Moonrise Kingdom - Wes Anderson (2012)
#31
Posté 20 mai 2012 - 11:43

darklinux dit :
#32
Posté 20 mai 2012 - 15:45
#33
Posté 20 mai 2012 - 17:34
#34
Posté 20 mai 2012 - 17:39
#35
Posté 20 mai 2012 - 17:42
J'ai adoré l'histoire, les personnages ET le côté formel ultra étudié, plus mis en avant que dans ses autres films.
#36
Posté 20 mai 2012 - 17:45
Corvis, le 20 mai 2012 - 17:42 , dit :
J'ai adoré l'histoire, les personnages ET le côté formel ultra étudié, plus mis en avant que dans ses autres films.
Arf, j'ai jamais autant trouvé inutiles ses plans symétriques que Darjeling, mais je connais d'autre personnes qui adorent ce film. J'y suis surement pas sensible, c'est tout.
#37
Posté 20 mai 2012 - 18:52
Je n'ai pas été réceptif. D'un côté il est vrai que j'étais assez fatigué.
Les personnages sont moins attachants à mon goût, l'histoire sans plus, et le style commence à tourner en rond. Quant à la bo, elle ne m'a pas fait planer.
3,5/6 ça reste un joli film.
#39
Posté 20 mai 2012 - 21:40
Gutburger, le 20 mai 2012 - 17:45 , dit :
Corvis, le 20 mai 2012 - 17:42 , dit :
J'ai adoré l'histoire, les personnages ET le côté formel ultra étudié, plus mis en avant que dans ses autres films.
Arf, j'ai jamais autant trouvé inutiles ses plans symétriques que Darjeling, mais je connais d'autre personnes qui adorent ce film. J'y suis surement pas sensible, c'est tout.
Bah dans quel sens ils pourraient être "utiles" ?
Ce que j'ai toujours adoré chez Anderson, c'est le côté éminemment ludique de sa réalisation. C'est une vraie machinerie d'horloger, et en cela j'ai trouvé que Darjeeling était la quintessence de ce style ludique, comme une attraction foraine de marionnettes avec un scénario derrière.
Mais en y réfléchissant je comprends tout à fait qu'on puisse y trouver l'effet inverse, et un "trop plein" du système.
#40
Posté 20 mai 2012 - 22:33
Corvis, le 20 mai 2012 - 21:40 , dit :
Gutburger, le 20 mai 2012 - 17:45 , dit :
Corvis, le 20 mai 2012 - 17:42 , dit :
J'ai adoré l'histoire, les personnages ET le côté formel ultra étudié, plus mis en avant que dans ses autres films.
Arf, j'ai jamais autant trouvé inutiles ses plans symétriques que Darjeling, mais je connais d'autre personnes qui adorent ce film. J'y suis surement pas sensible, c'est tout.
Bah dans quel sens ils pourraient être "utiles" ?
Tu réponds toi même à la question :
Citation
Dans ses autres films, la mise en scène faisait parti d'un "tout". Les perso décalés, les survet' Adidas avec des pullover façon tapisserie 70', bref son style quoi. Dans Darjeling je n'ai jamais ri et je suis resté sur le quai. Du coup la forme me sautait aux yeux et les cadres ne faisaient jamais ressortir l'absurde de son univers, comme c'était le cas par exemple dans la vidéo du gunfight postée plus haut.
#42
Posté 21 mai 2012 - 10:13
Bruttenholm, le 21 mai 2012 - 07:56 , dit :
Certes, mais je n'ai pas été ému non plus. En fait, je me suis ennuyé.
#43
Posté 21 mai 2012 - 11:21
Moi j'aime bien ce qu'il fait, ses thematiques sont bien sympas je trouve.
Hate moi (mais ca sort quand en Chine
#44
Posté 23 mai 2012 - 10:31

