Mad Movies: Radiostars - Romain Lévy (2012) - Mad Movies

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Radiostars - Romain Lévy (2012) Good Morning la France

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Mccoy 

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Posté 17 avril 2012 - 13:10

Pas de sujet sur ce très sympathique petit film? Captain Mccoy à la rescousse!

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Avec : Clovis Cornillac, Manu Payet, Douglas Attal, et pleins d'autres….

Citation

En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur-vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : Il écrira pour eux. Alors qu'il a à peine rejoint l'équipe, un raz de marée frappe de plein fouet la station : l'audience du breakfast est en chute libre. C'est en bus qu'ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes.




Une bien belle surprise que ce petit film débarqué de nul part. Sur un postulat de base qui rappel fortement Good Morning England, le film de Romain Levy (dont c'est le premier film) dresse un très beau portrait d'une bande de potes qui vont à travers ce voyage vont s'aimer, se détester, se trouver, se comprendre, le tout bien souvent dans la bonne humeur.

Car Radiostars ça fout la banane déjà. Là ou un Good Morning England n'arrivait jamais à insuffler et à retranscrire le dynamisme qui entourait la folie de sa radio, Levy opte pour un montage dynamique, une alternances des valeurs de plans qui fait mouche, soutenue par une utilisation de la musique intelligente qui illustre parfaitement l'état d'esprit de son long métrage. Rien de miraculeux, mais l'ensemble affiche une belle tenu technique (beau scope, bonne utilisation du plan large pour mettre en valeur tous ses personnages, joli photo) qui fait plaisir à voir.

Le début est pourtant assez moyen par moment, la faute à un personnage principal qui 1) à une vrai tête de con, 2) est d'une passivité énervante (même si c'est le personnage qui veut ça) 3) joue mal. Heureusement par la suite ça s'améliore grandement, Levy ayant le bon gout de s'attarder sur chaque personnage de l'équipe (tous bien caractérisé, sans véritable fausse note), et surtout en les faisant évoluer intelligemment (le perso principal tiens) en détournant les codes et en bousculant les clichés du genre inhérent auquel il s'attaque. Car à aucun moment (ou alors de très rares) le film ne se veut moralisateur, et n'essaye d'assener une quelconque moral au spectateur (en vrac: une histoire d'amour avec la soeur du pote, qui ne donnera pas lieu à la énième dispute, le parcours du perso de Ben ou de Alex…).

Car Radiostars c'est aussi une très bonne comédie, qui donne le sourire, qui fait beaucoup rire (certaines vannes sont gratinés, même si la vulgarité de certaines pourra déranger) voir qui déclenche l'hilarité (je vous laisse le soin de découvrir le personnage de Léonard de Vitry, un pur condensé de WTF à se pisser dessus). De plus, le film à le bon gout de durer 1h35 montre en main, ce qui donne un film très bien rythmé sans véritable coup de mou (les différentes ruptures de ton sont très bien amené les 3/4 du temps). Il est juste dommage que la conclusion de rares storyline n'aient aucune vrai incidence sur le récit (un pétage de plomb vers la fin qui sera oublié la scène d'après).

Mais malgré ses défauts, il serait vraiment dommage de louper cette sympathique comédie qui ne pète jamais plus haut que son cul, et qui représente un bol d'air frais dans la production française actuelle.

Une très bonne surprise.



Ha oui, et la BO claque.
Et Cooper et Mcclane sont priés de venir donner leur avis bordel !
Et pour ceux qui ont vu le film, souvenirs, souvenirs

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"I don't change my style for anybody. Pussies do that. "

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Cooper 

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Posté 17 avril 2012 - 13:39

Bon allez sortie de ma retraite vite fait pour motiver un peu.

