigue sur la fille qui se fait virer pour avoir voté McCain.
Bref, c'est pas mauvais, mais ça m'a pas passionné plus que ça.
bradaviel
18 11 2008 - 23:43
C'est vrai que d'emblée, l'intrigue de Carl fait vraiment penser à du Alan (que j'attendais voir débarquer jusqu'à ce qu'il ai sa propre affaire) mais je ne pense pas qu'il l'aurait conclu de la même manière (Si le coup du closing pousse Carl à défendre l'abolition de la peine de mort en préchant faussement le contraire pour le Jury est astucieux, c'était trop inspiré par Crane pour être du vrai Alan)
J'ai par contre absolument adoré le coup gros comme une maison d'Alan prétextant la vache folle pour sortir avec Shirley, même si j'ai été a la fois content de la prise de risque que son intrigue annoncée augurait (c'était couillu tout de même de tourner un épisode poste éléction avant le résultat, je suis curieux de voir la scène alternative !) et déçu par son traitement (finalemetn, rien de neuf sous le soleil).
Pareil, pas mauvais, mais loin du chef d'œuvre.
Pff reste pas beaucoup d'épisodes. Jme demande bien comment ca va finir cette histoire d'autant qu'il viennent de griller une cartouche avec la rivalité Alan/Denny sur Shirley, qui n'a évidement pas lieu d'être, mais qui aurait pu se voir autrement traitée qu'éventée en 3 minutes à la fin d'un ep.. Aller, ça colle bien à la série finalement
sygbab
20 11 2008 - 09:39
Boston Public - Saison 1
Picket Fences était à la fois une chronique familiale mais aussi une tribune pour traiter des thèmes concernant la religion, le juridique, l'éducation, les questions médicales. Le mélange était savoureux, mais pour bien appuyer son propos et pour développer ce qu'il avait à dire dans chaque domaine, les qu'il a créées ensuite se sont toutes concentrées sur un sujet particulier : Chicago Hope se déroule dans un hôpital, The Practice est une grande réflexion sur le système judiciaire et Ally Mac Beal se penche sur les états d'âme de ses personnages ainsi que leurs histoires de coeur. Boston Public est donc l'opportunité de parler de l'éducation et des difficultés qui y sont liées, car il prend le parti pris inverse de toutes les séries dont le cadre est un lycée : plutôt que centrer les intrigues sur les élèves, c'est le quotidien des professeurs ainsi que du principal qui nous est dépeint. Le décalage est d'ailleurs poussé à l'extrême, car à chaque début d'acte nous est proposé une série de plans montrant les élèves fourmillant sur le campus sur une musique que l'on associe généralement aux teen shows, pour ensuite se retrouver soit dans le bureau du principal soit dans la salle de pause des profs.
Ce n'est pas pour autant que les adolescents sont oubliés, puisqu'ils ont une part prépondérante dans la vie du lycée, mais ici sont étudiées les conséquences de leurs actions pour le corps enseignant et l'administration. C'est peut-être aussi ce qui permet de ne pas trop râler sur le fait que nombre de clichés sont utilisés au cours de cette première saison : drogue, sexe, adolescents martyrisés (geeks, gros, etc), comportements violents, irrespect. La liste est longue, mais c'est justement l'intention de DEK qui en donne une autre vision puisque l'on voit l'envers du décor. Seulement parfois cela peut paraître trop d'un coup, ce qui donne l'impression que ce lycée est dirigé un peu n'importe comment au vu de tout ce qui se passe. Mais si l'on connaît DEK, on sait que la plupart de ses séries ne sont pas censées dresser un portrait de la réalité mais sont plutôt un microcosme indépendant où les conflits entre les personnages éclatent et servant également de forum pour aborder différents thèmes.
Ainsi, plusieurs sujets forts se dégagent, comme celui, très sensible, du suicide chez les adolescents. DEK l'aborde de front en mettant les pieds dans le plat, en mettant en avant le fait que ce n'est pas en faisant de cette réalité un tabou que les parents aident leurs enfants. Au contraire, il faut en parler et creuser un peu pour essayer de comprendre pour quelle raison ces pensées - normales à cet âge où règne la confusion, sentimentalement parlant mais aussi intellectuellement car les décisions scolaires déterminent le futur et chaque pas vers l'âge adulte est compliqué - traversent leurs esprits, afin ensuite de les aider à gérer cela. A plusieurs reprises DEK évoque également la psychose post-Columbine qui a traumatisé le système éducatif, qui s'est doté de mesures de sécurité radicales par la suite afin de prévenir toute autre tragédie similaire. Il passe également bien d'autres choses à la moulinette, comme le fait que les livres d'histoire ne montrent qu'une partie de la réalité - la meilleure, évidemment -, le système de notation archaïque qui ne reflète pas forcément les capacités et l'intelligence d'un élève, la pression constante pesant sur les épaules des professeurs et de l'administration dont les décisions où la façon de faire sont sans cesse remises en cause par les parents, qui n'hésitent pas à aller au tribunal lorsque la situation ne leur convient pas (ce qui est évidemment une excuse pour inclure quelques scènes d'argumentation juridique).
