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Cloclo - Florent-Emilio Siri (2012)


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432 réponses sur ce sujet

#241 Cfury

Cfury

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 21 March 2012 - 06:33 AM

C'est la même intélligencia bobo Parisienne, une certaine forme de snobisme qui critique le film, l'artiste, crée une chanson comme "comme d'habitude" c'est avoir un talent énorme, le seul problème de Claude François c'était d'être un chanteur pour le peuple, populaire c'est un gros mots pour certains tant pis, bon je peut comprendre aussi qu'on n'aime pas son style de musique ni le personnage, moi il m'a touché, et dans le film c'est très bien retranscrit, Florent Siri vise juste, et à bien compris le personnage, ses failles, et ses qualités, le sincérité artistique du bonhomme, il chantais pour les pauvres, et les Français l'écoute depuis plus de 50 ans.

Revu une seconde fois, toujours la claque, ça perd pas, au contraire, j'y découvre plusieurs autre niveau de lecture qui m'avait échapper.

Lol, je sais pas si tu fais référence à ce qui est dit dans le film ou à ton ressenti de fan (je dis ça par rapport à ton avatar, hein), mais c’est pas vraiment la même chose un type qui chanterait pour le peuple (aux textes nourris par une hum...idéologie) et un chanteur populaire, qui est un peu... heu une institution bien française on va dire, vu la charrette de chanteurs produits (et toujours produits), dans le genre, chez nous (quant au fait qu'il chanterait "pour les pauvres", je te laisserai m'expliquer en quoi)
D'ailleurs, le film aurait gagné à jouer avec le fossé de cette notion séparant le public de l’artiste, parce que 2H30 à nous raconter que y’avait un parterre de gonzesses à ses pieds à chacune de ses sorties, j’en avais, pour ma part, strictement rien à foutre.
Pareil pour le profil du personnage où tout est quasiment fait pour court-circuiter son doppelganger, ne serait-ce qu’au travers de l’interprétation de Renier qui joue très bien le benêt histoire un peu de contrebalancer les 3-4 moments hardcores² du film (les engueulades avec ses go qui finiront toujours au pieu; les musiciens qu’il virent mais qu’il reprend en achetant des montres Cartier... une ordure dans le film, c'est clair!).
Le scénario est un vrai trou à gruyère par ailleurs, des personnages qui apparaissent, disparaissent, reviennent... des trucs soumis à une ligne de dialogue alors que leur importance à develloper ça à l'écran n'aurait pas été de trop pour nous raconter le côté un peu "avant-gardiste" du personnage (ah mais pour nous montrer des gonzesses, y’a du monde pas de problème).

On m’avait également dit que le film était pas monté comme un best-of des chansons de Claude François, ben un peu que si quand même... Même pas 15 minutes d'écoulés qu'on nous balance un morceau de Cloclo en légende d’un montage des moments passés par le (futur) chanteur en Egypte. Méthode dont Siri fera ses choux-gras durant tout le film pour accompagner les hits majeurs de Claude François (trop imaginatif, en effet).
Et même si c’est loin d’être ma came, je dois dire que toute la longue séquence gravitant autour d'un putain de standard comme Comme d’habitude est à chier complet. De son amorce (la scène autour de la piscine, putain au secours) jusqu’à la reprise par Sinatra (idée très intéressante, certes, mais sans déconner c’est quoi ces acteurs :mellow:? Et c'est plutôt moche).
Point d’orgue de l’involontaire nullité du truc, le massacre du morceau en anglais par Claude François lui-même lorsqu’il la chante à Londres (sans déconner j’y croyais pas). J’ai franchement pas capté la sacralisation du truc en anglais (non mais ne me répondez pas que c’était pour que le film marque LE coup de sa carrière <_<) alors que y’avait sans doute manière à glorifier le truc en français. Bref.
Même sur le plan de la DA, j’ai été déçu, j’attendais un truc avec un peu plus de classe (les suppositions que la bande annonce me laissaient, en fait), bien qu’il faut que je reconnaisse qu'est évité le mauvais gout qui caractérise souvent les films français contemporains dont l’action se déroule dans les 70’s. Bon, c’est pas dégueu c’est vrai...
J’avais pas trop aimé L’Ennemi Intime (du mal à trouver du liant aux scènes) mais ça avait de la gueule quand même (beaucoup, même), là, Cloclo c’est en mode tranquille le chat (une jolie scène de 40 secondes, toutefois, le "Merci" de Sinatra, un beau moment, c'est vrai) pour que toutes nos mamans adorent.

