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Version complète : Piège de cristal - John McTiernan
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moxule
Bonjour a vous tous !
Voila j'aimerais savoir si quelqu'un sait ou trouver la B.O du film de die hard, piege de cristal !
Une musique magnifique (surtout le passage de la voiture blindée) pour un film magnifique !

merci a vous wink.gif

grifter
la bo de Die Hard existe en cd mais c'est un varese cd club (comprendre 3000 exemplaires pas plus!), de plus il a ete edite y'a qqes annees maintenant donc epuise!

jigsaw
Die Hard c'est le top de l'actioner US non?

...
Vin Boss
Un film d'action super. Une légende est née.
McT
On va faire plus simple DIE HARD c'est : un des films les plus copiés au monde jamais dépassé et rarement égalé (seulement par Die Hard 3 en faite, toujours de McTiernan), la pierre angulaire du cinéma d'action U.S, l'un des films les mieux cadré de tous les temps, un film qui veillit pas même après 50 visions et 20 années au compteur, need i say more ?
bleuten
T'as raison, tout est dit.
C'est bon, on peut fermer.

icon_mrgreen.gif
Sanjuro
Que dire qui n'a pas été dejà dit 100 fois sur ce monument ultime du cinéma d'action burné ?

Un film qui figure sans hésitation possible dans ma liste des 5 plus grands "actioners" de tout les temps auprès de L'épreuve de force, Hard boiled, Une journée en enfer et Time and tide.

Voila
Misterpursoup
Ce film est clairement l'un des meilleurs films d'actions jamais faits,mais il me semble qu'il existe déja une ribambelle de sujets destinés à en parler non?
DarK ChoueTTe
L'ennui avec les films parfaits c'est qu'il n'y a souvent pas grand-chose à débattre quand on aborde le sujet.
Clair, simple, efficace, jouissif, mis en scène avec brio (voir le comm audio d'ailleurs foutrement intéressant)...
jigsaw
CITATION(DarK ChoueTTe @ 05 6 2007 - 21:28) *
L'ennui avec les films parfaits c'est qu'il n'y a souvent pas grand-chose à débattre quand on aborde le sujet.
Clair, simple, efficace, jouissif, mis en scène avec brio (voir le comm audio d'ailleurs foutrement intéressant)...


Tutafé.
Et en plus comme c'est un commentaire audio multiple(McT,le décorateur si je ne m'abuse)ça nous fait pas roupiller comme çelui de Predator parce que McTieman est un mec foutrement interessant mais faut qu'il arrête le lithium....
muf
Au sujet de Die Hard 1, j'ai fait mon aigri sur un autre forum, je me permets de vous faire part de la discussion (on gagne du temps comme ça):

CITATION(Guy Gadebois)
CITATION(ghost in the muf)
J'ai (re)vu plein de trucs! smile.gif

Je développerai peut-être un peu plus tard, mais en attendant:

Die Hard 1 : naze


en effet, j'aimerais bien que tu la développes, celle-là blink.gif


Ben pour faire court (ça mériterait d'être pointu mais je suis un peu crevé):
avec mon frangin on s'est refait les deux Die Hard de McT, qu'on avait bien sûr déjà vus pas mal de fois (notamment le premier), mais pas depuis un certain temps.

On a commencé par Une journée en enfer: un vrai bon plaisir, le film se bonifie même avec l'âge, je trouve (peut-être à cause des nazeries qu'on s'est cognées depuis).

Le lendemain, on enchaîne avec le premier, encore plus confiants (on le connaît vraiment par coeur, c'est THE classique) - et là, c'est le drame. Je me fais chier. Je réalise subitement que le film est bourré des défauts et clichés que DH3 avait justement eu le bon goût et l'audace d'éviter: subplots totalement inintéressants (Holly et John, Holly et le yuppie cocaïné, le flic black et son trauma dont on se contrefout, le journaleux véreux...), et humour facile (les piques contre les flics de LA, le terroriste qui bouffe des barres chocolatées).

Même la photo est pas top.

En gros, j'ai réalisé que le premier Die Hard n'est jamais qu'un blockbuster de studio bien con, écrit comme tel (c'est-à-dire à la truelle - franchement, la fin du 1, avec son Karl qui revient d'entre les morts et le gros flic qui transcende son complexe, est bien plus glande que celle, tant décriée, du 3), mais sauvé au montage et à la réal (pas dégueu, faut pas déconner non plus), ainsi que par un casting sumpa (les terroristes sont cools).

DH3 boxe carrément pas dans la même catégorie: aucune sous-intrigue à la con (l'épouse passe à la trappe, les sidekicks également), une mise en place qui laisse sur le cul, un dynamitage des règles du film d'action et du buddy movie, une tension qui passe par la mise en scène avant la surenchère des péripéties (la simple course dans Central Park cloue bien plus au fauteuil que le pilonnage du char d'assaut dans DH1)...

Donc, DH1 "naze": c'est un peu exagéré pour la provoc, mais très honnêtement, je suis pas près de le revoir (ou alors avec un oeil analytique).


D'ailleurs depuis je ne l'ai pas revu.

(Voilà, comme ça, le post du râleur de service, c'est fait.)
Moogly25
J'ai découvert la saga par 58 minutes pour vivre qui reste mon préféré des 3.

A l'époque DH3 n'existait pas encore, et je l'ai raté au cinéma.

J'adore DH1 personnellement, mais pour moi c'est plutôt:

1/ DH2
2/ DH1
3/ DH3 (à noter que je préfère la fin alternative)
Kaneeda
Ben en meme temps, le scenar de Die Hard pete pas des briques meme s'il était novateur pour l'époque...meme Tiernan trouvait le scenar un peu débile avec son lot de clichés...c'est d'ailleurs lui qui a voulu remplacé les terroristes par des braqueurs...
Mais c'est clair que le scenar est pas l'atout principal du film.....a part le pitch de un contre tous et le personnage de John McLane...enfin selon moi...

Le meilleur scenar des 3 Die Hard reste le troisième....bien plus vicelard que les deux autres
jigsaw
Perso malgré les clichés du scénar,ça passe super bien pour moi graçe à Big John.
(Par contre j'avais oublié le Karl qui revient d'entre les morts^^merci pour le coup,Muf)

Mais on est d'accord sur un fait: Die Hard 3 lui est supérieur.
Zak
CITATION(muf @ 05 6 2007 - 22:32) *
(les piques contre les flics de LA


T'as pas totalement tort (enfin, y'a de la raison dans ton post, c'est ce que je veux dire plutôt icon_mrgreen.gif). J'ai revu le film récemment et on ressent plein de trucs effectivement inutiles, alourdissant clairement le récit. La palme allant au traitement des flics, qui ne servent strictement à rien, en plus d'être complètement ridicules tout le long (le swat essaye de rentrer avec 4 blaireaux et se font cueillir comme des débutants, le tank qui reste bloqué dans les escaliers...). Sans blague, on se croirait presque dans Taxi ! (y'a même un simili-Bernard Farcy).

