Mad Movies: Shame - Steve McQueen (2011) - Mad Movies

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Shame - Steve McQueen (2011)

#16 L'utilisateur est hors-ligne   Cooper 

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Posté 25 novembre 2011 - 14:22

Musique compo du film ca sort le 06/12 dans la BO.

#17 L'utilisateur est hors-ligne   Cooper 

  • Calimero
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Posté 06 décembre 2011 - 12:06

La BO est disponible pour les intéressés.

#18 L'utilisateur est hors-ligne   Kissoon 

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Posté 06 décembre 2011 - 22:54

C'est un bon film, un très bon film même.
Mais y'a un petit truc qui me retient de lui mettre plus que 4/6, c'est que j'ai trouvé ça un peu mécanique par moments, surtout lors des scènes où notre gars drague les filles. Y'a un j'ne'sais'quoi qui m'a empêché d'adhérer à 100% à ce qu'on me montrait.
Mais sinon c'est très bien. Fassbender est excellent, même si comme pour ses autres rôles j'ai toujours ce sentiment qu'il ne s'efface pas complètement derrière son personnage. Mais il est bon, et le rôle était tout sauf évident. J'ai eu par contre un vrai coup de coeur pour Mulligan (son alchimie avec Fassbender est naturelle).

Le film est joli, ça développe un certain spleen, un petit blues qui reste jusqu'à la fin.
C'est très bien vu, très bien écrit, très bien joué. Manque juste quelque chose pour en faire un vrai classique, mais en l'état c'est parfaitement recommandable.
"Je modère plus rien ici, ranafout" (OrsonZ, modo)

#19 L'utilisateur est en ligne   seri Z 

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Posté 07 décembre 2011 - 00:02

Et tu avais vu son film précédent ?
J'espère qu'il est à la hauteur des espoirs qu'il avait placé avec Hunger, un des plus grands films de ces dernières années !
Image IPB

#20 L'utilisateur est hors-ligne   Rev3ngZ 

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Posté 08 décembre 2011 - 01:11

5/6
Confirmation après Hunger d'un réel talent.
D'accord au passage avec Cooper concernant deux scènes en dessous du reste, moins immersives.
Le film reste en tête longtemps après la projection et mûrit bien, très bien même... Je me passe la superbe bande originale en boucle.
Seconde vision prochainement.
# The Crow # The Last of the Mohicans # The New World # The Killer # The Fountain # Fight Club #

#21 L'utilisateur est hors-ligne   daubet 

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Posté 08 décembre 2011 - 20:25

Ce film est bon, presque très bon, hormis quelques manques surtout en fin de course et si on excepte aussi le jeu de Carey Mulligan. Fassbender, lui, est excellent. Je recommande.

#22 L'utilisateur est hors-ligne   Jojo la Geek 

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Posté 08 décembre 2011 - 21:35

Michael Fassbender, je l'ai découverte dans "Eden Lake" où il jouait le rôle d'un petit ami allant avec sa dulcinée passer un week-end romantique au bord d'un lac et qui va progressivement virer au survival, lorsque la bande de jeunes qui pourchassent le couple, lui fait passer un très très sale moment de tortures et d'humiliations diverses.

Puis je l'ai retrouvé dans "X-Men le commencement" où il endossait cette fois le rôle de Magneto dans sa jeunesse, du camp de concentration où un SS voulait utiliser ses capacités de télékinésie à des fins obscures.

Enfin "Shame" (que je n'ai pas encore eu la chance de visionner, mais cela ne saurait tarder...), et dont la bande-annonce donne vraiment très envie, surtout que c'est apparemment une belle facette de son talent qu'il déploie, puisque au-delà de son rôle de zizi ambulant à tête chercheuse, il a dû chercher au fond de son âme la partie la plus noire et perverse pour donner de l'ampleur à son personnage, et pour conclure en ajoutant qu'effectivement la musique est magnifique...
J'ai décidé d'être heureux, parce que c'est bon pour la santé" - Voltaire

#23 L'utilisateur est hors-ligne   The X Phil 

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Posté 13 décembre 2011 - 23:47

SHAME, c'est le gros buzz ciné du moment, avec comme ingrédients : un réalisateur plasticien reconnu, un sujet hautement explosif (l'addiction sexuelle) avec les scènes de cul explicites inhérentes, l'acteur du moment (Michael Fassbender) à son top, une présentation triomphale à Venise en septembre dernier (avec un prix d'interprétation masculine que tout le monde s'accorde à trouver amplement mérité), une bande-annonce intrigante et hypnotique qui donne immédiatement envie (avec une musique sublime qu'il va falloir que je me procure sur le champ), un accueil critique quasi unanimement extatique...