C'est vraiment pas bien
(je parle de la scène de rupture où est prononcée "Gilbert Bécaud" ou pas?
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#242 Ho c Anne*

Ho c Anne*
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Posté 21 March 2012 - 13:40 PM

Pour ma part, Claude François n'est absolument pas de ma génération et j'avoue que je ne le connaissais qu'à peine de nom. C'est face au film que je me suis dit "Ah, ok, c'est lui qui chantait tout ça... Ben, finalement, je connais beaucoup de ses chansons".. (et franchement, c'est trop variétoche pour moi, mais là n'est qu'une question de goût). Le film ?... Ben pour être franche, j'ai trouvé ça naze. Ok, c'est l'histoire d'un type rejeté par son père et qui a obstinément (et surtout maladroitement) cherché à se faire aimer des autres. Ok, en matière de marketing, il a peut-être changé des choses dans l'histoire de la musique, mais c'était apparemment bien plus par mégalomanie névrotique que sur un coup de "génie" artistique. Au final, j'ai trouvé ce type puant, stupide et irrespectueux des autres. De plus, ça va, il faudrait signifier au scénariste et réalisateur que c'est parfaitement inutile d'appuyer lourdement sur certains faits (le coup avec Bécaud - seul le regard qu'il lance à Janet suffisait, on avait déjà compris la finalité -, Sinatra - ben oui, le monde entier connait My Way, inutile de préciser en mode larmoyant "oh, Sinatra a repris MA chanson, c'est trop beau" - etc. etc. Bref, c'est lourdingue comme ça pendant 2h30 et ça m'a royalement saoulée). Et puis il a eu une mort très conne, avouons-le, mais à son image... du coup, cela ne m'a pas émue une seule seconde et j'étais contente que ce calvaire (pour son entourage dans la vie, et pour moi dans la salle) se termine enfin. Reste Jérémie Rénier, parfait (comme souvent) dans la peau de ce type imbuvable et vulgaire... ils lui donneront sûrement un César pour ce rôle (j'ai remarqué qu'ils aiment bien récompenser la vulgarité aux Césars) et j'ai aussi bien aimé celle qui interprète France Gall (dans le film sur Gainsbourg, c'était Sara Forestier qui l'incarnait - quand je vous dis qu'ils kiffent les trucs vulgaires en France, la preuve -). Bref, à part ces deux comédiens-là, j'ai trouvé tout le reste trop appuyé, lourd, chelou, insupportable... bref, ultra naze.

#243 Redux

Redux

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Posté 21 March 2012 - 14:13 PM

(je parle de la scène de rupture où est prononcée "Gilbert Bécaud" ou pas?


Moi, je suis pour...

#244 Crazy Von Schweetz

Crazy Von Schweetz

    Laurence Ruquier

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Posté 21 March 2012 - 14:28 PM

(je parle de la scène de rupture où est prononcée "Gilbert Bécaud" ou pas?


Moi, je suis pour...


Moi aussi.

#245 Lupus

Lupus

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Posté 21 March 2012 - 14:41 PM

Contrairement à pas mal de jeunes de ma génération (celle des twenteenagers), je n'ai absolument rien contre Claude François ni ses chansons et, sans être non plus fana à attendre le film avec impatience, j'étais curieux d'en savoir un peu plus sur le personnage via ce biopic et surtout de voir quel en serait le traitement: Cirage de pompes ou non ?

