Mad Movies: Shame - Steve McQueen (2011) - Mad Movies

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Shame - Steve McQueen (2011)

#31 L'utilisateur est hors-ligne   The X Phil 

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Posté 15 décembre 2011 - 14:31

Voir le messagedj fest, le 15 décembre 2011 - 11:10 , dit :

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bonjour.

Salut la forme ?

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


Ben moi j'ai détesté "Two Lovers", adoré "Shame", et je vois pas bien le rapport entre les deux !

#32 L'utilisateur est hors-ligne   dj fest 

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Posté 15 décembre 2011 - 15:01

Voir le messageThe X Phil, le 15 décembre 2011 - 14:31 , dit :

Voir le messagedj fest, le 15 décembre 2011 - 11:10 , dit :

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bonjour.

Salut la forme ?

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


Ben moi j'ai détesté "Two Lovers", adoré "Shame", et je vois pas bien le rapport entre les deux !

Ah ben merde faudrait savoir (je vais thésauriser quand même en attendant).
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#33 L'utilisateur est hors-ligne   Docteur Fu Manchu 

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Posté 15 décembre 2011 - 16:21

Ce que veut dire Roger (et d'ailleurs il le dit), c'est que les deux films ont en commun une description assez juste des sentiments masculins "amoureux" (en tout cas, les "sentiments relationnels") et des psychoses qui en résultent, ou qui en sont les causes.

Et je rajouterais que Gray et Mcqueen décrivent New-York comme un personnage à part entière et comme le reflet de la condition des protagonistes.
Et le thème du poids familial et des traumatismes du passé, itou (qu'on retrouve dans les et le films précédents des deux cinéastes)

(j'ai aussi pensé à Two Lovers en voyant Shame, même si les deux films sont très différent dans leur traitement)
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#34 L'utilisateur est hors-ligne   Mad Mat 

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Posté 18 décembre 2011 - 20:58

Un film magnifique sur un sujet difficile dans lequel Fassbender fait encore une fis preuve de son immense talent. Ce type est fabuleux. J'ai trouvé la relation entre Brandon et sa soeur très touchante. J'en avais les yeux humides à la fin.
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#35 L'utilisateur est hors-ligne   comedian17 

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Posté 18 décembre 2011 - 21:32

Voir le messagedj fest, le 15 décembre 2011 - 11:10 , dit :

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bonjour.

Salut la forme ?

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


C'est important la politesse

Tiens c'est marrant j'avais fait exactement la meme comparaison pendant le film .Meme si le Gray passe pour du Disney au final

Et pour répondre a XPhile,je suis aussi persuadé qu'il
Spoiler

Tu peux toujours tonner camarade ....

#36 L'utilisateur est hors-ligne   stivmacouine 

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Posté 20 décembre 2011 - 14:59

Bon alors, pour mettre les choses au point une bonne fois pour toute : stivmacouine c'est moi, OK ?
bon ça c'est fait :mrgreen:

J'ai trouvé ce film excellent, porté évidemment par ses acteurs et par la mise en scène.
Sur un sujet particulièrement casse gueule et rarement traité au ciné (il n'y a pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit),
Steve McQueen a relevé le défi avec intelligence et finesse. Les scènes explicites ne sombrent jamais dans le vulgaire ni le voyeurisme.
La scène (de non-sexe en fait) entre Fassbender et sa collègue métisse est à ce titre particulièrement sensuelle.
Seul bémol : la relation entre le frère et la soeur n'est pas assez explorée (le rôle de celle-ci étant moins écrit que celui de Fassbender, c normal)
mais on n'en saura pas plus sur le background des personnages à part cette phrase prononcée par Carrey Mulligan : " nous ne sommes pas mauvais, c'est l'endroit d'où nous venons qui l'est "...
Dommage mais sinon c'est la grande classe.

5/6

#37 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

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Posté 20 décembre 2011 - 20:28

Voir le messagestivmacouine, le 20 décembre 2011 - 14:59 , dit :

Sur un sujet particulièrement casse gueule et rarement traité au ciné (il n'y a pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit),


Crash de Cronenberg, un peu, quand même.

