Mad Movies: Satoshi Kon - Mad Movies

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Satoshi Kon Paprika inside !

#286 L'utilisateur est en ligne   Gatsu 

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Posté 04 février 2011 - 20:17

Hommage à Satoshi Kon - Japan Expo Sud (exposition d'artistes français, en partenariat avec Catsuka)

http://www.catsuka.c...p?id=1296745490

#287 L'utilisateur est en ligne   Gatsu 

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Posté 07 avril 2011 - 12:48

Hommage à Satoshi Kon - Japan Expo Villepinte (reconduction de l'exposition)

http://www.catsuka.c...p?id=1302127167

#288 L'utilisateur est hors-ligne   Sleven 

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Posté 09 août 2011 - 23:42

Yume Miru Kikai, le film posthume de Satoshi Kon, est en pause pour le moment.
Le producteur Masao Maruyama a indiqué que la volonté de finir le film est plus forte que jamais, mais il reste 900 plans à animer, ce qui est difficile étant donné la santé financière du Studio Madhouse.

Source: http://www.catsuka.c...p?id=1312891844

:(
I will always remember when the Doctor was me.

#289 L'utilisateur est hors-ligne   Ikki 

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Posté 26 août 2011 - 03:15

Les dessins de l'expo citée plus haut ont été mis en ligne.

:arrow: http://www.catsuka.c...kon/fr/tributes

#290 L'utilisateur est hors-ligne   Cayce 

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Posté 27 août 2011 - 11:03

Merci pour le lien certains sont vraiment magnifiques.

Par contre ça me fout en rogne pour la mise en pause du film posthume, j'étais passé à côté de l'information au début du mois, c'est dingue ça que personne aide à financer le projet pour rendre un dernier hommage au Monsieur :wallbash:

#291 L'utilisateur est hors-ligne   Ikki 

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Posté 15 septembre 2011 - 03:28

Citation

The official website of the late director Satoshi Kon posted a video slideshow from last month's "Millennium Souvenir" retrospective exhibition dedicated to Kon's works.



#292 L'utilisateur est hors-ligne   guineapig 

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Posté 29 février 2012 - 00:15

http://youtu.be/ozZQukgIoTQ /6

#293 L'utilisateur est hors-ligne   Nosfé 

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Posté 03 mai 2012 - 11:29

Perfect Blue

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Enfin vu. depuis le temps...
C'est très bien. C'est très beau, et c'est foncièrement surprenant. Kon a développé son film comme si il s'agissait d'un live, avec tout ce que cela sous-entend au niveau de la mise en scène. On est dans quelques chose de réaliste, perverti par la force de l'imaginaire, par la skizophrénie.
Ce support animation peut semblé être une faiblesse d'un point de vue européen, mais c'est une grande force du film: on ne s'attend pas à voir un DA avec un traitement aussi clinique de ses personnages, aussi frontal de la violence ou de la sexualité.
Au niveau analytique, ça vaut son pesant de cacahuète (passage à l'age adulte, perte de l'innocence, quète de la jeunesse, Oedipe par procuration, persona, échange fiction/réalité...), et les visions successives devraient être plus enrichissantes que frustrantes.
Il y a du De Palma dans ce Perfect Blue, du Lynch, du Polanski façon Repulsion, du Hitchcock. De bien grands noms par rapport auxquels, il le prouvera par la suite, Kon était largement à la hauteur.
5,5/6

#294 L'utilisateur est hors-ligne   Mark Chopper 

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Posté 28 octobre 2012 - 15:36

Millennium Actress, de Satoshi Kon (2001)

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L'histoire : Deux journalistes rendent visite à une actrice de renom, retirée depuis longtemps. L'un d'eux lui offre une clé qui finit par ouvrir un torrent de souvenirs, liés à un amour inassouvi...

Pour son second long-métrage après Perfect Blue, Satoshi Kon propose au spectateur un programme ambitieux : à travers le parcours d'une actrice de légende, il évoque l'histoire du cinéma nippon et ses genres les plus emblématiques (le jidai-geki, le chambara et même le kaijū eiga), une impossible relation amoureuse et même la grande Histoire, celle du pays tout entier. Pour ce faire, il reprend son habituelle narration éclatée, au risque de nous perdre, comme ses personnages, entre réalité et fiction. Son cinéma semble ainsi pensé comme un hypertexte, où il suffit de cliquer sur une idée pour se retrouver projeté dans une autre : une technique qui avait du sens dans son premier film, basé sur le thème de la folie, et dans Paprika, qui malmène le monde du rêve, mais qui semble ici artificielle.

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Millennium Actress, à force de nous projeter d'un souvenir à un autre, d'un lieu de tournage à un épisode amoureux contrarié, perd parfois en émotion ce qu'il gagne en complexité. S'il force le respect de par son inventivité visuelle et son orientation adulte, qui jurent singulièrement au sein d'une production cinématographique qui peine, depuis quelques années, à s'extraire du moule enfantin pour ratisser toujours plus large, ce film ne pourra jamais rencontrer le consensus. Dommage, car l'histoire d'amour se révèle touchante, et l'animation soignée : un bon film certes, très original, mais que je revoie donc à la baisse, loin de Perfect Blue, de Paprika et de la série Paranoia Agent.

