Evil Seb
10 10 2007 - 17:31
Ouais puis bon un Rob Zombie en vf...ca doit être à la limite du supportable.
Kabukiman
10 10 2007 - 17:34
CITATION(Evil Seb @ 10 10 2007 - 18:31)

Ouais puis bon un Rob Zombie en vf...ca doit être à la limite du supportable.
Rien que dans la BA, quand Malcom McDowell sort "ce sont les yeux d'un psychopathe", ça fait pitié.
J'ai la chance d'avoir pu le voir dans une des deux salles en France à le passer en VO et...c'est une bonne grosse claque ! Pas le genre de film à bouleverser votre vie, mais quand on aime le cinéma d'horreur, le vrai (et pas les teens movie gores ou d'horreur), ben ça fait super plaisir. C'est consistant dans le fond comme dans la forme (le "prologue" psychologique sur Myers, le regard bien acide sur la famille américaine, la représentation de l'horreur et de la nudité à l'écran (sans faire de lien entre les deux..quoique..), etc...).
Un putain de bon film qui me fait rager face à ses distributeurs à qui je dis sans détour: "BANDE DE CONS!".
6/6 (puisqu'il faut noter ici)
profondo rosso
10 10 2007 - 20:40
Un gros foirage côté remake pur comme côté appropriation du mythe. Malgré un gosse idéalement malsain dans sa prestation les options prises par Zombie dans sa première partie son bien loupées. Alors que le mal absolu surgissant de la famille WASP propre sur elle était d'autant plus saisissant, là on cède à la facilité de la famille pseudo trash "Marié deux enfants" (copyright Grifter

) avec grande seour nympho, parents qui passent leur temps à s'insulter, maman strip teaseuse pour un contexte déclencheur beaucoup plus facile à la folie latente de Myers (malgré une très bonne Sheri Moon Zombie en mère déboussolée). L'acte meurtrier fondateur de Myers est plutot bien illustré avec cette folie meurtrière qui émane de lui le plus naturellement ddu monde mais impossible d'oublier la même séquence autrement plus choquante chez Carpenter. La thérapie de Myers censée être la grosse valeur ajoutée de ce remake est bien trop courte pour suciter l'interet malgré un bon Malcolm MacDowel. Ensuite le gros trou noir remake pur et simple du Carpenter resséré en 30 minutes où Myers redevient la figure du mal absolu indestructible originelle laissant de côté toute la tentative de psychologie qui a précédée. Vu le condensement de l'action les victimes se résument à des teenager queutard comme on en voit des dizaines dans les slashers, c'était déjà le cas dans l'original mais avec un rôle pas beaucoup plus écrit la nouvelle Laurie Strode fait peine à voir face à Jamie Lee Curtis. Les meurtres s'enchainent mécaniquement copie conforme de l'original avec de vagues variations et une tentative foireuse au final ramener l'option psychologique du début en rappelant le lien entre Myers et sa soeur. Même non coupé je doute que ce soit plus convaincant... 2/6
contagion
10 10 2007 - 21:31
Ah ben si Profondo " Zathura c'est d'la bombe" Rosso met 2, ça doit vraiment être naze. Sinon par curiosité la séance était blindée de monde ou même pas?
profondo rosso
10 10 2007 - 21:36
CITATION(contagion @ 10 10 2007 - 22:31)

Ah ben si Profondo " Zathura c'est d'la bombe" Rosso met 2, ça doit vraiment être naze. Sinon par curiosité la séance était blindée de monde ou même pas?
pas blindée du tout même mais assez pour avoir une pouffe qui commente le film non stop derrière nous. Monsieur "The Shooter ça déchire du slip" me chambre sur Zathura (très sympathique film j'assume) on croit rêver...
contagion
10 10 2007 - 21:39
(comme tu es mesquin)
Dommage que j'ai pas été là, j'adore dire aux gens de fermer leur gueule au ciné (et quand en plus ce ne sont pas de grosses racailles là c'est le bonheur assuré!!)
Enfin je jugerai sur pièce, je suis de corvée de Tonton demain.
tonton
10 10 2007 - 22:08
"bla bla bla prout pouet pouet, bla bla? BLA !!! prout pouet"
(n'empêche, 2 salles en VO pour toute la france, ça la fout mal)
grifter
10 10 2007 - 22:09
Pas convaincu par ce Halloween version Zombie, la 1ere partie "genese" de Myers est plutot annecdotique, on a aucune explication du "pourquoi il est comme ca?" (en meme temps etait-ce bien necessaire?) ca retire une grosse partie de mystere du perso et sa dimension surnaturelle (merci au postier imberbe^^). la famille Myers avec ses accents de Marries deux enfants trash je trouve ca moyen (comme l'a si bien dis Prof apres projo c'etait bcp plus dereangeant qd c'etait une bonne petite famille WASP qui accouche d'un monstre) la partie a l'asile ne renforce pas le lien Loomis-Myers, quand a la partie remake c'est bien foutu mais c'est exactement ce que l'on connait (meme si Laurie deguste plus dans cette version) ce que l'on perd en tension de l'original (Myers peu apparaitre n'importe ou) on gagne en brutalite.
en attendant la workprint... 3/6
contagion
10 10 2007 - 22:13
CITATION(tonton @ 10 10 2007 - 23:08)

"bla bla bla prout pouet pouet, bla bla? BLA !!! prout pouet"
La rhétorique tontonesque poussée dans ses derniers retranchements. Prenez-en de la graine les mecs!
Manna Marie Weasley
10 10 2007 - 22:18
CITATION(contagion @ 10 10 2007 - 22:31)

