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Les Survivals


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162 réponses sur ce sujet

#141 heatmann

heatmann

    Leprechaun

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Posté 31 January 2012 - 08:14 AM

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Relatant un fait divers réel bien connue du folklore tanzanien , qui c'est dérouler en 1822 , L'histoire de 8 hommes ( gaelic , celt , galois , british , c'est flou et mélanger ) prisonnier récidiviste , envoyer dans une des colonies anglaise ( en australie ) purger leur peines d'esclaves , qui vont réussir a s'echapper de leur "prison " mais pour se retrouver face a une nature hostile et face a leur instincts .

La fameux van diemen's land c'est un peu le fin fond de la cambrousse australienne , la tasmanie , lieu idéal pour un camp d'esclave , ces 8 hommes vont vite le comprendre a leur depent .
Plus ils vont s'enfoncer dans les profondeurs de ces bois , plus ils vont se buter face aux déniveler et aux éléments ... Survire voila le thème principale .
Rien de plus , donc pas un script ultra fouiller je l'accorde mais la n'est pas " l'interet " j'ai envie de dire mais j aurais pas rechigner sur un peu plus d 'epaisseur au tout j admet .Deja la 1ere chose qui frappe , et cela de la 1er a la dernière image du film , c'est que sur la forme , la beauté des images est a tomber . chaque plan est un véritable tableau . Chaque cadrage est millimétré et a droit a un éclairage divin .... Ce n'est pas du tout fait pour cacher la minceur de l'intrigue , non ca amplifie plutôt encore plus l'importance que la nature et les lieux ont sur les persos et leurs comportement ... sans déconner c'est un régal absolue, les tons et couleurs sont délavés , Chaque arbres , fougère , ruisseaux , cascades ect ... est filmer avec grâce , classe et reflections . Aucun mouvement de camera brusque , tout est poser , calmer , lent , lecher , contemplatif ..

Tentot la camera se pose au millieu des hommes autour d un feu de camp , on est avec eux , on se réchauffe . Ou au coin d'un tronc d'arbre on scrute le mec derrière nous , la parano du a la faim et la faiblesse est très présente .. les long regards en disent bcp ..Tento la camera est pose a 50 metres des hommes qui galères dans les hautes montagnes balayer par la neige et le blizzard , on est loin , démunie , on sait plus trop ce qu ils pensent , c'est tendue ..
D'ailleur pour mieux decrire le kiff et le sentiment qui ma parcourue pendant le film je vais faire des comparaisons , car les influences sont immense .
Van diemen's land c'est comme si Malick avait realiser Ravenous , c'est aussi un peu le apocalypto du pouilleux barbare , le rescue dawn forestier avec un style a la The proposition et des mecs qui mange d autres mecs la version onirique de canibale holocauste ...

Apres ce festival visuel un des autres gros point fort c'est l'aspect réaliste qui est très réussit .
on ne juge jamais aucun des perso , ils nous sont présenter tels qu'ils sont , en bien ou mauvais , on les prend en pleine face , peu de dialogue qui les développe , ils font leurs descisions au cours de leurs périples qui va les pousser dans leurs instincts de survie et de sélection les plus primaires . Les plus fort vont faire alliance , les plus faible se sentirons tout de suite menacer , les vieux aussi craignent d'etre mis a l'ecart .

les querelles pointes vite leurs bout de leurs nez .. et enfin la decisions du cannibalisme est amener de façon très sobre et fluide , sans tomber dans la démesure , jamais ultra gore ( un pti peu quand meme ! ), ni derengant , simplement comme ce qui devait être fait a ce moment la . La sélection naturel a pris la pas , les mises a mort sont elles certes brutal ( ben ils ont que des haches toute rouilles ) mais on en vient a se dire que cela suit bien la démarche " realiste " que le film a pris depuis le début . De meme que lorsque qu'on montre la consommation de chair humaine , c'est pas extravaguent , c'est devenue simplement de la nourriture a cuire sur un branche ...