Note : 4/6

#295 L'utilisateur est hors-ligne   Gutburger 

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Posté 28 octobre 2012 - 21:02

Rah, c'est mon Satoshi Kon préféré à moi.
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#296 L'utilisateur est hors-ligne   Mark Chopper 

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Posté 28 octobre 2012 - 21:10

Tu as le droit d'être fleur bleue.

#297 L'utilisateur est hors-ligne   Rod 

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Posté 28 octobre 2012 - 21:18

Arf, j'avais encore jamais posté ici (le déni suite à son décès, probablement :( ).

De Satoshi Kon, je n'aurai vu que 2 films (et pour le coup, je peux parler de films et pas d'animé).
Mais quels films!!

Perfect Blue, tout d'abord, vu en 2000, à 15 ans, ce fut une sacrée baffe dans la tronche.

Polar schizophrène dur et violent, Satoshi Kon crée une atmosphère assez étouffante, des scènes assez prenantes (le "viol" filmé, les meurtres), des personnages incroyablement vivants et attachants, et "l'animation" lui permet pas mal de mise en scène sur la dualité de l'héroïne, des personnages, faisant flotter le tout dans une atmosphère assez onirique.
Variation de Basic Instinct mais préfigurant également un peu Black Swan...

Je ne l'ai pas revu depuis, mais je ne l'ai jamais oublié.

Allez, bim, 6/6.

Paprika, vu un peu avant sa mort ( :( mais pourquoi :( ), j'ai eu beaucoup de mal... avant de le voir, parce que j'avais peur que le style "froid" qui tourne au "carnaval" me déplaise profondèment.

Pendant... mais surtout antithèse totale d'Inception dans sa représentation du monde des rêves, Paprika a encore une fois des personnages attachants et extrêmemement bien écrits, une intrigue policière interéssante (et même plusieurs intrigues parallèles suivant les personnages ("paprika", le flic moustachu), et surtout, donc, cet univers onirique, bariolé, permettant toutes les folies visuelles... Tout en restant lisible et attractif.

Servi en plus par une bande-son tout bonnement monstrueuse (les crédits de fin donnent envie de chialer, "the girl in Byakuya" est renversant), Paprika traite encore une fois de dualité, mais aussi d'apparence, de faux-semblants... Et reste comme Perfect Blue, un film profondément humain.

6/6 (bis. Et dans les 2 cas, c'est du "6+" vu que ça s'imprime durablement sur la rétine).

En attendant de voir le reste de sa (courte) filmo, Satoshi Kon reste un véritable dieu de l'animation, qui réussit à transcender le medium pour pondre quelque chose qui prend profondément aux tripes et arrive à démonter sans problème pas mal de films des mêmes "genres".
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#298 L'utilisateur est en ligne   Squirrel 

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Posté 30 octobre 2012 - 02:59

De Satoshi Kon, je n'ai vu que Paprika et Tokyo Godfathers, 2 films radicalement différents ... Et c'est du 6/6 pour les 2 ! C'est fin, c'est émouvant, c'est beau, c'est drôle, c'est total !

#299 L'utilisateur est hors-ligne   Gutburger 

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Posté 30 octobre 2012 - 06:37

Voir le messageMark Chopper, le 28 octobre 2012 - 21:10 , dit :

Tu as le droit d'être fleur bleue.

Je le suis. -_-

Par contre il y a des épisodes de Paranoïa Agent qui m'ont marqué à vie. Certains épisodes sont inégaux mais ça reste quand même du très bon tout le long, je ne peux que conseiller à nos 2 amis au dessus de se ruer vers cette expérience extraordinaire (si si !).
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#300 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 04 octobre 2013 - 08:02

Perfect Blue (1997)

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C'est sans regret que Mima, chanteuse, quitte son groupe pour se consacrer à une carrière de comédienne. Elle accepte un petit rôle dans une série télévisée. Cependant son départ brusque de la chanson a provoqué la colère de ses fans et plus particulièrement celle de l'un d'eux. Le mystérieux traqueur passe à l'acte en dévoilant en détail la vie de la jeune femme sur Internet, puis en menaçant ses proches.

Idéalement mis en orbite par son mentor Katsuhiro Otomo d'abord dans le milieu du manga (où il sera son assistant sur Akira) puis celui de l'animation (Roujin Z, le magnifique film à sketch SF Memories pour lesquels il conçoit les décors et signe les scénarios dont celui du meilleur sketch Magnetic Rose), Satoshi Kon prenait enfin son envol avec ce coup d'éclat inaugural que sera Perfect Blue. Comme cela se vérifiera largement par la suite, l'inspiration de Satoshi Kon lorgne largement plus vers le cinéma "live" que l'animation (son Tokyo Godfathers (2003) remake officieux du Fils du désert (1948) de John Ford) et ses influences sont plus occidentales que japonaises que l'on reste dans le domaine du cinéma (Terry Gilliam et sa trilogie de l'imaginaire Bandits, Bandits (1982), Brazil (1985) et Les Aventures du baron de Münchhausen) mais aussi du côté de la littérature avec Philip K. Dick (même si tout de même l'auteur japonais Yasutaka Tsutsui dont il adaptera le Paprika et à qui on doit La Traversée du temps est une référence avouée).

