Mad Movies: Da Hood Films - Mad Movies

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Da Hood Films Yeah nigga, I ain't no criminal! I can read, bitch!

#46 L'utilisateur est hors-ligne   heatmann 

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Posté 07 novembre 2011 - 17:59

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Toujour tres sympa et d’ailleur je l’avais vue a sa sortie sans enfant , et maintenant que j’en ai 2 c’est vrai que ca change un peu notre vision , alors ca change en rien les qualites/defaut du film , mais notre perception et l’identification fonctione forcement plus et du coup les grosse legereter et facilites du script passe mieux et on est vraiment de tout coeur derrier Tyrese qui a tout simplement jamais ete aussi bon et convaincant ( il est quand meme pas aussi dans baby boy et four brothers , ben enfait quand il est dans SON element quoi ) .

Du hood movie pur et dur , on en sort pas , tout ce deroule a South LA , dans ces rues qui grouille de culture hispanic et criminel , tout un microcosme qui s’etale a l’ecran des le generique/intro qui fout bien dans l’ambiance . Un film-rush de 1h35 qui passe a toute vitesse et a le merite de rentrer dans le vif du sujet sans chichi . en 10 minute on a visiter le quartier , ces coutume et sa faunes, on decouvre le perso de O2 , sa vie , sont metier , sont fils et leur relation , et paf un car-jacking comme tent d’autre , poursuite et gunfight , c’est partie . bon on fil de l’intrigue on decouvre que c’est un poil plus complexe , enfin ca reste un film tres direct et frontal . Ce bon gars de vondie curtis hall ( un figure black amblematique a hollywood ) signe ici sont film d’auteur , il en ecrit le script , le realise et le produit independament ( super production-value pour un pti budget , ca fait tres cool et classe visuellement ) . bon alors ce scenario enfile les peripeties et les ambrouille avec panache et action , mais bon faut pas etre trop regardant , y a des coincidence de ouf , des facilites qu’il faut accepter , franchement on a jamais peur pour le gosse de tyrese et il trouve toute la tune qu’il a besoin hyper facilmeent , tout le monde lui vient en aide et il a des coup de bol pas possible .

La photo tres colores souligne bien la coter arbent de la meteo et l’urgence de la situation , c’est flashy , bling bling et le gros sont de la BO nous fait ocher la tete sur le canaper .
Meagan good , rhalala c’est un putain de missile cette nana et la elle est juste la pour faire la bonnasse sidekick de tyrese, on se regale la retine . elle a aussi un pti passif proche de lui et un « enemie » commun qui fait qu’elle va pas dire non pour les braquage de banque et faire un coup a la yojimbo aux 2 caid qui reign sur la ville . The Game joue presque sont propre role , the baddest motherfocker on the street a l’heure actuelle fait forte impression et pis ca fait plaisir de revoir larenz tate back in the ghettos , en plus il reste toujour l’excellent acteur qu il est et se tape un role plutôt bien ecrit et plus nuancer quand les autres , dommage qu’il soit trop en retrait .

Des bonne muscle car sur suspension , des banque , des descente gagouler dans les repaire de dealers , infraction dans les villas de beverly hills , on prendrait presque la manette en se croyant devant GTA san andreas . curtis-hall soigne bien sa mise en scnes , apres un gridloc’k un peu sobre de ce coter la ( mais avec un fond et des perso plus pertinent et approfondie ) ici il offre de belle sequence et une vrai identites visuel . le cliffhanger arrive un peu tot puis apres ca , ca traine un peu , un jolie poursuite desesperer quand meme , j’aime bien , de nuit et tragique , ca en fait des tonne dans le pathos larmoyant avec larme au telephone , adieu dechirant ect … bon l’epilogue sur la plage il pue un peu mais on est déjà acquis a la cause de ce pti film bien cool .

