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Version complète : Alan Moore
Mad Movies > Forums Discussions > Sang d'Encre
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muf
Prévenons d'emblée le madnaute peu au fait de la culture comics (genre moi): ce topic va probablement être marqué d'un consensualisme effrayant, tant l'auteur dont il sera question, Alan Moore, fait l'unanimité au sein des amateurs de ptits mickeys (je ne voyais guère que Big Monster pour venir gâcher la fête, mais il s'est fait kicker et c'est bien fait pour sa gueule - amha).

Toujours en préambule, je tiens à préciser que, si c'est moi qui finis par créer un topic spécifique à cet auteur, ça ne signifie en aucun cas que je suis un spécialiste de son oeuvre, et encore moins des comics en général – au contraire même, c'est le forum Mad qui a grandement contribué à éveiller mon goût pour la chose (à une époque où je lisais encore Spawn en trouvant ça pas si mauvais - quoique sur la fin je me rendais quand même bien compte que ça devenait sacrément pourri mais là n'est pas la question).

Du coup, me demanderez-vous, pourquoi créer ce topic maintenant? Eh bien figurez-vous que j'ai très récemment fait la connaissance, en live, d'un madnaute tout à fait charmant, mais néanmoins intimidant du fait de sa très grosse culture, qui m'a demandé, comme ça, sans sommation, "qu'est-ce que tu penses de V for Vendetta?

Bon je vous cache pas que j'ai pas dit grand-chose d'intelligent, et, me voyant ainsi perdu, mon interlocuteur a comblé les blancs en mentionnant que c'était, selon lui, une œuvre marquée par une certaine naïveté, probablement explicable par la relative "jeunesse" (au moins artistique) de son scénariste. Naïveté qui s'exprime, notamment, à travers la description d’un régime politique caricaturant frontalement celui de l'Angleterre thatchérienne de l’époque, et bien sûr le personnage de V, incarnation fantasmée de la "rébellion contre le système".

(Si je retranscris mal ses propos, je m'en excuse auprès du madnaute concerné – quoiqu'il en soit, ça me paraît être de toute façon une bonne base de discussion)

Dit comme ça, ça se tient, mais je n'étais pas vraiment d'accord avec lui. Je lui ai alors opposé un élément qui contribue pour moi grandement à la qualité de V for vendetta, et qu'on n'avance finalement pas si souvent dès lors qu'on parle d'une BD écrite par un "génie": le dessin (de David Lloyd), qui apporterait, selon ce que je lui ai alors rétorqué, un certain recul (et donc de l'ambiguïté) vis-à-vis de cette base a priori un peu naïve.

Il n'a pas eu l'air très convaincu, et c'est vrai que j'apportais assez peu d'eau à mon moulin (c'était plus une intuition qu'autre chose). C'est en refeuilletant la BD que j'ai compris d'où me venait ce sentiment. Si, en résumé, le régime décrit peut apparaître excessivement "symbolisé" (camps de concentration, caméras dans tous les coins...), le rendu final se tient finalement à bonne distance de l'imagerie fasciste traditionnelle (pas d'emblème unique de ralliement type croix gammée, pas de duce vociférant, peu d'uniformes). Ce qui occupe principalement le cadre, ce sont les différents personnages représentant diverses sphères de cette triste société. Les cases sont même bien souvent trop étroites peur eux, et leurs visages marqués de rides profondes dominent bien plus que leurs poses. V lui-même est finalement assez peu iconisé en regard de son potentiel, et quand il l'est, il apparaît du coup plus comme un élément perturbateur, violent, que libérateur.

Ainsi, alors que le pitch pourrait faire croire à un "V l'intriguant rebelle contre la dictature fasciste", le dessin s'écarte immédiatement de cette proposition, puisque aucun de ces deux protagonistes (le rebelle et le régime) n'est véritablement iconisé, que ce soit à des fins de glorification ou de condamnation (V est finalement très en retrait, fuyant, et le gouvernement est avant tout représenté par les hommes qui le composent, via leur vie privée pas particulièrement spectaculaire).
Les véritables protagonistes de V for vendetta se nomment donc Miss Almond, détective Finch, Evey Hammond... ou même Robert, ce petit gangster pilier de bar qui demande désespérément qu'on n'envoie pas sa vieille mère dans une des "maisons" destinées au 3ème âge, et qu'il sait être des chambres à gaz.
Hommes et femmes, citoyens, malfrats ou fonctionnaires, qui essayent tant bien que mal de ne pas être malheureux dans un monde pourtant bien plombant mais sans que finalement personne n'en comprenne la raison (le "leader" est encore le plus paumé de tous).

Certes, cet aspect de l'œuvre, choix crucial, doit probablement autant au scénariste qu'au dessinateur (je confesse ma méconnaissance du processus de création dans ce domaine), mais il me semble tout de même que ces cadrages, ces teintes grises ou jaunes, ces ombres, contribuent pour beaucoup à retranscrire cette lutte de l'humain contre une mélancolie spirituelle, plus que le combat d'un terroriste contre un gouvernement.

(Pas que je veuille que la conversation dérive sur le film qui sort ces jours-ci aux Etats-Unis, mais il me semble que l'adaptation, de ce point de vue, relève d'un parti-pris bien différent - on en parle un peu par ici)

Ce que j'évoque là n'est bien entendu qu'un angle parmi les nombreux autres possibles pour parler de V for vendetta. Y a quand même pas mal de choses à dire, et plus encore si on étend la conversation aux autres BD de Moore. Donc allez-y, lâchez-vous, et dites-nous ce que vous pensez de V for Vendetta, pourquoi vous aimez, pourquoi vous trouvez ça pas si génial, si la BD vous apparaît directe ou complexe, etc...
Et n'hésitons pas non plus à dériver vers Watchmen et le reste: c'est le topic Alan Moore excl.gif
Batman Begins
Juste pour dire, en passant, qu'à par V Pour Vendetta et quelques autres trucs du monsieur, j'ai pas lu grand chose du sieur Moore (j'ai commencé Watchmen mais au bout d'un moment la Fnac allait fermer donc je suis parti), donc faudrait que j'en lise plus pour donner un réel avis (mais j'aime beaucoup ce qu'il fait, si si, même que souvent je m'imagine le rencontrer en lui disant "j'aime beaucoup ce que vous faites !").

