CITATION(Mandarin Ultra Finaud)
J'adore le contraste entre le 1er degré et le sérieux des personnages d'un côté et l'exaltation de l'imagerie débridée. Surtout que comme le disait Rom1 c'est vachement maîtrisé (en tout cas ça donne cette impression) - ça a beau être cheap par moments niveau FX on s'en tape complètement.
Assez d'accord (y en a quand même quelques uns qui craignent vraiment) mais juste pour resituer,
Legend of Zu a couté moins de 20 millions de dollars US. La reception au Box Office locale a été assez mitigée.
Plus de la moitié des plans du film sont tournés sur fond vert.
En plus il faut garder à l'esprit que comme
Green Snake a aussi servi à tester des filtres pour
The Lovers,
Legend of Zu est aussi un moyen pour Tsui de tester les techniques de trucages pour
Journey to the west, l'adaptation du Roi Singe qu'il tente de monter depuis 20 ans.
Dieu seul sait ce qu'il a en tête pour ce projet.
Et encore, ce n'est pas dit que Dieu ait suffisament d'imagination.
CITATION(Mandarin Ultra Finaud)
Pour le coup, l'iconisation des personnages découle directement du projet de mise en scène global, et non de plans \"obligés\" comme dans nombre d'adaptations de comics poussives.
On ne se moque jamais de la noblesse des personnages sans pour autant devenir pompeux. D'autant que les 3/4 du film démontrent quand même leurs faiblesses et atermoiements, notamment à travers leur obsession du passé.[...]M'enfin y a encore des plans magnifiques (certaines scènes de vol sont très réussies, notamment par l'utilisation de plans très très larges qui donnent vraiment une ampleur inédite aux héros, plus encore que dans Superman).
J'ai coupé le passage avec lequel je suis pas d'accord, ça m'arrange
Donc grave d'accord avec tout ça, certains plans semblaient jusqu'alors totalement impossibles à voir en dehors de double pages de certains comics. Pour ce qui est des épéistes, je dirais même que c'est la finalité du film que de les montrer non seulement faillibles mais incapables d'apprendre d'une vie à l'autre.
Accessoirement, c'est ce qui rend la présence du personnage très \"bassement\" humain Zhang Ziyi encore plus problématique au milieu de ces surhommes, et là je rejoins ceux qui trouvent que le film est trop long ou trop court : en l'état le traitement de son personnage est tout sauf staisfaisant.
CITATION(Mandarin Ultra Finaud)
Sinon je suis content qu'on ne voie finalement pas trop Zhang Ziyi, Cecilia Chung est vachement plus kawai. Par contre, ces scènes \"sur Terre\" me donnent l'impression d'avoir quand même subies des coupes sombres - z'êtes sûrs que y a pas plusieurs montages qui circulent?
Après l'avoir vu dans ses deux premiers films, Tsui a eu très envie de tourner avec Zhang Ziyi. Je n'ai jamais reussi à savoir si le rôle avait été écrit spécifiquement pour elle ou non. Il faut bien comprendre que Tsui travaille les scénarios de façon très particulière en demandant très régulièrement des réécritures de ses scénarios. Non pas parce qu'ils ont des défauts, mais pour changer certains éléments, considérer ce qu'apportent ces changements et ainsi nourrir son imagination. Ces réécritures incessantes se poursuivent souvent
après le début du tournage. Donc, en attendant que quelqu'un aille poser la question à Tsui, tout est un peu possible à propos de ce perso...
Par contre, li y en a une qui manque à l'appel, c'est Lin Ching Hsia. Elle devait initialement assurer un semblant de contnuité entre les deux Zu en tenant le rôle de la Cecilia Cheung qui se fait tuer par Insomnia dans la scène d'ouverture et Cecilia Cheung n'aurait jouer que sa "reincarnation". Malheureusement Lin Ching Hsia, qui s'es retiré du cinéma pour pouponner, a décliné l'offre de Tsui.
Pour répondre à ta question,il n'existe que deux montages du film, le montage sortit à HK et le montage miramAxe pour le marché US dans lequel le film est retaillé et narré en voix off par la bankable Zhang Ziyi...
J'aimerai passer 5 minutes dans une pièce sans fenètre seul avec les Frères Wenstein et une tronçonneuse...
Sinon nos concurrents de ce soir pour le jeu de la phrase qui ne veut rien dire mais qui m'énerve :
ça ne ressemble pas à du Tsui Hark (bigmonster)
Le montage est beaucoup plus lent que d'habitude chez Hark (Ed Wood)
Ah. C'est quoi d'habitude chez Tsui Hark ? C'est Zu ou c'est The Lovers ? Chinese Feast ou Peking opera blues ? Green Snake ou Time and Tide ? Dans la mesure où il me reste encore à trouver un metteur en scène qui remète en cause l'intégralité de son système narratif d'un film à l'autre comme le fait Tsui Hark, j'ai bien du mal à situer la "norme" chez le monsieur. C'est bien gentil de vouloir réduire Tsui à un mec qui fait des film montés par un Speedy Gonzalez sous amphés mais ça n'a que peu de rapport avec la réalité de sa filmographie.
Et au passage Big Monster,
The Blade est loin d'être aussi découpé que le premier
Zu. Il y a par contre énormément de mouvement dans les cadres, ce qui contribue à créer une idée de chaos et nervosité. Mais pour le nombre de plans au total, on doit être plus près de
Legend of Zu que du Zu de 1983.
Enfin, je vous linke la critique de Julien Carbon qu'il avait balancé sur son site à l'époque de la sortie. Un avis que je rejoins totalement. Et comme j'ai pas le temps et que de toute façon il s'exprime infiniment mieux que je ne saurais le faire, on y gagne tous...
http://www.geocities.com/Hollywood/Agency/.../djigen303.html