3.75/6
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#47 L'utilisateur est hors-ligne   heatmann 

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Posté 09 novembre 2011 - 07:54

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Vraiment un film attachant , bourrer de bonne intention , ultra honnête, qui transpire la sincérité , mais a préciser tout de même que c’est pour public avertie ONLY !! ben c’est une minuscule production local , un film fait a St louis , avec que des acteurs non professionnel du coin , un réalisateur issue du quartier citer , un tournage qui a été possible grâce au subvention local et quelque financier indépendant , bref 1 million pour tout la pre production , le tournage , toute la team et la promotion . Alors d’un point de vue mainstream c’est sur que ca se ressent , c’est un peu maladroit dans le montage , les prises de vue sont sur le moment , pas de filtre ou d’effet sur la photographie , c est super réaliste , authentique . bon le script par dans tout le sens , ca veut trop brasser et soulever des thèmes fort et illustrer tout les problème que les mec qui vivent ce genre de vie rencontre, mais étonnamment on tombe pas dans la lourdeur de trop de pathos même si c’est vraiment pas la joie .
En gros c’est la version Streetball de hustle and flow meet blood and bones avec un soupson de Boy’z n the hood et 8 mile ! voila qui pose le décors , sauf que la c’etait filmer quand les acteur et réalisateur n’etait pas occuper a leur boulot de tout les jours . enfin ca baise facile les dardenne brother dans le genre , y a pas que ken loach non plus pour peindre des galère social

Streetballers raconte une histoire simple , de gens simple , qui on plein de truc sur la conscience et de couille qui leur arrive .
Jacod est un joueur ultra prometteur mais qui a des problème dans ces étude ( jimmy mckinney , un excellent joueur et qui se révèle un super acteur , plus convaincant que bcp de pro a hollywood ) , et il traine dans des réseau de magouille du ghettos . John ( excellent acteur matt krentz , proche d’un shia laboeuf mais en classe , très jeune et surtout qui écrit et aussi réalise le film !!!! prouesse pour lui , 1000 bravo )lui est un blanc qui court pas très vite et saute pas très haut mais bcp de volonter et des faciliter a la fac , les 2 mec vont s’entraider , tout en essayer de survivre a chaque jour de misère dans la pauvreté ambiante .
Streetballers c’est une description de la rue , la vrai , pas édulcorer , pas enfoncer dans le misérabilisme a outrance , des tranche de vies qui sonnent juste, qui résonneront chez beaucoup d’entre nous . les situation qu’il font fasse poussera encore plus l’identification , et le véracité qui transpire des dialogues et le jeu naturel des acteurs fait que ca devient touchant .
Le scenario a donc un film conducteur qui est l’entraide des 2 perso principaux, a cela vient se greffer un grand nombre de perso secondaire avec tous leur propre piste narrative, certaine se perdent dans la nature et d’autre sont juste effleurer , c’est Presque amateur et montre un manqué d expérience mais ca forge un milieu, un microcosme crédible et grouillant de vie et de détail .

Jacob joue dans des tournoie de street underground ou les pari sont gérer par des gros gangsta, les match se terminent au gun , les dent en diamant, chaine autour du cou , muscle car , tunning et pitbull garnisse les tribune . la magouille englobe aussi des tournage de film de cul a l’arrache au sous sol de la sale de boxe, on se croirait dans gta san andreas . il y a même des organisation de combat de rue a main nue . jacod a un cousin qui s’enfonce dans se milieu et le petit cousin qui a les 2 exemple devant lui , le bon et le mauvais , c est un peu convenue mais terriblement réel .
John lui a un frangin qui sort de prison après avoir tuer un gosse du quartier alors qu’il était bourrer . on suit sa réinsertion difficile pour ex-detenue et son problème avec l’acool . Bon on a aussi un peu le droit a des moment love avec sa girlfriend mais c’est pas relou , au contraire , encore une fois , c’est pas cliche , c’est terriblement évocateur , on a l’impression que tout est un peu pris d’experience qu’on a connue , du coup le moment tendresse sont les Bienvenue dans l’enfer des quartier black irish de st louis .
Un peu de famille reconstituer , de violence ballistic des ghettos , des méfait de l’acool, y ceux qui s’en sortent par les étude, ceux par le sport, et ceux par la musique .
Le film est couper en chapitre et chaque écran noir est amener par des citation vraiment puissante et qui font réfléchir . La BO avec du gros son inedit du crew de Nelly et lunatics déchire sa race putain !! et les thème du score sont tres beau et enveloppe bien l'environnement urbain mélancolique . pis les montage musicaux obligatoire avec les match de street ils arrache grave, tout est jouer en live , c’est un régal . bien sur la technique visuel et le langage cinématographique est pauvre, mais c’est bien peu de chose et on a vite faite abstraction . C’est cru mais sincere .
Non y a pas a dire , ca fait plaisir mais ca ressemble a un téléfilm ou plutôt a un reportage façon more than a game sur Lebron , seul les interresser sont viser , mais ceux la apprécieront . ce qu'il y a eu de mieux dans le genre depuis above the rime , that's what i'm talkin' about !!

