Festival International du Film Policier de Beaune 2012 Londres à l'honneur
#16
Posté 27 mars 2012 - 09:41
Point barre.
EDIT : Imak, étant donné que selon toute vraissemblance, je vais pouvoir venir que le week end (sic) tu aurais un conseil pour un hotel ? (le moins cher possible, même un clapier je m'en fous totalement, mais sinon ça va se jouer à la SDF...)
#17
Posté 27 mars 2012 - 10:51
Joel Schumacher et Rod Lurie !!
#20
Posté 27 mars 2012 - 21:51
Corvis, le 27 mars 2012 - 09:41 , dit :
Point barre.
EDIT : Imak, étant donné que selon toute vraissemblance, je vais pouvoir venir que le week end (sic) tu aurais un conseil pour un hotel ? (le moins cher possible, même un clapier je m'en fous totalement, mais sinon ça va se jouer à la SDF...)
Y'a un Etap Hotel à 500m de la sortie d'autoroute... J'crois qu'c'est maxi 35-40 boules la chambre. J'pense que c'est le moins cher honnetement, sinon si tu tapes sur des hotel en centre ville, c'est tout d'suite 70 boules minimum.
#21
Posté 28 mars 2012 - 14:08
Je pense qu'il y aura rassemblement de madeux pour la projo de The Raid
#22
Posté 28 mars 2012 - 19:44
#23
Posté 29 mars 2012 - 14:26
#24
Posté 29 mars 2012 - 14:52
J'arborerais un magnifique T-shirt Army of Darkness si vous me cherchez
Je propose d'ailleurs un rassemblement de madnautes (bourrés à la bière si possible) pour la projection de The Raid
#25
Posté 29 mars 2012 - 17:38
#26
Posté 01 avril 2012 - 10:36
Concernant le festival, j'ai vu seulement deux films. Le sublime Miss Bala et The Raid.
Pour la faire courte, Miss Bala est un film que je n'avais pas prévu d'aller voir, mais où il restait de la place. La claque. Très réaliste, le film dépeint la plongée sans fin d'une gentille belle fille de 23 ans, qui souhaiterait être miss de son état (la Basse Californie), et qui se retrouve embarquée malgré elle dans des sales histoires avec des narco trafiquants. Malmenée, manipulée... Adorant les films qui reposent sur les épaules d'un comédien, j'ai été servi par celui-ci, qui m'a fait découvrir Stephanie Sigman. Epoustouflante. Malgré tout ce que son personnage prend dans la gueule, j'ai trouvé qu'elle lui donnait une grande force. Bref, un perso féminin très marquant, qui veut avant tout survivre. Quant à la mise en scène, elle est extra. Le film est parsemé de plans séquences très immersifs, très discrets (on ne se dit pas sans cesse "Wow, putain, le plan séquence, comment il a fait ça !!"). Le réalisme du film tient non pas à une shaky cam devenue banale, mais à un parti-pris de cadre très fort, avec économie de plans qui durent souvent longtemps. Sans qu'on s'emmerde !
Forcément, le contraste avec The Raid a été brutal. Lors de la brève présentation du bouzin, son réal n'a pas menti en annonçant un film sanglant et très violent. Bon, c'est blindé de clichés
Une fois qu'on a accepté le film comme étant un long jeu-vidéo dont le seul joueur aux manettes est le réal, ça passe. Beaucoup de séquences de combats sont impressionnantes, même si le too much tue parfois l'effet. Et puis après Miss Bala où les coups blessent, c'est un peu dur de voir un mec se prendre des coups de poings et pieds dans la gueule pendant 1h30 sans trop sourciller. Même si c'est inhérent au genre.
Le film n'est pas non plus exempt de longueurs, avec notamment une séquence de combat tellement interminable
La seule chose qui m'intrigue vraiment, c'est comment ce réal s'est retrouvé à faire un film en Indonésie ? En tout cas, avec The Raid sous le bras, il s'est sans doute ouvert les portes d'Hollywood.