Autre chose, j'ajouterais juste que dans le film V Pour Vendetta (que j'ai vu et que même j'ai eu un t-shirt "Superman Returns" taille L avec), le parti POSSÈDE un emblème unique :
Image IPB
Et aussi des uniformes, et de la couleur rouge partout qui fait penser aux nazis et le tsagadatsointsoin qui va avec (truc un peu facile ma foi, puisque la BD est grise).

Tout ça pour dire que j'aimerais bien savoir aussi ce que pensent les autres madnautes (excepté Blunt qui lui ne jure que par DK2, c'est bien connu) de cette BD et de son auteur en général.
(d'ailleurs je viens de trouver une récente interview du bonhomme très intéressante où il parle de lui, sa vie, son chien et de V dedans :
http://www.comicon.com/thebeat/2006/03/a_f...alan_moore.html , allez-y ça fait plaisir)

smile.gif
muf
CITATION(Batman Begins)
Autre chose, j'ajouterais juste que dans le film V Pour Vendetta (que j'ai vu et que même j'ai eu un t-shirt \"Superman Returns\" taille L avec), le parti POSSÈDE un emblème unique :
Image IPB


Oui, d'ailleurs ça me fait penser qu'il y a dans la BD quelque chose qui pourrait passer pour un tel emblème...

Image IPB
(les ailes formant une croix)

...mais qu'on ne retrouve pas ailleurs que sur ces affiches, qui ne sont elles-mêmes pas particulièrement mises en avant (elles sont déjà vieilles, vestiges d'événements passés plus ou moins oubliés et jamais vraiment compris).

(Oui je scanne avec mon appareil photo: ça vous pose un problème :x ?)

Notons que "purity" s'est transformé en "unity": intéressant (ou pas).
Rom1
Euh, c'est pas la Croix gaullienne cet emblême ?
muf
(Bon, je dis pas ça pour BB ou Rom1, mais plutôt à titre préventif: pour causer du film, c'est par là :
icon_arrow.gif http://www.mad-movies.com/forums/viewtopic.php?t=11238
bisous ^^)
vendetta
Dire que je pensais qu'on avait enfin créé un topic sur moi.
Déçu.

Sinon, quant à mon avis... mon pseudo ne vous suffit pas?

8)
Batman Begins
CITATION(muf)
Oui, d'ailleurs ça me fait penser qu'il y a dans la BD quelque chose qui pourrait passer pour un tel emblème...

Image IPB
(les ailes formant une croix)

...mais qu'on ne retrouve pas ailleurs que sur ces affiches, qui ne sont elles-mêmes pas particulièrement mises en avant (elles sont déjà vieilles, vestiges d'événements passés plus ou moins oubliés et jamais vraiment compris).

(Oui je scanne avec mon appareil photo: ça vous pose un problème :x ?)

Notons que \"purity\" s'est transformé en \"unity\": intéressant (ou pas).

Justement, ce sigle a la même croix que l'emblème :
Image IPB
(oui oui, je sais c'est une tof du film mais j'en ai pas de la BD qui soit de bonne qualité)

Et comme tu dis elles semblent vieilles, usées (et fatigués, comme un certain président de ma connaissance), c'est pourquoi je pense qu'elles devaient être des affiches placardés au début du régime, puis elles ont été laissés mais ne sont plus d'actualité lors du déroulement du comic.
Dirty Flichty
CITATION(Rom1)
Euh, c'est pas la Croix gaullienne cet emblême ?

De Lorraine en fait.
(croix gaullienne ?)
Fatalis rex
La société fasciste de Moore doit beaucoup (mais alors beaucoup) au livre 1984. Je la trouve plutôt bien brossée car pas caricaturale (même son chef pense obéir à une entité qui le dépasse, il n'est pas plus libre que les autres, mais pour lui l'ordre et le bon fonctionnement de la société importe plus que la liberté individuelle).

C'est une oeuvre très dense, très riche : le V trouve plusieurs justifications, aussi bien en rapport avec la lettre que le chiffre romain (le 5 novembre, le N° de la salle où est enfermé le cobaye, le sigle inversé de l'anarchie, l'initiale de vendetta, etc.).

Je dirais que ça n'est pas forcément une oeuvre qu'on lit pour se distraire, car elle est finalement assez éprouvante. Son héros est ambigu, après tout c'est un extrêmiste terroriste, on ne voit jamais son visage caché par un masque inquiétant... En tout cas c'est une BD qu'on n'oublie jamais une fois qu'on l'a lue.
Jake
David Lloyd sera jeudi, (16h) à Paris, à la Fnac Forum.
muf
CITATION(Fatalis rex)
La société fasciste de Moore doit beaucoup (mais alors beaucoup) au livre 1984.


C'est pas faux, mais d'un autre côté, le totalitarisme est, par définition, relativement invariant.

L'autre point commun est peut-être le sentiment à l'origine des deux oeuvres : l'inquiétude quant à la tournure politique prise par l'Angleterre et les autres pays vainqueurs au sortir de la guerre pour Orwell, et sous le gouvernement Thatcher pour Moore.

