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Version complète : The Matrix saga - Fight for your mind
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muf
(Ceci est un topic dédié à l'univers Matrix dans son ensemble. Il me semble que ça peut valoir le coup, maintenant que l'oeuvre est achevée et digérée, de repartir à zéro pour en discuter tous les aspects et toutes les composantes.)


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La saga Matrix : L’aurore cyberpunk.


« A new symbiotic relationship » : telle est la formule qui, à la fin du court métrage d’animation The Second Renaissance, décrit le lien étroit qui unira dorénavant l’Homme et la Machine, après que les armées de robots aient remporté la guerre qui les opposa à leurs créateurs. Tout ce qui va suivre, l’ensemble de la saga “Matrix” (trois films, neuf court-métrages d’animation, moult comics et deux jeux vidéos, dont le MMPORG The Matrix online, qui fait suite au dernier film), narre le développement de cette « nouvelle relation symbiotique », processus de coévolution entre une forme de vie organique et une forme d’intelligence inorganique.


« A new man » : l’agent Smith et la mutation de l’Intelligence Artificielle

A la fin du premier opus de la saga, le programme Smith est mis en échec par le hacker Neo, et se doit donc de retourner à la Source (l’unité centrale d’où sont issus et où sont formatés tous les programmes) afin d’être effacé et remplacé, conformément à la procédure usuelle. Mais lors de sa dernière confrontation avec l’Elu, l’agent a reçu une partie du code de son ennemi (c’est-à-dire le code de l’anomalie systémique, qui permet à son détenteur de détourner les règles de la Matrice), données nouvelles venant bouleverser sa conception de l’existence, et le poussant ainsi à refuser sa délétion. On le revoit pour la première fois dans Reloaded, et son dialogue avec Neo nous dévoile alors un programme déboussolé car désormais exempt de fonction, et cherchant auprès de son vieil ennemi une nouvelle justification à son existence… quitte à ce que ce soit la destruction de l’ennemi en question.

En tant qu’agent dont l’unique fonction était de garantir le bon fonctionnement du système Matrice, et donc de s’assurer que tous ses occupants s’en tiennent à ce qu’ils sont censés faire, la liberté de choix et de pensée est pour Smith quelque chose de sans doute très excitant mais surtout de terrifiant, dont il essaie de se débarrasser au plus vite en se donnant lui-même une mission des plus simplistes. Mais tous les programmes ne partagent pas cette vision des choses, et nombreux sont ceux qui, envieux du libre-arbitre dont jouissent les Humains, semblent vouloir se libérer de leur statut déterministe : il en est ainsi du Mérovingien, programme hédoniste qui ne sert que ses propres intérêts, et des programmes « Exilés », émigrés du monde des Machines recueillis clandestinement dans la Matrice par l’Oracle, échappant ainsi à un destin linéaire menant systématiquement à la Source, donc à la mort…

Cette évolution primordiale des Intelligences Artificielles trouve son origine historique dans le même événement qui précipita la guerre Hommes / Machines et qui nous est relaté dans The Second Renaissance : il s’agit du meurtre de ses maîtres par le robot ménager B166ER, acte certes terrible mais motivé avant tout par une pensée qu’aucun autre être artificiel n’avait eue jusque-là : « Je ne veux pas mourir »… On a vu que d’autres I.A. (le Mérovingien, les Exilés) auront suivi cette voie, ne voulant plus avoir à justifier leur existence et devenant ainsi maîtres de leur propre destin. Le deuxième acte fondateur du processus évolutif ainsi engagé est celui de Rama-Kandra et Kamala, deux Intelligences Artificielles qui mettent au monde une I.A. enfant, Sati, premier être “artificiel” à avoir été conçu sans fonction a priori et dont la création fut motivée par le simple amour de l’existence… soit le même sentiment qui animait B166ER, mais qui a cette fois pour conséquence de donner la vie, et non la mort. En acquérant ainsi l’une des caractéristiques essentielles du Vivant, la capacité de réplication (en l’occurrence sa version plus évoluée, la procréation ; Smith maîtrisant de son côté une variante plus rudimentaire, virale), l’Intelligence Artificielle réduit encore un peu plus l’écart qui la sépare de l’espèce humaine.

Des Machines qui comprennent l’importance de la vie, des Intelligences Artificielles amoureuses, et une enfant, fruit de cet amour, symbolisant l’essence même de la liberté… Comment ne pas croire que la nouvelle Matrice, celle-là même où se déroule l’épilogue de Revolutions, et à la création de laquelle participa Sati, profitera de cette évolution et constituera ainsi un lieu de vie plus apte à accueillir la complexité de l’esprit humain, où l’art (image finale de l’aurore, tableau dessiné par Sati) et l’émotion, soit deux concepts totalement inutiles, auront leur juste place…


Les multiples Soleils de Revolutions et l’évolution des mentalités humaines

L’épilogue qu’a apporté The Matrix Revolutions à l’ensemble de la saga aura dérouté plus d’un spectateur. Qui, après n’avoir vu que The Matrix premier du nom, pouvait en effet imaginer que l’œuvre des Wachowski se conclurait par un happy end dans la Matrice, avec des programmes gambadant joyeusement sur le gazon virtuel ? Rappelons que le premier film pouvait en première lecture paraître assez simpliste, diabolisant machines et virtualité, et appelant ainsi une fin du type “Neo et les Humains bottent leur cul aux tas de ferraille”. Or il s’avère que Revolutions apporte une conclusion bien plus audacieuse.