l'homme est un mammifère avec un instinct de survie plus fort que ca conscience ...
Ou est la barrière , la limite , la différence , entre tuer pour manger , ou tuer pour diminuer le nombre de bouche a nourrir ....
La paranoïa devient constante , gênante , chaque situations devient un dilemme car tout le monde soupçonne tout le monde , the thing dans les bois quoi !
Le images envoutantes sont sublimer par un gros gros boulot fait sur la bande son . Le vent glacial souffle sans cesse dans les branches , c'est constant , ils s'engouffre dans les vêtements déchirer , ca caille !

le bruits de pas dans la boue , le tonnerre gronde , les voix caser , le feu crépite , la pluie , les cascades , les ruisseaux sont ultra pressent dans les surround , precis et detailler , c'est immersif a fond et associer avec le déluge visuel des images ben du coup on ressent complétement ce qui passe par la tete des évades .
La B.O est tout aussi belle , enivrante , lyrique , et rajoute un mysticisme constant , Nick cave ou un Carter burwell aurait pas cracher dessus .
La voix off qui fait constamment des ptites citations philosophique toujours en rapport avec la sequence a venir ajoute un effet "mystique" du plus belle effet ..
Non franchment y a pas a tortiller du cul , c'est un tour de force , 8 mecs qui se perdent dans la nature , face a eux mêmes ... pendant 1h40 c'est prenant , captivant et reelement eprouvant , chapeau !

4.5/6

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#142 Celluloïd

Celluloïd

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Posté 31 January 2012 - 12:12 PM

comme si Malick avait réalisé Ravenous

:blink: :wub:
(tu sais faire saliver le chaland toi)
(on peut le trouver en DVD ?)

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#143 heatmann

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    Leprechaun

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Posté 31 January 2012 - 12:25 PM

ouaip , y a un Z2 uk en VOSTA pour 3 fois rien sur play surment ;)

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#144 Celluloïd

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Posté 31 January 2012 - 12:30 PM

OK cimer.

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#145 Zoran Reznik

Zoran Reznik

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Posté 31 January 2012 - 13:57 PM

Sorti en Gelbique aussi (vostfr), et croisé chez certains revendeurs parisiens.

#146 Celluloïd

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Posté 31 January 2012 - 16:27 PM

Cimer, encore mieux.

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#147 Evil Seb

Evil Seb

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Posté 01 February 2012 - 08:34 AM

comme si Malick avait réalisé Ravenous

C'est con jusque là ça faisait plutot envie maintenant si c'est pour se taper des plans sjur les feufeuiiles et les nunuages qui sont beaux comparés à la violence des hommes qui eux, sont tout momoches, ca va aller.
Andrew Clark : Why do you have to insult everybody?
John Bender: I'm being honest, asshole. I would expect you to know the difference.

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#148 Celluloïd

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Posté 01 February 2012 - 08:42 AM

Z'toi momoche.

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#149 Nosfé

Nosfé

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Posté 31 March 2012 - 11:02 AM

Sa Majesté des Mouches de Peter Brooks

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Avec ...Zaroff, l'autre oeuvre fondatrice du survival.
Bon je ne repête pas le pitch (çui qui connais pas, l'a rien à foutre sur Mad; honte sur lui et sa famille), mais si j'avais un souvenir un peu flou et quelque peu mitigé du bouquin de Golding, le film en tire le meilleur.
Alors oui, le filmage estampillé Free Cinema de Brooks peut déstabiliser, avec ses approximations de cadre, ses images qui sautent ou coupent un peu n'importe comment. Oui, le jeu un peu trop rigide, sentant la direction forcée, de certains gamins peut avoir quelque chose de crispant.
Mais ce filmage inspiré du documentaire colle au plus prêt de ces mômes, de cette jungle, de leusr hésitations, sans dérive esthétisante. (le N&B est très beau, ceci-dit)
Et ces carences de jeu rendent plus vraisemblable encore les élans de sauvagerie de ses mômes, quand ils sortent de ce carcan civilisationnel qu'il tente de préserver. Car dans les cris, dans l'euphorie du jeu, aussi cruel soit-il, dans le chaos, il ne jouent pas, ils sont cette masse criante. (par ailleurs, au delà du jeu, les deux gamins leaders, Ralph et Jack, déborde de charisme).
Court, le film se permet surtout de condenser les actions du bouquin, rendant tangible cette attirance fatale et facile vers le chaos, vers un système tribal et dictatorial de loi du plus fort, tellement plus simple à imposer qu'un système égalitaire et démocratique.
Une réflexion, une fable sur l'humanité elle-même concentrée dans ces mômes qui n'a pas pris une ride et qui reste, plus que jamais, d'un fatale pertinence.