Dans toutes ces influences on décèle un attrait pour des auteurs ayant su déformer la perception de la réalité, thématique qui sera au cœur de l'œuvre du réalisateur. Kon mêle cela à un sujet typiquement japonais à savoir la fascination pour les Idol, ces starlettes locales éphémères naviguant entre pop music formatée, mannequinat et cinéma dont les attraits de lolitas attirent une horde de fan plus ou moins recommandable. On suit donc les mésaventures de l'une d'elles, Mima, qui va quitter son groupe à succès pour embrasser une carrière d'actrice au grand désespoir de ses admirateurs, en particulier l'un d'entre eux particulièrement dangereux. Après avoir créé une page web où il endosse son identité tout en semblant étonnamment informé de son quotidien, il va peu à peu menacer les membres les plus influents de son entourage et cause de l'éloigne progressif de l'idéale image d'Idol qu'il se fait d'elle.

Satoshi Kon créé dès le départ une confusion entre rêve et réalité qui ira croissante avec la tension et surtout l'état mental de son héroïne. On le comprend dès la scène d'ouverture ou de manière encore sobre on a un mimétisme à travers le montage, le jeu sur les raccords entre le quotidien de Mima et son existence d'Idol qu'elle s'apprête à quitter. La séparation reste là encore bien définie et perceptible mais le réalisateur en entremêlant suspense classique et les propres angoisses existentielles de l'artiste va peu à peu nous perdre dans un dédale où l'on ne distinguera plus rien. La menace est ainsi autant extérieure qu'intime avec une héroïne déchaînant les passions par ses choix bien éloignés de son ancienne carrière policée (photos dénudées, tournage de scènes sexuelles explicite) et ses propres doutes et culpabilité se confondent avec ceux des fans les plus virulent, laissant de nombreuses fois entendre le harceleur est une création de son esprit.

La mise en scène de Satoshi Kon obéit ainsi plus aux codes du thriller schizophrène (on pense souvent au Répulsion de Polanski) où la notion de point de vue est malmenée par le mental vacillant de Mima. C'est d'abord des personnages qui disparaissent puis réapparaissent dans une même séquence et nous faisant douter de ce que l'on voit (les présences/absences du fan pervers sur le tournage du film) avant que ce ne soit les séquences elles-mêmes qui s'escamotent dans un maelstrom troublant où réalité et fiction sont indistincts, chaque dérapages se concluant par un réveil en sursaut de Mima ne sachant plus si elle si elle a vécu, rêvée ou tournée ce que l'on vient de voir. Pour plus de confusion encore, cette perte d'identité et de repère correspond aussi à l'intrigue du film que tourne Mima avec un personnage schizophrène suite à un traumatisme. Satoshi Kon laisse autant une réalité factice envahir notre perception que le fantasme cauchemardesque le plus prononcé avec le double torturé et envahissant de Mima symbolisant sa culpabilité mais qui prendra un tour plus concret dans la conclusion.

Le brio de la réalisation compense les quelques carences techniques d'une œuvre au budget modeste, avec notamment des arrières plans statiques et des scènes de foules grossières où la population demeure à l'état de silhouettes sans détails. L'influence du film (qui voyagera grandement et sera de nombreuses fois récompensé en festival) est considérable notamment chez un certain Darren Aronofsky qui reprendra un plan à l'identique dans son Requiem for a Dream (Mima recroquevillée dans sa baignoire hurlant en silence et imitée par Jennifer Connely dans Requiem) et de nombreuses situations dans Black Swan (2010) notamment les jeux de miroirs et de reflets. Ce sera quelques années plus tard le tour d'un Christopher Nolan de lorgner cette fois sur Paprika (2007). Même s'il cherche surtout à transposer des idées de mise en scène "live" ici, Kon sait brillamment user des codes de l'animation lorsqu'il s'agira de verser dans le pur baroque notamment lors de la conclusion avec les déplacements irréels du double de Mima, atteignant même le pur génie quand il confond fantasme et réel dans un même plan (le reflet de vitre montrant le vrai visage du double dans un rictus dément tandis qu'une Mima radieuse et inquiétante sautille juste à côté). Le résultat est tout simplement stupéfiant et plus qu'un grand film d'animation, Satoshi Kon signe un des plus grands thrillers des quinze dernières années et dignes des plus grands dès ce galop d'essai. Le plus fou c'est que le meilleur était encore à venir, un pur diamant noir. 5,5/6

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