Au cours de ce dernier chapitre, Neo et Trinity embarquent seuls à bord du Logos avec pour destination Zero-One, la Cité des Machines. Lors de leur approche, les défenses de la ville robotique les obligent à traverser l’orage magnétique que les Humains avaient eux-mêmes provoqué. Trinity a alors le privilège qu’aucun autre être humain n’aura peut-être jamais plus, celui d’être éblouie par la lumière de l’astre solaire… avant que le Logos ne retombe vers la couche de nuages, la nuit éternelle, la terre dévastée. Cette scène donne en quelque sorte aux spectateurs l’occasion de dire adieu d’une part à un “monde réel” que l’homme lui-même a de toute façon ravagé, et d’autre part à la conclusion que beaucoup d’entre nous avaient imaginé et dans laquelle le Soleil aurait percé la couche de nuages noirs, après que les Humains se soient libérés du joug des Machines en détruisant la Matrice… C’est d’une certaine façon à Smith que l’on doit d’avoir échappé à cette fin pour le moins classique. A ce stade du métrage, Neo, référent du spectateur, a en effet été rendu aveugle par Bane (réceptacle charnel de l’agent Smith), et ne peut donc partager l’émotion qui étreint Trinity lors de ces brèves retrouvailles avec le Soleil. C’est face à une lumière d’une autre nature que L’Elu connaîtra l’illumination, d’abord en étant traversé par l’aura d’une Sentinelle fonçant vers leur vaisseau, puis, à Zero-One, confronté à la beauté lumineuse de la Cité que lui seul est alors capable de percevoir… Et lorsque le maître des lieux apparaît (se lève !), c’est sous la forme d’un Soleil robotique, baptisé Deus Ex Machina (« Dieu venu de la Machine »), avec qui sera conclu le pacte qui sauvera l’humanité.

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Mais venons-en enfin au véritable épilogue de Revolutions, ces cinq dernières minutes ayant la lourde tâche de clore toute la saga. On y assiste de nouveau à un lever de Soleil, mais celui-ci a alors lieu dans l’univers virtuel de la Matrice, et les seules personnes présentes pour y assister sont toutes des Intelligences Artificielles… En clair, et puisque nous venons quelques minutes plus tôt de dire adieu au monde réel, le film nous invite maintenant à « abandonner notre chair » (comme le demandait un représentant des Machines, sorte d’ancêtre du Deus Ex Machina, à la fin de The Second Renaissance) pour venir vivre en paix avec les I.A. en tant que purs esprits dans un environnement débarrassé de toutes les contraintes physiques et biologiques, où les différences entre toutes formes d’intelligence sont abolies… Environnement virtuel qui, on l’a vu, est désormais apte à accueillir l’humain, contrairement aux précédentes versions de la Matrice, trop parfaites pour être humaines ou au contraire ne reproduisant que trop bien le caractère aliénant du monde réel façonné par l’homme… Une telle invitation devrait séduire l’espèce humaine, elle qui a toujours cherché à oublier, voire à nier, sa nature organique (intellectualisation du sexe, tabou de la scatologie, séparation supposée de l’âme et du corps…).

Afin de faciliter l’assimilation d’un tel concept aux non-initiés, le premier film avait préparé le terrain en faisant appel, par l’intermédiaire du maître de cérémonie Morpheus, à une théorie familière aux amateurs de S.F. et de fantastique, qui rappelle que tout être pensant, par nature, n’aura jamais qu’une perception de la réalité, c’est-à-dire un ensemble d’influx nerveux, électriques. Vu sous cet angle, quelle distinction peut-on faire entre la Matrice et le “monde réel” ? Et, surtout, y a t-il encore une différence physique significative entre un Humain et un Robot doué d’intelligence artificielle ? (si ce n’est justement cette nature organique dont l’homme essaye de toute façon de se débarrasser)

Si une telle révolution ne pouvait se produire avant que les I.A. se soient libérées de leur statut déterministe, il est évident qu’elle nécessite également un bond en avant dans l’évolution des mentalités humaines… Revenons à la question posée par le traître Cypher dans le premier film : pourquoi se morfondre dans une réalité sinistrée alors qu’on peut s’éclater dans la Matrice ? La réponse apportée par Revolutions est donc : aucune raison, à moins d’être un intégriste comme Morpheus… et comme nous tous à la vision du premier film ! Et puisque l’on parle d’intégrisme, il est frappant de constater à quel point nous autres Humains, qui nous différencions des Machines (d’un point de vue “spirituel” et non plus physique) principalement par notre libre-arbitre, semblons pourtant vouloir nous en débarrasser à tout prix, à travers notamment des religions et prophéties (et plus généralement la société toute entière) qui attribuent des “fonctions” à chacun. Et comme le rappelait l’agent Smith lui-même dans le premier film, le fait que les fonctions en question impliquent bien souvent nombre de souffrances et frustrations ne semble pas les rendre moins acceptables auprès de la plupart des gens, effrayés qu’ils sont à l’idée d’être vraiment libres…

L’erreur fondamentale de Cypher est cependant qu’il veut, lui, retourner dans la Matrice en oubliant tout ce qu’il a appris lors de son voyage, se faisant ainsi le parangon d’une doctrine (qu’il résume lui-même par « les ignorants sont bénis ») simpliste et tout sauf subversive, qui n’est bien sûr pas celle de l’œuvre elle-même. Ce n’est pas un hasard si ce personnage, bien qu’étant in fine à classer parmi les “méchants”, fait parfois preuve de ce que nombre de spectateurs auront sans doute considéré comme du bon sens. Car la plupart des gens ne sont pas encore prêts à accepter l’idée qu’on puisse désirer vivre dans un univers artificiel tout en ayant pleinement conscience que cet univers est artificiel… C’est pourtant ce qui se passe à petite échelle : les gens passeraient peut-être moins de temps à s’oublier dans des simulacres (cinéma, jeux vidéos…) si la société leur proposait autre chose que métro-boulot-dodo. Sauf qu’en quelque sorte, les Wachowski (eux-mêmes gamers et cinéphiles incurables) semblent dire : « heureusement que votre gamin a les jeux vidéos et le cinéma, sinon il y a longtemps qu’il se serait tiré une balle ! », soit exactement l’inverse du discours habituel sur ce sujet.