Quoiqu'il en soit, la réponse étant dans le film, j'ai passé un excellent moment et le temps ne m'a pas paru plus long que ça malgré les 2h30 du métrage, fort heureusement bien rythmé, en plus d'en jeter visuellement. Les (nombreuses) séquences musicales (que ce soit lors de clips, concerts, enregistrement d'émissions ou répètes) se marient parfaitement bien avec la narration et ont rapidement tendance à foutre la pêche, tandis que la mise en scène propose de bien jolies choses tels que deux plans séquences de ouf et d'autre plus oniriques et riches symboliquement (Claude F. slammant et se "noyant" dans la foule en délire lors d'un live...).

Ledit Claude justement, personnage complexe et complexé à tendance auto-destructrice mais conscient du côté éphémère du succès et, de part le fait, cherchant toujours à se renouveler, même en proposant au public ce qui lui fait plaisir, mais pas forcément ce qu'il aurait aimé faire... Un perso à situer entre le connard perfectionniste limite malsain (dans sa vie sentimentale, entre autres) et le tendre loser manquant de confiance en lui (son besoin d'être rassuré et aimé) malgré la vie de roi qu'il s'offre, parfois au prix de sa santé.

Les seconds rôles gravitant autour de la star ne sont, par contre, pas tous logés à la même enseigne, en particulier les officielles de Cloclo, qui se suivent et se ressemblent un peu trop pour vraiment marquer, à l'exception de France Gall, peut-être la mieux traitée (car plus "importante" médiatiquement parlant ?). L'accent pied noir de Paul Ledermann peut prêter à sourire en période de "Vérité si je mens! 3" mais ajoute une touche de sympathie à cet homme, ici de bon conseil pour son poulain (ce que l'on peut en lire ou en entendre dans la réalité diffère un peu, mais bon, un producteur se faisant casser du sucre sur le dos...). En outre, la sous-intrigue sur l'addiction de la mère ne m'a pas semblé indispensable mais n'est pas gênante.

Pour conclure, j'ai vu là un film bien rythmé avec des personnages qui m'ont plu, de jolies chansons, des séquences qui envoient, le tout m'ayant donné envie d'écouter un peu plus de Claude François...

Et si Cloclo ne décroche aucune récompense l'année prochaine, ça voudra bien dire que c'est les films à César qui ne veulent pas que je les aime, pas le contraire...

5/6

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#246 Gutburger

Gutburger

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Posté 21 March 2012 - 15:00 PM

sans déconner c’est quoi ces acteurs :mellow:?

Les acteurs sont tous très bon, c'est parce que tu l'as pas vu en VO.

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#247 Goldanus

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Posté 21 March 2012 - 17:19 PM

Rho ba oui, même Magimel alors qu'il est franchement pas aidé par les prothèses super cheum.

Et concernant les ellipses tu n'es jamais paumé genre "je comprend plus ce qu'il se passe", y a juste un moment ou effectivement le récit va très très vite.

Par contre c'est vrai que le défilé de sosies pas très ressemblant peu gêner genre passage obligé.

Pour my way c'est surtout que les paroles renvoi au chanteur qui fait son dernier show avant de passer l'arme à gauche et le fait d'avoir l'accent horrible de cloclo sur cette séquence ou tu as l'impression qu'il réalise enfin son rêve je trouve pas que ça rentre dans la case "humour involontaire". En terme de sensation c'est assez étrange, c'est touchant et un peu facepalm mais il ne sombre jamais dans le cynisme vis à vis de son personnage principale.
C'est une scène un peu à l'image du film ou il te le montre souvent de façon ridicule mais ou il reste toujours touchant (certaines scènes mentale avec son père sont réellement puissantes) même quand il peut être détestable.

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#248 Cfury

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Posté 21 March 2012 - 18:19 PM


sans déconner c’est quoi ces acteurs :mellow:?