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6/6

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#150 Corvis

Corvis

    Faut que j'aille dormir

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Posté 02 April 2012 - 16:59 PM

Van Diemen's Land, c'est très bien réalisé, correctement joué, mais alors putain qu'est-ce que c'est mou du gland, statique, pompeux et innintéressant...
Vraiment dommage, mais je préfère me refaire Vorace.

#151 Nosfé

Nosfé

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Posté 15 February 2013 - 12:45 PM

Bloodlust de Ralph Brooke (1961)

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Authentique série B de drive-in reposant sur une trame pompée sur Les Chasses du Comte Zaroff, Bloodlust ne parvient ni à dépasser son modèle ni à y offrir quelque chose de foncièrement neuf et original. S'adaptant à son public en remplaçant le chasseur naufragé par un quatuor de teenagers stéréotypés (le quaterback de service, le binoclard et leurs copine respectives), le film borde un peu au delà de la petite heure du métrage original en y ajoutant plein d'autres prisonniers de notre simili-Zaroff et autant de complices hommes de mains, chacun se montrant amorphes si ce n'est imbéciles (cela fait un an que les uns sont prisonnier de Balleau, attendant on ne sait quoi pour mettre à exécution un plan d'évasion dont on ne saura rien si ce n'est qu'il échoue; les autres sont juste là pour représenter une menace toute relative et grimaçante, mais aussi bon gardiens qu'un personnage IA de console 8 bit...)
Le film s'étire ainsi en discussion vides entre personnages clichés, en menace jamais vraiment mise à exécution, en scènes en forme de lieux commun. Dit comme ça c'est pas très attirant, mais le film en sort un côté naïf et quasi-nanar. Et puis il y a des éléments purement Bis qui font le sel de ce type de production, et toute sa valeur. A ce titre, l'infiltration des filles dans l'atelier de taxidermie humaine donne un avant-gout de TCM agréablement surprenant compte tenu de la bienpensance générale du film (le traitre ou le couple adultère sont punis, mais un Deus Ex Machina de derrière les fagôts sera là pour sauver nos héros...)
Allez, 3/6 en notant large.

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#152 Cigarette Burns

Cigarette Burns

    Gremlins

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Posté 19 July 2013 - 20:16 PM

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Même si c'est aussi un peu un huis clos, le bouzin ne peu décemment pas finir dans la case slasher en raison d'un bodycount bien trop faible. Et c'est ce dernier adjectif qui correspond le mieux à cet ATM. Trois gentils yuppies qui ne sont pas foutu de mettre une rouste à un mec en anorak sous prétexte qu'il tue un malheureux passant sous leurs yeux et qu'ils ont - mais ça on nous le dit pas - probablement comme seul référence horrifique : Urban Legend. Et comme ils sont jeunes, timides et "beaux" on devrait s'attacher à eux tout simplement parce que parmi le trio, yen na deu ki son amoureu, et que le troisième est le copain con, relax et qui envoie des vannes gênantes, bref c'est celui qui doit en toute logique le plus morfler pendant le film.
Seul notre trio semble percevoir en ce tueur un charisme en béton qui les contraint à rester à l'intérieur de la cabine qu'on voit sur l'affiche. En tant que spectateur on verra juste un mec planté sur un parking à se divertir "autant que nous" face à la multitude de réactions débiles de ses proies. Les péripéties s'avéreront quelques fois amusantes, en raison de l'hyperactivité qui traversera plusieurs fois les protagonistes pour que le plan suivant nous les présente dépités et enclin à philosopher. Néanmoins ces 80 min ne sont pas aussi longues que ce que le concept de survival en huis clos laisserait croire, en particulier venant d'un réalisateur débutant.