De fait, d’un certain point de vue, c’est abominablement pessimiste : en gros, ce plan de réalité dans lequel nous vivons est foutu écologiquement et politiquement (car désormais même la révolte fait partie intégrante du système, ce dont Morpheus et ses acolytes se sont rendus compte dans Reloaded), alors autant partir vivre dans un autre plan de réalité. Mais on peut également voir cette décision, ce choix (pris consciemment), comme l’occasion de faire mieux ce coup-ci, et on rejoint là une notion qui peut évoquer le Karma, ou plutôt le “reload” : connaître les erreurs passées pour ne pas les répéter. Ainsi cette conclusion sera vue comme heureuse ou tragique selon les convictions de chacun ; et de fait les dernières remarques de l’Oracle et de l’Architecte, ainsi que l’absence de représentants de l’espèce humaine lors de cet épilogue (en fait il y en a bien, mais dans la salle de cinéma !), montrent que la balle est dans le camp des Humains (et donc du spectateur) : les Machines n’ayant toujours voulu que la coexistence pacifique (cf. The Second Renaissance), la guerre ne reprendra que si les Humains se laissent aller à une de leurs fameuses sautes d’humeur dont sont incapables des Intelligences Artificielles (l’Architecte à l’Oracle : « Pour qui me prends-tu ? Pour un Humain ? »). On comprend alors mieux pourquoi le dernier opus de la saga ne pouvait, contrairement aux deux précédents, se terminer sur un morceau de Rage Against The Machine…

La cohérence de cette démarche se traduit également par la sortie de The Matrix online, qui laisse aux joueurs/spectateurs le soin d’écrire la suite de l’histoire.

Non, la fin de Revolutions ne constitue pas un happy end, mais bien un “happy beginning”, l’aube d’une nouvelle ère… potentielle.


Quand les Sentinelles fécondent la matrice humaine

Quelques éléments visuels pour ceux qui douteraient encore que le thème principal de l’œuvre Matrix est bel et bien la communion Humains / Intelligences Artificielles…

Il faut tout d’abord évoquer ce plan fondamental de Reloaded, qui résume à lui seul toute l’idée : des coulées de sang, sur un écran d’opérateur, se mêlent aux fontaines de glyphes constituant le code de la Matrice…

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Mais la thématique trouve son apogée visuelle lors de la gigantesque bataille pour Zion dans Revolutions, au cours de laquelle les soldats humains revêtent un exosquelette leur conférant l’apparence de robots guerriers, ceci afin d’affronter des Sentinelles qui, de leur côté, ressemblent individuellement à des pieuvres, et dont les essaims évoquent au choix des bancs de poissons ou d’oiseaux… De même que les robots croisés par Neo lors de son périple à Zero-One imitent diverses formes de vie animales.

Il n’est pas non plus interdit de voir dans l’aspect de ces Sentinelles de nombreuses similitudes avec d’autres éléments organiques, et notamment avec des spermatozoïdes, venant ainsi féconder l’utérus de l’Humanité que constitue Zion (que ceux qui trouveraient cette comparaison grotesque visionnent successivement des images prises in utero de spermatozoïdes s’agglutinant autour de l’ovule, puis celles des Sentinelles s’agitant le long des parois tout en rondeurs du quai d’entrée de Zion qu’elles essaient de forcer…), et parachevant ainsi la longue et tumultueuse copulation entre l’Homme et la Machine contée impudiquement par la saga Matrix…


On se souvient que Mamoru Oshii, réalisateur de Ghost in the Shell et influence majeure des Wachowski, estimait que le premier film de la future trilogie était trop manichéen et pas assez ambigu pour être comparé à Avalon, œuvre que lui-même réalisa dans le but avoué de « prouver que le réel et le virtuel sont très semblables et participent ensemble à la construction de l’être humain ». Maintenant que les Wachowski ont pu achever leur œuvre et dévoiler ainsi leurs véritables intentions, il devient clair qu’Oshii avait en quelque sorte raison, et que l’un des objectifs de The Matrix était de mettre le spectateur face aux limitations de la mentalité dominante sur le sujet. Gageons que le réalisateur japonais aura su apprécier les développements complexes et la conclusion audacieuse apportés par Reloaded et Revolutions.


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Karibou
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Eh mec! Pourquoi tu veux pas de nous?!
Astuce Mario
"Des spermatozoides" :roll:



Non je deconne.

Je reviens plus tard pour ajouter mon grain de sel, si le topic n'a pas été mangé par zak (o facho, le peuple aura ta peau!).
Zak
Nan mais ça va pas ! On va pas fermer un tel topic.

Quoique... ça me démange... icon_twisted.gif

Hop à lire.
nicco
Ho fou !
Waco
Ce qui est bien avec cette saga, c'est que même lorsque l'on croit qu'on en a fait le tour (ce qui n'est pas mon cas... je n'ai pas cette prétention hein) et bah en fait non, il en reste encore et toujours quelque chose à lire, dire, apprendre. La preuve avec cette reflexion imagée que j'aime beaucoup et qui me donne envie non pas de faire un bébé à ma copine mais de glisser le dvd dans le lecteur afin de rematter cette scène à la lumière de ce nouvel éclairage...
CITATION(muf)

Il n’est pas non plus interdit de voir dans l’aspect de ces Sentinelles de nombreuses similitudes avec d’autres éléments organiques, et notamment avec des spermatozoïdes, venant ainsi féconder l’utérus de l’Humanité que constitue Zion (que ceux qui trouveraient cette comparaison grotesque visionnent successivement des images prises in utero de spermatozoïdes s’agglutinant autour de l’ovule, puis celles des Sentinelles s’agitant le long des parois tout en rondeurs du quai d’entrée de Zion qu’elles essaient de forcer…), et parachevant ainsi la longue et tumultueuse copulation entre l’Homme et la Machine contée impudiquement par la saga Matrix…


(et merci à Zak d'avoir laissé vivre ce topic. muf a joué avec le feu mais la raison l'a finalement emporté)
Rom1
Que j'aime ce forum qd je lis d'aussi intéressants posts.
rama kandra
La trilo n'est pas seulement influencé par Oshii mais aussi par AKIRA.

