CITATION(Joyeux @ 16 4 2007 - 19:36)

excellent!
je rajouterai ceci (frissons garantis même si VF) : ATTENTION SPOILERS
Kanada Sees The LightRaaah merci non mais quoi là puta*n ça me fait un effet boeuf.
Faut que j'y retourne.
C'était vraiment bien, je me suis pas fait chier une seconde et j'aime beaucoup la manière dont tout se casse la gueule petit à petit, plus le film avance plus Boyle se doit de tester ces personnages et joue sur les sétréotypes pour les couler (je me suis senti vachement complice de l'équipage pas tête à claques, pour une fois : leurs réactions sont crédibles, autant celles humaines que celles héroïques). Ca aurait mérité une meilleure tenue au niveau de la réal dans les scènes "boggeyman solaire" mais bon, l'idée développée qu'on doit laisser de côté les délires mystiques new-age ("je vais parler avec Dieu grâce à mon autobronzant") pour s'occuper des problèmes présents ("bon alors on la fait pèter cette bombe ?") maintient l'attention et le respect.
(j'aime bien aussi le message de Capa)
Yoshiki
16 4 2007 - 21:59
horseloverfat
16 4 2007 - 22:23
CITATION
C'était vraiment bien, je me suis pas fait chier une seconde et j'aime beaucoup la manière dont tout se casse la gueule petit à petit, plus le film avance plus Boyle se doit de tester ces personnages et joue sur les sétréotypes pour les couler (je me suis senti vachement complice de l'équipage pas tête à claques, pour une fois : leurs réactions sont crédibles, autant celles humaines que celles héroïques). Ca aurait mérité une meilleure tenue au niveau de la réal dans les scènes "boggeyman solaire" mais bon, l'idée développée qu'on doit laisser de côté les délires mystiques new-age ("je vais parler avec Dieu grâce à mon autobronzant") pour s'occuper des problèmes présents ("bon alors on la fait pèter cette bombe ?") maintient l'attention et le respect.
Purée exactement. C'est pour ça que je comprends mal le reproche "d'un psychologie naze des personnages".
Et pareil sur les réactions des membres de l'équipage. Qui justement contre balance l'arrivée de tu sais qui, dont on se dit que justement lui n'avait ni les épaules ni l'intellec pour faire ça. Ce que l'équipage, lui, apprend et finalemeent intercède en faveur de l'humanité par la même occasion.
King Kunu
17 4 2007 - 07:10
CITATION(Yoshiki @ 16 4 2007 - 22:59)

En effet l'idée aurait été sympa.
Au fait, les monolithes à côté du Bonhomme de neige, existe-il actuellement à Sidney ?
Si oui, que représentent-ils ?
CITATION(Yoshiki @ 16 4 2007 - 08:59)

Sinon, moi à la fin, j'ai cru que la femme et les enfants de Capa étaient à Stonehege, ça aurait été assez marrant, le clin d'oeil avec le Soleil.
c'est sa soeur non ? (dans la VF c'est sa soeur mais bon c'est peanuts)
J'avais oublié la présentation de Mercure : simple, efficace, ça poutre (c'est des moments de ciné comme ça qui me manquaient)
King Kunu
17 4 2007 - 09:47
CITATION(Hutch @ 17 4 2007 - 10:25)

CITATION(Yoshiki @ 16 4 2007 - 08:59)

Sinon, moi à la fin, j'ai cru que la femme et les enfants de Capa étaient à Stonehege, ça aurait été assez marrant, le clin d'oeil avec le Soleil.
c'est sa soeur non ? (dans la VF c'est sa soeur mais bon c'est peanuts)
J'avais oublié la présentation de Mercure : simple, efficace, ça poutre (c'est des moments de ciné comme ça qui me manquaient)
Juste c'est sa soeur également en VO... c'est d'ailleurs excellent :
- on le voit enregistrer un message pour sa femme et/ou ses parents;
- on apprend qu'il reste 1 h dans la pièce et se fait ramasser la figure;
- c'est finalement un autre message que nous voyons à la fin, celui pour sa soeur.
J'adore
Et pour les spoils, ça m'est égal
HarrisonMustang
17 4 2007 - 10:57
Je suis hanté par la vision du film. Et vos commentaires me donnent des frissons car je repense à certains moments qui m'ont complètement bouleversé. Je dois y retourner absolument (ne serait-ce que pour son final très émouvant)
Et merci pour les liens concernant la BO
Je viens de le voir.
La claque. Boyle a géré de bout en bout la mission de son équipe en route vers le soleil. Premier point positif, le rendu du film. C'est vraiment sublime, travaillé, bref on y croit. Le rendu du soleil est impressionant (tout comme l'impact qu'il peut avoir sur les différents membres d'équipage). L'impact visuel et psychologique est maximal. Ici, le soleil exerce une influence sur nos pensés et notre perception des choses du fait de sa proximité. La réal est très travaillée et m'a réellement impressionné. Nerveuse mais maitrisée. On est constamment confinés dans un espace extrêment réduit.
Les rebondissements arrivent toujours au bon moment et permettent au film de toujours garder un rythme très soutenu. Les personnages sont bien travaillés et constituent l'un des points forts du film. Jusque là, rien à redire. Après, les avis divergent.
Personnellement, la tournure que prennent les évènements ne m'a pas dérangé. Au contraire. Le duel final entre les deux hommes et leurs idées s'avère très intéressant puisqu'il oppose la science à dieu. D'un côté, il y a celui qui pense que l'on ne peut pas aller à l'encontre de la volonté divine et que si l'humanité est condamnée à disparaître, on ne peut rien faire pour lutter contre. L'autre pense que l'homme doit tout tenter pour essayer de survivre et d'empêcher la destruction de la planète.
Sunshine est un film de SF qui à de la gueule et dont le fond s'avère aussi travaillé que la forme.
Un bon 5/6
Edit : j'oubliais, la B.O est vraiment fun.
J'en sors et surtout j'en sors content (à 75%, j'ai mesuré). SUNSHINE perpétue la tradition des bons films de SF et applique le vieil adage "c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes".
Les 3/4 du film proposent un étalage de péripéties on ne peut plus classiques mais pour une fois, les personnages sont bien caractérisés via des dialogues courts et explicites. Les personnalités se dévoilent peu à peu, les réactions sonnent juste et personne n'est là pour faire le barbot ou le traître de pacotille. On sent une réelle exploitation du script, un lien direct entre la puissance de l'écriture et sa représentation sur l'écran. Les acteurs, tous parfaits, n'y sont bien sûr pas étrangers.
Visuellement, c'est un festival. Couleurs chatoyantes et éclairages somptueux. On nous avait promis le soleil... on ne nous a pas menti ! Les décors et autres accesoires technologiques possèdent la patine des grands films du genre, celle qui donne l'impression d'être devant du vrai matos fonctionnel et qui a déjà servi, garantie indispensable à la crédibilisation d'un tel univers.
Les angles de prises de vues sont toujours judicieux et jouent avec l'environnement pour offrir tantôt une sensation de gigantisme tantôt un sentiment d'écrasement. C'est très habile.
SUNSHINE tient bien en haleine sur la durée et son orientation "film catastrophe" très premier degré est salutaire. Ca va vite d'un rebondissement à un autre, le tout porté par une bande son qui cogne bien plus que Stallone dans ROCKY BALBOA et une musique superbe. La scène de l'incendie dans le jardin à oxygène m'a laissé sur le cul, surtout le plan somptueux sur le rayon qui embrase les lieux. La mort de Kaneda est poignante et dégage une véritable impression de sacrifice. L'impact maximum est atteint.
Seulement voilà...

