Misterpursoup
21 6 2007 - 10:13
Ben ouais,une bonne carrière internationale,c'est excellent pour le film,mais alors que tout le monde arrête de s'extasier en parlant du renouveau du genre Francais.
Parceque c'est clairement pas parti pour,c'est pas trois films d'horreur en 2007 qui vont changer les choses à mon avis.
Skynyrd
21 6 2007 - 10:23
Il aurait fallu une sortie plus strategique. Fevrier, Mars ou Octobre Novembre.
Bien entendu, le score n'est pas une réelle surprise. Même si on pouvait esperer les 150 000 entrées 1er semaine pour un cumul de 300 000 entrées. (en gros a peu près comme le raté "ILS" sortie au mois de juillet 2006 face à Gardfield 2 et Fast and Furious 3).
Pour qu'on puisse dire que le film est un réel succés... il aurait fallu + de 500 000 entrées. Barre plus que correct pour un film d'horreur à petit budget.
Là... avec moins de 40 000 entrées et un cumul entre 70 000 et 80 000 entrées... c'est complétement raté. Bon pas tout est perdu... il y a effectivement la sortie DVD. Puis les autres films comme FRONTIERES, CHRYSALIS, DANTE 01 devront - pour qu'on puisse parler de succés - atteindre la barre des 500 000 entrées (pour Frontières), et du 1 000 000 (pour Dante 01 et Chrysalis).
Geraden
21 6 2007 - 11:15
CITATION(razorback @ 21 6 2007 - 11:12)

CITATION
Et sortir en même temps que Shrek 3 ne l'a pas handicapé non plus, c'est pas vraiment le même public.
C'est pas ca le probléme. C'est avant tout qu' avec des blockbuster qui cartonne, c'est un nombre de salle minimum qui se libére pour les nouveaux films. A l'interieur avait plus que 100 copie de tiré mais si y a pas de salle libre pour les mettres...
Mais 100 salles, c'est hyper généreux pour un film comme ça! Ici, on aime le cinéma d'horreur, ok. Mais faut pas croire que le public partage cette opinion. Un film comme "à l'intérieur" s'adresse à un public très restreint, c'est un fait.
Idiocracy ou Super Nacho ont eu des distributions honteuses, ça oui. Mais pas "A l'intérieur".
Skynyrd> Je serais plus optimiste que toi quant à la carrière d'A l'intérieur". S'il dépasse pas les 70-80000 entrées, ça voudrait dire qu'il ferait la moitié de sa carrière sur sa première semaine: ça, ça serait un vrai échec, et pas dû à la distribution. Je pense qu'il peut faire les 100.000 et la fête du ciné l'aidera d'autant plus.
Shub Lasouris
21 6 2007 - 11:15
Ce qui est bizarre c'est que le film de Bustillo et Maury a quand même pas mal fait parlé de lui. Déjà à Cannes et enfin les deux actrices principales ont fait pas mal de promo à la TV dans des emissions assez regardées.
razorback
21 6 2007 - 11:28
CITATION
Mais 100 salles, c'est hyper généreux pour un film comme ça!
Pas vraiment. Tu fais erreur en te basant sur le type de film. Pour juger de ca, il faut regarder le budget. Sur allociné c'est annoncé a 2millions 500. Je pense que c'est moins dans la réalité. Mais on doit pas en etre loin. Et avec un budget pareil, 100 salles c'est un echec.
Geraden
21 6 2007 - 11:54
CITATION(razorback @ 21 6 2007 - 12:28)

CITATION
Mais 100 salles, c'est hyper généreux pour un film comme ça!
Pas vraiment. Tu fais erreur en te basant sur le type de film. Pour juger de ca, il faut regarder le budget. Sur allociné c'est annoncé a 2millions 500. Je pense que c'est moins dans la réalité. Mais on doit pas en etre loin. Et avec un budget pareil, 100 salles c'est un echec.
Absolument pas. Le succès d'un film ne repose pas uniquement sur le rapport budget/recettes. Avec les ventes à l'étranger, A l'intérieur n'était déjà plus un échec alors qu'il n'était pas encore sorti en salles.
Evil Seb
21 6 2007 - 11:59
Wé enfin bon t'as beau rentabiliser le film avant même la sortie grâce aux ventes diverses, si ton film fait 4,5 entrés en salle ca reste toujours un échec.
Geraden
21 6 2007 - 12:14
CITATION(Evil Seb @ 21 6 2007 - 12:59)

Wé enfin bon t'as beau rentabiliser le film avant même la sortie grâce aux ventes diverses, si ton film fait 4,5 entrés en salle ca reste toujours un échec.
Oui, mais ça c'est pas encore son cas. Il est en début de deuxième semaine. Avant de parler d'échec, voyons la chute de fréquentation sur cette semaine-là, et voyons aussi comment le film se comporte pendant la fête du ciné.
Skynyrd
21 6 2007 - 19:42
Peut être Geraden... peut être. Mais je doute que la fête du cinéma face quelques choses pour améliorer le score.
Pour info, Haute Tension d'Alexandre Aja avait réalisé un cumul de 110.544 entrées.
Enfin j'aimerais bien qu'il dépasse la petite barre des 100 000 entrées. Mais même ca n'encouragera pas les financiers de produire du genre.
Même Héros (je ne sais pas ce que vaut le film, mais il s'est fait démonter hunanimement par la presse) avec Youn a terriblement du mal à démarrer.
ACID-CRY
21 6 2007 - 20:22
Oui Haute tension était sortie pendant la fête du cinéma, il s'est bien ramassé au box office tout de même.
Skynyrd
22 6 2007 - 00:50
CITATION(ACID-CRY @ 21 6 2007 - 21:22)