Ah ben si Profondo " Zathura c'est d'la bombe" Rosso
C'est mesquin...
tonton
10 10 2007 - 22:18
(ouais, c'est ça, ouais, n'empêche...ouais, mais à un moment donné, ben ...ouais...ben en fait le cas échéant faudra se demander si oui ou non ...'culé)
(EDIT: je parle au batard)
(à contagion quoi)
Rev3ngZ
11 10 2007 - 00:45
Sentiment de frustration en sortant de la projection, tout en ayant le sentiment d'avoir vu quelque chose de pas si mal quand même.
Je trouve que le film alterne tout du long le chaud comme le froid.
Des cadrages zombiesques, d'autres plus banals, une ambiance oppressante et tendue dans certaines scènes, de la routine, des dialogues "in", d'autres "out", de la sécheresse et brutalité dans les impacts, de l'ennui parfois, une musique mi figue - mi raisin, Myers impressionnant, Myers clochard, un casting de gueules oui, mais pas toutes crédibles, montage laissant à désirer et baisant le rythme.
Un p'tit 4/6 malgré tout.
Faut que je vois "l'autre version".
Ps : j'étais à la séance de 15h30 sur les Champs (salle du Publicis bien sympatoche) et comme d'hab : des écervelés agités si j'puis dire chez mes concitoyens spectateurs...
nonodavdav
11 10 2007 - 01:35
Enfin vu et grâce à vous pas déçu. Pour clarifier, je n'ai vu l'oriinal qu'une fois et je n'ai le souvenir d'un film sublime mais pas flippant. Ma mémoire limité ne m'a en plus pas permis de reconnaître les scènes reprises (le dernier acte est semble t'il un copier collé de l'original en un peu plus violent) ici. Me voila donc sans a priori, pret à découvrir ce film. Comme pour beaucoup la jeunesse de se psychopathe m'a le plus touché. Ci on peut regretté les clichés d'une famille de cas sociaux, on ne peut que comprendre sans mal comment un gamin déjà bien instable va rapidement passé le cap. Pas besoin d'en rajouter ce fut pour moi assez clair. Les interprêtes se révelent tous talentueux, issant le film à un très haut niveau (peut être le plus haut que le réal n'est jamais atteint)Niveau réal, le zombie prouve encore son don, le paroxisme viendra avec les meurtre du papa, du beauf frère et de la soeur. Des meurtres sauvages qui mon litéralement assomé. Le reste ne m'a jamais géné et souvent enthousiasmé.
Le gosse grandit et il vrai que l'on plonge dans un film moins bien tenu. Mais là où je vais partir dans la direction opposé des bien des madnautes, c'est que moi j'ai tout de même continué à prendre mon pied. L'evasion entamera un enchaînements de meurtres qui n'ont certes pas de traits de génies mais demeurent suffisament bien foutu pour me laisser allez à une vrai jubilation. Filmé par un inconnu on aurait crié aux génie par l'efficacité démontrée perpétuelement ici Dommage que l'on ne comprene pas toujours ce qu'il se passe et que le scénario ne semble plus vouloir enrichir grand chose. Totalement du côté du psychopate, on l'excuse de buter tous ces tocards (les parents de Laurie , ça fait du bien quand même).Rob n'aime pas les blaireaux et a sans doute toujours associé Laurie à cette catégorie. Quelle a deux de QI mais ont s'en fout elle n'est pas l'héroine.
Rob aime nous faire nous attaché aux pires de notre humanité, nous ammenant à prendre le même plaisir de voir ces blaireaux se faire occire bien violament que voir dans les films standart les gentils abbatres le méchant. Je veux bien que la mise en scène est perfectibles,mais elle surpasse de très loin ce que j'ai pue voir dans la plupars des slashers depuis bien longtemps. Le rythme frénétique m'a rapidement ammené à la fin sans avoir eue le temps de voir ce que beaucoup n'ont pas aimé. Heureux d'être un imbélice, heureux de m'être prix une claque grâce à mes connaissances limités en cinéma comparé aux encyclopédies que beaucoup de détracteurs semblent être, je vais avoir maintenant le droit de voir le workprint (version dispo sur le net qui serai la vrai version du réal) qui je pense va encore plus me conforter dans la réussite de cette dernière bombe de Rob, son moins bon film mais dorénavant l'un de mes slasher sfavori.
Pizza the Hutt
11 10 2007 - 02:26
Lol, maintenant on voudrait presque nous faire croire que c'est mieux de pas connaître ses classiques pour mieux apprécier les daubes.
Bon, le film de Rob est loin d'être une daube, mais comparé à l'original ça l'est quand même.
nonodavdav
11 10 2007 - 02:36
Je veux juste dire que vu le peu de souvenirs que j'ai de l'original (excusé ma culture rachitique) je n'ai pas eue la deception due à l'ecart de qualité entre les deux. Le dernier acte fut pour moi une quasi totale découverte, pas gaché du coup par la copié mal collé que vous décrivez.
Je vais voir cette version trés bientôt au ciné, j'ai par contre vue la Workprint version (qui est parait il différente) en tout cas j'ai adoré la première partie, mais la partie remake est inutile et ne m'a pas plut. La Laurie est à chier.
John Keats
11 10 2007 - 11:42
c'est un peu ça en effet, la deuxième partie qui est un remake très proche du premier, tout du moins sur le scénario, ne sert à rien. comment imaginer que cette petite blonde puisse faire oublier l'espace de deux heures la scream queen Jamie Lee? d'aucun pourrait m'arguer que le pari était perdu d'avance, moi j'attendais quand même un film un peu plus revisité, une approche différente et ce pas uniquement d'un point de vue de caméra, le scope faisant place ici à des gros plans assez réussis d'ailleurs.
de bien je retiendrais un final assez beau et sanglant qui m'a ravi (la dernière image notamment), et comme le dit d'ailleurs mad, des moments remplis de fulgurances, j'ai apprécié notamment l'obsession autour des masques et la plongée dans le mutisme de cet enfant poupon.
kitano
11 10 2007 - 12:00
CITATION(John Keats @ 11 10 2007 - 12:42)