Bon bah voila on a ENFIN une bonne comédie française qui se contente de faire ce qu'on lui demande c'est à dire faire rire (Intouchables c'est trés bien mais c'est pas de la comédie au premier degré pour moi). Ce film était pourtant casse gueule à la base vu son casting et son auteur (ouais c'est quand même le mec qu'a écris Cyprien, un film avec Youn et Largo Winch :mrgreen: ) mais on peut dire franchement que le résultat est plus que jubilatoire. Reprenant un peu le concept de base de Tandem de Leconte on suit cette troupe de pote (ouais c'est un pur film de copain) qui arpente les routes à la rencontre de leur audience. Le film enchaine les rires mais en n'étant jamais bête et potache, jouant plus sur un effet sitcom et comédie US c'est à dire toujours en recherche du bon mot et y a pas mal de passages déja culte pour moi (le rappeur US en tête ou j'ai été mort de rire pendant 10 minutes non stop).
Le casting est parfait partagé entre pas mal d'inconnus qui s'en sortent très bien et Payet et Cornillac qui trouvent ici leur meilleur rôle tout en sobriété et classe. Le film n'en oublie pas d'être touchant sur cette univers et ses personnages mais jamais de façon lourd et en reprenant carrément à contre courant certains personnages. Un film qui devrait si on lui laisse une chance marquer la comédie Francaise autant qu'à pu le faire en son temps des films comme les bronzé ou autre à leur époque. Une grosse surprise et un belle réussite.

5,5/6

#3 L'utilisateur est hors-ligne   foetus 

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Posté 17 avril 2012 - 13:55

Yep c'est pas mal mais je suis pas aussi enthousiaste que vous
(le final youpi FUN RADIO les enfants m'a un peu saoûlé).

Et le film a été devancé par Tout ce qui brille (de la même bande),
qui n'est pas un monument mais qui est dans la même logique,
une comédie solide, bien filmée, avec une BO correcte, un VRAI fond,
et un mélange de passages drôles et d'autres très cruels.

En fait on récupère en France, actuellement, le fruit des années
Judd Apatow / Jason Reitman. Enfin. Et ça fait plaisir.

Mais je partage le youpi. C'est un bon film.
"Remember : short controlled bursts" Cap. Hicks.

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Mccoy 

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Posté 17 avril 2012 - 14:08

Voir le messageCooper, le 17 avril 2012 - 13:39 , dit :

(ouais c'est quand même le mec qu'a écris Cyprien, un film avec Youn et Largo Winch :mrgreen: )

Apparemment Cyprin et les deux autres c'était pas complètement lui au final. (traduction : expérience douloureuse)
Il en parle ici

Et un gros + 1 pour le cast, parfait (et pourtant dieu sait que j'aime pas vraiment Cornillac mais là il m'a épaté)

@Foetus : ba tu vois Tout ce qui brille je suis vraiment pas fan.

Ce message a été modifié par Mccoy - 17 avril 2012 - 14:09 .

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#5 L'utilisateur est hors-ligne   foetus 

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Posté 17 avril 2012 - 14:13

Voir le messageMccoy, le 17 avril 2012 - 14:08 , dit :


@Foetus : ba tu vois Tout ce qui brille je suis vraiment pas fan.


Ah oui je peux totalement comprendre,
c'est juste que RADIOSTARS et lui se ressemblent dans l'intention
et le résultat. Et c'est la même bande, la même génération, les mêmes influences.
C'était plus pour dire ça, en fait.
"Remember : short controlled bursts" Cap. Hicks.

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Mccoy 

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Posté 17 avril 2012 - 14:15

Voir le messagefoetus, le 17 avril 2012 - 14:13 , dit :

Voir le messageMccoy, le 17 avril 2012 - 14:08 , dit :


@Foetus : ba tu vois Tout ce qui brille je suis vraiment pas fan.


Ah oui je peux totalement comprendre,
c'est juste que RADIOSTARS et lui se ressemblent dans l'intention
et le résultat. Et c'est la même bande, la même génération, les mêmes influences.
C'était plus pour dire ça, en fait.

Ok, je croyais que c'était un comparatif de qualité entre les deux autant pour moi. Parce que là ou un Tout ce qui Pue s'enfonce dans le cliché et la guimauve à deux balles, radiostars à le bon gout de ne jamais perdre de vue ses personnages sans tomber dans le déjà vue scénaristique, c'est pour ça que je suis pas trop d'accord sur le "résultat".
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   foetus 

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Posté 17 avril 2012 - 14:21

Cliché et guimauve à deux balles ?
T'es un peu dur quand même...
Certes dans Tout ce qui brille certes on sent
les ficelles dramatiques mais le fantasme de branchitude vide
et d'être quelqu'un dans un milieu qui ne ressemble à rien,
et la manière dont ça brise l'amitié entre deux nanas,
c'est pas si cliché.
Certes, la fin est un peu gentille et le film manque de force par moments, le
"mec" de Lela Bekhti est ultra fade, etc. Mais j'ai plutôt trouvé ça bien vu
et pas si guimauve.