C'était donc, comme à chaque fois dans ce genre de cas, un gros risque de déception; ou une bombe nucléaire assurée. Sauf que, finalement, le résultat ne penche ni d'un côté ni de l'autre. Entendre que j'ai trouvé ça très bien, mais pas aussi génialo-grandiose qu'annoncé. Si de nombreuses séquences sont absolument sublimes et l'audace du film en effet payante, d'autres passages accusent des coups de mou qui empêchent le film d'atteindre les cimes prévues (j'ai un peu somnolé pendant un passage vers le début, notamment autour de la "fameuse" scène où Mulligan chante "New York New York", que j'ai trouvée plus chiante que belle). De même, il recourt parfois à certaines facilités et surtout à des démonstrations grossières pour bien appuyer son propos. C'est bon, on a bien compris que c'était dark, que l'addiction sexuelle c'est une maladie, que le personnage est inadapté à la société... c'est pas forcément la peine de nous le montrer à genoux sous la pluie pleurant sur un quai désert dans un survet' mité pour appuyer l'effet.

Il n'empêche, si on reprend les éléments avancés, et qu'on met de côté ses menus défauts, le film accumule les gages de qualité.

Le réalisateur, donc, Steeve Mc Queen. Rien à voir avec "l'autre", celui-là est un plasticien anglais qui signe ici son second film, après le très remarqué "Hunger", qui mettait déjà en vedette Fassbender. Pas vu ce premier film, mais beaucoup lu/entendu sur sa réalisation, son visuel, ses murs de cellule maculés de merde... Avec "Shame", le réalisateur livre à nouveau une splendeur visuelle de toutes les instants, un film d'une maîtrise technique effarante, mélangeant froideur des décors et couleurs chaudes des éclairages. D'une beauté incroyable, le film est une suite de tableaux réhaussés par une réalisation nickel.

Les scènes de cul, ensuite. Ce n'est pas peu dire que la représentation du sexe à l'écran est une interrogation constante du cinéma contemporain. Et Shame marque une nouvelle étape dans ce domaine, en parvenant à concilier sans cesse la représentation crue du sexe et leur utilisation comme métaphore de l'état physique et mental du héros. A la fois très chaudes et cliniques, explicites et sombres, les scènes de cul du film ne sont pas un gadget ou de la fausse provocation du réalisateur, mais bien l'alliance parfaite entre le fond et la forme.

Ces scènes, comme tout le film, sont portées par l'interprétation tout bonnement "autre" de Michael Fassbender, exilé très loin sur la planète de l'acting parfait. C'est vraiment son année, après un rôle qu'on pourrait qualifier d'alimentaire dans le dernier X-Men - mais où il était encore une fois excellent - et avant le Cronenberg qui sort mercredi prochain. Rappelons qu'il avait auparavant explosé dans "Hunger", donc, "Inglorious Basterds" de Tarantino, et qu'il était même, il y a longtemps, le seul éléments positif du mauvais "Angel" d'Ozon (bon, d'accord, avec la plastique de Romola Garaï). Là, c'est peu de dire qu'il donne tout à son réalisateur et à l'exigence d'un rôle ultra difficile. Ce qui ressort avec évidence dans les nombreuses scènes de nu (ou de la vie de tous les jours quand il va pisser ou qu'il prend son petit déjeuner) ou les scènes extrêmes (ses branlettes un peu partout, la boîte gay...); mais ne doit pas éclipser la justesse de son jeu dans les scènes plus soft.
Du coup, Fassbender éclipse un peu Carrey Mulligan, qui est elle aussi parfaite dans le rôle de sa soeur à la vie compliquée (étonnant !). Les autres ne sont finalement que des faire-valoir, tous très bons, mais dont l'utilité scénaristique n'est que de graviter autour du couple frère/soeur central.

La musique, donc, déchire. On peut goûter à 12 minutes d'extase musicale tirée du film ici : https://www.youtube....watch?v=RU2isKn ... re=related

Reste la critique. Tout le monde est d'accord pour s'extasier devant la performance de l'acteur principal (et de Mulligan), pour louer les recherches visuelles du réalisateur (même si certains retournent ses qualités contre le film, en parlant de "trop de contrôle et de froideur"... comme si c'était un reproche valable ! :D)...
Il y a quand même le grand débat autour du film : est-il moralisateur ou non ? Oui, le personnage ressent son addiction au sexe comme une maladie; oui il est malheureux de sa "condition"; oui, le titre du film accrédite cette idée de punition sexuelle... Mais on peut aussi y voir une version cinématographique des romans de Bret Easton Ellis, où le mal-être de l'homme moderne s'incarne dans le sexe (réel ou virtuel, sous toutes ses formes, partout et tout le temps) plutôt que la drogue ou le meurtre comme chez BEE. Surtout, le film se termine sur une sorte de "suspens", et à mon avis, tout le discours par rapport à son éventuelle morale se déroule à ce moment là, suivant la manière dont chaque spectateur va résoudre ce suspens, au moment où l'écran devient noir. Je dirais donc bien que c'est les gens moralisateurs qui y verront un film moralisateur - personnellement je préfère imaginer le personnage se levant et sortant (je n'en dis pas plus) plutôt que restant assis.