#38 L'utilisateur est hors-ligne   Jox 

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Posté 20 décembre 2011 - 22:30

Voir le messagecomedian17, le 18 décembre 2011 - 21:32 , dit :

Meme si le Gray passe pour du Disney au final

Ouais un peu! Faut que je revois le Gray (que j'avais beaucoup aimé) pour voir le rapport entre les deux films (qui me semble être deux bêtes bien distinctes quand même)

#39 L'utilisateur est hors-ligne   stivmacouine 

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Posté 22 décembre 2011 - 15:12

Voir le messageZoran Reznik, le 20 décembre 2011 - 20:28 , dit :

Voir le messagestivmacouine, le 20 décembre 2011 - 14:59 , dit :

Sur un sujet particulièrement casse gueule et rarement traité au ciné (il n'y a pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit),


Crash de Cronenberg, un peu, quand même.


Oui c'est vrai, mais chez Cronenberg la dépendance sexuelle est plutôt abordée sous l'angle de la perversion et de la déviance alors que Mc Queen aborde le sujet plus frontalement.
C'était aussi un peu le cas dans LE DERNIER TANGO A PARIS, une référence qui ne m'était pas venue immédiatement à l'esprit.
Dans une interview que donne Mc Queen à POSITIF, il avoue d'ailleurs avoir projeté le film à toute son équipe avant le début du tournage ; pour l'anecdote, c'était le jour même où Maria Schneider est décédée.

#40 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Seb 

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Posté 26 décembre 2011 - 11:07

Le début est mortel, la fin est mortelle, entre les deux ça bande un peu mou, c'est dommage parce que tout le potentiel du sujet n'est pas exploité à fond et au final le film est assez timoré, là ou "Hunger" poussait le sujet, la mise en image du sujet, les acteurs et le spectateurs dans ses derniers retranchements. Là, c'est un peu pépère et malgré le jeu de Fassbender, ça ne décolle jamais vraiment et y'a des trucs sacrément attendus (le coup de l'ordinateur ho surprise...). J'ai trouvé que McQueen a perdu un peu de son exigence et de son jusqu'au boutisme sur SHAME. Ca reste un bon film mais trop propre et policé je trouve, peut-être qu'après Hunger j'en attendais trop. J'aurais aimé une ambiance plus à la Hardcore de Schrader, là, passé les 20 premières minutes on dirait un film nineties avec Michael Douglas. Puis McQueen reprend la camera pour le final.

4/6 parce que c'était quand même bien, très belle photo, New York bien mis en valeur, acteurs au top, mise en scène nickel, mais j'en attendais plus.
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#41 L'utilisateur est hors-ligne   Paullux 

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Posté 26 décembre 2011 - 18:14

Tu penses que c'est ennuyeux ou simplement froid ?

Parce que personnellement j'ai trouvé la mise en scène froide, tout en pensant que ça collait bien au thème traité (et même si ça n'engage que moi, j'ai trouvé que le décor froid du trentenaire cadre dynamique newyorkais se confondait avec un décor de boulard -sans âme, aseptisé - comme pour souligner que ces deux univers ne font plus qu'un dans le mental torturé de notre petit Fassbender).

Enfin j'ai beaucoup aimé, la mise en scène est fascinante et je trouve que Steve MacQueen n'est pas qu'un plasticien parachuté dans le ciné, il prend un thème difficile et le porte jusqu'au bout de son film. J'ai simplement regretté que le personnage de la soeur ne soit pas un peu plus écrit, mais c'était pas l'enjeu.

5,5/6

#42 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Seb 

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Posté 26 décembre 2011 - 20:23

Voir le messagePaullux, le 26 décembre 2011 - 18:14 , dit :

Parce que personnellement j'ai trouvé la mise en scène froide, tout en pensant que ça collait bien au thème traité (et même si ça n'engage que moi, j'ai trouvé que le décor froid du trentenaire cadre dynamique newyorkais se confondait avec un décor de boulard -sans âme, aseptisé - comme pour souligner que ces deux univers ne font plus qu'un dans le mental torturé de notre petit Fassbender).

