Aller au contenu


Photo

La Colline aux Coquelicots - Goro Miyazaki (2011)


  • Please log in to reply
50 réponses sur ce sujet

#1 Zak

Zak

    Modo de la Section 9

  • The Devil's Rejects
  • 22532 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:de voiture

Posté 15 December 2010 - 12:58 PM

>> 1er avis <<

Image IPB

La news

Le fils d'Hayao Miyazaki signe donc son deuxième film pour le studio avec quand même le maître au scénario. Espérons que ce soit mieux que Terremer...

1413227534-fate-stay-night-ubw-01-large-


#2 roboris45

roboris45

    GO du club Mad

  • Members
  • 10273 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:dans la cave.

Posté 20 January 2011 - 21:53 PM

Zak tu aurais posté un visuel, je me serais souvenu du topic (là c'est une ouverture de topic digne de the octagon ou fanatic :mrgreen: )

Image IPB
na !

Et surtout, il attend quoi Takahata pour nous sortir quelque chose ?

Je ne sais pas où ça en est, mais on en parle ici :arrow: http://www.mata-web....cinema&Itemid=6
PSYSHOOT --> http://psyshoot.canalblog.com/
SEX SHOP WONDERLAND (BD - sortie 2014) --> http://sexshopwland.canalblog.com/

#3 Kaneto

Kaneto

    Leprechaun

  • Members
  • 947 Messages :

Posté 21 January 2011 - 12:17 PM

Zak tu aurais posté un visuel, je me serais souvenu du topic (là c'est une ouverture de topic digne de the octagon ou fanatic :mrgreen: )



Et surtout, il attend quoi Takahata pour nous sortir quelque chose ?

Je ne sais pas où ça en est, mais on en parle ici :arrow: http://www.mata-web....cinema&Itemid=6



Isao Takahata aurait quitté la structure du studio Ghibli après la réalisation de Mes voisins les Yamada, même s'il en est toujours salarié. Selon Hayao Miyazaki lui-même, il y a peu de chances que ses prochains films soient produits par le studio.


D'après wiki

Je sais pas trop quoi en penser.

#4 Aniya_san

Aniya_san

    Miyazaki is DOG !

  • Members
  • 20482 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Dans la tête de John Crichton...

Posté 02 July 2011 - 10:20 AM


Image IPB

#5 roboris45

roboris45

    GO du club Mad

  • Members
  • 10273 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:dans la cave.

Posté 02 July 2011 - 15:24 PM

Encore un film pour les filles :unsure:
(ça fait quand même 3 si on compte Ponyo)
PSYSHOOT --> http://psyshoot.canalblog.com/
SEX SHOP WONDERLAND (BD - sortie 2014) --> http://sexshopwland.canalblog.com/

#6 Priape

Priape

    Gremlins

  • Members
  • 1077 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Lennox House

Posté 04 July 2011 - 19:46 PM

Ils ont surtout tous la même gueule ces films. Ghibli c'est un studio d'animation qui vieillit mal.

#7 fanatic

fanatic

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 14405 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Avec Cliff, Norm et les autres...

Posté 02 August 2011 - 15:38 PM



Source: via twitchfilm
Image IPB

#8 Gallinacé ardent

Gallinacé ardent

    Gremlins

  • Members
  • 1189 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Retour au bercail

Posté 05 August 2011 - 05:12 AM

ATTENTION, si vous parlez japonais, ne visionnez pas l’extrait ci-dessus (propose par Fanatic), ca spoile a MORT.

Voici ma petite critique. Si vous etes curieux vous pouvez lire les spoilers, pour les GROS spoilers j'ai mis la mention "Gros spoiler!" avant (logique).

KOKERIKO NO SAKA KARA

Aye, je l’ai vu le dernier Ghibli! Alors comment dire… C’est fade quand meme. Je reprends ce que me disait ma copine au sortir de la projection : “je ne sens rien”, et “les Japonais sont de plus en plus conservateurs”. Ces deux thematiques (absence d’emotion et louanges d’un Age d’Or plus juste) sont les lignes de fond de mon analyse.

