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Version complète : John Carpenter - Bilan carrière
Mad Movies > Forums Discussions > Cinéma Fantastique
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Anonymous
Salut, je suis BigMonster.
Vous me connaissez peut-être pour m'avoir vu dans des chef d'oeuvres impérissables tels que Salut BigMonster!, le Retour de BigMonster ou encore Casse-toi, tue les tous et ne reviens pas BigMonster!

Vous avez peut-être remarqué que je n'ouvre jamais de topic.
La raison en est simple : je considère tout simplement l'ouverture intempestive de threads comme une nuisance, voire du trollage à grande échelle.
Eh bien aujourd'hui, j'ai décidé de déroger à cette règle car je pense que le moment est venu de faire un petit bilan ensemble sur la carrière de ce génie du septième art qu'est John Carpenter et donc de soummettre sa filmo à un jury d'internautes et cinéphiles éclairés (les madnautes) afin de tenter d'approcher ensemble la vérité ontologique sur BigJohn.
On entend parfois au détour de threads mal fréquentés que JC aurait fait des mauvais films.
Je compte bien rétablir la vérité sur ce point et prouver au monde entier que le parcours et la filmo de JC sont sans tâches et sans fautes, voire d'une perfection absolument irréprochable.
Afin d'aider à rétablir ce fait, j'ai joint au topic un sondage qui nous aidera j'en suis sur à voir plus clair dans cette affaire.

J'espère bien pouvoir dégager au fil du thread quelques nouvelles approches du cinéma de JC, et pourquoi pas une nouvelle exégèse de ses oeuvres assorti d'un profil psychologique juste et complet.

Je commence avec ces deux posts récupérés dans le topic The Thing, en guise d'ouverture, posts qui définissent bien l'orientation que j'aurais souhaité donné à ce thread.
(désolé d'avance pour les oldbies qui en ont marre de répéter les mêmes trucs)

CITATION(muf @ à propos de GoM)

Si on voulait voir les choses du mauvais côté, on pourrait aussi considérer ça comme une sorte de renoncement, non? En tout cas par rapport à They live ou même les deux Snake, dans lesquels le perso principal, d'une façon ou d'une autre, fait de la \"politique\".
Dans GoM, la fin, j'ai parfois envie de la prendre comme \"bon, y a plus aucune cause pour laquelle se battre, mais comme on aime ça, on va se battre pour se battre\", pour le fun quoi. Sur le coup ça file la patate, mais après coup on peut aussi trouver ça nihililste.

Ca peut aussi être, plus simplement, qu'avec EFLA il était allé au bout de sa démarche rentre-dans-le-lard, et que sur ce terrain-là il n'avait plus rien à ajouter.

Il est également possible que je sois en train de couper les cheveux en quatre comme un gros con. D'autant que JC a toujours alterné de purs films d'exploitation avec d'autres plus vénères.



CITATION(Clint)

Je prends L.A. 2013 comme un pur film de studio, une commande pour exploiter le mythe Snake avec quelques années de bourre. On peut mélanger à ça le fait que Carpenter et Russell avaient envie de se taper une bonne partie de rigolade mais le carcan était tel que l'acidité du premier se retrouve remplacée par une relecture soft du message de NY 1997. La conviction du bon Kurt n'y est plus (désolé mais je trouve sa perf à chier) et la mise en scène est empreinte d'une bonhommie absente de l'opus précédent. Cette suite est un pseudo-remake édulcoré (même persos, mêmes enjeux) qui enchaîne les saynettes sans véritable rythme et le côté fun de la chose m'échappe complètement.
La contestation laisse donc la place à une guignolerie prononcée où le niveau de lecture baisse d'un cran par rapport à NY 1997, un peu comme si on passait du deuxième au troisème degré. Ajoutez des fsx pourraves (j'y tiens) et voilà une belle daube qui égratigne une icône majeure.
GoM est différent. On peut y voir une synthèse de l'oeuvre de Big John, un mixage des thèmes qui lui sont chers. Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas non plus, la faute à une mise en scène que je trouve décidemment très \"empotée\" sur les derniers films de John. Encore un manque de punch qui nuit gravement à la santé du film.
Bon bref, selon moi Carpenter est fatigué. Il a le droit. Il a beaucoup donné.


voilà.
Hutch
Ayant la malchance d'avoir un jeune frère pour qui John Carpenter est le seul réalisateur digne de ce nom à travailler depuis la mort de Sam Peckinpah, je me garderais bien de donner mon avis mais je retrouve toute la quintessence de ces propos dans le post de Big M ci-dessus (en gros "mais t'es con ou quoi : Riddick c'est de la merde comparé à Plissken", "pff Hellboy à part pleurer dans sa chambre, il vaut pas tripette, maintenant repasse-moi Ghosts of Mars" ou "Matrix c'et de la merde , Invasion LA ça tue").

Néanmoins je pense que John Carpenter est sans doute le réal préféré des associaux finis qui n'aiment pas le pinaillage dans le discours comme la forme des films qu'ils regardent en boucle. icon_mrgreen.gif

Celà dit je préfère Cronenberg.
Prodigy
Pour moi Carpenter réussit tout simplement à faire des films divertissants qui ne soient pas pour autant totalement imbéciles, j'aime sa mise en scène soignée, j'aime ses histoires souvent anar (plus que nihiliste, perso), j'aime moins sa période "hard rock" post l'Antre de la Folie.
melvina
Ce sondage est à peine orienté :roll: laugh.gif laugh.gif , mais rend bien justice à Big John, ce génie au service du cinéma fantastique!

J'adore toute son oeuvre, même si j'ai des préférences - comme tout le monde- et j'attends toujours ses films comme si tout le reste n'existait pas! Grande fan de Big John devant l'Eternel, ce thread était vraiment une bonne idée pour rétablir JC auprès de ses détracteurs et réunir ses admirateurs :wink:
muf
Ouah putain je suis cité en ouverture d'un topic! 8O

CITATION(Big Monster)
On entend parfois au détour de threads mal fréquentés que JC aurait fait des mauvais films.
Je compte bien rétablir la vérité sur ce point et prouver au monde entier que le parcours et la filmo de JC sont sans tâches et sans fautes, voire d'une perfection absolument irréprochable.