Mais la fin du film de Mimran / Nakache est pas pire que celle de Radiostars,
où le méchant boss capitaliste est puni et des millions de jeunes se retrouvent
à applaudir des animateurs ultra beaufs qui me rappellent les pires années de mon adolescence...
"Remember : short controlled bursts" Cap. Hicks.

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Mccoy 

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Posté 17 avril 2012 - 14:29

Voir le messagefoetus, le 17 avril 2012 - 14:21 , dit :

Mais la fin du film de Mimran / Nakache est pas pire que celle de Radiostars,
où le méchant boss capitaliste est puni et des millions de jeunes se retrouvent
à applaudir des animateurs ultra beaufs qui me rappellent les pires années de mon adolescence...

Ha mais là par contre je suis d'accord, le personnage du patron est trop caricatural pour pleinement convaincre.
Tout comme la scène dont tu parles, trop too much (même si je trouve les personnages plus attachant et que donc "l'émotion" véhiculé par la scène à mieux marché).
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   foetus 

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Posté 17 avril 2012 - 14:31

C'est vrai que les personnages de RADIOSTARS sont vraiment bons, solides,
blindés de défauts et d'autant plus attachants (et c'est vrai aussi
que Cornillac est excellent). A ce titre, je te l'accorde largement,
ils sont mieux développés et plus complexes que dans le film de Mimran / Nakache.
"Remember : short controlled bursts" Cap. Hicks.

#10 L'utilisateur est hors-ligne   stivmacouine 

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Posté 17 avril 2012 - 20:41

J'en sors et plutôt agréablement surpris.
Ça m'a rappelé, dans les meilleurs moments, LE PLEIN DE SUPER, road-movie entre potes ou chacun, selon ses humeurs, y va de sa vanne lapidaire.
Bref, on s'emmerde pas une seconde et malgré une fin un peu faible, le casting et les dialogues emportent l'adhésion.
La séquence du rappeur exilé en Provence avec sa pétasse est assez énorme (très Appatow style).

5/6

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Tripping Daisy 

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Posté 18 avril 2012 - 13:42

Dans la veine du nouveau feel good movie à la française. Plutôt drôle et bien torché. Manu Payet a le génie du rythme comique. Les persos de Cornillac et du vieux beau 70's style rappellent un poil ceux de Seymour Hoffman et Rhys Ifans dans Good Morning England.
Allez.. Bon film de potes. 4/6
"Celui qui renonce à devenir meilleur cesse déjà d'être bon"

#12 L'utilisateur est hors-ligne   McClane 

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Posté 19 avril 2012 - 15:32

Une vraie surprise, résolument à contre-courant d'une certaine production héxagonale qui aurait tôt fait, sur un sujet pareil, de basculer dans un populisme au propos fédérateur forcé. Lévy a le bon goût de gérer la dualité inhérente au genre (une dimension intimiste via les relations entre les animateurs, et une autre élargie avec leur répercussions sur leur auditeurs) via un scénar parfaitement charpenté, dont le choix d'une dynamique de groupe (réellement) évolutive confère à chacun des personnages une humanité qui ne force jamais la caricature.Bien joué (mention à Manu Payet, qui déploie vraiment un charisme impressionnant), bien réalisé (putain, un réal de comédie, en France, qui sort de Paname pour mettre les paysages provinciaux en valeur dans un beau scope, ben ça fait plaiz), malgré une tendance à ne faire dialoguer que sur une note trop utilitariste le groupe et leur public, le film révèle de plus un cinéaste doté d'un véritable regard sur la culture populaire (et la société française en général) lui permettant, à l'instar des américains, de jouer avec ses codes sans verser dans le sketch à grand-mère (Leonard De Vitry, priceless). Bref, une comédie française qui célèbre l'effort collectif tout en respectant les particularismes de chacun, par un réal qui est sorti de son arrondissement et qui transpose les problématiques des péloches cainris dans le patrimoine franco-camembert? Et qui fait rire ?

