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Alan Clark


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#1 La Fleuj

La Fleuj

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Posté 13 October 2011 - 17:38 PM

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Suppléments :

- Version BBC de Scum (77 min)
- Director: Alan Clarke, documentaire sur l’œuvre du cinéaste (52 min)
- Entretiens avec l’acteur Tim Roth et le scénariste David Leland
- Commentaires de la critique Andrea Grunert

40e

"Les éditions Potemkine & Agnès B sortent une belle édition d'Alan Clarke dans un coffret 3 DVD rassemblant quatre des oeuvres du cinéaste britannique : Scum, The Firm, Made in Britain et Elephant (seul ce dernier était sorti en DVD, sur l'édition du Elephant de Gus Van Sant). L'occasion de se plonger dans le cinéma d'un réalisateur majeur des années 1970 et 1980 pourtant méconnu en France.

Observateur impitoyable de la société britannique de l'ère Thatcher, Alan Clarke a bâti en une soixantaine de films une oeuvre contestataire en s'intéressant à tous les sujets brûlants de son époque : les centres de détention, les hooligans, la drogue, la jeunesse en déshérence, l'Irlande du Nord, avec la même force.

Sorti en 1979, Scum était au départ une commande de la BBC, qui l'a finalement refusé en raison de sa violence. Clarke y montre la barbarie des maisons de correction pour mineurs où la violence entre détenus, la répression des gardiens et les humiliations en tous genre font rage. Sans compromis, le film dresse un état des lieux terrifiant de ces institutions qui disparaîtront quelques années plus tard. Il a fait l'objet l'année dernière d'un remake, Dog Pound, par Kim Shapiron.

Dans Made in Britain, il suit les errances d'un jeune skinhead (incarné par un Tim Roth au début de sa carrière) qui doit passer par un centre d'évaluation des délinquants, impuissant à venir à bout de sa haine et son rejet de la société, et dresse un bilan plutôt pessimiste des possibilités d'insertion dans la société d'une jeunesse exclue en raison de ses origines sociales.

The Firm passe quant à lui au crible les hooligans et étudie leurs motivations à travers la figure d'un père de famille et agent immobilier (Gary Oldman), galvanisé par la violence et l'admiration des jeunes de son organisation. Mais c'est sans doute avec son court métrage Elephant qu'Alan Clarke suscite le plus de controverse. S'appuyant sur les violences en Irlande du Nord, le cinéaste y met en scène une série de meurtres s'enchaînant sans trame narrative dans un Belfast fantomatique, dans un dispositif répétitif donnant l'impression d'un éternel recommencement. Gus Van Sant s'en est directement inspiré pour traiter des meurtres de Columbine dans son Elephant, palme d'Or à Cannes en 2003.

S'il fut d'abord un réalisateur de télé, travaillant sur des commandes de la BBC, Clarke n'en fut pas moins considéré par ses pairs comme un cinéaste à part entière, admiré pour le choix de ses sujets dérangeants et le génie de sa mise en scène. De nombreux réalisateurs revendiquent aujourd'hui son influence : Danny Boyle, Gus Van Sant donc, ou encore Stephen Frears."



Source: fluctuat.net




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