Mais à partir de là, je trouve que les deux oeuvres prennent des directions bien différentes. V for vendetta, comme son titre l'indique, je le vois comme une affaire personnelle, Moore VS. l'Angleterre (voir d'ailleurs le dialogue avec Dame Justice). V est un personnage fantasmé par Moore, qui a envie de jouer avec la notion d'anarchie, sans forcément en faire la solution idéale. Donc oui la BD a sa part de naïveté, mais elle reste limitée amha (on peut pas dire que les dernières cases annoncent un renouveau riant : tout reste à faire).
Je crois que l'idée de V for vendetta est de montrer la facilité avec laquelle les Institutions peuvent basculer du côté obscur, et qu'on ne peut donc guère leur faire confiance, que le peuple ne doit pas se reposer sur elles. La démocratie ne va pas de soi, et il serait donc navrant de voir le peuple baisser les bras aussi rapidement que le Système passe de démocratique à fasciste. Or c'est précisément ce qui s'est passé au début de V for Vendetta.
Et c'est ce manque de confiance dans les Institutions qui pousse V / Moore à vouloir essayer l'anarchie, comme nouvel électrochoc susceptible de réveiller le peuple, de même qu'il avait été endormi par le choc initial de la guerre.
Il n'y a donc pas vraiment de Système dans V for vendetta (les mécanismes du totalitarisme sont rapidement expédiés), le propos anarchiste étant justement de montrer la non-pertinence du Système, que ce soit pour faire le bien ou le mal (le Système ne faisant guère la différence, de toute façon : Dame Justice qui passe successivement des bras de V à ceux du Leader).

Or dans 1984 il n'est question que de Système, justement (ou presque). Je vois le bouquin d'Orwell comme une oeuvre de sociologie : ce qui intéresse l'auteur ce sont les mécanismes, présents à différents niveaux dans tout régime politique, qui sont à l'oeuvre pour broyer l'individu à la seule fin de maintien de ce régime / système. Ces mécanismes sont décortiqués avec minutie, et on en retrouve des éléments pas seulement dans le régime soviétique d'après-guerre, comme on le laisse souvent entendre (Orwell a de toute façon beaucoup voyagé).
L'auteur lui-même n'est pas vraiment présent : Winston est un cas type, un individu somme toute assez "moyen", qui ressent une envie de rébellion mais sans en saisir vraiment la portée et sans trop savoir quoi en faire.

En gros, Orwell serait plus pessimiste que misanthrope, et inversement pour Moore ^^
krwiss
Dans un premier temps, je penchait aussi à un essai, une dissertation en quelque sorte sur l'anarchie et les mécanisme qui entrent en jeu lors de sa mise en oeuvre. De là, evidemment, le goût amer dans la bouche à la fin de cette histoire, c'est que je ne suis pas franchement habitué à trouver le "bon" aussi dingue que les "méchant" et là , en effet, l'ambiguité du personnage est plutôt dérangeante.

J'ai un peu reréfléchi l'histoire dans sa globalité et... (je m'excuse déjà si j'enfonce des portes ouvertes, je l'ai lu il y a un petit temps déjà et je ne suis plus très sûr que ce n'est pas explicite dans le livre) un éléments comme V est à mon avis une partie intégrante du régime fasciste. je m'explique : Je crois que Moore voyant plus loin que la simple situation de fascisme s'est bien dit que ce genre de régime n'est pas voué à perdurer car il y aura toutjours un "V" quelque part. un "V" est une conséquence du régime fasciste, la nature humaine est ainsi faite qu'il y aura toutjours des gens pour se lever contre le pouvoir en place surtout s'il est liberticide.

D'ailleurs, le fait que "V" meure à la fin me fait penser que j'ai raison, le régime est détruit, "V" n'as plus de raison d'être, il est aussi extrême que le régime qu'il a combattu et il doit disparaître avec son "ennemi". La construction recommence avec un nouveau "V" qui lui(elle) fera certainement preuve  d'un discours tout autre...plus modéré...son contact avec le premier "V" n'a servi qu'a lui enfoncer dans le crâne la conscience du combat qui s'est déroulé pour aboutir à cette situation de nouvelle liberté...personne ne peut être plus déterminée à tout faire pour que ça ne se reproduise pas... (quitte à redonner au symbole "V" toute sa capacité de violence et de destruction...)

bon voilà, sinon, je place ce genre de livre au niveau des toutes grandes BD européennes, celles qui filent une grande claque dans la gueule... celles qu'on achète en plusieurs tomes et quand un est fini, PUTAIN ELLE EST OU LA SUITE???? voilà.
muf
Je pense que l'un des propos de V for vendetta serait plutôt de dire que la rébellion ne va pas de soi, au contraire.
V ne représente pas la révolte du citoyen lambda. Comme tu le dis, c'est un symbole - il s'est lui-même transformé en symbole. Certes c'est un produit du régime fasciste qu'il va combattre, mais il a un plan, des convictions tout à fait particulières : je ne crois pas que la configuration présentée dans V for vendetta soit celle d'un cycle démocratie / totalitarisme, ce dernier engendrant forcément la révolte du fait de son inhumanité (on s'accommode finalement assez facilement de l'inhumanité, comme tendrait à le démontrer l'apathie qui caractérise les Londoniens dans la BD).
Il s'agit plus de tendances générales de la société (thatchérienne notamment, puisqu'on est dans le cadre de la parabole) qu'il convient de renverser, et donc d'évolution de la civilisation (qui n'a a priori pas vocation à être réversible, du moins pour celui qui la conçoit).

Mais ça se discute.