Note = "When I'll have fucked you hard in the ass, I will put my balls in your mouth and cum to your face" - 5/6

#24 L'utilisateur est hors-ligne   Destroyer 

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Posté 14 décembre 2011 - 14:16

"C'était donc, comme à chaque fois dans ce genre de cas, un gros risque de déception; ou une bombe nucléaire assurée. Sauf que, finalement, le résultat ne penche ni d'un côté ni de l'autre. Entendre que j'ai trouvé ça très bien, mais pas aussi génialo-grandiose qu'annoncé."

Oui moi c'était pareil avec Drive...

#25 L'utilisateur est hors-ligne   RogerMoore 

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Posté 14 décembre 2011 - 17:51

J'ai vraiment beaucoup beaucoup beaucoup aimé.
Beaucoup de gens parlent de la beauté esthétique des images, et c'est totalement justifié.
Mais j'ai quand même entendu des trucs du style "Steve McQueen, ce n'est pas un vrai cinéaste, c'est un artiste contemporain".
Et bien je suis désolé, mais je trouve que ce mec arrive à raconter des tas de choses très complexes juste avec des images et des sons, sans avoir forcément besoin de passer par des dialogues.
Tout passe par les regards, les gestes et les silences.
Et moi je trouve que c'est justement ce qui fait de McQueen un (vrai) cinéaste absolument remarquable.
Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray (dans la manière d'aborder des sentiments masculins complexes, sans doute).
Bon, et en plus le thème musical principal de Harry Escott est magnifique: direct dans l'iPod.
Bonjour.
Viva Las Vegas.

#26 L'utilisateur est hors-ligne   The X Phil 

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Posté 15 décembre 2011 - 00:05

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Mais j'ai quand même entendu des trucs du style "Steve McQueen, ce n'est pas un vrai cinéaste, c'est un artiste contemporain".


Ouais, ça c'est vraiment n'importe quoi. C'est quoi un cinéaste, pour eux ???
(ça doit être les mêmes qui critiquent "trop de maîtrise" dans le film. J't'en foutrais, moi...)

#27 L'utilisateur est hors-ligne   dj fest 

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Posté 15 décembre 2011 - 11:10

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bonjour.

Salut la forme ?

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#28 L'utilisateur est hors-ligne   The X Phil 

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Posté 15 décembre 2011 - 14:31

Voir le messagedj fest, le 15 décembre 2011 - 11:10 , dit :

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bonjour.

Salut la forme ?

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


Ben moi j'ai détesté "Two Lovers", adoré "Shame", et je vois pas bien le rapport entre les deux !

#29 L'utilisateur est hors-ligne   dj fest 

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Posté 15 décembre 2011 - 15:01

Voir le messageThe X Phil, le 15 décembre 2011 - 14:31 , dit :

Voir le messagedj fest, le 15 décembre 2011 - 11:10 , dit :

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bonjour.

Salut la forme ?

Voir le messageRogerMoore, le 14 décembre 2011 - 17:51 , dit :

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


Ben moi j'ai détesté "Two Lovers", adoré "Shame", et je vois pas bien le rapport entre les deux !

Ah ben merde faudrait savoir (je vais thésauriser quand même en attendant).
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#30 L'utilisateur est hors-ligne   Docteur Fu Manchu 

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Posté 15 décembre 2011 - 16:21

Ce que veut dire Roger (et d'ailleurs il le dit), c'est que les deux films ont en commun une description assez juste des sentiments masculins "amoureux" (en tout cas, les "sentiments relationnels") et des psychoses qui en résultent, ou qui en sont les causes.

Et je rajouterais que Gray et Mcqueen décrivent New-York comme un personnage à part entière et comme le reflet de la condition des protagonistes.
Et le thème du poids familial et des traumatismes du passé, itou (qu'on retrouve dans les et le films précédents des deux cinéastes)

(j'ai aussi pensé à Two Lovers en voyant Shame, même si les deux films sont très différent dans leur traitement)
Image IPB

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