4/6
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#48 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 24 février 2012 - 12:25

Waist Deep Vondie Curtis-Hal - 2005

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Version bisounours de GTA San Andreas, c'est dommage car les 20 premières minutes sont super méchante avec du gunfight en pleine rue et de l'exécution sommaire puis petit à petit ça devient de plus en plus sage pour se terminer avec un bon gros happy end totalement improbable.

Bon ça reste regardable, on suit donc les aventures de Tyrsese Gibson (jl'aime bein lui ) dont le fils s'est fait enlever par le très méchant pas beau The Game ( aussi mauvais acteur que rapeur mais bon faut avouer qu'il est quand même sacrément marrant ) et il va devoir trouver 100 000 dollars en 2 jours pour sauver son gosse et là ce qui aurait put donner un pur truc vénère bien tendu donne droit à un Bonny & Clyde très léger, c'est vraiment dommage et même sans parler de l'écriture complétement aléatoire du truc franchement avec un tel pitch et environnement y avait moyen de faire un truc à la Crank et là ça aurait eu de la gueule ( bon je demandais pas un gars qui se prend un fusil à pompe dans le cul, mais un peu plus d'immoralité aurait pas été du luxe ).
De même que le face à face tant attendu est un gros plouf ( et c'est même pas le climax final puisque après ça faut se taper plus de 20 minutes de course poursuite avec les flics guère palpitante ) mais bon dans l'ensemble ça reste bien rythmé, jamais chiant et pas trop neuneu malgré le gamin.

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La réal est sympa, le petit budget se voit pas trop, les rares gunfight sont bien torché ( presque oldschool ) et on la promenade dans South Central est bien.

Le casting comme j'ai dit on a Tyrsese Gibson qui s'en sort toujours bien dans les rôles phyiques, Larenz Tate qui a gâché sa carrière est pas trop mal mais on sent qu'il cachetonne un peu, la bonnasse est interprété par Meagan Good qui met très bien ses atouts en avant ( et heureusement parce niveau acting on dirait du Portman ) et puis THE GAME avec une machette ça vaut le coup d'oeil.
Hood movie tout à fait regardable malgré des défauts clairement handicapant.

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"Ecoute moi bien Biatch ! Au lieu de te branler devant Boyz in the Hood, regarde mon film !!

3/6


#49 L'utilisateur est hors-ligne   Kissoon 

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Posté 24 février 2012 - 19:14

Même si Pierru le cite en début de topic, c'est marrant de voir que vous zappez tous le film qui est surement le père fondateur du genre*, à savoir le magnifique "Colors" (que j'avais chroniqué ici).


C'est peut-être parce que c'est un blanc qui l'a réalisé, avec deux acteurs blancs en vedette, et donc que ça raconte son histoire d'un point de vue "blanc" (celui des deux flics), mais c'est pourtant un pur da hood movie. Le "hood" c'est le quartier ou le ghetto, selon le point de vue. Mais en aucun cas le "hood" n'est un quartier spécifiquement "black", le mot s'utilise aussi pour les ghettos latino (même si ce sont les rappeurs blacks qui l'ont démocratisé, je sais). M'enfin bref, il me paraît réducteur de limiter les da hood movies aux seuls films de ghettos blacks réalisés et interprétés par des blacks.