L'histoire : Au cours de l'été 1965, sur une île de la Nouvelle-Angleterre, deux adolescents se rencontrent, tombent amoureux et fuguent, au grand désespoir des adultes...
Après avoir cherché son style (Bottle Rocket, Rushmore), l'avoir trouvé (La Famille Tenenbaum), puis affirmé (La Vie aquatique), Wes Anderson a commencé à radoter au point de flirter avec l'auto-parodie (À bord du Darjeeling Limited) : fort heureusement, Fantastic Mr. Fox, film d'animation en apparence old school qui portait bien le qualificatif de son titre, s'est imposé comme une véritable bouffée d'oxygène. A partir de là, le cinéaste n'avait plus que deux solutions : continuer d'évoluer en prenant des risques, notamment celui de déplaire, ou continuer de caresser une critique bien heureuse de pouvoir consacrer un nouvel auteur, dont les gimmicks le rendent immédiatement identifiables, sans trop se casser la tête. C'est, hélas, cette carte, celle de la paresse, que Wes Anderson a décidé de jouer.
Obsession de la symétrie, travellings léchés, acteurs/personnages fétichisés et dirigés comme des poupées : tout, dans ce film, respire la théâtralité de manière excessive. A ce niveau de maniaquerie, j'imagine Wes Anderson chez lui classer ses chaussettes par couleur, redresser les cadres de travers et mourir dans sa baignoire après avoir changé une ampoule... Oups, je m'égare. Les cinéastes que je préfère sont bien connus pour leur obsession du contrôle, mais celle-ci ne tourne pas au maniérisme et maintient, à l'écran, une nécessaire illusion de spontanéité. Ce n'est pas le cas ici : tout paraît faux, tout paraît toc et les acteurs, qui de par leurs tenues semblent tout droit échappés d'une pièce de théâtre monté en milieu scolaire, donnent moins l'impression de jouer un rôle que de réciter des dialogues ineptes entre deux prises de Prozac.

Qu'est-ce que tu viens de dire, Mark Chopper ?
C'est sans doute cette absence totale de spontanéité qui m'a le plus gêné : ce film, en effet, semble avoir été créé par un robot. A ce niveau, on ne peut plus parler de mise en scène, mais de repassage, tant tout ici apparaît lisse : bien trop lisse. Et superficiel : entre un Bruce Willis qui ne reçoit des louanges que lorsqu'il joue en mode apathique (tout comme chez Shyamalan), un Edward Norton venu se ridiculiser, une Frances McDormand plus agaçante que jamais (un exploit !), et des Bill Murray, Harvey Keitel et Jason Schwartzman qui n'ont aucune séquence pour exister mais qui permettent à Anderson d'étaler son joli carnet d'adresses, on retrouve, dans les seconds rôles, une flopée de gamins, interchangeables faute de caractérisation, qui passent d'ennemis des héros à alliés en un clignement de paupières : un revirement sans queue ni tête.

Laisse tomber... Mark Chopper n'aime pas les jeunes !
Reste le couple de héros, au coeur de ce film qui évoque la naissance d'un amour adolescent dans toute sa naïveté : un gamin orphelin tête-à-claques et une gamine en froid avec ses parents qui rappelle, en version rajeunie, le personnage incarné par Gwyneth Paltrow dans La Famille Tenenbaum. Tous deux fuguent et se retrouvent seuls au monde, soucieux de fuir un monde composé d'adultes tous plus tristes les uns que les autres. L'enfance est donc ici idéalisée et Anderson filme une scène d'éveil amoureux et sexuel sur fond de Françoise Hardy comme n'importe quel autre passage de son film : tout y est si constipé qu'on n'y ressent pas le moindre trouble, la moindre passion. Tout ressemble à une vaste blague et, malgré sa courte durée, donne l'impression de tirer en longueurs : exactement comme une pièce de théâtre scolaire.
J'aime les cinéastes qui, malgré le fait d'être prisonniers de certains thèmes et obsessions, parviennent à se renouveler en les attaquant par des tonalités diverses, des chemins différents : Wes Anderson n'appartient pas à cette catégorie, mais il peut dormir tranquille. Critiques et fans trouveront toujours dans ces films une petite routine qui les rassurera, comme une série télévisée qui recycle épisode après épisode la même formule, ou un mariage qui ronronne jusqu'à l'étouffement au point d'en perdre sa sève : pour ma part, j'ai besoin de quelque chose de plus passionné. Il est entré en phase de burtonisation chronique et livre du cinéma en mode Canada Dry : ce film a la couleur de ses premiers, mais n'en a plus que l'apparence, en aucun cas la saveur. Une belle coquille vide qui, en faisant croire qu'elle échappe à tout formatage, finit par en devenir un triste exemple.
Note : 2/6
#45
Posté 23 mai 2012 - 10:41

Au contraire je trouve que c'est son film le plus maitrisé, le plus ludique, le plus esthétique, le plus drôle.

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