Autre point un peu énervant, ce côté saw qui plane sur l'ensemble. Après une introduction présentant notre yuppie principal tout attristé d'avoir perdu les actions de son vieux client qu'il n'a EN PLUS jamais rencontré dans la réalité vraie (quel monde !). Son copain-connard viendra le réconforter en lui déclarant "Hey ! C'est la crise". Et c'est ce point qui pourrait être le motif du tueur ainsi que la raison d'être d'ATM. Mais de là à y voir un Margin Call version survival, non. Ajoutez à ça le lieu où le trio se séquestre, un local de distributeurs de billets posé en plein milieu d'un parking désert, ce qui rend sa première apparition déjà assez risible, ainsi que la radinerie caractéristique du copain connard et vous aurez tous les éléments pour un bon message social sur fond de survival. Non en fait l'inverse, oui plutôt. C'est donc raté pour le "Mort aux capitalisme/tes !". Prenons donc Ah T'es Marrant pour ce qu'il est, un premier long pas trop chiant qui ne repose pas sur les dialogues ou la psychologie mais que la richesse des actions (même si souvent stupides) ainsi qu'un véritable déchainement d'éléments, vient sauver de l'habituel ennuie de ce genre de série B.

Le twist, parce qu'il en faut un quand l'aura Saw traine dans le coin, ne convaincra pas grand monde et semble se placer uniquement pour rattraper le peu de personnalité du hooded killer. Le générique de fin est découpé par des scènes assez inutiles toujours au service de ce rattrapage.


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#153 Cirrhose

Cirrhose

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Posté 20 July 2013 - 17:17 PM

Bloodlust de Ralph Brooke (1961)

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Authentique série B de drive-in reposant sur une trame pompée sur Les Chasses du Comte Zaroff, Bloodlust ne parvient ni à dépasser son modèle ni à y offrir quelque chose de foncièrement neuf et original.



Si je dis pas de conneries, il était d'ailleurs présent dans les bonus d'une édition francaise des chasses du comte Zaroff (wild side peut-être? me souviens plus) où il était d'ailleurs présenté comme un remake. J'avais eu envie de le regarder en 'double programme' avec l'original et puis en fait je me suis retrouvé à regarder King Kong (même décor toussa toussa, ça faisait thématique, c'était la méga classe).
C'est pas ta critique qui va me donner envie d'y jeter un oeil. Par curiosité, peut-être... un jour.. éventuellement.
(comme une envie de me refaire l'original par contre)
-Non mais vous voulez dire qu’on s’est plantés comme des grosses buses ? Alors là je ne le crois pas.
-Et comment donc !
-Et comment donc qui, je vous prie ?
-Et comment donc Houston !

#154 Hitchhikor

Hitchhikor

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Posté 29 July 2013 - 00:23 AM

J'ai sorti il y a quelques temps déjà le premier numéro de mon fanzine Trrrashh !!! sur le sous genre des survivals. J'y proposais un dossier d'analyse, puis une cinquantaine de chroniques de films plus ou moins connus du genre (La colline a des yeux, Les chasses du comte Zaroff, Eden Lake, les Détour Mortel...)

Si ça intéresse des gens, il est disponible chez Metaluna (ex-Movies 2000) et chez Sin Art :
http://www.sinart.as...rrashh-02-31508

Sinon, les pdf sont disponibles ici :
http://trrrashh.wordpress.com/

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#155 Zoran Reznik

Zoran Reznik

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Posté 29 July 2013 - 11:47 AM

Je l'ai téléchargé. Sympa.

#156 Nosfé

Nosfé

    moi mal

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Posté 29 July 2013 - 16:40 PM


Bloodlust de Ralph Brooke (1961)

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Authentique série B de drive-in reposant sur une trame pompée sur Les Chasses du Comte Zaroff, Bloodlust ne parvient ni à dépasser son modèle ni à y offrir quelque chose de foncièrement neuf et original.