. Il reste un 1/4 du film dont je n'ai pas encore parlé. Le dernier.
Jusque là j'étais aux anges et je me disais qu'avec une fin digne de ce nom, Boyle allait presque tutoyer le chef-d'oeuvre. Il manquait plus qu'un peu de profondeur tout en conservant ce ton premier degré dont j'ai parlé plus haut et c'était dans la poche. En lieu et place de ça, on nous envoie un clodo brulé sorti d'on ne sait où. L'approche mystique du procédé est complètement foirée et en orientant son film vers le fantastique, Boyle rate le tournant et se brûle les fesses.
La toute fin tente de colmater les brèches avec un petit questionnement sur la réalité des actes de Capa mais le happy end est là pour enlever le moindre doute. Y'avait bien juste un clodo cramé et le petit délire de Cillian Murphy dans les flammes, rien de plus.
SUNSHINE termine donc sa course dans la catégorie des oeuvres inabouties. C'est d'autant plus rageant vu la qualité générale du métrage mais je ne peux décemment pas lui donner plus de 4/6.
vendetta
18 4 2007 - 00:47
SUNSHINE : Inaccessible étoile.
« Vois, le soleil se couche dans le sang ; il est juste que mon soleil à moi disparaisse en même temps que lui »
Les mines du Roi Salomon, H.R. Haggard
Nous sommes en 2057 et la Terre subit un hiver solaire.
Ils sont huit. Six hommes et deux femmes, chacun avec leurs champs de compétence particulier, leurs qualités et leurs défauts. Huit personnes envoyées à travers l’espace pour ranimer un soleil mourant en y faisant exploser une méga-bombe.
Ils sont le dernier espoir de l’humanité.
Huit personnes. Un vaisseau. Une bombe.
Un soleil.
HARD BOYLED
La science-fiction est un genre tout particulier. Il a ses fans. Il a ses classiques. Il a ses codes.
Boyle est un réalisateur particulier. Il a ses fans. Il a ses succès (Trainspotting, 28 jours plus tard). Il a ses tics.
De la rencontre entre les deux, qu’obtient-on ? Avant d’entrer dans la salle, la question titille.
Le projet séduit. Et puis on repense au pitch (et pour les curieux, on essaie surtout d’oublier les spoilers éhontés que la promo du film a eu l’inconscience de laisser passer) : « un équipage doit larguer une bombe dans le soleil ? Mouais… ».
C’est vrai. Considéré sous cet aspect, on se dit qu’on risque d’avoir droit à une espèce de film mutant entre Fusion et Armageddon. On frissonne.
Puis on s’installe. La salle se plonge dans l’obscurité… et le spectateur est plongé dans la lumière.
Soyons concis et précis. Sunshine, c’est : une réalisation étonnante, dynamique, inventive, immersive (la caméra intégrée dans le scaphandre), moderne (dans tout ce que ce terme peut avoir de positif) et servant le film à la perfection.
Des acteurs totalement impliqués dans leur rôle (un seul exemple : Chris Evans dans le rôle de Mace).
Une musique divine et qui hante encore de nombreux jours après son audition. Un suspense redoutable. Un montage hyper-maîtrisé.
Un esthétisme stupéfiant (le soleil… P U T A I N).
Un scénario retors et refusant toute facilité. Juste ce qu’il faut de réalisme (ni trop, ni trop peu… et fuck les wannabe astrophysiciens). Des enjeux titanesques. Un traitement premier degrés totalement assumé et bienvenu.
Une ode à l’humanité. Un hurlement de vie.
Une Révélation, tout simplement.
Visuellement, le film est somptueux. Les images du soleil sont paralysantes et traduisent parfaitement cette idée simple : nous ne sommes rien.
On reste pantelant, presque tremblant devant certaines visions surhumaines : à ce titre, la mort de Kaneda face au tsunami de flammes est exemplaire.
On est hypnotisés par le soleil comme l’étaient les premiers hommes devant le feu, à l’aube des temps.
On est émerveillé par l’image de Mercure passant lentement devant le soleil. Boyle a tout compris et le dit à travers le personnage de Kaneda.
« Upon reflections, what can one say? Ladies and Gentlemen, Mercury. »
En effet, les mots sont impuissants.
Ils sont comme des enfants qui chercheraient à escalader une montagne. Rien ne saurait rendre la sensation de ces images.
Et alors Boyle touche l’art divin du cinéma. Il nous grille la rétine avec ses images inouïes.
Et il nous laisse là, dans le même état que ses personnages.
Recueillis. Illuminés.
On a parlé de tics de réalisation chez Boyle. Un d’entre eux est le « moment de grâce » : lorsque son héro dépasse sa condition et « voit la lumière ».
On citera ainsi le bébé monstrueux que voit au cours de son sevrage le personnage joué par McGregor dans Trainspotting. Il y a également la traînée laissée dans le ciel par un avion que contemple le héro de 28 jours plus tard.
Et dans Sunshine ?
Ce n’est pas compliqué : le moment de grâce, cette fois-ci, c’est tout le film.
Le film est fini. C’est le silence dans la salle.
Le spectateur sort du bâtiment. Il lève la tête et regarde le soleil. Il cligne des yeux. Il frissonne.
VERS L’INFINI ET AU-DELA
« Alors pour la dernière fois je vis la Terre – un globe stable d’un bleu rayonnant, voguant dans l’immensité de l’éther. Et moi, fragile pincée de poussière douée d’une âme, je voltigeais silencieusement dans le vide en partant de ce bleu lointain pour m’élancer dans l’inconnu. »
La maison au bord du monde, William Hope Hodgson
En fait, tout dans ce film dépasse l’homme.
Que cela soit la mission (sauver l’humanité), la responsabilité (c’est l’équipage de la dernière chance), le cadre (l’espace, « final frontier »), la destination (le soleil…).
Tout est surhumain.
Au cours de la mission, tous les liens avec ce qui fait la nature de l’homme sont progressivement rompus.
Il n’y a plus de nuits ni de jours (fatalement). Il n’y a plus de sexe (en tout cas, on peut le supposer).
Il n’y aura plus de communication avec la Terre Mère. D’abord du fait de l’environnement (ils entrent dans la zone morte où toute communication est brouillée), ensuite du fait des conséquences de leurs décisions sur leur matériel (ils sacrifient la tour abritant les moyens de communication de leur vaisseau au cours de l’incident du bouclier, se supprimant définitivement toute possibilité de contact avec la Terre, même dans l’éventualité où ils seraient capables de revenir).
Bientôt, il n’y aura même plus de verdure productrice d’oxygène.
Ainsi, l’homme est forcé de dépasser son stade initial de singe plus ou moins évolué pour aller au-delà.
On peut prendre l’illustration du personnage de Mace, qui perd son sang-froid au début du film et se bat avec Capa car ce dernier a pris trop de temps dans la salle de communication et n’a pas laissé l’occasion aux autres d’envoyer un dernier message d’au revoir à leurs proches.
L’attitude de Mace est donc une réaction basique, animale (moi contrarié, moi frapper). Puis, Mace se reprend, se rase, se coupe les cheveux (s’éloigne donc symboliquement de sa condition « primitive ») et se (re)dévoue corps et âme à la mission.
Tout le film parle de ce concept d’aller au-delà des limites de l’homme. Cela passe par des comportements différents selon les personnages.
Pour Searle, le psychologue, c’est regarder le soleil en face de plus en plus longtemps avec de moins en moins de protection (l’aboutissement ultime étant son face à face final avec le soleil dans toute sa gloire).
Pour Mace, c’est plonger la main dans le liquide de refroidissement du vaisseau pour récupérer un outil qui y est tombé (le stade final étant d’entièrement plonger dans ce liquide).
Accomplir ce pour quoi l’homme n’est pas conçu.
Réaliser l’irréalisable.
Plonger dans le soleil.
On peut à ce titre effectuer un parallèle intéressant : dans ce film, tout le monde se dépasse. Les personnages, bien entendu, mais pas seulement eux.
Avec Sunshine, Boyle dépasse (partiellement) ses tics parfois agaçants et poseurs.
Cillian Murphy, magistral dans le rôle de Capa, dépasse définitivement son statut d’acteur à minettes de moins de 20 ans.
Et puis surtout, surtout, Chris Evans (Mace) livre une prestation époustouflante : on sent chez lui une pression perpétuellement contenue… Démentiel.
Sans oublier le film en lui-même qui explose les limites que son pitch initial laissait craindre pour se situer à une finesse de propos inattendue.
Enfin, paradoxe ultime, alors que l’humanité s’apprête à « aller au-delà », à faire un pas en avant décisif, l’homme se retrouve fasciné par le soleil comme les hommes des cavernes l’étaient par le feu. Ou quand évolution et régression fusionnent en un sentiment indicible pour le spectateur.
BLOODY SUN-DAY
« Les dieux meurent… Quelque part dans l’espace, flottent des cadavres inouïs… Quelque part dans cet espace, des agonies monstrueuses s’achèvent lentement au long des siècles et des millénaires. »
Malpertuis, Jean Ray
Dans Sunshine, l’homme prend son destin en main. En allant ranimer le soleil, il affirme sa déclaration ultime d’indépendance.
Ce n’est plus le soleil qui donne la vie, c’est nous qui allons sauver le soleil. Nous faisons l’inverse de Prométhée : nous allons rendre le feu aux Dieux.
Nous allons sauver la seule chose pouvant être (et ayant d’ailleurs déjà été) le moins irrationnellement considéré comme le dieu créateur.
Nous prenons dès lors le rôle suprême dans l’ordre des choses. L’humain prend le pas sur le divin.
On en arrive donc à la religion.
Ce n’est pas un hasard si le seul véritable « méchant » de l’histoire (Pinbaker, le capitaine de la première équipe envoyée avec la même mission) est un personnage se croyant le messager, le prophète du dieu-soleil.
Un personnage rongé (au propre comme au figuré : il est totalement brûlé par l’éclat permanent du soleil auquel il a été exposé) par la religion.
L’incarnation même du côté pervers présent dans toutes les religions et qui, au lieu de rendre l’espoir à l’homme et de le soutenir dans les moments difficiles (ce qui dans l’idéal, est ou en tout cas devrait être le principe même de la plupart des religions), ne fait que le précipiter vers sa chute.
Ainsi, la religion est au centre de la vision de Pinbaker.