DES PERSONNAGES ET UN SCENARIO UN PEU FAIBLES

Image IPB

Ce film est avant tout une histoire de famille bien compliquee : on retrouve le theme tres Miyazakien de l’absence de la mere (Totoro par exemple), et du pere soldat qui disparait dans la Guerre (Porco Rosso). Mon niveau de japonais etant ce qu’il est, je dois avouer qu’une certaine partie de l’intrigue m’a parue assez nebuleuse, mais ca vient peut-etre de moi (enfin, y a des morceaux qui ressemblent a Desesperate Housewives quand meme). Comme d’habitude chez les Ghibli, l’heroine, pre-adolescente (donc a cheval entre deux regnes, et menacee par la perte de l’innocence) est assez fade : petite figure parfaite, entierement devouee aux autres, peu marquee par une vie interieure riche, bonne eleve, appliquée. Elle doit avoir d’excellentes notes a l’ecole. On aimerait des personages un peu plus marques, et c’est dans les seconds roles (les garcons lyceens, delicieux et pittoresques, au design sympathiquement caricatural) qu’on les trouve. La contrepartie masculine, Kasama-san, est egalement assez peu marquee : bon garcon un peu fanfaron, il forme une paire sans asperite avec son vis-à-vis feminin. Notons que la fille s’appelle Umi, ce qui en japonais veut dire la mer, mais elle dispose d’un surnom, Meru (phonetiquement : Mer!). Ce nom francais propose une symbolique assez lourdingue pour le public francophone, il faut dire (symbolique soulignee par la presence d’un dictionnaire franco-japonais bien en evidence sur la table de travail de Kasama!). Quoi qu’il en soit, Umi entretient un lien particulier avec la mer : elle dresse chaque matin les drapeaux de signalisation marine
Spoiler
. Le design des persos principaux proviennent du meme fonds physiognomique du studio Ghibli : au niveau du design, et un peu aussi du caractere : pre-adolescentes japonaises a la croisee des chemins. Pareil pour le personage masculin, qui rappelle d'autres persos (Amasawa Seiji du Mimi wo sumaseba par exemple), en plus tarte.

Image IPB
Un chitit air de famille...

Au niveau du scenario, la deception vient en partie du fait que la revelation principale ne suscite que peu de reactions chez les interesses. Et l’autre revelation finale non plus (la fin est un peu en queue de poisson). J’ai ressenti peu de veritables changements dans les personages, alors que la plupart des Ghibli montraient une veritable evolution : c’etaient de veritables recits initiatiques (le plus marquant etant Chihiro).
Peu de chair sur les personnages donc. Et des moments emotionnels soulignes a la musique, sentimentale, au piano (donc paradoxalement plats). D’une certaine maniere, j’ai trouve qu’il y avait trop de musique dans le film…

Image IPB
Un perso interessant, mais a peine esquisse (et en plus elle est peintre!)

Un autre probleme vient donc de l’absence de mechants, ou de sentiments veritablement contradictoires ou marques. Ce qui a ete toujours une force du studio Ghibli (le refus du manicheisme, les personnages forts ont toujours leurs raisons) sur la plupart des films peut tourner a l’affadissement : ici, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (meme le patron de Tokyo, alors que...), ce qui nuit a l’interet dramatique. L’intrigue est assez relachee, et ne se concentre pas assez a mon gout sur le Quartier Latin (lieu completement fascinant, ca aurait ete EXCELLENT de le creuser un peu plus, seule trace de merveilleux dans le film). La prochaine fois, si ca te derange pas trop Miya, j’aimerai un point de vue plus masculin (les garcons lyceens sont vraiment la valeur ajoutee du film, retirez-les, et y aura plus grand-chose dedans). Ca manque un peu de fantaisie, peut-etre. Il est loin le temps des univers heroiques et completement barres de Ghibli, qui semble y avoir renonce au profit de la description de la vie quotidienne de personages ordinaires.