comment imaginer que cette petite blonde puisse faire oublier l'espace de deux heures la scream queen Jamie Lee? d'aucun pourrait m'arguer que le pari était perdu d'avance,
Mouais pour ma part ça ne me dérange pas que son personnage soit inconsistant puisque le personnage principal ici c'est Myers et pas Laurie, là où je l'attend au tournant par contre c'est sur l'enfance de Myers qui est l'interêt majeur de ce remake Zombie avouant lui même que de toute façon le version de Carpenter était juste parfaite.
John Keats
11 10 2007 - 12:31
ouais mais c'est là que c'est paradoxal parceque l'enfance de myers c'est un peu l'ajout principal de zombie au mythe et pourtant c'est ce qu'il ya de plus criticable dans le fond.en effet du coup on explique le mal, et a t il à être expliqué? c'est un peu là que le bas blesse je pense.
Guillaume25
11 10 2007 - 12:49
Il est 22h18, je rentre tout frais de ma scéance au Mégarama d'Audincourt. Voilà, je l'ai vu! Et alors, c'était comment? C'était comme ça:
**ATTENTION CONTIENT SPOILERS**
Halloween de Rob Zombie est un bon film. Un très bon film même. Mais voilà, certaines réserves doit être émises tant l'attente fut grande et tant le sujet de remake/préquel est sensible. Le film se partage en trois parties majeures: la première, narrant l'enfance de notre psychopathe préféré, la seconde qui se concentre sur les années d'internement au Smith's Groove Sanitarium, et la dernière qui reprend de manière plus ou moins fidèle le scénario du film original de John Carpenter. Dans la première, on rencontre ce jeune garçon blondinet, pas sûr de lui, un peu grassouillet et un peu nerveux sur les bords.
Et là déception! Le premier argument qui nous vient à l'esprit est "trop"! Oui, la première partie est la plus décevante, car Rob Zombie en rajoute des tonnes, et se croît obligé de donner des raisons de tuer à Michael Myers (!). Une mère strip-teaseuse, un beau-père gras, vulgaire et haineux (on n'apprend donc rien sur le "vrai" père de Michael) et une soeur nymphomane, exhibitionniste, qui sort avec le péquenot du coin. Sur papier cela peut sembler louable. Mais la première scène est fatale: une dispute entre Deborah Myers et son mari, qui semble tout droit sortie du Jerry Springer Show! Trop c'est trop! Les dialogues vulgaires à l'outrance, un décor bordélique et cradingue: tout y est excessif et la folie du jeune Myers semble être expliquée en un clin d'oeil! Le petit garçon déteste son beau père, ignore sa soeur, et ne semble trouver du réconfort que face à l'attention qu'il porte à sa petite soeur (qu'il ne nomme jamais mais qu'il surnomme "Boo"). A l'école ce n'est pas mieux, Michael est la risée des certains élèves, dont un en particulier qu'il tuera rapidement à coup de batons au fin fond des bois (mais que vient-il faire ici bon sang?!). S'en suit la scène principale de cette première partie où Michael trucide son beau père, ainsi que sa soeur Judith et son boyfriend. Clap. Direction l'hôpital psychiatrique. Si le film s'arrêtait là, il ne dépasserait pas les 05/20.
Michael est donc interné dans l'hôpital psychiatrique de Smiths Groove, suivi de très près par sa mère et par le docteur Samuel Loomis, qui viennent le voir alternativement une fois par semaine. Le petit garçon prétend ne pas se rappeller des meurtres qu'il a commit, et sa passion dans la création de masques devient envahissante. Il avoue à sa mère que ses fabrications ne sont qu'un moyen de cacher sa "laideur". Mais très vite l'enfermement prend le dessus sur le jeune garçon et sa folie réapparaît peu à peu. Il ne mange plus et un beau jour, il tue une infirmière, précipitant le suicide désespéré de sa mère. Cette partie est la plus intéressante, bien que trop courte. Le gamin semble tout à fait déphasé, et l'on se prend même à être touché par ce garçon qui ne semble pas maître de ses émotions. Sa relation avec sa mère est assez ambïgue, surtout lorsqu'il semble haineux envers elle alors qu'il vient de tuer l'infirmière. Ses discours incohérents font place aux silences, et bientôt le petit garçon se plonge dans un mutisme absolu. L'action se déroule ensuite quinze ans plus tard, et Myers s'enfuit alors de Smith's Groove, laissant derrière lui plusieurs cadavres. Le petit blondinet grassouillet a fait place à un colosse de plus de deux mètres de haut. Zombie décide de réinventer le mythe d'Halloween, et cela commence par le personnage principal du film! Le tueur silencieux et invisible surnommé il y a trente ans "the shape" fait place à un monstre qui ne se cache plus. On sent la patte des remakes de Massacre à la Tronconneuse: Myers ressemble dans la forme abstraite à son confrère Leatherface et l'ambiance souillée est au rendez-vous.
La troisième partie débute sur la famille Strode, et l'univers "souillé" fait place aux quartiers chics de la ville d'Haddonfield. Laurie, à l'instar du film de Carpenter, n'est plus une adolescente timide et renfermée. C'est désormais une adulte qui s'amuse en simulant l'orgasme face à sa mère outrée (!). D'ailleurs ses copines sont du même cru: morceaux choisi: "hé les chiennes vous m'attendez pas?", "je suis une vraie salope c'est pas vrai? Oh oui, tu est une vraie salope!". Très cru donc, et ce n'est pas du goût de tout le monde. Zombie veut plaire à un public fan de shlasher movie et en oublie les fans plus respectueux du film original. L'ambiance générale du film est de la même trempe: trois scènes de sexe, de la vulgarité à foison... Zombie en fait trop, et c'est peut son défaut majeur. Le film se finit sur un combat entre Myers, sa soeur et le docteur Loomis. Longue, très longue: on se dit alors que ce temps auraît peut-être dû être utilisé pour développer la psychologie de Michael Myers. Rob Zombie en veut trop: raconter le pourquoi du comment, l'avant, le pendant et l'après, et tout cela en 01h40!
On sent que les idées sont nombreuses et que Rob Zombie est un bon réalisateur. Le plus difficile est de ne pas comparer son film avec le métrage de Carpenter, puisque l'objectif n'était pas de faire une copie conforme. C'est la vision de Rob Zombie, et uniquement la sienne! Une fois cela compris, le film se déguste avec plaisir. Les clins d'oeil sont nombreux: dans le film de Carpenter, quand Loomis et l'infirmière Marion Chambers Wittington vont chercher Michael Myers pour un transfert (la fameuse nuit d'évasion du boogeyman), le docteur observe une boîte d'allumette rouge sur le tableau de bord où y est inscrit "The Rabbit in Red". Plus tard, Myers évadé, Loomis s'arrête à une cabine téléphonique et découvre une voiture abandonnée avec les vêtements de Myers dedans, et cette fameuse boîte d'allumette (qui n'avait alors pas de signification particulière). Dans le film de Rob Zombie, la mère de Michael, Deborah Myers, bosse dans une boîte nommée "The Rabbit in Red" (!). Il fallait le voir. Zombie est un fan, et ses petits clins d'oeil nous rappelle qui lui aussi respecte le film mythique de Carpenter, et que nous proposer une copie conforme serait encore mois respectueux pour le spectateur. Le film est plutôt une réussite puisque malgré certaines incohérences il parvient à nous plonger dans l'ambiance du film. Michael perdu et incompréhensible nous touche, quand il est enfant, mais nous effraie également, quand du haut de ses deux mètres il s'attaque à la famille Strode! Oui, c'est vrai, cela faisait longtemps que le tueur ne nous avait plus terrorisé! Daeg Faerch nous surprend et sa présence au casting est tout simplement incroyable. Le gamin est un pro, et le rôle du jeune Michael Myers semble avoir été créé pour lui! Idem pour Tayler Mane, le Myers adulte, qui nous fait croiser les doigts et frémir les yeux (?)!! La fin, bien que sombre, semble plus ouverte à d'éventuelles suites, mais nous nous arrêterons là pour ne pas vous gâcher le plaisir! On sort du film comme d'une expérience aboutie. D'un point de vue général cet Halloween là est certainement la meilleure séquelle jamais réalisée au film de Carpenter, d'égal avec le Halloween 20 ans après de Steve Miner (1998). Mais son statut de remake/préquel le classe à part, et cette réussite cinématographique nous prend à espérer (ne soyons pas honteux) une nouvelle suite!
Les autres infos sur notre blog (voir signature).
CITATION(grifter @ 10 10 2007 - 23:09)

en attendant la workprint... 3/6
CITATION(Rev3ngZ @ 11 10 2007 - 01:45)