J'ai hâte de lire ton analyse de Memoirs of an Invisible Man! icon_mrgreen.gif

Non, j'rigole, même celui-là je l'avais bien aimé. En fait, le seul Carpenter qui m'a déçu, c'est The Fog, que j'ai enfin vu récemment et qui ne m'a pas du tout foutu les chocottes (contrairement à Halloween, auquel il ressemble quand même beaucoup). J'y ai pas vraiment réfléchi, mais il me semble que c'était plus dû au script et aux personnages qu'à la réal.

Me souviens aussi que j'avais eu un problème avec Vampires, à cause de James Woods. La comparaison avec Snake Plissken est inévitable, et elle est évidemment en défaveur de Jack Crow. Là où Plissken est, malgré son caractère de cochon sauvage, charismatique en diable, Crow est surtout antipathique, comme si son attitude \"fuck you\" était purement gratuite et provocatrice, alors que celle de Snake semble reposer sur du vécu.
Et le fait que Crow bosse pour l'Eglise, et même bosse tout court, ça aide pas.

Sinon, à propos de In the mouth of madness, j'étais assez d'accord avec ce que BigM disait:

CITATION(Big Monster)
je ne peux pas m'empêcher de voir ce film comme un sympathique ratage... Représentation de l'univers de Lovecraft ? Bof. C'est surtout un film sur la crise de présentation du fantastique américain post Stephen King - dont Halloweeen et Christine sont AMHA les deux exemples les plus parlants comme je le disais avant - et plus anecdotiquement post Scream en fait. Le film est une sorte de transition vers un nouveau genre, un moment de flottement dans le ciné de genre américain (et dans la carrière Carpenter aussi, comme quoi le facteur humain passe toujours avant tout quand il s'agit d'esthétique)
A mon avis les questions soulevées par l'Antre de la Folie sont de fausses questions, un peu vaines - comme le film, quand on assume pas sa nature, bein on tourne en rond.


CITATION(Big Monster)
Enfin : ce qui m'a surtout déplu avec ce film, c'est l'impression que Carpenter cherchait à se racheter une conduite en faisant un film respectable (=intellectualisant) et d'ailleurs la sortie du film coïncide avec le moment où Carpenter a commencé à être vraiment considéré comme un auteur (en France en tout cas).
Escape from LA et GOM, j'ai trouvé ça libérateur
(autant dans l'Antre de la Folie, on dirait que il y'a un truc qui a du mal à sortir)


(ceci dit, sur le strict plan formel, y a quand même pas mal de séquences tripantes dans ce ITMOM)

Enfin, pour répondre à la quote de Clint ci-dessus concernant Escape from Los Angeles, je me permets de copier-coller ce que j'en avais dit sur le topic The thing:

CITATION
Moi ce que j'aimerais savoir, c'est qui est vraiment à l'origine de la mise en chantier de Escape from L.A.... Kekchoz me dit que c'est le studio, qui a fini par se rendre compte que Snake était culte, et qui s'est dit \"tain y a un coup à faire là\". JC et Kurt, eux, se disent \"ouais pourquoi pas, ça pourrait être marrant\".
Mais JC en profite surtout pour pourrir leur beau plan en faisant une sorte de relecture un peu dégénérée de l'original (c'est pourquoi le côté foireux des FX n'est pas trop gênant), et de montrer qu'avec l'âge, non seulement il ne s'est pas calmé, mais il s'est au contraire encore plus vénère. Entre autres vis-à-vis d'hollywood. Je ne trouve pas que le film fasse dans le brulôt gratuit: la fin donc, mais aussi la mort du perso de Golino (juste après qu'elle ait dit \"ici c'est le paradis\"), c'est quand même symptomatique d'un gars qui a vraiment les boules. Voir qu'entre NY97 et LA2013, Carpenter s'est radicalisé, quelque part ça fait froid dans le dos.


(désolé pour la longueur du post, mais vu que ce topic a vocation d'être "la mère de tous les topics concernant Carpenter", il me semblait pertinent de reposter ici ces avis)
grau
un rapide copié-collé de ma réponse dans le thread The Thing :

CITATION(grau)
The Thing est une tuerie sans nom qui marque ceux qui y assistent !

Sinon pour Carpenter en général...

Je pense pas que L'Antre de la Folie soit un film \"raté parce que transitoire\"... Carpenter y fait des références appuyées aux films de la Hammer, aux films d'horreur italiens et à Lovecraft (le titre lui-même \"In The Mouth of Madness\" fait très rétro... j'y vois même une petite référence à Innsmouth... ah ben tiens comme l'histoire elle-même ! :wink: ). L'Antre n'est pas le film \"transitoire\" de JC, mais la remise en question de son style par rapport à ses références ! La comparaison avec Steven King ne se pose même pas ; Sutter Kane est Lovecraft jusque dans son look !

Si vraiment le film était une transition de l'état d'esprit de Big John, comment expliquer que Vampires contienne tous les ingrédients qui en font une oeuvre de Carpenter reconnaissable et évidente ? Jack Crow est une nouvelle version de Snake Plissken (et donc une nouvelle version de Carpenter) ; il possède exactement les mêmes caractéristiques que lui : poseur, excessif, frimeur, iconoclaste, pourri et vindicatif.

Quand à Escape from LA, je pense que le côté \"remake\" est purement volontaire... Dans le premier, les gens ont appris à connaître (et aimer) Plissken. On sait que ça le fait chier d'être là et de rendre service à des gens qu'il n'aime pas (contre sa volonté, en plus). L'idée de base de NY97 est que NY est une prison où les gangs règnent, où la misère fait régresser l'homme à son stade le plus vil. Les prisonniers manquent de tout. Cependant, on a très peu d'infos sur le monde à l'extérieur de NY... On voit que l'armée est omniprésente, mais on est dans une prison ; donc c'est normal.

Dans LA2013, On apprends que les USA sont devenu un Etat militaire proche de la dictature. Il est interdit de fumer, de manger de la viande rouge, etc. Mais cette fois, LA n'est pas une prison : la ville a été séparé du continent par le Big One et est devenu (à l'opposé de NY) un havre de liberté jusqu'à l'abus. Ce sont les gens en dehors de LA qui sont prisoniers ! Partant de ce postulat, Plissken n'a plus qu'un chose à faire : tout péter !

Carpenter nous expose simplement les dangers politiques qu'encourt les USA ! D'un côté, tomber dans un régime dictatorial étouffant et castrateur ; de l'autre, une trop grande liberté qui provoque de tels excès que le résultat est le même.