UN RYTHME NONCHALANT

Un autre truc un peu enervant, c’est la platitude de la vie quotidienne narree. Les dialogues sont vraiment a base de “Fais pas trop cuire le riz, ca le gate”, “Et voici des sushi – Ouais!”, “je peux avoir une truite bien fraiche, m’sieur le poissonnier?”, “Pourquoi tu mets autant de sauce soja dans ton plat?”, “Tu peux m’aider a couper les poireaux?”, et j’en passe (un des episodes du film sera : “Houlala, est-ce que je vais arriver a temps pour faire la cuisine?”). Cette thematique est exemplarifiee par le debut, assez casse-pieds ou on nous presente 7 ou 8 personnages (c’est déjà trop) en train de manger, qui ne resteront qu’a l’etat d’esquisses. Les scenes de cuisines se succedent… avec des dialogues pas tres passionnants. Le rythme est tres tranquille, la torpeur de cette ville portuaire gagne le spectateur. C’est pas super palpitant, le film se deroule a un rythme pepere. C’est nonchalant, quoi (certains diront : chiant).

http://t1.gstatic.co...VAs-h52X4Y-VEYB
(Cliquer si vous avez encore faim)

DEUX THEMATIQUES ESCAMOTEES

Film de la vie quotidienne, KOKERIKO NO SAKA KARA est traverse par deux thematiques insuffisamment traitees : le theme de la rencontre entre un univers feminin (la pension Kokeriko) et un univers masculin (le Quartier Latin), et celui, en filigrane, beaucoup beaucoup plus lourd (warning!! Gros gros spoiler!)
Spoiler
Mais dans les deux cas, ca reste trop leger : il n’y a ni conflit ni vraiment dilemme des personages (un peu pour le deuxieme, alors qu’on aimerait justement une autre reaction.
Gros spoiler :
Spoiler

On reste un peu trop a la surface (de meme, le theme de l’absence du pere et aussi de la mere est pas suffisamment traite, sauf lors de la scene du reve).


UN PATCHWORK DE GHIBLI

Ce film se presente egalement comme un patchwork des themes chers au studio japonais : le petit port d’une ville de province (impossible de ne pas penser a Ponyo), la decouverte d’un endroit magique et menace dans la vie quotidienne (comme la boutique du vieux dans Mimi wo sumaseba, ou meme si on veut la ) la romance entre deux lyceens avec scenes de velo, fille derriere, garcon devant, sur une pente bien raide (a la Mimi wo sumaseba, mais au moins dans ce dernier film on avait des personages forts qui luttent pour decider de ce qu’ils veulent devenir), des jeunes qui vivent dans un monde riche, loin des adultes, les discussions politiques TRES animees (a la Pompoko, sur un theme similaire), des femmes enceintes qui allaitent leur enfants (ca a l’air de le travailler, Miyazaki, depuis Ponyo!), des scenes de cuisson d’oeufs (sur ce dernier point, qui se retrouve dans quasiment tous les Ghiblis, Miyazaki expliquait que pendant la guerre, ou il n’y avait rien a manger, les oeufs etaient une nourriture de luxe, et c’est comme un clin d’oeil a son passé qu’il faut le comprendre)… Et surtout, la nostalgie d’un Age d’Or (la periode Showa)…


Image IPB
Sur Google, je trouve quasiment pas d'images du film, alors je vous mets la photo de la doubleuse du perso principal :mrgreen:

UN FILM QUELQUE PEU PASSEISTE ET TEINTE DE MORALE

La periode Showa (1926-1989, qui correspond donc a la duree du regne de l’Empereur Hirohito) a ete marquee (surtout dans sa deuxieme partie, la premiere partie, c’est le massacre et la Guerre!) par l’expansion economique fulgurante du Japon. Cette periode prote en son sein l’image du vieux Japon, lorsque la population etait encore constituee en grosse partie de pecheurs, d’artisans, ouvriers et agriculteurs… On savait Miyazaki obsede par le gout du vieux (vieux endroits, vieux objets), qu’il a pu trouve a sa maniere dans la vieille Europe (les decors de Kiki sont ceux d’un village croate, et pour le Chateau Ambulant, il s’agit de Riquewihr en Alsace qu’il a exige de visiter avant toute chose lors de sa venue en France pour l’expo Moebius / Miya). C’est donc tout naturellement qu’il a choisi l’annee 1963 comme cadre de son recit. Il multiplie les allusions a la vie de ce temps-la (revision du traite de cooperation nippo-americain (ANPO) visible en une du journal du lycee, posters annoncant les Jeux Olympiques de Tokyo en 1968, promotion immobiliere effrenee…).

Image IPB

Dans ce contexte, les scenes de cuisine decrites plus haut prennent un nouveau sens : ce film est perceptible comme un conservatoire du Japon de Showa : maniere de vivre, de preparer les repas, de faire ses courses, de se deplacer. C’est vraiment un film sur la vie quotidienne (un peu comme le dessin anime coreen OSEAM, au passeisme balourd). La reconstitution maniaque touche les decors, minutieusement (et magnifiquement) restitues (toujours une grande force de Ghibli, ce travail d’orfevre invariablement superbe). Le film est traverse par l’idee de la conservation du vieux, de l’ancien, comme respect pour le passé (afin de rendre le futur possible, comme le dit Kasama-san). Ca passerait tres bien si on ne sentait pas la morale poindre derriere. Miyazaki vieillit, et il ne peut s’empecher (au contraire de ses premiers films) de faire passer (au moins depuis Ponyo) un message parfois peu subtil (la jeune generation (de l’epoque), tres politisee, et plus soucieuse de conservation que son ainee). Le film est donc assez nostalgique, mais il repeint le passé aux couleurs de l’ideal : pas une seule personne qui sourit, qui est de mauvaise humeur. La cooperation entre jeunes est exaltee a travers l'execution d'une enorme tache commune (je dis pas quoi).
Et par ricochet, il faut le dire, on a vraiment l’impression, avec ce KOKERIKO NO SAKA KARA, que Ghibli a vraiment decroche de son époque, se tournant resolument vers le passé. Mais peut-etre cela correspond a un movement general de la societe japonaise vieillissante, qui ne nourrit que pessimisme quant au futur : la rengaine du “c’etait mieux avant” est vraiment sur toutes les bouches ridees.

Image IPB
Et voici une image de la chanteuse des chansons du film... :mrgreen: (elle est mignonne donc ca va)


DE BEAUX RESTES

Alors, a mettre aux orties, ce KOKERIKO NO SAKA KARA? Pas tout a fait. La realisation est somptueuse, mais ca c’est pas une surprise connaissant Ghibli. Animation sans defaut, riche, ponctuee de centaines de details attachants, decors beaux, et surtout quelques scenes sublimes (en relation souvent avec les garcons du lycee) :
Spoiler

(Ca reste trop peu).
Mais surtout, le film peut gagner des suffrages par sa nonchalance, son innocence, son cote resolument mignon. C’est sucre et frais, mais ca va pas laisser forcement un souvenir imperissable…
Bilan assez mitige pour moi au final. C’est mignon quoi.

Image IPB
La Melancolie de Hayao Miyazaki :mrgreen:
Fuck.