Faut que je vois "l'autre version".
CITATION(nonodavdav @ 11 10 2007 - 02:35)

je vais avoir maintenant le droit de voir le workprint (version dispo sur le net qui serai la vrai version du réal) qui je pense va encore plus me conforter dans la réussite de cette dernière bombe de Rob, son moins bon film mais dorénavant l'un de mes slasher sfavori.
Ne vous attendez pas a des miracles.
Je trouve qu'il n'y a pas d'énormes différences et je lui préfere meme la version ciné.
Pour deux éléments, l'évasion de Myers qui est plus crédible que dans la Workprint (
des gardes qui vont comme si de rien n'était dans la chambre de Myers non enchainé, pour en plus le provoquer en violant une patiente alors que c'est quand meme un psychoptathe de 2m00 et d'une centaine de kilos !!!) et la fin meme si trop longue, je prefere quand meme la version ciné avec la bonne idée en plus de la déstruction de la maison.
Pour le reste le film est une oeuvre bancale qui alors que j'avais trés peur de la premiere partie et de son blondinet aux cheveux gras et la reussite du film, Rob Zombie y devellope son univers dans lequel il est toujour aussi a l'aise et arrive a bien décrire son personnage d'enfant psychopathe et ses meurtres d'une grande froideur et d'une violence brut et éfficace.
Bizarement c'est dés que Myers enfile son masque de William Shatner que ça ne va plus, Myers est vite oublié, il n'est plus qu'une ombre et meme dans ses meutres qui sont loin d'avoir l'impact du début, cela est du aussi aux personnages sans substances, de simples adolescents stupides et qui ne parlent que de cul.
Le film devient donc un slasher moyen qui n'a que pour seul intéret le super look de son boogeymen, meme Loomis est mal éxploité alors qu'il y avait de quoi faire un némésis d'envergure.
Rob Zombie ne devrait pas faire de remake pour plutot se concentrer sur son univers, c'est la qu'il semble le meilleur.
3/6.
SULFURE
11 10 2007 - 14:44
Au fait, c'est moi où l'actrice qui fait la soeur de Myers au débût est la même que celle qui "joue" Laurie Strode??? Il y a une grosse ressemblance en tout cas, évidemment voulue.
CITATION(SULFURE @ 11 10 2007 - 15:44)

Au fait, c'est moi où l'actrice qui fait la soeur de Myers au débût est la même que celle qui "joue" Laurie Strode??? Il y a une grosse ressemblance en tout cas, évidemment voulue.
C'est toi, mais il y a un air de ressemblance.
Laurie Strode-Scout Taylor-Compton :

Judith Myers-Hanna Hall :
stoufu
11 10 2007 - 17:07
Cest de la merde, il est même pas sortit a limoges, mais il est a brive.
multiplex de merde
Kilo Asil
11 10 2007 - 23:27
CITATION(Guillaume25 @ 11 10 2007 - 13:49)