PS: le film de Hopper a en tous cas bien moins vieilli que les 9/10èmes des da hood movies sortis dans les 90's. Si "Menace ..." ou "Do the right thing" (dont j'avais fait un topic ici) sont toujours bien, je n'en dirais pas autant de "Boys in the hood" par exemple.


* Enfin du genre tel qu'on le connait. Je présume qu'en cherchant bien on trouvera des films de ghetto Ricains datant des années 30.
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#50 L'utilisateur est hors-ligne   Cfury 

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Posté 25 février 2012 - 14:02

Citation

c'est marrant de voir que vous zappez tous le film qui est surement le père fondateur du genre*, à savoir le magnifique "Colors"


Je crois pas trop à ça, déjà parce que Colors n’a rien codé de ce genre là ; dans l’idée on est bien plus dans l’évocation moderne d’un The New Centurions de Fleischer –mâtiné d’un peu d’action- qui aurait fait de la seule guerre des gangs le quotidien des flics de L.A. (parce que oui, il y'a déjà quelque chose d'assez compromettant à évoquer ce genre avec deux flics blancs)
Rien à voir avec les hood-movies ou new jack donc, qui privilegiaient, eux, une histoire vécue par des progatogonistes noirs issus des quartiers chauds.
On peut adjuger à Hooper le fait d’avoir bien saisi le potentiel commercial la puissance des gangs aux US à ce moment là, pour en faire des choux gras d’un film, mais pas d’avoir posé les jalons du genre.

Sur sa nature même, je crois pas que pierru ait limité sa vision aux gangs noirs, c’est juste qu’ils ont constitué majoritairement le gros de la production (et historiquement, ils étaient aussi les plus nombreux lors de la "naissance" du hood movie), et à part le (mauvais) Les Princes De La Ville, je vois pas franchement quelle autre film se faisait l’écho des gangs latinos (American Me est plus le prototype de film de prison, bien qu’en arriere plan soit largement évoqué la situation des hispanos aux US)

Do The Right Thing
, c'est pas vraiment un hood movie, par ailleurs...
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#51 L'utilisateur est hors-ligne   Kissoon 

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Posté 25 février 2012 - 21:52

Voir le messageCfury, le 25 février 2012 - 14:02 , dit :

Citation

c'est marrant de voir que vous zappez tous le film qui est surement le père fondateur du genre*, à savoir le magnifique "Colors"

On peut adjuger à Hooper le fait d'avoir bien saisi le potentiel commercial la puissance des gangs aux US à ce moment là, pour en faire des choux gras d'un film, mais pas d'avoir posé les jalons du genre.

Le potentiel commercial ? "Colors" date de 1988, soit 4 ans avant les émeutes de L.A., et il a été tourné dans le quartier même où ça cramera le plus. Et lorsqu'il est sorti, il n'y avait aucun film qui lui ressemblait. Alors j'ai du mal à voir dans "Colors" un film commercialement sur (à sa sortie).

Qui plus est, et dans mon texte sur le film j'insiste dessus, le gros de "Colors" est centré sur la description du quartier et de ses habitants. Rue après rue, carrefour après carrefour, on arpente le quartier à hauteur d'homme (souvent à pieds d'ailleurs).
Ce qui intéressait à l'évidence Hopper, c'était la description du quartier et de la misère prégnante qui y régnait. D'une certaine façon il ne juge pas les gangs (du moins le gang latino), à l'image du flic incarné par Duvall il comprend la colère, la violence, les magouilles, il dit simplement qu'il y aura un prix à payer.

C'est grosso-merdo le commun des 3/4 des da hood movies que j'ai vus (et j'en ai vu pas mal). La différence c'est donc le point de vue, dans "Colors" on observe ça du côté des flics (blancs), ce qui venant d'un blanc (Hopper) me paraît être une preuve d'honnêteté.
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#52 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 25 février 2012 - 22:00

Colors pour moi c'est du bon gros polar urbain comme peut l'être un French Connection, Narc ou Serpico, après la différence ici c'est que ça se déroule dans les ghettos de LA, mais je pense que le fait que le film soit du point de vue des flics fait que ce n'est pas un hood movie a proprement parler.