Bon, là j'ai jeté bêtement mon avis sans le structurer, désolé chuis au bureau et je dois faire vite. Je développerais si nécessaire.
dangercop
J'allais me mater un dvd mais je ne saurais resister à l'appel de John Carpenter.
Le premier que j'ai vu au cinéma c'est The THING, lors de sa sortie initiale, et comme je n'étais pas encore remise d'avoir découvert peu avant NeW York 97, c'est dire mon émotion en découvrant ce chef d'oeuvre absolu.
Cet hélico qui tente absolument d'abattre ce chien en plein désert de glace, la tension de l'équipe scientifique d'en bas qui ne comprend pas du tout ce qu'il se passe, cette montée qui prend tout son temps avec ce chien qui s'installe au milieu du chenil et regarde ses semblables, la façon dont le réalisateur nous montre la vie de ce petit groupe entre musique, émissions revues 10 fois et petits joints, toute cette harmonie tranquille qui vole en éclat ... Les sentiments contradictoires qui animent chacun, la peur, la méfiance, la paranoïa qui insidieusement en fait agir certains avec discernement alors que d'autres s'écroulent. Une sélection naturelle s'opère dans ce microcosme de société et l'horreur le dispute à une agressivité logique et parfois salvatrice.
Carpenter assure là un grand moment de cinéma, encore.
New York 97 donc et SON personnage d'aventurier je m'en foutiste qui n'a besoin de rien sinon de liberté. Cette idée de génie de choisir Kurt Russel pour l'interpréter avec tout le détachement, l'ironie et la bonhommie nécessaire pour lui octroyer une véritable profondeur, un vécu, un relief qui validra toutes ses décisions. Un film bricolé sans beaucoup de moyen mais c'est là qu'on reconnait le seul point d'importance pour réaliser un grand film, un scénario en or et des acteurs solides pour lui donner vie.
Invasion Los Angeles et sa critique acerbe de la publicité et des medias, cette idée de génie de balancer à la face des Américains qu'ils ne voient rien de ce qui se trame autour d'eux et qu'on peut les endormir avec des discours bien fichus et des convictions simplistes.
Vampires un western énergique avec un James Woods que moi je trouve excellent parce que justement et sciemment différent de Plissken, rien que parce que je ne verrai pas l'intérêt de nous rebalancer le même type dans une autre situation. Il bosse pour l'église certes mais son plaisir de réduire ces créatures de la nuit est tellement jouissif que l'on comprend aisément pourquoi il est dans ce credo.
Les scènes de captures de vampires avec treuil et tout le toutim cela a quand même une sacrée classe, un putain d'impact ! Et j'en redemande !
J'en laisse un peu pour plus tard, avec tout ce que John a pu nous faire, mais il est inutile de préciser que je suis vraiment mordue de ce bonhomme.
muf
CITATION(dangercop)
Vampires un western énergique avec un James Woods que moi je trouve excellent parce que justement et sciemment différent de Plissken, rien que parce que je ne verrai pas l'intérêt de nous rebalancer le même type dans une autre situation. Il bosse pour l'église certes mais son plaisir de réduire ces créatures de la nuit est tellement jouissif que l'on comprend aisément pourquoi il est dans ce credo.


Ah attention, j'ai pas dit qu Crow était un clone râté de Plissken, simplement que la comparaison est malgré tout inévitable et qu'en l'occurrence Crow est, AMA, un personnage moins intéressant.
Maintenant que j'y pense, il personnifie peut-être cette part nihiliste que j'évoquais à la fin de GoM. Le fait qu'au début du film il bosse pour l'Eglise alors qu'on se doute bien qu'il n'en a rien à foutre en fait un personnage cynique, et donc moins séduisant que Plissken.
Ceci dit, Vampires je ne l'ai vu qu'une fois, et j'avoue que je ne me souviens plus de la \"conclusion\" apportée sur le cas Jack Crow (sinon qu'il laisse s'échapper deux de ses collègues devenus vampires). Mais j'ai l'impression qu'en gros c'est un peu au début il a l'air méchant mais en fait à la fin on se rend compte que pas tant que ça, en fait. Or le traitement de la personnlité de Plissken me semble plus subtil.

CITATION(dangercop)
Les scènes de captures de vampires avec treuil et tout le toutim cela a quand même une sacrée classe, un putain d'impact ! Et j'en redemande !


Là on est d'accord, ça défouraille sévère!
Prodigy
Perso Vampires c'est l'un de mes débuts de films préférés chez Carpenter, un milieu chiant au possible et une fin nazebroque qui se rappelle 10 minutes avant le générique qu'il faudrait ptet se remettre à faire avancer l'histoire.

C'est con, parce que le bouquin dont le film est tiré est carrément génial, et y'avait matière à faire un film qui soit tout le temps à la hauteur du début - tendu, sec, méchant, etc.
dangercop
C'est que j'aime les personnages cyniques, sans doute. :wink:

Autre film. L'Antre de la folie. UN véritable cauchemar. Un labyrinthe de folie, un gouffre où l'on tombe, un peu comme le terrier d'Alice au pays des merveilles, mais en beaucoup plus vertigineux.

Là toutes les valeurs se cognent, s'autoannihilient, se détruisent dans un délectable cahos. Cet hôtel incroyable avec cette vieille dame impensable ou alors seulement dans un roman, et là on s'interroge, n'est-on pas en plein dans un bouquin et il n'y aurait plus de vrai monde, ou bien ce dernier bascule dans le livre, le chassé-croisé du passé et du présent est très fort dans ce film là !

Les scènes hallucinantes sur la route, avec cette ligne blanche mal éclairée, comme une bande magnétique qui ne cesserait pas de tourner... Et la scène du café qui reste pour moi la plus incroyable, avec ce type à l'arrière plan, et tout ce que cela implique ensuite !

Et quelle distribution. Sam Neil, qui a tout le recul et la retenue nécessaire pour que son personnage, lorsqu'il éclate enfin, frappe nos mémoires et nos yeux dans ce combat sans fin avec l'autre monde...
Jürgen Prochnow, Charlton Heston, et ce village enfin qui contient toute l'horreur d'une hallucination où l'angoisse passe au paroxysme.

L'une des plus belles visions de ce que peut être l'enfer. Un enfer près de chez soi, dans une apparence de normalité et de lucidité.
Methos
JC est un grand cinéaste, intégre, sans concessions, mais...

Il a effectivement fait des mauvais films (ghost of mars, le village des damnés, LA 2013). LE défaut de JC, c'est la facheuse tendance qu'on ces films à mal vieillir. L'autre petit défaut, qu'on lui pardonnera plus facilement c de souvent confondre clacisisme et apologie des clichés.