#9 Gallinacé ardent

Gallinacé ardent

    Gremlins

  • Members
  • 1189 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Retour au bercail

Posté 09 August 2011 - 13:11 PM

Juste vu un documentaire proprement hallucinant sur la gestation de ce kokeriko no saka kara... le documentaire s'appelait : "La guerre de 300 jours entre un pere et son fils" Carrement! Le pere c'est Hayao, le fils c'est Goro.
Eh ben putain je pensais pas que Miyazaki pere etait un connard antipathique comme ca quoi. Un genie, mais pas sympa. Faut le voir quitter la salle de projection de Terremer en cours de route en disant qu'il a l'impression d'etre reste 3 heures assis (ca lui arracherait la gueule de rester jusqu'a la fin?), de se taper une grosse gueulante contre tous les employes qui "prennent des vacances en plein boulot" alors que le tremblement de terre du Tohoku vient d'avoir lieu (11 mars) et que les animateurs ont pris quelques jours pour rassurer leurs familles... tout ca pour tenir les delais a tous prix (mais ca pose pas probleme de repousser la sortie d'un ou deux mois non??)... et aussi, Hayao qui confesse face a la camera : "Mon fils, il veut faire, mais il ne peut pas. Alors quand on a pas de talent on arrete. C'est ce qu'il ferait mieux de faire. C'est nul". Sans compter les brouilles (Hayao n'a pas parle a son fils DU TOUT pendant la realisation de Terremer, aucun contact entre les deux, tu te demerdes, je veux rien a voir a faire la-dedans) et lors de la projection (ou il est parti en cours de route donc) il s'est assis une dizaine de rang devant son fils, sans meme le regarder...

Goro apparait comme une personne qui sans cesse essaie de se depasser, mais c'est jamais assez pour ce pere tyrannique. Hayao Miyazaki veut l'excellence tout de suite, mais Goro n'est encore qu'un debutant en animation (ce que Hayao a ete, a un moment donne bien sur). Les relations entre les deux sont d'une complexite effroyable : il y a beaucoup de rivalite (Hayao dira a la fin qu'il s'est senti "menace" par la realisation de Kokeriko no saka kara par son fils), de rancoeur : le fils s'est senti terriblement abandonne lorsque son pere a connu le succes avec Nausicaa : Hayao est devenu pour ainsi dire absent, et en plus on a commence a lui mettre le poids sur les epaules : alors fils de Miyazaki, qu'est-ce que tu as dans le bide? (ca culmine avec la sortie de Terremer, ou toute la presse l'avait surnomme "Miyazaki junior"). Et Goro etait meme tellement degoute qu'il a embrasse, lors de l'entree dans la vie active, une carriere d'ingenieur en batiment, pour se retrouver loin de tout l'univers de son pere que malgre tout il admirait. C'est d'ailleurs lui qui a construit et concu le Musee Ghibli a Mitaka (Tokyo).

Bref, un drole de docu ou les deux se balancent des trucs hallucinants a la gueule, ou Goro (qui est a la fois tres courageux, stresse et pathetique) essaie de faire du mieux qu'il peut sous l'oeil de son pere au niveau d'exigence effarant... et qui donne les ordres, il peut pas s'empecher de regenter le tournage (c'est lui qui a le dernier finalement). Et c'est aussi un reportage sur ce milieu de fourmis ouvrieres frenetiques et stressees qu'est le monde de l'animation. Voir Goro dire a un mec de refaire son dessin (genre il a mis deux heures a le faire) et voir le bonhomme trainer des pieds d'un air tragique a sa table a dessin, voir Miyazaki pere demander a recommencer encore et encore les dessins "parce qu'il n'y a pas d'ame, c'est trop statique"), voir les zozos du departement informatique travailler jour et nuit sans se reposer (avec les coupures d'electricite resultantes du tremblement de terre), voir l'accouchement dans la douleur du film tout entier... C'est assez impressionant et le film Kokeriko no saka kara (qui traite quand meme d'un pere absent, disparu) prend dans sa conception et dans le reportage un air de psychanalyse conflictuelle entre pere et fils (toujours dans l'ombre du pater). Drole de truc, assez douloureux. Miayazaki pere m'a pas paru tres sympathique en tous cas...

EDIT : et aussi, y a un truc hallucinant : Hayao arrete pas de reprocher a Goro la faiblesse de sa realisation, alors que le principal echec du film c'est le scenario (de merde) du pere... Mais bon...