Les acteurs sont tous très bon, c'est parce que tu l'as pas vu en VO.

C'est vrai que j'aurai pas dû écarter cette option.
Un film comique n'en est que meilleur dans sa langue originale.
(et malgré tout le talent de Magimel, mama et de la petite anglaise de début de film, l'émulsion n'était pas au rendez-vous!)

(...)
Pour my way c'est surtout que les paroles renvoi au chanteur qui fait son dernier show avant de passer l'arme à gauche et le fait d'avoir l'accent horrible de cloclo sur cette séquence ou tu as l'impression qu'il réalise enfin son rêve je trouve pas que ça rentre dans la case "humour involontaire". En terme de sensation c'est assez étrange, c'est touchant et un peu facepalm mais il ne sombre jamais dans le cynisme vis à vis de son personnage principale.
(...)

Ben justement paie ton icône de chanteur (je dis d’ailleurs pas que ce moment est drôle, juste qu’il est nul).
En tant que spectateur ça me fait poser la question, quoi, y’avait franchement pas de meilleure illustration d’un tel classique que ce massacre organisé ?
De la même manière que les deux scènes qui aient de l’énergie soient filmées sur du Redding ou du JB, ben ça me fout "mal à l’aise" pour le nom du mec qui est en affiche du film... je sais pas l’idée c’est quand même de faire autre chose qu’un biopic en pantoufle avec 40 scènes qui nous montre que c'était un super baiseur ou qu'il pliait bien ses pantalons...
Faire un truc qui mette la patate sur les tubes de Claude François, c'est ça le défi putain, des idées qui fédèrent autour de ces chansons, que Claude Francois ne reste pas seulement le mec dont on passe "Ces années là" dans les anniversaires de mémé, sans déconner.
(je signale que contrairement à Goku, je n'ai pas la discographie de Claude François à la maison, je m'en branle même, mais bon y'avait un truc à chier, c'est ça qui m'agace)

@Redux :
Non mais c’est assez con en réalité, surtout parce que tout ça est filmé avec une banalité à pisser de rire et que l’image de Gilbert Bécaud qui est venu à mon esprit est pas très glamour quoi.
En gros, dans le film, fou de jalousie Claude François appelle sa fiancée qu’il soupçonne d’adultère et à qui il demande expressément de lui donner le nom du mec avec qui elle couche. Silence, puis surgit le nom de "Gilbert Becaud!" sur un ton dramatique, re-silence (et quelques éclats de rire dans la salle, moi je me retiens parce que j’ai un rire de bâtard tu vois, mais putain ça demandait qu’à sortir), Claude François qui s'écroule au téléphone en pleurs, long travelling arriere, musique qui s’élève lentement mais surement à fond les violons, cut.
Je pense qu’il manquait pas grand-chose pour que Claude François hurle un noooooon!!! de désespoir en même temps que tous les artifices de mise en scène fasse leur job.

On peut toujours faire plus chiche en cinéma, mais là ça en tenait bien une couche

@crazy : ah ben voilà, en fait le truc c'est qu'après le film de Siri je détache pas de la tête la caricature du personnage tel qu'on nous le vend depuis des années (j'ai pas vu le film de Poelvorde, en même temps).
Cloclo devait en quelque sorte évacuer ça et c'est raté.
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#249 Goldanus

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Posté 21 March 2012 - 18:35 PM

Cfoury is back in this shit!
Bah écoute le seul souvenir "musicale" niveau chansons de Cloclo dans le film en dehors de "comme ma bite rude" c'est "Twist nabuz", "Ces années là" et "Alexandrie, Alexandra".
Sur Nabuz j'ai trouvé la mise en image du bide mortel (enfin mortel...c'est drôle, et l'idée passe direct) surtout que la scène suit l’enthousiasme de CF quand il a son idée "faisons un twist en arabe!".
Sur "Ces années là" je trouvais ça assez pêchu aussi avec le montage de scènes enchainés, les split-screens quand il se dédouble, l'idée passe et ça fout la pêche.