Concernant l'ambiguïté du personnage : ben pas tant que ça, en fait (je trouve). Disons qu'on peut douter à un moment de sa motivation véritable : simple vengeance ou renversement du régime.
Mais, justement, on en revient à cette histoire de la relation au Pouvoir vue comme "une affaire personnelle" : vengeance oui, mais pas tant d'une victime contre ses bourreaux que d'un citoyen contre son gouvernement qui l'a trahi -> on reste dans une démarche "politisée" et non purement sentimentale ou instinctive.
Ses buts sont donc assez clairs, et ses moyens à la hauteur de son ennemi (ce qui ne les justifie pas forcément, d'ailleurs la BD ne cherche pas à le faire, je crois - on peut très bien ressentir plus d'empathie pour Finch que pour V et Evey - donc, on peut peut-être dire que V for vendetta est une oeuvre "ambiguë", mais au sens où elle ne propose pas d'avis tranché. Le personnage V, lui, ne l'est pas tant que ça amha - sauf à qualifier d' "ambigu" tout ce qu'on ne peut catégoriser facilement en "gentil" ou "méchant").
Flying Totoro
CITATION(muf)
mon interlocuteur a comblé les blancs en mentionnant que c’était, selon lui, une œuvre marquée par une certaine naïveté, probablement explicable par la relative « jeunesse » (au moins artistique) de son scénariste. Naïveté qui s’exprime, notamment, à travers la description d’un régime politique caricaturant frontalement celui de l’Angleterre thatchérienne de l’époque, et bien sûr le personnage de V, incarnation fantasmée de la « rébellion contre le système ».


Alan Moore est assez d'accord, il écrivait lors de la reparution de 1988 \"Along with miracleman, V represents my first attempt at a continuing series begun at the outset of my career. For this reason, amongst others, there are things that ring oddly in earlier episodes when judged in the light of the strip's later development. i'll trust you'll bear with us during initial clumsiness and share or opinion that it was for the best to show the early episodes unrevised, warts and all, rather than go back and eradicate all trace of youthful creative inexperience. There's also acertain amount of political inexperience upon my part evident in these early episodes.\" Ca continue mais j'ai la flemme de recopier...

CITATION(krwiss)
Je crois que Moore voyant plus loin que la simple situation de fascisme s'est bien dit que ce genre de régime n'est pas voué à perdurer car il y aura toutjours un \"V\" quelque part. un \"V\" est une conséquence du régime fasciste, la nature humaine est ainsi faite qu'il y aura toutjours des gens pour se lever contre le pouvoir en place surtout s'il est liberticide.


Non je me joins à muf pour dire que je ne pense pas que \"l'anomalie\" V soit quelque chose d'endémique au totalitarisme. Par contre, et c'est explicite dans le comics, V, en discutant de l'anarchie avec Evey, n'exclue pas que, lorsque les gens auront la possibilité de choisir et de recréer une forme de gouvernement, ils puissent retomber dans une société totalitaire.

CITATION(meuf)
Concernant l'ambiguïté du personnage : ben pas tant que ça, en fait (je trouve). Disons qu'on peut douter à un moment de sa motivation véritable : simple vengeance ou renversement du régime.
Mais, justement, on en revient à cette histoire de la relation au Pouvoir vue comme \"une affaire personnelle\" : vengeance oui, mais pas tant d'une victime contre ses bourreaux que d'un citoyen contre son gouvernement qui l'a trahi -> on reste dans une démarche \"politisée\" et non purement sentimentale ou instinctive.
Ses buts sont donc assez clairs, et ses moyens à la hauteur de son ennemi (ce qui ne les justifie pas forcément, d'ailleurs la BD ne cherche pas à le faire, je crois - on peut très bien ressentir plus d'empathie pour Finch que pour V et Evey - donc, on peut peut-être dire que V for vendetta est une oeuvre \"ambiguë\", mais au sens où elle ne propose pas d'avis tranché. Le personnage V, lui, ne l'est pas tant que ça amha - sauf à qualifier d' \"ambigu\" tout ce qu'on ne peut catégoriser facilement en \"gentil\" ou \"méchant\").


Ben le but de V n'est pas ambigu dans le sens où oui, il veut annihiler ce système totalitaire, point barre. Maintenant le perso de V incarne quand même une certine idée radicale de la justice (autoproclamée, qui plus est) et n'hésite pas à employer sur Evey des méthodes identiques à celles qu'il a subies dans le camp. J'aurais tendance à penser que l'ambiguité existe belle et bien sur les actions qu'emploient V (comme tu le souligne, Moore laisse le choix au lecteur d'y souscrire ou non). D'ailleurs tu parles toi même de moyens "à la hauteur de son ennemi", c'est déja dire que ce sont des moyens sacrément extrèmes et hautement criticables non ? J'ai l'impression que les actes de V vont un peu au delà du gentil ou méchant quand même...

Sinon Muf, j'ose croire que depuis tout ce temps tu as fini par voir ce film, que dis je, ce sommet de création artistique qui se pose comme l'aboutissement de l'existence de l'humanité tout entière qu'est mon voisin Totoro et que tu vas aller nous en parler sur le topic dédié sous peu.
muf
CITATION(Flying Totoro)
CITATION
Hommes et femmes, citoyens, malfrats ou fonctionnaires, qui essayent tant bien que mal de ne pas être malheureux dans un monde pourtant bien plombant mais sans que finalement personne n’en comprenne la raison (le « leader » est encore le plus paumé de tous).


Pas tout à fait, le leader justement, dans son superbe monologue qui ouvre le volume II, dit assez clairement ce qu'il est : c'est quelqu'un qui pense que le régime qu'il maintient est préférable à ce qu'il y aurait sans lui.


Oui j'y ai pensé à son monologue intérieur, mais j'ai décidé de l'occulter ^^
C'est évidemment un passage important, mais je le vois surtout comme résultant de la volonté de Moore de ne pas, encore une fois, faire dans le grand guignol mussolinien, et de maintenir le débat sur le terrain des idées. Mais pour ce qui est de la caractérisation du personnage, ce sont bien ses faiblesses qui m'apparaissent les plus importantes : son amour pour l'ordinateur Fate, ses hésitations face à la foule à la fin... qui pourraient d'ailleurs laisser penser qu'il n'y croit pas forcément tant que ça, à son régime facho (s'il a besoin de s'aveugler d'un amour inconditionnel...) (et donc on s'y retrouve : il n'est pas diabolisé, mais ses idées ne tiennent pas la route bien longtemps).