C’est son seul angle de compréhension de l’univers. Pour illustrer ce point de vue, nous pouvons prendre la première question qu’il pose à Capa en sentant sa présence dans la salle d’observation du soleil : « êtes-vous un ange ? ».
Il ne se considère plus en tant qu’être humain mais s’érige en porte-parole du dieu-soleil. Et c’est lorsque Capa l’appelle par son nom (« Mon Dieu, Pinbaker ??! ») qu’il réagit.
Il n’est plus Pinbaker. Et c’est SON dieu. SA folie. SON jugement.
Tout comme, au fond, Capa parle de SA bombe (dans le monologue ouvrant le film).
De la religion à la mythologie, le saut est facile.
Le nom du vaisseau de la mission est Icare. La légende, on la connaît.
Fils de Dédale, Icare profitera des ailes que son père a fabriqué pour s’évader du labyrinthe du Roi Minos. Mais en s’approchant trop près du soleil, ses ailes fondent et il tombe dans l’océan. Il semble donc que de prime abord, le nom choisi pour la mission correspond assez bien à la nature de celle-ci.
Oui mais…
Icare voulait atteindre le soleil, certes. Mais il le voulait pour lui-même. Par pur et simple Hubris, cet orgueil démesuré et typiquement humain que les Dieux finissent toujours par sanctionner. Or ici, la mission a un objectif : sauver l’humanité.
Les membres de l’équipage veulent atteindre le soleil non par Hubris, mais par altruisme, par héroïsme.
Est-ce de l’hubris que de vouloir sauver l’humanité en ranimant un « dieu » mourant ?
A cette question, le « fou de dieu » Pinbaker répond oui.
Mais l’humanité veut dépasser ce jugement « divin ».
Elle veut cesser d’avoir peur.
Elle veut savoir (illustration : la question « qu’est-ce que vous voyez ? » lancée par Searle à un Kaneda sur le point d’être foudroyé par la splendeur toute puissante du soleil, question remplie de… oui, de ferveur).
Elle veut vivre.
LA RAISON PURE
«La nuit s’étendit. Mais il y aurait un matin. Il y aurait toujours un matin. »
Terry Pratchett
Icare est certes le vaisseau de l’équipage, mais pas seulement. C’est aussi la voix de l’ordinateur central du vaisseau.
La voix de la raison. La bonne conscience de l’équipage. L’écho de l’espoir que l’humanité a placé dans l’équipage.
Lorsque la situation échappe au contrôle des hommes de l’équipage, c’est Icare qui reprend le contrôle. Il le fait, car lui seul garde la mission comme priorité tout en conservant une vision d’ensemble. Là où les autres humains pensent à eux (exemple : Harvey qui craque et qui réclame la combinaison spatiale pour son usage personnel)) ou à leurs collègues (exemple : Carrie qui refuse de laisser mourir Kaneda sur le bouclier et tente de reprendre le contrôle d’Icare), Icare pense à la mission.
En refusant (temporairement) de rendre le contrôle à l’équipage, Icare n’est pas égoïste. Il n’a pas d’orgueil.
Icare est au contraire la voix la plus froidement rationnelle, la plus, paradoxe surprenant de la part de quelque chose qui n’est pas humain, au service de l’humanité dans son ensemble.
Et ce sont les deux personnes qui ont le plus conscience de toute l’importance de la mission (Mace et Kaneda) qui rendent le contrôle de l’opération à Icare.
En fait, Icare protège les membres de l’équipage contre eux-mêmes : lorsque Searle demande à Icare l’exposition maximale au soleil, ce dernier refuse mais lui propose une solution intermédiaire dénuée de dangers.
C’est aussi Icare qui annonce à Capa qu’il est en train de mourir.
Ce n’est pas un regret.
Ce n’est pas une menace.
Ce n’est pas un reproche (Icare est un ordinateur : il n’a pas de sentiment).
C’est juste un constat accompagné d’un avertissement.
L’objectif d’Icare est ici de faire prendre conscience d’un fait à Capa : il n’y a pas assez d’oxygène pour tout le monde, la mission est en danger. Le reste (la réaction à prendre en fonction de cette situation de fait) dépend entièrement de Capa. Icare donne à l’homme ce qu’il est incapable d’avoir de par sa nature même d’être humain : une vision d’ensemble.
Mais c’est à l’homme d’agir ensuite.
Contrairement à l’ordinateur de 2OO1, Icare n’a pas de conscience de lui-même : il ne se défendra pas lorsque Pinbaker le sabotera.
Mais cette « raison pure » ne se retrouve pas uniquement chez Icare.
Un des membres de l’équipage les plus « raisonnables» s’avérera ainsi être Mace.
Il est intéressant de noter que Mace est le seul personnage que nous voyons aller dans la Earth Room, pièce fournissant des images tridimensionnelles et immergeant l’occupant dans un environnement (factice) terrestre (à ce titre, on peut percevoir dans ce concept une idée déjà montrée dans Soleil Vert, mais dans une perspective contraire).
En revivant des sensations typiquement humaines pour la dernière fois (exaltation pure d’une tempête vécue depuis une digue, calme reposant du cœur d’une forêt…), Mace sait pourquoi ils se battent. Il sait quels sont les enjeux.
D’où sa froide résolution.
Celle-ci est illustrée à plusieurs reprises dans le film.
Les sentiments de Mace n’entrent jamais en ligne de compte dans se prise de décision : il ne pense qu’au bien de la mission.
Ainsi, il sera prêt à sacrifier Kaneda (personnage qu’il respecte beaucoup) lors de l’épisode du bouclier. D’un autre côté, il sera tout à fait prêt à se sacrifier pour Capa, personnage qu’il n’aime clairement pas trop, lorsqu’il s’agira de choisir qui aura droit à la seule combinaison spatiale disponible.
Mace restera le seul membre de l’équipage totalement focalisé sur sa mission, analysant toujours froidement et calmement les problèmes.
Dans cette optique de sauvegarde de la mission, il décidera d’aller tuer un Trey prostré devenu un coût inutile en oxygène.
Paradoxe similaire à celui d’Icare : cette froideur de la raison, ce comportement calculateur ne laissant aucune place à l’humanité sont mis totalement au service de l’humanité dans son essence même.
Au fond, si Pinbaker est l’incarnation du soleil et de la folie religieuse, Mace est pour sa part la personnification d’Icare, de la Raison pure.
C’est d’ailleurs en voulant ranimer Icare qu’il trouvera son destin. Il mourra donc de froid pour éviter le même sort à toute l’humanité.
Comble de l’ironie, Mace est joué par Chris Evans, un acteur surtout connu pour avoir interprété… la Torche humaine dans la franchise Fantastic Four de pathétique mémoire.
Grâce au personnage de Mace, Evans s’absout de ces « films » et se pose là comme candidat à d’autres grands rôles.
GOOD MORNING STARSHINE…
« En cet instant, j’éprouvais ce que décrivent les saints : qu’on peut perdre la vue parce que l’on voit. »
Robert Penn Warren
Face à quelque chose qu’il ne comprend pas, et a fortiori face à quelque chose qui le dépasse, la réaction humaine la plus normale est la peur.
Et cette peur se devait d’être retranscrite dans un film avec la thématique de Sunshine.
Et, Bon Dieu, c’est réussi.
Boyle passe par la case « trouille absolue » avec la visite de Icare 1 par l’équipage d’Icare 2. Sans rien montrer de gore ou d’horrible (juste des corps carbonisés), Boyle fait pulvériser les jointures de ses spectateurs grâce à un jeu subtil d’images subliminales (des vignettes ultrarapides de visages souriant bizarrement) insérées au cours de la découverte d’Icare 1.
On se rend compte lors de ce passage que l’équipage d’Icare 1 avait absolument tout en main pour réussir sa mission et que c’est l’homme qui a volontairement fait capoter celle-ci.
Le message est donc clair : le pire ennemi de l’homme, c’est l’homme lui-même.
La seule chose qu’il faut craindre, c’est la crainte elle-même. La peur de se dépasser.
La peur de réussir.
La peur d’être libre.
On en revient à la peur en tant que telle.
Capa déclare ne pas avoir peur de mourir. Cassie, elle, avoue sa crainte devant la mort. Au cours de l’affrontement final avec Pinbaker, Cassie dépassera cette crainte.
Capa et Cassie font le même rêve, le même cauchemar : ils plongent à la surface du soleil. Et c’est eux qui devront combattre Pinbaker, « l’incarnation » du soleil.
Capa affrontera son rêve en traversant l’espace vide, froid et solitaire séparant le vaisseau Icare 2 en train de se désintégrer et sa bombe filant vers le soleil.
A cet instant précis, le film dépasse encore d’un cran le sublime : alternant images du rêve de Capa et réalité, avec le souvenir de la voix de Cassie lui parlant des rêves et de la mort, Boyle donne absolument tout ce qu’il a, soutenu par une musique tout simplement fabuleuse (les mots sont décidément des outils bien inappropriés).
Et arrive alors le moment ultime, l’image où Capa lance la bombe. Et là, le temps s’arrête.
Devant Capa, les flammes ; derrière lui la bombe.
Devant lui, le passé ; derrière lui, l’avenir.
Devant lui, l’enfer ; derrière lui, le paradis.
Devant lui, la fin ; derrière lui, le commencement, le Big Bang.
Il est là, au seuil de l’éternité, entre le divin agonisant et l’humain renaissant, et donne à l’humanité entière une nouvelle chance. L’Homme devient Dieu. Dieu devient Homme.
A cet instant, Capa atteint l’inaccessible étoile.
Il s’accomplit.
Il voit la lumière.
Il est.
Et Boyle d’enchaîner avec la sœur de Capa, restée sur Terre, regarder un ultime message envoyé par son frère. Un message d’amour.
Avec Sunshine, Boyle approche, voire effleure, la plénitude de son Art. Et par là même, il nous fait atteindre une grâce quasi-absolue.
Mais surtout, il nous rappelle avec la dernière image de son film que la plus belle chose que l’homme puisse contempler, tout compte fait, c’est un lever de soleil.
Sublime.
Mais t'as tout dis là, t'as même pensé au smiley avec les lunettes de soleil...
Non sérieusement j'ai trouvé ton analyse excellente, je comptais retourner le voir car j'ai été complètement dépassé par la vision de ce film, complètement ébloui et fasciné par ce spectacle de l'homme face à ....
Yoshiki
18 4 2007 - 01:46
T'as oublié la note Vendetta.
King Kunu
18 4 2007 - 07:02
Difficile de rebondir sur l'analyse de Vendetta. Elle me correspond plus que celle du mad papier.
Elle est excellente
CITATION(vendetta @ 18 4 2007 - 01:47)