Mes films préférés de Carpenter :

L'antre de la folie
Vampire
NY 1997
Invasion LA.

C drôle, mais je sens qu'avec ce post, je ne v pas me faire beaucoup de potes :roll:
Prodigy
Non je suis pas loin d'être d'accord.

Et sinon :
- Jack Burton
- The Fog
- The Thing
- Invasion LA
- Prince of Darkness

...pour le top 5 8)
Fraggle
CITATION(Prodigy)
Pour moi Carpenter réussit tout simplement à faire des films divertissants qui ne soient pas pour autant totalement imbéciles, j'aime sa mise en scène soignée, j'aime ses histoires souvent anar (plus que nihiliste, perso)


Je n'ai malheureusmeent pas grand chose à dire vu que je suis d'accord avec ça et que je ne me suis jamais vraiment posé plus de questions.

Ceci dit, GoM c'est carré grave de chez grave père & fils, et je nuclearkiff. Marrant que ce soit sorti quasiment en même temps que Time&Tide dans nos salles, j'avais vu les 2 à une semaine d'intervalle et c'est exactement à l'opposé l'un de l'autre tout en représentant, quelque part (icon_mrgreen.gif) une synthèse et une remise à plat du cinéma de leurs auteurs respectifs.


CITATION(Methos)
L'autre petit défaut, qu'on lui pardonnera plus facilement c de souvent confondre clacisisme et apologie des clichés.


euh... moi pas comprendre.

Clichés de mise en scène? (vu qu'en général on parle plutôt de classicisme pour la mise en scène...)

Ou alors persos et situations clichés?
Methos
CITATION(Fraggle)



CITATION(Methos)
L'autre petit défaut, qu'on lui pardonnera plus facilement c de souvent confondre clacisisme et apologie des clichés.


euh... moi pas comprendre.

Clichés de mise en scène? (vu qu'en général on parle plutôt de classicisme pour la mise en scène...)

Ou alors persos et situations clichés?


Pour les persos et les situations, je trouve sa mise en scène trés efficace compte tenu du peu qu'il a les 3/4 du temps.
Fraggle
Ah ouai mais là difficile de parler de classicisme.

JC fait dans le cliché (sublimé), la plupart de ses films partent sur des bases de série B (ou en sont, selon votre définition) donc rien de plus normal.


Les messages, c'est ce qu'on laisse sur un répondeur
j'adore 8)
Ryd
Je trouve los Angeles 2013 plus ancrés que 1997

Snake est ultra connu, tout le monde lui dit "je te voyais plus grand", "t'es pas mort ?" et surtout le fameux "putée Snake, t'étais a Cleveland ?"

Je trouve que le côté historique du perso est bien plus approfondi, cela lui confère un realisme énorme


Puis merde ya bruce campbell dedans voila, ça c'est le ultimate joker avec la scène de surf ^^ icon_mrgreen.gif
sypnos
DEJA ECRIT DANS UN AUTRE TOPIC MAIS BON QUAND C POUR LA BONNE CAUSE laugh.gif

Il n'y aucun mauvais film dans la filmo de Big ( Daddy Mars ) John...

Je m'explique :

DARK STAR : fauché mais bourré d'idéeS... l'humour carpenter que l'on retrouvera ds Jack Burton y est déjà présent.

ASSAUT : Urbain, Violent, Etouffant... Quand le réalisateur fait corps avec son sujet ça donne un film comme celui là. Et quelle maitrise de l'espace...

HALLOWEEN : Tjrs imité jamais égalé à ce jour... CLASSIQUE.

FOG : Ou quand carpenter se fait démonstrateur d'un mal invisible... et ces pirates venus se venger des exécutifs, de ceux qui ont batti un pays sur le génocide( Idée qui reviendra avec GOM) Carpenter à l'abordage.

NEW YORK 1997 : Dur, paranoiaque, et désabusé : quand Carpenter régle ses comptes... ça fait mal

THE THING : La paranoia à l'état brut... NO MORE COMMENT

CHRISTINE : Un méa Culpa qui transcende l'oeuvre originale pour en extraire le jus, les tripes. Une des meilleurs adaptations du King.

STARMAN : Le plus aimé des non fans, et pourtant en pleine lignée des autres oeuvres de Carpenter... Que l' humanité se regarde en face.

LES AVENTURES DE JACK BURTON : 20 ans d'avance sur les autres... on en dit pas autant de nombreux autres réalisateurs.

PRINCE DES TENEBRES : Carpenter au best de sa forme, peu de budget mais des couilles en bétons armés, une gestion de l'espace que nombres lui envi ( Siri... tu peux repasser )...

INVASION LOS ANGELES : Qui a été aussi loin dans le politique - fiction... je vous le demande. Ouvrez les yeux... Carpenter poursuit son combat, libre à vous de n'y voir qu' un divertissement...

LES AVENTURES D' UN HOMME INVISIBLE : Malgré le studio's cut il reste l'essence de ce qui aurait pu être le carpenter tant attendu... Les thèmes sont là.

LE VILLAGE DES DAMNES : très bon remake ou Big John nous ouvre son univers, ses pensées et son coeur avec le personnage de cet enfant coupé de sa moitié disparu... Carpenter face à lui m^me. Et tout le film repose la-dessus.

L' ANTRE DE LA FOLIE : Le plus Lovecraftien des films fantastiques à ce jour ( Avec dagon??? ) n'est ni plus ni moins qu'un immense jeu de mirroir, de faux semblants, ... Voilà comment stigmatiser ceux qui crachent sur un réalisateur de genre...En réalisant le meilleur film de ce genre.

LOS ANGELES 2013 : Le discours reste le même mais John et Kurt se font plaisir, sous les clin d'oeils aux fans, la critique est toujours là... Voilà le guide du comment destructurer un film original pour en tirer une séquelle que personne n'attendait telle quelle.

VAMPIRES : La claque, le western que carpenter essayait de monter depuis des années, la synthèse de tout le cinéma que le réalisaeur aime en un seul et immense film...

GHOST OF MARS : L' aboutissement d'une carrière, un film testament, un barroude d' honneur pour tout les combats menés... Ghost Of Mars est plus qu' une Epitaphe, c'est un Crédo.
Methos
CITATION(Fraggle)
Ah ouai mais là difficile de parler de classicisme.