Mais ! Die Hard reste un film d'action assez indétrônable (en fait si, je préfère le troisième) mais surtout intouchable qui inventa littéralement le cinéma d'action moderne.

Et puis McClane quoi.
Misterpursoup
Ben si les flics étaient pas ridicules tout le long,McClane ne serait pas l'homme seul contre tous,et il serait donc bien moins cool.
Puis de toute facon,c'est l'un des meilleurs héros du cinéma!
darkseid
Toute l'originalité du script de Die Hard réside dans la personnalité de son héros, un héros qui s'en prend plein la tête, qui fume, qui n'est pas super beau ou super classe.
L'archiviste
Le script de Die Hard, c'est de la merde en barre; du genre à faire passer celui de Commando (dont il est la suite) pour du Billy Wilder.
Le héros, c'est une montagne de muscles avec des couilles qui dépassent du pantalon, qui débarque dans une ville de pédés qui font de la pub et de japonais pétés de thune, qui nique des terroristes européens (donc pédés) en lançant des punchlines, qui est aidé par un vieux flic noir (à deux jours de la retraite et/ou traumatisé par son arme) et par un jeune black idiot qui écoute du rap de crétin. Quant à la femme du héros, qui avait tendance à la complaisance dans cet univers de femmelette, elle finira par redevenir quelqu'un de bien en pétant la gueule de journalistes libéraux pédés qui ont mis ses enfants en danger.
A ne surtout pas confondre, si possible, avec le film fini, surtout lorsqu'entretemps sont intervenus un réalisateur avec 2000 de QI et un comédien au large répertoire, et que quelques idées ont été lancées en l'air, style "Et si le héros et la méchant avaient des talkie-walkies et qu'ils se parlaient pendant toute l'histoire, ça pourrait donner une chouette perspective à l'affrontement non ?".
Le script de Die Hard pue du cul. Le film est un chef-d'oeuvre devenu modèle du genre. Le jeu maintenant, c'est de deviner comment on est passé de l'un à l'autre.
wink.gif
Pierrot
Ce qui me rappelle que McTiernan avait qualifié le script de Predator de "crétin" dans une interview. Je suis sur que ce mec arriverait à faire un bon film à partir d'un scénario écrit par Luc Besson.
King Kunu
CITATION(jigsaw @ 05 6 2007 - 23:17) *
Perso malgré les clichés du scénar,ça passe super bien pour moi graçe à Big John.
(Par contre j'avais oublié le Karl qui revient d'entre les morts^^merci pour le coup,Muf)

Mais on est d'accord sur un fait: Die Hard 3 lui est supérieur.


(J'ignorai que Carpenter était dans le coup, comme quoi)

Le scenario ne m'a pas paru crétin ou nul à chier. Juste simple ce qui n'est pas forcément un défaut. Mais comme le dit le bibliothèquaire, il suffit parfois d'un alchimiste.
LMD
CITATION(muf @ 05 6 2007 - 22:32) *
Au sujet de Die Hard 1, j'ai fait mon aigri sur un autre forum, je me permets de vous faire part de la discussion (on gagne du temps comme ça):

Ben pour faire court (ça mériterait d'être pointu mais je suis un peu crevé):
avec mon frangin on s'est refait les deux Die Hard de McT, qu'on avait bien sûr déjà vus pas mal de fois (notamment le premier), mais pas depuis un certain temps.

On a commencé par Une journée en enfer: un vrai bon plaisir, le film se bonifie même avec l'âge, je trouve (peut-être à cause des nazeries qu'on s'est cognées depuis).

Le lendemain, on enchaîne avec le premier, encore plus confiants (on le connaît vraiment par coeur, c'est THE classique) - et là, c'est le drame. Je me fais chier. Je réalise subitement que le film est bourré des défauts et clichés que DH3 avait justement eu le bon goût et l'audace d'éviter: subplots totalement inintéressants (Holly et John, Holly et le yuppie cocaïné, le flic black et son trauma dont on se contrefout, le journaleux véreux...), et humour facile (les piques contre les flics de LA, le terroriste qui bouffe des barres chocolatées).

Même la photo est pas top.

En gros, j'ai réalisé que le premier Die Hard n'est jamais qu'un blockbuster de studio bien con, écrit comme tel (c'est-à-dire à la truelle - franchement, la fin du 1, avec son Karl qui revient d'entre les morts et le gros flic qui transcende son complexe, est bien plus glande que celle, tant décriée, du 3), mais sauvé au montage et à la réal (pas dégueu, faut pas déconner non plus), ainsi que par un casting sumpa (les terroristes sont cools).