#53 L'utilisateur est hors-ligne   Cfury 

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Posté 25 février 2012 - 22:36

Voir le messageKissoon, le 25 février 2012 - 21:52 , dit :

Le potentiel commercial ? "Colors" date de 1988, soit 4 ans avant les émeutes de L.A., et il a été tourné dans le quartier même où ça cramera le plus. Et lorsqu'il est sorti, il n'y avait aucun film qui lui ressemblait. Alors j'ai du mal à voir dans "Colors" un film commercialement sur (à sa sortie).
(...)

Son film évoque les blood et les crips (je sais d'ailleurs plus si c'est indirectement ou non, quoiqu'il en soit il en portent les couleurs) à un moment où la problématique de ces deux gangs étaient au coeur de l'actualité US (et pris ultra-sérieusement par le FBI).
Evidemment donc, de sa pré-rpod à sa sortie, il y'avait la très nette intention de coller au plus près d'une actualité qui secouait les TV.
J'ai jamais écrit qu'il existait déjà des films qui lui ressemblait, mais que la réalité de Colors était d'évoquer le boulot de policiers à LA plus que de faire un film mettant en scène des acteurs du quotidien de Watts.
Evidemment que la différence de point de vue est un détail majeur si tu évoque ce genre là, l'environnement chez Hopper sert de toile de fond à son histoire, y'a rien dans les films de ghetto qui sortiront après, que Colors ait codifié.
(je crois d'ailleurs que même les moeurs des gangs n'y sont pas décrit, ou alors grossièrement)
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#54 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 25 février 2012 - 23:37

Voir le messageCfury, le 25 février 2012 - 22:36 , dit :

(je crois d'ailleurs que même les moeurs des gangs n'y sont pas décrit, ou alors grossièrement)


Oui c'est très grossier, un truc qui m'avait sorti d'emblée du film c'était le fait que les gangs soient multi ethniques. Ca cassait assez vite toutes les intentions réalistes louables de la chose.

#55 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Touch 

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Posté 26 février 2012 - 12:26

Voir le messageCfury, le 25 février 2012 - 22:36 , dit :


(je crois d'ailleurs que même les moeurs des gangs n'y sont pas décrit, ou alors grossièrement)


Comme par exemple la scène ou Crips et Blood sont enfermés dans le commissariat cote a cote ou face a face et qu'ils s'invectivent en se montrant la couleur de leurs chaussures,chemises ou bandanas...........:mrgreen:
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#56 L'utilisateur est hors-ligne   Grokiki 

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Posté 27 février 2012 - 19:14

Je ne me rappelle plus de Colors, mais si c'est ça la scène du commissariat, alors c'est crédible. N'oubliez pas que ces mecs ne sont pas des lumières, n'oubliez pas non plus que VOUS n'ètes pas dans un gang, c'est un monde très très différent du votre.
Il ya d'excellents disques sortis chez Dangerous records, Bloods & Crips.

#57 L'utilisateur est hors-ligne   Mark Chopper 

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Posté 27 février 2012 - 19:57

Voir le messageGrokiki, le 27 février 2012 - 19:14 , dit :

n'oubliez pas non plus que VOUS n'ètes pas dans un gang.


Qu'est-ce que t'en sais ?

Je suppose que je ne peux pas juger un film de zombies non plus, parce que je ne suis pas un mort-vivant.

#58 L'utilisateur est hors-ligne   Cfury 

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Posté 27 février 2012 - 20:22

Je percute pas non plus sur le lien qu'il y'aurait entre le QI des mecs et la façon de décliner leur appartenance à un gang.
Je me souviens pas plus de ladite scène, mais y'a peut être assez d'extravagance dedans pour que ça fasse sourire ou que l'on pense qu'Hopper aurait pu éviter la démonstration, avant que le WASP n'imagine qu'"il n'y a que les indigènes pour s'invectiver de la sorte".