d'égal avec le Halloween 20 ans après de Steve Miner (1998).
Ce genre d'affirmation ne me motive pas pour aller voir le film, déja que je suis pas fan de Zombie...
Tigelz
12 10 2007 - 10:05
A proposde la saga Halloween:
Déjà petit coup de gueule contre Mad qui a oublié l'indispensable bodycount dans son dossier Halloween (en plus d'oublier de nombreux films dans les chroniques, mais c'est sans rapport avec le topic).
Ensuite, comment se procurer les cut alternatifs des épisodes 6 et 8 (les seuls que je n'ai jamais vu) dont il est fait mention dans le dossier ? Merci.
Alex Corvis
12 10 2007 - 10:14
Alors par ou commencer ? C'est réussi mais décevant lol.
Tout d'abord, je suis un grand fan de l'original. Je trouve que bien qu'il ait un peu mal vieilli, il reste une référence, ainsi qu'un modèle, notamment dans la mise en scène, ainsi que la création d'une angoisse, d'une tension (la spécialité de Big John).
Je suis aussi vraiment admirateur du travail de Rob Zombie jusqu'ici. The devil's reject est vraiment un chef-d'oeuvre a mes yeux, un mélange entre le film d'horreur, le road movie, bourré de bonnes idées (un vengeur flic encore plus méchant que ses proies ..).
Un remake d'un de mes films culte par un réalisateur tel que Rob Zombie ressemble pour moi a un fantasme cinéphilique. C'est donc a moitié stressé d'être déçu (mais impatient !) que je vais voir ce "remake, réimagination).
SPOILERS
La petite phrase de Loomis en intro nous prend par les sentiments, bien que ça fasse un peu théâtral. On retrouve notre univers, un personnage familier, c'est sympathique.
Alors le petit Michael arrive à l'écran. Avoir une tronche pareille a son âge, c'est franchement inquiétant, mais nous ne nous en plaindrons pas, il est du coup PARFAIT pour ce rôle. Honnêtement il est flippant le gosse. Bref passons. On nous présente donc Michael Myers, qui, surprise, parle. Il évolue dans un environnement familial malsain, qui, bien que très cliché (soeur complètement délurée, père beuf dégueu, mère stripteaseuse ...), est assez poignant. Le rôle de la mère est assez primordial. On sent que malgré les soucis dus a son travail, elle s'effore de faire ce qu'elle peut pour le petit Michael. Peine perdue, car celui-ci, manifestement dérangé, révèle peu à peu sa folie. L'explication de la folie de Michael Myers aurait pu être bien plus développée, j'ai apprécié cette partie, mais j'ai un goût d'insatisfait.
Le premier meurtre est tout de même très réussi. La sursaut de voir le petit Michael surgir de son arbre, et rouer de coups le pauvre type. On a presque mal pour le garçon par terre. Ensuite on arrive dans le glauque, le massacre de sa famille, et la ça fait très mal. Tous les meurtres nous impliquent. Dédicace a la batte de base-ball et ce qu'il reste de la tête du petit copain.
On retrouve vraiment la sauce Rob Zombie partout : la maison sale, les dialogues remplis d'insultes, le sang a foison ...
Forcément ça change de Big John, mais ça n'est pas désagréable. Il faut simplement accepter le fait qu'on a pas payé pour aller voir "La nuit des masques", mais un film différent sur la même idée de base. Le thème change, on passe de "incarnation du mal absolu", a "explication et vision de la folie d'un jeune meurtrier"
Vient ensuite la partie la plus interessante a mes yeux. L'internement. Le contact du psy (Malcolm McDowell haaa.) limite paternel avec le petit Myers. Michael Myers qui s'enferme peu à peu dans son mutisme, et développe une passion malsaine envers les masques d'Halloween pour "cacher sa laideur". C'est ce genre de petits détails, valeur ajoutée par rapport au film de Jean Charpentier, qui font vraiment plaisir. On voit vraiment le travail de Zombie dans cette partie. Sans en faire trop, il continue a rendre crédible la folie meurtrière du jeune Myers. Le petit blondinet est encore une fois excellent, le meurtre de l'infirmière surprend et prend aux tripes, de même que le suicide de la maman, seul repère du gamin.
Par contre quand Michael devient grand (et pas qu'un peu), c'est un film totalement différent. Ce qui rendait vraiment bien cette 1ère partie, c'était tout le travail autour de la psychologie de Michael, or la, le jeu d'acteur de Michael disparaît, de par le changement d'acteur (d'ailleurs si c'est pour voir Tyler Mane froncer des sourcis, c'est peut-être pas plus mal). La réfléxion, l'extrapolation est terminée, maintenant on passe au véritable massacre. Zombie n'invente plus, il refait. Autant si je n'avais pas vu l'original, j'aurai adoré cette partie, autant la il y a quelque chose qui cloche. Michael Myers enchaîne les massacres, traverse les portes tel un terminator, enlève ses menottes tout seul etc.. C'est vrai que ça respecte l'esprit du film jusque la, mais ça va beaucoup trop vite a mon goût. Rob aurait du prendre plus de temps pour cette partie. Je rejoins mon mot du début : réussi mais décevant. Il n'y a plus du tout cette angoisse de l'original qu'on aurait aimé retrouver (après tout ça n'était pas incompatible avec l'esprit Rob Zombie), Michael y va trop fort, trop vite, d'autant qu'on devine tout de suite qui va prendre cher, on a beaucoup plus de mal à s'impliquer.
Bon par contre niveau sex et sang, on est servi, pas de soucis, filles nues massacrées a gogo.
Un petit mot sur une scène qui m'a fait rire, celle de Loomis dans l'armurerie :"Je veux un flingue qui fait mal, oui oui vite vite je suis un peu pressé, emballez le moi !!!", ça fait trop genre "J'ai un mec a buter, dépêchez vous !!".
Il y a tout de même des bonnes idées, comme les relans humains de Myers, la scène ou Michael retrouve son masque chéri, le coup du grenier détruit avec poutre .. Toujours est-il que la fin me déçoit un peu, Loomis qui meurt (quoi ??), Laurie qui achève Michael comme ça, ça finit un peu brutalement, et fait presque bâclé.
Bon au final ça donne quoi ? Toute la partie exploration d'un taré, imaginée par RZ est très réussi, et la partie remake est décevante pour les fans, bien que réussie dans l'absolu. AMHA, le film aurait gagné a durer une heure de plus. Rallonger chaque partie d'une vingtaine de minute eût été une bonne idée. Enfin tant pis, on a quand même un film poignant, belle variation au mythe de 1978. Vivement le prochain RZ.
4/6
CITATION(Alex Corvis @ 12 10 2007 - 11:14)

AMHA, le film aurait gagné a durer une heure de plus. Rallonger chaque partie d'une vingtaine de minute eût été une bonne idée.
+1.
Les deux parties sont assez courtes en effet.
Rev3ngZ
12 10 2007 - 12:46
Envie de le revoir
Unclekersey
12 10 2007 - 18:19
j'en sors à l'instant
on était 2 dans la salle
un pote et moi
Alors vous avez pratiquement tout dit sur l'ensemble
Pour ma part ; je trouve qu'on sombre bien dans la démence avec le petit michael; pour qui sa mère peut de moins en moins de choses ...
les meurtres sont bien craspec avec des clins d'oeil appuyés
Rob Zombie a une belle image de l' Amérique
le thème musical réutilisé au moments opportuns fonctionne toujours à merveille; merci John.
j'ai trouvé la fin un peu baclée, la petite strode ne sachant pas qui elle a en face
dommage
3.5/6
EDIT : 8.3€ the ticket ............yes!!!!!!!
kefren
12 10 2007 - 18:26
Pas vraiment convaincu en ce qui me concerne.
Toute la seconde partie du film (la partie remake à proprement parler) m'a presque gonflé. Aussi Zombie qu'il soit, notre Rob de réalisateur ne nous donne va vraiment de quoi avoir peur. En guise de personnages, nous avons droit à une brochette de lycéennes abrutits passant leur temps à parler de fesses et se traitant de "salope" toutes les deux phrases (parce que ça fait femme libérée). L'identification et la sympathie pour ces dernières est donc assez difficile à ressentir. J'ai même retrouvé cette bonne vieille sensation de satisfaction qui arrive lorsqu'un gros méchant décapite un personnage qui vous saoule tellement que vous n'avez qu'une envie: qu'il crêve au plus vite. Donc à part quelques appartitions surprises de Mayers, un peu triste je suis en ce qui concerne la seconde partie du film .
C'est la première moité du film qui m'intriguait le plus. Comment Zombie allait-il s'y prendre??? Comment va-t-il nous montrer ce petit Mickel??? Le résultat est assez réussit. Même si les ficelles sont assez grosses, ça fonctionne assez bien dans l'ensemble. Mention spéciale au jeune comédien jouant Mayers à 10 ans (incroyable talent). Malgré tout, je trouve que Zombie a raté une partie de son but. En voulant nous expliquer le pourquoi du comment et en plaçant cette explication dans un contexte crédible (en gros "seul un cadre familiale défavorable peut pousser un gamin à pêter un cable") il casse l'un des éléments les plus fort du postulat de base posé par Carpenter. Rappelez-vous l'introduction du film original (un faux plan séquence de 6 minutes) à la fin de ce dernier, les parents de Mayers lui enlevaient son masque et c'est à ce moment là que l'on apprennait qu'il s'agit d'un enfant. Cette séquence suffisait à situer la famille Mayers (une petite famille sans histoire, vivant dans le confort: en gros des gens banals mais respectables) tous les éléments à l'image le confirme: intérieur de la maison propre et de bon goût (pour l'époque), idem pour les chambres à coucher et surtout des parents qui semblent parfaitement stables. Et c'est en cela que Zombie casse quelque chose par rapport à l'original: en justifiant le pétage de cable de Mickel de par son cadre familiale invivable, il enlève une certaine dimension à la folie de ce dernier. Dans la version original, Mickel est un tueur par nature, et rien (pas même une vie trés stable) ne pourra le faire changer. Dans la version Zombie, Mickel devient un tueur...........perdant quelque peu son haura de boogieman parfait. A trop justifier les raisons qui l'ont poussé à devenir ce qu'il est, Zombie humanise un tout petit peu trop l'ami Mayers et c'est ce qui empêchera à ce film de rester dans l'Histoire du film d'épouvante (en même temps, Mayers et Zombie y sont déja tous les deux donc c'est pas bien grave).
Voyons voir, quelle note vais-je lui atribuer?...Bon c'est certain, moi qui étais restée sur une très mauvaise impression avec The Devil's Rejects là je me suis quand même moins ennuyée et puis ce film là m'a pris aux tripes contrairement au premier donc je lui mettrais 2/6 mais pas plus parce que d'une part il n'y a aucune subtilité ( dommage, l'idée du gamin psychopathe, ça aurait quand même pu être plus poussé, non? En plus on ne se pose aucune question, donc...) et ensuite parce qu'à force, le gore pour le gore, ça devient abrutissant...
CITATION(Diana @ 13 10 2007 - 10:59)