EDIT : Pour ceux qui parlent japonais et qui veulent en savoir +, un lien :
http://cgi2.nhk.or.j...utari/index.cgi
Et un deuxieme :
http://cgi2.nhk.or.j...i?id=4520110809
(avec une petite video presentant le reportage, mais chez moi ca marche pas?)

J'ai recherche sur youtube, mais pas trouve.

Le film s'appelle FUTARI (tout simplement).

Titre complet en japonais : ふたり
宮崎駿X宮崎五郎
Fuck.

#10 Sharkoux_

Sharkoux_

    J'aime Christophe Mae

  • Members
  • 7738 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Marseille

Posté 12 August 2011 - 22:31 PM

En même temps, ca m'étonnes pas du tout que le père Hayao soit un gros tyran, non seulement avec ses employés, mais aussi et surtout avec son fils. C'est malheureux, mais pour arriver à ce niveau de qualité en si peu de temps et avec une équipe aussi réduite, il faut avoir des exigences incroyables. Il doit être au moins aussi exigent avec lui-même qu'il l'est avec le reste de ses employés.

J'admire Hayao, mais pour rien au monde je voudrais travailler pour lui, ca doit être assez horrible (surtout le coup du tremblement de terre)


Reprise du Madatelier Photographique!


#11 Bruttenholm

Bruttenholm

    Je consulte un psy

  • Members
  • 9177 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 20 September 2011 - 13:49 PM

Au passage, le film est apparemment un gros succès au Japon... Tout simplement le film japonais quia fait le plus d'entrées en 2011 jusqu'à présent.

#12 Bruttenholm

Bruttenholm

    Je consulte un psy

  • Members
  • 9177 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 28 September 2011 - 07:50 AM

Sortie française annoncée pour le 4 janvier 2012.
Titre français : La pente des coquelicots.

#13 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 12816 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bordeaux

Posté 30 September 2011 - 07:50 AM

Au passage, le film est apparemment un gros succès au Japon... Tout simplement le film japonais quia fait le plus d'entrées en 2011 jusqu'à présent.


J'ai lu une news disant que ce n'était pas un si gros carton:

Tout d’abord, le nouveau Ghibli est annoncé dans les salles françaises le 4 Janvier 2012, sous le titre « La Pente des coquelicots ». Pour info, c’est un succès mitigé au Japon, où il a accumulé la moitié des recettes d’un Arrietty (55M$ vs 110M$), histoire de nuancer le « carton » du film, ou sa place de leader d’un box office local mal en point.

http://asiafilm.fr/2...ne-2/#more-7171

#14 Bruttenholm

Bruttenholm

    Je consulte un psy

  • Members
  • 9177 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 21 October 2011 - 07:07 AM

En fait, ça s'appellera La Colline aux Coquelicots.

#15 Bruttenholm

Bruttenholm

    Je consulte un psy

  • Members
  • 9177 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 09 November 2011 - 20:34 PM

Dixit catsuka, la sortie est repoussée d'une semaine, et v'là l'affiche française :
Image IPB

#16 Bruttenholm

Bruttenholm

    Je consulte un psy

  • Members
  • 9177 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 17 November 2011 - 10:22 AM

La bande-annonce en français (enfin, y a pas de dialogues donc ça change pas grand-chose) :


Et le synopsis officiel :

Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d'une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l'horizon. Au lycée, quelqu'un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C'est peut-être l'intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu'Umi n'a pas manqué de remarquer...
Attirés l'un par l'autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d'activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu'à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d'un secret qui entoure leur naissance et semble les lier...
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l'aube d'une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d'amitié, d'amour et d'espoir.

#17 Gallinacé ardent

Gallinacé ardent

    Gremlins

  • Members
  • 1189 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Retour au bercail

Posté 17 November 2011 - 11:05 AM

Dixit catsuka, la sortie est repoussée d'une semaine, et v'là l'affiche française :
Image IPB


Baaah! Elle est moche cette affiche! Les traits des personnages sont trop schematiques, on se dit qu'on va avoir a faire a une animation de faible qualite oui! (rendez-nous le crayonne de Hayao Miyazaki quoi!)