Oui Haute tension était sortie pendant la fête du cinéma, il s'est bien ramassé au box office tout de même.
Et si on cassait un autre tabou... finalement le plus gros problème... c'est peut être une question de marketing, non ? La maniere de presenter un projet, un film. Ca compte beaucoup. Il ne suffit pas de prendre Beatrice Dalle
(surtout dans une epoque ou le star system ne vaut plus rien, vu que le public adule de parfaite inconnu qui peuvent par la suite, monter les marches du Festival de Cannes) et de les mettres dans des émissions TV à forte audience.
Un cas parmi tant d'autres : j'ai l'impression qu'on ne croit pas beaucoup en l'affichage dans notre pays. Quand je vois qu'aux USA, ils tapissent carrement les buildings ... Bref, les américains savent créer l'évenement. Pas étonnant que chez eux, c'est chaque mois (voir semaines) qu'il y a un record et ceux malgré la concurrence de leurs impressionnantes series TV et DVD. Chez nous c'est tout les 5 ans qu'il y a un record. Faudrait un peu se remettre en question a ce niveau là. Surtout le CNC.
Les français n'ont ils pas beaucoup a apprendre des américains, champion en la matiere ?
(aaah mais merde, après on va croire que les producteurs veulent gagner de l'argent. J'avais oublié c'est très mal de vouloir gagner de l'argent... Il faut partager ceux qu'on n'a pas... ou une "certaine" idée de LA FRAAANCE)
Flying Totoro
22 6 2007 - 01:00
CITATION(Skynyrd @ 22 6 2007 - 01:50)

Et si on cassait un autre tabou... finalement le plus gros problème... c'est peut être une question de marketing, non ? La maniere de presenter un projet, un film. Ca compte beaucoup. Il ne suffit pas de prendre Beatrice Dalle (surtout dans une epoque ou le star system ne vaut plus rien, vu que le public adule de parfaite inconnu qui peuvent par la suite, monter les marches du Festival de Cannes) et de les mettres dans des émissions TV à forte audience.
Alors autant je suis assez d'accord qu'il y a généralement une énorme carence en terme marketing en France (Affiches de merdes et floues une fois sur deux, bandes annonces qui singent les pires tics des BA US ou alors molles et hors sujet au point où tu te demandes ce qui est passé par la tête du mec qui les a monté), autant il me semble que tu es dur avec
A l'intérieur qui a fait un effort certain de ce côté là (l'affiche est pas dégueu, le teaser était pas mal, la BA je suis moins fan mais ça fonctionne pas si mal). Mais j'ai l'impression que surtout tu oublies un
léger détail : le budget promotionnel des films US où on te colle des affiches sur les buildings et tout, ça se chiffre entre 20 et 40 millions de dollars généralement (oui rien que pour la promo - les cas gentiment absurdes où la promo coute le budget du film, voir plus, apparaissent même de temps à autres).
razorback
22 6 2007 - 09:25
CITATION
Affiches de merdes et floues une fois sur deux, bandes annonces qui singent les pires tics des BA US ou alors molles et hors sujet au point où tu te demandes ce qui est passé par la tête du mec qui les a monté)
Oh rien, le mec a fait ce que la distrib lui a imposé, ce que la prod a tenté de lui transmettre, le tout noyé dans un delai merdique avec un salaire bof bof.
Faut savoir que les distrib impose la conception de leur bande annonce et des affiches aux mêmes boites. Bac films les font toutes a SLP. Et croyez moi, monté une bande annonce c'est la merde. C'est encore plus contraignant qu'une pub. C'est vraiment pas le pied. Le real dans l'histoire n'a d'ailleurs que peut de mot a dire et doit bien souvent faire avec ce qu'on lui donne. (a moins d'etre un real avec des couilles et s'imposer... quitte a passer pour un emmerdeur).
Apres pour a l'interieur, c'est different au niveau de la distrib, donc ils ont été libre je pense de faire ce qu'ils veullent. D'ou laspect non-comercial de cette derniere. Mais je trouve que faire une BA sans "dialogues" ou voix off, ca fait "teaser". C'est l'effet qu'elle ma fait. Et du coup je la trouve trop longue...
Pour l'affiche, le seul truc qui me chagrine c'est la tagline "ouvre moi ta porte....", ca fait quand même grosse serie B. Je pense que ca fait plus de mal au film que si yavais rien eu.
Evil Seb
22 6 2007 - 09:32
CITATION(razorback @ 22 6 2007 - 10:25)

Pour l'affiche, le seul truc qui me chagrine c'est la tagline "ouvre moi ta porte....", ca fait quand même grosse serie B. Je pense que ca fait plus de mal au film que si yavais rien eu.
Ouais ca slogna en carton , j'avais fait la réflexion ya quelque posts..."
Ouvre moi ta porte que je t'ouvre le ventre..." sans dec on dirait un slasher DTV 80's
Bret Gimson
22 6 2007 - 09:36
Bein le genre français c'est pas l'histoire de mecs qui sont restés bloqués dans les années '80 ? (et qui s'apprêtent à découvrir leur premier John Woo -> attention au choc esthétique!)
Kaneeda
22 6 2007 - 09:38
"Ouvre moi ta porte que je t'ouvre le ventre..."
J'trouvais que ca avait un cote conte de fée assez prononcé...comme le film, un conte horrifique
Skynyrd
22 6 2007 - 09:57
CITATION(Flying Totoro @ 22 6 2007 - 02:00)