Pas d'accord sur tout. Le terroriste qui bouffe une barre chocolatée c'est trois plans dans le film, c'est un petit élément comique qui alourdit rien. Le coup du SWAT et du char des flics n'est pas totalement inutile, ne serait ce que pour montrer la maitrise de la bande de Gruber: la scéne du tank améne un dialogue tendu entre Gruber et McClane et à la scéne de l'ordi explosif. A ce rythme la les agents spéciaux Johnson & Johnson (aucune relation) ne "servent à rien" -c'est pas totalement vrai mais allons y- Et puis la photo est très bien... Je pense que je peux aller chercher dans DH3 des subplots "inutiles" aussi, comme la liaison Simon-La Polonaise, l'histoire du loto et de la plaque, voir même l'évacuation de l'école (pour exagérer). Il y a un paquets de seconds roles qui interviennent...
Après on est d'accord que dans DH1 certains trucs (la résurrection de Karl, une grosse partie de l'histoire avec les flics) sentent la ficelle hollywoodienne usée et sont peut être même de trop, mais McT parvient à inclure la plupart de ces éléments dans le scénario et puis ca reste suffisament dynamique et bien fondu dans le rythme pour éviter la surcharge. Peut être que le rythme du film en bénéficie aussi, alterner les temps forts et faibles étant aussi une force.
L'archiviste
Concernant la photo du 1er, pour mémoire, Jan De Bont avait brisé un mini-tabou concernant les flares. Ces réfractions sur la lentille (rendues ovales avec l'anamorphose du scope) étaient jusque là considérées comme de grossières erreurs de débutant. On passait des heures à arranger le plateau afin de les maquiller; on virait même des prises lorsqu'elles y étaient apparues. De Bont et McT les ont au contraire provoquées et recherchées, allant jusqu'à utiliser ces cercles lumineux comme autant de façons de souligner une action à l'écran. Résultat : un véritable ballet de petites figures ovales qui s'ouvrent ou se ferment autour des gueules des personnages, des véhicules (le tank), une sorte de "chorégraphie de l'erreur". J'avais trouvé ça très impressionant, et c'est clairement devenu une figure de style dans les années suivantes.
De Bont s'est aussi permis de conjuguer mouvements de caméra et filtres; ça aussi c'était proscrit : voyez le plan où on découvre la tour Nakatomi (sur le rap de Run DMC), mouvement ascendant, à l'épaule... avec le filtre qui accompagne le mouvement de caméra et révèle donc son artificialité. Ca aussi c'est le genre de trucs qui avait hérissé le poil des chefs-ops à l'époque.
Sans parler bien évidemment des mouvements de caméra motivés par les émotions des personnages et non leur action, un choix que McT commente explicitement sur le DVD.
Donc non, désolé, la photo du 1 c'est du grand, du beau, du valeureux boulot.
bleuten
CITATION(Pierrot @ 06 6 2007 - 11:01) *
Ce qui me rappelle que McTiernan avait qualifié le script de Predator de "crétin" dans une interview. Je suis sur que ce mec arriverait à faire un bon film à partir d'un scénario écrit par Luc Besson.
C'est pas un magicien non plus. Il sait peut etre changer le plomb en or, mais la merde... ninja.gif

Plus serieusement, je pense aussi que le succés de Die Hard s'explique par une conjugaison de talents où McT est l'architecte d'une oeuvre comportant des ingredients disparates, allant de la perle rare au bouzin.

En effet, le pitch est confondant de connerie si on fait abstraction du realisateur et du casting. Il deborde de clichets et manque cruelement d'originalité pour l'epoque (ouah... une prise d'otage dry.gif ).

Seulement, Il y a un realisateur doué aux commandes qui reussit à se depatouiller de ce scenar' pour trouver des scenes d'anthologie en corsant juste un peu l'histoire.
"Et si McClane s'echappait sans remettre ses chaussures ?"

Ajoutons à cela un casting de gueules, que ce soit pour les premiers comme pour les second roles, qui ont le profil de l'emploi (ou du contre emploi). (qui n'a pas voulut foutre un beigne à ce connard de journaliste ?)

Idem pour ce qui est de l'equipe technique (qui demontre de Jan de Bont est un tres bon Chef Op et qu'il devrait ce contenter de ça).

Bref, un bon petit film qui aurait trés bien pu rejoindre les pires nanars de Chuck Norris and Co sans ce petit plus.
muf
CITATION
qui n'a pas voulut foutre un beigne à ce connard de journaliste ?
Moi. Même quand j'étais gosse je trouvais que ce genre de personnages totalement unidimensionnels étaient inutiles et même insultants pour le spectateur. (Précisément parce qu'ils se trimballent avec un panneau marqué "jetez-leur des tomates". J'aime pas trop qu'on me dise quoi faire ou quoi penser.)

CITATION(L @ 06 6 2007 - 12:02) *
Concernant la photo du 1er, pour mémoire, Jan De Bont avait brisé un mini-tabou concernant les flares. Ces réfractions sur la lentille (rendues ovales avec l'anamorphose du scope) étaient jusque là considérées comme de grossières erreurs de débutant. On passait des heures à arranger le plateau afin de les maquiller; on virait même des prises lorsqu'elles y étaient apparues. De Bont et McT les ont au contraire provoquées et recherchées, allant jusqu'à utiliser ces cercles lumineux comme autant de façons de souligner une action à l'écran. Résultat : un véritable ballet de petites figures ovales qui s'ouvrent ou se ferment autour des gueules des personnages, des véhicules (le tank), une sorte de "chorégraphie de l'erreur". J'avais trouvé ça très impressionant, et c'est clairement devenu une figure de style dans les années suivantes.
De Bont s'est aussi permis de conjuguer mouvements de caméra et filtres; ça aussi c'était proscrit : voyez le plan où on découvre la tour Nakatomi (sur le rap de Run DMC), mouvement ascendant, à l'épaule... avec le filtre qui accompagne le mouvement de caméra et révèle donc son artificialité. Ca aussi c'est le genre de trucs qui avait hérissé le poil des chefs-ops à l'époque.
Sans parler bien évidemment des mouvements de caméra motivés par les émotions des personnages et non leur action, un choix que McT commente explicitement sur le DVD.
Donc non, désolé, la photo du 1 c'est du grand, du beau, du valeureux boulot.


Wé, j'avoue qu'en ce qui concerne la photo, j'ai parlé un peu vite. Techniquement, c'est pro et intelligent, rien à redire. C'est plus une question de direction artistique en fait: l'esthétique 80's, dans Die Hard, reste fondamentalement laide (le clinquant toc et prétentieux du Nakatomi Plaza est bien évidemment voulu, je me demande même si les terroristes n'y font pas mention à un moment, n'empêche que ça me lourde), là où un Manhunter arrivait à en faire quelque chose de fascinant (sans même parler de To live and die un LA... mais les intentions ne sont effectivement pas les mêmes).

CITATION(LMD @ 06 6 2007 - 11:32) *
CITATION(muf @ 05 6 2007 - 22:32) *
Au sujet de Die Hard 1, j'ai fait mon aigri sur un autre forum, je me permets de vous faire part de la discussion (on gagne du temps comme ça):

Ben pour faire court (ça mériterait d'être pointu mais je suis un peu crevé):
avec mon frangin on s'est refait les deux Die Hard de McT, qu'on avait bien sûr déjà vus pas mal de fois (notamment le premier), mais pas depuis un certain temps.

On a commencé par Une journée en enfer: un vrai bon plaisir, le film se bonifie même avec l'âge, je trouve (peut-être à cause des nazeries qu'on s'est cognées depuis).

Le lendemain, on enchaîne avec le premier, encore plus confiants (on le connaît vraiment par coeur, c'est THE classique) - et là, c'est le drame. Je me fais chier. Je réalise subitement que le film est bourré des défauts et clichés que DH3 avait justement eu le bon goût et l'audace d'éviter: subplots totalement inintéressants (Holly et John, Holly et le yuppie cocaïné, le flic black et son trauma dont on se contrefout, le journaleux véreux...), et humour facile (les piques contre les flics de LA, le terroriste qui bouffe des barres chocolatées).