EDIT : ah oui, les slogans en japonais sur l'affiche pour faire style, c'est pas mal (un peu comme Pompoko qui avait le toupet d'avoir ecrit en toutes lettres : "Namo Amida Butsu", "Loue soit le Bouddha de l'Ouest", le slogan de la Secte de la Terre Pure, ecole bouddhique extremement repandu dans l'Archipel).

En gros, y a marque :

"Umi, ookiku natta naa" jeux de mots entre le nom de l'heroine (Umi) et la mer (qui se dit Umi en japonais, d'ailleurs le surnom de l'heroine dans le film c'est "Mer", subtil quoi).
Ca veut dire : "La mer est devenue grande"

Et de l'autre cote : "Ue wo muite arukou", "Cheminons en regardant vers le haut", chanson-titre de l'anime.



Sinon, revu la bande-annonce... J'ai toujours des frissons en la voyant. C'est beau, ca a de la gueule, le scenar a l'air passionne et passionnant, ca a l'air tendre et fort... La technique du studio Ghibli est vraiment a se taper le cul par terre de joie extatique... Dommage que j'aie deja vu le film et que je me sois fait chier devant quoi :mrgreen:
Fuck.

#18 profondo rosso

profondo rosso

    Bluette Prof

  • Members
  • 22519 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:region parisienne

Posté 06 December 2011 - 13:02 PM

Très belle surprise qui redresse le tir après Arriety. Là au lieu de singer toutes les figures de style de Miyazaki sans talent ça essaie surtout humblement de raconter une belle histoire. D'ailleurs plutôt que Miyazaki, le fiston lorgnerait plus vers Isao Takahata avec un ton qui évoque énormément son magnique Souvenirs goutte à goutte/Omohode Poroporo. A travers une jolie chronique adolescente, le film délivre un beau message sur le respect du poids et de la valeur du passé qui ne doit pas être balayé au profit du présent. Le thème répond à la période où se déroule l'intrigue (1963 à la veille des Jeux Olympiques de Tokyo)) où le Japon dans sa quête de la toute modernité et dans le but d'oublier le douloureux souvenirs de la Deuxième Guerre Mondiale tentait d'effacer les vestiges de son passé. Cela se manifeste symboliquement avec la destruction du vieux, brinquebalant et poussiéreux (mais chargé de souvenirs) foyer lycéen "Le Quartier latin" pour une bâtisse moderne contre lequel une poignée puis tout les élèves se rebellent et plus directement à travers le couple adolescent du film qui voit leur relation perturbée par une drôle de révélation. Hormis de petites longueur c'est vraiment enchanteur et pose une ambiance chaleureuse pleine de personnages attachant dont l'héroïne Umi. Malgré les défauts j'avais plutôt apprécié Les Contes de Terremer et là Goro Miyazaki confirme, restant dans la tradition Ghibli tout en trouvant son ton propre. 5/6

#19 LORDZOMBIE

LORDZOMBIE

    Gremlins

  • Members
  • 1503 Messages :

Posté 08 December 2011 - 18:53 PM

j'irai voir ça. j'ai lu un article dans le dernier AnimeLand et le père de goro est un vrai tyran. il le critiquait souvent lors de la realisation du film mais ne s'adressait pas directement a lui. il parlait fort a un assistant, suffisament fort pour que goro entende, placé deux bureaux plus loin.
"Je sens qu'il se passe quelque chose... Je sens que je transmute... Il faut que tu me donnes les codes de réparation."
Jean Giraud (1938-2012).

#20 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 12816 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bordeaux

Posté 08 December 2011 - 19:22 PM

Oui il y a Gallinacé ardent qui en parle plus longuement sur la page précédente du topic.




0 utilisateur(s) en train de lire ce sujet

0 membre(s), 0 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)