Si je dis pas de conneries, il était d'ailleurs présent dans les bonus d'une édition francaise des chasses du comte Zaroff (wild side peut-être? me souviens plus) où il était d'ailleurs présenté comme un remake. J'avais eu envie de le regarder en 'double programme' avec l'original et puis en fait je me suis retrouvé à regarder King Kong (même décor toussa toussa, ça faisait thématique, c'était la méga classe).
C'est pas ta critique qui va me donner envie d'y jeter un oeil. Par curiosité, peut-être... un jour.. éventuellement.
(comme une envie de me refaire l'original par contre)


Voui, c'est d'ailleurs via ce coffret (édité par Bach Films, et non Wild Side) que j'ai vu ce Bloodlust. Ils le présentent en effet comme un remake, mais la trame présent suffisamment de différences et de libertés prise avec l'original pour qu'on puisse parler d'une simple repompe, et non d'un remake à proprement parlé. AMHA.

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#157 Nosfé

Nosfé

    moi mal

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Posté 11 March 2015 - 18:21 PM

Petit déterrage.

 

La Proie Nue de Cornel Wilde (1966)

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Profondo en parlait très bien , sur le topic Films d'Aventure, mais il a vraiment plus ça place ici. C'est un survival, et un bon!
Je suis tomber dessus par hasard sur le satellite (Paramount Channel pour être précis; au cas où ça soit rediffusé), et bien que j'ai raté le premier quart d'heure, j'ai pleinement apprécié les qualité de ce film atypique. Atypique, car complétement en dehors de son époque: le genre abordé, le naturalisme cruel de tout cela, l'épure au niveau de la narration comme de la mise en scène, tout le traitement du film est résolument moderne, nouveau cinéma des 70's alors que l'image technicolor sent encore bon les années 60.
On se prend alors à reconnaitre, dans le florilège de tortures infligés aux chasseurs blancs des côtés Mondo italien, il y a, dans sa volonté de survie face aux chasseurs derrière lui, un côté "Rambo en afrique" (bien que Wilde soit loin d'être une masse, et que son personnage soit juste tantôt chanceux, tantôt malin), on s'attend même, quand il arrive près d'un village dans le dernier tiers, à une scène de tension semblable à celle dans le village cajun de Southern Comfort. Mais Wilde déjoue nos attente: Son personnage n'évolue qu'avec difficulté, et si il parvient à se défaire de ceux qui le chasse, lui reste un piètre chasseur (il passe tout le film à crever de faim). Si on croyait qu'il allait faire de la tribu vengeresse d'exemple même de la sauvagerie, il montre, avec la scène du village dont je parle plus haut, que la sauvagerie peut être bien pire encore (et pire encore que celle, gratuite, des chasseurs blancs), et que si son (anti?)héros s'en est sorti par le réveil de cette sauvagerie en lui, revenir un homme, redevenir civilisé et humain (au contact de l'enfant) le sauve aussi.

La fin, achève ce travail d'épure. Car les dialogues sont réduit au minimum, la musique n'est fait que de percussion africaine, collant à l'action. Les paysage, grandiose, ne sont pas pour autant idéaliser: tout animal, dans ce décor, est proie ou prédateur, et la mort est partout.
Un film brut, étonnant, et une oeuvre qui gagne à être connue.
5,5/6


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#158 Pierru

Pierru

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Posté 19 April 2015 - 00:31 AM

Beyond the Reach de Jean-Baptiste Léonetti (2014)

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Le pitch c'est l'habituel mec et sa proie, avec Douglas dans le rôle d'un richard qui vient chasser le mouton sauvage mais qui fait passer un sale quart d'heure à son petit guide (connais pas son nom) suite à un accident.

Plutôt que le jeu du chat qui attrape la souris, c'est le jeu du chat qui regarde la souris crever. Du coup c'est un peu chiant, surtout que le chat c'est douglas, et qu'il fait pas très sérieux en chasseur avec son gros 4X4 mercedes, ses martinis, son téléphone satellite et sa machine à nespresso en plein désert.