Même la photo est pas top.

En gros, j'ai réalisé que le premier Die Hard n'est jamais qu'un blockbuster de studio bien con, écrit comme tel (c'est-à-dire à la truelle - franchement, la fin du 1, avec son Karl qui revient d'entre les morts et le gros flic qui transcende son complexe, est bien plus glande que celle, tant décriée, du 3), mais sauvé au montage et à la réal (pas dégueu, faut pas déconner non plus), ainsi que par un casting sumpa (les terroristes sont cools).


Pas d'accord sur tout. Le terroriste qui bouffe une barre chocolatée c'est trois plans dans le film, c'est un petit élément comique qui alourdit rien. Le coup du SWAT et du char des flics n'est pas totalement inutile, ne serait ce que pour montrer la maitrise de la bande de Gruber: la scéne du tank améne un dialogue tendu entre Gruber et McClane et à la scéne de l'ordi explosif. A ce rythme la les agents spéciaux Johnson & Johnson (aucune relation) ne "servent à rien" -c'est pas totalement vrai mais allons y- Et puis la photo est très bien... Je pense que je peux aller chercher dans DH3 des subplots "inutiles" aussi, comme la liaison Simon-La Polonaise, l'histoire du loto et de la plaque, voir même l'évacuation de l'école (pour exagérer). Il y a un paquets de seconds roles qui interviennent...
Après on est d'accord que dans DH1 certains trucs (la résurrection de Karl, une grosse partie de l'histoire avec les flics) sentent la ficelle hollywoodienne usée et sont peut être même de trop, mais McT parvient à inclure la plupart de ces éléments dans le scénario et puis ca reste suffisament dynamique et bien fondu dans le rythme pour éviter la surcharge. Peut être que le rythme du film en bénéficie aussi, alterner les temps forts et faibles étant aussi une force.


Ben c'est juste que plus d'un tiers du film (largement, même si c'est dispersé: disons l'ensemble des séquences liées aux flics et au FBI, plus quelques scories à droite à gauche en rapport avec les terroristes ou le chauffeur de limousine) se veut drôle et ne l'est pas (comme Taxi quoi: c'est pas moi qui le dit, c'est le modo!).

Plus grave, le montage pédale dans la choucroute à deux reprises, exactement de la même façon: lors de l'arrivée du tank de la police, puis de l'hélico du FBI, qui mettent tous deux trois plombes pour atteindre le Nakatomi et ainsi laisser le temps aux terroristes de s'organiser. C'est d'autant plus grossier que par ailleurs le film est évidemment très bien réalisé (ben oui quand même, c'est pas un Steven Seagal non plus). Mais le script (pas seulement le pitch) est indéniablement pourri.
punisher
Je crois que le premier truc qui m'a marqué quand je l'ai vu, au-delà de tout ce qui a pu être déjà dit, c'est l'opposition de style dans la confrontation. Pour une fois, le méchant était plus intelligent que le héros. Certes McClane est rusé comme un singe, il a de l'intuition, de la perspicacité en pagaille mais Gruber doit avoir au minimum le double de son QI. Puis Gruber a infiniment plus de classe, plus de prestance. Loin de l'image habituelle de la brute sanguinaire, il apparait comme l'ordure en col blanc qui commet un massacre sans froisser sa chemise. En face de lui, Mc Clane finit en ruines, dégoulinant de sang et de sueur, jurant comme un charretier. Pendant que Gruber fait des citations historiques, lit le Times et parle couture. McClane improvise d'un bout à l'autre du film en donnant l'impression de paniquer quand l'autre garde son calme et suit son plan millimétré. J'ai le sentiment que McT et Joel Silver se sont amusés à inverser les codes du cinéma d'action. L'idée de prendre Bruce Willis au lieu de Schwarzy (par exemple) va d'ailleurs dans ce sens. Ici le héros n'est plus invulnérable. Il perd ses cheveux, fume trop et foire son mariage. Un mec normal, quoi.
Clint
Je déteste DH 3, j'arrive à peine à comprendre qu'on le trouve supérieur au premier mais avec le temps je me fait doucement à cette idée hérétique. Par contre Muf, l'énumération des "défauts" du 1 n'est pas une approche convaincante pour descendre le film tant il est facile de dénoncer le 3 en pointant du doigt que... ben c'est un 3, originalité à la trappe donc, le méchant pue le réchauffé (le frère de Hans, hu hu superbe idée), le sidekick absent selon toi est pourtant bien présent (insupportable Sam Jackson en faire-valoir du pauvre) et voir 2 guignols assis sur une bombe en sortant des vannes, ça me défrise.
Bon bref, j'use du même argumentaire que toi pour enfoncer le 3 qui ne vaut pas tripette à mes yeux.
(Le culte pour DH 3 est un des trucs qui me chauffe le plus dans l'histoire du ciné, un vrai mystère.)
Blunt
CITATION(Clint @ 06 6 2007 - 20:30) *
c'est un 3, originalité à la trappe donc


Ca serait vrai si le 3 faisait comme le 2 en reprenant exactement la même structure scénaristique, hors c'est pas vraiment le cas. Etre une suite n'empêche pas forcément d'être original, et DH3 l'est dans son concept comme dans sa réalisation.

CITATION
le méchant pue le réchauffé (le frère de Hans, hu hu superbe idée),


Ben oui, excellente idée, dans la mesure où la révélation de son identité est bien gérée, assure une certaine continuité avec le premier Die Hard et surtout le personnage n'est pas un bête clone de son frangin.
Clint
CITATION(Blunt @ 06 6 2007 - 20:37) *
CITATION
le méchant pue le réchauffé (le frère de Hans, hu hu superbe idée),


Ben oui, excellente idée, dans la mesure où la révélation de son identité est bien gérée, assure une certaine continuité avec le premier Die Hard et surtout le personnage n'est pas un bête clone de son frangin.


C'est exactement comme ça que je le vois, un bête clone. Comme quoi...