...Mace sait pourquoi ils se battent. Il sait quels sont les enjeux.
D’où sa froide résolution[...]
Mace restera le seul membre de l’équipage totalement focalisé sur sa mission, analysant toujours froidement et calmement les problèmes.
oui, je suis bien d'accord...

et excellente analyse du film.
et merde, comment faire une critique potable maintenant?
J'en suis sorti les larmes aux yeux, les jambes en coton. Expérience physique totale (le travail sur le son est juste hallucinant, ça va tout de suite moins bien rendre en dividi), acteurs impressionnants, scripte parfait, musique inoubliable (underworld powa). Le film enchaîne les scènes d'anthologie (Mercure, la mort de Kaneda avec Searle qui crie "que vois-tu?", le regard noir de Mace, Capa tombant avec son scaphandre criant et crachant son sang ...), ne baisse jamais en intensité, utilise à merveille le pouvoir de fascination du soleil, représente et communique parfaitement la peur (avec Capa comme vecteur, même s'il affirme ne pas avoir peur). Même la représentation de Pinbaker m'a semblée bien .
Au final, je ne sais pas si c'est un grand film, j'étais tellement dedans qu'il m'est impossible d'avoir une quelconque vision objective de l'ensemble, je sais juste que je viens de vivre une putain d'expérience. Boyle passe gentiment de petit réalisateur sympathique à réalisateur à suivre impérativement.
6/6
'Tain, vous êtes chiants, quand même : j'avais pas envie de le voir mais maintenant, il va falloir que j'y aille.
vendetta
18 4 2007 - 09:12
CITATION(Jamic @ 18 4 2007 - 09:57)