CITATION
V n'est pas en guerre contre des hommes mais contre une idéologie.


Eh bien c'est toute la question que j'évoquais plus haut : il commence tout de même par éliminer un à un les hommes (et les femmes) qui ont contribué à son calvaire. Et là pour le coup il pourrait effectivement y avoir ambiguïté ^^ : tue-t-il Lewis Prothero parce que c'est The Voice of Fate, ou bien par simple vengeance à l'encontre de celui qui fut son geôlier?
Si pour moi la réponse ne fait plus de doute à la fin de l'histoire (c'est pourquoi je me permets de dire que le personnage n'est pas ambigu *), il n'en reste pas moins que ce jeu entre le personnel et le public est un élément crucial de l'oeuvre amha (voir \"l'exécution\" de la médecin qui menait les expériences à Larkhill : V la sait suffisamment compatissante pour pouvoir obtenir d'elle qu'elle accepte sa propre mise à mort... Tout le projet de V consiste à mettre les individus face à leurs responsabilités vis-à-vis de la collectivité - le citoyen comme le dirigeant ne peuvent se réfugier derrière des mécanismes qui les dépasseraient).

CITATION
Après le côté \"enfoncer dans le crâne la conscience du combat \" justement c'est l'une des ambiguités de V. Est ce qu'il n'utilise pas des techniques de lavage de cerveau en vogue parmi les régimes totalitaires pour amener Evey à embrasser sa cause ?


CITATION
Ben le but de V n'est pas ambigu dans le sens où oui, il veut annihiler ce système totalitaire, point barre. Maintenant le perso de V incarne quand même une certine idée radicale de la justice (autoproclamée, qui plus est) et n'hésite pas à employer sur Evey des méthodes identiques à celles qu'il a subies dans le camp. J'aurais tendance à penser que l'ambiguité existe belle et bien sur les actions qu'emploient V (comme tu le souligne, Moore laisse le choix au lecteur d'y souscrire ou non). D'ailleurs tu parles toi même de moyens \"à la hauteur de son ennemi\", c'est déja dire que ce sont des moyens sacrément extrèmes et hautement criticables non ? J'ai l'impression que les actes de V vont un peu au delà du gentil ou méchant quand même...


* Ah ben oui tout à fait : je dirais que le personnage n'est pas \"ambigu\", puisque son objectif ne l'est pas, mais que ses méthodes sont \"discutables\" (au sens premier, et non au sens de \"automatiquement condamnables\"). Mais c'est de la pure rhétorique, je pense qu'on est d'accord sur le fond.

CITATION
Sinon Muf, j'ose croire que depuis tout ce temps tu as fini par voir ce film, que dis je, ce sommet de création artistique qui se pose comme l'aboutissement de l'existence de l'humanité tout entière qu'est mon voisin Totoro


:?:
(jamais entendu parler)
ça a l'air un peu concon, non?
Flying Totoro
CITATION(muf)
Eh bien c'est toute la question que j'évoquais plus haut : il commence tout de même par éliminer un à un les hommes (et les femmes) qui ont contribué à son calvaire. Et là pour le coup il pourrait effectivement y avoir ambiguïté ^^ : tue-t-il Lewis Prothero parce que c'est The Voice of Fate, ou bien par simple vengeance à l'encontre de celui qui fut son geôlier?


Ben déja il le tue pas si tu te souviens bien icon_mrgreen.gif Et ensuite c'est définitivement au delà de la vengeance, il se venge au passage certes mais tu vois bien que toutes ses actions sont largement préméditées et vont très au delà de la vengeance non ? D'ailleurs Finch résume ça bien à la fin du premier acte, après a mort des trois responsables du camp : soit c'est une vengeance et c'est fini, soit ça va au delà et c'est que le début...

CITATION(muf)
Si pour moi la réponse ne fait plus de doute à la fin de l'histoire (c'est pourquoi je me permets de dire que le personnage n'est pas ambigu *), il n'en reste pas moins que ce jeu entre le personnel et le public est un élément crucial de l'oeuvre amha (voir \"l'exécution\" de la médecin qui menait les expériences à Larkhill : V la sait suffisamment compatissante pour pouvoir obtenir d'elle qu'elle accepte sa propre mise à mort... Tout le projet de V consiste à mettre les individus face à leurs responsabilités vis-à-vis de la collectivité - le citoyen comme le dirigeant ne peuvent se réfugier derrière des mécanismes qui les dépasseraient).


Il les met face à leur responsabilité certes, mais il les bute quand même hein, c'est va un peu au delà de la prise de conscience... Sinon l'aspect individu/collectivité oui ok on est d'accord.

CITATION(muf)
CITATION
Sinon Muf, j'ose croire que depuis tout ce temps tu as fini par voir ce film, que dis je, ce sommet de création artistique qui se pose comme l'aboutissement de l'existence de l'humanité tout entière qu'est mon voisin Totoro


:?:
(jamais entendu parler)
ça a l'air un peu concon, non?


En fait t'aimes pas le cinéma c'est ça ?  :)
muf
CITATION(Flying Totoro)
CITATION(muf)
Eh bien c'est toute la question que j'évoquais plus haut : il commence tout de même par éliminer un à un les hommes (et les femmes) qui ont contribué à son calvaire. Et là pour le coup il pourrait effectivement y avoir ambiguïté ^^ : tue-t-il Lewis Prothero parce que c'est The Voice of Fate, ou bien par simple vengeance à l'encontre de celui qui fut son geôlier?