Edit: Bon stop ! Je vais pas ressortir ma sempiternelle diatribe anti-DH 3 tongue.gif
Misterpursoup
Le truc qui me chiffone le plus dans DH3,c'est l'arrivée de la femme avec ses deux dagues dans la banque,quand elle tue le flic. Cette chorégraphie,la démarche du personnage,l'ensemble est pour moi d'un ridicule affligeant,alors que la scène en elle même était mortelle.
En fait,Die Hard 3,c'est réalisé avec maestria,c'est très jouissif et novateur,c'est pleins de bonnes idées,mais je trouve que c'est un peu confus par moment et moins prenant que le trois. Mais ca reste pour moi ,bien que derrière le premier,l'un des meilleurs films d'action qui ait été réalisé.
Dr WONG
"Die hard" et "Die hard with a vengeance" c'est le même type de film: des films avec des scénarios concept basiques (à ma gauche le 1er gros film d'action pétarandante dans un huis-clos, à ma droite, on reprend le héros et on le fait jouer à "Simon says") qui, s'ils avaient été réalisés par Michael BAY ou Wolfgang Petersen auraient été conspués par beaucoup.

C'est la mise en scène de Mc Tiernan et le talent des acteurs (Willis en tête) qui font que ces films sortent largement du lot des films d'action.

Le 1 comme le 3 ont leur lot de séquences foireuses (la résurrection de Karl et la rédemption de Powell, le perso du journaliste pour le 1er; le chauffeur de camion spécialiste en présidents et le gamin qui sort:"eh y'a pas de flics, c'est le jour idéal pour braquer une banque!!!" pour le 3è) mais c'est noyé sous un tel déluge de qualités que finalement on s'en branle.
muf
CITATION(Clint @ 06 6 2007 - 20:30) *
Je déteste DH 3, j'arrive à peine à comprendre qu'on le trouve supérieur au premier mais avec le temps je me fait doucement à cette idée hérétique. Par contre Muf, l'énumération des "défauts" du 1 n'est pas une approche convaincante pour descendre le film tant il est facile de dénoncer le 3 en pointant du doigt que... ben c'est un 3, originalité à la trappe donc, le méchant pue le réchauffé (le frère de Hans, hu hu superbe idée), le sidekick absent selon toi est pourtant bien présent (insupportable Sam Jackson en faire-valoir du pauvre) et voir 2 guignols assis sur une bombe en sortant des vannes, ça me défrise.
Bon bref, j'use du même argumentaire que toi pour enfoncer le 3 qui ne vaut pas tripette à mes yeux.


Sauf qu'on est sur le topic Die Hard 1 ^^

Mais bon, allons-y: d'abord, Zeus n'est pas du tout un sidecick, mon cher Clint. On est plutôt dans le domaine du buddy movie. Mais Die Hard 3 c'est bien avant tout parce que c'est intelligent et que ça ne repart pas de zéro comme le tout venant du blockbuster, suite ou pas suite. McT fait suffisamment confiance à la compétence et à la culture du spectateur pour le laisser extrapoler le hors champ (on n'a plus besoin de scènes de ménage à la gomme avec Holly McClane: l'entendre 2 secondes au téléphone suffit) et ainsi lui offrir un rôle beaucoup plus actif. Il sait qu'on aurait toujours eu un quart d'heure d'avance sur un script de film d'action standard comme les deux premiers Die Hard, et base donc tout le film sur la coupe, la fuite (couper le générique, couper par Central Park ou par les canalisations, couper un méchant en deux ^^, etc...). Du coup on est stressé au même titre que Zeus et McClane, on est une marionnette comme ce dernier, agitée par le réal / Gruber qui nous met au défi d'être plus intelligent et plus vif que lui.

Qu'un gus comme McClane, a priori catalogué comme raté parce que somme toute plutôt mal né, batte en brêche l'intelligence supposée de l'aristocratie - qui s'emmerde donc tellement qu'elle finit par se refaire les jeux du cirque à l'échelle d'une ville avec le petit peuple comme objet - fait en plus de Die Hard 3 un grand film prolétaire ^^ - bien plus que DH1 qui embourgeoisait le personnage avec ses histoires de femme et de gosses à la con - en même temps qu'une satire du propre spectacle qu'il constitue.
Zak
Clair que Zeus n'est pas du tout un sidekick (parce qu'il est noir ? icon_mrgreen.gif). A la limite le vrai sidekick dans l'histoire c'est McLane (il est increvable... comme les sidekicks !). Pour Die Hard 3, McTiernan a juste voulu ridiculiser les buddy movie à la Arme Fatale. Pari gagné.
grifter
Ce qui est interressant et esssentiel (n'ayons pas peur des mots!) dans la saga Die Hard c'est le rapport etroit unite temps/lieu, dont le 1er Die Hard en serait la forme "pure". Les sequelles gardant cette optique mais en elargissant le champ de l'un ou de l'autre (voire des deux) si dans le 1 le danger est contenu en un seul lieu, dans les suites il s'etend a l'exterieur. Interressant de noter aussi cmt McClane arrive dans l'action, dans les 2 premiers c'est lui qui va vers le danger... enfin ds des endroits qui ne sont pas encore dangereux...: on applique le "wrong guy at the wrong place at the wrong time" et dans le 3 c'est le danger qui vient le chercher comme si le danger c'etait dit: "ah merde j'ai oublie McClane!!". De meme dans ce 3 eme film, on explose le fameux rapport lieu/temps: l'action se deroule sur une journee (voire deux ou trois? bcp plus si on voit la fin originale) et "l'aire de jeu" de McClane s'etend a toute une ville (l'aeroport du 2 etant deja une mini-ville en soit). Ce qui me fait penser a un Die hard 3 comme volet final d'une trilogie (le bouquet final, on fait tout peter meme le concept!) et me fait m'inquieter quand au 4 eme opus qui va nous arriver bientot...
LMD
Bof ca l'embourgeoise pas vraiment sa non-vie de couple, au contraire ca accentue encore l'impression de working class hero, Holly s'étant visiblement cassé pour un meilleur avenir professionel -et donc matériel aussi-.

Sinon dans DH3 il y a un vrai travail "d'humanisation" des méchants qui sont plus que des silhouettes à dégommer. Le moment ou le faux flic fait la même remarque à son camarade à propos de la sacoche piégée que celle de Zus et McClane m'a assez frappé. J'ai déjà eu l'occasion de le dire, mais la scéne de la cale du bateau évoque énormément celle de l'Arme Fatale 2, sauf que McClane se fait littéralement "punir" de maniére surnaturelle pour avoir dézinguer un pauvre gus qui lui demandait de pas le tuer (en allemand). Sans en faire des caisses, DH3 réussit à instiller une vraie empathie pour tout les persos.
muf
CITATION(LMD @ 07 6 2007 - 00:12) *
Bof ca l'embourgeoise pas vraiment sa non-vie de couple, au contraire ca accentue encore l'impression de working class hero, Holly s'étant visiblement cassé pour un meilleur avenir professionel -et donc matériel aussi-.