autant il me semble que tu es dur avec A l'intérieur qui a fait un effort certain de ce côté là (l'affiche est pas dégueu, le teaser était pas mal, la BA je suis moins fan mais ça fonctionne pas si mal). Mais j'ai l'impression que surtout tu oublies un léger détail : le budget promotionnel des films US où on te colle des affiches sur les buildings et tout, ça se chiffre entre 20 et 40 millions de dollars généralement (oui rien que pour la promo - les cas gentiment absurdes où la promo coute le budget du film, voir plus, apparaissent même de temps à autres).
Il est évident que je ne demande pas que le film A L'INTERIEUR est une promotion comme les TRANSFORMERS... Il faut bien entendu avoir un rapport avec le budget et surtout le style du film. Et ce qui est de la promo qui coute parfois plus que le film... c'est peut etre le prix a payer pour cartonner et doubler ses scores... je ne suis sur de rien. Mais il faut prendre des risques ça fait partie du métier (enfin je parle des distributeurs français qui sont encore pire que les producteurs questions risques).
Pour enquiller sur le post de Razorback, et donc par rapport à la conception des bandes annonces... les français (ou plutôt les décideurs français) semblent être de grands incompétents de ce côté là (ne te sens pas viser Razorback, je ne connais pas ton travail). Malgré les critiques que font certains sur les bandes annonces américaines qui en "montrent trop" (cf. Spiderman 2 par exemple). Je prèfererai toujours en voir trop... plutôt que l'on m'explique l'intrigue de A... à Z. Il me semble que la bande annonce américaine se concentre plus sur l'effet viscéral/excitant du film quitte à mentir (c'est un peu le principe du marketing non ?). Tandis que les bandes annonces françaises se concentre sur la narration du film. Ce qui au final me donne l'impression d'avoir vu le film en 2 min (ce qui fait que j'ai l'impression aussi que la BA dure une éternité) malgré le fait qu'on m'en montre moins questions images.
grifter
22 6 2007 - 10:04
CITATION(Kaneeda @ 22 6 2007 - 10:38)

"Ouvre moi ta porte que je t'ouvre le ventre..."
J'trouvais que ca avait un cote conte de fée assez prononcé...comme le film, un conte horrifique
le probleme de cette tagline c'est qu'elle spoile un point central du film (bon ca a du etre deja dit 15000 fois ds ce topic, mais en meme temps on se doute bien que le perso de Dalle est pas la pour une reunion Tupperware...)
Quand au savoir-faire des yankees pour ventre un film c'est indeniable; Transformers ca m'intriguait gentiment, maintenant j'ai qu'une envie c'est de voir le truc avant hier! la France commence a ratraper son retard ou a realiser qu'un film ne se vend pas "tout seul", la promo ca compte aussi... Apres faut aussi avoir le film qui donne envie. (parceque bon... entre Gomez vs Tavares, et Taxi Quarante Douze.... t'as beau faire de la promo de la mort...

)
molasar
22 6 2007 - 10:20
Vu hier soir et j'ai trouvé le film plutôt honnête...loin d'être parfait certes(scénario très mince-et le sous texte redondant des émeutes qui ne mène à rien!-,photo souvent dégueu,mise en scène et direction artistique limitée...) mais les deux actrices sont convaincantes,les clins d'oeil sympathiques ("halloween","the card player",Barbara Steele...),les effets gore réussis et l'absence de concessions plutôt réjouissante.
3/6
Vu hier, et j'ai franchement adoré. Direct dans ma future liste DVD.
J'avais pourtant quelques apréhensions à cause de Bétrice Dalle, que je n'ai jamais considéré comme une bonne actrice, mais là, elle est franchement à sa place. Le "twist" se devinre dés les premières images, mais on s'en fout, l'interet du film n'est pas là. J'ai un moment craint que ça fasse dans le social à la française avec les émeutes, mais le film évite ce piège. La fin est je trouve très émouvante, mais que voulez vous, j'adore les monstres pathétiques
5/6
ICE_T_62
25 6 2007 - 11:41
Premier film et on peut dire que c'est un coup de maître, Alysson Paradis est poignante dans toutes ses émotions et Béatrice Dalle semble aussi froide que folle.
On voit que les réalisateurs connaissent leur public et aiment le genre dans lequel ils officient, ils livrent un film violent aux émotions profondément marquantes et aux scènes criantes de vérités.
Je dis juste un grand bravo.
Note : 5.5/6
(et à déconseiller très vivement aux femmes enceintes)
Mad Mat
25 6 2007 - 14:11
Je ne sais pas ce qu'il m'arrive : je suis toujours partant pour un bon film d'horreur bien hardcore, mais là, pour la première fois depuis trèèèèès longtemps, j'hésite à aller voir un film, car j'ai peur qu'il soit trop trash, trop gore, trop violent ...
Je dois couver quelque chose.
Evil Seb
25 6 2007 - 14:30
Wé fin faut un peu se calmer hein c'est pas non plus irregardable, ca reste malgré tout du cinéma "mainstream", trés violent mais "mainstream" malgré tout
Et surtout très drôle involontairement, tu peux y aller les yeux fermés (comme ça, tu louperas pas grand chose, serais-je tenté de dire dans un accès de méchanceté envers ce film).
Je poste ma critique ici, désolé pour la longueur mais ce film m'a "inspiré", globalement c'est beaucoup de développement, des spoiler et un avis général à la fin pour les plus flemmards (