'Tain, vous êtes chiants, quand même : j'avais pas envie de le voir mais maintenant, il va falloir que j'y aille.
Tu m'en veux pas trop?
(pour Yosh:

)
CITATION(vendetta @ 17 4 2007 - 20:12)

Sublime.
ATHA
Captain Cavern
18 4 2007 - 10:11
CITATION(vendetta @ 18 4 2007 - 01:47)

La maison au bord du monde, William Hope Hodgson
.
T'as pas put t'en empecher hein
CITATION(vendetta @ 18 4 2007 - 01:47)

Terry Pratchett
Ca donne bien envie tout ça. Et en plus même monsieurs aigri à aimer ! ( limite ça m'inquiète en fait ).
vendetta
18 4 2007 - 10:17
Hutch: je ne voterai pas pour toi.
Cap:

(tu as lu le Machen?)
Mais est-ce que t'as rêvé du soleil après ?
Captain Cavern
18 4 2007 - 10:23
CITATION(vendetta @ 18 4 2007 - 11:17)

Cap:

(tu as lu le Machen?)
Non ( aïeu, pas taper ! ), finalement à la place j'ai lu
Les Canots du Glen Carrig . Tu fait chier avec ton lobbying, j'ai pas le temps de lire tout les auteurs dont tu parles ( dumoins quand je peux les trouver en bibliothèque

).
vendetta
18 4 2007 - 10:39
Hutch: ah non, après, je me suis tapé un film finlandais sur une légende chinoise mélangeant wu xia pian, effets matrixien, réincarnation, combats de marteau et faucille dans une forge (véridique: ça s'appelle Jade Warrior). En VO. J'aurai préféré rêver. Même de soleil.
Cap: Sympa, les canots, mais c'est pas le meilleur de Hodgson. Je vais à ce titre attaquer les Pirates fantômes. Et pour ta bibliothèque, tu sais ce que j'en pense...
Très bon texte V mais je ne suis pas tout à fait d'accord sur les notions de "dépassement de l'homme" présentes dans SUNSHINE.
Contrairement à toi, et si je devais couper les cheveux en 4, je trouve que les personnages, malgré leur crédibilité, ont le sens du sacrifice un peu facile. Kaneda grille sans tenter quoi que ce soit, Searle n'hésite pas une seconde pour passer au micro-onde, le coup du scaphandre pour 4 est réglé un peu vite et Mace replonge une dernière fois pour sauver Capa alors qu'il est déjà à moitié mort. Selon des critères purement cinématographiques, toutes ces scènes fonctionnent très bien, mais l'héroïsme y est poussé à l'extrême alors que les persos ne sont que de simples scientifiques, pas des bêtes de guerre entraînées à mourir pour la bonne cause.
Les intentions de sublimer des enjeux déjà importants par des actes grandioses et désespérés tirent le film vers le haut, c'est un fait, mais Boyle n'y va pas avec le dos de la cuillère et la dose de finesse de l'ensemble demeure assez faible.
SUNSHINE, c'est plus un rollercoaster stellaire qu'un traîté sur la condition humaine.
je dirais que la condition humaine (enfin la question survie/sacrifice) est le moteur de ce rollercoaster : contrairement à toi,je trouve que a fonctionne bien à tous les niveaux le côté "héros ordinaires" des personnages : à échelle restreinte on retrouve la problématique qui doit se jouer sur Terre à ce moment du voyage.
CITATION
je trouve que les personnages, malgré leur crédibilité, ont le sens du sacrifice un peu facile. Kaneda grille sans tenter quoi que ce soit, Searle n'hésite pas une seconde pour passer au micro-onde, le coup du scaphandre pour 4 est réglé un peu vite et Mace replonge une dernière fois pour sauver Capa alors qu'il est déjà à moitié mort. Selon des critères purement cinématographiques, toutes ces scènes fonctionnent très bien, mais l'héroïsme y est poussé à l'extrême alors que les persos ne sont que de simples scientifiques, pas des bêtes de guerre entraînées à mourir pour la bonne cause.
ouais voilà : ça fonctionne parce que le scénar et le rythme du film est assez bien bricolé pour qu'on sente la tension monter dans l'équipage face à l'inévitable et que ça s'intègre dans des saynètes faisant progresser l'action (à chaque dilemne un autre aspect du problème)
c'est speed mais jamais vide
Bret Gimson
18 4 2007 - 16:00
Je suis tenté mais j'aimerais tout d'abord savoir une chose : Est-ce que Boyle filme toujours le mauvais côté de la scène, genre le seul endroit où il se passe rien dans le cadre (par exemple : une roue de caddie pendant une attaque de zombie ?)
CITATION(Clint @ 18 4 2007 - 16:51)

je trouve que les personnages, malgré leur crédibilité, ont le sens du sacrifice un peu facile.
Oui mais d'un autre côté
se sachant trés vite tous condamnés ils ne leur restent plus qu'à tenter de rendre leurs morts "utiles", de plus je pense aussi comme Vendetta que ces personnages en s'éloignant progressivement de la terre se déshumanisent de plus en plus pour en se rapprochant du soleil arriver à se sublimer.
CITATION(Bret Gimson @ 18 4 2007 - 03:00)

Je suis tenté mais j'aimerais tout d'abord savoir une chose : Est-ce que Boyle filme toujours le mauvais côté de la scène, genre le seul endroit où il se passe rien dans le cadre (par exemple : une roue de caddie pendant une attaque de zombie ?)
oui un peu : formellement c'est pas de la dentelle (mais ça va vite)
CITATION(Hutch @ 18 4 2007 - 17:03)

CITATION(Bret Gimson @ 18 4 2007 - 03:00)

