Tout commence durant les années 80 quand deux anciens étudiants de l'université d'Oxford, Thom Yorke(chant/guitare/clavier) et Ed O'Brien(guitare/chant), décident de former un groupe. Arrive par la suite Colin Greenwood(basse/clavier/contrebasse), Phil Selway(batterie/percussion) et un peu plus tard Jonny Greenwood(guitare/clavier/onde martelot et plein d'instrument étrange), ils jouent sous le nom de "On a Friday" , le groupe n'est pas vraimant convainquant, sort donc un Ep franchement dispensable.
Apres quelques morceaux de "rodage" (Drill, Inside inside my head...) Colin Greenwood refourgue une démo moisie a un représentant de Parlophone. Le groupe se nomme a présent Radiohead et signe chez Parlophone.
Pablo Honey (1993)
Pablo Honey sort en 1993 en pleine vague rock/punk. En étant honnete ce premier album n'a rien de mémorable, hormis le single (détestable pour ma part) qui les fait connaitre du grand public. La chanson qui va les propulsés sur le devant de la scène, Creep. Qui ne connait pas cette chanson? peu de personne mais Ce succès soudain déstabilise le groupe. On les compare déjà aux nouveaux U2 ce qui commence à les énerver et à leur mettre la pression, le band ne s'attendait pas vraiment a toute cette folie autour d'eux. Bientot il se murmure dans la presse musicale assasine que le groupe n'est qu'un vulgaire "one shoot", c'est a dire un groupe qui ne survivra pas au succès de son single (donc en l'occurence Creep).

The Bends (1995)
Le groupe se remet en question, agacé par le succès de Creep au détriment du reste de l'album. Un nouvel album est l'occasion pour Radiohead de se reposer après une tournée fatiguante. Radiohead n'est pas le groupe d'un seul single et leur deuxième album The Bends sortit dans les bacs en 1995 est un succès qui fait taire les mauvaises langues.
Surtout que pendant l'enrregistrement de The Bends le groupe fait une rencontre qui va marqué un véritable tournant dans la carrière du groupe.
Le groupe a sorti l'artillerie lourde pour se débarrasser des clichés et nous offrir une oeuvre sans précédent. Après un départ un peu lent dans les Charts anglais, l'album obtient finalement un succès bien plus grand que son prédécesseur. A juste titre. Le groupe a su démontrer ses qualités de composition et su sortir du banal schéma pop-rock. Il repart alors pour une tournée mondiale. Lors de l'enrregistrement de ce deuxième album le groupe travaille sur un titre avec l'assistant du producteur car ce dernier David Botrill s'est brouillé avec Radiohead sur des questions d'arrangement.
L'assistant en question ce nomme Nigel Goldrich et il deviendra par la suite le producteur et arrangeur de tout les albums suivant du groupe. On dit souvent de lui qu'il est le sixième membre de Radiohead. Maintenant les bases sont posés, Radiohead avec l'aide de leur nouveau producteur prépare l'album qui va révolutionner le monde du rock, une véritable onde de choc...je parle bien sur de OK Computer.
Ok Computer (1997)
l'album qui fait désormais partie de la légende, le groupe se retire dans un manoir pour l'enrregistrement, ils ont craqués sur l'acoustique particulière du lieu et enregistre certaines chansons dans des pièces différentes. Une dans la bibliothèque, une autre dans la cave et Nigel aux commandes se charge de la prod. L'entente entre le groupe et Nigel est totale.
Radiohead revient en 1997 avec 'OK Computer'. L'album de la consécration, celui qui permettra au band de se débarrasser définitivement de 'Creep', notamment grâce à 'Paranoid Android', le single épique de plus de 6 minutes, entrée en matière d'un album différent qui va loin, très loin dans la créativité et l'ambition musicale marquée par la richesse du discours qu’il propose Puissance émotionnelle, expérimentations (le groupe cest aménagé un petit studio perso a Oxford, bourré d'électronique(signe précurseur de Kid A). OK Computer remporte un succès mondial et de nombreuses récompenses, une tournée colossale et les paroles de Karma Police sur toutes les lèvres. La critiques est unanime.
Mais voilà…comme dans toute belle histoire il y a un hic. Le groupe, oppressé par ses obligations quant aux médias, maison de disque, et même public, ne parvient plus a suivre le rythme. Le moral est au plus bas (voir la vidéo 'Meeting People Is Easy' un documentaire incroyable sur la tournée du groupe). Radiohead est au bord de la cassure, prêt a se séparer les membres sont fatigués, au sommet de leur gloire….
Trois ans de repos furent nécessaires au groupe avant son retour…Trois années de réflexion mais aussi de changement où la bande à Thom décide de changer de direction de poursuivre la route, le chemin ouvert par Ok Computer.