JC fait dans le cliché (sublimé), la plupart de ses films partent sur des bases de série B (ou en sont, selon votre définition) donc rien de plus normal.


Les messages, c'est ce qu'on laisse sur un répondeur
j'adore 8)


Moui, façon de voir les choses :|

Concerant le répondeur, Fellinni avait un truc dans le même genre avec son :
Si tu veux un message, va à la poste 8)
Lurdo
Carpenter Rulezzz!

J'ai adoré tous les films que j'ai pu voir de lui, excepté la fin de merde de Vampires, mais bon....
Dario
Ben moi pareil, Carpenter j'adore! biggrin.gif

Mes préferés :

The thing
Fog
Prince des ténèbres
Christine
Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin
PHANTOM
HALLOWEEN
PRINCE DES TENEBRES
GHOSTS OF MARS

3 bonnes raisons d'amer Carpenter pour moi. 8)
Dr Rabbitfoot
Big John fait partie des plus grands parce que CHACUN DE SES FILMS EST INTERRESSANT ! Quand on liste sa filmo, ça donne le vertige ..... 8O
Il est l'auteur d'authentiques chef d'oeuvres ("The Thing", "Prince des Tenebres"), et a su exploiter le moindre dollar de budgets riquiquis ("They Live"). Ses films portent tous sa patte, ils ont souvent des scopes de folie, et de purs heros charismatiques (des îcones).
C'est un véritable auteur, politiquement engagé et à l'ambivalence assumée (son rapport au fric).

TOUS ses films sont à voir, mais j'en distingue 2 nettement inferieurs aux autres : "Ghosts of Mars" (celui que j'aime le moins) et "Vampires", probablement parce que je sens de la lassitude chez JC.
dam
Le CINEASTE du cinéma fantastique, le fait quil est reussi a travers les mailles du filet d'hollywood pour produire tous ces films tient du miracle, Carpenter a vraiment un style, tout d'abord dans sa mise en scene reconnaisable de suite, mais aussi a travers sa narration et certaines thématiques que l'on retrouve dans sa filmographie.
john Carpenter a le mérite d'avoir reussi a faire des films de serie à la fois trés impréssionant mais aussi souvent intéligent, ce qui est malheuresement trop rare.
Mes films préférés: ( a peu prés dans l'ordre).
L'antre de la folie
the thing
Prince des tenebres
New york 1997
Invasion los angeles
Haloween
The Fog
Los angeles 2013
Jack Burton dans les griffes du mandarin.
greg
Cà se répète tout çà 8)
Clint
Alors attention, malgré mes déclarations sur L.A. 2013 et GoM, je suis fan de Big John. Peu de réals peuvent se targuer d'avoir signé autant de chefs-d'oeuvres. Ce qui est épatant chez ce type c'est son indéfectible ligne de conduite, sa cohérence. Il ne déroge jamais à ses principes et l'ensemble de sa filmo contient un sacré paquet de flacons de vitriol. John balance sec sur les salopards qui nous gouvernent et sa démarche anarchiste badigeonnée de nihilisme donne un cachet unique à son travail.
On peut le traîter de vendu occasionnel (Jack Burton, Les Mémoires d'un Homme Invisible et L.A. 2013) mais nier son implication personnelle et son acharnement à faire passer un message salutaire destiné à faire réagir le pékin (ouais je suis un peu anar moi aussi) relève de la bêtise.
Carpenter est un artiste complet, intègre, capable de poser une ambiance avec un budget riquiqui. C'est un serviteur du genre qui nous est cher et il s'est donné corps et âme pour nous permettre d'assouvir notre passion. Il possède l'empreinte d'un grand et si le slasher moderne lui doit tout, un sous-genre particulier est également tributaire de sa création: le film de siège (à ne pas confondre avec le film de chiotte).
John Carpenter a marqué le 7ème art de sa patte. Peu importe que je le trouve en perte de régime sur ses derniers films (Vampires, Le Village des Damnés, L.A. 2013 et GoM c'est pas du niveau de The Thing, Halloween, Assaut ou Prince des Ténèbres), tout le monde flanche un jour. Lui, il s'est battu toute sa carrière pour imposer sa vision d'un cinéma autre, "marginal", impliqué et intelligent. Il mérite le respect des jeunes cons et des vieux schnocks.
greg
Bon à part çà qu'est ce qu'il en est de son prochain film ? Quelqu'un a des infos ? C'est toujours BLACK SKY le titre de son prochain film ?
Devil Duck
Pourquoi quelqu'un qui est contre un certain système est obligatoirement catalogué comme anar(chiste) ?

Je pense que Big John dénonce plutôt les excès d'un système et pas l'existence du système (on peut pas dire qu'il prône l'anarchie : aucun de ses films ne prône le "chacun pour soi" il me semble, à moins que ma définition de l'anarchie n'est pas la vôtre).

Sinon, comme la plupart des bons réal, il a tout raconté dans ses premiers films et après Invasion LA, j'ai l'impression qu'il ne fait que se répéter, ce qui finit par lasser.

Je n'ai pas vu GoM, mais par exemple, Vampires n'a rien d'original dans sa filmo à part que ça parle de vampires pour une fois. LA2013 en est le symbole. Pareil mais différent. Et sans l'effet de surprise, ça lasse un peu.

J'ai pas vu Dark Star ni Starman, mais entre Assaut et Invasion LA, tous ses films sont parfaits. Ensuite, y a des faiblesses qui se font sentir ("Vampires" est quand même très ennuyeux, passé le massacre qui décime l'équipe de Crow, le film ne redémarre jamais).

Mais sinon, pourquoi faire déjà un bilan ? Il est pas encore mort que je sache, il va bien nous en refaire un...
Prodigy
CITATION(sypnos)
VAMPIRES : La claque, le western que carpenter essayait de monter depuis des années, la synthèse de tout le cinéma que le réalisaeur aime en un seul et immense film...

GHOST OF MARS : L' aboutissement d'une carrière, un film testament, un barroude d' honneur pour tout les combats menés... Ghost Of Mars est plus qu' une Epitaphe, c'est un Crédo.