).
A l’intérieur avait tout du projet enthousiasmant à souhait : un film de genre français qui s’assume, une violence soutenue, le tout fait par des gens possédant « une maîtrise impressionnante » (dixit tout ce que les producteurs ont racontés pendant la promo). Inutile de dire que j’y allais pas en m’attendant à de la merde, mais c’est bien ce que j’ai eu.
Il existe dans un film d’horreur un certains nombre de codes et de règles qui permettent à tout jeune loup un tant soit peu sérieux de réussir son film, et ce quel que soit le parti-pris de son film. Ainsi, développer des personnages, garder une efficacité dans la narration et un certain rythme, empêcher le spectateur de trop réfléchir pendant la séance…autant d’ingrédients qui permettent – et ce quel que soit le degrés de génie du faiseur – de passer un relatif bon moment sans s’ennuyer (d’ailleurs ces règles sont générales, un film qui n’a rien à voir avec l’horreur comme Faussaire les respecte avec un grand succès).
Ici que dalle, rien, peau de zob et de saucisson, et on a vraiment l’impression de se retrouver face à un film bâclé, pire, face à un court-métrage étiré inutilement pour atteindre la durée d’un long. Le long travelling au début du film en est un exemple parfait : inutilement long, on nous montre la même chose pendant des plombes avant – finalement – de basculer sur l’héroïne interprétée par Alysson Paradis, et qui nous montre avec toute honnêteté à quoi va se résumer son jeu pendant tout le film (à part les moments où elle fait la gueule).
Concernant les personnages, j’ai vraiment l’impression de voir une première version d’un scénario qui devra après faire l’objet d’une longue réécriture, parce-qu’en l’état c’est d’une pauvreté et d’un manque d’efficacité affligeant. Présenter le personnage de la mère ? Bon allez elle a qu’à aller la chercher à l’hôpital, on en profitera pour caser un petit dialogue dans lequel le spectateur trouvera bien quelque chose sur la relation mère/fille. Le patron de Paradis ? Idem, sauf qu’ici les réal’ balancent la discussion sans la justifier, cassant le semblant de rythme difficilement insufflé au métrage. Et bien évidemment – le tout manquant cruellement de naturel – ces scènes semblent cruellement « utiles », c’est-à-dire toutes justes bonnes à présenter en deux coups de cuiller à pot des personnages qui « serviront » l’intrigue (ça alors, on me présente des personnages dans un film d’horreur…mais à quoi vont-ils bien servir ?). Vous me direz c’est le cas de tout film d’horreur, eh ben non ! Non car les plus réussis réussissent à créer une sorte de monde à part (Massacre à la tronçonneuse, Haute Tension, La colline a des yeux,…) qui fonctionne selon ses propres règles et où chacun est soit d’un côté soit de l’autre, ça pue le bâclage donc.
Pour finir sur les personnages, c’est dingue tout ce qu’ils font et qui sert à rien. Voir Paradis regarder la télé (« ouais on a voulu glisser un message politique dans notre film tu vois »), photographier un môme dans un parc (« oh mais quelle est cette présence mal cadrée au fond à droite »), se faire aborder par une infirmière « drôle » (« on a voulu détendre le spectateur avant de lui infliger le pire cauchemar qui soit », sauf qu’être drôle c’est comme tout, ça demande du travail et pas trois lignes de dialogues merdiques prononcées par une actrice bourrée). Dans le même genre, beaucoup d’actions de Béatrice Dalle sont au mieux inutiles au pire incompréhensible. Lors de son arrivée à la maison, lorsqu’elle touche beaucoup d’objets (bon je suis de mauvaise foie sur ce coup, elle en touche pas des masses et c’est ou un jouet d’enfant ou des objets en rapport avec son futur méfait…mais l’esprit est là : c’est long, inutile, pas subtil pour deux sous et alors qu’il nous reste 90% de ce passage on en a déjà compris la finalité…supaiiiiir). Dans les actions incompréhensibles, j’en ai une seule en tête en fait : arrivée à la cuisine, Dalle enlève une partie de son vêtement…sauf que 1) c’est quoi ? (un corset ?) 2) ça servait à quoi ? (se protéger du froid ?) 3) pourquoi elle l’enlève (elle avait chaud ?). Evidemment ce sont de petits détails, mais ils reflètent bien le manque de sérieux de l’aventure.
Concernant le travail des réalisateurs en lui-même, je l’ai trouvé assez faible et parfois peu compréhensible. Par exemple : pourquoi une photo marron/rouge ? Bon ok c’est pour faire malsain, glauque et tout, mais là où ça devient franchement crétin c’est que c’est de la même couleur que l’élément le plus important du film, à savoir…le sang, eh oui ! Ducoup le sentiment d’intrusion ne se fait pas trop sentir, puisque les murs et le carrelage avaient (à peu de choses près) la même couleur avant que Béatrice Dalle se soit autoproclamée la Picasso du XXIème siècle. Concernant la mise en scène en elle-même, absolument rien d’excitant non plus. Une conversation sur un canapé ? Hop, un petit travelling latéral pour « donner du rythme ». Et ça