
L'ordre et la morale, donc, où le retour dans le cinéma français de Kassovitz après ses purges américaines ("Mais c'est la faute aux produuuucteuuurs heuuuu !" dixit l'intéressé). Un sujet brûlant que malheureusement personne n'aborde (comme pour les arabes jetés dans la seine, il faudra attendre 40 piges pour les médias daignent en parler) :
L'histoire de la prise d'otages D'Ouvéa en 1988, qui se conclut en massacre et où subsiste encore de nombreuses zones d'ombres (un petit lien wiki parce que je suis sympa : Instruis-toi (et fais pas chier))
Ceux qui ont eu la chance de l'avoir vu le décrivent comme une petite bombe de cinéma qui qui confirme enfin le grand talent de Kassovitz (qui pour ma part a fait des films très inégaux -individuellement j'entends- même si je suis le plus grand fan d'Assassin(s)).
La bande-annonce me fait penser à un autre grand film français récent : L'ennemi intime, qui avait la subtilité de traiter d'un pan gênant de l'histoire de France sans tomber dans le didactisme chiant, la mise en scène moche et le syndrome du "Travelling de Kappo" ("Toi pas faire beau et bon film avec caca de l'Histoire", Serge Daney).
Du cinéma qui n'oublie pas la technique et le "spectacle", tout en traitant son sujet le plus sérieusement possible, donc.
Espérons que le film de Kasso soit de la même trempe, ce que semble confirmer la bande-annonce (qui contient son lot de plans somptueux) :

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