Oulà, je suis pas d'accord mais alors violemment là 8O
Steps
prodigy... qu'est-ce que ça peut lui faire au gars, si tu lui dis que tu es pas d'accord mais sans expliquer pourquoi ?

autre chose... je sais plus dans quel film j'avais vu un truc dans le genre. Le Maître doit prononcer quelques mots en public. Tout le monde sait que c'est un génie, il est acclamé, adulé, vénéré. Le public est là présent et attend de boire les paroles que le Maître va prononcer. Lui vient ce jour-là de manger des haricots pour midi. Il est excentrique et a le goût de la farce, c'est pourquoi une fois devant les micros et ne sachant quoi dire d'important, il lance juste : "tiens, je pèterais bien un coup"...
Dans les semaines qui suivent, chacun commente à sa façon la brillante allocution du Maître et les mots inoubliables qu'il a prononcés, chacun est sûr de posséder sa propre clé de leur signification et le message que sous-entendait le Maître par ces quelques mots, comme un appel désespéré destiné à ouvrir les yeux du genre humain sur son propre monde...

tout ça pour dire que vraiment, j'ignore où on va chercher tout ça. Ne vous est-il jamais arrivé de penser que les artistes ne créaient principalement que pour s'éviter d'avoir à jamais travailler dans un bureau ou une usine ? Le reste est du baratin, du bla bla, du remplissage que des critiques inventent après coup parce qu'ils sont payés pour le faire.


mais si l'on veut parler de "message" alors que pensez-vous de celui qui transpire du film "New-York 1997" ?... Une ville, New-York, isolée du reste du monde afin de servir de bagne à un continent submergé par des gangs locaux et des voyous venus de tous les pays alentours...
Aux USA, la ville de New-York est considérée comme un "état dans l'Etat" au point qu'il a même été question de déclarer son indépendance. New-York est la ville la plus moderne et civilisée du continent américain, une ville où se côtoient des gens de toutes origines et de toutes croyances, une ville où se concentrent des artistes venus du monde entier, une ville où des milliers de personnes ont manifesté contre l'intervention en Irak, bref, une ville où les gens réfléchissent et se permettent de contester le pouvoir en place toutes les fois où celui-ci s'autorise un écart. Une ville ouverte sur le monde mais assiégée au milieu d'un continent où règne encore le racisme, l'ignorance et le fanatisme religieux. Par exemple à l'heure qu'il est, la plupart des américains haïssent notre peuple mais ne savent même pas que l'Algérie a été une colonie française...

ce film m'a laissé l'impression d'une parabole de l'histoire de cette ville mais dans laquelle les choses seraient inversées. New-York est devenu un no man's land renfermant entre ses murs toute la racaille de la Terre au milieu de laquelle le gentil président est tombé par hasard, qu'il va falloir aller délivrer en envoyant là-bas un de nos braves vétérans de la guerre du Vietnam (rien de nouveau, donc). Quelqu'un pourra peut-être aller plus loin en m'expliquant que c'est de l'humour ou qu'il faut prendre cette parabole au second degré mais pour le moment, voilà pourquoi ce film m'a déplu.

j'ai aimé "Assaut" pour sa "pureté", "Fog" parce que c'est un conte envoûtant, "The Thing" parce qu'il est un de ces remakes indispensables et "La nuit des masques" parce que je suis vraiment dingue de cette fille :cry: ...
Anonymous
ah mais t'es pas vrai toi !
T'aimes pas le cinéma ou quoi ?

CITATION(HUMONGOUS)
tout ça pour dire que vraiment, j'ignore où on va chercher tout ça.


Je crois qu'on est pas mal sur ce site à avoir une petite idée là-dessus.

CITATION(Humongous)

Ne vous est-il jamais arrivé de penser que les artistes ne créaient principalement que pour s'éviter d'avoir à jamais travailler dans un bureau ou une usine ? Le reste est du baratin, du bla bla, du remplissage que des critiques inventent après coup parce qu'ils sont payés pour le faire.


eh bien figure toi que justement je pense à ça tous les jours.
J'ai tendance à considérer le ciné (professionel et de l'autre côté, critiques) comme un repaire de planqués et de petites bites qui n'ont rien de mieux à faire que de se palucher à produire des chimères, et occuper les vides inutiles crées par notre société de merde qui ne peut rien assumer directement et doit prendre mille détour pour aboutir au plus simple (ma définition de l'art quand je suis de mauvais poil ou en bad trip), parce que tout simplement c'est vrai que c'est plus drôle que de travailler à l'usine.

Ca me rappelle Sogo Ishii qui disait à L'étrange festival, juste avant Crazy Road, "les vrais motards n'ont pas besoin de voir mon film"
(C'est un film sur des motards anars)

Je crois profondément qu'une société parfaite n'a pas besoin de films (c'est une vue de l'esprit, mais c'est vrai que dans un forme d'idéal je préférerais que la vie soit simple et directe et que les films ne soient pas, par force plus intéressant que le réel)
Mais c'est pas le cas, donc quitte à en faire, autant qu'il soit fait dans un esprit proche de celui de BigJohn.

Sinon pour NY1997, j'ai pas compris pourquoi ça t'as pas plu du coup
Steps
est-ce que ça te gêne si je te demande ton âge, Big Monster ? à mes yeux et voilà pourquoi je commence à détester Internet, ne pas avoir une image de celui ou celle à qui l'on s'adresse est une source permanente de "misunderstanding" (incompréhension) qui mène aux plus débiles quiproquos...

moi j'ai 40 balais...



bon, je vois que ta réponse tarde alors j'édite la mienne pour te préciser ce que tu me demandes... la raison pour laquelle je n'ai pas aimé ce film (je lai regardé quand même, hein), c'est qu'il m'a semblé qu'il contenait ce dont on parlait dans un autre sujet : de la "propagande". Celle de ce film aurait alors pour but de discréditer aux yeux du public l'image de la ville de New-York en tant que berceau de la culture multi-raciale et moderne des USA.
Il arrive parfois que l'on se trompe sur notre jugement par rapport à un film. Si le film est bien conçu et réalisé, l'erreur possible peut être alors de comprendre exactement l'inverse de ce qu'il voulait dire. C'est pourquoi je demandais l'avis de quelqu'un d'autre par rapport à ce film-là.
Anonymous
oui je suis lent et j'ai deux personnes qui parlent de droit international dans la même pièce, ça me gonfle et ça me ralentit...

ah oui bon pour les quiproquos, mais c'est pour ça que c'est marrant aussi internet!

Bon ma réponse est un peu badtripesque, franchement je sais pas trop si ton truc d'aller à l'usine au lieu de faire des films était une vanne ou pas, donc j'ai répondu en conséquence.
smile.gif

Si tu veux dire que NY1997 est un film qui laisse (en fait) transparaitre une sorte de "mauvais esprit" qui témoigne (par exemple) d'un état dépressif ou négativiste de l'auteur (donc bad trippant aussi), je suis d'accord, on peut voir ça comme ça.
Maintenant je pense pas qu'on fasse avancer les choses avec de bons sentiments non plus.