Ben déja il le tue pas si tu te souviens bien icon_mrgreen.gif Et ensuite c'est définitivement au delà de la vengeance, il se venge au passage certes mais tu vois bien que toutes ses actions sont largement préméditées et vont très au delà de la vengeance non ?


Ah voui voui on est d'accord, c'est justement ce que je voulais dire et ce qui constitue pour moi un des intérêts majeurs de l'oeuvre (qui ne s'appelle pas "V for vendetta" pour rien ^^) : cette idée, comme je le disais un peu plus haut, de "vengeance d'un citoyen contre son gouvernement", qui va effectivement bien au-delà d'une vengeance de victime à bourreau et qui implique des motivations politiques.

Bon sinon j'ai l'impression qu'on donne pas envie à grand monde là ^^
Donc ça me fait rebondir sur ce que disait Fatalis Rex, pour qui la lecture de V for vendetta pouvait être "éprouvante" : je vois ce qu'il veut dire, mais je trouve le terme un peu fort. J'aurais dit "déstabilisante".
Parce que perso j'ai eu du mal à poser le bouquin, la 1ère fois : c'est avant tout passionnant :!:
Y a même un petit côté "pulp" (attention, j'ai bien dit "petit" : c'est pas Indiana Jones hein !), du mystère, de l'amour, de l'action -> lisez-le c'est drôlement bien.
muf
A des fins d'optimisation de l'archivage, j'ai opéré un habile retitrage, qui devrait de plus permettre aux madnautes peu éveillés de prendre connaissance de ce topic d'ores et déjà majeur.

D'autre part, j'ai également ajouté un sondage CSA / Mad Movies, qui devrait nous offrir l'occasion d'en savoir un peu plus sur les moeurs des madnautes (à moins que non).
Lord-Of-Babylon
J'ai voté pour moi

Merci Muf  :oops:
horseloverfat
J'ai jamais lu V for Ventducul (mais je m'y mets bientôt, promis)
muf
Merci pour votre contribution :)

Je conseille la V.O, nettement moins chère et au bon format.
horseloverfat
Sinon je lis Watchmen en ce moment, un personnage de jeux vidéo ludique m'en a conseillé la lecture, et je trouve ça marrant au final (j'ai fini le tome 3 hier soir). On dirait un mec qui expie son adolescence en essayant de casser son jouet de toujours (les comics). Comme si il s'était donné comme but de faire que quiconque lise sa B.D. ne puisse plus relire un comics derrière. On dirait qu'il essaye de rendre le mythe obsolète. Genre "hé ho les mecs, les comics de super héros c'est pour les ados hein, alors arrètez ! passez à autre chose, lisez V for Ventducul (preums), ou des bouquins !"

Sinon y a un truc bizarre sur son watchmen, c'est que j'ai l'impression de lire un truc entre un film et un livre, pas vraiment une B.D., c'est bien dans un sens mais dans un autre je trouve ça con, autant faire un film direct ou un bouquin, pas un batard. D'autant que le sieur ne manque pas de foutre de l'huile sous les pieds de quiconque essaye d'adapter ses oeuvres. Ce qui pour moi ne devient alors plus très logique dans le système de raisonnement.
Mais j'aime beaucoup ceci dit les dernières pages à chaque fois avec le bouquin confession de "Nite Owl" dont j'ai oublié le titre (on the hood ?).
notamment hier donc, avec le recit de l'arrivée de Mr Manathan. Je l'aime bien lui, et j'espère qu'on va savoir d'où il vient ce Blue Boy.

Watchmen c'est la mort des super héros dans le coeur des adultes, comme un super Harcore Gamer qui ferait son mea culpa, son chemin de croix, se rendant compte que passer 10 heures par jour devant un jeu vidéo c'est du gâchis et ayant besoin de le raconter à tout le monde pour exorciser le truc.
Mechagodzilla
CITATION
Sinon y a un truc bizarre sur son watchmen, c'est que j'ai l'impression de lire un truc entre un film et un livre, pas vraiment une B.D., c'est bien dans un sens mais dans un autre je trouve ça con, autant faire un film direct ou un bouquin, pas un batard.


ça tient surement au fait de l'approche très cinématographique de la façon de raconter l'histoire en image...*

Plus précisément : Watchmen est bien la première BD à autant se baser sur des travelling, des panoramiques et des Zooms avant et arrières...

c'est presqu'un storyboard, je trouve

sinon, pour en revenir à ça :
CITATION
Watchmen c'est la mort des super héros dans le coeur des adultes, comme un super Harcore Gamer qui ferait son mea culpa, son chemin de croix, se rendant compte que passer 10 heures par jour devant un jeu vidéo c'est du gâchis et ayant besoin de le raconter à tout le monde pour exorciser le truc.


tu verras que la fin te donne tort...
Bruttenholm
CITATION(Mechagodzilla)
CITATION
Sinon y a un truc bizarre sur son watchmen, c'est que j'ai l'impression de lire un truc entre un film et un livre, pas vraiment une B.D., c'est bien dans un sens mais dans un autre je trouve ça con, autant faire un film direct ou un bouquin, pas un batard.