n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, car la réalisation du film n’a rien de soignée. Brouillon et cédant à toutes les facilités possibles, elle n’arrive jamais à faire ressentir la moindre émotion (à quelques exceptions près cela dit : quelques plans de la première apparition de Dalle, l’énervement de la même Dalle (qui ressemble toutefois plus à un trip de monteur qui s’est rendu compte que l’actrice et le film étaient pas top…) ou la toute fin. Signalons au passage que jamais le film n’utilise un élément pourtant fondamental dans un huis-clos : la gestion de l’espace. Bon au bout du compte on comprendra bien que le couloir est en haut avec la chambre d’un côté, l’escalier de l’autre et la salle de bain au milieu, et qu’en bas on a un grand salon avec une petite cuisine au bout, mais jamais les réalisateurs n’ont ne serait-ce qu’essayer de jouer avec cet espace.
Passons au « cœur » du film en lui-même : le gore. Ben là aussi je suis déçu ! Bon c’est vrai que c’est plus qu’over-the-top de tout ce qui se fait en horreur « grand public » en ce moment, (explosions de tête, découpage en règles, aiguilles dans les yeux, visage brûlé, les fans ne seront pas déçus) mais 1) niveau maquillage c’est pas byzance, en gros c’est rarement crédible (que ce soient les simples maquillages comme ce que se trimbale Paradis pendant les ¾ du films) ou les FX plus élaborés (le coup du lance-flamme…putain c’est moche) et 2) c’est totalement dénué d’un quelconque intérêt dramatique sur les personnages qui restent (putain mais Dalle elle tue combien de personnes pour récupérer un bébé ? est-ce qu’on la voit regretter ne serait-ce qu’une seconde à un moment ? douter ? hésiter ?).
Le film est aussi bourré de choses inutiles et incohérentes, en vrac (parce-que j’ai la flemme d’écrire plus) : P
aradis qui assassine sa mère, Paradis qui se transforme en rambo pour ensuite se dégonfler en voyant Dalle, le flic qui une fois troué de partout rallume la lumière (sic) et devient pas gentil (re-sic), le jeune de banlieue qui est un jar-jar en puissance, le pseudo sous-texte politique sur les émeutes de banlieue, la révélation-qu’on-s’y-attendait-pas-du-tout sur le perso de Dalle, les longs moments où Paradis ne fait que pleurer et geindre et Dalle que crier sa colère (pour un film que les réal’ ont voulu autant jouissif et fun que viscéral et horrifique ça laisse de côté la première catégorie pour tomber dans la seconde), les effets « dialogues choc » qui m’ont bien fait marrer (genre « elle connaît mon nom…et mon histoire » et boum ! changement de plan !) et puis je vais m’arrêter là parce-qu’il est tard.
En d’autres termes : ça fait plaisir de voir un film aussi gore en France mais bordel, qu’on file des sous à des vrais réalisateurs et pas des fans tout juste bon à torcher un court, et ça me fait pas du tout plaisir de descendre en flèche un film de ce genre en France, mais je vais pas faire de chauvinisme.
1/6 donc (je vais pas mettre 2/6 ou 3/6 parce-que le final est mieux que le reste, marre de ces films qui bâclent le début pour se concentrer sur la deuxième partie voire uniquement la fin, c'est pas ça le cinoche bordel !).
+ 10 avec Elego
Et pour le plaisir des yeux (enfin, c'est
vraiment façon de parler !), voici le court métrage de Julien Maury, Pizza à l'oeil, dont je vous laisse admirer toute la magnificence ici même :
http://www.paracorprods.com/parablog/index...-pizza-a-l-oeil
Euh mais t'as un pb avec les réals Ebe ? Parce que tu t'es bien expliqué sur le film 10 pages avant, on a compris que tu détestais, là ça devient un peu lassant.
Je ne vois pas en quoi ça deviendrait lassant, je ne viens pas de répéter ce que j'ai dit plus tôt dans ce topic, je viens de poster une vidéo du court de Maury en sous entendant que c'est pas folichon. Quoi que tu en penses, il y a sûrement des personnes ici qui seront intéressées de le voir.
Et je n'ai rien contre les réals, je trouve juste leur film très mauvais (déjà expliqué pourquoi, je ne vais pas le répéter, car là, pour le coup, ça deviendrait lassant). J'espère même que leur suivant sera mieux, et je l'ai d'ailleurs déjà dit dans ce topic.
Je répète, ça (tu) devient lassant :
CITATION
+ 10 avec Elego
Et pour le plaisir des yeux (enfin, c'est vraiment façon de parler !), voici le court métrage de Julien Maury, Pizza à l'oeil, dont je vous laisse admirer toute la magnificence ici même :
http://www.paracorprods.com/parablog/index...-pizza-a-l-oeilCITATION
Et surtout très drôle involontairement, tu peux y aller les yeux fermés (comme ça, tu louperas pas grand chose, serais-je tenté de dire dans un accès de méchanceté envers ce film).
CITATION
C'est donc plutôt bon si on enlève tout ce qui fait que c'est mauvais
CITATION
Grande question, vont-ils répondre aux questions disons, moins "lèche-bottes" que les autres ? (quelque chose me dit que non, mais j'espère me tromper).
CITATION
N'y va pas, Hostel est bien mieux !
CITATION(EBE @ 03 6 2007 - 20:04)

