Marrant, le compositeur de Dead Shadows est Kevin Riepl, le mec de Gears of War.
Dead Shadows - David Cholewa (2012) Topic qui fera plaisir à darkcowboy ; )
#16
Posté 09 juillet 2012 - 11:45
Rigolax 5000 - la vitamine 1er sur l'humour
recommandé par Dr Zaius
recommandé par Dr Zaius
#17
Posté 11 septembre 2012 - 10:33
Suite à la projection à l'Etrange Festival, l'avis du site scifi-universe (avis de Jonathan C).
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Edit:
L'Etrange Festival 2012 - Dead Shadows en présence de l'équipe du film.
Citation
L'avant-première française de Dead Shadows, série B de science-fiction 100% française, ressemblait plus à une projection privée, la moitié de la salle ayant participé au projet. Dead Shadows apporte la preuve qu’il est encore possible de sortir un film de monstres en France. Maintenant, il faudra attendre un BON film de monstres français (il y a bien eu le chouette Mutants de David Morley, mais c'était dans un autre registre), parce que Dead Shadows c’est pas encore ça (l’affiche était pourtant très aguicheuse).
Sur un pitch-générique reprenant d’amusants clichés du genre fin du monde/attaque extraterrestre (par exemple le fanatique qui délire ou les comportements étranges des gens dans la rue), David Cholewa rend hommage aux B-monster movies des années 50 ainsi qu’aux films d’horreur et d’action des années 80, soit un cinéma pop-corn attachant et sans prétention. Respectables sont ces intentions et ces références (David Cholewa remercie John Carpenter dans le générique de fin, on pense particulièrement ici à L'Antre de la folie, Invasion Los Angeles et Prince des Ténèbres), mais le résultat ressemble plus à une série Z en DTV qu’à une série B des eighties, ce qui a tout de même son charme. D'ailleurs le film sortira en DTV ce qui, pour une fois, est idéalement adapté.
Fauché et pas très bien foutu malgré quelques plans atmosphériques du plus bel effet (notamment grâce à une lumière stylisée très typée eighties), une musique parfaitement dans le ton et des effets spéciaux de qualité (même en CGI, encore que la femme-arachnide semble sortir du Beowulf avec Christophe Lambert) concoctés par le très doué David Scherer, Dead Shadows peine à masquer son petit budget et les concessions se ressentent à chaque plan (les « petits trucs et astuces » pour la jouer économe sont gros comme un camion). Par conséquent, ça reste assez timide en cul (une paire de seins, et c’est tout) et surtout en gore, et on ne voit pas grand-chose des monstres tentaculaires lovecraftiens promis sur la superbe affiche. Comme souvent dans le cinéma de genre français, les intentions sont là mais pas les moyens. Mais ça n’excuse pas pour autant un scénario banal (même si le statut de héros est chamboulé) qui n'exploite pas ses idées (la peur du noir), une flagrante absence d'imagination (alors qu'il y avait de quoi se lâcher), des dialogues risibles (défaut qui revient régulièrement dans le ciné de genre made in France), des interprétations inégales (mais l’acteur principal Fabian Wolfrom est impeccable), des personnages secondaires qui ne font que passer (c’est bien dommage pour ceux, amusants, campés par notre Rurik Sallé national et le canadien John Fallon aux airs de Vin Diesel croisés dans Course à la mort, Saw 2, Alone in the dark et surtout 100 feet avec Famke Janssen), un traitement trop superflu des personnages principaux (on ne croit pas une seconde à la relation qui unit le héros et la fille, par conséquent le final tombe à plat malgré la belle idée), et d’innombrables imperfections techniques (cadre, montage, mixage…).
Par ailleurs, sur 1h15 de film, il faut quand même attendre une demi-heure pour voir enfin un bout de monstre et une goutte de sang. Certaines séquences sont cependant assez fun à défaut d'être jouissives (une scène d’amour glauque à la Cronenberg, un carnage à la batte de baseball, un climax très cheapos avec les militaires…) et le plan final est fabuleux, comme le générique de début avec les plans sur la comète (jolis effets visuels). Il se dégage de cette série Z courageuse une réelle sympathie, aussi bien pour ses défauts que pour ses qualités, et parce qu’il s’agit d’un projet de longue date entièrement autofinancé.
Sur un pitch-générique reprenant d’amusants clichés du genre fin du monde/attaque extraterrestre (par exemple le fanatique qui délire ou les comportements étranges des gens dans la rue), David Cholewa rend hommage aux B-monster movies des années 50 ainsi qu’aux films d’horreur et d’action des années 80, soit un cinéma pop-corn attachant et sans prétention. Respectables sont ces intentions et ces références (David Cholewa remercie John Carpenter dans le générique de fin, on pense particulièrement ici à L'Antre de la folie, Invasion Los Angeles et Prince des Ténèbres), mais le résultat ressemble plus à une série Z en DTV qu’à une série B des eighties, ce qui a tout de même son charme. D'ailleurs le film sortira en DTV ce qui, pour une fois, est idéalement adapté.
Fauché et pas très bien foutu malgré quelques plans atmosphériques du plus bel effet (notamment grâce à une lumière stylisée très typée eighties), une musique parfaitement dans le ton et des effets spéciaux de qualité (même en CGI, encore que la femme-arachnide semble sortir du Beowulf avec Christophe Lambert) concoctés par le très doué David Scherer, Dead Shadows peine à masquer son petit budget et les concessions se ressentent à chaque plan (les « petits trucs et astuces » pour la jouer économe sont gros comme un camion). Par conséquent, ça reste assez timide en cul (une paire de seins, et c’est tout) et surtout en gore, et on ne voit pas grand-chose des monstres tentaculaires lovecraftiens promis sur la superbe affiche. Comme souvent dans le cinéma de genre français, les intentions sont là mais pas les moyens. Mais ça n’excuse pas pour autant un scénario banal (même si le statut de héros est chamboulé) qui n'exploite pas ses idées (la peur du noir), une flagrante absence d'imagination (alors qu'il y avait de quoi se lâcher), des dialogues risibles (défaut qui revient régulièrement dans le ciné de genre made in France), des interprétations inégales (mais l’acteur principal Fabian Wolfrom est impeccable), des personnages secondaires qui ne font que passer (c’est bien dommage pour ceux, amusants, campés par notre Rurik Sallé national et le canadien John Fallon aux airs de Vin Diesel croisés dans Course à la mort, Saw 2, Alone in the dark et surtout 100 feet avec Famke Janssen), un traitement trop superflu des personnages principaux (on ne croit pas une seconde à la relation qui unit le héros et la fille, par conséquent le final tombe à plat malgré la belle idée), et d’innombrables imperfections techniques (cadre, montage, mixage…).
Par ailleurs, sur 1h15 de film, il faut quand même attendre une demi-heure pour voir enfin un bout de monstre et une goutte de sang. Certaines séquences sont cependant assez fun à défaut d'être jouissives (une scène d’amour glauque à la Cronenberg, un carnage à la batte de baseball, un climax très cheapos avec les militaires…) et le plan final est fabuleux, comme le générique de début avec les plans sur la comète (jolis effets visuels). Il se dégage de cette série Z courageuse une réelle sympathie, aussi bien pour ses défauts que pour ses qualités, et parce qu’il s’agit d’un projet de longue date entièrement autofinancé.
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Edit:
L'Etrange Festival 2012 - Dead Shadows en présence de l'équipe du film.
Ce message a été modifié par fanatic - 14 février 2013 - 15:22 .

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