
Shutter (Thailande, 2004) de Banjong PISONTHANAKUN
Avec : Ananda Everingham, Natthaveeranuch Thongme
L'histoire :
Un jeune photographe et sa petite amie percutent, suite à une soirée bien arrosée, une jeune femme apparue subitement sur la route. Mais au lieu de lui porter secours, le jeune couple préfère prendre la fuite.
Quelques jours plus tard, Tun, le photographe, découvre sur les négatifs de photos qu'il a exposé plus tôt, d'étranges traces blanches. Pensant à un problème moindre, il n'en tient pas réellement compte. Mais bientôt sur chaque clichés pris, ces ombres blanches laissent apparentes un étrange visage...
Si les fantômes hagards au longs cheveux noirs qui tombent sur le visage, vous emmerde plus qu'ils ne vous font peur, Shutter va vous réconcilier avec votre adrénaline.
Voilà (enfin!) un film made In Thailande, qui a le merite d'être à contre-courant des habituels ring-like dont on nous à abreuvé (abreuve) à toutes les sauces depuis un sacré p'tit moment.
La recette est simple : une intrigue limpide (souvenez-vous le pourtant angoissant mais INCOMPREHENSIBLE Ju-On) de la flippe méchamment efficace, des acteurs impeccables (dont l'excellent Ananda Everingham, copie conforme de Billy Crawford, du poil et du talent en plus) et une mise en scène simple et soignée, font sortir ce film des sentiers largement battus des films de fantômes actuels. Et ne vous fiez pas à la 1ère apparition dudit fantome justement, qui pourrait vous procurer un désagréable sentiment de "déjà-vu" : ceci est un leurre, les suivantes risquant de mettre à rude épreuve votre palpitant.
On pourra peut être pester contre la usuelle enquête remontant aux sources, qui à pour défaut de faire retomber la pression, mais la narration, intelligente, nous ramène rapidement à la source du film : L'angoisse.
Et en plus pour pas gacher on a droit à une fin "fils-de-pute" (voilà comment j'appelle un twist, moi) qui fout une sacré chair de poule.
Si vous cherchez LE film d'épouvante pour cette fin d'année, voire LE film tout court, c'est sur Shutter qu'il faut vous ruez.
C'est sans conteste, pour moi, le coup de coeur de cette rentrée.


