
Nous laisserons l'astre soeur de la terre se repaitre en paix sur son orbite.
Vous pouvez aussi ranger vos envies de parler de David Bowie, ce Life On Mars là :

vous ne l'entendrez que dans le premier épisode. Et là s'arrète presque le rapport entre ces deux homonymes.
Evidemment les plus malins voudront faire une super blague comme "Biensûr que Mars est propice au développement de la vie, surtout si tu l'oublies une semaine"

comme ici, mais laissons celà aux bas de plafond.
Je veux vous parler d'une série BBC, qui a moins d'un an, et qui sous un pitch assez simple sait rendre le téléspectateur joisse, d'humeur jubilatoire, le sourire aux lèvres, la bave déjà sur le pantalon, un pied dans une main, le haut du corps se dandinnant et les yeux remplis d'étoiles.
Cette série des créateurs de Hustle (autre série BBC fort fort sympathique, n'en déplaise aux cons qui fréquentent ce forum, Karibouse et làcetruc mario en tête) narre l'histoire simple d'un type:

Sam Tyler, sur une enquète mettant en jeu la vie d'une collègue, et qui va se retrouver, suite à un accident de la route, propulsé dans les années 70 (d'où la chanson de Bowie, et l'autre petit rapport avec celle-ci). Cette péripétie le faisant aussi rétrograder d'un rang dans la police (de DCI à DI), et le plaçant sous les ordres de :

Gene Hunt, un flic rude, à qui on apprend pas à faire la grimace sinon il vous déforme la gueule histoire de vous transformer en bète de (foire) de compétition pour vos futurs tournois de grimace. Un type sympa, old school (enfin de son temps), au tempérament peu dégrossi, mais terriblement efficace quand il s'agit de faire parler des suspects à coup de punch dans la gueule, ou descendre le litre de wisky qu'il restait dans la bouteille (pour pas gacher).
Evidemment notre héro va devoir se confronter aux manières peu précotionneuses de son supérieur, leur apprendre (non sans difficulté puisque ils vont l'oublier tout de suite) qu'on peut tester la terre sous les ongles d'une victime, qu'une scène de crime peut être laissée tel quel histoire de trouver quelques indices de plus, que les empreintes digitales ça se mélange ou encore qu'on ne résoud pas forcément une prise d'otage en gueulant au mégaphone "sors de là, sinon on va te faire la peau !".
Il doit composer avec une sorte de shérif persuadé que Manchester est son terrain de jeu, et qu'il y a tout les droits, surtout ceux que les autres n'ont pas ou qui sont en prison pour avoir voulu les tester.
Ceci serait simple, si la dimension fantastique ne ressurgissait pas de temps en temps, car il n'est pas clarifié si Sam Tyler est vraiment remonté dans le temps, ou si il n'est pas dans le coma, en train d'imaginer tout ceci. Ce qui donne lieu à quelques scènes vraiment réussie, avec personnages figés dans la mire de la télé prenant vie, voix lointaine qu'il es le seul à entendre, grand moment de panique quand il entend certaines info mettant en danger sa vie "ailleurs".... bref non seulement ça rajoute du sel dans la série (qui ne manque pas d'assaisonement, rien que l'accent de manchester est un régal en soit, mais rajoutez un fan de liverpool dedans et imaginez le panard total...) mais en plus celà ajoute le dessert, et un dont on se ressert même quand on a trop mangé !
L'esthétique est parfois directement tirée de certaines photos de hamilton, ce qui pour un commissariat dans les années 70 est parfait, merci à la cigarette que l'on pouvait alors fumer n'importe où; même à l'hopital, dans la chambre d'une comateuse, sans que celà ne gène personne.
ça sent l'alcool, ça pue la clope, on s'habille en veston en cuir marron, il n'y pas d'ordinateurs, les téléphones à touches n'hésitent pas, et on a l'impression de toucher quelque chose d'esentiel, l'homme, nous, nos contradictions, et nos faux combats de chaques jours. Non c'était pas mieux avant, mais alors qu'est ce que c'était fun !


(Oscar de Mars des meilleures coiffures d'époque)


(c'est tip-top, regardez donc !)
Bonus caché: Un petit clip, l'arrivé de Tyler dans le commisariat (dont il était le boss en 2006), sans comprendre encore bien ce qu'il lui arrive (et que c'est plus lui le boss). ici la cachette