Je suis tenté mais j'aimerais tout d'abord savoir une chose : Est-ce que Boyle filme toujours le mauvais côté de la scène, genre le seul endroit où il se passe rien dans le cadre (par exemple : une roue de caddie pendant une attaque de zombie ?)
oui un peu : formellement c'est pas de la dentelle (mais ça va vite)
La gamme du metteur est là tout de même avec des plans d'ensemble, des gros plans, des angles judicieux et une belle gestion de l'environnement. Y'a guère que quand ça s'énerve que ça tremblote par instant et comme je vois très bien ce qui t'as énervé dans 28 JOURS PLUS TARD, je peux t'affirmer que ce n'est pas le cas dans SUNSHINE.
Boyle sait ce qu'il fait avec sa cam Big. Pas d'inquiétude.
horseloverfat
18 4 2007 - 16:20
CITATION(Bret Gimson @ 18 4 2007 - 17:00)

Je suis tenté mais j'aimerais tout d'abord savoir une chose : Est-ce que Boyle filme toujours le mauvais côté de la scène, genre le seul endroit où il se passe rien dans le cadre (par exemple : une roue de caddie pendant une attaque de zombie ?)
Plus mauvais commentaire du topic, et qui ne veut rien dire.
Quasiment tout les films de maintenant perdent leur force de là, de vouloir tout filmer, faut qu'on voit absolument, sinon c'est pas bien, houlala non.
Tu repars 20 ans en arrière c'est plus ça, et c'est plus fort.
Les films noirs usent et abusent du hors champ, et pourquoi sont-ils si fort ? parce qu'on ne voit pas.
Dans Arsenic et vielle dentelle pas une fois on nous montre une tombe dans la cave, et on y va que quelques secondes, alors qu'il s'y passe des trucs tout le long du film.
Dans Winds of Honnemasie, un des passages les plus drôles du film est quand les space ranger se battent avec de vrais militaires, et qu'à un moment y en a un qui pris au collet, se met à vomir pendant plus de 3 secondes, avec un beau bruit de gerbi, est-ce qu'on le voit ? non !
Revenons à Arsenic et vieille dentelle, à la fin lors de la bataille générale que voit-on ? Cary Grant qui péte un cable gentiment assis sur les escaliers, la baston n'étant figurée que par des ombres, des chaises violemment cassées à proximité du plan filmé alors, et on voit quasi rien, et ça marche super mieux que la plupart des bastons.
Alors avant de balancer des bétises grosses comme tes pouces, faudrais juste mettre un peu de bonne foi.
Parce que ça on peut le faire au centuple après (trouver des exemples).
Allez un dernier, dans détour, quand il tue la fille, que voit-on ? ses mains en gros plan qui tirent sur le fil du téléphone, mais de femme en train d'agonier à ça point ! Il faut attendre qu'il ouvre la porte !
Gros nul !
(haha !)
CarboniZer
18 4 2007 - 16:25
CITATION(Clint @ 18 4 2007 - 17:17)

CITATION(Hutch @ 18 4 2007 - 17:03)

CITATION(Bret Gimson @ 18 4 2007 - 03:00)

Je suis tenté mais j'aimerais tout d'abord savoir une chose : Est-ce que Boyle filme toujours le mauvais côté de la scène, genre le seul endroit où il se passe rien dans le cadre (par exemple : une roue de caddie pendant une attaque de zombie ?)
oui un peu : formellement c'est pas de la dentelle (mais ça va vite)
La gamme du metteur est là tout de même avec des plans d'ensemble, des gros plans, des angles judicieux et une belle gestion de l'environnement. Y'a guère que quand ça s'énerve que ça tremblote par instant et comme je vois très bien ce qui t'as énervé dans 28 JOURS PLUS TARD, je peux t'affirmer que ce n'est pas le cas dans SUNSHINE.
Boyle sait ce qu'il fait avec sa cam Big. Pas d'inquiétude.
hormis les passages avec
le boogeyman solaire, où là quand même, la réal n'est pas trés inspirée, limite lourdingue(tremblements et filtres a gogo).
CITATION(CarboniZer @ 18 4 2007 - 17:25)

hormis les passages avec le boogeyman solaire, où là quand même, la réal n'est pas trés inspirée, limite lourdingue(tremblements et filtres a gogo).
Oui, c'est à ça que je pensais quand j'ai mis "quand ça s'énerve".
Mechagodzilla
18 4 2007 - 16:37
CITATION(horseloverfat @ 18 4 2007 - 17:20)

Allez un dernier, dans détour, quand il tue la fille, que voit-on ? ses mains en gros plan qui tirent sur le fil du téléphone, mais de femme en train d'agonier à ça point ! Il faut attendre qu'il ouvre la porte !
Gros nul !
(haha !)
en fait, on voit ce que ça peut donner dans "Serial Lover", le meurtre dans une autre piece avec un cable téléphonique.
C'est sur que Détour aurait perdu en impact avec le même traitement
(sinon, c'est vrai que la dernière séquence de Sunshine, avec l'homme pizza, elle est pas super top, mais ç'est pas grave...)
vendetta
18 4 2007 - 17:19
CITATION(Clint @ 18 4 2007 - 16:51)