Ouais mais ça parasite l'individualisme fondamental de McClane (on n'y croit pas deux secondes à ce couple; d'où l'intérêt, comme gimmick à la fois comique et signifiant, de ne jamais montrer le personnage de l'épouse comme dans DH3). Et puis que la nana en repince pour son mari au fur et à mesure qu'il pète la gueule à tout le monde, pour le coup, c'est effectivement pas bourgeois: c'est franchement beauf.
Rom1
CITATION
le chauffeur de camion spécialiste en présidents


Hé non ça c'est excellent ! Meilleur second rôle ever !
Number 6
Il serait vain pour moi de décompter le nombre de fois que j'ai vu Die Hard, par le biais de la télé, du DVD, et même une fois sur grand écran à l'occasion d'une reprise.
Des critiques sur le scénario? Mc T le rappelle plusieurs fois dans le commentaire audio : Son but était de faire un film divertissant, un film d'été, un film joyeux. D'où la substitution des terroristes du scénar original par des cambrioleurs. Donc oui, il y a des gags, oui, les flics sont un peu ridicules et oui, le journaliste et une caricature. Et franchement, ces "défauts" serait effectivement très handicapants si Die Hard n'était pas un bijou de réalisation. Par exemple, quelqu'un aurait parié un Kopec sur le statut actuel de Predator à la lecture du pitch initial digne d'un direct-to-video avec Lorenzo Lama?

Mais ce qui fait aussi la force de ce film, c'est le traitement héroîque de Mc Lane qui, personnellement, me fait penser à une sorte d'Orphé 80's : C'est, après tout, l'histoire d'un homme dont la fierté lui a fait perdre sa femme. Pour la retrouver, il va falloir faire le premier pas. Le problème, c'est qu'il n'a pas de chaussures... Et qu'il y a du verre cassé partout!
Le résumé n'est pas génial, mais regardez un peu tout ce que McLane se prend en travers de la tronche, aussi bien physiquement que moralement (-Comment tu te sens, cow boy? -Pas aimer, et ça me désole!), voyez un peu le contraste entre l'homme dédaigneux et désabusé qui arrive en Californie et celui, déchaussé, boiteux et saignant de partout lors de l'affrontement final westernien. McT mythifie McL comme tout héros digne de ce nom : Dans le sang et la douleur, dans la traversé de l'enfer.

Bref, Die Hard est une pièce maitresse dans l'histoire de l'iconification et l'héroîsation et une putain de leçon de mise en scène rarement égalé.
dmonteil
Revu à l'instant, et c'est incroyable comme je me rends compte, à chaque fois que je le regarde, que ce film a été un moment important dans ma cinéphilie. En fait, avec Heat, c'est là que je me suis rendu compte de l'importance capitale de la mise en scène dans un film.

Je vais pas redire mille fois ce que d'autres évoquent bien mieux que moi mais ça m'a amusé d'entendre le perso de Rickman (meilleur méchant dans l'histoire du ciné, 'nuff said) parler de la maquette du pont dans le bureau de Takagi (et par le biais, parlant de l'idée même de la maquette) en encensant le fait que la réussite de sa construction est due à la "précision du détail", car en fait, cette phrase résume à elle seule la réussite totale de Die Hard.

J'ai parlé hier de Magnolia en le qualifiant de "proche de la perfection", mais ça m'a sauté aux yeux ce matin: Die Hard EST parfait. Point.
goldfrapp
die hard s apprente pour moi a une comedie humaine

un ballet ou tout est "pour rire" (meme si le film sait etre dure) et ou chaque personnage contient sa dose de derrision ,le tout sans aucune mechanceté!

c est un des films les mieux mis en scenes que j ai vu (putain d elegance dans les mouvements d appareils ,putain de rigueur dans le cadre)c est un film d action monumentale (meme 20 apres ca bounce grave) qui n oubli jamais d avoir de l esprit et qui jamais ne se prend au serieux !

je pense que le mood du film est pour beaucoup dans le plaisir qu il procure


die hard c EST macclane et mct (ca science du cadre mais aussi son sens du recit), c est d autant plus evidents depuis ces derniers jours...
dvdvision
Juste une parenthèse pour dire, qu'au Forum Horizon paris (plus gros cinéma de la capitale a l'époque), en 1988, le jour de la sortie de Die Hard et toute la semaine même, il y avait maximum 70 personnes par séance. J'ai emmené 20 potes à celles de 20H, franchement, y'avait en dehors de nous, trois rangées pleine maxi dans le cinéma. Le film a été dégagé de la salle principale au bout d'une semaine, et dégagé des salles très rapidement.

Quand a Die Hard 2, il est sorti une semaine avant Total Recall. Il a bien démarré, mais dès la sortie du Popol, zéro entrées. Du sabotage complet. Film dégagé oublié.

Il a fallu attendre le 3, pour qu'enfin, le public français reconnaisse cette série et le personnage. Donc respect pour le 3, qui a vraiment servi a sauver cette saga de l'ignorance du public dans notre pays. Sans le 3, personne ne parlerais de cette série ici.

J'ai l'impression que le 4 essaie de faire a l'échelle mondiale ce que le 3 a fait en france, tirer la série de la naphtaline. Pas sur qu'ils aient réussi.

Et sinon, il y a deux plans cultes dans la saga, celui ou Gruber tombe dans le 1 (d'ailleurs, repris en flashback dans le 3), et celui ou McClane se retourne pour révéler son panneau "I hate Niggers" au milieu de Harlem. Pas encore vu le 4, mais je doute qu'il y ait un plan aussi fort que ces deux là.
L'archiviste
CITATION(dvdvision @ 11 7 2007 - 21:17) *
Juste une parenthèse pour dire, qu'au Forum Horizon paris (plus gros cinéma de la capitale a l'époque), en 1988, le jour de la sortie de Die Hard et toute la semaine même, il y avait maximum 70 personnes par séance. J'ai emmené 20 potes à celles de 20H, franchement, y'avait en dehors de nous, trois rangées pleine maxi dans le cinéma. Le film a été dégagé de la salle principale au bout d'une semaine, et dégagé des salles très rapidement.
Encore plus fort ?
La grande salle de l'UGC Normandie, 1ère semaine d'exploitation, vendredi après-midi :
4 personnes !
(peut-être d'autres qui sont arrivées au début du film, me suis pas retourné pour vérifier)

Un peu moins d'un an plus tard, le film est diffusé au Max Linder dans le cadre d'un festival. Cette fois-ci c'était la cohue, limite l'émeute. Certains malins étaient même allés voir le film précédent (At close range) juste pour ne pas avoir à faire la queue à l'extérieur et pécho les meilleures places. En discutant dans la queue, je réalisais que toutes les personnes ici présentes avaient déjà vu le film à sa sortie. Un peu plus d'un tiers des spectateurs n'ont pas pu rentrer. La projection fut assez homérique, chacun semblant connaître le film par coeur et réagissant au quart de tour à chaque punchline.