Regardez le topic sur le forum animation.
Y a enormement de points communs.

A part ca l'histoire continue sur Matrix online avec de nombreux rebondissements , un nouveau jeu video enter the matrix 2 qui nous mettra dans la peau de Neo dans des scenes absentes des films ,un nouveau animatrix.

Voila on se trouve avec un univers à la star wars avec un max d'extentions.

A ce qu'il parait une nouvelle trilo serait prévu dans les 10 ans à venir  :D
David Dunn
En un mot : excellentissime texte. biggrin.gif


Ce qui est vraiment formidable, c’est qu’il est parfaitement complémentaire avec bien d’autres interprétations de la trilogie, tellement ces films sont riches (y compris celle donnée dans le coffret DVD).

Bravo !
Clint
Joli texte mais la trilo Matrix ça reste pour moi une vulgarisation. Dingue de voir que vous avez eu besoin des Washbros pour développer de telles réflexions. Tout était déjà là avant et c'est choquant de voir que l'ouverture sur la richesse du monde Cyberpunk passe par 3 blockbusters moisis.
Le seul mérite des 2 frangins, c'est d'avoir allumé les cerveaux par le biais du repompage total. Triste mais actuel.
muf
Merci pour les compliments :oops:
Je me rendais pas vraiment compte si c'était ou non bourré de redites par rapport à ce qu'on a déjà pu en dire - semblerait que non, c'est cool.

CITATION(Clint)
la trilo Matrix ça reste pour moi une vulgarisation.


Pas faux. Mais, justement, pour moi la vulgarisation est un projet tout ce qu'il y a de plus noble.

CITATION
Dingue de voir que vous avez eu besoin des Washbros pour développer de telles réflexions. Tout était déjà là avant et c'est choquant de voir que l'ouverture sur la richesse du monde Cyberpunk passe par 3 blockbusters moisis.


Ben le fait de kiffer Matrix n'empêche pas qu'on ait découvert le cyberpunk bien avant, au contraire je dirais même: c'est justement parce que Matrix constitue un gigantesque melting pot de plein de trucs vachement bien que ça a eu autant d'effet sur certains d'entre nous.
Je ne peux évidemment parler que pour moi, mais je pense néanmoins ne pas être seul dans ce cas: je lis de la SF (dont William Gibson) depuis que je suis tout gosse, et je n'ai donc pas attendu Matrix pour réfléchir à tous ces thèmes. C'est juste que cette saga est AMA à la fois un bon digest de ce qu'on a pu voir/lire avant, et une expérience cinématographique assez inédite.
Blunt
Hey mais j'ai déjà lu ça moi  8O  !!!!!

(et comme un gros imbécile je ne t'avais pas répondu quand tu m'avais envoyé ce texte, je te le dis maintenant: c'est du très bon boulot, good job mec).
Dr Rabbitfoot
Mouais ...... Muf, une bonne moitié de ton texte me semble de la masturbation intelectuelle, mais j'avoue que l'evidence du point commun des "Matrix" avec "Avalon" est indéniable. Donc quelques unes de tes conclusions me parraissent justes.

Mais pour moi, LA SOURCE de la trilogie "Matrix", l'oeuvre que les Wacho ont sans l'ombre d'un doute lu et relu dix fois, c'est le "Neuromancer" de William Gibson.
Blunt
CITATION(Dr Rabbitfoot)
Mais pour moi, LA SOURCE de la trilogie \"Matrix\", l'oeuvre que les Wacho ont sans l'ombre d'un doite lu et relu dix fois, c'est le \"Neuromancer\" de William Gibson.


Bah c'est un peu plus ou moins la source d'inspiration de toutes les oeuvres cyberpunk dans la mesure où c'est la matrice originelle du genre nan? Et la filiation à Gibson n'est de toute façon jamais cachée dans les films (je rappelle à tout hasard que le morceau de la BO qui accompagne la poursuite dans Reloaded est intitulé "Mona Lisa Overdrive" donc bon...).

D'ailleurs Gibson lui-même avait eu des propos très élogieux envers les frangins à la sortie du premier.
Dr Rabbitfoot
CITATION(Blunt)
CITATION(Dr Rabbitfoot)
Mais pour moi, LA SOURCE de la trilogie \"Matrix\", l'oeuvre que les Wacho ont sans l'ombre d'un doite lu et relu dix fois, c'est le \"Neuromancer\" de William Gibson.


Bah c'est un peu plus ou moins la source d'inspiration de toutes les oeuvres cyberpunk dans la mesure où c'est la matrice originelle du genre nan? Et la filiation à Gibson n'est de toute façon jamais cachée dans les films (je rappelle à tout hasard que le morceau de la BO qui accompagne la poursuite dans Reloaded est intitulé \"Mona Lisa Overdrive\" donc bon...).

D'ailleurs Gibson lui-même avait eu des propos très élogieux envers les frangins à la sortie du premier.


Ouais, mais là ce sont carrement des passages entiers qui me semblent avoir été repris. Rien que Zion, les trips dans la Matrice, ou les differents "appartements" de la Matrice, ça m'a semblé evident.
muf
Ca fait un paquet d'années que je l'ai lu, donc je serai pas trop affirmatif, mais je ne pense pas qu'il faille voir Neuromancer comme l'influence "majeure" des Wachos. Comme le dit Blunt, de toute façon, dès qu'on parle de réseaux virtuels, on se réfère forcément à Gibson. Y a encore d'autres éléments du bouquin qu'on retrouve dans les films, mais d'un point de vue purement thématique, les points communs avec Oshii me semblent beaucoup plus prégnants.
Blunt
CITATION(muf)
Comme le dit Blunt, de toute façon, dès qu'on parle de réseaux virtuels, on se réfère forcément à Gibson.