le gore pour le gore, ça devient abrutissant...
Il y a du gore dans halloween ? Ah bon...
Alex Corvis
13 10 2007 - 13:04
CITATION(Tigelz @ 12 10 2007 - 11:05)

A proposde la saga Halloween:
Déjà petit coup de gueule contre Mad qui a oublié l'indispensable bodycount dans son dossier Halloween (en plus d'oublier de nombreux films dans les chroniques, mais c'est sans rapport avec le topic).
Ensuite, comment se procurer les cut alternatifs des épisodes 6 et 8 (les seuls que je n'ai jamais vu) dont il est fait mention dans le dossier ? Merci.
Honnêtement le dossier dans le mad papier du mois était véritablement naze. Dire qu'il y avait écrit "Le guide complet de la saga" en couverture ..
Sanjuro
13 10 2007 - 13:23
Un bon petit film qui, malgré nombre de défauts (casting inégal, personnages caractérisés "à l'arrache" durant la seconde partie, etc...), possède la violence sèche et brutale (bien plus forte et dérangeante que le gore inoffensif d'un
TCM: The beginning ou d'un
Saw), les dialogues rentre dans le lard et l'atmosphère "white trash" savoureusement malsaine qui me font apprécier
The devil's rejects.
...Et puis la première partie (entre le meurtre dans les bois -

-, le massacre de la famille -re

- et toutes les séquences dans l'hopital psychiatrique) est juste estomaquante ! Certes, passé ces trois quarts d'heure de folie furieuse le film perd pas mal en intensité (l'univers, en apparence, immaculé des pavillons de banlieue n'est pas celui dans lequel l'ex leader de
White zombie se montre le plus à l'aise) mais, au final, le résultat est loin d'être désagréable et reste à 100 lieues des récents remakes de classiques de l'horreur (le
Hills have eyes d'Aja et Levasseur mis à part, bien sûr). Disons que le cinoche du père Zomblard possède une véritable personnalité, un style cru et brut de décoffrage, furieusement cinégénique, reconaissable dès les premières minutes du métrage... Bref, une "patte" qui fait que son
Halloween sort clairement du lot si on le compare à ces photocopies sans âme que sont 90% des shockers hollywoodiens sortis ces dernières années.
Pour faire vite: En tant que remake du chef d'oeuvre de Big John, le film est largement perfectible mais en tant que nouvelle exploration de l'univers "Zombiesque" il mérite amplement le détour.
4,5/6 (Ca vaut peut être pas une telle note mais comme je m'attendais vraiment à être déçu, la surprise n'en a été que plus agréable)
Voila
Alex Corvis
13 10 2007 - 13:30
Au fait, j'ai vu la version workprint après avoir vu l'officielle. Concernant les 2 grands changements, autant je préfère la version ciné pour la scène d'évasion, autant pour la fin, c'est tout simplement incompréhensible qu'il n'ait pas conservé celle de la version workprint. Elle était mille fois plus indiquée pour clore le film AMHA.
ygrael
13 10 2007 - 14:49
Comme je ne faisais pas partie de ceux qui pensaient que Zombie allait réussir son film j'espérais sans attendre grand chose de ce package peut être alléchant de prime abord mais qui posait un gros paradoxe: comment un réalisateur aussi proche de L'Amérique white trash qui déjà dans ces deux premiers films se situait clairement du coté des marginaux allait il faire pour investir une histoire situé dans les confortables pavillon de la middle class ? Et bien tout simplement en parlant de ce qui lui plait, de raconter l'histoire d'un monstre a visage humain. Évidemment cette vision des choses comporte quelques défauts qui ont déjà été cités comme l'énorme écart le traitement entre les personnages de la première et de la deuxième partie (Laurie Strode est littéralement sacrifié et ces copines ne sont rien de plus que des chiennasses vulgos juste bonne a servir de chaire a pâté après avoir titillé la libido passablement perturbé du "petit" Michael quand Sheri Moon nous offre l'interprétation d'une femme au bord du gouffre) et une flagrante inégalité de qualité entre elles.
Mais les dégâts sont nettement moins importants que prévus, la première partie bien que trop courte laisse le temps a Zombie de poser le personnage de Michael, de son environnement et ainsi de tirer a lui un univers (les banlieues aisées de l'original) qui n'est pas le sien. Ce procédé Zombie va le réitérer dans la deuxième partie en amenant Laurie et Michael dans la maison familiale, une façon finalement logique de finir cette histoire en confrontant frère et sœur dans une violence frontale typique de l'auteur de Devil's rejects, une violence ultra-réaliste qui fait mal au bide, très éloigné de la représentation ultra graphique, très comics et finalement assez inoffensive couramment utilisé dans le ciné d'horreur US de ces dernières années.
Les choix de Zombie sont parfois énervant, comme cette saleté d'habitude de bouger la caméra même pendant des scènes de dialogue en plans fixes, mais globalement le film est ultra efficace, peut être même plus que ces précédentes œuvres. En tout cas cet Halloween n'est donc pas le grand film attendu par beaucoup mais n'est certainement pas le navet annoncé et ce place très largement au dessus du lot.
4/6
A revoir en VO tellement la VF est une merde molle qui fait honte.
john mclane
13 10 2007 - 16:07
Bon c'est pas si nul.
L'univers filmique tient la route, le décor de la petite ville américaine, typique de la mythologie de la middle class, est bien filmé, avec une lumière automnale agréable.
Je n'ai pas été géné par les personnages inconsistants, se sont justes de jolies adolescentes aux discussions anodines qui ne comprennent rien à ce qui leur arrive, elles ne sont pas plus cruches que celles du Carpenter, et je les trouve assez crédibles.
Le scénario n'a pas grand intéret, on le connait et l'extension imaginée par Zombie sert juste à rattacher l'histoire à son univers personnel. On ne comprend pas trop pourquoi le gosse devient une machine à tuer muette, ni comment son corps a pu quadrupler de volume en 15 ans d'internement.
A part ces détails on croit suffisamment à ce qu'on voit pour ne pas décrocher, c'est vivant et on suit le film avec curiosité.
J'espère par contre que le but de Zombie n'était pas de faire un film d'angoisse, par ce que là c'est raté par contre.
Non c'est un tout petit peu glauque. On prend juste plaisir à voir Myers dégommer autant de monde avec du sang et des bruitages plaisants. Un slasher sympa quoi.
Il faut rien attendre de plus.
Gros bémol pour la séquence finale quand même: dès qu'on arrive dans la cave, on n'y voit plus rien, c'est juste insupportable. Déjà que le cadreur a la tremblotte, si en plus on a pas de lumière pour essayer de suivre un minimum ce qui se passe, on lâche l'affaire. La lumière de jour, ou d'intérieur, est très belle, mais dès qu'il s'agit de filmer la nuit, le chef op perd tous ses moyens, et nous on plisse les yeux.
3/6
L'avantage du film c'est qu'il donne envie de revoir le premier pour regarder la même histoire en bien cadrée, bien photographiée et bien montée.
Elrohir
13 10 2007 - 17:17
Hop, ça y est, vu.
Je pense qu'il faut arrêter de dire que Zombie dit que climat familial tendu == enfant cinglé.
Il suffit de regarder sa grande soeur, qui bien que nympho sur les bords, et tout ce qu'il y a de plus normal.
Il faut prendre le message de l'autre sens : un foyer tendu n'aidera pas un enfant déjà perturbé (et il n'y a pas que la famille qui peut le perturber).
Sinon, mon avis rejoint un peu celui de tout le monde : j'ai beaucoup aimé la première partie, mais la seconce, le "remake", était bancal. Il aurait tellement été plus judicieux de centrer le film sur cette première partie, de faire de ce Halloween la préquelle du chef d'oeuvre de Carpenter. Au lieu de ça, il a le cul entre deux chaises...
Par contre, précisément, qu'est-ce qu'elle a de plus/moins la version workprint ? En quoi elle diffère ?
Alex Corvis
13 10 2007 - 18:23
CITATION(Elrohir @ 13 10 2007 - 18:17)