CITATION(Captain Cavern @ 03 6 2007 - 12:10)

Y'avait le making-of de A l'intérieur ce matin sur C+, l'ambiance sur le tournage avait l'air plutôt décontracté.
Ceci explique beaucoup de choses !

CITATION
Sinon, non, je n'ai rien du tout contre Bustillo (j'ai même beaucoup aimé Détour Mortel), si ce n'est que son film m'a bien déçu, pour les raisons que j'ai expliqué quelques pages auparavant.
Ca, plus les tartines où tu chies sur le film, sans compter que tu peux retirer 15 pages de preview sur les 26. Sur 10 pages ça fait pas mal.
Bref, ça commence à me lourder alors calmos ou tu te manges quelques jours de ban pour prendre l'air frais (ça avait très bien marché avec X-Phil et Devil's Rejects).
Merci.
C'est vrai que c'était très méchant tout ça. Enfin si mes petites piques contre ce film (te) dérangent, ok, pas de problème, j'irai plus "mollo" (et en tirerai les conclusions que je veux) sur ce film. En espérant que certains trouveront intéressant le visionnage du court de Maury.
Chuck Apic
27 6 2007 - 18:28
Ben a la vision du court j'ai l'impression qu'il y a un petit probleme:
Dans l'interview de mad, La Bustille compare Maury a un Tsui Hark du systeme D en vantant dans son film un plan ou un mec tombe d'un immeuble en plan sequence(je cite de memoire)... euh... le plan est ou a la vision du court? Je m'attendais a une carte de visite ayant fait comprendre que CE MEC devait l'aider a faire A l'interieur... et j'ai eu droit a un court metrage amateur tout delirant, plutot sympa mais anecdotique... Ce court a convaincu les financiers???!!! Enfin bref, je le repete vivement la suite, pour un film j'espere plus personnel(un long dans l'esprit du court, avec beaucoup plus de moyen, me botterait grave^^)
Je pense que Bustillo parlait en fait du plan partant de la fenêtre et descendant jusqu'au livreur sur sa moto. (ça m'a étonné tout comme toi de ne pas voir dans ce court le plan précis dont parlait Bustillo, mais je pense qu'il faisait référence à ce plan là).
molasar
27 6 2007 - 18:55
Bon en tout cas le film termine déjà sa carrière ciné en France...plus que 37 salles selon Allo Ciné!!
Même si j'ai absolument pas aimé ce film je peux pas m'empêcher d'être un peu triste pour lui, même si c'était prévisible (ultraviolence + pas maîtrisé = réservé aux fans = bide).
Espérons une carrière plus glorieuse pour Frontière(s) (enfin le jour où il se décidera à sortir).
Sinon Pizza à l'oeil est bien sympa, rien de révolutionnaire mais un certains nombre d'idées sympathiques, un rythme soutenu et une structure travaillée = j'aime bien.
Petite claque pour ma part. Je ne pensait pas qu'ils pousseraient les limites aussi loin mais c'est pas plus mal. La scène qui m'a vraiment gêné, c'est lorsque le flic se relève et qu'il tape finalemment sur Alysson Paradis et qu'il se fait planter ensuite par Béatrice Dalle. C'est le seul moment où j'ai trouvé ça gratuit car ça n'apportait rien à l'histoire.
Superbe musique, superbes images et une fin viscéral au plus haut point.
Amusant aussi les réactions d'horreur dans la salle. Entre la fille qui poussait des cris comme si elle était dans le film, le mec qui pouffait tellement il en pouvait plus et les autres qui tournaient la tête, horrifiées.
Maintenant on va devoir attendre 5 ans avant que des producteurs français osent à nouveau produire un film comme ça.
5/6
Malgré ses nombreux défauts, j'ai trouvé le film assez unique et attachant avoir quelques très bonnes idées et des partis pris intéressants.
Alors oui c'est moche, niveau production design c'est la cata, tout est assez mal introduit, les acteurs sont vraiment mal dirigés, y'a des scènes qui frôlent le ridicule (les deux qui gueulent sur les murs), certains effets sont nazes (le truc clipesque sur la gueule de Dalle, ça a rien à foutre ici et c'est moche), certaines bêtises ou incohérences scénaristiques et plein d'autres trucs qui montrent trop que c'est un premier film et que c'est pas super maîtrisé.
Mais les deux zigotos arrivent à poser une vraie ambiance, souvent flippante avec notamment l'arrivée très réussie de Dalle avec le plan du briquet que j'ai vraiment adoré, ou encore la scène avec Duvauchelle et le rebeu attachés, vraiment réussie. Après ça le suspense est plutôt bien maintenu malgré quelques redondances, notamment à la fin où on a l'impression que ça n'en finit pas en allant de rebondissement en rebondissement, mais y'a encore une fois des idées que j'ai aimé comme le Duvauchelle et ce qu'il devient, et surtout la fin vraiment bien mise en scène et assez flippante finalement.
Mais le film va aussi très loin dans le gore. Tout y passe, on a peur de rien, les gens dans la salle était tous dégoutés, ça criait, mon voisin se tenait la bouche, les filles hurlaient, enfin c'était marrant. C'est franchement sadique et bien fait, même si on sent des petites coupes (la tête qui explose), c'est du bon travail.
Le film est assez unique en France et ça le rend attachant malgré ses défauts dûs au manque d'expérience de ses géniteurs et est au final un bon film d'horreur efficace.
4/6
LeMartien
01 7 2007 - 20:55
Le too much devient drôle pour certains c'est sur...
Le film est assez moche, pourquoi un esthéthique à l'amateur ? Malgré une belle réa, c'est sombre et sans contraste.
De bonnes idées, un semblant de ILS version gore et la scène finale m'a bien surpris. Ca redonne son cachet au film.
Evil Seb
02 7 2007 - 10:25
CITATION(LeMartien @ 01 7 2007 - 21:55)

Le film est assez moche, pourquoi un esthéthique à l'amateur ? Malgré une belle réa, c'est sombre et sans contraste.
De bonnes idées, un semblant de ILS version gore et la scène finale m'a bien surpris. Ca redonne son cachet au film.
Ils?? Cette bouse asseptisée tournée en vhs par un aveugle dyslexique?? Nan on ne peut pas comparer A l'Interieur a Ils, ni sur le fond ni dans la forme.
Sinon revu
A l'Interieur en salle et à la deuxième vision, le film passe toujours comme une lettre à la poste
CITATION(Evil Seb @ 02 7 2007 - 11:25)

Sinon revu
A l'Interieur en salle et à la deuxième vision,
le film passe toujours comme une lettre à la poste 
(elle doit être large ton ouverture)
(
c'était le jeu de mot du jour, à demain pour de nouvelles aventures)
CITATION(Evil Seb @ 02 7 2007 - 11:25)