#27
Posté 01 avril 2012 - 10:48
Malec, le 01 avril 2012 - 10:36 , dit :
Si je ne dis pas de bêtise, le réal' Gareth Evans a tout d'abord fait un documentaire sur le silat, puis a eu l'idée de mettre en avant cet art martial, jamais exploité dans le cinéma indonésien, dans son précédent long-métrage Merantau (aidé par le fait que le héros de ce film était un jeune élève de l'école du silat où il filmait son doc, et qu'il avait une réelle présence et aisance à l'écran selon lui). Depuis il est expatrié là-bas et marié à une indonésienne. (voir magazine Impact de septembre-octobre 2010)

Ecoute ton ami Billy Zane, il est réglo lui, il essaye de te sortir d'un mauvais pas
#29
Posté 01 avril 2012 - 21:13
Citation
-Prix du jury long métrage : "Headhunters", film germano-norvégien de Morten Tyldum
-Prix Sang neuf : "A.C.A.B (All Cops are bastards)", film italien de Stefano Sollima
-Prix de la critique : "Kill List", film anglais de Ben Wheatley
-Prix Police : "Shadow Dancer", film anglo-irlandais de James Marsh
Arf dommage pour Headhunters, c'était pas loin du grand prix.
Sinon rapidement en chiffres les films que j'ai vu :
Contrebande 4/6
The Raid 6/6
Headshot 1/6 (la présentation du film par le réalisateur c'était
)Aux yeux de tous 3/6 (presque 4)
No Rest for the Wicked 2/6 (les Goyas pour ça ??)
Et j'avais vu au préalable aussi :
Red State 5/6
Headhunters 5/6 (presque 6)
Inside 4/6
Du coup j'ai loupé le grand gagnant...
Je reviendrai causer du festoche en lui-même (et des films aussi bien sûr) mais c'était très sympa et mieux organisé que Gérardmer par exemple. Mais par contre, y'a pas beaucoup de monde et la public est assez vieux
#30
Posté 01 avril 2012 - 23:31
Zak, le 01 avril 2012 - 21:13 , dit :
Je reviendrai causer du festoche en lui-même (et des films aussi bien sûr) mais c'était très sympa et mieux organisé que Gérardmer par exemple. Mais par contre, y'a pas beaucoup de monde et la public est assez vieux
Entièrement d'accord sur tout ça.
Autant dire que The Raid un samedi à 17h ou Kill List au petit Dej (et même Aux Yeux de tous, vu que ça fleurait bon la middle class de droite) ça a du leur faire tout drôle aux vieux
Sinon sur les films, pas entièrement d'accord.
Par contre j'ai pu voir Margin Call, et c'était vraiment vraiment excellent. Surtout pour un premier film, c'est à t'en dégouter du métier ^^
Un film en unité de lieu (un immeuble de Wall Street) et en unité de temps (une nuit), et constitué uniquement de "gens qui parlent en réunion ou en regardant des ordinateurs"... Et c'est passionnant... En plus d'être complètement d'actualité. Et il se paye le luxe d'avoir un casting 4 étoiles (Kevin Spacey, Stanley Tucci, Simon Baker, Jeremy Irons, Demi Moore, Zachary Quinto, Paul Bettany, excusez du peu).
Par contre ça avait strictement rien à faire à Beaune, et je suppute une participation avortée à Deauville pour cause de montage pas terminé, tant il aurait plus collé au festival du film américain.
Parce que un peu de suspens je veux bien, mais du policier ou thriller, je n'ai en vu guère...
6/6
Sinon, d'accord avec Zak sur Headshot, c'est ma grosse déception du festival (même si effectivement, la présentation par le réal tout timide et bourré à la vinasse c'était sans prix
Déjà, encore une fois, le trailer et le pitch nous vendent un film complètement différent, mais le "thème/effet de style" qui est sensé être au centre du film n'est jamais utilisé, ou alors pas à bon escient, et ça ressemble plus à une histoire plan plan et pas très intéressante à laquelle on a apposé une chronologie éclaté et un concept sensationnaliste pour donner le change, au risque de rendre le film totalement décousu.
Et y'a des twists sortis d'un autre âge ("Mais je suis son fils !" "Mais elle ?" "Et oui, c'est ma soeur !"). Dommage, parce qu'il y a une paire de scène pas mal shooté, et l'acteur principal est plutôt bon.
