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Shame - Steve McQueen (2011)


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63 réponses sur ce sujet

#21 daubet

daubet

    JarJar

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Posté 08 December 2011 - 19:25 PM

Ce film est bon, presque très bon, hormis quelques manques surtout en fin de course et si on excepte aussi le jeu de Carey Mulligan. Fassbender, lui, est excellent. Je recommande.

#22 Jojo la Geek

Jojo la Geek

    Ghoulies

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Posté 08 December 2011 - 20:35 PM

Michael Fassbender, je l'ai découverte dans "Eden Lake" où il jouait le rôle d'un petit ami allant avec sa dulcinée passer un week-end romantique au bord d'un lac et qui va progressivement virer au survival, lorsque la bande de jeunes qui pourchassent le couple, lui fait passer un très très sale moment de tortures et d'humiliations diverses.

Puis je l'ai retrouvé dans "X-Men le commencement" où il endossait cette fois le rôle de Magneto dans sa jeunesse, du camp de concentration où un SS voulait utiliser ses capacités de télékinésie à des fins obscures.

Enfin "Shame" (que je n'ai pas encore eu la chance de visionner, mais cela ne saurait tarder...), et dont la bande-annonce donne vraiment très envie, surtout que c'est apparemment une belle facette de son talent qu'il déploie, puisque au-delà de son rôle de zizi ambulant à tête chercheuse, il a dû chercher au fond de son âme la partie la plus noire et perverse pour donner de l'ampleur à son personnage, et pour conclure en ajoutant qu'effectivement la musique est magnifique...

J'ai décidé d'être heureux, parce que c'est bon pour la santé" - Voltaire


#23 The X Phil

The X Phil

    Gremlins

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Posté 13 December 2011 - 22:47 PM

SHAME, c'est le gros buzz ciné du moment, avec comme ingrédients : un réalisateur plasticien reconnu, un sujet hautement explosif (l'addiction sexuelle) avec les scènes de cul explicites inhérentes, l'acteur du moment (Michael Fassbender) à son top, une présentation triomphale à Venise en septembre dernier (avec un prix d'interprétation masculine que tout le monde s'accorde à trouver amplement mérité), une bande-annonce intrigante et hypnotique qui donne immédiatement envie (avec une musique sublime qu'il va falloir que je me procure sur le champ), un accueil critique quasi unanimement extatique...

C'était donc, comme à chaque fois dans ce genre de cas, un gros risque de déception; ou une bombe nucléaire assurée. Sauf que, finalement, le résultat ne penche ni d'un côté ni de l'autre. Entendre que j'ai trouvé ça très bien, mais pas aussi génialo-grandiose qu'annoncé. Si de nombreuses séquences sont absolument sublimes et l'audace du film en effet payante, d'autres passages accusent des coups de mou qui empêchent le film d'atteindre les cimes prévues (j'ai un peu somnolé pendant un passage vers le début, notamment autour de la "fameuse" scène où Mulligan chante "New York New York", que j'ai trouvée plus chiante que belle). De même, il recourt parfois à certaines facilités et surtout à des démonstrations grossières pour bien appuyer son propos. C'est bon, on a bien compris que c'était dark, que l'addiction sexuelle c'est une maladie, que le personnage est inadapté à la société... c'est pas forcément la peine de nous le montrer à genoux sous la pluie pleurant sur un quai désert dans un survet' mité pour appuyer l'effet.

Il n'empêche, si on reprend les éléments avancés, et qu'on met de côté ses menus défauts, le film accumule les gages de qualité.

Le réalisateur, donc, Steeve Mc Queen. Rien à voir avec "l'autre", celui-là est un plasticien anglais qui signe ici son second film, après le très remarqué "Hunger", qui mettait déjà en vedette Fassbender. Pas vu ce premier film, mais beaucoup lu/entendu sur sa réalisation, son visuel, ses murs de cellule maculés de merde... Avec "Shame", le réalisateur livre à nouveau une splendeur visuelle de toutes les instants, un film d'une maîtrise technique effarante, mélangeant froideur des décors et couleurs chaudes des éclairages. D'une beauté incroyable, le film est une suite de tableaux réhaussés par une réalisation nickel.