Ah bah voilà, je cherchais justement ce qu'il avait dit exactement et c'était donc qu'il jugeait que le film offrait la meilleure représentation des concepts cyberpunks (et notamment des reseaux virtuels donc) qu'il lui ait été donné de voir.
Anonymous
CITATION(Blunt)
CITATION(Dr Rabbitfoot)
Mais pour moi, LA SOURCE de la trilogie \"Matrix\", l'oeuvre que les Wacho ont sans l'ombre d'un doite lu et relu dix fois, c'est le \"Neuromancer\" de William Gibson.


Bah c'est un peu plus ou moins la source d'inspiration de toutes les oeuvres cyberpunk dans la mesure où c'est la matrice originelle du genre nan? Et la filiation à Gibson n'est de toute façon jamais cachée dans les films (je rappelle à tout hasard que le morceau de la BO qui accompagne la poursuite dans Reloaded est intitulé \"Mona Lisa Overdrive\" donc bon...).

D'ailleurs Gibson lui-même avait eu des propos très élogieux envers les frangins à la sortie du premier.


hé hé et avant d'être Neo, Keanu Reeves était....
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c'est uber cohérent tout ça !
David Dunn
CITATION(Dr Rabbitfoot)
Mouais ...... Muf, une bonne moitié de ton texte me semble de la masturbation intelectuelle,

Juste une question que je me pose depuis un moment (Doc vient de m'y faire penser) :
C'est quoi la "masturbation intellectuelle", en fait ?
J'ai jamais compris la frontière entre parler art (ou philo) et ça.
Je fais un peu le naïf là, mais j'ai l'impression que chacun a sa propre définition.
ChristianBaleRules
En gros je dirais que c'est voir des choses là ou il y a rien, un peu comme les monochromes de Whiteman koi ou du Kundelitch...
David Dunn
CITATION(ChristianBaleRules)
En gros je dirais que c'est voir des choses là ou il y a rien, un peu comme les monochromes de Whiteman koi ou du Kundelitch...

C'est bein ce que je pensais.
Le problème, c'est que dans ce cas, tout l'art moderne c'est de la masturbation intellectuelle alors.
Perso, je j'essaye de ne pas utiliser ce terme (qui je suis pour dire qu'il y a rien dans une oeuvre, aprés tout ?).
Mais chacun fait ce qu'il veut.  :wink:
Astuce Mario
CITATION(Dr Rabbitfoot)
Mouais ...... Muf, une bonne moitié de ton texte me semble de la masturbation intelectuelle...


Laquelle de moitié?

(par ce qu'au contraire je trouve que la reflexion est assez limpide, qu'elle s'appuie sur l'oeuvre -et pas sur des speculations bidons- et arrive à en degager des lignes claires, donc...)


Sinon...

CITATION(m.onsieur u.ltra f.esse)
Si une telle révolution ne pouvait se produire avant que les I.A. se soient libérées de leur statut déterministe, il est évident qu’elle nécessite également un bond en avant dans l’évolution des mentalités humaines… Revenons à la question posée par le traître Cypher dans le premier film : pourquoi se morfondre dans une réalité sinistrée alors qu’on peut s’éclater dans la Matrice ? La réponse apportée par Revolutions est donc : aucune raison, à moins d’être un intégriste comme Morpheus… et comme nous tous à la vision du premier film !


Oui d'ailleur, comme moi je suis pas un integriste, c'est ce qui m'avait gené dans le premier Matrix, et qui est vraiment trompeur. Ils ont construit leur film comme un trip autour d'un héros (l'élu, le sauveur de l'humanité) pour mieux lui casser la gueule dans le deuxieme (élu=grosse arnaque) et mettre toute l'humanité au second plan, dans le final (en dehors de ses qualités et defauts, je pense que le rejet du troisieme film vient aussi de là). Là dessus c'est vraiment bien foutu...
Dr Rabbitfoot
CITATION(ChristianBaleRules)
En gros je dirais que c'est voir des choses là ou il y a rien, un peu comme les monochromes de Whiteman koi ou du Kundelitch...


Ahahahah ! Incroyable, j'en ai causé pas plus tard qu'hier des monochromes de Whiteman ! icon_mrgreen.gif

Sinon, Gibson parle de Sion tel quel .... idem pour l'Architecte, qui n'a pas ce nom mais les mêmes fonctions. Et je dirais "presque" idem sur le Maître des Clés (une jeune fille me semble t-il). J'ai lu le bouquin il y a 4 ans environ, mais en voyant les deux premiers "Matrix" (que j'adore), ça m'a littéralement sauté aux yeux !

Tiens, rien que pour vous embêter, je vais relire bientôt le roman et je vous noterais ici même les points communs wink.gif
:groschieur:
muf
CITATION(Big Monster)
hé hé et avant d'être Neo, Keanu Reeves était....
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c'est uber cohérent tout ça !


Et bientôt, il sera...

Image IPB

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Reeves est devenu l'icône de la SF moderne au cinoche :!:


Je pense que la question "masturbation intellectuelle ou pas?" est un faux problème: vu que de toute façon on n'aura jamais les auteurs à portée de main pour demander confirmation, inutile de se tourmenter par peur de divaguer. Et quand bien même on pourrait avoir infirmation/confirmation, ça n'interdit pas de voir autre chose dans l'oeuvre que ce que les auteurs disent y avoir mis.
Et puis c'est un plaisir, bordel, la masturbation :!:

Le truc, c'est que tant qu'on se réfère un maximum à l'oeuvre (ce que j'ai essayé de faire), ça me semble toujours bon à prendre.
Et il faut préciser que, concernant Matrix, je ne me suis pas dit "bon faut que j'écrive 4 pages sur ces films, qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter?", mais c'est bien parce que les films m'ont mis le ravioli en ébullition que j'ai fini par tout mettre par écrit (et quand on voit toute la littérature que les films ont engendré - y compris sûrement pas mal de nawakeries, mais c'est ça qu'est rigolo aussi - je me dis que je suis pas le seul).