1,5/6
J'ai loupé Contrebande, trop épuisé après une nuit passée dehors sans pouvoir dormir à cause du froid (il est où le réchauffement climatique quand on en a besoin, bordel !!!) tu me diras comment c'était Zak
J'ai préféré Inside à Headhunters, les deux me disait bien, j'ai du faire un choix drastique, et comme Zak, j'ai bien aimé ce petit thriller de série B.
Par contre : SI VOUS COMPTEZ VOIR INSIDE À SA SORTIE EN FRANCE, NE REGARDEZ AUCUNE BANDE-ANNONCE, NE LISEZ AUCUN RÉSUMÉ, MÊME PAS LE PITCH !!!!!!
C'est très important, si vous voulez apprécié le film à sa juste mesure, tant le pitch du catalogue de Beaune tue le mystère et la surprise dans l'oeuf. Vraiment, c'est très important, on ne peut pas vraiment vendre le film sans en dévoiler la seconde partie, mais dans ce cas là on annihile totalement l'effet de surprise. Déjà qu'un malheureux plan en plein milieu du métrage spoile la suite, ça serait dommage de se gâcher ce plaisir.
Parce qu'Inside est un film étrange, protéiforme, et très original dans sa construction en deux parties qui se répondent (d'ailleurs son titre original c'est La Casa Occura, littéralement La Face Cachée).
L'une ne va pas sans l'autre, et du coup le début fait un peu peur. Ca a l'air cliché, ça joue sur des jump-scares un peu éculé, et un suspens qui semble ne mener à rien, et il faut bien l'avouer, c'est un tout petit peu romantico-tarte. Et puis, peu à peu, et avec l'arrivée de la seconde partie qui éclaire le film sous un autre jour, l'intérêt grandit, et les pièces du puzzle s'emboitent pour notre plus grand plaisir.
Bref, allez voir Inside, mais NE VOUS RENSEIGNEZ PAS SUR LE FILM !!!
4/6
Par contre, je suis moins d'accord avec Aux yeux de tous, j'ai vraiment vraiment beaucoup aimé. C'est une tentative fraiche et plutôt abouti dans sa forme. C'est même un très bon exemple d'une bonne utilisation de la caméra diégétique (je préfère dire ça que found footage, parce que de found il n'y a point dans le film). Le bémol principal pour moi, c'est qu'il assume pas son concept jusqu'au bout, on voit trop vite le hacker qui est le héros du film, avec des vrais plans de caméra extra-diégétique, et j'ai trouvé que ça faisait perdre du poids au personnage. Ca aurait mérité (et ça aurait pu se faire en y réfléchissant un peu) de ne se dérouler qu'à travers des images de caméras et de webcam, ou alors en amenant les différents plans sur son environnement direct beaucoup plus progressivement, genre seulement quelques gros plans à partir de la moitié du film, et puis un plan final qui dévoilerait son identité (un peu tel qu'il est dans le film actuel d'ailleurs).
À part ça la musique décape, y'a un bon rythme, de très bonnes idées façon 24h chrono, mais surtout, surtout, il y a un écho à l'actualité dans ce film qui touche presque à la prophétie, et que je trouve quand même sacrément couillu à moins d'un mois d'une élection présidentielle. On a quand même un président ouvertement calqué sur Sarko, phrasé à l'appui, et c'est pas bien glorieux. Je trouve ça même plus acerbe et frondeur que La Conquête par exemple, quand bien même tout serait officiellement fictif.
Et la vidéo de révélations finale, ça colle tellement aux soupçons actuels sur la politique et l'instrumentalisation (voire la manipulation) des événements tragiques que ça devient du grand art, j'étais à la fois fasciné et éclaté de rire tellement on dirait que ça a été fait en réponse à l'actualité.
Bref, moi j'ai beaucoup beaucoup aimé, mais j'en parlerais plus longuement plus tard, là mon train va partir
5/6
@Malec : ptain, t'abuses, à la séance de The Raid, je suis resté une bonne minute debout à poser mes affaires pour bien montrer mon T-shirt ^^

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