Hop, ça y est, vu.
Par contre, précisément, qu'est-ce qu'elle a de plus/moins la version workprint ? En quoi elle diffère ?
Des tas de petits détails, mais surtout 2 choses très importantes : l'évasion et la fin.
Dans le workprint, 2 gardes violent une internée dans la chambre de Michael. Il en profite pour s'échapper.
Quant à la fin, elle diffère a partir du moment ou Loomis dit a Michael "c'est ma faute !"
Au lieu de tuer Loomis, Michael l'écoute, lâche Laurie et son couteau. La police en profite pour l'abattre. Et Loomis va pleurer son patient.
Bon, ben je viens de revoir le Carpenter.
Je l'avoue: c'est vraiment un grand ce gars. Poser un film pareil à cette époque, c'était génial. Mais, parce qu'il y a toujours un mais, faut pas trop déconner non plus. Quand je lis certaines critiques sur le film de Zombie, je me dis que certains se mettent clairement des oeillères et refusent de voir les défauts du film de Carpenter. Ok, la Laurie de Zombie est moins charismatique que Jamie Lee. Clair. Mais le personnage est exactement le même: la Laurie de Carpenter est d'ailleurs un pur personnage de cinéma parce qu'elle ne répond à aucune logique, alors que celle de Zombie est plus ancrée dans le réel. Dans un film, elle a des réactions de killeuse et d'abrutie finie (elle tourne le dos au tueur, laisse le couteau à côté de ce qu'elle prend pour son cadavre), dans l'autre, c'est une ado flippée. Personnellement, j'aimerais voir Jamie Lee jouer Laurie chez Zombie !
Michael Myers est pour moi beaucoup plus charismatique dans le Zombie. Chez Carpenter, on a tout ce début mystérieux où on ne voit pas sa tronche, et le malheureux nous la fait apparaitre dans un gros plan très moche qui casse tout le mystère installé...
Là où Carpenter tâtonnait, Zombie avance en terrain connu me direz vous, car en effet, c'est vachement plus facile de s'attaquer à un genre quand on a un certain recul que n'avait pas Carpenter (qui n'avait pas pu prévoir la dimension icônique de son personnage). J'admets. Zombie aurait pu aller plus loin dans sa deuxième partie en se démarquant encore plus du film de Carpenter. Je pense que c'est son erreur principale, en plus du fait qu'il n'ait finalement pas assez développé ses deux parties.
Que les fans de Carpenter ne s'offusquent pas (j'en fais partie en plus) : ceci est une ouverture au débat.
Kabukiman
13 10 2007 - 20:57
Le gros problème du film de Zombie, c'est sa structure complétement mal branlée : une préquelle et un remake qui se partagent chacun une moitié de film. On peut pas faire ça, c'est pas possible. Présenter les personnages pour lesquelles on est censé développer une empathie (puisque futures victimes) à mi-parcours, c'est complétement bidon. Du coup, on a droit à une galerie de poufs que même dans les néo-slashers post-Scream pourris t'as jamais vu ça. Elles sont bonnes qu'à montrer leurs nibards et à se faire dézinguer. Un peu d'humour potache et on se croirait dans un campy. Heureusement que Michael Myers reste un badass mothafucka (même s'il fait un peu gogol à Smith's Grove, les épaules tombantes et traînant les pieds).
Puis bon, c'est gentil de la part de Zombie de placer tous ses potes dans le film, mais trop c'est trop, ça vire à la farce. La scène dans les chiottes avec Ken Foree est d'ailleurs complétement inutile. Je préfère largement celle de H20 (sur l'aire de repos).
Et puis y a vraiment trop de meurtres dans un laps de temps trop réduit. La mort des parents Strode est carrément de trop.
Petite question que je me pose : comment Michael sait-il que Laurie est sa soeur ? Il l'a reconnue ? Huhu, fous-toi de ma gueule.
Bref, c'est pas bon. Note : 2/6.
CITATION(Kabukiman @ 13 10 2007 - 21:57)