Les scènes de cul, ensuite. Ce n'est pas peu dire que la représentation du sexe à l'écran est une interrogation constante du cinéma contemporain. Et Shame marque une nouvelle étape dans ce domaine, en parvenant à concilier sans cesse la représentation crue du sexe et leur utilisation comme métaphore de l'état physique et mental du héros. A la fois très chaudes et cliniques, explicites et sombres, les scènes de cul du film ne sont pas un gadget ou de la fausse provocation du réalisateur, mais bien l'alliance parfaite entre le fond et la forme.

Ces scènes, comme tout le film, sont portées par l'interprétation tout bonnement "autre" de Michael Fassbender, exilé très loin sur la planète de l'acting parfait. C'est vraiment son année, après un rôle qu'on pourrait qualifier d'alimentaire dans le dernier X-Men - mais où il était encore une fois excellent - et avant le Cronenberg qui sort mercredi prochain. Rappelons qu'il avait auparavant explosé dans "Hunger", donc, "Inglorious Basterds" de Tarantino, et qu'il était même, il y a longtemps, le seul éléments positif du mauvais "Angel" d'Ozon (bon, d'accord, avec la plastique de Romola Garaï). Là, c'est peu de dire qu'il donne tout à son réalisateur et à l'exigence d'un rôle ultra difficile. Ce qui ressort avec évidence dans les nombreuses scènes de nu (ou de la vie de tous les jours quand il va pisser ou qu'il prend son petit déjeuner) ou les scènes extrêmes (ses branlettes un peu partout, la boîte gay...); mais ne doit pas éclipser la justesse de son jeu dans les scènes plus soft.
Du coup, Fassbender éclipse un peu Carrey Mulligan, qui est elle aussi parfaite dans le rôle de sa soeur à la vie compliquée (étonnant !). Les autres ne sont finalement que des faire-valoir, tous très bons, mais dont l'utilité scénaristique n'est que de graviter autour du couple frère/soeur central.

La musique, donc, déchire. On peut goûter à 12 minutes d'extase musicale tirée du film ici : ... re=related

Reste la critique. Tout le monde est d'accord pour s'extasier devant la performance de l'acteur principal (et de Mulligan), pour louer les recherches visuelles du réalisateur (même si certains retournent ses qualités contre le film, en parlant de "trop de contrôle et de froideur"... comme si c'était un reproche valable ! :D)...
Il y a quand même le grand débat autour du film : est-il moralisateur ou non ? Oui, le personnage ressent son addiction au sexe comme une maladie; oui il est malheureux de sa "condition"; oui, le titre du film accrédite cette idée de punition sexuelle... Mais on peut aussi y voir une version cinématographique des romans de Bret Easton Ellis, où le mal-être de l'homme moderne s'incarne dans le sexe (réel ou virtuel, sous toutes ses formes, partout et tout le temps) plutôt que la drogue ou le meurtre comme chez BEE. Surtout, le film se termine sur une sorte de "suspens", et à mon avis, tout le discours par rapport à son éventuelle morale se déroule à ce moment là, suivant la manière dont chaque spectateur va résoudre ce suspens, au moment où l'écran devient noir. Je dirais donc bien que c'est les gens moralisateurs qui y verront un film moralisateur - personnellement je préfère imaginer le personnage se levant et sortant (je n'en dis pas plus) plutôt que restant assis.

