Le pitch: "Un an après le meurtre non résolu d'une jeune fille du coin, un garçon couvert de sang se pointe dans les bureaux du shériff Jack Sheppard, responsable de l'enquête à l'époque. Jack et ses adjoints vont vite se rendre compte que le captif n'a rien d'humain..."
Une bonne surprise que cet ECORCHE, série B correctement torchée misant avant tout sur le suspense et la mise en place progressive de l'intrigue plutôt que sur les effets choc. Passée la tétanisante séquence d'intro, Wilson prend son temps et impose un tempo lent ponctué de flashbacks avant d'accélérer les choses dans la dernière demi-heure.
Pas gore du tout, une seule scène digne de satisfaire l'amateur de tripaille en fin de métrage, l'ECORCHE préfère instiller une tension qui va crescendo et la menace sournoise constituée par le sang de cet étrange jeune homme y contribue de manière efficace.
Le cadre naturel dans lequel se déroule l'histoire est très bien exploité et une caméra relativement mobile se pose souvent en "voyeuse" pour accentuer la pression.
Les acteurs tiennent la route (attention doublage français atroce !) et guident le spectateur jusqu'à un dénouement un peu tiré par les cheveux mais à l'impact certain. Le plan final est par contre totalement inutile, personne n'ayant besoin d'un ECORCHE 2.
L'ECORCHE c'est donc pas mal du tout. Un petit film d'horreur à l'ancienne, sans prétention aucune si ce n'est de faire passer un bon moment.
4/6