Vendu!

4,5/6

#13 L'utilisateur est en ligne   Chuck Apic 

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Posté 19 avril 2012 - 16:58

Voir le messageMcClane, le 19 avril 2012 - 15:32 , dit :

Une vraie surprise, résolument à contre-courant d'une certaine production héxagonale qui aurait tôt fait, sur un sujet pareil, de basculer dans un populisme au propos fédérateur forcé. Lévy a le bon goût de gérer la dualité inhérente au genre (une dimension intimiste via les relations entre les animateurs, et une autre élargie avec leur répercussions sur leur auditeurs) via un scénar parfaitement charpenté, dont le choix d'une dynamique de groupe (réellement) évolutive confère à chacun des personnages une humanité qui ne force jamais la caricature.Bien joué (mention à Manu Payet, qui déploie vraiment un charisme impressionnant), bien réalisé (putain, un réal de comédie, en France, qui sort de Paname pour mettre les paysages provinciaux en valeur dans un beau scope, ben ça fait plaiz), malgré une tendance à ne faire dialoguer que sur une note trop utilitariste le groupe et leur public, le film révèle de plus un cinéaste doté d'un véritable regard sur la culture populaire (et la société française en général) lui permettant, à l'instar des américains, de jouer avec ses codes sans verser dans le sketch à grand-mère (Leonard De Vitry, priceless). Bref, une comédie française qui célèbre l'effort collectif tout en respectant les particularismes de chacun, par un réal qui est sorti de son arrondissement et qui transpose les problématiques des péloches cainris dans le patrimoine franco-camembert? Et qui fait rire ?

Vendu!

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Et Pascal Demolon aurait du avoir une carrière extraordinaire.
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   Wilhelm 

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Posté 19 avril 2012 - 17:06

C'était tout à fait sympathique, un voyage en bus trés recommandable.
Pourtant je déteste C.Cornillac, mais là ça passe plutot bien.
Le film n'est pas trop long et on rit assez souvent (le mystere Daniel m'a bien fait marrer, tout comme la "meuf" de Leonard).
Rien a dire sur Manu Payet, les vannes fusent tout comme la bonne humeur malgré quelques clashs.
Un bon doss' pour la comedie française.

4/6
"People don't forget.
Nothing is forgiven."

#15 L'utilisateur est hors-ligne   McClane 

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Posté 19 avril 2012 - 17:08

Voir le messageChuck Apic, le 19 avril 2012 - 16:58 , dit :

Voir le messageMcClane, le 19 avril 2012 - 15:32 , dit :

Une vraie surprise, résolument à contre-courant d'une certaine production héxagonale qui aurait tôt fait, sur un sujet pareil, de basculer dans un populisme au propos fédérateur forcé. Lévy a le bon goût de gérer la dualité inhérente au genre (une dimension intimiste via les relations entre les animateurs, et une autre élargie avec leur répercussions sur leur auditeurs) via un scénar parfaitement charpenté, dont le choix d'une dynamique de groupe (réellement) évolutive confère à chacun des personnages une humanité qui ne force jamais la caricature.Bien joué (mention à Manu Payet, qui déploie vraiment un charisme impressionnant), bien réalisé (putain, un réal de comédie, en France, qui sort de Paname pour mettre les paysages provinciaux en valeur dans un beau scope, ben ça fait plaiz), malgré une tendance à ne faire dialoguer que sur une note trop utilitariste le groupe et leur public, le film révèle de plus un cinéaste doté d'un véritable regard sur la culture populaire (et la société française en général) lui permettant, à l'instar des américains, de jouer avec ses codes sans verser dans le sketch à grand-mère (Leonard De Vitry, priceless). Bref, une comédie française qui célèbre l'effort collectif tout en respectant les particularismes de chacun, par un réal qui est sorti de son arrondissement et qui transpose les problématiques des péloches cainris dans le patrimoine franco-camembert? Et qui fait rire ?

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Et Pascal Demolon aurait du avoir une carrière extraordinaire.


Carrément (il déglinguait en ancien légionnaire légèrement secoué de la cafetière dans la saison 2 de Braquo).

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