J'ai revu Prince des Ténèbres hier (je considère comme l'un des plus grands films fantastiques "sérieux" de tous les temps, avec The Haunting de Wise) et on pourrait sortir le même genre de trucs : c'est un film glauque et déprimant, dont le discours implicite est un constat d'échec cuisant, l'impossibilité totale de l'humanité à gérer son propre destin et adapter ses structures aux besoins profonds de l'âme. La science (donc la tentative de prendre le contrôle sur le réel) n'apporte pas de solution, mais ne fait qu'accélérer le processus, rendre l'issue fatale (on court à notre perte) plus inévitable encore.
Perso je trouve que c'est ce qui fout vraiment les boules dans ce film (l'dée que les actes humains sont périphénoménologiques en regard de la nature du "mal absolu", i.e. l'ordre cosmique des choses).
mais tu vas encore nous dire que c'est pas bien de donner une vision du monde aussi noire.
:wink:

sinon j'ai 29 balais
mais je préfère passer l'aspiro.
(gag)
Steps
on va pas en sortir !... ARRÊTES !! je te réponds c'est à moi !!


je pense que tu vas un peu trop loin dans tes raisonnements. Moi je te parle de choses concrètes que je sais et en fonction de quoi j'ai jugé ce film, peut-être mal et c'est pourquoi je voulais ton avis ou celui de quelqu'un d'autre.

et mes mots sur les artistes n'étaient pas de l'humour. C'est vraiment des tire-au-cul laugh.gif laugh.gif ... je le sais, je fais l'artiste...
muf
CITATION(HUMONGOUS)
est-ce que ça te gêne si je te demande ton âge, Big Monster ? à mes yeux et voilà pourquoi je commence à détester Internet, ne pas avoir une image de celui ou celle à qui l'on s'adresse est une source permanente de \"misunderstanding\" (incompréhension) qui mène aux plus débiles quiproquos...


Chuis pô d'accord là.

C'est justement tout l'intérêt: communiquer en étant débarrassé de tout préjugé visuel (d'ailleurs, si ça ne tenait qu'à moi, on virerait les avatars et les signatures, CHUD style).

Ca oblige à faire gaffe à ce qu'on dit, à réfléchir sur ce qu'on veut exprimer et comment le faire comprendre.

Sinon, concernant le boulot d'artiste, je doute FORTEMENT qu'on puisse devenir un artiste sur la longueur simplement parce qu'on voulait pas faire autre chose.
En ce qui me concerne (chuis pas un artiste, juste un wanabee, mais bon, faisons comme si), raconter des histoires, c'est presque un besoin, j'y peux rien. Elles me viennent en tête, et j'ai envie de les mettre sur papier (ou en images). Et je me demande pourquoi ce sont ces histoires-là (ces images) qui me viennent en tête, j'y réfléchis, et tout ça constitue ce que je considère comme étant le processus créatif artistique (selon moi hein, je me doute bien que ça se passe pas comme ça pour tout le monde).

Enfin tout ça pour dire que je doute que John, qui a quand même pondu une bonne dizaine de films sans jamais chercher la facilité, soit arrivé là par hasard.
Steps
je pense pas que ce soit le problème parce que par exemple, moi, je m'efforce de faire TOUJOURS attention à ce que j'écris que ce soit sur le papier ou sur le Net.
Mais regardez par exemple ce qui vient de se passer avec ce gars de 42 ans qui a tué cette jeune fille. Ils s'étaient connus à la suite d'une erreur de portable. Je suis certain que ces deux personnes n'auraient pas eu la relation qu'ils ont eu et qui les a menés au pire, si tous les deux s'étaient croisés à un mariage et si c'est allé jusque là, j'imagine bien que c'est parce que la fille était mineure et le gars plus âgé qu'elle de presque trente ans. Lorsque tu rencontres quelqu'un "dans la rue", tu disposes déjà de pas mal d'indications sur lui rien qu'en le regardant. Sur Internet, tu ne vois personne et je trouve que ça fausse les rapports humains. Tu ne peux pas t'adresser à un enfant ni l'écouter comme s'il était un adulte et vice-versa. Tu ne peux pas non plus voir l'expression et entendre le ton de quelqu'un pour savoir s'il plaisante ou pas, ce qui oblige à faire usage de ses LOL et autres gadgets.

mais ne PLOMBONS pas le sujet de Big Monster... nous parlions de monsieur Charpentier...
Anonymous
CITATION(Big Monster)
J'ai revu Prince des Ténèbres hier (je considère comme l'un des plus grands films fantastiques \"sérieux\" de tous les temps, avec The Haunting de Wise)

ça, je suis bien d'accord avec toi !
wolf
c'est fou ce qu'on a le choix laugh.gif
Prodigy
CITATION(HUMONGOUS)
prodigy... qu'est-ce que ça peut lui faire au gars, si tu lui dis que tu es pas d'accord mais sans expliquer pourquoi ?


Parce que c'est un débat qu'on a déjà eu 50 fois, et qu'en plus j'aime pas trop qu'on m'assène des vérités ?

CITATION
Ne vous est-il jamais arrivé de penser que les artistes ne créaient principalement que pour s'éviter d'avoir à jamais travailler dans un bureau ou une usine ? Le reste est du baratin, du bla bla, du remplissage que des critiques inventent après coup parce qu'ils sont payés pour le faire.


C'est ton choix, Evelyne.
Anonymous
alors là prodigy je suis pas du tout d'accord avec toi mais grave pas.

CITATION(wolf)
c'est fou ce qu'on a le choix laugh.gif


non effectivement on a pas le choix.
Quand je dis un truc on doit être d'accord avec moi - d'ailleurs je ne n'arrive pas à concevoir qu'on puisse avoir des goûts différents des miens.
Le jour où je serais Chef de la Terre, j'enverais tout les gens qui n'aiment pas Ghosts Of Mars dans une capsule spatiale qui sera lancée dans une direction au hasard à travers le vide intersidéral; ainsi ces ennemis du bon goût absolu (que je représente) auront l'eternité pour méditer leur manque total de discernement en matière de jugement esthétique.
J'y ajouterais aussi les fans de l'âge d'or des comics d'avant 1991, me demandez pas pourquoi ça m'est venu comme ça, je suis un tyran j'ai pas à me justifier.