ça tient surement au fait de l'approche très cinématographique de la façon de raconter l'histoire en image...*

Plus précisément : Watchmen est bien la première BD à autant se baser sur des travelling, des panoramiques et des Zooms avant et arrières...

c'est presqu'un storyboard, je trouve



Pas d'accord du tout... Si on peut mettre une seule chose au crédit de Watchmen (et des bouquins d'Alan Moore en général), c'est bien d'utiliser à fond les possibilités de la bande dessinée en terme de narration : structure symétrique, cases qui se répondent, rimes visuelles qui impliquent un temps d'attention plus long que pour un film, dilatation du temps par la multiplication de cases ou justement grandes ellipses, imbriquement d'un récit dans un autre par l'alternance de cases...
Rom1
Comment j'ai pas du tout la même vision de Watchmen que Horse !
Et sinon : cette BD n'aurait pas pu être autre chose qu'une BD. Suffit de voir la mise en abyme via les comics de pirate, ou le chapitre sur Rorschah. C'est au contraire une des BD qui exploite au mieux son support.
Mechagodzilla
CITATION(Bruttenholm)
CITATION(Mechagodzilla)
CITATION
Sinon y a un truc bizarre sur son watchmen, c'est que j'ai l'impression de lire un truc entre un film et un livre, pas vraiment une B.D., c'est bien dans un sens mais dans un autre je trouve ça con, autant faire un film direct ou un bouquin, pas un batard.


ça tient surement au fait de l'approche très cinématographique de la façon de raconter l'histoire en image...*

Plus précisément : Watchmen est bien la première BD à autant se baser sur des travelling, des panoramiques et des Zooms avant et arrières...

c'est presqu'un storyboard, je trouve



Pas d'accord du tout... Si on peut mettre une seule chose au crédit de Watchmen (et des bouquins d'Alan Moore en général), c'est bien d'utiliser à fond les possibilités de la bande dessinée en terme de narration : structure symétrique, cases qui se répondent, rimes visuelles qui impliquent un temps d'attention plus long que pour un film, dilatation du temps par la multiplication de cases ou justement grandes ellipses, imbriquement d'un récit dans un autre par l'alternance de cases...


D'accord avec tout ça, bien évidemment...

Mais regarde rien que la façon dont dédute chaque épisode (zoom arrière), ou toute la partie sur la relation Nightowl/Laurie (image unique éclatée sur plusieurs cases pour donner l'impression de traveling latéraux, ou de panoramiques...). Il y a effectivement des précédents (et je pense là notamment à Neal Adams), mais jamais auparavant on a utilisé ces procédés à si grande échelle... perso, j'ai souvent l'impression de regarder un film (ce qui n'a rien de péjoratif).

Franchement, le gars qui désire mettre en scène Watchmen n'a qu'à s'inspirer du découpage de Gibbons...
flex
De Moore je vous conseille aussi (mais vous l'avez sûrement lu) l'incroyable "From Hell". Très dense, effroyablement complexe au niveau des concepts abordés, etdont on ne ressort pas indemne.
Par contre il a aussi fait quelque chose de plus réjouissant qui plaîrat à tous les geeks délirants que nous sommes : "DR et Quinch"!!
C'est science-fictionnel et ça relate, en histoires courtes, les délires de 2 adolescents complètement ravagés!! Je ne vous en dit pas plus!!
C'est dessiné par Alan Davis qui a un style incroyablement dynamique et très drôle et non-sensique. Que du bonheur!!
La citation en couverture : " En lisant cet album vous saurez tout sur : la mort, le génocide, les armes nucléaires pour la maison, l'art de la destruction totale, les astuces en matière d'incendie criminel, l'expression de soi par les armes à feu, les 1001 usages du lance-flammes, comment faire ami-ami avec un pyromane, l'obésité (quel pied), comment cracher avec brio, comment être incroyablement déplaisant "
Alors, ça fait envie ou pas ??
Batman Begins
Oui. smile.gif  (j'essayerais de me le procurer)
slater74
Moi, je l'ai-euh! Moi, je l'ai-euh!  :P  Et je confirme: c'est un must de l'humour noir loufoque!
bertysback
Heu... Top Ten RULEZZZZZZZZZZZZZ!!!
flex
J'aimerais bien qu'il poursuive la série des Top Ten d'ailleurs!!
Si quelqu'un a des news, je suis preneur...
slater74
Un exposé très intéressant sur les "Watchmen":
http://www2.zonealta.net/~edmondt/forum/sh...read.php?t=3911
darklinux
Un très grand , qui écrit des histoires énormes , dérangeantes et qui n 'arrètes pas d ' etre trahi  qui ne comprend pas le sous-texte
dam
il a fait une mauvaise BD alan moore ?
Beurk
Bonne question...

On m'a laissé entendre (Un type en imper dans un parking) que Moore serait "proche" de Michael Moore car surveillé - de plus ou moins loin - à cause de ces oeuvres (tel Watchmen, From Hell...)

Mais malheureusement j'ai pas réussi à trouver d'infos sur ce fait...

je me fais vieux... pourtant je suis dans une phase lisont tout ce que nous pouvons sur Alan Moore  8) mais là j'ai pas trouvé...
Beurk
CITATION(flex)
J'aimerais bien qu'il poursuive la série des Top Ten d'ailleurs!!
Si quelqu'un a des news, je suis preneur...


La série se poursuit mais avec un nouveau scénariste (et dessinateur me semble-t-il), Alan Moore est satisfait de la suite donné par le remplaçant.

Plus d'infos dans : L'Hypothèse du lézard

Où on y apprend que <COPAIN !> Alan Moore a fait un comics sur toutes les crasses illégales et anti-démocratique faites par la très délicate CIA... <ce que je disais plus avant !>

Image IPB


L'Hypothèse du lézard

Autour de L'Hypothèse du lézard, court roman de fantasy par Alan Moore, une célébration de ce scénariste d'envergure internationale, auteur notamment des Watchmen, V pour Vendetta, From Hell, Top Ten et autres Ligue des gentlemen extraordinaires.