Très bon texte V mais je ne suis pas tout à fait d'accord sur les notions de "dépassement de l'homme" présentes dans SUNSHINE.
Contrairement à toi, et si je devais couper les cheveux en 4, je trouve que les personnages, malgré leur crédibilité, ont le sens du sacrifice un peu facile. Kaneda grille sans tenter quoi que ce soit, Searle n'hésite pas une seconde pour passer au micro-onde, le coup du scaphandre pour 4 est réglé un peu vite et Mace replonge une dernière fois pour sauver Capa alors qu'il est déjà à moitié mort. Selon des critères purement cinématographiques, toutes ces scènes fonctionnent très bien, mais l'héroïsme y est poussé à l'extrême alors que les persos ne sont que de simples scientifiques, pas des bêtes de guerre entraînées à mourir pour la bonne cause.
Les intentions de sublimer des enjeux déjà importants par des actes grandioses et désespérés tirent le film vers le haut, c'est un fait, mais Boyle n'y va pas avec le dos de la cuillère et la dose de finesse de l'ensemble demeure assez faible.
SUNSHINE, c'est plus un rollercoaster stellaire qu'un traîté sur la condition humaine.
Merci pour le compliment, Clint.
Pour te répondre: je ne trouve pas du tout que le sens du sacrifice des personnages soit poussé, même un peu. Reprenons tes exemples.
Kaneda grille justement parce qu'il tente quelque chose. Il sait que si le bouclier n'est pas réparé, c'est tout l'équipage qui grille à très court terme. Et il sait aussi que Icare prend la bonne décision lorsque ce dernier reprend le contrôle des opérations et corrige le degrés d'inclinaison du bouclier: la preuve, Kaneda rend le contrôle à Icare (en sachant très bien ce que cela signifie pour lui-même à cet instant précis). Et lorsque la réparation est enfin terminée, il sait qu'il n'aura jamais le temps d'atteindre le bord du bouclier. Donc, il préfère voir la mort en face.
Searle: il est psychologue. Il est là lorsque Harvey pête les plombs par rapport à la seule combinaison disponible. Et lorsqu'il s'avère qu'il faut que quelqu'un reste dans le vaisseau Icare 1 pour permettre aux autres de rejoindre Icare 2, il comprend que donner cette mission à Harvey serait irresponsable vu l'état de délabrement mental de ce dernier. Qui reste t'il? Capa? Non, pour la raison expliquée par Mace (on a besoin de lui pour faire pêter la bombe). Mace? Searle sait que les compétences de Mace (faire fonctionner Icare 2) sont nécessaire à la suite de la mission. En fait, seul Searle n'est pas "indispensable", sa fonction étant davantage un réconfort pour l'équipage (soutien moral, psychologique, mental, etc...). Searle fait donc le calcul et accepte de rester dans Icare 1 pour sauver l'équipage.
Le coup du scaphandre pour 4 est réglé vite? Ils n'ont pas vraiment le temps de chipoter à cet instant-là.
Mace replonge non pour sauver Capa. Il replonge pour sauver la mission. C'est le bon accomplissement de la mission qui est le seul facteur au coeur des décisions de Mace. Et en l'occurence, l'accomplissement de la mission passe ici par Capa.
Tu dis de l'équipage qu'il n'est pas composé de bêtes de guerre. Il ne faut pas oublier une chose: pour cette mission, l'humanité n'allait pas envoyer des brêles affublée d'un syndrome Caliméro. Ils sont tous censés savoir au départ ce que cette mission peut impliquer. Et la mission se charge de leur rappeller leur responsabilité au cours du récit. (en outre, en se renseignant sur le background des personnages sur le site du film, on apprend que le personnage de Mace est enfant de militaire et n'a jamais vécu que sur des bases militaires. Anecdotique certes, mais significatif).
Donc, je n'ai jamais ressenti la moindre exagération en matière d'héroïsme de l'équipage. Il y a une mission. Il faut l'accomplir. Point.
Donc pour moi, Sunshine, c'est un rollercoaster stellaire ET humain.
I rest my case.
Je pense qu'il faut peut-être aussi prendre en compte le fait que tout l'équipage soit conscient dès le début du métrage qu'ils seront peut-être amenés à se sacrifier. Après tout, ils connaissent la situation sur Terre et ont eu de longs mois avant d'atteindre le soleil. Il savent que s'ils échouent, c'est toute l'humanité qui disparaitra, et ont sans doute été choisi aussi en partie pour leur stabilité psychologique (enfin, quoique). À la limite, la réaction d'Harvey vis à vis de la combinaison me surprend plus que le choix de Kaneda ou de Searle...
simidor
18 4 2007 - 17:46
Très beau texte de Vendetta. Ca me donne envie de revoir le film.
Marrant comme le même argument peut être opposé à deux points de vue différents.
Je disais que les persos étaient trop faibles à mon goût, et trop enclins à sombrer dans leurs psychoses/dépressions/obsessions pour être crédibles, et on m'a rétorqué "oui, mais ce ne sont pas des militaires, ils ne sont que des scientifiques, des humains, donc c'est normal qu'ils s'effondrent sous le stress".
Clint trouve que le sens du sacrifice des persos est trop prononcé, que ce ne sont pas des bêtes de guerre formatées - soit précisément l'argument que l'on m'avait opposé - , et on lui réplique "mais non, ce sont des scientifiques spécialement entraînés pour cette mission, ils n'allaient pas envoyer des brêles instables psychologiquement pour sauver l'humanité".
Amusant.
(Sauf que je rappelle quand même qu'au final, on a dans l'équipage de l'Icarus 2 un psy accroc à la lumière solaire, un capitaine qui est le premier à se désigner pour une mission dangereuse, un navigateur qui se suicide après avoir fait une simple erreur de calcul sans trop grandes conséquences, et un ingénieur qui ne s'entend avec personne, gueule tout le temps, et se bastonne avec le mec le plus important de la mission. Sans compter l'équipage de l'Icarus 1, qui visiblement est joyeusement devenu psycho et suicidaire. On a connu plus stable psychologiquement.)
Bravo Vendetta, très beau texte.
CITATION(Gary @ 18 4 2007 - 18:41)

À la limite, la réaction d'Harvey vis à vis de la combinaison me surprend plus que le choix de Kaneda ou de Searle...
Oui encore que, faut plutôt mettre ça sur le compte d'un mouvement de panique : le mec sait qu'il va se faire éjecter dans l'espace, dans un milieu où la température frôle le 0 degré Kelvin, et qu'il va probablement y rester, y a de quoi péter un câble même si momentanément. D'ailleurs il arrive à se contrôler et à se reprendre, en tous cas juste assez pour le grand saut. Je pense qu'il s'agit plus du sursaut d'un mec acculé et désespéré de sauver sa peau, qui réagit de façon humaine et par conséquent irrationnelle.
CITATION(Lurdo @ 18 4 2007 - 18:49)

Sauf que je rappelle quand même qu'au final, on a dans l'équipage de l'Icarus 2 un psy accroc à la lumière solaire, un capitaine qui est le premier à se désigner pour une mission dangereuse, un navigateur qui se suicide après avoir fait une simple erreur de calcul sans trop grandes conséquences, et un ingénieur qui ne s'entend avec personne, gueule tout le temps, et se bastonne avec le mec le plus important de la mission. Sans compter l'équipage de l'Icarus 1, qui visiblement est joyeusement devenu psycho et suicidaire. On a connu plus stable psychologiquement.
Juste pour deux trucs qui m'ont fait bondir : le navigateur se suicide-t-il ? N'est-ce pas Pinbacker qui lui règle son compte ?
Quant à l'erreur de calcul sans trop de conséquences, elle se solde tout de même par la mort du capitaine Kaneda, on a vu mieux comme issue.
Quant au reste des petites névroses qui atteignent l'équipage, elles sont à mettre sur le compte de l'éloignement, de l'isolement, et la présence menaçante et écrasante du Soleil. Rien ne les incline particulièrement à devenir de dangereux psychopates malgré tout.
CITATION(keutof @ 18 4 2007 - 18:53)

Juste pour deux trucs qui m'ont fait bondir : le navigateur se suicide-t-il ? N'est-ce pas Pinbacker qui lui règle son compte ?
Humm, j'opte pour le suicide, je vois mal Pinbaker (c'était son nom ?? complètement oublié...) prendre du temps à maquiller le meurtre en suicide, ca correspond pas vraiment au perso, plus dans l'impulsion et la spontanéité psychotique.
(mas sinon effectivement, ce suicide est cohérent car on peut imaginer sans trop de difficultés le navigateur culpabiliser complètement pour la mort de Kaneda)
horseloverfat
18 4 2007 - 18:10
ben ouais, le mec il flippe sa race parce qu'il vient de faire l'erreur de sa carrière qui a failli couté la vie de l'humanité entière et qui au final entraine la mort de son capitaine.
Et je dirais que Lurdo tu manques une nuance, j'essayerais plus tard d'y revenir dessus pour l'exprimer clairement, mais ce que tu relèves et pour ma part faux, et sans paradoxe. (mais ça peut quand même être amusant,
"banane" !)
CITATION(keutof @ 18 4 2007 - 18:53)

CITATION(Lurdo @ 18 4 2007 - 18:49)