PS : ça fait plaisir de te voir dans les parages

smile.gif
horseloverfat
CITATION(muf @ 07 6 2007 - 00:24) *
CITATION(LMD @ 07 6 2007 - 00:12) *
Bof ca l'embourgeoise pas vraiment sa non-vie de couple, au contraire ca accentue encore l'impression de working class hero, Holly s'étant visiblement cassé pour un meilleur avenir professionel -et donc matériel aussi-.


Ouais mais ça parasite l'individualisme fondamental de McClane (on n'y croit pas deux secondes à ce couple; d'où l'intérêt, comme gimmick à la fois comique et signifiant, de ne jamais montrer le personnage de l'épouse comme dans DH3). Et puis que la nana en repince pour son mari au fur et à mesure qu'il pète la gueule à tout le monde, pour le coup, c'est effectivement pas bourgeois: c'est franchement beau.



smile.gif
Electron Libre
Est-ce que quelqu'un a regardé le documentaire pas mal du tout de Didier Allouch qui lance le marathon Die Hard de Canal+ cet après-midi ?

Il en est ressorti quelques infos semblant contradictoires avec ce que j'avais pu lire auparavant sur le génèse de Piège de Cristal et si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait cool.

1) Je croyais qu'au départ, Piège de Cristal devait s'appeler Matrix, concu comme séquelle de Commando (avec Arnold reprenant le rôle titre de John Matrix). Là, le projet est présentée aussi comme une séquelle, mais celle d'un film avec Sinatra, sollicité par obligation contractuelle mais qui refusa se sentant trop vieux et peu motivé. (Rappelons que Commando, Piège de Cristal et The Matrix sont toutes des productions de Joel Silver).

2) Concernant le titre (en V.O.), est évoqué le titre original du bouquin d'où viennent les personnages, Nothing Lasts Forever avant que l'on ne change pour Die Hard, en empruntant le titre d'un scénario de Shane Black, qui sera rebaptisé The Last Boy Scout (Le Dernier Samaritain). Or je croyais que Shane Black avait écrit Le Dernier Smaritain en 1989, après sa déconvenue sur L'Arme Fatale II, et surtout bien après Piège de Cristal, dixit ses propres propos dans une interview parue dans Impact.

Alors ce ne sont pas les hypothèses qui manquent pour clarifier tout ça sans qu'une explication invalide l'autre, mais j'aimerais bien comprendre...

P.S. : sinon, quand il évoque la série de projets opportunistes venus surfer sur la vague de Piège de Cristal pendant 10 ans, le documentaire cite Air Force One, Piège en Haute Mer, Passager 57 et Piège à Grande Vitesse, mais il oublie Speed ! Peut être parce que le film de De Bont vaut un peu mieux qu'un ersatz, mais c'est curieux quand même...
Mechagodzilla
CITATION(Electron Libre @ 11 11 2008 - 16:39) *
P.S. : sinon, quand il évoque la série de projets opportunistes venus surfer sur la vague de Piège de Cristal pendant 10 ans, le documentaire cite Air Force One, Piège en Haute Mer, Passager 57 et Piège à Grande Vitesse, mais il oublie Speed ! Peut être parce que le film de De Bont vaut un peu mieux qu'un ersatz, mais c'est curieux quand même...



Peut-être aussi parce que MacTiernan à bossé en douce sur ce film...
quichelorraine
CITATION(dvdvision @ 11 7 2007 - 20:17) *
Il a fallu attendre le 3, pour qu'enfin, le public français reconnaisse cette série et le personnage. Donc respect pour le 3, qui a vraiment servi a sauver cette saga de l'ignorance du public dans notre pays. Sans le 3, personne ne parlerais de cette série ici.


Oui, mais il faut quand même signaler qu'entre temps, le 1er était devenu carrément culte, entre la sortie VHS (un gros hit de video-club) et sa diffusion sur Canal + ( pendant les vacances de Noël 1990, j'en ai quand même vu 3 diffusion sur 6, à l'époque).
Perso, j'étais "trop" jeune pour l'avoir vu en salles, parce qu'à 14 balais j'avais tout juste assez d'argent de poche pour voir 3 films par an au cinéma, mais par contre, je peux te dire que dans mon bled, tout le monde parlait de ce film dès qu'il est sorti en video.
J'ai même réussi à le passer en plein cours de physique plus tard quand j'étais au lycée ninja.gif
Gros gros succès icon_mrgreen.gif
LMD
CITATION(quichelorraine @ 11 11 2008 - 17:18) *
CITATION(dvdvision @ 11 7 2007 - 20:17) *
Il a fallu attendre le 3, pour qu'enfin, le public français reconnaisse cette série et le personnage. Donc respect pour le 3, qui a vraiment servi a sauver cette saga de l'ignorance du public dans notre pays. Sans le 3, personne ne parlerais de cette série ici.


Oui, mais il faut quand même signaler qu'entre temps, le 1er était devenu carrément culte, entre la sortie VHS (un gros hit de video-club) et sa diffusion sur Canal + ( pendant les vacances de Noël 1990, j'en ai quand même vu 3 diffusion sur 6, à l'époque).
Perso, j'étais "trop" jeune pour l'avoir vu en salles, parce qu'à 14 balais j'avais tout juste assez d'argent de poche pour voir 3 films par an au cinéma, mais par contre, je peux te dire que dans mon bled, tout le monde parlait de ce film dès qu'il est sorti en video.
J'ai même réussi à le passer en pleins cours de physique plus tard quand j'étais au lycée ninja.gif
Gros gros succès icon_mrgreen.gif


En effet, la diffusion sur Canal avait été un moment assez important (je m'en souviens aussi) et le film était assez connu (avait du "buzz" kommondit de nos jours), suffisamment pour qu'un gosse comme moi en entende parler.
Si j'en crois les infos que je trouve (mais difficile de recouper les infos pour les sorties "d'avant l'Internet") le deux à attiré 995000 spectateurs, c'est pas non plus des chiffres "underground" (le premier était, si j'en crois la même source -toutleciné.com-, à 650000 environ). Mais oui clairement le volet de la saga qui à le mieux marché en France en salles est le dernier (3,4m).