CITATION(LeMartien @ 01 7 2007 - 21:55)

Le film est assez moche, pourquoi un esthéthique à l'amateur ? Malgré une belle réa, c'est sombre et sans contraste.
De bonnes idées, un semblant de ILS version gore et la scène finale m'a bien surpris. Ca redonne son cachet au film.
Ils?? Cette bouse asseptisée tournée en vhs par un aveugle dyslexique?? Nan on ne peut pas comparer A l'Interieur a Ils, ni sur le fond ni dans la forme.
Sinon revu
A l'Interieur en salle et à la deuxième vision, le film passe toujours comme une lettre à la poste

Ils a bien des défauts, c'est certain, mais de là dire que le film est aseptisé... Rien que la fin du film tendrait à prouver le contraire.
Shub Lasouris
02 7 2007 - 16:43
CITATION(Elego @ 02 7 2007 - 11:44)

(c'était le jeu de mot du jour, à demain pour de nouvelles aventures)
Prononcez "avent
oures" sinon ça rime pas
contagion
03 7 2007 - 12:48
C'est sur le fil, dans les soubresauts de ses derniers jours d'exploitation, que j'ai enfin pu découvrir l'oeuvre de Maury et la Bustille. J'y suis allé davantage par sens du devoir (il faut soutenir le cinéma français de genre ) que par réelle envie; en effet, je ne goûte guère les survivals sans l'once d'un argument fantastique, je m'y ennuie le plus souvent (je n'ai d'ailleurs découvert Haute-Tension que très récemment...); de plus, le scénario d'apparence minimaliste ( deux femmes, la nuit, une maison) ne laissait pas de me rendre circonspect...
Première surprise, pénétrant la salle de cinéma: même si celle-ci est de taille moyenne, un grand nombre de fauteuils étaient occupés, preuve qu'un certain bouche-à-oreille semble fonctionner presque un mois après la sortie du film.Autre remarque, en réponse à certains propos concernant les réactions parfois hilares du publique: sauf à assister à une cinquantaine de séances pour en faire un relevé probant, interpréter lors d'une séance unique les réactions des spectateurs me semble assez vain...Pour ma part, la salle n' a guère rit lors du film, ou alors des ricanements morts-nés et jaunâtres, de ceux qui naissent d'un malaise trop soutenu.Hors la dernière confrontation entre le flic aux yeux qui saignent, Dalle en nonne infernale calcinée et la jeune maman lance au poing, on ne sombre à mon avis jamais dans le grand-guignol, alors que j'ai pu lire plusieurs fois cette critique concernant le film. Assurément, ça charcle, mais ça ne saigne pas au delà du vraisemblable.
Evacuons d'emblée ce que je considère comme le défaut majeur du métrage: on n'y voit parfois goutte, l'image est par moment floutée et obscurcie, je pense notamment au passage avec les municipaux...Bref, ce n'est pas toujours bien probant esthétiquement parlant, mais c'est loin d'être rédhibitoire.Pour le reste, je suis allé de bonnes surprises en heureuses découvertes . De loin en loin revenait, ci et là, le couplet fustigeant une direction d'acteur calamiteuse: je n'ai absolument pas eu cette impression; à l'exception peut-être du rédac chef qui dénote un peu avec les autres protagonistes, tout le reste du casting est convaincant, Alysson Paradis en tête, qui livre une prestation éprouvante et primale; Dalle, dont je ne suis pas un fervent fan, est plutôt sobre, alors même que son rôle aurait pu virer à la pantalonnade grotesque.
Le film m'a séduit notamment au travers des caractères secondaires, plutôt bien campés: l'infirmière(?) du début, la mère, mais surtout nos amis de la bac et leur passager, qui m'a bien fait rigoler ("faut m'détacher là msieur!"). A ce propos, prendre pour toile de fond les émeutes m'a paru une riche idée: cela renforce l'atmosphère délétère et sourdement chaotique dans laquelle baigne le métrage. On se figure une longue nuit de Walpurgis, nuit de flammes et de sabbats où les forces obscures se déploient.
Si par moment le cachet technique est maladroit, on reste en revanche abasourdi devant les effets gores terriblement maîtrisés et parfois franchement abjects. Mon favori, celui qui m'a le plus heurté (après la crémation), c'est celui démontrant les effets d'un flash-ball à bout portant: effet non létal pas totalement garanti... Les plans sur le bébé sont sans doute moins heureux mais relèvent d'une idée sympathique, consistant à montrer les réactions de l'enfant face au calvaire subi par sa mère. Saluons aussi la brève séquence onirique d'accouchement buccal, ou comment vomir du placenta...
Bref, pour briser-là, j'ai reçu une petite claque, et au delà de la bienveillance naturelle que l'on éprouve pour ce film et ses réalisateurs, force est de constater qu'on assiste là à l'éclosion de véritables talents du genre.J'espère que le film suivant (américain je suppose) sera tout aussi énervé et qu'ils connaîtront la consécration artistique de Aja; j'aimerais bien également, à titre personnel, les voir oeuvrer dans le fantastique pur et dur (du monstre! du macabre! de l'occulte que diable!).
4,5/6
Spéciale dédicace à la caillera, qui m'a bien fait marrer ("chui pas un chien m'sieur!")
molasar
03 7 2007 - 13:17
un peu de pub pour la critique (positive) d'un pote ici...