Long essai bio-bibliographique complet par les spécialistes Jean-Paul Jennequin et François Peneaud, long témoignage et crayonnés inédits de Stephen Bissette, préface de Michael Moorcock, essais détaillés sur From Hell, sur Suprême et sur l'influence de Moore dans les comics depuis les années 1980, deux entretiens exclusifs avec Moore, entretien avec Eddie Campbell, témoignage de Paul Di Filippo, et dessins-hommages (d'Howard Cruse, Paul Renaud, Cyrille Munaro, Jean-Philippe Peyraud et Nicolas Trespallé) : pour la première fois en France, une somme de référence sur Alan Moore, par Alan Moore et autour d'Alan Moore !


http://www.moutons-electriques.com/li_lezard.php
jigsaw
Il y'à une B.D d'Alan Moore(le premier truc que j'ai lu de lui)qui raconte l'histoire d'un romancier(ou journaliste je sais plus)binoclard tourmenté et emmerdé par un sale gosse qui si je me souviens bien est un élèment de son imagination
Une histoire vraiment space qui m'avait beaucoup plus.
Si quelq'un à le titre en tête qu'il me le donne,merci d'avance car ça fait quelques années que j'avais découvert ça :wink:
Beurk
A Small killing en VF : Une petite mort



8)
jigsaw
Merci beaucoup biggrin.gif
dam
CITATION(jigsaw is really back)
Il y'à une B.D d'Alan Moore(le premier truc que j'ai lu de lui)qui raconte l'histoire d'un romancier(ou journaliste je sais plus)binoclard tourmenté et emmerdé par un sale gosse qui si je me souviens bien est un élèment de son imagination
Une histoire vraiment space qui m'avait beaucoup plus.
Si quelq'un à le titre en tête qu'il me le donne,merci d'avance car ça fait quelques années que j'avais découvert ça :wink:

ha ben tiens, j'ai fini de lire aujourdhui.
pas mal du tout, une histoire d'un publicitaire qui voit sa vie ne pas  se dérouler comme il le voudrait et qui se met a halluciner crois ton, alors qu'en fait il a surtout besoin de se ressourcer.
flex
merci pour l'info! Je suis un peu déçu que Moore ne poursuive pas.  :(
Peut-être que la qualité sera au rendez-vous malgré tout.
naka
Image IPB


Je l'ai lue également il y a quelques jours. Elle était bien en vue sur un présentoir de la médiathèque de mon patelin.

Le début ne m'a pas vraiment plu. Je n'arrivais pas à rentrer dans cette histoire un peu déjà vue de yuppie torturé par sa mauvaise conscience. Et je trouvais surprenant le décalage des couleurs éclatantes avec le propos assez sombre.

Et puis, au milieu, j'ai basculé. Page 58 je crois, ceux qui ont lu la BD comprendrons. J'ai finalement compris l'ensemble et accroché. Bon, ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais ça vaut largement le coup d'oeil.
jn52s
comme les Talking Heads : un truc pour gays ah once in a lifetime cartonne dans les boites homos?
seward
en ts cas, je ne comprends pas pourquoi il a refusé de signer V pr Vendetta, car le résultat est plutot honorifique.
Otis
Une tres interessante interview où Alan Moore parle LOST GIRLS, sa nouvelle bombe :

http://www.avclub.com/content/node/51180/1

Ca donne bien envie de decouvrir tout de suite...
Lurdo
CITATION(Otis @ 12 8 2006 - 04:31) *

Une tres interessante interview où Alan Moore parle LOST GIRLS, sa nouvelle bombe :

http://www.avclub.com/content/node/51180/1

Ca donne bien envie de decouvrir tout de suite...


C'est peut-être bien, mais c'est moche. Boudiou ce que je peux pas blairer l'artwork de Lost Girls.
Hutch


Salut, c'est Hutch le meilleur aka de muf qui te parle, ami madnaute, toi aussi tu as trouvé que la version Silver/Wachowspieds de V for Vendetta était une grosse débilité sacrifiant au prix d'une mise en images douteuse (ah ces couteaux aux ralentis !) et une narration factice (kikéfailecomplo ?) une des oeuvres les plus ambitieuses et réussies de l'auteur dont on cause en ce topic ?

Et parmi les changements intervenus dans cette transposition mongoloïde, la suppression de la saynète "Vicious Cabaret" t'a semblé particulièrement probante de l'incompréhension du matériau explosif d'origine par les margoulins précités ?

alors Viens et Venge-toi en Visionnant cette Vidéo Vindicative et Vigoureusement Vitale :

http://youtube.com/watch?v=iZZCTgu8BJI
Methos

Je viens de finir l'intégrale de WATCHMEN et c'est vraiment boulversifiant ohmy.gif

Mais vu la densité de l'intrigue, je doute que l'adaptation ciné sera de qualité.
stan corben
Je viens d'avoir From hell, ...plus de 500 pages à se taper, mais super interressant...
l'histoire est foissonnante...
je retourne la lire , malgré le soleil dehors...
The Rob's Reject
CITATION(Hutch @ 25 4 2007 - 22:29) *


Salut, c'est Hutch le meilleur aka de muf qui te parle, ami madnaute, toi aussi tu as trouvé que la version Silver/Wachowspieds de V for Vendetta était une grosse débilité sacrifiant au prix d'une mise en images douteuse (ah ces couteaux aux ralentis !) et une narration factice (kikéfailecomplo ?) une des oeuvres les plus ambitieuses et réussies de l'auteur dont on cause en ce topic ?

Et parmi les changements intervenus dans cette transposition mongoloïde, la suppression de la saynète "Vicious Cabaret" t'a semblé particulièrement probante de l'incompréhension du matériau explosif d'origine par les margoulins précités ?

alors Viens et Venge-toi en Visionnant cette Vidéo Vindicative et Vigoureusement Vitale :

http://youtube.com/watch?v=iZZCTgu8BJI


Bah moi j'ai trouver le film très réussi comparé a LXG! Il est de qualité égale avec From Hell si ce n'est mieux!
le seul regret, l'absence de cette fameuse phrase: Offre moi des funérailles de vikings
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