Et comme le note très justement la Ouiche, on a toujours le nez collé sur les résultats cinéma (parce qu'ils sont mesurés de manière systématique et facilement consultables par le public) mais c'est oublier que la notoriété d'un film se construit parfois hors des salles et que les sorties vidéos et diffusions TV touche souvent des publics différents et plus large. Aujourd'hui le rapport est différent: il y a des chaines ciné à gogo et le DVD est notoirement moins répandu comme moyen d'enregistrement privé accessible à tous -les deux vont d'ailleurs de pair, le besoin de copier le film sur VHS lors de sa diffusion à été en partie anesthésié par l'accessibilité croissante des films en DVD et la répétition des diffusions sur un grand nombre de chaines pour les œuvres récentes, celle qui intéressent le plus de monde-. Mais pour autant que je me souvienne dans ces périodes (fin 80-début 90), il existait un circuit de partage de la main à la main qui faisait beaucoup pour le "culte" autour de tel ou tel titre et ou l'échelle de valeur était différente de celles des sorties salles. Mesurer l'importance ou l'impact d'une œuvre sur la seule base des entrées dans les cinémas, c'est très imparfait comme démarche.

C'est particulièrement vrai pour le cinéma de "genre" en plus. Ce qui faisait l'événement dans les cours des écoles et des collèges, c'était les Jeudis de l'Angoisse, la diffusion de The Thing sur Meuh6, les JCVD et autres films de tatanes.
john mclane
CITATION(Electron Libre @ 11 11 2008 - 16:39) *
Est-ce que quelqu'un a regardé le documentaire pas mal du tout de Didier Allouch qui lance le marathon Die Hard de Canal+ cet après-midi ?

Il en est ressorti quelques infos semblant contradictoires avec ce que j'avais pu lire auparavant sur le génèse de Piège de Cristal et si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait cool.

1) Je croyais qu'au départ, Piège de Cristal devait s'appeler Matrix, concu comme séquelle de Commando (avec Arnold reprenant le rôle titre de John Matrix). Là, le projet est présentée aussi comme une séquelle, mais celle d'un film avec Sinatra, sollicité par obligation contractuelle mais qui refusa se sentant trop vieux et peu motivé. (Rappelons que Commando, Piège de Cristal et The Matrix sont toutes des productions de Joel Silver).



En fait, le bouquin Nothing Lasts Forever (1979) est la suite d'un précédent roman de Roderick Thorp, The Detective (1968) adapté en film avec Franck Sinatra dans le rôle titre.
La Fox a racheté les droits du bouquin pour en faire au départ une suite à Commando. Je ne savais pas que Sinatra avait été contacté, de toute façon je suppose que personne n'a jamais vraiment envisagé qu'il reprenne le rôle unsure.gif

Sinon, dans les bouquins et le film avec Sinatra, le héros ne s'appellait pas John Mclane mais Joe Leland (je me suis toujours demandé si c'est Mctiernan qui en avait choisi d'en faire un irlandais comme lui).



Sinon Piège de Cristal je l'ai découvert en 1991 lors de sa première diffusion sur antenne 2, j'ai toujours la cassette enregistrée, je vous ai déjà raconté? smile.gif
Dr Zaius
Moi, je le regarde avec mon magnétococoscope au moins une fois par an.
Mais en VF, j'aime l'accent allemand du doubleur d'Alan Rickman
mooms
CITATION(john mclane @ 11 11 2008 - 19:13) *
Sinon, dans les bouquins et le film avec Sinatra, le héros ne s'appellait pas John Mclane mais Joe Leland (je me suis toujours demandé si c'est Mctiernan qui en avait choisi d'en faire un irlandais comme lui).


McClane pas Mclane rolleyes.gif

CITATION(Dr Zaius @ 11 11 2008 - 19:39) *
Moi, je le regarde avec mon magnétococoscope au moins une fois par an.
Mais en VF, j'aime l'accent allemand du doubleur d'Alan Rickman


Je te conseille le DVD collector (il doit couter peanuts en +), l'image est superbe et les commentaires audios sont très instructifs.
Sans Nom
CITATION(Electron Libre @ 11 11 2008 - 16:39) *
Est-ce que quelqu'un a regardé le documentaire pas mal du tout de Didier Allouch qui lance le marathon Die Hard de Canal+ cet après-midi ?

Il en est ressorti quelques infos semblant contradictoires avec ce que j'avais pu lire auparavant sur le génèse de Piège de Cristal et si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait cool.

1) Je croyais qu'au départ, Piège de Cristal devait s'appeler Matrix, concu comme séquelle de Commando (avec Arnold reprenant le rôle titre de John Matrix). Là, le projet est présentée aussi comme une séquelle, mais celle d'un film avec Sinatra, sollicité par obligation contractuelle mais qui refusa se sentant trop vieux et peu motivé. (Rappelons que Commando, Piège de Cristal et The Matrix sont toutes des productions de Joel Silver).

2) Concernant le titre (en V.O.), est évoqué le titre original du bouquin d'où viennent les personnages, Nothing Lasts Forever avant que l'on ne change pour Die Hard, en empruntant le titre d'un scénario de Shane Black, qui sera rebaptisé The Last Boy Scout (Le Dernier Samaritain). Or je croyais que Shane Black avait écrit Le Dernier Smaritain en 1989, après sa déconvenue sur L'Arme Fatale II, et surtout bien après Piège de Cristal, dixit ses propres propos dans une interview parue dans Impact.

Alors ce ne sont pas les hypothèses qui manquent pour clarifier tout ça sans qu'une explication invalide l'autre, mais j'aimerais bien comprendre...

P.S. : sinon, quand il évoque la série de projets opportunistes venus surfer sur la vague de Piège de Cristal pendant 10 ans, le documentaire cite Air Force One, Piège en Haute Mer, Passager 57 et Piège à Grande Vitesse, mais il oublie Speed ! Peut être parce que le film de De Bont vaut un peu mieux qu'un ersatz, mais c'est curieux quand même...



Oui, j'ai regardé, la on termine avec le quatrième film qui est clairement un ton en dessous ais je retiens du docu d'ouverture le commentaire de mac T

En gros, (je cite de mémoire) Il dit : Vu que je m'adresse à des français, je vais faire dans l'intello car c'est mieux perçu. Il y a trois grands courants philosophiques, Antonin Artaud, Brecht et pour le cinéma américain Bip Bip et le Coyote.
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