L'inconvénient, comme je le disais, c'est que DEK pousse parfois le bouchon et de ce fait il se passe bien trop de choses en une seule année : on ne compte pas le nombre d'étudiants suspendus (quoi que c'est jouissif quand Scott Guber est en mission et qu'il suspend tout les étudiants qui ont le malheur de se trouver dans son passage), transférés, trois d'entre eux meurent, et les professeurs ne sont pas épargnés non plus avec des supensions et des renvois (en l'occurrence Milton Buttle et Kevin Riley, parce que le premier a couché avec une étudiante et que le second l'a couvert). Ca tient plus de la tendance à faire partir les personnages lorsqu'ils ne sont plus utiles, mais au moins ici les raisons sont valables, sauf que... D'autres font pire et ne sont pas renvoyés, sauvés par le fait que les effectifs sont réduits, ce qui est une raison à peine suffisante pour justifier qu'ils puissent rester. De toute façon, si les décisions devaient être prises de façon radicales, le lycée n'aurait quasiment plus aucun enseignant tant certains sont excentriques et d'autres pas du tout conventionnels.
Mais c'est aussi ce qui fait le charme de la série : des éducateurs à la personnalité bien définie, avec cette petite touche de folie propre à DEK. Marla Hendricks est un professeur d'histoire fantastique, mais elle est dépressive et est à plusieurs reprises sur le point de craquer. Harvey Lipschultz a presque 80 ans, il est légèrement raciste sur les bords, proche de la sénilité, mais il inspire certains de ses élèves (et il est également le ressort comique de la série). Harry Senate est torturé, auto-destructeur et fonctionne constamment sur le mode du mode du second degré cynique et noir. Scott Guber est passionné par son travail en tant que vice-principal, mais il est strict, part souvent en mission en suspendant et renvoyant tout le monde sur son passage tel une tornade et la façon dont il se sert de son autorité le rend impopulaire. Néanmoins, il est récompensé dans le final de la saison, lors de la cérémonie de remise de diplôme des seniors (c'est aussi là une particularité : pour une fois, cette cérémonie ne représente pas la fin d'une période, mais une habitude de la part du corps enseignant qui y a droit tous les ans). Steven Harper, supporté par un Chi McBride dont il est inutile de présenter l'immense talent, est un principal juste, sage, qui se laisse parfois emporter par ses émotions mais qui impose sa présence sans usurper son autorité, et qui colmate tant bien que mal les brèches qui menacent d'effondrer l'édifice bien fragile qui est en place en faisant face aux parents, au super intendant, aux poursuites judiciaires, aux parents des élèves, aux adolescents eux-même. Pour les deux autres personnages, peu de choses à dire, si ce n'est que Jessalyn Gilsig est très sympathique dans le rôle de Lauren Davis (alors que je ne pouvais pas la sacquer à cause de Heroes et Nip/Tuck), et Sharon Leal est très agréable à voir évoluer (son personnage, prof d'art, permet également à ce bougre de DEK de procéder à quelques passages chantés, que j'avoue apprécier).
Ce n'est pas indispensable pour le moment à cause de quelques intrigues pas forcément très intéressantes (le sociopathe qui traque Lauren, c'est légèrement redondant quand on a eu affaire à plusieurs cas sociaux de ce type dans d'autres séries du bonhomme ; deux profs dans la même saison qui ont une histoire avec un élève c'est aussi un peu de trop), mais ça reste très sympathique et c'est même vraiment excellent par moments quand DEK s'étend sur un thème en particulier. Le potentiel n'est pas encore exploité à son maximum, mais au moins parvient-il à retranscrire son admiration pour la profession, en considérant que les enseignants, bien qu'ils n'en aient pas l'apparence, font partie des héros que l'on peut rencontrer au quotidien, grâce à leur passion et leur abnégation quand bien même le travail est difficle, harassant, et pas très bien payé. Maintenant, la saison 2, avec Seven of Nine.
Boston Legal 5x10:
Tuerie. Nominations aux emmys assurées.
Un épisode qui sent la fin de série comme c'est pas permis, c'est touchant, fendard, dramatique, tout à la fois.
sygbab
26 11 2008 - 22:24
Boston Legal 5.10
Mais... Alerte ! Fraude !!! Ceci n'est pas un épisode de BL !!! Non non, c'est un épisode typique de Picket Fences : la dinner party. Avec tout ce qui en fait le charme et la force : débats sur des sujets de société, engueulades, vérités, réconciliations, scènes touchantes, incroyable gestion du huis clos et des différentes ramifications des divers affrontements entre les personnages et de leur imbriquement. Et avec un groupe aussi déjanté que celui de BL, ça donne très fort, sans compter que la fin de série est palpable avec des pistes ben tangibles. Tout simplement énorme, parce que DEK prouve déjà qu'il n'a pas perdu la main sur l'écriture d'une épisode de ce type, et qu'il a vraiment effectué un superbe travail sur les personnages. En plus maintenant je kiffe Melvin Palmer !