Note = "When I'll have fucked you hard in the ass, I will put my balls in your mouth and cum to your face" - 5/6

#24 Destroyer

Destroyer

    Wookie

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Posté 14 December 2011 - 13:16 PM

"C'était donc, comme à chaque fois dans ce genre de cas, un gros risque de déception; ou une bombe nucléaire assurée. Sauf que, finalement, le résultat ne penche ni d'un côté ni de l'autre. Entendre que j'ai trouvé ça très bien, mais pas aussi génialo-grandiose qu'annoncé."

Oui moi c'était pareil avec Drive...

#25 RogerMoore

RogerMoore

    I'm funky

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Posté 14 December 2011 - 16:51 PM

J'ai vraiment beaucoup beaucoup beaucoup aimé.
Beaucoup de gens parlent de la beauté esthétique des images, et c'est totalement justifié.
Mais j'ai quand même entendu des trucs du style "Steve McQueen, ce n'est pas un vrai cinéaste, c'est un artiste contemporain".
Et bien je suis désolé, mais je trouve que ce mec arrive à raconter des tas de choses très complexes juste avec des images et des sons, sans avoir forcément besoin de passer par des dialogues.
Tout passe par les regards, les gestes et les silences.
Et moi je trouve que c'est justement ce qui fait de McQueen un (vrai) cinéaste absolument remarquable.
Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray (dans la manière d'aborder des sentiments masculins complexes, sans doute).
Bon, et en plus le thème musical principal de Harry Escott est magnifique: direct dans l'iPod.
Bonjour.
Viva Las Vegas.

#26 The X Phil

The X Phil

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Posté 14 December 2011 - 23:05 PM

Mais j'ai quand même entendu des trucs du style "Steve McQueen, ce n'est pas un vrai cinéaste, c'est un artiste contemporain".


Ouais, ça c'est vraiment n'importe quoi. C'est quoi un cinéaste, pour eux ???
(ça doit être les mêmes qui critiquent "trop de maîtrise" dans le film. J't'en foutrais, moi...)

#27 dj fest

dj fest

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 15 December 2011 - 10:10 AM

Bonjour.

Salut la forme ?

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#28 The X Phil

The X Phil

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Posté 15 December 2011 - 13:31 PM


Bonjour.

Salut la forme ?

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


Ben moi j'ai détesté "Two Lovers", adoré "Shame", et je vois pas bien le rapport entre les deux !

#29 dj fest

dj fest

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 15 December 2011 - 14:01 PM



Bonjour.

Salut la forme ?

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


Ben moi j'ai détesté "Two Lovers", adoré "Shame", et je vois pas bien le rapport entre les deux !

Ah ben merde faudrait savoir (je vais thésauriser quand même en attendant).
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#30 Docteur Fu Manchu

Docteur Fu Manchu

    Wookie

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Posté 15 December 2011 - 15:21 PM

Ce que veut dire Roger (et d'ailleurs il le dit), c'est que les deux films ont en commun une description assez juste des sentiments masculins "amoureux" (en tout cas, les "sentiments relationnels") et des psychoses qui en résultent, ou qui en sont les causes.

Et je rajouterais que Gray et Mcqueen décrivent New-York comme un personnage à part entière et comme le reflet de la condition des protagonistes.
Et le thème du poids familial et des traumatismes du passé, itou (qu'on retrouve dans les et le films précédents des deux cinéastes)

(j'ai aussi pensé à Two Lovers en voyant Shame, même si les deux films sont très différent dans leur traitement)
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#31 Mad Mat

Mad Mat

    Gremlins

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Posté 18 December 2011 - 19:58 PM

Un film magnifique sur un sujet difficile dans lequel Fassbender fait encore une fis preuve de son immense talent. Ce type est fabuleux. J'ai trouvé la relation entre Brandon et sa soeur très touchante. J'en avais les yeux humides à la fin.
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#32 comedian17

comedian17

    Leprechaun

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Posté 18 December 2011 - 20:32 PM


Bonjour.

Salut la forme ?