Petite question que je me pose : comment Michael sait-il que Laurie est sa soeur ? Il l'a reconnue ? Huhu, fous-toi de ma gueule.
Il a peut être juste une perception "autre".
Denver
13 10 2007 - 22:01
Vu dans la belle salle du Publicis qui me fait grave envie pour L'étrange Noel en 3D.
D'un côté un putain de film sur l'enfance d'une légende, et de l'autre un remake plat et sans réelle consistance d'un classique intouchable.
J'étais un peu emmerdé en sortant du cinoche, parceque je savais vraiment pas quoi en penser.
Alors oui, les 3 premiers quarts d'heure sont énormes, avec une ambiance excellente, un gamin incroybale et une mise en scène parfaite. Ca ressemble vraiment à du Rob Zombie, entre le cast qu'on retrouve et le même style de réal que pour ses 2 premiers longs. Le film est vraiment unique, et l'aspect remake est jusque là pas franchement gênant puisqu'on retrouve pas grand chose.
Mais parcontre j'ai carrément débandé devant la seconde partie du film, à savoir la partie "slasher" et vraiment axée "remake". Parceque déjà, on s'emmerde sec, il se passe pas grand chose de croustillant, et Zombie se perd dans un classicisme assez déconcertant puisque le tout est assez plat, pas de vraie scène de flippe, pas d'angoisse, un slasher plutôt banal et sans réelle âme, puisque dans cette partie l'ombre du film de Carpenter plane avec les éléments qui reviennent. Et au final on se dit que c'est dommage que cette partie slasher soit moins personnelle que la première parceque ça aurait pû être vraiment un putain de film.
Là on a juste un film inégal mais vraiment bien foutu et qui respire l'honnêteté, et c'est déjà ça.
4/6
Shub Lasouris
14 10 2007 - 00:34
Enfin vu! Bah rien de très original par rapport à ce qui a été posté précédement:
Une première partie excellente, avec des meurtres de sang froid bien violents et une tension bien présente. Moi qui était contre l'idée d'une justification des actes de Michael, j'avoue avoir été très agréablement surpris par la vision de Zombie. Certaines sont carrement excellentes (l'évasion, le 1er meurtre dans la forêt...), on a le droit à un réalisateur démontrant le même savoir faire que pour son précédent film.
Puis ça se gâte enormement. La partie remake est vraiment laborieuse, Zombie reprend à la scène près les grands moments du métrage de Carpenter, en changeant uniquement l'ordre des évènements sauf que, contrairement à son modèle, Zombie n'a pas pris la peine de nous présenter les personnages et de faire monter la tension pendant 45 minutes. Du coup on a le droit à un simple enchainement de meurtres plus ou moins bien foutus, des ados débiles sortis tout droit d'une sitcom et une tension proche du néant tellement étant donné que le rythme reste constant.
A noter également que la dernière partie du film, en plus d'être filmée de manière à ce qu'on comprenne rien et d'être beaucoup trop longue, se paye le luxe de nous proposer une image bien trop sombre, du coup on y voit que dalle et on décroche, attendant patiement que l'un des personnages en finisse avec l'autre.
Pour finir sur une note positive je parlerai de la re présentation de Michael qui n'est ni trop iconique, ni trop humaine, et en plus de ça Zombie a reussi à moderniser le personnage.
Bref un film tout à fait honorable, excellent dans sa première partie, beaucoup moins dans sa seconde. Reste que ça se rapproche de ce qu'aurait du être TCM: the beginning. Son film le plus faible, qui aurait gagné à n'être qu'une prequelle même si pour le coup tout le monde aurait crié au scandale vu que sa vision "trahit" totalement celle de Carpenter au niveau de l'enfance de Michael.
3/6 parce que Zombie montre qu'il a toujours la hargne, hate de voir son prochain effort.
Mad Mat
14 10 2007 - 11:17
Vu hier au Publicis. Belle salle, mais image un peu sombre : choix délibéré du chef op' ou matos de projection pas bien réglé ?
Une belle petite réussite que ce film. La première partie est excellente, avec des meurtres très brutaux (le massacre de la famille

) et une ambiance bien poisseuse. Et puis j'aime bien les films dans lesquels le souffre-douleur prend sa revanche sur la petite frappe du lycée !
Deuxième partie un peu moins réussie, plus classique, parfois longuette, mais on reste dans le haut du panier en matière de slasher.
Cerise sur le gâteau : le casting le plus bis vu depuis des lustres ! Udo Kier, Brad Dourif, Leslie Easterbrook (la blonde des Police Academy), Danny Trejo, William Forsythe, Malcom McDowell, Sybil Danning, Sid Haig, Ken Foree, Richard Lynch et ceux que j'ai oubliés, que je n'ai pas reconnus (iMDB cite Adrienne Bardeau) ou que je ne connais pas (les flics chargés de transférer Michael Myers ont vraiment des têtes d'anciennes gloire du bis).
Evil Seb
14 10 2007 - 11:36
CITATION(Mad Mat @ 14 10 2007 - 12:17)

(les flics chargés de transférer Michael Myers ont vraiment des têtes d'anciennes gloire du bis).

Ah ben c'es Bill Moseley (a.k.a Otis dans TDR), Tom Towles (aka Georges Wydell dans House of 1000Corpses et TDR) et Leslie Easterbrook (aka Mother Firefly). Sinon ya aussi Dee Wallace qui joue la mère de Laurie
Mad Mat
14 10 2007 - 11:48
Mais bien sûr, Dee Wallace, la mère-courage de Cujo, vue également dans E.T. et Critters ! Je me disais bien que son visage ne m'était pas inconnu.
Merci Evil Seb !
En revanche, je n'arrive pas à me souvenir avoir vu Adrienne Bardeau dans ce film ...
Et honte à moi, j'ai oublié Micky Dolenz, l'armurier qu'on dirait sorti de GTA !
john mclane
14 10 2007 - 12:12
J'avais pas du tout reconnu Brad Douriff et je croyais que Richard Lynch était mort