J'ai raison, vous avez tort, c'est simple c'est comme ça.
Mais ne plombons pas mon sujet.
Prodigy
CITATION(Big Monster)
alors là prodigy je suis pas du tout d'accord avec toi mais grave pas.


C'est ton choix, Evelyne (bis).
Mechagodzilla
CITATION
Le jour où je serais Chef de la Terre, j'enverais tout les gens qui n'aiment pas Ghosts Of Mars dans une capsule spatiale qui sera lancée dans une direction au hasard à travers le vide intersidéral; ainsi ces ennemis du bon goût absolu (que je représente) auront l'eternité pour méditer leur manque total de discernement en matière de jugement esthétique.
J'y ajouterais aussi les fans de l'âge d'or des comics d'avant 1991, me demandez pas pourquoi ça m'est venu comme ça, je suis un tyran j'ai pas à me justifier.



Et là, moi, je ne me sens absolument pas visé...

Si Hutch aime bien GOM, je vais me retrouver tout seul dans la capsule... :?
Hutch
Non mais Big déconnait .


laugh.gif

tongue.gif

biggrin.gif

smile.gif

:?

:x

sad.gif

:cry:

ohmy.gif

:x

:evil:

Toi aussi passe par les divers stades de l'approbation à la haine virtuelle grâce aux smileys à côté de ton écran.
ZutFluteCrotte
CITATION(Prodigy)
CITATION(HUMONGOUS)
prodigy... qu'est-ce que ça peut lui faire au gars, si tu lui dis que tu es pas d'accord mais sans expliquer pourquoi ?


Parce que c'est un débat qu'on a déjà eu 50 fois, et qu'en plus j'aime pas trop qu'on m'assène des vérités ?


Faudra que tu m´expliques ce que tu fais sur ce topic... :roll:
grau
CITATION(HUMONGOUS)

Aux USA, la ville de New-York est considérée comme un \"état dans l'Etat\" au point qu'il a même été question de déclarer son indépendance. New-York est la ville la plus moderne et civilisée du continent américain, une ville où se côtoient des gens de toutes origines et de toutes croyances, une ville où se concentrent des artistes venus du monde entier, une ville où des milliers de personnes ont manifesté contre l'intervention en Irak, bref, une ville où les gens réfléchissent et se permettent de contester le pouvoir en place toutes les fois où celui-ci s'autorise un écart. Une ville ouverte sur le monde mais assiégée au milieu d'un continent où règne encore le racisme, l'ignorance et le fanatisme religieux.


Il est intéressant de constater (Il est où ce thread, au fait laugh.gif ) que NY aux USA bénéficie de la même réputation que Paris vis-à-vis de la province... Les habitants de ces villes sont, dans leurs pays respectifs, taxés d'élitistes, de bobos et de superficiels...
Prodigy
CITATION(ZutFluteCrotte)
Faudra que tu m´expliques ce que tu fais sur ce topic... :roll:


Non mais c'est fini les attaques à 2 balles oui ?

J'ai déjà dit ce que je pensais de John de ses films sur la première page, j'ai même listé les films de lui que je préfére...

Me lâcher la grappe serait une idée judicieuse, en fait... 8)
Anonymous
CITATION(HUMONGOUS)
la raison pour laquelle je n'ai pas aimé ce film (je lai regardé quand même, hein), c'est qu'il m'a semblé qu'il contenait ce dont on parlait dans un autre sujet : de la \"propagande\". Celle de ce film aurait alors pour but de discréditer aux yeux du public l'image de la ville de New-York en tant que berceau de la culture multi-raciale et moderne des USA.


HUMONGOUS, j'ai l'impression que tu te moques et que tu joues à Ksss Ksss l'air de pas y toucher.
Cela dit je vais quand même rebondir histoire de ne pas laisser tomber le topic dans le Prodigisme.
(i.e. des posts d'une ligne pour dire qu'on est pas d'accord)

Y'a pas que du faux dans ce que tu dis, Carpenter n'aime pas vraiment NY et s'en sert dans le film pour symboliser l'idée d'une amérique qui part en couille.
Ce que je ne comprends pas, c'est en quoi ce contenu moralement orienté nuit à l'appréciation qu'on peut avoir du film.
Carpenter, c'est pas Spielberg, il en cherche pas à sauver une idée de l'amérique à travers ses films, mais à en donner une vision cynique, vitriolée qui n'épargne rien ni personne, et surtout pas la grosse pomme, LA métropole mondiale qui se la pète (surtout à l'époque) et joue la frime avec ses grattes ciels (ce n'est pas un hasard si le film a eu des ennuis après le 11 septembre, même si c'est évidemment un réflexe de protection complétement con)

Je comprends toujours pas ta marotte qui consiste à négativiser tout ce qui s'attaque frontalement à l'image des USA.
Surtout que, comme à son habitude, Carpenter ne se complait pas dans un sensasionniste moralisteur ou un trip alarmiste. Les données de ses univers sont toujours cyniques, elles passent systématiquement par une satyre des structures (les suburbs dans Halloween, la religion dans Prince of Darkness, le libéralisme dans They Live, etc...)
C'est évidemment le thème central de tous ses films : les structures crées par l'homme pour assurer sa survie finissent toujours par se révéler trompeuses et nuisibles, véritable incarnation d'un "mal" quotidien.
Mais Carpenter n'est pas pour autant un pessimiste et le moteur de ses films (de sa vie ?) est en général le dépassement de la dimension fonctionnaliste du monde, par une forme de noblesse qui place la dignité de l'individu au dessus de tout.
Thème - très westernien d'ailleurs - dont Escape From LA est le manisfeste avec son fameux et sloganesque Welcome to The Human Race qui cristallise 15 ans de filmo.

Alors franchement, l'image de NY, on s'en branle.
Redux
CITATION(Big Monster)

Alors franchement, l'image de NY, on s'en branle.


Mais arrête! Prodigy a demandé qu'on lui lâche la grappe!

je icon_arrow.gif
Anonymous
j'ai pô compris Redux sad.gif

Prodigy est New Yorkais ?
ZutFluteCrotte
Il m´a phallus un peu de temps mais je crois avoir compris. laugh.gif laugh.gif laugh.gif

Image IPB

Tu as deja vu un monsieur tout nu?
Prodigy
CITATION(Big Monster)
Prodigy est New Yorkais ?


Chui un homeboy de Gif moi...
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