Toujours est-il que ce que relève prof' est plus évocateur : les gangs pluri-ethniques dans le LA du début des années 90, c'est pour le moins à côté de la plaque pour un film qui tentait au mieux d'approcher le réalisme de l'amérique urbaine.
(c'est comme dans Death Sentence ou un Charles Bronson, en fait)
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#59 L'utilisateur est hors-ligne   Cfury 

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  Posté 10 juin 2012 - 12:12

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J’étais quand même a deux doigts d’en causer sur un topic du violet, mais j’ai pas oublié que celui-là existait sur meuh mouvies, et que vu son titre et ses protagonistes, ça ferait vachement bon ménage que je me poste ça ici (en plus de ré-animer, ce sympathique sujet).

Alors Tales From The Hood, c’est l’héritage moderne du film d’horreur et fantastique de la blaxploitation, ce genre dernier ayant produit en son temps, entre plus de navets qu’il n’en fallait, quelques petites références du genre comme l’excellent Blacula (où sur le topic blax’ du forum, kea avait tiré une petite bafouille), et les non moins estimables Ganja & Hess ou J’D’ Revenge. En rapport à la blaxploitation qui, très tôt après son offensive dans les salles, fit de l’une de ses figures de proue le genre fantastique, le film de ghetto attendit, lui, quasiment le crépuscule de son genre pour associer à ses codes, celui du cinéma d’horreur.
En 1995, c’est donc sous l’appui financier de la société de production de Spike Lee, que Rusty Cundieff, pour son second long métrage après le très rigolo Fear Of A Black Hat (sorte de faux documentaire potache qui suivait les aventures d’un groupe de rap), écrivait et réalisait Tales From The Hood. Pour autant, malgré le nom du réalisateur de Do The Right Thing en tant que producteur, laissant suggérer du sérieux de l’entreprise, c’était celui de Rusty Cundieff , plus connu pour ses élans bon enfant (en plus de Fear Of… il écrivit également la comédie House Party 2) que ses débordements filmiques sanglants, qui dégageait quelques réserves.
D’autant qu’en plus d’un carton titre à la typo’ de foire (aux antipodes du gothique de celle de l’affiche du film), s’ouvrait un générique où la caméra passait en revue, certes les contours d’un 45 automatique, mais aussi ceux d’un crâne de squelette ajusté d’un bandana, de lunettes noires et… d’un spleef de chronic calé entre les dents !
Mais il suffisait que le film mette sur ses rails le début de son histoire, pour que les sarcasmes soient ravalés de tous.

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Imaginé comme la version des bas-fonds de Les Contes De La Crypte ou d’un Creepshow, et leur empruntant donc cette structure narrative qui se faisait reposer autour d’un fil conducteur plusieurs sketchs, Tales From The Hood mettait en scène trois dealers de South Central venu récupérer de la drogue au domicile d’un certain Monsieur Simms (Clarence Williams III), propriétaire un peu dérangé, d’une entreprise de pompe funèbres. Mais avant qu’il ne livre le butin aux trois hommes, Monsieur Simms s’improvisait narrateur de l’histoire de certains des cadavres mises en bière dans sa morgue…

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En rappelant au spectateur les symboles visuels du film de hood (South Central, style gangsta des voyous, lowrider…), chaque segment de Tales From… associait des thèmes ultra-classiques du cinéma fantastique au paradigme de l’Amérique des quartiers ghettoisés des années 90. C’est ainsi qu’aux histoires de vengeance d’outre-tombe ("Rogue Cop Revelation"), de monstres dans le placard ("Boys Do Get Bruised"), de poupées vaudous ("KKK Comeuppance"), et de scènes de torture ("Hard-Core Convert") se mêlaient respectivement ratonnades policières, crise de la famille, racisme "ordinaire ", et violence urbaine.
Mais le fait que Tales From… corrigeait l’anomalie de ne pas encore avoir propulsé le da hood movie (ses meilleurs représentants se réservant jusque là le choix du réalisme) vers le film d’horreur, n’était pas la seule raison qui lui valait toutes les recommandations. Comme s’il avait été toujours bercé par le genre et inspiré par les BD de chez EC Comics (qui sait ?), Rusty Cundieff filmait ses histoires avec une énonciation toute réussie de l’horreur atmosphérique, rattrapé par quelques effets gores (l’excellence du premier sketch "Rogue Cop Revelation", dans lequel, revenant d’entre les morts, un activiste noir se vengeait de son meurtre par 3 flics ripoux, dont ce bon vieux Wing Hauser), comme il ne renonçait pas non plus au charme classique du fantastique, au travers du joli récit d’un gamin battu par un monstre ("Boys Do Get Bruised"), que son instituteur (Rusty Cundieff, également acteur !) pense être victime de violences parentales.