Et la dernière chanson qui évite au film de sombrer de la "larmoyance" la plus totale sur son générique de fin.

Enfin j'essaye mais je ne suis pas très objectif Nid de Gueppes et l'Ennemi Intime sont des films qui m'ont vraiment ému (limite bouleversé pour le deuxième), j'aime bien la sensibilité du mec en fait (j'ai trouvé que Cloclo transpire vraiment son cinéma).

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#250 Cfury

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Posté 21 March 2012 - 19:47 PM

Ben je suis pas du tout un anti-Siri en fait, ouais je trouve ça bien Nid De Guêpes, Hostage déjà beaucoup moins, et L’Ennemi Intime je suis pas forcément fan à cause de sa narration, mais c’est un film difficile à pourrir, parce que je trouve la DA belle à tomber, notamment.
Franchement la chanson qui ferme Cloclo je peux pas te dire, je me suis barré sur le plan de la tombe de C. François et que commençait à défiler les images en flashbacks de son enfance (c’te final sans âme et insupportable...)
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#251 Crazy Von Schweetz

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Posté 21 March 2012 - 19:56 PM

C'est "Alexandrie, Alexandra" qui conclut le générique.
Je suis assez d'accord avec Cfury concernant le fait que Florent Emilio Siri use et abuse d'artifices de mise en scène tels qu'on a pu les voir dans des films terriblement consensuels comme certains de la filmographie de Zeffirelli, que je mentionnais dans mon avis sur "Cloclo".
Cette accumulation dessert le propos et range le film dans une catégorie bien lisse et surtout bien fade, en dépit des efforts de Jeremie Renier. A tel point, et je repense à Gutburger qui me demandait précédemment s'il s'agissait d'une boutade alors que je jure mordicus que non, que "Cloclo" m'a vraiment rappelé "Walk Hard, the Dewey Cox story" par ce côté outrancier dans la surenchère la moins subtile. Le problème reste que que c'était voulu par Jake Kasdan, moins par Florent Siri à mon avis. D'où cette considération de nanar à laquelle me fait songer cette biographie.

#252 Gutburger

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Posté 21 March 2012 - 19:57 PM

@ Fury : J'ai l'impression que tu nous décris un biopic sur Francky Vincent. :sweat:

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#253 Cfury

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Posté 21 March 2012 - 20:02 PM

Je sais pas pourquoi tu écris ça, mais voilà un autre chanteur populaire dont on devra faire un biopic après sa mort (dans longtemps, j'espère! Il a tant encore à nous donner)
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#254 Gutburger

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Posté 21 March 2012 - 20:11 PM

(le coup des femmes qu'il baise à tour de bras).

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#255 Cfury

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Posté 21 March 2012 - 20:16 PM

C'est dans le film, je crois
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#256 Gutburger

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Posté 21 March 2012 - 20:33 PM

Oui oui, je sais.

(c'était une tentative d'humour, aucunement un acte qui tentait de te contre-dire, d'ailleurs plus ou moins tout ce que tu dis est bien dans le film, sauf qu'à moi ça m'a plu).

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#257 Cfury

Cfury

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Posté 21 March 2012 - 20:36 PM

C'est qu'on touche pas à Franky Vincent, mec.
Qui tu veux, mais pas Franky.
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#258 mochegirl

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Posté 21 March 2012 - 20:39 PM

Z'avaient quoi contre Gilbert Bécaud?

:angry:
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#259 Kaneto

Kaneto

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Posté 21 March 2012 - 22:07 PM

Z'avaient quoi contre Gilbert Bécaud?