Sauf que je rappelle quand même qu'au final, on a dans l'équipage de l'Icarus 2 un psy accroc à la lumière solaire, un capitaine qui est le premier à se désigner pour une mission dangereuse, un navigateur qui se suicide après avoir fait une simple erreur de calcul sans trop grandes conséquences, et un ingénieur qui ne s'entend avec personne, gueule tout le temps, et se bastonne avec le mec le plus important de la mission. Sans compter l'équipage de l'Icarus 1, qui visiblement est joyeusement devenu psycho et suicidaire. On a connu plus stable psychologiquement.
Juste pour deux trucs qui m'ont fait bondir : le navigateur se suicide-t-il ? N'est-ce pas Pinbacker qui lui règle son compte ?
Quant à l'erreur de calcul sans trop de conséquences, elle se solde tout de même par la mort du capitaine Kaneda, on a vu mieux comme issue.
Ben, ouais, mais à la base, le Capitaine n'avait rien à foutre dehors de toute façon. Ni Capa, d'ailleurs. M'enfin bon, pas grave.
horseloverfat
18 4 2007 - 18:12
Sauf que personne veut y aller, et qu'il faut réagir immédiatement. Et Capa, psychologiquement parlant, veut prouver quelque chose à Mace. Il vient de merder lui aussi je te le rapelle (ça s'appelle de la bonne psychologie, sans que les persos se racontent).
CarboniZer
18 4 2007 - 18:13
CITATION(Gary @ 18 4 2007 - 18:41)

Je pense qu'il faut peut-être aussi prendre en compte le fait que tout l'équipage soit conscient dès le début du métrage qu'ils seront peut-être amenés à se sacrifier. Après tout, ils connaissent la situation sur Terre et ont eu de longs mois avant d'atteindre le soleil. Il savent que s'ils échouent, c'est toute l'humanité qui disparaitra, et ont sans doute été choisi aussi en partie pour leur stabilité psychologique (enfin, quoique). À la limite, la réaction d'Harvey vis à vis de la combinaison me surprend plus que le choix de Kaneda ou de Searle...
Bah plus que leur stabilité psychologique, on peut supposer eventuellement qu'ils sont préparés a ce genre de situation avant le lancement d'une telle entreprise. On peut tres bien imaginer une batterie de tests, ils se sont préparés a ça. Leur choix restent limpides et reflechis (le sacrifice) tant qu'ils ne sont pas dans l'instant (reparer le bouclier, aller dire coucou a icarus I). Dès que leur difficultés deviennent immediates, on sort du test. Les personnages se revelent, tel le capitaine qui pete un cable. Qui d'ailleurs n'est que le SECOND chef, quasiment auto proclamé.
CITATION(horseloverfat @ 18 4 2007 - 19:12)

Sauf que personne veut y aller, et qu'il faut réagir immédiatement. Et Capa, psychologiquement parlant, veut prouver quelque chose à Mace. Il vient de merder lui aussi je te le rapelle (ça s'appelle de la bonne psychologie, sans que les persos se racontent).
Ouais si tu veux. Enfin bon, ça s'appelle aussi un mauvais scénario.
(Tu as une mission dont dépend l'avenir de l'humanité, tu ne demandes pas des volontaires pour une réparation potentiellement dangereuse, tu désignes des "volontaires". Auquel cas je peux admettre que le capitaine s'autodésigne, compte tenu du manque d'enthousiasme général, mais jamais Capa, l'élément essentiel de la mission n'aurait du être de la sortie. Même s'il avait quelque chose à prouver. Ce n'est qu'une facilité dramatique purement gratuite. Si Capa y était passé, la film s'arrêtait là, vu qu'il n'y avait personne à bord foutu de déclencher la bombe.)
CITATION(Lurdo @ 18 4 2007 - 19:18)

Ouais si tu veux. Enfin bon, ça s'appelle aussi un mauvais scénario.
(Tu as une mission dont dépend l'avenir de l'humanité, tu ne demandes pas des volontaires pour une réparation potentiellement dangereuse, tu désignes des "volontaires". Auquel cas je peux admettre que le capitaine s'autodésigne, compte tenu du manque d'enthousiasme général, mais jamais Capa, l'élément essentiel de la mission n'aurait du être de la sortie. Même s'il avait quelque chose à prouver. Ce n'est qu'une facilité dramatique purement gratuite. Si Capa y était passé, la film s'arrêtait là, vu qu'il n'y avait personne à bord foutu de déclencher la bombe.)
C'est pas con. Je suis assez d'accord.
horseloverfat
18 4 2007 - 18:36
Heu sauf que Capa est jamais mis en danger, et il est pas prévu que ce soit si compliqué, enfin suicidaire.
Et c'est justement un manque d'attention des autres qui se font dépasser par leurs sentiments, de peur ici.
C'est quan même le sujet du film quasi.
vendetta
18 4 2007 - 18:38
Alors, pour le capitaine qui sort.
C'est, contrairement à ce que certains semblent penser, la meilleure décision qu'il peut prendre. Pour plusieurs raisons.
D'abord, il y a en effet un manque de temps et d'enthousiasme pour cette mission. Désigner des volontaires peut donc renforcer un climat de tension fort présent à cet instant. Ensuite, en se désignant volontaire, le capitaine force tout l'équipage a se refocaliser sur la mission du moment: l'équipage doit mettre ses différends de côté pour être à 100% opérationnel dans son assistance à la sortie du capitaine. Bref, avec cette décision, il resoude d'un seul coup tout l'équipage qui n'a plus trop le temps (ni l'envie) de savoir qui est le plus fautif dans l'affaire.
Enfin, ce genre de décision, cela s'appelle Leading by example.
Pour Capa qui sort: c'est Mace qui lance cette proposition. Dans l'optique de Capa, on peut considérer ça comme un test ("jusqu'où es-tu prêt à aller pour la mission?"). A cet instant, le capitaine laisse une porte de sortie à Capa. On sent que si Capa se dégonflait, le capitaine aurait désigné une autre personne. Mais en acceptant, Capa tient à rattraper la situation dont il s'estime "responsable" (ou du moins, co-responsable). Cela lui permet de se réhabiliter aux yeux de l'équipage et à ses propres yeux. On peut plus ou moins assimiler cela à du "reintegrative shaming". Et le capitaine comprend et respecte cela.
En outre, la situation à cet instant est sérieuse, mais n'est pas potentiellement mortelle pour les personnes sortant. C'est uniquement lorsque Icare reprend le contrôle du vaisseau et modifie l'angle du bouclier que ça devient dangereux pour les gens travaillant sur le bouclier. Si le capitaine avait pu prévoir cette décision d'Icare, il n'aurait certainement pas laissé sortir un membre d'équipage aussi crucial que Capa.
Oui mais dans l'optique de préserver A TOUT PRIX les chances de succès de la mission, le capitaine n'aurait jamais dû laisser sortir Capa. Tu raisonnes en termes militaires là (ce que l'équipage n'est pas), donc si je suis ton raisonnement, il met l'expédition en péril, sciemment, pour désamorcer une crise. De ton point de vue, ça tient pas debout. Aucune mission structurée digne de ce nom ne prendrait un tel risque. On peut à la limite expliquer la chose par le manque d'expérience.
De plus Mace, fervent défenseur du "la mission avant tout", est l'initiateur de la sortie de Capa. Ca non plus ça tient pas la route.
Mais bon, rien de grave. On encule les mouches là puisque dans le feu de l'action on y voit que du feu.