Sinon, pour rebondir sur le post d'Asto Mariuce: on pourrait même dire que le scénar du premier film a été écrit par L'Architecte, en fait. Je pense que c'est vraiment comme ça qu'il faut le prendre - ce qui explique pourquoi on voit à plusieurs reprises l'action se dérouler à travers l'un de ses écrans de contrôle.
Hutch
CITATION(muf)


Reeves est devenu l'icône de la SF moderne au cinoche :!:



Hého, faites gaffe quand même à ce que vous postez...

Sinon, le texte est très bien (y a des trucs qui me gènent mais je crois comprendre maintenant ce qui me gonfle dans la trilogie : on touche le but), et n'est pas du tout pignollé dans sa conception (ou alors on ne cherche plus à analyser quoique ce soit et on fout des notes avec \"drole et émouvant, je vous le conseille\" comme chez Laurent Weil), ce qui ne m'empêchera de penser que ça vaut pas tripette Matrix Revolutions et que les Wachos sont encore loin d'avoir un discours intéressant et une forme qui suit mais bon ça c'est AMHA etc...

Voilà pas le temps ni l'envie de débattre mais c'est du bon boulot.


EDIT et Marcel : voilà c'est ça que j'aime pas dans le film en fait :

CITATION
L’erreur fondamentale de Cypher est cependant qu’il veut, lui, retourner dans la Matrice en oubliant tout ce qu’il a appris lors de son voyage, se faisant ainsi le parangon d’une doctrine (qu’il résume lui-même par « les ignorants sont bénis ») simpliste et tout sauf subversive, qui n’est bien sûr pas celle de l’œuvre elle-même. Ce n’est pas un hasard si ce personnage, bien qu’étant in fine à classer parmi les “méchants”, fait parfois preuve de ce que nombre de spectateurs auront sans doute considéré du bon sens. Car la plupart des gens ne sont pas encore prêts à accepter l’idée qu’on puisse désirer vivre dans un univers artificiel tout en ayant pleinement conscience que cet univers est artificiel… C’est pourtant ce qui se passe à petite échelle : les gens passeraient peut-être moins de temps à s’oublier dans des simulacres (cinéma, jeux vidéos…) si la société leur proposait autre chose que métro-boulot-dodo. Sauf qu’en quelque sorte, les Wachowski (eux-mêmes gamers et cinéphiles incurables) semblent dire : « heureusement que votre gamin a les jeux vidéos et le cinéma, sinon il y a longtemps qu’il se serait tiré une balle ! », soit exactement l’inverse du discours habituel sur ce sujet.

De fait, d’un certain point de vue, c’est abominablement pessimiste : en gros, ce plan de réalité dans lequel nous vivons est foutu écologiquement et politiquement (car désormais même la révolte fait partie intégrante du système, ce dont Morpheus et ses acolytes se sont rendus compte dans Reloaded), alors autant partir vivre dans un autre plan de réalité. Mais on peut également voir cette décision, ce choix (pris consciemment), comme l’occasion de faire mieux ce coup-ci, et on rejoint là une notion qui peut évoquer le Karma, ou plutôt le “reload” : connaître les erreurs passées pour ne pas les répéter. Ainsi cette conclusion sera vue comme heureuse ou tragique selon les convictions de chacun ; et de fait les dernières remarques de l’Oracle et de l’Architecte, ainsi que l’absence de représentants de l’espèce humaine lors de cet épilogue (en fait il y en a bien, mais dans la salle de cinéma !), montrent que la balle est dans le camp des Humains (et donc du spectateur) : les Machines n’ayant toujours voulu que la coexistence pacifique (cf. The Second Renaissance), la guerre ne reprendra que si les Humains se laissent aller à une de leurs fameuses sautes d’humeur dont sont incapables des Intelligences Artificielles (l’Architecte à l’Oracle : « Pour qui me prends-tu ? Pour un Humain ? »). On comprend alors mieux pourquoi le dernier opus de la saga ne pouvait, contrairement aux deux précédents, se terminer sur un morceau de Rage Against The Machine…


Le côté "finalement les humains auraient du être gentils dès le départ avec les IA.".
Je préfère quand on éteint les machines.
muf
Ah ça c'est sûr que le final de Revolutions c'est un peu l'antithèse de celui de Escape from L.A.!
Et pourtant je kiffe les deux.
Comme je l'avais déjà dit, je n'adhère pas moi-même à 100% avec la vision proposée par les Matrix - de même pour la conclusion du Carpenter, que je trouve par ailleurs uber jouissive et couillue.
N'empêche que je trouve leur point de vue intéressant et recevable.

Le rapport de l'homme à la technologie est de toute façon un des thèmes majeurs de la SF - on n'a pas fini d'en faire le tour.
Hutch
CITATION(muf)
Ah ça c'est sûr que le final de Revolutions c'est un peu l'antithèse de celui de Escape from L.A.!
Et pourtant je kiffe les deux.
Comme je l'avais déjà dit, je n'adhère pas moi-même à 100% avec la vision proposée par les Matrix - de même pour la conclusion du Carpenter, que je trouve par ailleurs uber jouissive et couillue.
N'empêche que je trouve leur point de vue intéressant et recevable.

Le rapport de l'homme à la technologie est de toute façon un des thèmes majeurs de la SF - on n'a pas fini d'en faire le tour.


