Très bonne re-vision du film, le perso d’eastwood ne bouge pas d’un iota du début à la fin, il ne met pas plus de deux seconde à digérer la mort de son collègue et à rebalancer des punchlines pour foutre la rage à ses interlocuteurs, j’aime bien la caractérisation « gros connard" totalement associable du personnage qui renvoi à Calahan, mais surtout putain, le parcours de Sheen qu'est ce qu'il est délicieux!
Totalement transparent au début avec sa coupe de fayot et sa tronche de benêt, on le voit évoluer à force de se manger une brouette de blessures narcissiques, tant tout le renvoi à sa médiocrité. J’aime bien le coté tordu de ce film, qui enchaine les scènes humiliante pour son perso avec moult détails truculents, pour mieux préparer son pétage de plombs
« bienvenue en enfer connard »
J’aime bien la troupe de méchant en mode roman de gare. Impulsifs et tricars, ils sont tout sauf omniscients malgrès leurs talents. Et l’aspect course-contre-la-montre de leur fuite, élément amené dès la première scène où ils sont obligés de foutre en l’air pour je ne sais combien de millions de marchandise.
J'aime bien la hitman/maitresse de Raul Julia, en mode salope sous cocaïne, j'aime bien la scène du viol d'eastwood par la harpie pendant qu'il suce la balle de revolver qui symbolise l'union entre le criminel et sa douce.
Totalement déviant. Le pied!
J’aime bien le déroulement du film qui ne s’articule autour d’aucune enquête, la première partie se jouant des cliché du buddy-movie et préparant le terrain pour le perso de Sheen et la dernière heure tournant exclusivement sur le grain de sable eastwood et de son fils spirituel qui vont foutre en l’air tous les plans de la bande à Julia (vite acculés entre la mafia et la police), qui fait que le film ne se repose jamais au-delà de cette heure.
Il se joue des codes de façon super ludique sur une heure tout en ménageant une espèce de tonalité plus tordu via le parcours de Sheen, particulièrement bien traité dans le film pour ensuite virer dans le comic-book movie agressif mais exécuté à la cool.
J’aime bien l’imagerie du film, qui se passe en grande partie de nuit dans le domaine des rats et des cafards, je savoure les détails qui rendent bien, « suce ma balle », la descente dans le bar en mode pétage de plomb ou il crosse à mort un clebs avant de l'envoyer valdinguer dans le décors pour vider son chargeur dans la caboche d'un pitbull, et de bruler le barman avec son bar...ce stade du métrage ou le passage de flambeau se fait dans la douleur et sous une pluie de gnons, son cheminement prend vraiment, vraiment bien.
Un vrai film malpolie ou un des perso se trouve une voie dans la violence au sein d'un pur film d’exploitation prestigieux et bourrée d'idée, la zic est cool, la photo nocturne extrêmement sombre rend bien...allez! y a juste le climax un peu mou qui tranche avec le reste (c'est surtout qu'il n'égale pas les autres scènes du film).
Un film majeur de la filmo d'Eastwood...majeur comme un gros doigt tendu à la face du respectable.
Bref, j'aime bien!