:angry:


Il a piqué la meuf à cloclo !! :ninja:

#260 McClane

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Posté 21 March 2012 - 23:01 PM

C'est "Alexandrie, Alexandra" qui conclut le générique.
Je suis assez d'accord avec Cfury concernant le fait que Florent Emilio Siri use et abuse d'artifices de mise en scène tels qu'on a pu les voir dans des films terriblement consensuels comme certains de la filmographie de Zeffirelli, que je mentionnais dans mon avis sur "Cloclo".
Cette accumulation dessert le propos et range le film dans une catégorie bien lisse et surtout bien fade, en dépit des efforts de Jeremie Renier. A tel point, et je repense à Gutburger qui me demandait précédemment s'il s'agissait d'une boutade alors que je jure mordicus que non, que "Cloclo" m'a vraiment rappelé "Walk Hard, the Dewey Cox story" par ce côté outrancier dans la surenchère la moins subtile. Le problème reste que que c'était voulu par Jake Kasdan, moins par Florent Siri à mon avis. D'où cette considération de nanar à laquelle me fait songer cette biographie.


Je connais pas la filmo de Zeffirelli, mais tout le dispositif de mise en scène de Cloclo sert à construire un propos dont la finalité est véritablement de mettre le spectateur dans les chaussures du chanteur sans jamais s'essayer à une psychanalyse de ses états d'ame susceptible de desservir son propos. Perso, je vois la narration comme une volonté de Siri de lui faire traverser sa vie à la manière d'un rêve que l'on arpenterait, rythmé par, les contrastes émotionnels traversés par le personnage. D'où des transitions parfois abruptes (genre la séparation avec Lederman, même si on devine facilement qu'il a voulu voler de ses propres ailes), puisque seul prévaut la "couleur" émotionelle du moment, dégraissée de pauses explicatives ou de liaisons démonstratives qui prendraient le risque de s'apesantir en extrapolations sur le caractère du bonhomme au cours desquelles la réal perdrait de son impact pour tomber dans des travers purement illustratifs. Ici, tout ce qui est susceptible d'entraver l’énergie cinétique perpétuellement renouvelée est tout simplement balayée, comme si il ne s'agissait de conserver de la notion de linéarité que le processus menant d'un pic émotionnel à un autre ( un peu comme les courbes dans un tableau statistique sans les explications chiffrées et annexes). A ce titre, la scène déjà cité de l’échec de la première rencontre de Claude François avec son public via l'épisode du Nabut Twist est exemplaire: dans le contenu, l’exécution aurait pu paraître lourdement insistante, mais le découpage du tout (bienvenue dans la tridimensionnalité à son pic) ne conserve que le rythme, entretient une excitation à la mesure de la rage engendrée par la déception qui suit.

C'est pour cela que je trouve que le film est un sommet de mise en scène pure, puisque toutes les émotions véhiculées passent par un travail de réalisation purement sensoriel (non mais sérieux, y a au moins une dizaine d'idées de montages simplement monstrueuses) sans passer par une quelconque explication orale (d'où les ellipses bien senties, comme la rencontre narrée par François lui-même entre lui et un parolier qui ne voulait pas entendre parler de lui. Filmer la rencontre aurait ralenti le rythme du récit et n'aurait rien apporter en terme émotionnel, en revanche laisser à François le soin de la raconter lui-même permet de montrer son emprise sur les choses tout en se concentrant sur autre chose). Ca permet à mon sens de véritablement vivre avec le mythe tout en conservant paradoxalement une distance avec les tentatives de psychanalyse de l'"homme", ce qui permet, agrémenté du rythme effréné, d'être perpétuellement sur les qui-vive quand à ses réactions tout en maintenant une empathie extrêmement forte envers lui.

Perso, j'avais du mal à trouver mes mots à la sortie de la salle, tout simplement le meilleur film de ce début d'année décidément bien généreux. Arriver à cinématiser la variété française des 70's avec une fluidité scénique, une excitation cinétique qui n'a rien à envier à un Scorsese qui se déchainerait sur un morceau des Rolling Stones, ce n'est plus du talent mais du génie à l'état pur. 6/6 CASH!!




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