:
http://www.caveauxcrapauds.canalblog.com/
Mac Ready
03 7 2007 - 14:38
J’allais y aller de mon petit laïus sur ce film mais, à la lecture du post de Contagion, je ne peux que plussoyer tant je partage le même avis.
A l’exception, tout de même, de la note ; faisant abstraction de la virgule hésitante et en proposant pour ma part un beau 5/6 tout rond !
Bien joué les mecs ! Continuez comme ça ! (et restez encore un 'tit un peu en France...

)
DreamSquare
03 7 2007 - 18:40
Je ne l'ai pas vu mais j'aimerai quand même faire remarqué que ça fait vachement titre de film porno ! Non mais sérieux quoi.
Pour les toulousains: A L'INTERIEUR passe à l'ABC cette semaine. Séance unique, tous les jours à 22H20.
Je vais essayer de me ménager un créneau (ca va être dur...).
ninja terminator
14 7 2007 - 00:17
CITATION(Clint @ 05 7 2007 - 18:50)

Pour les toulousains: A L'INTERIEUR passe à l'ABC cette semaine. Séance unique, tous les jours à 22H20.
Je vais essayer de me ménager un créneau (ca va être dur...).
vu ce soir à 22h10...et c'est la dernière semaine : dernière séance mardi soir
aprés avoir attendu un petit moment pour voir le film (n'étant pas programmé dans mon multiplexe favori avec ma carte d'abonnement

),un pote à moi m'avait prévenu de sa projection à l'ABC et du fait qu'il n'allait plus rester trés longtemps à l'affiche:ni une ni deux,aprés un détour chez Macdo,nous voilà enfin assis dans la salle.
mon avis sera bref,ne partageant décidément pas l'enthousiasme général pour ce film.......malgré 1h20 au compteur,j'ai trouvé ce film,comment dire,.................. un ptit peu longuet
un petit
3/6 pour ma part,et encore,c'est bien parce que la 1ére apparition de Dalle est vraiment flippante,qu'il faut encourager l'esprit Mad,et que quelques effets gores et la fin restent quand même bien traumatisants (
mention spéciale à la "césarienne"finale,pour le coup vraiment,mais vraiment trés gore)
aprés,j'ai trouvé la mise en place terriblement longue,le rythme général bien pesant et la fin interminable(
je parle du moment où beatrice dalle récupére le bébé dans le ventre et va doucement s'asseoir dans l'obscurité-on n'y voit d'ailleurs plus grand chose.....et ça reste tout de même trés prévisible)
et surtout,cette musique.....argl,terriblement insupportable,ces accorsds dissonants et autres pseudo expériences sonores(saturation etc....)ont fini par me faire vraiment sortir du film

tout ça pour dire que le film,entre la première apparition de dalle et les éclats de violence finaux,n'avaient du coup plus le même impact et a vraiment fini par me blaser
donc au final une réelle déception(je lui préfère quand même HAUTE TENSION malgré son final nawak,ou encore MALEFIQUE pour le côté huis-clos),mais une mention"peut mieux faire" quand même,parce que les réals ont pour eux leur sincérité : j'espère rattraper le coup avec HOSTEl 2,que je me prévois pour dimanche aprém,et dont le buzz me fait également partir sur un réel à-prori positif
ACID-CRY
15 7 2007 - 11:55
J'ai chopé la dernière projo sur Toulouse et je ne suis pas déçu d'avoir casqué mon ticket.
Premier truc: c'est gore. Mais gore de chez gore hein, pas THE DESCENT. Le film était vendu comme ça et on n'est pas trompé sur la came. Pour bien vous dire à quel point ça gicle, je classe A L'INTERIEUR dans mon top 20 des films craspecs, et j'en ai vu des trucs craspecs.
L'ambiance est pas mal et joue beaucoup sur le clair-obscur et différents tons de noir. La photo "moche" contribue beaucoup au sérieux du film et à son côté jusqu'auboutiste. La bande son prend la tête par contre. Trop de bruits stridents et de "je frappe aux portes" hypertrophiés, s'ajoutent à une musique perrave. C'est pas trop grave.
Dalle est super en tueuse démoniaque et son jeu donne plutôt dans la subtilité. Elle ne cabotine pas et ça c'est bien. Le reste du cast est nul, Paradis incluse, mais c'est pas grave non plus.
L'histoire est plus un pitch qu'autre chose. La toile de fond des émeutes est abordée en début de film puis on passe cash à la boucherie. Et là, c'est la bagarre. Maury et Bustillo n'avaient pas grand-chose à raconter alors ils ont décidé d'envoyer le plus de PNJs possible se faire dessouder. La mère, l'ami et quelques flics passent à la moulinette, la plupart du temps en se faisant enfoncer des trucs pointus là où ça fait mal. Le premier 1/4 d'heure passé, il n'y a pas un plan sans hectolitres de sanquette.
C'est la fête à la saucisse et Dalle massacre à tour de bras (elle à +12 en Mêlée) dans le bordel le plus total. Ca en devient presque rengaine tellement c'est outré mais heureusement le fun prend plus souvent le dessus.
La fin sombre dans le Grand Nawak caractérisé avec une baston "Burned Witch vs Zombie Cop" pas piquée des hannetons avant que le film ne justifie son titre avec un twist bidon et une éventration à déconseiller aux âmes sensibles.
Bilan: A L'INTERIEUR c'est un joyeux foutoir qui se prend au sérieux mais qui fait preuve d'une telle générosité dans ce qu'il propose (du sang, du sang et encore du sang) qu'un goreux comme moi en sort content.
Bien sûr Mad à un peu gonflé les notes mais c'est de bonne guerre.
4/6
C'est bien mon ptit Clint

(tu fais plaisir !)
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