Kid A (2000)
Kid A sort en Octobre 2000. Une sortie tout en discrrétion : pas de single, pas ou peu d'interviews ou promo à la télévision avant la sortie de l'album. Le groupe a beaucoup changé depuis OK Computer, avec un besoin d'expérimentation beaucoup plus poussé que par le passé. L'album en a probablement surpris plus d'un, mais une fois de plus c'est une réussite. Personne ne l'attendait cet album, Radiohead se lance et s'éloigne de ces précédents albums. le style Radiohead s'affirme de plus en plus, maintenant tout le monde est sur d'une chose, ce groupe a chaque album se renouvelle, et surtout dans le contexte actuel prend des risques artistiques et fait un doigt magnifique a sa maison de disques EMI en refusant de faire une promo pour le cd.
Une nouvelle tournée commence. Cette fois-ci pas question de jouer dans les stades devant 30 000 ou 40 000 personnes. Trop de pression, pas assez de plaisir, ni pour le groupe ni pour le public d'ailleurs. Le Tent Tour est fabuleux et enfin le groupe commence à redonner d'évidents signes de plaisir sur scène.
Sur scène Radiohead est probablement le meilleur groupe du monde, par sa puissance, son talent bien sur mais surtout sa capacités a recréer ses propres chansons en live, a les remaniers complètement.
Dorénavant Radiohead ce fait plaisir, fait plaisir a son public et ce contrefout royalement des impératifs commerciaux imposé par sa maison de disque.
Kid A s'éloigne du Rock de The Bends et du rock alternatif de Ok, cet album est un trip sous acid une plongée dans l'électro et le rock, a mi-chemin entre l'onirique et la mélancolie.

Amnesiac(2001)
a peine 1 ans après Kid A, Radiohead confirme les rumeurs et sort un album peu de temps après Kid A.
Sur la pochette très abstraite mais magnifique de ce disque, signée, comme c'est maintenant une habitude depuis The Bends, par Stanley Donwood, on peut lire "These recordings were made on location at the same time as Kid A". Alors forcément l'amalgame était facile. Dire qu'Amnesiac ressemblait trait pour trait à Kid A, et que par conséquent, ce nouvel album était aussi parfait que son prédecesseur, constituait à l'époque de sa sortie, en juin 2001, soit moins d'un an après Kid A, a une la solution de facilité. Ce serait oublier un peu vite la ligne de conduite que semble s'être fixé le groupe depuis ses débuts en 1993 avec Pablo Honey. Avec un peu de recul, on peut affirmer que leur volonté de constamment se renouveler, de ne jamais se répéter, n'est pas passée à la trappe.
Ce qui frappe tout d'abord, comme sur Kid A, c'est la multitude des registres abordés: jazz, électro, post-rock, pop... Le tout agencé de telle façon que l'ensemble conserve sa cohérence. Il est vrai que certains titres semblent pouvoir figurer sur l'un ou l'autre des deux disques sans que cela puisse choquer outre mesure.
La tournée qui s'en suit mélange les deux albums(Kid A et Amnésiac) et enchaine les concerts intimistes et acoustiques. (best ever tournée que celle de Kid A/Amnesiac)

Hail to The Thief (2003)
Faisant l'objet de toutes les convoitises durant les mois précédents sa tant attendue sortie, ce dernier opus de Radiohead revient aux guitares et laisse la part belle aux chants, mais ne met toutefois pas de côté ces sons électroniques qui font désormais partie de l'identité du groupe. Ce retour n'apporte pas pour autant de réelle nouveauté sur le plan musical mais serait plutot une synthèse des précédents albums Kid A et Amnésiac avec une petite touche de Ok computer.
A l'image d'une peinture abstraite(dixit les inrocks), leur musique, abrupte au premier abord, se décrypte lentement pour enfin se laisser dompter par l'auditeur, qui l'apprécie mieux par la suite. Tout est question de composition et de texture -ici entre rock, électronique et accoutisque- desquelles se dégage, après une période d'incubation certaine, une beauté indéniable. Peut être l'album qui contient les paroles les plus critiques de Thom Yorke, envers les politiques, la société et tout ce qui tourne autour.
Cet album marque la fin de la collaboration entre Radiohead et Nigel Goldrich qui ne fera pas le prochain.





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