Non je suis d'accord avec tout ça, pendant tout le film je pensais au Bateman d'American Psycho d'ailleurs. Je pense que McQueen ne fait que survolé le sujet sans vraiment entrer dans la profondeur psychologique du personnage, on reste sur le plan physique (je me pignolle dans les chiottes, j'me pignolle au taf, j'me tape des putes tout ça) alors qu'avec cette histoiore y'avait moyen de faire un film beaucoup plus poussé psychologiquement parce qu'au fond Shame c'est l'histoire d'un type qui est incapable d'aimer. Et là on reste en surface sans jamais aller au fond des choses, c'est limite scolaire en fait. Il aurait pu beaucoup plus poussé l'introspection, la réflexion de ce type. Là, on voit que c'est un mec profondément seul et solitaire mais on ne sait ni pourquoi ni comment. C'est ça qui m'a empêché de vraiment rentrer dans l'histoire. J'aurais voulu me sentir bousculé et choppé par les glaouis mais non, je ne l'ai été qu'au début ou à la fin du film.
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#43 L'utilisateur est hors-ligne   Paullux 

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Posté 26 décembre 2011 - 22:56

C'est vrai que le film n'apporte pas beaucoup de réponses sur ce plan-là, mais ça ne m'a pas dérangé parce que d'une part le film dit des choses quand même sur la personnalité du gugus (et franchement, est-ce qu'on a besoin de surligner un tel mal-être, je trouve que le film y gagne en sobriété), d'autre part je pense qu'il traite ce type d'addiction dans sa vraie tension, à savoir une pathologie qui a un rapport très compliqué avec le physique (en gros, une intimité qui ne peut plus être intime). D'ailleurs, Shame montre un univers où l'intime n'est que difficilement possible : les grandes baies vitrées des loft de NY (derrière lesquelles on peut voir le quiddam se faire prendre en levrette), le quasi openspace du bureau, la soeur qui débarque dans la maison et la salle de bain, etc.

#44 L'utilisateur est hors-ligne   Kissoon 

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Posté 26 décembre 2011 - 23:24

Voir le messagePaullux, le 26 décembre 2011 - 18:14 , dit :

Parce que personnellement j'ai trouvé la mise en scène froide, tout en pensant que ça collait bien au thème traité (et même si ça n'engage que moi, j'ai trouvé que le décor froid du trentenaire cadre dynamique newyorkais se confondait avec un décor de boulard (...)

Oui. Mais perso j'ai trouvé ça plus marquant (et plus dérangeant) dans "Sleeping Beauty" que dans "Shame". C'est d'ailleurs significatif amha que ce dernier emporte plus l'adhésion que le glacial film de Julia Leigh (qui ne parle pas de la même chose mais qui a pas mal de poins communs avec le McQueen, toujours amha).
"Je modère plus rien ici, ranafout" (OrsonZ, modo)

#45 L'utilisateur est hors-ligne   Hell citizen 

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Posté 28 décembre 2011 - 19:43

Vu aujourd'hui. J'ai entendu des critiques qui disaient que ça parlait d'un sex addict. Alors déjà, je trouve qu'il y a un problème parce que oui, on voit qu'il s'en tape des filles, qu'il aime les camgirls, les sites pornos et les putes...mais j'ai trouvé que ça ne montrait pas réellement l'effet que ça a sur lui. On choisit quand même plutôt de le montrer de manière intériorisé, il tire la gueule dans le métro ok c'est pas la joie, l'interaction avec les humains etc, s'isoler, surtout ne pas s'attacher mais tout ça fait quand même plusieurs minutes de remplissages où on nous fait comprendre par la musique dès le début très mélo, qu'il est pitoyable, qu'il se détruit ou s'oublie là dedans...mais pourquoi? ça on ne le saura pas vraiment. C'est là où je trouve que le film prend des raccourcis faciles, à suggèrer que sa soeur et lui viennent d'un drame commun (viols? incestes?)...sans dire exactement ce que c'est! Parce que si c'est pour dire que voilà se taper des putes, des filles toutes les semaines et regarder des sites pornos tout les soirs en se branlant, c'est mal? Bah je trouve que c'est un peu limité comme réflexion...surtout que le film se termine un peu comme il a commencé et qu'on ressort de là en ayant rien appris de plus!
Puis, on m'a décrit ce film comme étant une oeuvre sur le corps...et là non plus je vois pas du tout, oui on voit Fassbender pisser jusqu'à la petite goutte (passage complètement ridicule de pseudo-réalisme oblige), se branler comme un forcené (comme si tout les mecs se branlait façon tgv en faisant des mines de héros) et baiser comme un Patrick Bateman...perso j'ai trouvé que l'ensemble était quand même assez grossier, mais voilà comme c'est une image léché, que ça se passe à New York dans des buildings modernes, on dit que c'est l'oeuvre d'un artiste.

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