Ouais mais l'intéret du premier à mon sens, quand je les ai rematés, c'est qu'on y trouvait des personnage comme Cypher ou *je ne sais plus comment il s'appelle, mais vous voyez de qui je veux parler il inventait la nana en rouge* qui apportaient chacun un contrepoint (l'un en jouant avec la Matrice, l'autre en ralant constamment, ce qui est un signe de bonne santé mentale si on traîne trop longtemps avec une bande d'illuminés fermez la paranthèse) à la logique Morpheus.

Ensuite dans les deux suivants : on ne se retrouve qu'avec des persos humains assez creux (putain mais abattez Link !), assez statiques et je décroche : mais comme tu le fais remarquer c'est en fait parce que les machines deviennent humaines (sauf que les machines c'est de la merde et qu'être humain c'est mieux).

Et puis il ya surtout des gros problèmes de rythme et d'écriture dans le 3e épisode qui sont indépendants de l'histoire ou de la thématique (comprendre : je regardais pas mal ma montre pendant l'assaut de Zion)

Bon sur ce je retourne à mes cow-boys et mes flics.
muf
Du point de vue formel et de la structure de la narration, t'as pas tort dans le sens où le premier est certainement le mieux torché, sans être bateau pour autant. Y a quasiment rien à jeter et chaque plan pourrait être une vignette de comic.
Dans les suites ils se sont lâchés et du coup y a forcément un côté nawak, qui des fois fonctionne à donf et des fois tombe à plat (Revo contient AMHA à la fois les meilleurs et les plus mauvais plans de la trilo). Ils se préoccupent plus vraiment de faire un film aimable et balancent tout ce qu'ils ont en tête à l'écran: les persos deviennent vraiment des sprites de jeu vidéo (donc oui moins intéressants humainement, mais pour moi ça reste stimulant intellectuellement), et l'action est en roue libre - ça passe ou ça casse.
En ce qui me concerne Revolutions est celui qui passe le plus vite, mais c'est un ride qui repose beaucoup sur les attentes du spectateur plus que sur un réel effort de représentation - en gros ça plaît à moins de monde, mais ceux à qui ça plaît se jouissent dessus.
Anonymous
CITATION(Hutch)
Le côté \"finalement les humains auraient du être gentils dès le départ avec les IA.\".
Je préfère quand on éteint les machines.


Ils pouvaient pas faire ça, ça faisait trop 2001.
(Matrix c'est un peu la réponse des '90 au 2001 de Kubrick je trouve)

Image IPB

Sinon sérieusement, encore une fois, c'est super intéressant tout ça mais AMHA ça a peu de rapport avec les films en eux-mêmes.
Oui je sais c'est le but recherché, mais j'avoue que j'arrive plus à comprendre le rapport entre tout ça et la simple expérience du spectable matrixien (j'utilise le mot "spectacle" sans connotation péjorative) ; je trouve vraiment étonnante cette façon de partir en live à propos de Matrix - au final on a l'impression que ce sont les seuls qualités de la trilogie (et franchement je crois bien que c'est ça d'aillleurs)  
je pense que c'est ce que Dr Rabbitfoot appelle la masturbation intellectuelle, je suis pas loin de penser pareil, même si dans l'absolu ces considérations sont uber intéressantes (mais elle le seraient même sans les films, non ? Qui sont franchement plutôt vulgaires et mal foutus non ?)

EDIT : justement c'est l'aspect ride qui est raté je trouve.
Anonymous
hop double post pour dire que vraiment je comprends pas pourquoi Matrix précisément suscite toutes ces réactions.
(AMHA on peut tirer des analyses poussées de tout et n'importe quoi - c'est quand vous voulez que j'vous fais l'éxègèse du Capitaine Flam - alors pourquoi Matrix  8O  ?)

Muf t'es quand même d'accord pour dire que y'a rien de neuf là'n'dans, non ?
(par rapport à la SF je veux dire)
muf
CITATION
je trouve vraiment étonnante cette façon de partir en live à propos de Matrix


Oué moi aussi en fait, mais les faits sont là. Après, comme je le disais plus haut, pitêtre que si j'avais pas lu autant de SF j'aurais pas autant déliré sur les Matrix. Et puis faut voir que c'est un truc générationnel aussi: d'un strict point de vue cinématographique, est-ce que Star Wars ça vaut tout le foin qui a suivi?

Edit: rien de neuf à proprement parler, yep (encore que y a certains trucs que je retrouve nulle par ailleurs que dans GITS, donc si les parents du petit Mamoru s'étaient jamais rencontrés, j'aurais répondu "bah si un peu quand même"), mais l'ensemble de la saga cristallise à elle seule tout un paquet de thèmes, ce qui fait qu'elle constitue un bon support de pignolle.
Anonymous
CITATION(muf)
d'un strict point de vue cinématographique, est-ce que Star Wars ça vaut tout le foin qui a suivi?


clairement non.
et c'est justement en tant qu'ex uber fan SW que je me permets de dire que Matrix c'est du pur caca niveau cinématographique.
(on m'a déjà fait le coup quoi)

EDIT  8O
merde on repart sur Matrix
(mais bon faut dire que je vois pas grand chose à ajouter au texte de muf en ce qui me concerne - mais j'avais envie de l'ouvrir quand même icon_mrgreen.gif)
Flying Totoro
CITATION(Big Monster)
Matrix c'est du pur caca niveau cinématographique.


:roll:  :roll:  :roll:

D'un autre côté, balancer ça en affichant un avatar Ressurection of the little match girl, on sent que tu as un sens de l'humour qui n'a rien à envier à celui de l'ignoble Astuce Mario  :mrgreen:
Anonymous
hé je trouve que nos avatars vont vachement bien ensemble !
Image IPB Image IPB
Sanjuro
CITATION(Big Monster)
hop double post pour dire que vraiment je comprends pas pourquoi Matrix précisément suscite toutes ces réactions.
(AMHA on peut tirer des analyses poussées de tout et n'importe quoi - c'est quand vous voulez que j'vous fais l'éxègèse du Capitaine Flam - alors pourquoi Matrix  8O  ?)