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Tandis que "KKK Comeuppance" rebattait adroitement les cartes de la magie vaudou, aux références coloniales et ségrégationnistes, avec cette histoire de sénateur (Corbin Bernsen AKA Le Dentiste), membre du Ku Klux Klan, qui allait bientôt subir le courroux d’âmes d’esclaves introduites dans de petites poupées (au look et à l’animation au top), le dernier segment, "Hard-Core Convert", semblait s’isoler des autres sketchs dont la qualité reposait sur une mise en place alerte et la force des mythes.

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Gravement blessé à la suite d’une fusillade entre gangs, Crazy K (Lamont Bentley) est envoyé dans un centre expérimental financé par le gouvernement, dont le programme est destiné à réinsérer les criminels. Mais les choses ne se passent pas comme prévu, et au lieu d’évacuer sa haine profonde, Craky K allait faire exploser son caractère psychopathe…
Voilà pour le résumé d’un sketch qui n’avait pourtant pas tant à se reprocher dans le fond (en dehors de son gros emprunt à Orange Mécanique), mais devenait discutable sur la forme, poussant le modernisme de sa réalisation à quasi-préfigurer la vague de films d’horreur des 2000’s, avec ses délires stroboscopiques, son montage effréné et ses effets chocs.
Si l’idée était d’intensifier notre rapport avec celui du personnage de Crazy K, en insistant sur le caractère néfaste de ce dernier, Rusty Cundieff aura plutôt bien marqué le coup (on relèvera notamment ce kaléidoscope mêlant images de fiction et d’archive ultra violentes), sauf qu’en comparaison aux autres sketchs, ce "Hard-Core Convert" conditionnait moins le spectateur avec l’irrationnel, malgré quelques moments à l’ambiance réussie (l’échange entre Crazy K et un néo-nazi), et la musique de Christopher Young –qui multipliait les partitions terrifiantes sur tout les segments- toujours plus superbe (formidable lancée de choeurs latin sur le règlement de comptes de début :wub:).

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Et notre narrateur et trois dealers dans tout ça ? Et bien, inattendu ou non, réussie sur le plan graphique ou pas, le fil conducteur de Tales From The Hood allait pourtant se conclure avec ce qu’il fallait pour marquer les esprits, dans la plus pure tradition du film à sketch horrifique.

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C'est vraiment pas la peine de chercher un équivalent dans le genre, parce qu'il n’y en a pas, et si un DVD Z1 fut édité par HBO vers la fin des 90’s, il est aujourd’hui sold out, ou alors choppable pour un million de dollars sur ebay.

Évidemment, sachez qu’alors que d’une main je tapote ces derniers mots, de l’autre je caresse allégrement son boîtier cartonné, galette incluse, contre mon sexe.

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#60 L'utilisateur est hors-ligne   Pierru 

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Posté 10 juin 2012 - 22:30

Super texte Fyrou. J'en avait entendu parlé mais je craignait que la tambouille des genres passe moyen en débordant des 2 côtés dans la caricature. (oui bon, on imagine de ces trucs parfois...)


Du coup ça donne grave envie de courir dans sa boutique préférée pour commander le


Voir le messageCfury, le 10 juin 2012 - 12:12 , dit :

et si un DVD Z1 fut édité par HBO vers la fin des 90’s, il est aujourd’hui sold out, ou alors choppable pour un million de dollars sur ebay.


FUCK.
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