PS : Oui, j'ai mis Boston Public en hiatus.
bradaviel
26 11 2008 - 23:59
510
You're A Hoot that's what you are (et merde, jsuis tout foutu)
fantastique/6
5x11:
Mouais, je peux toujours pas blairer Catherine Piper, mais bon, elle avait le générique de The Practice sur son portable, donc je peux pas la détester totalement. L'intrigue sur les vieux à la tv était marrante (surtout le moment de la plaidoirie de Sack), et celle sur Harvard regardable à défaut d'être passionnante. Mais le progrès de la relation Hands/Katie, et toute l'intrigue douce-amère sur l'Alzheimer de Denny compensaient largement.
Next week, la fin.
Supreme Court ! Supreme Court ! Supreme Court !
The Practice en DVD en France, on peut tjs se brosser là j'imagine ? Un 1er coffret et puis plus rien ?
sygbab
08 12 2008 - 21:16
5.11
La sonnerie de The Practice sur le portable, c'est uber cool. Carl Sack qui dit en plein tribunal que Boston Legal
le seul show qui a les couilles d'avoir des stars de plus de 50 ans au générique, ça roxe. L'intrigue sur Harvard, on s'en tape, ça vaut juste pour la relation entre Katie et Jerry. La préparation du final qui va se dérouler à la Cour Suprême est par contre bien faite, et l'évolution de la maladie de Denny est touchante. Demain, la fin... Pour le 100ème !
Boston Legal 5x12-13 - Series Finale:
Réussi, touchant, émouvant, drôle, triste, et tout et tout... mais paradoxalement, je reste mitigé. Et je trouve toujours que le season finale de l'année dernière aurait fait un bien meilleur series finale...
(et je regrette qu'on n'ait pas eu plus d'apparitions des vétérans de BL...)
sygbab
10 12 2008 - 18:07
Boston Legal : La Fin
Je devais poster hier soir, mais j'étais crevé. Donc, si on peut effectivement regretter de ne pas avoir vu d'anciens personnages, en l'état DEK conclue sa série avec le cast qui fonctionne le mieux depuis le début de série, sûrement parce qu'il est épuré et qu'ils ont tous un intérêt et un capital sympathie assez élevé. Aucun ne tire réellement la couverture à soi ici, et je préfère finalement ce happy end touchant avec une pointe de tristesse mais aussi beaucoup de tendresse envers les personnages qui sont drôles jusqu'au bout et qui sortent la tête haute de 5 belles années même si la série a connu des hauts et des bas, et de multiples changements de casting propres à DEK qui ont failli mener le show à sa perte dans la première moitié de la 4ème saison.
Je pense que si ce final est aussi réussi c'est parce qu'il contient tous les éléments qui ont fait la réussite du show en épurant les défauts qui sont minimes. Plaidoieries magistrales, situations complètement nawakesques, interactions superbement écrites entre les personnages et résolution des storylines en cours de manière intelligente : tout y est pour faire de cette fin une belle célébration. Certes, c'est un peu triste de quitter la série, mais le fait que ce soit sur une belle note ne rend pas amer, au contraire.
CITATION("AICN")
“Pushing Daisies” star Kristin Chenoweth is making the move from a Papen County pie shop to a Cook County law firm.
The teensy blonde will play a crack attorney in “Legally Mad,” the new NBC series for David E. Kelley (“Ally McBeal,” “The Practice,” “Boston Legal”).
It’s about a Chicago-based father-daughter lawyering team, though Chenoweth may not necessarily be playing the daughter.
Maerlyn
30 12 2008 - 03:01
BL 5x08-13- Merde, je l'ai vu y a super longtemps celui là, et j'avais oublié d'écrire quoi que ce soit. Bon de mémoire (trouble) Jerry rox. Sinon, bah tant pis...
- Sympatoche, mais rien d'extraordinaire. M'enfin c'est sympa de voir un rescapé de Spin City.
- Ultime. On passe des rires aux larmes. Tout le monde s'engueule, et tout le monde est touchant. Superbe.
- La fille qui veut aller à Harvard, je m'en foutais, mais ça permet de bonnes scènes avec Jerry. Sack était sympa (
it would break the wall). Et Denny de plus en plus mal, c'est vraiment difficile à regarder.
- C'était bien. C'était beau. C'est fini.
Like jumping a shark.
CITATION
English actress Charity Wakefield, who played Marianne Dashwood in the 2008 miniseries version of “Sense and Sensibility,” has been cast in the central role of American lawyerette Brady Hamm in David E. Kelley’s latest legal hourlong “Legally Mad.”
The NBC project revolves around a father-daughter lawyering team. Announcement of who will play the dad is expected any day now.
Jon Seda (“Homicide”) and Kristin Chenoweth (“Pushing Daisies”) have also recently joined the “Mad” cast.

Elle est plutôt bonne actrice, et n'a pas peur du ridicule, à en juger par ses perfs en tant que Rapunzel et dans le Jane Austen. Donc pourquoi pas.
(même si je commence à me dire que Kelley passe ses soirées à mater tout ce qui se fait comme dramas UK, vu le nombre d'actrices anglaises qu'il caste.)
En plus y a Dino Ortolati ! Moi j'achète direct.