Contrairement à toi j'aime beaucoup Matrix (même si je les trouve par moment un tout petit peu poussifs) mais je suis totalement d'accord avec toi sur ce que tu viens d'écrire.

Voila smile.gif
Blunt
CITATION(muf)
Du point de vue formel et de la structure de la narration, t'as pas tort dans le sens où le premier est certainement le mieux torché, sans être bateau pour autant. Y a quasiment rien à jeter et chaque plan pourrait être une vignette de comic.


Ca ça mérite discussion à mon avis. Le premier est certainement celui qui a la structure narrative la plus carrée effectivement (par necessité d'ailleurs), mais je préfère de loin celle des suites d'une part, et d'autre part sans aller jusqu'à dire que c'est à jeter, le tunnel narratif sur l'explication du quoi/qui/quand/comment de la Matrice et (surtout) l'exhibition de la pile en gros plan, j'ai quand même du mal à la revoyure.
Hutch
CITATION(Flying Totoro)
CITATION(Big Monster)
Matrix c'est du pur caca niveau cinématographique.


:roll:  :roll:  :roll:

D'un autre côté, balancer ça en affichant un avatar Ressurection of the little match girl, on sent que tu as un sens de l'humour qui n'a rien à envier à celui de l'ignoble Astuce Mario  icon_mrgreen.gif


Ouais mais bon il a pas écrit que ça.
C'est sa conclusion mais c'est pas le raisonnement qui en découle.

et c'est reparti ahonefeunagaine...
Sanjuro
CITATION(Blunt)
CITATION(muf)
Du point de vue formel et de la structure de la narration, t'as pas tort dans le sens où le premier est certainement le mieux torché, sans être bateau pour autant. Y a quasiment rien à jeter et chaque plan pourrait être une vignette de comic.


Ca ça mérite discussion à mon avis. Le premier est certainement celui qui a la structure narrative la plus carrée effectivement (par necessité d'ailleurs), mais je préfère de loin celle des suites d'une part, et d'autre part sans aller jusqu'à dire que c'est à jeter, le tunnel narratif sur l'explication du quoi/qui/quand/comment de la Matrice et (surtout) l'exhibition de la pile en gros plan, j'ai quand même du mal à la revoyure.


+1 ,c'est en particulier de ça que je voulais parler lorsque je disais "poussif" (j'aurais pu dire redondant aussi). Je trouve que le scénar de Revolutions est le plus efficace car plus "direct" et dégraissé des redondances du 1 et des quelques fautes de goût de Reloaded.

Voila smile.gif
rama kandra
Analysez Matrix uniquement sur la face cyber-punk c'est assez reducteur.


Matrix(la trilo) n'a finalement pas grand chose a voir avec la très grande majorité des films de sf.

Je ne le considère même plus comme un film de sf depuis un certain temps.

Faudrait commencer à changer de disque.
David Dunn
Matrix a en effet bien des facettes.
C'est quasiment un style de blockbusters nouveau que les frères ont crée là, AMHA.
TheOne
CITATION(David Dunn)
Matrix a en effet bien des facettes.
C'est quasiment un style de blockbusters nouveau que les frères ont crée là, AMHA.


+ 1  8)
Anonymous
ouais ça marque l'entrée de la SF dans la culture mainstream/popcorn icon_mrgreen.gif
Blunt
CITATION(Big Monster)
ouais ça marque l'entrée de la SF dans la culture mainstream/popcorn icon_mrgreen.gif


Ca date de bien avant Matrix ça.
Anonymous
SW c'est pas de la SF icon_mrgreen.gif
muf
CITATION(Big Monster)
ouais ça marque l'entrée de la SF dans la culture mainstream/popcorn icon_mrgreen.gif


Bah non ça c'est Star Wars qui en est responsable. Et TOC!!!

Edit: arf

Sinon:

CITATION
Analysez Matrix uniquement sur la face cyber-punk c'est assez reducteur.

Matrix(la trilo) n'a finalement pas grand chose a voir avec la très grande majorité des films de sf.

Je ne le considère même plus comme un film de sf depuis un certain temps.


Depuis quand la sf c'est réducteur? Si y a bien un genre qui permet de parler de tout et n'importe quoi, c'est celui-là.
Blunt
CITATION(Big Monster)
SW c'est pas de la SF icon_mrgreen.gif


Non mais Rencontres du Troisième Type oui.
Anonymous
ouais bof l'exemple.
T2 à la rigueur je dirais.

Au fait, Blaguapar, quelqu'un a revu Johnny Mnemonic récemment ?
Zak
CITATION(Big Monster)
Au fait, Blaguapar, quelqu'un a revu Johnny Mnemonic récemment ?


http://www.mad-movies.com/forums/viewtopic...t=10796&start=0

Sinon c'est caca le film.
Hutch
CITATION(rama kandra)
Analysez Matrix uniquement sur la face cyber-punk c'est assez reducteur.


Matrix(la trilo) n'a finalement pas grand chose a voir avec la très grande majorité des films de sf.

Je ne le considère même plus comme un film de sf depuis un certain temps.

Faudrait commencer à changer de disque.


Non, mais c'est bien d'avoir un angle d'attaque.

Oh et puis merdum.
Astuce Mario
CITATION(Falling Totoro)
CITATION(Big Monster)
Matrix c'est du pur caca niveau cinématographique.


:roll:  :roll:  :roll:

D'un autre côté, balancer ça en affichant un avatar Ressurection of the little match girl, on sent que tu as un sens de l'humour qui n'a rien à envier à celui de l'ignoble Astuce Mario  :mrgreen:


Bah qu'est s'ta' contre Resurrection ta'? Et c'est une vrai icone forte, la little match girl en plus (pas comme Trinity).

(serieux je trouve que Resurrection va vachement loin, en 2 heures seulement, et en restant leger et fun, la preuve )
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