Bizarrement, peut-être, ça m'a fait penser à "Two Lovers" de James Gray

Ah ben merci, 9€ d'économisés (en ces temps de rigueur ça fait toujours plaiz').


C'est important la politesse

Tiens c'est marrant j'avais fait exactement la meme comparaison pendant le film .Meme si le Gray passe pour du Disney au final

Et pour répondre a XPhile,je suis aussi persuadé qu'il
Spoiler

Tu peux toujours tonner camarade ....

#33 stivmacouine

stivmacouine

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Posté 20 December 2011 - 13:59 PM

Bon alors, pour mettre les choses au point une bonne fois pour toute : stivmacouine c'est moi, OK ?
bon ça c'est fait :mrgreen:

J'ai trouvé ce film excellent, porté évidemment par ses acteurs et par la mise en scène.
Sur un sujet particulièrement casse gueule et rarement traité au ciné (il n'y a pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit),
Steve McQueen a relevé le défi avec intelligence et finesse. Les scènes explicites ne sombrent jamais dans le vulgaire ni le voyeurisme.
La scène (de non-sexe en fait) entre Fassbender et sa collègue métisse est à ce titre particulièrement sensuelle.
Seul bémol : la relation entre le frère et la soeur n'est pas assez explorée (le rôle de celle-ci étant moins écrit que celui de Fassbender, c normal)
mais on n'en saura pas plus sur le background des personnages à part cette phrase prononcée par Carrey Mulligan : " nous ne sommes pas mauvais, c'est l'endroit d'où nous venons qui l'est "...
Dommage mais sinon c'est la grande classe.

5/6

#34 Zoran Reznik

Zoran Reznik

    Wookie

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Posté 20 December 2011 - 19:28 PM

Sur un sujet particulièrement casse gueule et rarement traité au ciné (il n'y a pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit),


Crash de Cronenberg, un peu, quand même.

#35 Jox

Jox

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Posté 20 December 2011 - 21:30 PM

Meme si le Gray passe pour du Disney au final

Ouais un peu! Faut que je revois le Gray (que j'avais beaucoup aimé) pour voir le rapport entre les deux films (qui me semble être deux bêtes bien distinctes quand même)

#36 stivmacouine

stivmacouine

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Posté 22 December 2011 - 14:12 PM


Sur un sujet particulièrement casse gueule et rarement traité au ciné (il n'y a pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit),


Crash de Cronenberg, un peu, quand même.


Oui c'est vrai, mais chez Cronenberg la dépendance sexuelle est plutôt abordée sous l'angle de la perversion et de la déviance alors que Mc Queen aborde le sujet plus frontalement.
C'était aussi un peu le cas dans LE DERNIER TANGO A PARIS, une référence qui ne m'était pas venue immédiatement à l'esprit.
Dans une interview que donne Mc Queen à POSITIF, il avoue d'ailleurs avoir projeté le film à toute son équipe avant le début du tournage ; pour l'anecdote, c'était le jour même où Maria Schneider est décédée.

#37 Evil Seb

Evil Seb

    El Luchador

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Posté 26 December 2011 - 10:07 AM

Le début est mortel, la fin est mortelle, entre les deux ça bande un peu mou, c'est dommage parce que tout le potentiel du sujet n'est pas exploité à fond et au final le film est assez timoré, là ou "Hunger" poussait le sujet, la mise en image du sujet, les acteurs et le spectateurs dans ses derniers retranchements. Là, c'est un peu pépère et malgré le jeu de Fassbender, ça ne décolle jamais vraiment et y'a des trucs sacrément attendus (le coup de l'ordinateur ho surprise...). J'ai trouvé que McQueen a perdu un peu de son exigence et de son jusqu'au boutisme sur SHAME. Ca reste un bon film mais trop propre et policé je trouve, peut-être qu'après Hunger j'en attendais trop. J'aurais aimé une ambiance plus à la Hardcore de Schrader, là, passé les 20 premières minutes on dirait un film nineties avec Michael Douglas. Puis McQueen reprend la camera pour le final.