Malgré ça, c'est pas mal pendant une bonne partie du métrage, c'est simpliste et un peu gol mais droit au but et pas trop mal shooté (la toff est chouette et les paysages du désert mojave itou) mais ça part grave en burne au fur et à mesure, avec un amoncellement de facilités de scenar débiles (Douglas super bon tireur qui tout d'un coup devient une quiche), de réactions à la con de la part des deux adversaires et qui se termine par une sorte d'anti-climax complètement pourlingue et incroyablement con. J'ai cru comprendre que le bouquin dont c'est tiré (Deathwatch) termine pas du tout comme ça d'ailleurs.

 

Je sais même pas si c'est prévu pour la France, mais on s'en fout un peu. Dommage, avec un peu plus de couilles (et beaucoup plus de jugeote), ça aurait pu être un bon petit film de chasse à l'homme.


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#159 titus pullo

titus pullo

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Posté 19 April 2015 - 07:21 AM

Sidonis vient de sortir La Course Au Soleil ,remake des Chasses Du Comte Zaroff transposé en Amérique du sud avec Richard Widmark et Trevor Howard et ou le chasseur russe est remplacé par un tandem d'anciens nazis .Le film est plus long que l'original mais la chasse ne commence qu'au bout d'une heure mais il utilise bien ses décors naturels et ce conclut par un chouette hommage au Manhunt de Fritz Lang (qui est d'ailleurs un très beau survival).

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#160 Cigarette Burns

Cigarette Burns

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Posté 21 April 2015 - 11:17 AM

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BENEATH - Larry Fessenden - 2014

 

Un gros poisson mange des jeunes gens pas attachants, bloqués sur une barque au milieu d'un lac. La BD était sympa, ça se lisait en 5min et c'était suffisant. Les habituels défauts des prods qui ont autant de talent que de budget. Mais du coup, cette histoire m'a fait automatiquement penser au segment du Radeau de Creepshow 2. Les personnages n'ont aucune empathie quand l'un d'eux y passe, leurs réactions sont complètement tarées, mais au moins Le Radeau était court et généreux en gore. Les ignobles personnages en détresse vont restés bloqués au milieu d'un lac de 500m de superficie pendant 1h30 et penseront d'abord à voter pour désigner le prochain d'entre eux qui sera viré de la barque, ira se faire manger, et donnera ainsi le temps au reste de pagayer jusqu'à la berge. Bah oui, la pagaie elle est cassée donc pourquoi risquer de perdre une main quand on a des amis à sacrifier. Mais comme ils sont amis ils se donnent le droit, au début, de se défendre en expliquant rapidement pourquoi ils méritent de vivre ce qui donnera des raison soit consternantes soit très drôle. Top chrono je promets la paix dans le monde mais je ne peux le faire depuis l'estomac d'un poisson. 

 

D'autres solutions pour se sortir de cette mésaventure consisteront à utiliser logiquement le matos qu'ils ont dans leur barque pour tuer le poisson. Etrangement ces idées arriveront après plusieurs votes, donc morts. Si l'idée est de montrer les comportement pourrit dont sont capables les êtres humains pour rester en vie - à en croire la tagline collée sur toutes les affiches du film - ce crétin de Larry aurait pu bosser un plus longtemps sur son scénario et ordonner un peu tout ça. Ici, aucune logique. Les cadrages n'essaient même pas de cacher que le bord du lac est à trois coup de pagaie de leur position, et montre une bande d'hystérique s'entretuer sur un étang. Le gros poisson est quand même, ça fait plaisir, un gros jouet en caoutchouc pas si mal animé vu le budget, plutôt que du vilain CGI. La leçon Alien a été retenue, et ses apparitions sont ainsi correctement réparties. Mais il fait pas peur non plus hein, c'est un poisson quand même. La photo fait parfois illusion dans le sens où elle donne cette impression d'être face à une péloche 80's, encore un parallèle avec Le Radeau, à moins que ça soit juste le soleil qui apporte une belle luminosité par moment, j'sais pas. Quoi qu'il en soit, même si les caractéristiques techniques étaient bonnes, les réactions générales remettent toute de suite Beneath à sa place (et c'est presque drôle ça). 

 

3 soupirs d'ennuie.


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