4/6 parce que c'était quand même bien, très belle photo, New York bien mis en valeur, acteurs au top, mise en scène nickel, mais j'en attendais plus.
Andrew Clark : Why do you have to insult everybody?
John Bender: I'm being honest, asshole. I would expect you to know the difference.

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#38 Paullux

Paullux

    J'adore les suppos

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Posté 26 December 2011 - 17:14 PM

Tu penses que c'est ennuyeux ou simplement froid ?

Parce que personnellement j'ai trouvé la mise en scène froide, tout en pensant que ça collait bien au thème traité (et même si ça n'engage que moi, j'ai trouvé que le décor froid du trentenaire cadre dynamique newyorkais se confondait avec un décor de boulard -sans âme, aseptisé - comme pour souligner que ces deux univers ne font plus qu'un dans le mental torturé de notre petit Fassbender).

Enfin j'ai beaucoup aimé, la mise en scène est fascinante et je trouve que Steve MacQueen n'est pas qu'un plasticien parachuté dans le ciné, il prend un thème difficile et le porte jusqu'au bout de son film. J'ai simplement regretté que le personnage de la soeur ne soit pas un peu plus écrit, mais c'était pas l'enjeu.

5,5/6
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#39 Evil Seb

Evil Seb

    El Luchador

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Posté 26 December 2011 - 19:23 PM

Parce que personnellement j'ai trouvé la mise en scène froide, tout en pensant que ça collait bien au thème traité (et même si ça n'engage que moi, j'ai trouvé que le décor froid du trentenaire cadre dynamique newyorkais se confondait avec un décor de boulard -sans âme, aseptisé - comme pour souligner que ces deux univers ne font plus qu'un dans le mental torturé de notre petit Fassbender).

Non je suis d'accord avec tout ça, pendant tout le film je pensais au Bateman d'American Psycho d'ailleurs. Je pense que McQueen ne fait que survolé le sujet sans vraiment entrer dans la profondeur psychologique du personnage, on reste sur le plan physique (je me pignolle dans les chiottes, j'me pignolle au taf, j'me tape des putes tout ça) alors qu'avec cette histoiore y'avait moyen de faire un film beaucoup plus poussé psychologiquement parce qu'au fond Shame c'est l'histoire d'un type qui est incapable d'aimer. Et là on reste en surface sans jamais aller au fond des choses, c'est limite scolaire en fait. Il aurait pu beaucoup plus poussé l'introspection, la réflexion de ce type. Là, on voit que c'est un mec profondément seul et solitaire mais on ne sait ni pourquoi ni comment. C'est ça qui m'a empêché de vraiment rentrer dans l'histoire. J'aurais voulu me sentir bousculé et choppé par les glaouis mais non, je ne l'ai été qu'au début ou à la fin du film.
Andrew Clark : Why do you have to insult everybody?
John Bender: I'm being honest, asshole. I would expect you to know the difference.

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#40 Paullux

Paullux

    J'adore les suppos

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Posté 26 December 2011 - 21:56 PM

C'est vrai que le film n'apporte pas beaucoup de réponses sur ce plan-là, mais ça ne m'a pas dérangé parce que d'une part le film dit des choses quand même sur la personnalité du gugus (et franchement, est-ce qu'on a besoin de surligner un tel mal-être, je trouve que le film y gagne en sobriété), d'autre part je pense qu'il traite ce type d'addiction dans sa vraie tension, à savoir une pathologie qui a un rapport très compliqué avec le physique (en gros, une intimité qui ne peut plus être intime). D'ailleurs, Shame montre un univers où l'intime n'est que difficilement possible : les grandes baies vitrées des loft de NY (derrière lesquelles on peut voir le quiddam se faire prendre en levrette), le quasi openspace du bureau, la soeur qui débarque dans la maison et la salle de bain, etc.
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